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Peine de mort pour les terroristes : Limor Son Har-Melekh provoque la tempête politique

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« Il n’existe pas de terroriste juif », a déclaré la députée Limor Son Har-Melekh, initiatrice du projet de loi sur la peine capitale pour les auteurs d’attentats.
Cette phrase, prononcée dans un climat politique déjà explosif, a immédiatement déclenché une avalanche de réactions. Entre accusations de racisme et appels à la fermeté absolue, Israël rouvre un débat aussi ancien que douloureux : faut-il exécuter les terroristes ?

Une proposition de loi qui divise

La députée du parti Otzma Yehudit, Limor Son Har-Melekh, soutenue par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, a déposé un projet de loi prévoyant la peine de mort pour tout auteur d’attentat meurtrier contre des citoyens israéliens.
Le texte, adopté en première lecture à la Knesset, vise selon elle à “restaurer la dissuasion face à des ennemis qui n’ont plus peur de mourir mais qui doivent craindre la justice d’Israël”.

Interrogée sur Ynet quant à l’application du texte à des terroristes juifs, la députée a répondu sans détour :

« Le texte s’applique à quiconque s’en prend à l’État d’Israël. Mais soyons honnêtes : il n’existe pas de terroriste juif. »

Une déclaration qui fait écho à ses propos passés, lorsqu’elle avait qualifié le meurtrier d’une famille palestinienne à Douma, Amiram Ben Ouliel, de “tsadik kadosh”, un “juste saint”.
Les adversaires de la députée dénoncent aujourd’hui une “dérive théologique” menaçant les fondements démocratiques du pays.

La droite parle de justice, la gauche crie au scandale

Pour ses partisans, cette loi représente une réponse logique après les attaques du 7 octobre : “Un terroriste mort ne tue plus”, répète-t-on dans les rangs de la coalition.
À leurs yeux, la clémence judiciaire a nourri l’audace meurtrière du Hamas et du Jihad islamique. “L’époque des deals de prisonniers doit cesser”, martèle un ministre proche d’Itamar Ben-Gvir.

À gauche, la réaction est immédiate et virulente. L’organisation Tag Meir rappelle qu’“il y a trente ans jour pour jour, un Premier ministre israélien a été assassiné par un Juif”.
“Entendre une élue prétendre qu’il n’existe pas de terroriste juif est une insulte à la mémoire d’Yitzhak Rabin et une menace pour notre démocratie”, dénonce le mouvement, qui qualifie la loi de “raciste et discriminatoire”.

Les juristes s’inquiètent de l’impact international

L’ancien chef adjoint du Conseil de sécurité nationale, Eran Ezion, a adressé une lettre à la conseillère juridique du gouvernement, lui demandant de clarifier que la loi devra s’appliquer à tous sans distinction.
“Limiter la peine de mort aux seuls Palestiniens violerait la Convention internationale des droits civils et politiques, que l’État d’Israël a ratifiée”, a-t-il écrit.
Pour de nombreux diplomates, cette législation, si elle était votée, placerait Israël “dans une position intenable face à ses alliés occidentaux”.

Mais dans la coalition, on assume.
“L’Europe n’a pas connu le 7 octobre. Nous, si. La morale internationale n’a pas empêché nos enfants d’être brûlés vifs”, lance un député du Likoud.
Le ton est donné : Israël ne s’excusera plus de défendre sa vie.

L’affaire Sdé Teïman en toile de fond

Cette sortie intervient en pleine tourmente autour de l’arrestation de la procureure militaire Yifat Tomer-Yerushalmi, soupçonnée d’avoir fait fuiter une vidéo montrant des violences commises contre un détenu palestinien.
Pour Son Har-Melekh, “la procureure a trahi Tsahal”.

“Elle voulait présenter nos soldats comme des violeurs, elle a menti à la commission parlementaire. Cette femme a voulu nuire à Israël de l’intérieur.”

Dans ce climat d’hystérie médiatique, la députée s’impose comme la voix la plus radicale d’une droite convaincue qu’Israël fait preuve d’une faiblesse morale face à ses ennemis.
Elle accuse également la hiérarchie judiciaire de “protéger les terroristes mieux que les soldats”.

Un pays entre vengeance et justice

La question de la peine de mort pour les terroristes revient cycliquement dans le débat israélien.
Déjà en 1962, lors de l’exécution d’Adolf Eichmann, l’État d’Israël avait choisi l’exception plutôt que la règle.
Depuis, aucun autre condamné n’a été exécuté. Mais le 7 octobre a ravivé un besoin de justice absolue, voire de revanche.
Pour beaucoup de familles endeuillées, voir les assassins emprisonnés puis échangés contre des otages est une humiliation insupportable.

“Si nous ne donnons pas à la mort la place qu’elle mérite dans la justice, c’est elle qui s’invitera dans nos rues”, résume un officier de réserve.

