Accueil Blog Page 46

Une esthéticienne d’origine palestinienne se vante d’avoir humilié un couple juif – et la vidéo se retourne contre elle

0

Une esthéticienne palestinienne de Staten Island, Amaan Massoud, propriétaire de la marque de beauté Pure with Nature, fait face à une vague d’indignation après avoir publié sur TikTok une vidéo où elle raconte, en se moquant, comment elle a volontairement humilié un couple juif lui demandant de l’aide dans un parking à New York. La vidéo, rapidement supprimée mais largement relayée sur X, a été vue des centaines de milliers de fois.

Dans son récit filmé, Massoud explique que le couple l’a approchée pour lui demander de passer sa carte bancaire afin de payer leur stationnement, en lui proposant de la rembourser en espèces. Elle raconte avoir refusé sèchement et posé une condition : « Je le ferai seulement si vous dites Free Palestine. » Selon elle, l’homme, déconcerté, lui aurait répondu en arabe : « Excuse-moi ? », puis « non » d’un ton ferme. Massoud se moque du couple, critiquant leur « audace » d’oser demander de l’aide « en étant ce qu’ils sont et ce qu’elle est ».

Elle poursuit sa tirade en ridiculisant l’homme pour avoir détourné le regard et conclut sa vidéo dans une insulte vulgaire : « Vous savez quoi ? Allez vous faire foutre. » Le ton méprisant, assumé, et le caractère gratuit de l’humiliation ont immédiatement suscité des réactions outrées sur les réseaux sociaux.

Les internautes s’indignent : « Humilier des Juifs dans un parking ne fait rien avancer pour les Palestiniens », écrit l’un d’eux. D’autres dénoncent la banalisation d’un discours agressif et le mépris envers les Juifs. Un autre utilisateur écrit : « Free Palestine est devenu un prétexte pour justifier l’antisémitisme. »

La polémique prend d’autant plus d’ampleur que Massoud dirige une entreprise de produits cosmétiques, exposée sur les réseaux, et que ses propos pourraient désormais affecter sa réputation professionnelle. Le contraste entre son image publique et la cruauté assumée de sa vidéo renforce encore la réaction de rejet.

L’affaire illustre, une fois encore, comment les réseaux sociaux peuvent transformer un geste de provocation en scandale national, surtout dans un climat déjà explosif autour des questions identitaires et du conflit israélo-palestinien. Ce qui se voulait une « blague » filmée a exposé une animosité ouverte et un mépris assumé — et rappelle jusqu’où peut aller la rhétorique anti-juive lorsqu’elle est encouragée en ligne.

Zeava Gal-On tranche : “Les soldats ont procédé à une exécution”

0

L’ancienne députée Zehava Gal-On a relancé la polémique autour des images de Jénine, où des combattants du YAMAM ont été filmés tirant sur des terroristes déjà immobilisés après leur arrestation. Dans une interview à la radio publique israélienne, elle rejette l’idée même d’une enquête et qualifie l’incident d’« exécution », suscitant un tollé immédiat.

Gal-On affirme avoir visionné plusieurs fois la séquence : « C’est une exécution — je n’en croyais pas mes yeux. Les Palestiniens étaient à terre, mains levées. Ils ont été abattus. » Interrogée sur sa sévérité envers des soldats risquant leur vie, elle répond que le dévouement de Tsahal n’autorise pas toutes les pratiques : « Les soldats de l’armée israélienne risquent leur vie pour l’État, mais cela ne permet pas de transformer la norme ‘Elor Azaria’ en procédure. Tout n’est pas permis. »

Elle accuse le ministre de la Sécurité nationale de légitimer un climat où les limites se brouillent : « Pourquoi avons-nous besoin de la peine de mort si l’on exécute des gens avant même de les juger ? Nous devons nous défendre, oui, mais pas à n’importe quel prix. »

Ses propos déclenchent une vague de critiques, notamment de la part de militants pro-sécurité et de familles de soldats. Pour eux, l’incident de Jénine s’inscrit dans un contexte de combat urbain extrême, où les terroristes peuvent se relever, dissimuler des armes ou déclencher des engins explosifs dissimulés. La vidéo, disent-ils, ne peut être interprétée sans tenir compte des conditions du terrain.

