Accueil Blog Page 47

Crise à Ashdod : l’État menace de contourner les salariés d’Elta pour faire avancer un projet stratégique à 3,7 milliards de shekels

0

Un bras de fer inédit se joue autour du géant technologique Elta Systems, filiale de l’Industrie aéronautique israélienne (IAI) et l’un des piliers de la défense nationale, notamment grâce à ses radars utilisés dans le Dôme de Fer — un symbole de souveraineté technologique.
Selon une enquête exclusive publiée par Calcalist, l’État a menacé d’avancer seul le vaste projet de relocalisation de l’usine d’Ashdod, après que le comité des salariés a exigé une compensation de 150 000 shekels par employé, soit près de 700 millions de shekels au total.

Ce projet colossal — d’un montant estimé à 3,7 milliards de shekels — vise à déplacer l’usine actuelle, située à l’est d’Ashdod, vers une zone méridionale proche d’une réserve naturelle, afin de libérer un terrain stratégique destiné à accueillir un nouveau quartier résidentiel haredi sur environ 11 000 dunams.


Un accord historique… bloqué par une demande de compensation

Depuis des années, Israël tente de libérer la zone urbaine bloquée par la présence de l’usine Elta, dont l’emplacement empêche le développement d’un vaste projet immobilier censé transformer le nord-est d’Ashdod.

L’accord, qui devait être signé cette semaine entre :

Elta Systems,
l’Autorité des terres d’Israël (Rami),
– et le ministère des Finances,

prévoit :

– un transfert d’Elta vers un terrain de 250 dunams au sud d’Ashdod,
– un financement massif par Rami pour reconstruire l’usine sur un site modernisé,
– un développement urbain immédiat de la zone libérée.

Mais le comité des salariés d’Elta — représentant 4 500 employés — a posé une condition : 150 000 shekels de compensation par travailleur, soit près de 700 millions de shekels supplémentaires.

Face à cette exigence, Elta a gelé la signature prévue.


La menace de Rami : “Nous avancerons même unilatéralement”

Selon les informations de Calcalist, Ruth Afriat, directrice de la division économique de Rami, a transmis hier un message cinglant à l’Autorité des sociétés publiques, tutelle de l’IAI :

« Nous avons l’intention d’avancer le projet, même de manière unilatérale. »

Cette formulation, rarement utilisée dans des projets d’une telle ampleur, signifie clairement que l’État est prêt à contourner le comité des salariés, voire à créer une pression institutionnelle susceptible de mettre en danger la continuité des activités industrielles locales.

Si Rami met sa menace à exécution :

– les organisations écologistes pourraient exiger l’arrêt ou la réduction de l’activité du site actuel ;
– les institutions d’urbanisme pourraient bloquer toute extension d’Elta ;
– Elta perdrait la garantie d’obtenir un terrain alternatif gratuit pour reconstruire son complexe industriel ;
– la pression sociale et réglementaire pourrait s’accroître.


Une usine stratégique… mais un obstacle urbain majeur

L’usine Elta, qui s’étend sur 194 dunams, n’est pas seulement une installation industrielle : elle développe des technologies critiques de renseignement, de surveillance aérienne, de cybersécurité et d’armement.
Mais sa présence empêche la municipalité de lancer la construction d’un quartier résidentiel de grande ampleur, sur un terrain agricole encerclé par :

– Kibboutz Kvoutsat Yavne,
– Gan Hadarom,
– Gan Yavne,
– et la ville d’Ashdod.

L’enjeu est donc double :

  1. Débloquer un gigantesque projet immobilier pour répondre à la crise du logement,
  2. Assurer la continuité de production de technologies sensibles pour la défense nationale.

Le conflit actuel met ces deux objectifs en collision.


Les employés exigent des garanties financières et sociales

Le comité d’Elta affirme que le déplacement de l’usine :

– impose un changement radical des conditions de travail,
– risque de perturber la mobilité des employés,
– et exige des compensations “proportionnées à l’impact”.

Pour l’État, cette demande de 150 000 shekels par employé est jugée excessive, d’autant que le budget total dépasse déjà les 3,7 milliards de shekels.

Cette exigence pourrait faire exploser le budget et mettre en péril l’accord.


Un dossier explosif entre urbanisme, sécurité nationale et politique sociale

Cette affaire cristallise plusieurs enjeux nationaux :

1. Sécurité israélienne
Elta développe des systèmes essentiels pour la défense, y compris des composants pour Dôme de Fer.
Toute perturbation de sa production aurait un coût sécuritaire.

2. Urbanisme stratégique
La pénurie de logements en Israël rend indispensable l’ouverture de nouveaux quartiers, notamment dans les grandes villes.

3. Gouvernance publique
La menace de passer outre les salariés souligne la frustration de l’État après des années de blocages administratifs.

4. Pression des syndicats
Le comité des salariés d’Elta est l’un des plus puissants de l’industrie israélienne.


Vers un conflit ouvert ?

Si aucun compromis n’est trouvé rapidement, le gouvernement pourrait être entraîné dans :

– un bras de fer avec l’un des syndicats les plus influents du pays,
– des recours juridiques multiples,
– un retard de plusieurs années dans le développement urbain prévu,
– un risque réel de fragilisation d’un acteur stratégique de la défense.

Dans un contexte géopolitique instable et face à la pression démographique interne, Israël ne peut se permettre ni l’enlisement ni la confrontation directe.

À l’heure où l’État cherche à concilier développement urbain massif et besoins stratégiques de défense, l’affaire Elta rappelle une vérité simple :
sans dialogue social solide, même les projets les plus cruciaux peuvent être paralysés.

« Nous avons peur de rester seuls » : l’appel bouleversant de la mère de Ran Gouili, l’un des deux derniers otages israéliens encore détenus à Gaza

0

La restitution du corps de Dror Or a permis de fermer un cercle douloureux. Mais pour deux familles israéliennes, l’enfer continue : celles de Ran Gouili, 24 ans, et de Suthisak Rintalak, 43 ans, derniers otages tombés dont les dépouilles restent entre les mains du Hamas.
Lors d’un événement organisé par le forum de bénévoles “Tikva”, les parents de Ran ont livré un témoignage d’une sincérité brute : la peur de l’oubli, la terreur de devenir les derniers sur la liste, et la lutte quotidienne pour ne pas sombrer dans un silence que Gaza tente d’imposer.

Ran Gouili, 24 ans, membre du Yassam Néguev, originaire de Meitar, avait été enlevé lors du combat d’Aloumin le 7 octobre 2023. Blessé à l’épaule quelques jours avant le massacre — fracture nécessitant une intervention — il avait pourtant choisi de rejoindre le combat dès les premières minutes de l’attaque.
Les images de son dernier selfie en uniforme, publiées par Israel Hayom, sont devenues l’un des symboles de cette génération de jeunes combattants qui ont couru vers le feu, parfois en sachant que les renforts mettraient des heures à arriver.