Une société qui se cherche encore

Au-delà du tumulte politique, la sortie de Son Har-Melekh révèle une fracture plus profonde : Israël hésite entre être un État de droit ou une nation en guerre permanente.
Peut-on juger un terroriste avec les mêmes règles qu’un citoyen ? Peut-on rester moral quand on affronte le mal absolu ?

Ces questions ne trouveront pas de réponse immédiate.
Mais une chose est sûre : depuis le 7 octobre, Israël n’est plus le même pays.
Les appels à la fermeté, même les plus radicaux, traduisent moins une soif de vengeance qu’une volonté de reprendre le contrôle de son destin.

 

Affaire du nourrisson de Givat Zeev : le dossier classé, les parents accusent la police d’avoir provoqué la tragédie

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C’est une affaire qui avait bouleversé Israël il y a plusieurs semaines : la mort tragique d’un bébé de sept mois à Givat Zeev, survenue lors d’un raid policier dans le domicile familial.
Ce mercredi, la division des enquêtes internes (Mahash) a annoncé qu’elle classait l’affaire, concluant à l’absence d’infraction pénale commise par les policiers.
Une décision qui a provoqué la colère et l’incompréhension des proches du nourrisson.

 Une descente de police qui vire au drame

Les faits remontent à une nuit d’automne dans cette localité paisible proche de Jérusalem.
Des enquêteurs de la police israélienne se présentent au domicile d’une famille religieuse pour mener une perquisition liée à des soupçons de fraude visant le père.
Selon le témoignage de la mère, les agents auraient fait irruption “comme dans un film d’action”, jetant des objets et lançant des couvertures sur le lit où dormait le bébé.

Quelques instants plus tard, l’enfant est retrouvé inconscient.
Il sera évacué d’urgence vers l’hôpital Shaarei Tsedek, où les médecins constateront son décès.
La mère, effondrée, a raconté :

“Ils fouillaient partout, renversaient nos affaires, et mon bébé était là, sans défense. Quand j’ai compris qu’il ne respirait plus, il était déjà trop tard.”

 L’enquête interne blanchit les policiers

Après plusieurs semaines de silence, la Mahash a annoncé avoir clos l’enquête :
aucune “preuve d’une faute ou d’un acte intentionnel” n’a été trouvée.
Les agents, selon le rapport, auraient “agi conformément à la procédure”, sans lien direct entre leur intervention et la mort du nourrisson.

Les enquêteurs reconnaissent toutefois que “des erreurs de jugement ont pu être commises”, notamment sur la manière dont la fouille a été conduite, mais sans atteindre le seuil d’une responsabilité criminelle.

Une explication qui n’apaise pas la douleur des parents.

“Ce n’est pas un classement, c’est une gifle”, a réagi la mère du bébé.
“Mon fils est mort pendant une opération de police, et personne n’en portera la responsabilité.”

 Une famille laissée sans réponse

Lors d’une rencontre avec les représentants de la Mahash, les parents ont exprimé leur indignation.
Ils affirment avoir été traités avec mépris et tenus à l’écart de la procédure.
Leur avocate a dénoncé “une enquête menée à reculons, avec une volonté manifeste d’enterrer l’affaire”.

Selon elle, les enquêteurs ne sont arrivés sur les lieux que deux heures après les faits, alors que des dizaines de policiers se trouvaient encore dans l’appartement.
“Les preuves ont été contaminées, la scène compromise, et tout le reste n’a été qu’une formalité”, dénonce-t-elle.

Des failles dans la gestion policière

Plusieurs anciens responsables de la police israélienne ont reconnu une gestion désastreuse de l’opération.

“Quand une perquisition implique des enfants ou des bébés, il doit y avoir un agent dédié à la sécurité des occupants. Là, manifestement, ce protocole n’a pas été respecté”, a commenté un ancien inspecteur-chef à Kan News.

Le cas de Givat Zeev vient ainsi s’ajouter à une série de controverses sur les méthodes d’intervention de la police, accusée de brutalité et d’imprudence, notamment dans les quartiers résidentiels religieux.

 Une douleur qui dépasse la justice

Dans la communauté de Givat Zeev, la colère est palpable.
Des dizaines de voisins se sont réunis pour une veillée silencieuse en mémoire du bébé, brandissant des pancartes :

“Un enfant est mort, et personne ne paiera.”

Cette affaire soulève un débat plus large : jusqu’où la sécurité publique peut-elle aller sans briser la confiance des citoyens ?
Le sentiment d’impunité, nourri par le classement du dossier, risque d’éroder encore davantage la relation fragile entre la police et les familles religieuses.

 Une confiance ébranlée

À l’heure où Israël fait face à des menaces existentielles et à une guerre de l’information, l’unité nationale repose aussi sur le respect mutuel entre forces de l’ordre et citoyens.
Mais quand une opération censée protéger finit par coûter la vie à un nourrisson, la question dépasse le droit : elle touche à la morale.

La douleur des parents restera comme une plaie ouverte dans une société qui ne peut se permettre de perdre sa compassion.