Cette controverse survient alors que les forces israéliennes multiplient les opérations en Cisjordanie contre les cellules armées, dont plusieurs ont utilisé Jénine comme refuge. La question des règles d’engagement reste une ligne de fracture politique majeure : les uns dénoncent une dérive morale, les autres estiment qu’une telle critique affaiblit des unités d’élite déjà sous pression.

Gal-On, figure de la gauche israélienne, n’en est pas à sa première déclaration choc, mais celle-ci attise particulièrement les tensions dans une opinion encore marquée par les attaques du Hamas et par un durcissement général du climat sécuritaire.

L’affaire devrait continuer d’alimenter le débat entre défense des droits humains et impératifs opérationnels, avec en toile de fond une société israélienne fracturée entre méfiance croissante et exigence de fermeté.

Les hackers iraniens affirment avoir pénétré la voiture d’un scientifique nucléaire israélien

0

Un groupe de pirates informatiques liés à l’Iran, connu sous le nom de « Handala », affirme avoir réussi à s’introduire dans le véhicule d’un scientifique nucléaire israélien de haut rang et y avoir déposé un bouquet de fleurs rouges. Les images publiées par le groupe montrent ce qui semble être un intérieur de voiture, un bouquet posé sur le siège, et un message menaçant rédigé à la première personne.

Les hackers prétendent également avoir divulgué l’identité du scientifique visé et publié une liste de noms et de numéros de téléphone qu’ils attribuent — encore une fois selon leur version — à des membres de l’unité 8200. Aucun organisme de sécurité israélien ne confirme ces assertions, laissant ouverte la possibilité qu’il s’agisse d’un exercice de propagande destiné à semer la peur.

Dans le message adressé au « scientifique », les auteurs écrivent : « Hier, tu as reçu notre bouquet. C’est un objet apparemment inoffensif, mais as-tu remarqué son poids ? As-tu senti la présence derrière lui, les mains qui l’ont porté, les pas qui se sont éloignés juste avant que tu n’ouvres la porte ? Dis-nous comment va ta voiture. As-tu entendu le léger clic quand tu as touché la poignée ? Était-ce familier ? » Le ton, presque narratif, cherche à suggérer une intrusion physique, une proximité inquiétante.

Le texte poursuit : « Nous marchons dans tes rues. Nous respirons ton air. Nous nous tenons dans les endroits que tu pensais inaccessibles. L’illusion de sécurité de ton régime s’est déjà effondrée, silencieusement, sans alarme, sans avertissement. Dis à ton Premier ministre ceci : qu’il se préoccupe moins de contrôler les gens et davantage de les nourrir. La faim sous ses pieds s’intensifie d’heure en heure. »

Rien, à ce stade, ne permet de confirmer que les auteurs ont réellement pénétré le véhicule ou approché un scientifique, et l’absence de réaction officielle renforce l’hypothèse d’une opération de guerre psychologique. Le groupe Handala, actif depuis plusieurs années, s’attribue régulièrement des actions spectaculaires contre Israël, souvent sans preuve concrète.

Pour les experts israéliens, le danger ne réside pas seulement dans la possibilité d’une intrusion réelle, mais aussi dans la capacité de tels messages à semer l’inquiétude parmi les chercheurs, les militaires et les responsables de la sécurité. En évoquant une proximité physique avec une figure sensible, les hackers cherchent à créer l’impression que nulle cible n’est inaccessible — même si la réalité est toute autre.

De tels messages s’inscrivent dans un effort plus large des organisations cyber iraniennes pour alimenter la guerre de perception. Même en l’absence de preuves tangibles, la diffusion de photos, de listes de noms ou de récits détaillés contribue à façonner un récit où l’Iran apparaît capable d’atteindre le cœur même du système israélien. C’est précisément cette ambiguïté — entre menace réelle et manipulation — qui constitue l’arme principale de ce type d’opérations.

« Assis au sol sans tirer » : les révélations sur l’échec de l’armée de l’air le 7 octobre

0

Pendant près de trois heures, la plupart des avions de l’armée de l’air israélienne sont restés au sol, incapables de frapper les terroristes du Hamas qui franchissaient la barrière de Gaza. C’est l’un des constats les plus accablants d’un an de travail mené par le brigadier-général Oren Solomon, chargé d’examiner la conduite opérationnelle du commandement de Gaza le jour de l’attaque. Les témoignages diffusés dans un reportage télévisé exposent une chaîne d’erreurs, d’occasions manquées, et une difficulté profonde à comprendre la situation en temps réel.