Une commission d’experts a confirmé le 30 janvier que Ran n’était plus en vie. Mais ses parents, Talik et Itzik, continuent de poser des questions : incohérences dans les éléments transmis, zones d’ombre, témoignages fragmentaires. Comme d’autres familles confrontées à l’absence de corps, ils vivent dans un entre-deux insoutenable : reconnaître la mort, sans pouvoir la toucher.

« On se réveille un matin, et on vous vole votre enfant »

Devant les bénévoles du forum “Tikva”, Talik Gouili a pris la parole. Sa voix, captée dans une vidéo relayée par N12, mêlait force et effondrement intérieur.

« On se réveille le matin, et on vous vole votre enfant. Puis tous commencent à revenir, et soudain surgit la question : quand viendra notre tour ? C’est une sensation atroce. »

Elle poursuit :

« Nous avons peur de rester seuls. Peur d’être les derniers. Mais quand vous êtes là, vous nous donnez de la force. Vous nous montrez que Ran n’est pas seulement notre fils — il est aussi le vôtre. »

Dans la salle, beaucoup pleuraient. Les familles d’otages forment désormais un collectif soudé par un traumatisme commun : celui d’attendre un fils, une fille, un parent que le Hamas utilise comme monnaie de chantage, même lorsqu’il s’agit de dépouilles.

« Nous sommes devenus une énorme famille, celle des otages », ajoute Talik. « Il y a de la joie quand quelqu’un revient, mais aussi la peur que nous restions seuls. »


Un combattant revenu au front malgré sa blessure

Le matin du 7 octobre, alors que le massacre débutait, la famille Gouili s’est réfugiée dans l’abri. Ran s’est habillé en uniforme, son épaule encore immobilisée, et a quitté la maison.
D’après les éléments publiés par Israel Hayom et confirmés par l’armée, il a neutralisé plusieurs terroristes au cours des premières heures, avant d’être porté disparu dans la zone d’Aloumin.

La brutalité du Hamas a fait disparaître les corps, brouillant les preuves, empêchant l’identification, plongeant les familles dans un deuil suspendu.
C’est précisément ce que craignent les parents de Ran : que le temps fasse son œuvre, que les priorités politiques changent, que les survivants saturent l’espace public, et que les morts soient relégués à une ligne de bas de page.


Les familles des derniers otages : une attente glaçante

Avec le retour du corps de Dror Or, seuls deux otages tombés restent détenus à Gaza :
Ran Gouili, 24 ans,
Suthisak Rintalak, 43 ans, Thaïlandais travaillant en Israël.

Selon les mécanismes habituels du Hamas, les dépouilles sont conservées comme outils de négociation, souvent dans les tunnels ou dans des caches en zone civile.
La pression diplomatique, déjà faible, se heurte aux priorités militaires et aux équilibres internes du mouvement terroriste.

« Le plus terrible, explique Talik, c’est ce sentiment d’être au bord du vide. Chaque fois qu’un otage revient, nous sommes heureux — vraiment heureux. Mais nous regardons autour de nous et nous avons peur que notre tour ne vienne jamais. »


« Des contradictions dans les données » : l’ombre des zones grises

Les parents de Ran ne cachent pas leur malaise :

« Les informations reçues comportent des contradictions. Les conclusions ne correspondent pas toujours aux témoignages. »

Un sentiment partagé par d’autres familles confrontées au même drame.
Ces zones d’ombre alimentent une angoisse supplémentaire : l’idée d’un scénario mal expliqué, d’un récit incomplet, d’un dossier où chaque incohérence devient un espoir toxique.


Pression morale, pression politique

En toile de fond, une réalité lourde :
Le maintien en captivité de dépouilles israéliennes constitue une stratégie éprouvée du Hamas.
Chaque famille plongée dans l’attente devient un levier politique.
Et chaque hésitation du gouvernement devient un angle d’attaque pour l’opposition, qui accuse Netanyahu de ne pas avoir fait assez pour ramener « tous les fils et filles d’Israël ».

Les familles, elles, ne parlent pas politique. Elles parlent de vide, de nuits sans sommeil, de ces messages WhatsApp envoyés à des groupes de soutien à trois heures du matin.

Elles parlent surtout de peur.
Pas de la mort — mais de l’oubli.
De ce moment où l’opinion se lassera, où les caméras partiront, où les noms ne seront plus cités.


L’issue : ramener Ran, ramener Suthisak, ramener tous les autres

L’appel de Talik Gouili résonne comme un cri traversant le cœur d’un pays encore meurtri :

« Tout ce que nous voulons, c’est la fin. Que Ran revienne. Que tous reviennent. Qu’on puisse refermer ce chapitre et respirer à nouveau. »

La guerre continue. Les batailles diplomatiques se succèdent.
Mais la question des otages — vivants ou tombés — demeure la ligne rouge morale d’Israël.
Un pays qui a bâti sa doctrine sur la protection de ses citoyens ne peut pas laisser derrière lui ses morts.

Dans les couloirs du forum “Tikva”, un panneau affichait une phrase simple :
“Ramenez-les maintenant. Pas demain.”

C’est ce que répète, chaque matin, la mère de Ran Gouili.
Et c’est ce que répète, tout bas, une nation entière.

 

Crise au sommet : le chef d’état-major Eyal Zamir sèche un briefing stratégique — et l’armée fournit d’abord une version trompeuse

0

Dans un épisode embarrassant pour l’establishment sécuritaire israélien, le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a manqué un briefing stratégique sensible convoqué par le Premier ministre Benjamin Netanyahu — malgré l’exigence explicite de sa présence.
Plus grave encore : le porte-parole de Tsahal a d’abord publié une version inexacte, affirmant que l’absence du chef d’état-major était “coordonnée à l’avance pour un événement familial”, avant d’être contraint de rectifier.

Cette affaire, révélée par Kan News, met en lumière des tensions internes entre le pouvoir politique et la hiérarchie militaire, à un moment où la guerre contre le Hamas et les menaces régionales exigent une cohésion totale.


Un briefing crucial sur l’influence turque — sans le chef d’état-major

Le 9 novembre, un briefing de sécurité de haut niveau portant sur les actions d’influence de la Turquie dans la région a été réuni par le cabinet du Premier ministre.
Autour de la table : des représentants du renseignement, des responsables stratégiques, des hauts fonctionnaires du bureau du Premier ministre.
Parmi les invités obligatoires : le chef d’état-major, Eyal Zamir.

Mais selon les documents consultés par Kan, le bureau de Zamir a demandé à annuler sa participation, évoquant “un événement personnel”.
La demande a été refusée par le bureau de Netanyahu : le chef d’état-major devait venir.

Pourtant, il n’est pas venu.


Révélation : Zamir assistait à un mariage militaire — pas à un événement familial immédiat

Les enquêtes journalistiques révèlent que le chef d’état-major ne participait pas à une cérémonie privée liée à sa famille proche.
Il assistait en réalité au mariage de la fille du chef de la Direction des ressources humaines de Tsahal (Aka), le général Dado Bar Khalifa.