 

“Pas de service, pas de vote” : le projet de loi explosif d’Israël Beiteinou secoue la Knesset

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Un débat électrique a éclaté ce mercredi à la Knesset.
Le parti Israël Beiteinou, dirigé par Avigdor Lieberman, a présenté un projet de loi radical : priver du droit de vote tout citoyen israélien n’ayant pas effectué de service militaire ou civil.
Le texte, porté par le député Oded Forer, a déclenché une onde de choc dans le paysage politique israélien, ravivant le clivage brûlant entre égalité du service et poids politique du public haredi.

 “Qui fuit le service ne décidera pas de l’avenir du pays”

“L’idée est simple”, a déclaré Forer depuis la tribune.
“Celui qui refuse de porter le fardeau de la défense nationale ne peut pas décider du sort de ceux qui le portent.”

Cette proposition de loi, baptisée “Pas de service, pas de vote”, vise explicitement à mettre fin à l’inégalité historique entre les citoyens servant dans Tsahal ou le service civil, et ceux bénéficiant d’exemptions — notamment dans le secteur ultra-orthodoxe.

Le parti appelle toutes les “factions sionistes” à se rallier au texte, qu’il présente comme un test moral pour la démocratie israélienne.

 Une proposition qui embrase la coalition

Dans l’hémicycle, la tension était palpable.
Les représentants des partis haredim ont dénoncé une “attaque directe contre la Torah et contre les valeurs juives”, tandis que des députés de droite laïque ont applaudi la mesure.
Le ministre de la Défense Israël Katz a refusé de commenter publiquement, mais plusieurs proches ont évoqué “une idée populiste, dangereuse pour la cohésion nationale”.

De son côté, la ministre Gila Gamliel a pris la parole pour exprimer l’opposition officielle du gouvernement :

“Aucune démocratie au monde ne conditionne le droit de vote à un service militaire. C’est ouvrir la boîte de Pandore.”

Mais Forer rétorque :

“Lorsqu’en Europe ou aux États-Unis on restreint le droit de vote aux criminels ou aux traîtres, personne ne parle d’atteinte à la démocratie. Alors pourquoi Israël, qui vit sous menace permanente, ne pourrait-elle pas exiger une contribution minimale à sa survie ?”

 Le débat de fond : citoyenneté et devoir

Au-delà du tumulte politique, cette initiative soulève une question essentielle :
la citoyenneté israélienne est-elle un droit ou une responsabilité ?

Les partisans du texte estiment que le modèle actuel de conscription universelle est injuste, car des milliers de jeunes haredim bénéficient d’exemptions pendant que d’autres risquent leur vie à Gaza et au Liban.

“On ne peut pas laisser une minorité décider pour ceux qui se battent pour la majorité”, affirme un officier de réserve de la brigade Golani, interrogé par Infos-Israel.News.

Les opposants y voient au contraire un glissement autoritaire et une atteinte à l’égalité démocratique fondamentale, estimant que “priver du vote revient à exclure une partie du peuple”.

 Un projet symbolique dans un Israël fracturé

Depuis les tensions autour du projet de loi sur la conscription, le débat sur le partage du fardeau militaire est devenu le baromètre de la fracture israélienne.
Le slogan “מי שלא מתגייס – לא מצביע” (“Qui ne sert pas ne vote pas”) s’est propagé sur les réseaux, soutenu par des réservistes en colère.

Mais cette loi a peu de chances d’être adoptée à court terme : elle nécessite une majorité que la coalition actuelle, fragilisée par les divisions internes, ne possède plus.

Pourtant, symboliquement, elle marque un tournant.
Elle traduit le ras-le-bol d’une partie de la population israélienne qui estime porter seule le poids de la sécurité nationale.

 Un avertissement politique à Netanyahu

Ce texte met surtout la pression sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu, accusé par ses alliés laïcs de “céder systématiquement aux partis haredim”.
En coulisse, plusieurs députés du Likoud reconnaissent que le sujet du service universel sera “impossible à éviter” dans la prochaine session parlementaire.

Un proche de Lieberman conclut :

“Ce projet est peut-être symbolique, mais il dit tout de notre époque :
soit Israël devient un pays de citoyens égaux, soit il se fracture entre ceux qui servent et ceux qui prient.”

 

Violences choquantes au concert d’Eyal Golan : des agents de sécurité accusés de passages à tabac brutaux

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Ce qui devait être une soirée festive s’est transformé en scène de chaos et de violence.
Lors d’un concert d’Eyal Golan à Ramat Gan, plusieurs spectateurs ont été violemment frappés par des agents de sécurité appartenant à la société T.Q.S.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des bousculades, coups de poing, étranglements et insultes en arabe, provoquant une onde d’indignation à travers le pays.

 “Ils cherchaient la bagarre” : des témoins racontent

Plusieurs jeunes présents au concert ont témoigné d’une agressivité gratuite de la part des agents de sécurité.

“Ils avaient la rage dans les yeux, on voyait qu’ils cherchaient un prétexte pour frapper”, raconte Benjamin, un spectateur.
“J’ai juste dit qu’on allait finir notre sandwich et sortir — un agent m’a donné un coup de poing dans l’œil sans raison.”