Selon Solomon, tout commence dès la nuit précédant l’attaque. L’armée de l’air reçoit des informations de renseignement sur des mouvements inhabituels du Hamas, mais aucune véritable évaluation n’est effectuée. « Tout le monde reçoit le téléphone rouge, dit “oui, compris”, et raccroche. Aucun processus opérationnel n’est lancé », explique-t-il. Une jeune officier de la salle d’alerte passe plus de cinquante appels pour obtenir des informations supplémentaires auprès du renseignement militaire, sans succès. Les signaux existent, mais ne sont pas exploités.

À quatre heures du matin, le chef d’état-major Eyal Zamir effectue une évaluation de la situation et écarte presque totalement l’hypothèse d’une attaque aérienne du Hamas, et ce sans consultation avec le commandant de l’armée de l’air. Quelques heures plus tard, les postes israéliens sont aveuglés par des salves de drones et des roquettes artisanales qui détruisent plus de 80 % des dispositifs de surveillance. Six paramoteurs transportant des terroristes s’élèvent dans le ciel. Pendant ce temps, les autorités militaires continuent de fonctionner selon des hypothèses dépassées.

À 6h43, face à l’ampleur de la pénétration terrestre, la division de Gaza déclenche un protocole d’urgence. Pourtant, les avions israéliens reçoivent l’ordre d’exécuter une attaque préplanifiée, baptisée « Harv Demoklès », visant des infrastructures souterraines où ne se trouve personne. Alors même qu’à 6h53, un officier de la division avertit : « Nous avons plusieurs infiltrations massives. Nous élargissons l’autorisation de feu, d’accord ? », la coordination aérienne répond : « 100 % ». Mais les frappes sur les points d’infiltration n’arrivent pas.

Solomon décrit alors l’instant critique : « Au lieu de décoller pour frapper immédiatement les terroristes sur la barrière, les avions attendent. Ils planifient. Pendant presque trois heures, ils restent au sol. » Le commandant de division Aviram Rosenfeld supplie à plusieurs reprises l’armée de l’air d’attaquer la barrière. Le commandement sud, lui, insiste pour poursuivre l’opération prévue en profondeur. À 9h45, un ancien officier du renseignement de la division entre dans la salle de commandement et hurle : « Attaquez la barrière, pas les tunnels ! » Il est déjà trop tard.

Ce n’est qu’à 10h30 que des dizaines d’avions frappent enfin — non pas les terroristes qui se déplacent librement en territoire israélien, mais des centres opérationnels en profondeur, totalement déconnectés de l’urgence en cours. D’autres escadrons, mobilisés en parallèle sur une opération visant les stocks de roquettes du Hamas, ne peuvent intervenir. La chaîne de commandement, figée dans une doctrine trop centralisée, étouffe toute initiative.

Plus tard, dans un séminaire interne, des pilotes expriment frontalement leur frustration. « La centralisation nous tue », déclare l’un d’eux. « Les ordres nous tuent », ajoute un autre. « Pas de tir sans autorisation, pas d’initiative. Celui qui ose est réprimandé. » Le commandant de l’armée de l’air, le général Tomer Bar, reconnaît : « Nous avons échoué. Nous n’avons pas remis en question l’idée que le Hamas était dissuadé. Notre préparation n’était pas adaptée. »

Le reportage révèle aussi des dilemmes tragiques : un pilote hésitant à frapper un véhicule par peur d’y toucher des soldats israéliens captives ; un autre observant une colonne de pick-up blancs — ceux-là mêmes qui quitteront la rave party de Reïm après avoir massacré des centaines de jeunes — sans recevoir l’autorisation de tirer faute d’identification claire. Dans le chaos du 7 octobre, personne dans le centre de commandement aérien n’informe les unités en vol de l’existence d’une fête de plusieurs milliers de jeunes ni de la présence de ces pick-up dans la zone.