Autour de lui : plusieurs officiers supérieurs.
Un événement représentatif, peut-être important sur le plan personnel — mais certainement pas une urgence familiale, contrairement à la première communication diffusée par l’armée.


Le porte-parole de Tsahal diffuse d’abord une version fausse

Interrogé immédiatement sur l’absence de Zamir, le porte-parole de l’armée publie une déclaration officielle :

« Le chef d’état-major n’a pas assisté au briefing en raison d’un événement familial et en coordination préalable. »

Une réponse simple — mais qui s’avère partiellement fausse.

Après vérification, il apparaît que l’événement n’était pas familial, mais professionnel et social.
Face à cette contradiction, le porte-parole de Tsahal publie une seconde déclaration, reconnaissant un “détail erroné transmis par inadvertance”.


Une explication confuse et une communication maladroite

Dans un nouveau commentaire diffusé après la controverse, le porte-parole de Tsahal déclare :

« Le chef d’état-major n’a pas participé en raison d’un mariage, après mise à jour et coordination.
La réponse initiale était incorrecte, transmise de bonne foi.
Toute tentative de présenter cela comme un mensonge volontaire est sans fondement. »

Mais dans les coulisses, plusieurs questions demeurent :

– Pourquoi Zamir a-t-il refusé de participer à un briefing exigé par le Premier ministre ?
– Pourquoi son bureau a-t-il tenté de remplacer sa présence par un autre officier ?
– Pourquoi l’armée a-t-elle fourni une version incomplète, voire trompeuse, des faits ?
– Pourquoi la clarification n’a-t-elle été fournie qu’après la révélation médiatique ?

Ces interrogations alimentent un malaise plus profond : la fracture croissante entre l’autorité politique de Netanyahu et une partie de la direction militaire.


Un signal inquiétant dans un contexte sécuritaire explosif

L’incident survient dans une période particulièrement critique :

– tensions croissantes avec la Turquie d’Erdogan ;
– instabilité en Cisjordanie ;
– attaques répétées de milices pro-iraniennes ;
– incertitudes sur le front nord face au Hezbollah ;
– et besoin absolu d’une coordination politico-militaire sans faille.

Un chef d’état-major absent, une communication erronée, un Premier ministre contredit publiquement :
le symbole est lourd.

Même si Tsahal affirme qu’il ne s’agit que d’un “quiproquo administratif”, l’épisode révèle une gestion interne brouillée à un moment où Israël ne peut se permettre aucune dissonance stratégique.


La confiance, le maillon le plus fragile

En Israël, la relation entre le pouvoir politique et Tsahal est l’un des piliers de la stabilité nationale.
Ébranler cette confiance, même symboliquement, peut avoir des conséquences majeures :
– affaiblissement de la chaîne de commandement,
– brouillage des responsabilités,
– perception internationale négative de la gouvernance sécuritaire,
– exploitation politique interne.

Pour un pays confronté à de multiples fronts, la cohésion entre le Premier ministre et le chef d’état-major n’est pas un luxe : c’est une nécessité vitale.

Ce qui s’est joué ce soir-là — un mariage au lieu d’un briefing de sécurité — dépasse donc largement l’anecdote.
C’est une faille de crédibilité, que l’armée et le gouvernement devront réparer rapidement.

Netanyahu envisage d’évincer un ministre clé : un remaniement majeur se prépare à Jérusalem

0

Un nouveau séisme politique pourrait frapper la coalition : selon plusieurs sources citées par Israel Hayom et confirmées par des responsables politiques, le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisage de remplacer Israël Katz au ministère de la Défense, dans un contexte de tensions croissantes avec le chef d’état-major Eyal Zamir.
Le portefeuille stratégique de la Défense serait transféré à Gideon Sa’ar, tandis qu’Eli Cohen quitterait l’Énergie pour retrouver le ministère des Affaires étrangères. Israël Katz, lui, serait renvoyé… à l’Énergie, un poste qu’il a déjà occupé.

Ce remaniement, encore à l’étude, pourrait modifier en profondeur l’équilibre interne du gouvernement et redessiner la stratégie sécuritaire d’Israël.


Selon les informations publiées par Israel Hayom, l’idée d’un remplacement de Katz s’est accélérée ces dernières 48 heures, notamment après la confrontation publique entre le ministre de la Défense et le chef d’état-major, Eyal Zamir.
Les désaccords, qui portaient sur les conclusions de l’enquête interne menée après les événements du 7 octobre, ont mis en lumière une rupture de confiance entre les deux hommes — et par ricochet, entre Katz et le Premier ministre.

Cette querelle intervient dans un climat particulièrement tendu : pressions américaines, menace iranienne, reprise partielle des hostilités au nord, et critiques internes sur la gestion du dossier des otages.
Selon plusieurs conseillers politiques, Netanyahu craint que les frictions entre Katz et Zamir ne paralysent la prise de décision stratégique.


Un remaniement à trois têtes

La configuration que Netanyahu étudie comprendrait :

Gideon Sa’ar → ministre de la Défense,
Eli Cohen → ministre des Affaires étrangères,
Israël Katz → ministère de l’Énergie.

Il ne s’agirait pas seulement d’un changement cosmétique.
Le ministère de la Défense, plus que tout autre, nécessite une coordination totale entre le pouvoir politique et l’état-major.
La bataille publique entre Katz et Zamir a mis cette coordination en danger.

Dans les coulisses, plusieurs hauts responsables confirment que Netanyahu a été irrité par la gestion de Katz lors de l’affaire de l’enquête du 7 octobre, et encore plus par leur confrontation médiatique.
« Le Premier ministre ne peut pas se permettre une guerre froide permanente au sein du cabinet sécuritaire », explique une source citée par Kan News.


Les motivations stratégiques derrière le choix Sa’ar

Gideon Sa’ar, actuellement ministre des Affaires étrangères, est perçu comme :

– discipliné,
– expérimenté,
– doté d’une relation plus stable avec l’establishment militaire,
– et politiquement moins imprévisible.

Pour Netanyahu, Sa’ar pourrait offrir une gestion plus calme, plus professionnelle, et moins conflictuelle de la Défense — un poste devenu explosif depuis le 7 octobre.

Le retour d’Eli Cohen aux Affaires étrangères, en revanche, correspond à l’accord politique initial de la coalition.
Quant à Israël Katz, son retour à l’Énergie serait perçu comme une rétrogradation.


Pourquoi maintenant ? Les tensions avec Zamir comme déclencheur

L’incident qui a mis le feu aux poudres concerne l’absence du chef d’état-major Zamir lors d’un briefing stratégique, à laquelle Katz avait réagi vivement.
Les versions contradictoires entre Tsahal et le ministère de la Défense ont fini par éclabousser politiquement Katz.

Le Premier ministre, selon les sources, a jugé l’affaire “ingérable”, précisant que « la Défense ne peut pas être dirigée par un ministre en guerre ouverte avec l’armée ».