D’autres vidéos montrent des agents en uniforme repoussant violemment des jeunes hommes au sol, sous les cris paniqués du public.
“On a payé des centaines de shekels pour se faire frapper et insulter. C’est une honte nationale”, dénonce Ruth, une spectatrice.

 Une violence “organisée” selon plusieurs victimes

Les témoignages convergent : les agents de T.Q.S. — une société privée déjà connue pour ses méthodes musclées — auraient agi comme un groupe organisé, prêt à en découdre.

“Deux d’entre eux étaient Arabes, ils nous ont maudits en arabe tout en frappant mon ami”, raconte un autre témoin.
“Ils ont étranglé un jeune homme, l’ont jeté au sol, et ne l’ont lâché qu’à l’arrivée de la police.”

Sur les réseaux sociaux, la colère monte : des internautes accusent la société T.Q.S. d’avoir embauché des gardes sans formation ni contrôle psychologique, malgré des antécédents de plaintes pour violences.

 Les vidéos virales relancent le débat sur la sécurité privée

Les images de la soirée, filmées par des téléphones portables, ont rapidement été partagées des milliers de fois.
On y voit des agents repoussant des femmes, criant, et frappant des spectateurs à coups de poing.
La scène rappelle d’autres incidents récents où des entreprises privées d’événementiel ont été accusées de brutalité et d’usage excessif de la force.

Plusieurs internautes ont appelé à boycotter les concerts d’Eyal Golan jusqu’à ce que la société soit remplacée.

“Nous aimons Eyal Golan, mais pas au prix de notre sécurité”, écrit un fan sur X.
“Ces gardes se comportent comme une milice, pas comme des professionnels.”

 Une avalanche de plaintes à venir

Des victimes ont déjà annoncé leur intention de porter plainte contre la société T.Q.S., certaines affirmant avoir été hospitalisées pour des contusions et traumatismes.
Une jeune femme, Hani Dahan, a rapporté avoir été poussée au niveau de la poitrine par un agent :

“Aucun garde n’a le droit de toucher une femme de cette façon. C’est une atteinte humiliante.”

Sur Google, les évaluations de T.Q.S. se sont effondrées en quelques heures :
“Entreprise violente”, “honte d’Israël”, “des brutes déguisées en agents”, peut-on lire parmi les nombreux commentaires.

 Eyal Golan se désolidarise : “La violence est inacceptable”

L’artiste Eyal Golan, qui n’est pas employeur direct des agents, a réagi par communiqué :

“Je condamne toute forme de violence. Nous avons contacté la société de sécurité pour exiger une enquête immédiate. Les concerts doivent rester des lieux de joie, pas de peur.”

Cependant, la production “Liam Productions” n’a pas encore officiellement répondu aux demandes des médias.

Une société privée au passé controversé

Ce n’est pas la première fois que T.Q.S. se retrouve dans la tourmente.
Des rapports précédents mentionnaient déjà des incidents lors de concerts d’Omer Adam et Eden Ben Zaken, avec plaintes pour coups et blessures restées sans suite judiciaire.
La question de la formation, de la supervision et du profil des agents de sécurité privés refait donc surface.

 Un débat national sur la sécurité dans les événements publics

Alors que les concerts attirent de plus en plus de jeunes Israéliens en quête de détente après une année de guerre, la sécurité des lieux de divertissement devient un enjeu national.
Les familles exigent désormais une vérification stricte des entreprises sous contrat, et une meilleure responsabilité légale des organisateurs.

“Quand la fête devient un champ de bataille, c’est le signe d’une société malade”, a commenté un éditorialiste de Maariv.

 

Le tribunal prolonge la détention de Yifat Tomer-Yerushalmi : les soupçons s’alourdissent autour de l’ex-procureure militaire

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La tempête judiciaire qui secoue l’armée israélienne prend une tournure encore plus grave.
Ce mercredi matin, le tribunal de Tel-Aviv a décidé de prolonger jusqu’à vendredi la détention de l’ancienne procureure générale militaire, la général-major Yifat Tomer-Yerushalmi, impliquée dans l’affaire de la fuite du film de Sdé Teiman.
Une décision qui confirme la gravité des soupçons et la complexité d’un dossier qui fragilise la confiance au sommet de l’institution juridique de Tsahal.

 Une enquête qui s’étend et des preuves qui s’accumulent

Selon la Police nationale, les éléments réunis ces derniers jours “renforcent considérablement les soupçons” contre l’ancienne responsable, soupçonnée de fuite d’informations classifiées, falsification de témoignages et abus de pouvoir.
Lors de l’audience, l’enquêteur principal a révélé que les autorités avaient enfin obtenu le code personnel et la montre connectée Apple Watch de l’ex-procureure, alors que son téléphone portable demeure introuvable depuis sa disparition sur la plage de Tel-Aviv.

“L’enquête montre un comportement organisé, pas un accident. Le risque de destruction de preuves reste élevé”, a déclaré le représentant de la police.