Quatre mois plus tôt, un pilote avait pris sur lui de violer un ordre lors d’un accrochage près de Jénine, sauvant potentiellement la vie de soldats. L’armée avait alors jugé son initiative justifiée. Pourtant, ce précédent ne s’est pas répercuté dans la doctrine opérationnelle. Le 7 octobre, l’incapacité à agir autrement que selon des procédures figées a contribué à laisser passer l’irréparable.

L’armée israélienne affirme aujourd’hui que l’armée de l’air a respecté toutes les consignes reçues, mais reconnaît le « grave échec » dans la défense de la population. Les extraits du séminaire révèlent cependant un malaise plus profond : un système où la peur de se tromper l’emporte sur la nécessité d’agir, et où des décisions cruciales sont prises loin du terrain, alors que des milliers de vies dépendent de secondes perdues.

L’exemption de l’armée aux haredim, une disposition choquante quoique …  —  Par Philippe ARNON

0
Pour un observateur étranger, c’est à dire ne vivant pas en Israël et donc, percevant mal les subtilités existentielles de ce pays ô combien particulier, pour ne pas dire, iconoclaste, permettre à une partie de la population de ne pas accomplir ce que beaucoup dans toutes les nations du monde, appellent son devoir patriotique, est jugé injuste et donc déconcertant. D’autant plus qu’Israël, depuis sa création en 1948, est constamment visé, par ses voisins d’abord, puis par des pays plus lointains et enfin, par des hordes qui grossissent chaque jour plus, surtout en Occident bref, pour être concret et pragmatique, est voué pour tous, à disparaître et plus prosaïquement, à être purement et simplement exterminé ! Dès sa création, l’Etat a ainsi été contraint d’instaurer le service militaire obligatoire pour tous les hommes et femmes juifs. Or, après l’énormité de l’Holocauste, le judaïsme est fragillisé : 6 millions d’exterminés ont ruiné la foi, beaucoup en effet reprochent amèrement à Dieu sa passivité, son indifférence et finissent par se dire, dans une logique qu’on peut qualifier alors d’instinctive, que les Juifs ne sont pas finalement le peuple élu et partant, que Dieu n’a plus sa raison d’être. Et ce sentiment est aggravé par le fait que les quelques survivants désirant retourner dans leur domicile, sont confrontés à l’animosité et même à l’agressivité des autochtones comme en Pologne notamment. On a tous en tête le pogrom de Kielce qui s’est produit le 4 juillet 1946. Israël devient alors le seul lieu où vivre. Mais pour sa légitimation, j’allais dire géographique, Israël ne peut se passer du judaïsme, à savoir, de la spiritualité qui lui est propre. Israël sans le judaïsme, c’est une fleur dans le désert qu’on n’arrose pas et qui très vite, va s’assécher et donc mourir. Alors en 1949, l’Etat concède aux partis religieux ultra-orthodoxes, c’est à dire aux haredim, l’exemption de l’armée aux étudiants à temps plein des yeshivas : Torato Umanuto (la Torah est son métier). Il s’agit de revivifier le judaïsme, de renouer avec le bouillonnement du judaïsme dans les siècles passés.
Seulement voilà, cette exemption est devenue tout de suite un vrai problème dans la société israélienne. Beaucoup pensent en effet qu’il est tout à fait anormal que tous les jeunes hommes israéliens fassent l’armée, en termes concrets, aillent « se faire trouer la peau » pendant que les étudiants des yeshivas eux, sont bien à l’abri occupés à leurs études, en d’autres termes, sont bien « planqués ». Mais ce qui les mettent encore plus en colère c’est que certains d’entre les haredim, à savoir les antisionistes stricts, ne reconnaissent pas du tout l’Etat d’Israël tant que la venue du Messie ne s’est pas produite. C’est pourquoi ils refusent donc de servir l’armée, ne reconnaissent pas le gouvernement et les institutions publiques. Par contre, ils sont bien contents de vivre en Israël -ce qui est contradictoire-, de recevoir des subventions pour leurs yeshivas, des aides au logement et des allocations sociales. Bref, pour la majorité des Israéliens, ils vivent en parasites. Et ce qui déplaît également aux Israéliens lambdas, c’est que les haredim vivent dans des zones quasi fermées car ils n’aiment pas qu’on les traverse et encore moins les fréquentent, et avec des coutumes très strictes. Ces mêmes Israéliens lambdas reprochent aux Haredim le statut que ceux-ci réservent aux femmes. Ils les voient comme des gens vivant en marge, qui logiquement ne se mélangent pas et qui plus est, regardent souvent les autres avec une vraie condescendance. Bref, ils sont en fait un Etat dans l’Etat. Certains disent enfin que depuis que les Haredim étudient la Torah, c’est à dire depuis le XVIIIème siècle, même s’il y a toujours eu des yeshivas, ces mêmes Haredim ont dû depuis en extraire toutes les subtilités et qu’ainsi finalement, aujourd’hui, ils chercheraient un peu midi à quatorze heures ! Ce qui ferait d’eux des gens inutiles à la collectivité.