Un remaniement qui pourrait changer la ligne sécuritaire de l’État

L’éventuelle nomination de Sa’ar à la Défense pourrait entraîner des changements concrets :

– relation plus structurée avec Tsahal ;
– gestion révisée du front nord ;
– réorganisation de la doctrine d’emploi de la force ;
– approche différente des opérations secrètes ;
– coordination accrue avec les États-Unis et l’administration Trump.

Ce remaniement, s’il a lieu, sera probablement présenté comme une “réorganisation professionnelle”.
Mais la réalité est plus brutale : la coalition traverse une zone de turbulences, et Netanyahu doit reprendre le contrôle de son gouvernement.


Conclusion : un mouvement qui redéfinit le pouvoir

Encore à l’état de projet, ce remaniement a déjà provoqué des remous dans la coalition.
Il confirme une vérité simple : derrière les discours officiels, la structure de pouvoir est instable, les tensions internes sont profondes, et l’exécutif tente de retrouver une unité stratégique face à une période d’incertitude nationale.

Si Netanyahu franchit le pas, ce ne sera pas seulement un changement de portefeuille — mais un signal fort :
la Défense doit être tenue par quelqu’un qui peut coopérer pleinement avec Tsahal.

Greta Thunberg expulsée de Venise après avoir teint le Grand Canal en vert

0

La militante écologiste Greta Thunberg a été expulsée de Venise pour 48 heures et condamnée à une amende de 150 euros après avoir versé une solution colorante verte dans le Grand Canal, provoquant une perturbation majeure dans l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine mondial. L’action, destinée à coïncider avec le sommet mondial sur le climat qui se tient au Brésil, a suscité un mélange d’indignation, de stupéfaction et de condamnations politiques en Italie.

Selon les autorités locales, Thunberg et plusieurs militants ont déversé une substance non toxique pour « alerter sur l’urgence climatique ». La police municipale est intervenue rapidement et a conduit à l’expulsion temporaire de la jeune Suédoise, connue pour ses interventions spectaculaires et souvent controversées.
Source – Reuters :
https://www.reuters.com/world/europe

Venise, une ville fragile menacée par la montée des eaux, n’a pas apprécié que son symbole le plus célèbre soit transformé en décor de happening militant. Les responsables locaux ont rappelé que la ville est en pleine opération de restauration massive financée par l’Union européenne et qu’un tel acte, même non toxique, interfère avec les mesures de protection. Certains responsables estiment que ces actions finissent par nuire à la cause qu’elles prétendent défendre.

Les réactions politiques ont été rapides. Plusieurs députés italiens ont accusé Thunberg de chercher « la provocation pour la provocation », sans considération pour les populations locales. D’autres ont rappelé que la défense du climat ne peut pas justifier des atteintes au patrimoine.
Contexte – fragile écosystème de Venise (UNESCO) :
https://whc.unesco.org/en/list/394

Greta Thunberg, devenue au fil des ans une figure mondiale mais aussi un symbole de division, est souvent critiquée pour ses positions radicales, notamment sa rhétorique contre Israël, fréquemment jugée hostile ou partiale. Son expulsion de Venise s’inscrit dans une série d’incidents où ses actions finissent par susciter davantage de controverses que de consensus. Beaucoup notent que son activisme récent se détache de la stricte défense du climat pour s’engager dans des causes idéologiques plus larges, y compris le conflit israélo-palestinien.

Si les intentions environnementales affichées peuvent sembler légitimes, l’impact réel de ces actions reste questionné. Les autorités italiennes ont affirmé que les ressources policières mobilisées auraient pu être mieux utilisées dans des tâches de protection civile, surtout dans une ville qui lutte déjà contre l’érosion, le tourisme de masse et les défis climatiques.

Cet épisode rappelle le dilemme d’un activisme qui oscille entre mobilisation et provocation, et qui parfois dégrade l’espace public au lieu de l’unir. Venise, joyau du patrimoine mondial et symbole de fragilité, mérite mieux qu’un slogan visuel coloré. La défense de l’environnement exige sérieux, crédibilité et respect des lieux — une leçon que Greta semble ignorer à mesure que son activisme se radicalise.


« L’inondation d’al-Aqsa » : quand les Gazaouis vivent enfin une inondation bien réelle

0

Le 7 octobre 2023, le Hamas baptisait cyniquement son massacre « L’Inondation d’al-Aqsa ». Un nom que l’organisation terroriste présentait comme un symbole de force, un « tsunami » censé submerger Israël par la barbarie et la terreur. Deux ans plus tard, ce sont les habitants de Gaza — ceux-là mêmes qui ont soutenu massivement le Hamas dans les urnes comme dans la rue — qui expérimentent aujourd’hui une inondation d’un tout autre genre : l’effondrement matériel, politique et social provoqué par le régime qu’ils ont laissé prospérer.

Ce matin, les images circulant dans les médias arabes montrent des quartiers submergés, des rues noyées et des infrastructures détruites sous l’effet des pluies torrentielles, aggravées par l’absence d’entretien des systèmes d’égouts, de drainage et de pompage. Des scènes qui n’étonnent guère les experts : depuis 2014, le Hamas détourne systématiquement le béton, l’acier, les pompes industrielles et les générateurs destinés aux civils pour les investir dans les tunnels militaires et l’armement.
Contexte – détournement de matériaux par le Hamas (ONU, 2015-2022) :
https://www.un.org/unispal/document/monitoring-gaza-materials

Pour Israël, cette situation est la preuve éclatante de la responsabilité directe du Hamas dans l’effondrement des infrastructures civiles de Gaza. Alors que des milliards de dollars ont été injectés dans la bande côtière depuis 2007 — via le Qatar, les ONG, l’ONU ou l’Union européenne —, une grande partie de ces fonds n’a jamais atteint la population. Selon les rapports successifs de la Banque mondiale, environ la moitié de l’aide internationale a été détournée, redistribuée à des réseaux liés au Hamas ou investie dans la construction du réseau souterrain du groupe, l’un des plus vastes au monde.
Source – Banque mondiale (Gaza Economic Monitoring) :
https://www.worldbank.org/en/country/westbankandgaza

L’ironie tragique est évidente. Une organisation qui promettait de « libérer al-Aqsa » a fini par transformer Gaza en une enclave ruinée, incapable de gérer une simple journée de pluie. Les habitants se retrouvent à payer le prix de la militarisation totale du territoire et de la corruption endémique de ses dirigeants. Pendant que les enfants pataugent dans l’eau contaminée, les cadres du Hamas vivent dans le luxe à Doha et Istanbul, profitant de fortunes accumulées grâce aux taxes illégales, aux trafics et à l’aide internationale détournée.
Contexte – fortune des dirigeants du Hamas (BBC) :
https://www.bbc.com/news

Ce renversement symbolique — une « inondation » qui touche cette fois les Gazaouis eux-mêmes — illustre à quel point la propagande du Hamas a trahi la population qu’elle prétend défendre. Ceux qui célébraient, applaudissaient ou justifiaient le massacre du 7 octobre font aujourd’hui l’expérience d’un chaos que leur propre gouvernement a fabriqué. Israël avait prévenu depuis des années que le détournement de fonds et l’armement massif du Hamas se ferait au détriment des infrastructures civiles. Ce matin, ces avertissements prennent la forme d’une réalité implacable.