Un “cercle du silence” existerait encore autour d’elle : des collègues auraient refusé de coopérer, alimentant la thèse d’une coordination entre plusieurs officiers supérieurs pour étouffer les circonstances réelles de la fuite du film militaire.

 Des documents déchirés et un “message personnel” retrouvé

Les enquêteurs ont par ailleurs mis la main sur plusieurs carnets et fragments de lettres retrouvés dans sa chambre à Givatayim, dont certains “semblent avoir été déchirés volontairement”.
Les fragments, désormais en cours d’analyse, pourraient révéler des échanges avec d’autres responsables du parquet militaire ou des journalistes.
Une source proche du dossier évoque également “un message rédigé dans un ton désespéré”, que la police considère comme une possible note d’adieu ou de justification avant sa disparition temporaire.

 Le rôle flou du ministère de la Justice

La procureure générale Gali Baharav-Miara a tenu à préciser dans un communiqué qu’elle n’était en aucun cas impliquée dans la fuite et qu’elle “n’avait reçu aucune information préalable”.
Mais cette déclaration n’a pas suffi à calmer les critiques : plusieurs députés, notamment du camp national-libéral, demandent qu’elle se récuse de tout suivi direct du dossier, en raison de son amitié personnelle avec Tomer-Yerushalmi.

Le juge Noam Solberg, vice-président de la Cour suprême, a d’ailleurs ordonné à Baharav-Miara de répondre par écrit avant jeudi soir sur cette question de conflit d’intérêts.

 Tsahal veut “tourner la page”, mais le séisme continue

L’armée israélienne, déjà ébranlée par les polémiques entourant le film de Sdé Teiman, tente de restaurer la confiance dans sa chaîne de commandement juridique.
Le nouveau procureur militaire, le colonel Itay Ofir, a promis “transparence et rigueur”, tout en dénonçant les “fuites délibérées qui ternissent l’image de Tsahal en pleine guerre médiatique”.

Mais la population israélienne, elle, s’interroge : comment une haute responsable militaire a-t-elle pu faire disparaître des preuves au cœur d’une institution censée incarner l’intégrité morale de l’armée ?
Sur les réseaux sociaux, le débat est intense entre ceux qui dénoncent un acharnement judiciaire, et ceux qui appellent à “nettoyer les écuries d’Augias” pour préserver la crédibilité de la justice militaire.

 Une affaire d’État aux répercussions profondes

L’affaire Tomer-Yerushalmi dépasse désormais la seule question d’une fuite interne :
elle interroge la responsabilité morale de l’élite juridique israélienne et la frontière entre justice et politique en période de guerre.
Elle met aussi en lumière la fragilité d’une démocratie confrontée à une campagne de désinformation mondiale, dans laquelle la moindre faille devient un instrument contre Israël.

 

“Sdé Teiman, camp de concentration” : 130 millions de vues pour un mensonge de déferlement antisémite mondial après la fuite du film

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Le Ministère israélien de la Diaspora tire la sonnette d’alarme : le déferlement de haine antisémite provoqué par la fuite du film de Sdé Teiman atteint un niveau jamais observé auparavant.
Selon le rapport présenté hier à la Knesset, des millions d’internautes ont été exposés à des messages de propagande comparant Israël à l’Allemagne nazie – une comparaison que Jérusalem qualifie de “calomnie ignoble et dangereuse”.

 Des chiffres glaçants : 130 millions de vues pour un mensonge

Devant la commission conjointe Constitution et Sécurité, Shlomit Hamer, directrice du département de gestion de crise au Ministère de la Diaspora, a dévoilé les résultats d’une enquête menée depuis juillet 2024 :

“Le terme Sde Teiman concentration camp a été mentionné plus de 368 000 fois sur X (Twitter) et a généré près de 130 millions de vues. Les messages les plus viraux proviennent principalement des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Inde et du Canada.”

Ces chiffres illustrent, selon elle, une offensive numérique coordonnée, mêlant militants pro-palestiniens, influenceurs islamistes et collectifs d’extrême gauche, visant à présenter Israël comme un État criminel.

 “Le récit de la propagande : Israël viole et déporte”

Le rapport révèle également la diffusion massive d’un nouveau narratif mensonger :
celui d’un prétendu “système israélien de viols légitimés”, diffusé dans plusieurs langues et relayé par des comptes liés à des ONG extrémistes.

“Ce discours s’appuie sur des montages, des extraits tronqués et des slogans accusant Israël d’encourager des viols contre les Palestiniennes — une accusation absurde et sans aucun fondement juridique ou factuel”, a précisé Hamer.

Les hashtags #ZionistRegimeRapes et #FreePalestineCamp ont envahi les plateformes début août, amplifiés par des comptes automatisés (bots) souvent liés à l’écosystème iranien et qatari.

Une manipulation orchestrée

Selon le centre de commandement du Ministère de la Diaspora, cette campagne est conçue pour transformer un incident médiatique en arme politique.
Le film initialement diffusé par la chaîne N12, qui montrait des images d’un site de détention militaire dans le Néguev, a été déformé par des montages accusant Israël de torture et de crimes de guerre.