Il a résulté de ce véritable choc intra-israélien, une évolution chaotique de l’exemption avec plusieurs phases. De 1950 à 1970, toutes les tentatives de réforme pour recruter certains Haredim, ont échoué. De 1980 à 1990, l’Etat met en place des « frameworks » c’est à dire des cadres institutionnels et politiques qui gèrent les relations particulières avec les Haredim : ainsi, quelques milliers d’entre eux peuvent servir dans des unités spéciales ou civiles mais la mesure reste marginale. En 2002, la Knesset vote une loi pour évidemment rendre la conscription obligatoire pour les Haredim de 18 ans qu’elle assortit de sanctions en cas de refus. Celui-ci est pourtant toujours massif. En 2014, un accord politique prévoit un quota progressif mais là encore le refus est massif. De 2021 à 2025, on assiste à une pression de la Cour suprème qui décide en 2024 que l’exemption générale est illégale et qui oblige l’Etat à définir des quotas et des sanctions claires. Le Haredi doit avoir passé deux ans dans une yeshiva entre 14 ans et 18 ans. On en est là aujourd’hui : à la Knesset, les débats sont houleux sur le sujet, le refus demeure et seuls entre 5% et 10% de Haredim convoqués répondent à l’appel.
Naturellement, et à l’observation, on a vraiment l’impression que les Haredim sont des privilégiés, que leur argument consistant donc à étudier la Torah pour conforter le judaïsme n’est qu’un passe-droit relativement hypocrite vu le comportement par ailleurs souvent arrogant qu’ils manifestent vis à vis de la population israélienne en général et enfin qu’ils forment ainsi une sorte de noblesse au sens français du terme avec ce que cela sous-entend de dégoût et de rejet. En fait, l’Israélien lambda a l’impression que les Haredim ne servent pas l’intérêt général de la nation en la nourrissant de la spiritualité juive mais servent tout simplement, et bien égoïstement, leurs seuls intérets. Tout cela est vrai !  Ceci étant, face à l’effritement du judaïsme et à la laïcisation importante du peuple d’Israël, on doit reconnaître objectivement que la présence des Haredim par leur développement humain dû à la fécondité de leurs épouses, constitue un vrai rempart, un moyen incontestable de préservation du pays. Peut-être, les Haredim devraient-ils être moins cassants, plus tolérants, moins sectaires, moins renfermés, plus ouverts à leurs coreligionnaires, plus souriants finalement. Enfin, il n’est sans doute pas exacte d’affirmer péremptoirement que l’étude de la Torah n’a plus de raison d’être parce qu’avec le temps, elle a désormais révélé tous ses artifices, qu’elle a été déchiffrée et n’a donc plus rien à révéler. Au contraire, ne dit-on pas que « La Torah est plus large que la mer », c’est à dire qu’elle est infinie. En effet, face aux réalités nouvelles que sont la technologie, la bioéthique, l’économie et l’organisation sociale, une adaptation s’impose. Et puis, et surtout, à l’évidence, étudier la Torah, c’est se joindre à Hashem et ainsi affirmer que la vie a un sens parce que c’est Lui le Créateur de la Vie. C’est Le remercier d’avoir offert à Son peuple cette terre merveilleuse qui a pour nom Israël. Et je suis convaincu que si les Haredim et tous les autres Israéliens décidaient de faire chacun un pas vers l’autre, c’est fou comme Israël s’en sortirait renforcé, ce qui aujourd’hui, plus que jamais, est fondamental.
Je suis goy. Vive Israël !
Philippe ARNON

Il n’existe pas de terrorisme juif

0

Selon l’autrice Naama Drory, l’expression “terrorisme juif”, utilisée récemment pour qualifier les violences commises par des groupes de jeunes extrémistes en Judée-Samarie, est non seulement inexacte mais politiquement manipulée. Ces actes — incendies, dégradations, agressions — sont graves, inutiles, et nuisent à Israël, mais ne constituent pas du terrorisme au sens strict.