Cette situation révèle aussi les limites du narratif international qui dépeint Gaza comme une victime passive. Car si les Gazaouis souffrent — et ils souffrent réellement — leur souffrance découle autant de la guerre que du système totalitaire qui les gouverne. Une société qui accepte que ses enfants soient éduqués à la haine, que ses rues servent de dépôts d’armes et que ses hôpitaux soient militarisés paie tôt ou tard le prix du choix de ses dirigeants.

Deux ans après le massacre du 7 octobre, l’« Inondation d’al-Aqsa » se retourne symboliquement contre ses auteurs. Une inondation réelle, concrète, faite d’eaux usées, d’effondrement et de misère. Une métaphore tragique qui résume la faillite totale du Hamas — et la nécessité absolue pour Israël de le neutraliser pour rétablir une chance de stabilité dans la région.


Mise à jour du Liban : positions israéliennes consolidées au Sud et “Black Friday” meurtrier pour le Hezbollah

0

Les dernières évaluations militaires publiées ce 23 novembre révèlent un tableau inédit au Liban-Sud : les forces de Tsahal maintiennent une présence stratégique dans plusieurs secteurs frontaliers, tandis que les opérations ciblées de drones et de patrouilles aériennes continuent de frapper les infrastructures du Hezbollah en profondeur. À un moment où la pression internationale réclame un retour au calme, les faits sur le terrain montrent qu’Israël refuse désormais toute tolérance envers l’expansion terroriste au nord.

Selon les cartes opérationnelles diffusées ces dernières heures, l’armée israélienne contrôle cinq positions clés dans le sud du Liban, au cœur d’une zone que la résolution 1701 des Nations unies interdit pourtant formellement au Hezbollah de militariser. Depuis des années, l’organisation chiite y stocke armes, missiles et équipements de surveillance, transformant des villages entiers en bases armées. Cette fois, les positions israéliennes — qui restent limitées, ciblées et contrôlées — visent à empêcher un rearmement immédiat après plusieurs violations de cessez-le-feu.
Contexte ONU – Résolution 1701 :
https://www.un.org/en/peacekeeping/missions/past/unifil/background.shtml

Les renseignements israéliens confirment que les unités du Hezbollah, affaiblies et dispersées, tentent tant bien que mal de recréer des lignes de défense. Mais les drones israéliens — qui occupent aujourd’hui le ciel libanais en continu — neutralisent les cellules identifiées avant même qu’elles ne puissent se regrouper. L’une des frappes les plus marquantes de ces dernières heures a visé un véhicule en mouvement transportant plusieurs opérateurs terroristes : le drone, équipé de munitions de précision, les a éliminés avant qu’ils ne puissent rejoindre un dépôt de roquettes.

Au-delà du sud du Liban, une opération a changé la dynamique régionale : l’élimination d’Haytham Ali Tabataba’i, chef d’état-major du Hezbollah, ciblé lors d’une frappe aérienne israélienne près de la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh). Tabataba’i, considéré comme l’un des architectes du déploiement de missiles de précision au Liban, dirigeait depuis plusieurs années la coordination entre les unités d’élite Radwan et les cellules actives en Syrie. L’élimination du haut responsable, accompagnée de quatre autres cadres, constitue l’une des frappes les plus significatives depuis la mort d’Imad Moughniyeh, en 2008.
Analyse – BBC sur les réseaux militaires du Hezbollah :
https://www.bbc.com/news/world-middle-east

Les experts militaires israéliens décrivent cette opération comme un « Black Friday stratégique » pour le Hezbollah, dont la chaîne de commandement semble frappée à la fois en profondeur et en largeur. Le centre de commandement de Dahiyeh, pourtant considéré comme l’un des plus protégés au Moyen-Orient, a été touché malgré les contre-mesures iraniennes habituellement utilisées pour brouiller les signaux de ciblage.

Au même moment, des patrouilles de chasse israéliennes — opérant officiellement dans le cadre de surveillance aérienne — ont été redéployées pour mener des frappes précises dans la vallée de la Bekaa. Région stratégique contrôlée par l’Iran via le Hezbollah, la Bekaa abrite dépôts d’armes, centres logistiques et sites de transfert de missiles. Selon des sources sécuritaires libanaises, plusieurs explosions ont été entendues dans les districts de Baalbek et Hermel, confirmant des frappes ciblées contre des infrastructures terroristes.
Contexte – rôle stratégique de la Bekaa :
https://www.reuters.com/world/middle-east

Ces frappes illustrent un changement de doctrine israélienne : empêcher le Hezbollah de reconstituer ses capacités offensives, même dans les zones les plus éloignées du front. Ceux qui pensaient que la guerre du Nord pourrait être « limitée » doivent désormais composer avec une nouvelle réalité : Israël considère le Hezbollah comme une menace stratégique équivalente au Hamas, mais avec des capacités militaires bien plus lourdes — missiles de précision, unités d’infiltration Radwan, réseau souterrain multi-couches et financement direct de l’Iran.

Les tensions actuelles rappellent fortement la période précédant la guerre de 2006, mais avec une différence majeure : Israël n’est plus disposé à tolérer une montée en puissance terroriste au nord. Les responsables militaires israéliens, y compris le chef d’état-major Eyal Zamir, ont répété que toute tentative de rearmement au sud du Litani constituerait une violation flagrante de la résolution 1701 et une justification légitime pour frapper plus durement.
Contexte – couverture de Zamir :
https://www.timesofisrael.com

Les événements du 23 novembre confirment également un point crucial : le Hezbollah, malgré ses discours triomphalistes, se retrouve sur la défensive. Ses capacités de commandement sont en déclin ; ses communications, régulièrement perturbées par les systèmes électroniques israéliens ; ses unités d’élite Radwan, dispersées et ciblées ; et ses positions stratégiques, sous surveillance constante.

Plus préoccupant encore pour l’organisation chiite : la population libanaise du Sud, épuisée par des décennies de guerres imposées par le Hezbollah, commence à exprimer son exaspération. Les déplacements de population, les maisons détruites, les champs brûlés et l’effondrement économique chronique accroissent les tensions internes au Liban. Le gouvernement libanais, lui, reste incapable de faire appliquer la résolution 1701 et laisse le Hezbollah utiliser le pays comme un lancement de missiles sous couvert d’une pseudo-« résistance ».

Dans ce contexte explosif, Israël continue d’adopter une stratégie claire : neutraliser les menaces, assécher les capacités du Hezbollah, empêcher tout retour de ses unités au sud du Litani et maintenir une pression active sur l’ensemble de son infrastructure militaire. Les frappes ciblées, drones en permanence, patrouilles aériennes évolutives et opérations de renseignement témoignent d’un engagement ferme à protéger le Nord d’Israël.