Cette manipulation a trouvé écho chez certains médias occidentaux prompts à “rééquilibrer le récit”, tout en négligeant le contexte sécuritaire d’une armée confrontée à des terroristes infiltrés et à des menaces permanentes sur son sol.

 Israël réagit : “Ce n’est pas une erreur, c’est une stratégie”

Les autorités israéliennes considèrent désormais que la campagne “Sdé Teiman” fait partie d’une guerre psychologique mondiale visant à isoler Israël et à banaliser l’antisémitisme sous couvert de “critique légitime”.

“Ce n’est pas une simple polémique — c’est une guerre de perception”, a affirmé un haut responsable du ministère.
“Les ennemis d’Israël cherchent à effacer la différence entre un État démocratique défendant sa population et une organisation terroriste qui massacre des civils.”

À Jérusalem, la ministre de la Diaspora a ordonné le renforcement du centre de surveillance numérique, créé en 2024, afin de documenter et contrer les diffamations virales.

 L’onde de choc en Europe et en Amérique

Depuis la diffusion du film, les incidents antisémites ont bondi de 40 % en Europe selon les chiffres transmis par le Centre pour la Sécurité des Communautés Juives (CST).
À Londres, des manifestants ont peint des étoiles de David sur les façades d’immeubles juifs avec le mot “camp”.
Aux États-Unis, des étudiants pro-Hamas ont repris le slogan “From Gaza to Sdé Teiman” lors de marches sur les campus.

Ces dérives confirment la fusion de l’antisionisme militant et de l’antisémitisme traditionnel, déjà soulignée par les organisations juives mondiales.

 “L’antisionisme est devenu la forme moderne de l’antisémitisme”

Pour les observateurs israéliens, le cas “Sdé Teiman” marque une étape supplémentaire dans cette transformation du discours antisémite en discours moraliste.
Les mêmes symboles — barbelés, prisonniers, uniformes — sont recyclés pour transformer la défense d’Israël en accusation de crime.

Un expert en communication numérique, interrogé par Infos-Israel.News, résume :

“L’antisémitisme du XXIᵉ siècle ne se dit plus antisémite. Il se prétend ‘humaniste’ et parle au nom des droits de l’homme. Mais son but est le même : diaboliser le peuple juif et nier à Israël le droit d’exister.”

 

La peine de mort pour les terroristes encore repoussée : la coalition se retire, faute de majorité

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Palestinian militants move towards the border fence with Israel from Khan Yunis in the southern Gaza Strip on October 7, 2023. Barrages of rockets were fired at Israel from the Gaza Strip at dawn as militants from the blockaded Palestinian enclave infiltrated Israel, with at least one person killed, the army and medics said. (Photo by SAID KHATIB / AFP)

La coalition gouvernementale a de nouveau retiré toutes ses propositions de loi de l’ordre du jour de la Knesset, faute de majorité suffisante pour les faire passer.
Parmi elles, la très attendue loi sur la peine de mort pour les terroristes, défendue depuis des mois par le parti Otzma Yehudit, reste une fois de plus bloquée.

 Un “jour sans législation” à la Knesset

Deux jours seulement après l’accord conclu entre le Likoud et les partis haredim, la coalition n’a pas réussi à mobiliser un nombre suffisant de députés pour approuver ses textes.
Le résultat : retrait général des propositions, et une nouvelle journée parlementaire sans vote décisif.

Les textes concernés devaient inclure la loi de Ben Gvir sur la peine de mort pour les terroristes, ainsi que d’autres projets relatifs à la réforme judiciaire et à la loi sur la conscription.
L’opposition a immédiatement dénoncé un “gouvernement à bout de souffle”.

“Encore un jour sans législation. Une coalition minoritaire incapable d’agir”, a réagi le parti Yesh Atid dans un communiqué publié sur X.

 Une loi symbole, mais toujours au point mort

La proposition de loi sur la peine de mort pour les terroristes, déjà approuvée par la commission de la sécurité nationale plus tôt dans la semaine, devait être présentée ce mercredi en première lecture.
Le ministre Itamar Ben Gvir, fervent défenseur du texte, espérait que la fin des négociations sur les otages permettrait enfin son adoption.

Le coordinateur gouvernemental pour les prisonniers et disparus, le général Gal Hirsch, avait pourtant confirmé que le Premier ministre Benyamin Netanyahou soutenait le projet, affirmant :

“Le Premier ministre considère cette loi comme un outil nécessaire pour dissuader les attaques et renforcer la sécurité nationale.”

Mais sans le soutien des partis religieux, la majorité s’est effondrée au dernier moment.

Les tensions montent au sein de la coalition

Selon plusieurs sources internes à la Knesset, les partis haredim ont choisi de ne pas participer au vote, après de nouvelles frictions autour du projet de loi sur le service militaire obligatoire.
Des dirigeants d’Agoudat Israël ont accusé le Likoud de “jouer la montre” et de “ne rien faire avancer”.