Elle explique : qualifier ces violences de “terrorisme” revient à minimiser le terrorisme arabe, qui frappe les Juifs depuis plus de 120 ans : massacres de 1929, Maalot, Oslo, meurtre de la petite Shalhevet Pass, famille Fogel, enlèvement de trois adolescents, assassinat d’Ori Ansbacher, et bien sûr le 7 octobre. Cette violence est organisée, soutenue socialement, institutionnalisée — ce qui n’a rien à voir avec les actions isolées de quelques dizaines de jeunes juifs immédiatement condamnées par la société israélienne.

Drory rappelle que même lorsqu’un général avait simulé l’enlèvement d’un Arabe par un Juif en 2024, l’opinion publique avait rejeté cette assimilation. Elle cite également les propos de responsables du Shin Bet ayant confondu “terrorisme juif” et “terrorisme arabe”, ce qui selon elle témoigne d’une perte de repères qui a contribué aux échecs du 7 octobre.

Elle conclut : il faut réserver le mot “terrorisme” à ce qu’il est réellement — une stratégie de terreur soutenue par une population et des institutions — pour éviter les amalgames et ne pas affaiblir la lutte contre le terrorisme palestinien.

France : un jeune Marocain ayant crié “sales Juifs” condamné à huit mois de prison

0

Un jeune homme de 25 ans, d’origine marocaine, a été condamné à huit mois de prison ferme et interdit d’approcher des synagogues après avoir insulté une famille juive à Béziers. L’incident a eu lieu un samedi, le 19 juillet, alors que la famille, composée de cinq personnes, marchait le long des boulevards Auguste-Albertini.

Selon la plainte, le jeune homme aurait crié depuis sa voiture : “Libérez la Palestine, sales Juifs !”. Des témoins l’ont suivi et filmé son véhicule, permettant son identification. Devant le tribunal, il reconnaît avoir crié “Libérez la Palestine”, mais nie avoir prononcé “sales Juifs”, affirmant que cela “ne correspond pas à [ses] valeurs”.

Il ajoute ne pas avoir su que les victimes étaient juives : “Je n’ai pas vu de kippa. Je ne savais pas qu’ils portaient des chapeaux ou des manteaux traditionnels. Si j’avais su, je n’aurais rien dit.”

Le procureur, peu convaincu, souligne que le père de famille — un dentiste juif lui-même d’origine marocaine — a parfaitement compris les insultes. En larmes à la barre, ce dernier lance au prévenu :
“Pourquoi me jeter ‘Libérez la Palestine’ à la figure ? Tu crois que je suis responsable ? Même cela, c’est une insulte : c’est le nouveau ‘sale Juif’. Mes petits-enfants ont été traumatisés.”

L’avocate de la famille, Corinne Serfati, rappelle :
“Pas un jour ne passe sans un acte antisémite en France. Dire ‘Libérez la Palestine’ à des Juifs dans la rue n’est pas innocent : c’est une manière codée de dire ‘sale Juif’.”

Le tribunal suit les réquisitions du procureur : 12 mois de prison dont huit ferme, interdiction d’approcher des synagogues, et 5 000 € d’amende. L’avocat du prévenu annonce faire appel.

“Hitler avait raison” et “Tais-toi, Juif” : la tempête antisémite menaçant Nigel Farage

0

Nigel Farage, leader du parti de droite radicale Reform UK, connu pour son combat contre l’immigration et actuellement largement en tête dans les sondages britanniques, fait face à de graves accusations concernant des comportements violents, racistes et antisémites lorsqu’il était adolescent, il y a plus de quarante ans. Après une semaine de silence, il s’est exprimé, mais sans démentir totalement.