Si le Hezbollah pensait pouvoir jouer sur la fatigue internationale, les images venant du terrain rappellent que toute nouvelle provocation entraîne un coût direct, immédiat et lourd. Le message envoyé par l’élimination de Tabataba’i est limpide : il n’existe aucune zone refuge, ni au Sud-Liban, ni à Beyrouth, ni dans la Bekaa. Israël défend son territoire et ne laissera jamais une milice iranienne menacer ses citoyens en toute impunité.

Gaza, 25 novembre 2025 : un iPhone 17 Pro Max plaqué or et serti de diamants vendu en pleine crise humanitaire

0

Alors que la communauté internationale répète que la bande de Gaza est « au bord de la famine » et que le Hamas multiplie les accusations contre Israël, une scène improbable a été documentée aujourd’hui à Khan Younès : un iPhone 17 Pro Max plaqué or, incrusté de perles en diamant et livré avec une montre connectée en or, proposé à la vente par un magasin local nommé « Yosif Phone ». Selon l’horodatage des publications partagées sur les réseaux sociaux, l’annonce date d’il y a neuf heures. La diffusion de cette image par la blogueuse Imshin, connue pour son travail de vérification visuelle depuis des années, a immédiatement relancé un débat brûlant : où va réellement l’aide internationale, et qui souffre vraiment de la crise à Gaza ?

Le contraste est saisissant. D’un côté, les organisations internationales qualifient la situation humanitaire de « catastrophique », certains rapports allant jusqu’à évoquer un « risque de famine généralisée » ; de l’autre, des boutiques de luxe continuent à vendre des produits hors de prix, inaccessibles même pour la classe moyenne des capitales occidentales. Selon plusieurs journalistes spécialisés dans l’analyse des circuits financiers à Gaza, ce type de produit – iPhone plaqué or, bijoux incrustés, montres connectées serties – était déjà disponible avant la guerre, mais la poursuite de ce commerce de luxe en pleine crise soulève des questions lourdes sur la distribution des ressources.

Les rapports publiés par la Banque mondiale et le groupe de surveillance FDD (Foundation for Defense of Democracies) confirment depuis des années que l’économie de Gaza repose sur un double circuit : un marché contrôlé par les clans proches du Hamas, disposant d’un accès prioritaire à l’électricité, à l’eau, aux tunnels, aux marchandises importées et aux réseaux commerciaux ; et un marché de survie, où la population civile dépend de l’aide humanitaire.
Analyse : économie parallèle à Gaza – FDD :
https://www.fdd.org

Selon ces rapports, le Hamas a construit au fil du temps une véritable oligarchie, dans laquelle les ressources ne sont pas réparties selon les besoins humanitaires, mais selon l’appartenance politique et le contrôle des réseaux d’importation. La présence d’un iPhone 17 Pro Max en or et diamants dans un magasin de Khan Younès s’inscrit dans ce schéma : bien avant la guerre, les dirigeants de l’organisation terroriste et leurs intermédiaires importaient régulièrement des produits de luxe via l’Égypte ou via des circuits commerciaux discrets. La guerre n’a pas interrompu ce flux – elle l’a même renforcé, les produits devenant encore plus exclusifs et plus lucratifs dans une économie de pénurie.

La question centrale demeure : comment un téléphone estimé à plusieurs dizaines de milliers de dollars se retrouve-t-il disponible en pleine guerre, dans une zone qu’on dit isolée, affamée et privée d’électricité ? Les économistes israéliens qui suivent de près les flux à Gaza rappellent que le Hamas détourne systématiquement les ressources – carburant, générateurs, batteries, panneaux solaires, nourriture, dons, argent liquide – au profit de ses dirigeants ou de son économie interne.
Contexte : détournement de l’aide humanitaire – ONU (archives) :
https://www.un.org/unispal/document/humanitarian-aid-monitoring

L’existence de ce commerce de luxe en pleine guerre met aussi en lumière un phénomène plus large : la propagande de victimisation orchestrée par le Hamas contraste avec l’opulence de sa classe dirigeante. Depuis des années, les renseignements occidentaux et arabes documentent le train de vie extravagant de nombreux hauts responsables du Hamas, notamment ceux installés à Doha, Beyrouth ou Istanbul, dont le patrimoine est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.
Sources sur le patrimoine des dirigeants du Hamas – BBC :
https://www.bbc.com/news

La présence d’un smartphone serti de diamants à Gaza n’est pas un détail anecdotique : elle révèle un écart abyssal entre les souffrances réelles de la population civile et le luxe dans lequel évoluent ceux qui la gouvernent. Il suffit d’une simple comparaison : un enfant gazawi se bat pour obtenir du pain, tandis qu’un membre de la nomenklatura locale peut se procurer un iPhone plaqué or.

Ces images, captées et relayées par Imshin, ne cherchent pas à nier la détresse réelle d’une partie des habitants de Gaza. Elles montrent plutôt que cette détresse est alimentée et prolongée par un système de corruption massif, contrôlé par une organisation terroriste qui ne se soucie pas du bien-être de sa population mais de sa survie politique et militaire.

Pour Israël, ce genre d’image confirme ce qu’affirment ses responsables depuis des années : l’aide humanitaire ne manque pas, c’est le Hamas qui la détourne. Les routes ouvertes vers Gaza, les centaines de camions qui entrent chaque semaine, les concertations internationales sur l’accès humanitaire ne résoudront rien tant que le Hamas conservera le monopole sur la distribution.
Contexte – Résumé des entrées d’aide via COGAT :
https://www.cogat.mod.gov.il

Pour l’opinion publique internationale, habituée à des slogans simplistes, cette photo agit comme un électrochoc. Elle brise le récit d’une Gaza uniformément affamée et dépourvue de tout. Elle met au contraire en lumière un système à deux vitesses : une population réellement en détresse, et une élite qui prospère sur la guerre, sur la contrebande et sur la manipulation médiatique.

En définitive, ce téléphone plaqué or n’est pas un produit, mais un symbole. Il symbolise l’hypocrisie du Hamas, qui pleure la famine tout en laissant circuler des biens de luxe ; il symbolise la faillite morale d’un régime qui préfère investir dans l’apparat plutôt que dans la nourriture ou les médicaments ; il symbolise enfin l’écart abyssal entre les réalités vécues sur le terrain et le narratif international façonné par la propagande.

Et au cœur de cette contradiction, une vérité demeure : tant que le Hamas dominera la bande de Gaza, l’aide humanitaire ne servira jamais à nourrir les enfants, mais à enrichir ceux qui vendent des iPhones en or à l’ombre de la guerre.