“Cela fait un an que nous répétons que Netanyahou ne veut pas vraiment de loi — il veut simplement gagner du temps”, a déclaré un haut responsable du parti ultra-orthodoxe.
“Et maintenant, il ose blâmer nos rabbins pour les retards ? C’est inacceptable.”

L’ambiance au sein de la coalition s’est encore dégradée après la grande manifestation de prière organisée jeudi dernier à Jérusalem, que certains au Likoud ont jugée “contre-productive” pour la stabilité du gouvernement.

 Une majorité introuvable

Sans les voix des partis religieux, la coalition reste en situation de minorité parlementaire, incapable de faire passer ses lois les plus emblématiques.
Les alliés d’Otzma Yehudit dénoncent une “coalition paralysée” tandis que l’opposition ironise sur une “journée vide à la Knesset”.

Les observateurs politiques estiment que le blocage pourrait durer plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’un nouveau compromis soit trouvé entre le Likoud, les haredim et les partis de droite.

 “La justice pour les victimes doit passer avant la politique”

Les familles endeuillées par les attentats ont exprimé leur colère :

“Chaque jour sans cette loi est une insulte à nos morts”, a déclaré Miri Ohayon, mère d’un jeune soldat assassiné à Jérusalem.
“Ceux qui ont massacré nos enfants doivent savoir que la vie d’un terroriste ne vaut pas plus que celle d’un innocent.”

Mais à la Knesset, la politique reprend le dessus : les calculs de coalition continuent de l’emporter sur les principes.

 

Un pas significatif : 40 000 logements destinés au public haredi à Kiryat Gat

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Un projet d’envergure vient d’être approuvé par le Conseil national de planification et de construction, ouvrant la voie à la création de 40 000 nouvelles unités résidentielles spécialement destinées au public haredi, dans le cadre d’une vaste expansion urbaine à Kiryat Gat.
Une décision qui marque une étape majeure dans le développement du sud d’Israël et dans la politique nationale de logement.

Une extension stratégique vers l’ouest

La nouvelle zone de développement, baptisée “Plougott”, s’étendra sur environ 18 000 dounams (près de 18 km²) à l’ouest de la ville, entre la route 40 et le quartier Karmei Gat.
Ce projet transformera Kiryat Gat en un pôle résidentiel et économique majeur du sud, avec un accent mis sur la planification intelligente, la mobilité et la qualité de vie.

Selon le président du Conseil national, Natan Elntan,

“L’approbation de cette extension est une étape significative qui ouvrira la voie à la création d’un nouveau quartier destiné au public haredi. Le sud d’Israël est le moteur de croissance du pays, et nous continuerons à le développer avec sagesse et rapidité.”

 Une ville pensée pour les familles et l’emploi

Le plan comprend bien plus que du logement :

  • Zones d’emploi et de commerce pour renforcer l’économie locale.
  • Institutions publiques modernes, dont écoles, synagogues, hôpitaux et parcs communautaires.
  • Réseaux de transport performants, avec des liaisons vers les gares existantes et futures, facilitant l’accès à Tel-Aviv, Beer-Sheva et Jérusalem.

L’objectif du ministère du Logement est de créer un environnement complet et intégré, où familles jeunes et grandes communautés religieuses pourront s’installer dans des conditions de vie modernes tout en préservant leur mode de vie.

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 Un projet national à portée sociale

Cette initiative répond à une double nécessité nationale :

  1. Offrir des logements abordables au public haredi, particulièrement touché par la flambée des prix de l’immobilier dans le centre du pays.
  2. Dynamiser le sud, en créant des pôles d’emploi et d’éducation à proximité des nouveaux quartiers.

Les autorités soulignent que ce projet s’inscrit dans la stratégie de décentralisation urbaine voulue par le gouvernement, afin de réduire la pression sur le centre d’Israël et d’encourager la croissance des villes périphériques.

 Une opportunité pour une nouvelle génération

Pour de nombreux couples jeunes issus de Bnei Brak, Beit Shemesh ou Jérusalem, Kiryat Gat-Plougott représente une chance unique :
habiter dans une ville religieuse planifiée, avec des infrastructures communautaires adaptées, tout en restant connectée au reste du pays.
Les experts estiment que cette expansion pourrait attirer jusqu’à 200 000 nouveaux habitants dans la région d’ici la prochaine décennie.

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 “Le sud est l’avenir d’Israël”

Le projet “Plougott” est perçu comme un symbole de la croissance démographique juive et du renforcement du tissu social du Néguev.
Les dirigeants municipaux saluent une vision d’avenir où le sud devient non plus une périphérie, mais un centre de vie dynamique, jeune et spirituellement fort.

 

Typhon Kalmaegi : la tempête dévastatrice qui frappe l’Asie du Sud-Est

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Des vents de plus de 200 km/h, des centaines de milliers d’évacués, des villages engloutis : le typhon Kalmaegi – baptisé “Tino” aux Philippines – s’impose comme la tempête la plus violente de l’année en Asie du Sud-Est. Après avoir balayé les Philippines, il se dirige désormais vers le Vietnam, le Laos et la Thaïlande, où les autorités ont déclenché l’état d’urgence.

À Cebu, deuxième ville du pays, les images rappellent les pires catastrophes naturelles de la décennie. Des quartiers entiers sont sous l’eau, des habitants réfugiés sur les toits, et plus de 160 vols ont été annulés. Cinq morts ont déjà été recensés, et les autorités redoutent un bilan beaucoup plus lourd. « Nous avions préparé nos côtes pour les vents, pas pour un tel déluge », a déclaré la gouverneure Pamela Bariquatro.

Une région sous tension climatique

Le typhon, qui a atteint le niveau 14 sur l’échelle vietnamienne (équivalent à un ouragan de catégorie 4), menace directement les provinces de Quang Ngai et Dak Lak, où des pluies torrentielles risquent de provoquer des coulées de boue meurtrières. Plus de 400 000 personnes ont été déplacées, selon les autorités de Hanoi.
La Thaïlande, elle, s’attend à des inondations massives entre le 7 et le 10 novembre.

Ces phénomènes extrêmes s’intensifient dans une région déjà fragile. Les climatologues soulignent le lien direct entre la hausse de la température des océans et la puissance croissante des typhons tropicaux. Kalmaegi pourrait devenir, selon l’Agence météorologique japonaise, “l’un des dix cyclones les plus destructeurs des quinze dernières années”.

Le prix humain du dérèglement climatique

Au-delà des destructions, le drame est humain : familles déplacées, villages isolés, réseaux électriques effondrés. Dans les camps d’évacuation, les rescapés racontent leur peur : « Le vent hurlait comme une bête, les murs tremblaient. Nous avons cru mourir. »
Des ONG internationales comme Médecins sans Frontières et la Croix-Rouge se mobilisent déjà pour acheminer eau potable et vivres dans les zones sinistrées.

La catastrophe rappelle que l’Asie du Sud-Est, moteur économique du continent, demeure le front le plus exposé de la crise climatique mondiale.


Iran : condamnée à mort pour avoir tué son mari violent, une jeune femme mariée de force à 12 ans supplie qu’on lui épargne la vie

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En Iran, l’histoire tragique de Gholi Kohokan, 25 ans, bouleverse la société civile et les organisations de défense des droits humains. Mariée de force à l’âge de 12 ans à un homme bien plus âgé qu’elle, elle a été condamnée à mort pour avoir tué ce mari violent alors qu’elle n’était qu’une adolescente. Son exécution pourrait avoir lieu d’ici décembre, à moins qu’elle ne parvienne à réunir la somme exigée par les autorités : 80 000 livres sterling de “prix du sang”.

Selon la presse locale, Gholi, issue de la minorité baloutche, une communauté sunnite discriminée, a subi pendant des années des sévices physiques et psychologiques. À 18 ans, après une énième agression, une violente dispute tourne au drame : son mari meurt sous ses coups. Gholi appelle elle-même la police. Mais dans la République islamique, la loi du talion s’applique : « vie pour vie ».

Condamnée selon la règle du qisas (justice rétributive), elle a passé les sept dernières années dans le couloir de la mort de la prison de Gorgan, au nord du pays. Les autorités offrent un sursis à condition que sa famille paie dix milliards de tomans, une somme impossible à réunir pour une jeune femme issue d’une province parmi les plus pauvres d’Iran.

La terreur judiciaire du régime

L’affaire suscite une vive émotion dans la diaspora iranienne et auprès des ONG internationales, notamment Amnesty International et Iran Human Rights, qui dénoncent « une exécution d’État pour un acte de légitime défense ».
La campagne #SaveGholi a été lancée sur les réseaux sociaux. « Elle n’a tué qu’en se défendant, et maintenant, c’est l’État qui veut la tuer », déclare Shadi Sadr, avocate en exil.

Ce cas illustre la persistance des mariages forcés d’enfants en Iran : plus de 30 000 fillettes de moins de 15 ans sont mariées chaque année, selon les chiffres officiels. Et dans les zones rurales, certaines sont vendues à des familles rivales en échange d’argent ou de bétail.

Silence officiel et outrage moral

Aucune réaction du régime. Les médias contrôlés par l’État présentent Gholi comme une “criminelle”, tandis que les associations dénoncent un système judiciaire profondément patriarcal. « En Iran, une fille n’a pas de droit sur son propre corps, ni sur sa vie », commente un militant féministe de Téhéran.
Dans les rues, la peur domine : toute manifestation en sa faveur serait considérée comme un “acte politique”.

Le désespoir d’une génération

Si Gholi est pendue, elle rejoindra la longue liste des jeunes Iraniennes exécutées pour “crimes d’honneur” ou “désobéissance conjugale”. Son histoire concentre à elle seule le drame d’une société où la justice devient instrument de domination religieuse.
Dans une lettre écrite de sa cellule, elle supplie : « Je ne veux pas mourir pour avoir voulu vivre. »