La faim les a-t-elle poussés ? Des terroristes sont sortis d’un tunnel à Rafah et ont réussi à échapper aux forces

0

Les services de renseignement israéliens ont confirmé qu’un groupe de terroristes est sorti d’un tunnel dans la zone de Rafah avant de parvenir à prendre la fuite malgré un contact direct avec les forces de Tsahal. Selon des informations exclusives rapportées ce mardi par le journaliste Amir Bohbot, des observatrices de la division de Gaza et des combattants de la Sayeret Golani ont repéré plusieurs terroristes sortant d’un accès souterrain dans un secteur ouvert. Les forces ont immédiatement ouvert le feu, depuis les airs et depuis le sol, puis lancé une poursuite active. Malgré cela, d’après les évaluations d’Aman, les terroristes ont réussi à se soustraire au contact, déclenchant une vaste opération de recherche.

Cet incident met en lumière un fait que Tsahal répète depuis des mois : la présence persistante de réseaux souterrains actifs à Rafah, malgré les frappes, les opérations ciblées et l’élimination de nombreux cadres du Hamas. Le réseau de tunnels, surnommé parfois « métro de Gaza », demeure l’un des défis tactiques les plus complexes auquel l’armée israélienne doit faire face. Selon le Commandement Sud, des dizaines de terroristes seraient encore retranchés dans ces infrastructures souterraines, dont certaines s’étendent sur plusieurs kilomètres.
Contexte sur les tunnels du Hamas – rapport ONU (2023) :
https://www.un.org/unispal/document/underground-infrastructure

Les premières informations indiquent que les terroristes, probablement anéantis par la faim, la pression psychologique et la dégradation progressive des conditions sous terre, ont pris le risque de sortir par un point d’accès identifié. Les observatrices de la division de Gaza – un maillon essentiel du système de détection de Tsahal – ont rapidement signalé l’activité suspecte. La Golani, opérant en coordination avec l’Armored Division 162, a engagé des tirs immédiats et poursuivi les fugitifs sur plusieurs centaines de mètres.

Malgré le contact initial, les terroristes sont parvenus à s’évanouir dans la zone urbaine, probablement en empruntant des structures souterraines secondaires. Pour Tsahal, cet épisode confirme que, même après des mois d’opérations intensives, le réseau souterrain du Hamas conserve une capacité résiduelle, même affaiblie. Les forces israéliennes poursuivent les recherches, mobilisant drones, chiens d’assaut, unités du génie et systèmes de renseignement avancés.

Les renseignements d’Aman ont précisé que l’incident s’est déroulé dans un secteur déjà connu pour abriter plusieurs ramifications souterraines. Lors du week-end précédent, dix-sept terroristes avaient été détectés dans la même zone. La majorité a été éliminée par des tirs de Tsahal, tandis que d’autres ont été arrêtés et transférés au Shin Bet pour interrogatoire.
Analyse – Times of Israel (tunnels, situation à Rafah) :
https://www.timesofisrael.com/tag/rafah

Dans un autre incident, rapporté hier par Tsahal, des combattants de la brigade 188 ont identifié plusieurs terroristes franchissant le « kaveh tza’hov » — la ligne jaune délimitant la zone d’opération — et se dirigeant vers des forces israéliennes dans le nord de Gaza. Les soldats ont immédiatement ouvert le feu et éliminé deux terroristes qui représentaient une menace directe. Quelques heures plus tard, dans un autre secteur, la brigade Carmeli a intercepté un autre groupe qui tentait lui aussi d’approcher les forces en opération. Là encore, deux terroristes ont été neutralisés.

Ces incidents répétés témoignent de la pression constante exercée par le Hamas, qui tente, malgré de lourdes pertes, de maintenir des capacités opérationnelles et de provoquer des attaques opportunistes. Tsahal a rappelé que ces mouvements terroristes ne sont pas des signes de force, mais plutôt des tentatives désespérées d’opérer en surface lorsque la vie dans les tunnels devient insoutenable. Les services de renseignement estiment que la nourriture, les médicaments et les munitions manquent cruellement au sein des réseaux souterrains, réduisant la marge de manœuvre des cellules terroristes.

Au cours des derniers jours, les forces israéliennes ont intensifié les opérations ciblées contre les tunnels. Sur la base d’informations précises fournies par le Shin Bet, des unités du génie ont découvert plusieurs galeries encore utilisées par des cellules du Hamas pour se déplacer entre les quartiers de Rafah. L’objectif stratégique demeure inchangé : démanteler systématiquement la totalité du réseau souterrain afin de priver le Hamas de sa principale infrastructure militaire.
Contexte global sur le Hamas – BBC :
https://www.bbc.com/news/world-middle-east

Dans ce cadre, Tsahal a publié vendredi des informations sur une opération massive à l’est de Rafah, au cours de laquelle six terroristes ont été éliminés et cinq autres arrêtés. Au total, quinze membres du Hamas étaient sortis d’un tunnel à deux points distincts. L’opération, menée conjointement avec le Shin Bet, visait à neutraliser des cellules responsables d’attaques répétées contre les forces israéliennes.

Parallèlement, la brigade Nahal opérant dans une zone adjacente a intercepté cinq terroristes qui se sont rendus volontairement. Ceux-ci ont été transférés pour interrogatoire dans un centre du Shin Bet sur le territoire israélien. Selon les premières évaluations, certains d’entre eux seraient impliqués dans des activités de logistique souterraine, notamment l’acheminement de vivres et de munitions.

L’incident de Rafah, où les terroristes ont réussi à se volatiliser après leur sortie de tunnel, agit comme un rappel : la lutte contre le Hamas n’est pas seulement une confrontation de surface. Elle se déroule dans un environnement multi-dimensionnel où chaque mouvement, chaque galerie, chaque ouverture peut devenir un point d’engagement ou une zone d’évasion. Pour Israël, l’élimination complète de ces infrastructures est un impératif sécuritaire. Tant que les terroristes disposeront de refuges souterrains, ils pourront tenter de surprendre, d’attaquer ou de s’échapper, même affaiblis.

Dans son analyse, un officier du Commandement Sud l’a résumé ainsi : « Nous avons détruit la plupart des tunnels stratégiques, mais il reste des poches. Nous savons où elles sont, et nous irons les chercher une par une. »
La bataille de Rafah n’est donc pas seulement militaire : elle concerne l’élimination d’un système clandestin conçu pour survivre, manipuler et frapper. Malgré les défis, Tsahal démontre quotidiennement sa supériorité en renseignement, en précision et en endurance — trois éléments essentiels dans une guerre souterraine où chaque erreur peut coûter des vies.

 

Les propos de Naftali Bennett ravivent la bataille politique : entre calculs d’alliances et lutte pour le leadership

0

L’enregistrement révélé par Kan 11 dans lequel Naftali Bennett déclare qu’il ne ferme pas la porte à une coalition avec les partis arabes ou les partis ultra-orthodoxes a suffi à ouvrir une nouvelle brèche dans le paysage politique israélien. Quelques phrases enregistrées en privé, mais qui exposent une vérité stratégique que beaucoup pressentaient déjà : Bennett prépare son retour, et il le fait en adoptant une ligne de flexibilité maximale, prêt à recomposer les cartes politiques pour s’imposer comme l’alternative la plus crédible à Benjamin Netanyahu. Dans l’enregistrement diffusé par Kan News, il reconnaît explicitement : « S’il manque des mandats, alors il faudra faire des compromis dans mille domaines ». Une phrase qui, dans l’arène politique israélienne, fait l’effet d’un séisme.

L’ancien Premier ministre sait que sa défaite de 2022 a laissé une trace profonde chez l’électorat de droite, en particulier dans le Likoud, qui lui reproche encore l’alliance avec Yair Lapid et Ra’am. Les partisans du bloc national lui ont collé l’étiquette de “traître à la droite”, tandis que la gauche n’a jamais réellement adopté sa figure, trop marquée par une rhétorique sécuritaire dure. Aujourd’hui, Bennett cherche manifestement à restructurer ce centre-droit où se concentrent les électeurs indécis. Son calcul devient visible : contourner l’érosion du Likoud, exploiter le rejet d’une partie du public envers Netanyahu, et se présenter comme le seul chef capable de rassembler des camps incompatibles. Le message adressé à l’électorat est limpide : lui seul peut empêcher l’arrivée d’un gouvernement de gauche, tout en garantissant une orientation sécuritaire ferme.

L’extrait diffusé sur les réseaux sociaux par Kan inclut une phrase qui éclaire encore davantage les intentions de Bennett : « Les électeurs du Likoud ne voteront jamais pour un gauchiste. Si c’est Bennett contre Netanyahu, ils voteront Bennett ». Ce passage dit tout. La bataille ne se joue pas contre les partis arabes, ni contre les Haredim : elle se joue au sein du camp national, sur l’identité du leader capable de contenir ou de remplacer Netanyahu. Pour la première fois depuis son départ, Bennett affirme précisément ce qu’il n’osait pas dire publiquement : il pense pouvoir reprendre le flambeau de la droite traditionnelle en se positionnant comme le seul candidat acceptable à la fois par les modérés et par les conservateurs.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. À droite, certains y voient la confirmation de ce qu’ils dénoncent depuis longtemps : un Bennett prêt à tout pour gouverner, quitte à s’allier avec les ennemis idéologiques de la droite. À gauche, d’autres analysent ses propos comme un signe de pragmatisme politique dans une société fracturée. Mais c’est au sein du bloc centriste que ses mots risquent d’avoir l’effet le plus marquant : l’électorat qui oscille entre Benny Gantz, Gideon Saar, Avigdor Liberman ou les partis du centre-gauche commence peut-être à voir en Bennett un candidat capable d’unifier un large front alternatif. En s’autorisant à parler d’alliances flexibles, il fait un clin d’œil à l’aile la plus rationnelle de la politique israélienne, où les dogmes sont parfois moins importants que la capacité à gouverner.

La résurgence médiatique de Bennett intervient dans un contexte particulièrement sensible. Israël se trouve en pleine recomposition stratégique, à l’intérieur comme à l’extérieur. Sur le plan sécuritaire, le pays doit gérer simultanément la menace iranienne, l’agressivité du Hezbollah — dont la dynamique s’est encore accentuée depuis l’élimination d’Ali Tabatabai, numéro deux militaire du mouvement — et une situation explosive en Cisjordanie. Sur le plan politique, les tensions internes restent vives, marquées par les séquelles du 7 octobre et les critiques envers la gestion de la crise par le gouvernement. Dans ce paysage, Bennett tente manifestement de se poser en homme d’État responsable, capable de faire ce que les autres n’osent pas faire : assumer devant le public que la survie politique passe par des compromis.

Il faut toutefois rappeler que Bennett n’en est pas à son premier paradoxe politique. Lorsqu’il avait constitué en 2021 le gouvernement d’union avec Yair Lapid, Gideon Saar et Mansour Abbas, il avait déjà revendiqué la nécessité de dépasser les lignes rouges idéologiques au nom de la stabilité nationale. Une démarche qu’une partie de la population avait jugée courageuse, et que l’autre avait vécue comme une trahison. En évoquant aujourd’hui à nouveau la possibilité d’un accord avec les partis arabes ou ultra-orthodoxes, il semble assumer pleinement cette ligne : l’efficacité avant la pureté idéologique.

Pour les partis arabes, les propos de Bennett constituent un signal intéressant. Eux aussi savent que la carte de la « normalisation politique » est une des seules voies pour éviter une marginalisation électorale. Longtemps présentés comme des acteurs extérieurs, ils ont cherché depuis Ra’am et Mansour Abbas à s’intégrer davantage au jeu politique. Si Bennett laisse entendre que les portes ne sont pas fermées, ils y verront probablement une opportunité de renforcer leur poids en cas de Knesset fragmentée. Quant aux partis ultra-orthodoxes, qui oscillent régulièrement entre les deux blocs, ils pourraient aussi y voir une carte de négociation supplémentaire, surtout dans une période où leur relation avec Netanyahu est marquée par des tensions internes silencieuses.

Mais c’est surtout l’électorat de droite qui se trouve placé au centre de cette équation. Bennett pense clairement que cet électorat veut un changement d’incarnation, pas nécessairement un changement d’idéologie. Sa phrase la plus révélatrice — selon laquelle les électeurs du Likoud ne voteront pas pour un gauchiste, mais pourraient voter pour lui — montre qu’il se positionne comme l’héritier naturel d’un courant national libéral, sioniste, sécuritaire et pragmatique. Une posture qui vise à récupérer les électeurs déçus mais pas encore détachés du camp national.

La dynamique politique à venir dépendra désormais de deux facteurs : la capacité de Bennett à recréer une structure partisane solide, et l’évolution des enquêtes et décisions judiciaires touchant plusieurs personnalités politiques israéliennes. Si la scène continue de se fragmenter, sa théorie d’une large coalition flexible pourrait séduire un public en quête de stabilité. Si, en revanche, le bloc de droite se resserre autour de Netanyahu, alors Bennett risque de se retrouver dans la même position qu’en 2022 : celle d’un leader sans base naturelle.

Dans un pays où les crises sécuritaires, diplomatiques et sociales s’accumulent, la question posée par l’enregistrement diffusé est peut-être plus profonde qu’elle n’y paraît. Elle ne concerne pas seulement Bennett, ni même les partis arabes ou ultra-orthodoxes. Elle questionne la capacité d’Israël à sortir d’un système politique paralysé par des lignes rouges figées. Et si l’ancien Premier ministre réussit à imposer l’idée qu’un gouvernement national fort peut être construit sur des alliances anciennement impensables, il pourrait bien remodeler durablement la politique israélienne.

Reste à savoir si l’électeur israélien — particulièrement après le traumatisme du 7 octobre — accordera sa confiance à un leader qui revendique ouvertement la flexibilité stratégique. Ou s’il préférera s’accrocher à des blocs plus rigides, mais perçus comme plus cohérents. L’avenir politique d’Israël pourrait bien se jouer autour de cette question : gouverner avec qui, et à quel prix ?