Un reportage du Guardian a révélé des témoignages d’anciens camarades et professeurs de Dulwich College, une prestigieuse école privée, affirmant que le jeune Farage aurait harcelé des élèves juifs et issus de minorités, proféré des insultes comme “Hitler avait raison” ou encore chanté “envoyez-les tous dans les chambres à gaz”.

Peter Ettedgui, un ancien élève juif devenu cinéaste primé, raconte que Farage “surgissait” derrière lui pour lui dire : “Hitler avait raison” ou “Mettez-les tous au gaz”. Un autre témoin affirme qu’il chantait :
“Mettez tous les Pakis, tous les Yids, tous les Coons dans les chambres à gaz.”

Farage, interrogé par la BBC, nie avoir jamais “blessé quelqu’un directement” mais reconnaît que “c’était il y a 49 ans” et que certaines plaisanteries “peuvent être interprétées différemment aujourd’hui”. À plusieurs reprises, il évite de confirmer “catégoriquement” les dénégations de son porte-parole, créant davantage de confusion.

Ces révélations provoquent une onde de choc dans un contexte où Reform UK promet une politique d’immigration extrêmement dure et aspire à mettre fin à des décennies d’alternance entre conservateurs et travaillistes. Le Premier ministre Keir Starmer qualifie les accusations de “très préoccupantes”.

Plusieurs témoins cités dans l’enquête affirment ne pas prétendre que Farage a conservé ces opinions aujourd’hui, mais exigent de la “clarté morale” de la part d’un homme susceptible de devenir Premier ministre. Farage, qui a bâti sa carrière sur le Brexit et la lutte contre l’immigration musulmane, nie toute appartenance à des groupes extrémistes mais n’a pas présenté d’excuses claires.

L’affaire divise profondément la scène politique britannique et relance le débat sur l’antisémitisme latent dans certains milieux nationalistes. Selon d’anciens élèves de Dulwich College, Farage avait été décrit à l’époque par certains enseignants comme un “fasciste”, notamment en raison de son admiration pour le politicien anti-immigration Enoch Powell.

Ses adversaires reprochent également à Reform UK une “culture toxique” : plusieurs membres ont récemment tenu des propos racistes, sans être exclus du parti. Les critiques appellent Farage à assumer son passé et à s’excuser auprès des victimes, faute de quoi il “n’est pas apte à diriger le pays”.

 

Du christianisme aux lignes de front : l’histoire bouleversante de Levi Prager, le réserviste venu de Hollande qui a découvert sa judéité à 17 ans

0

L’histoire de Levi Prager pourrait être un scénario de cinéma : un adolescent élevé comme chrétien aux Pays-Bas qui découvre à 17 ans, presque par accident, qu’il est juif — avant de devenir soldat de Tsahal, réserviste dévoué et militant acharné pour les droits des soldats isolés. Le récit publié par Ynet retrace le parcours singulier de ce jeune homme, dont la quête d’identité l’a mené des églises néerlandaises aux combats les plus intenses de la guerre contre le Hamas.

Tout commence en 2016, lorsque sa grand-mère, Sara, reçoit un document officiel du gouvernement allemand. On y reconnaît la survivante de la Shoah parmi les ayants droit à des compensations. Pour la famille, c’est presque une anecdote. Pour Levi, c’est un choc. Il comprend soudain que son identité familiale repose sur un secret : sa grand-mère avait caché sa judéité après la guerre, « par peur que l’histoire se répète », dit-il. Il grandit pourtant comme un chrétien ordinaire, fêtant Noël, Pâques, allant à l’église avec sa grand-mère.

Mais ce document réveille quelque chose. « J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose », raconte-t-il. À la recherche d’un repère, il tape un jour sur Google : “Juifs aux Pays-Bas”. La première adresse qui apparaît est celle du Beth Habad d’Almere. Il s’y rend, rencontre l’émissaire du mouvement, qui confirme : il est juif selon la halakha.

Cette révélation bouleverse son existence. Il commence à étudier le judaïsme, célèbre sa bar-mitsva à 18 ans, puis rejoint un programme Taglit-Birthright pour découvrir Israël. Contrairement à la plupart des participants, qui repartent ensuite chez eux, Levi comprend immédiatement : sa vie est ici.

Il fait son aliyah via Nefesh B’Nefesh, s’installe au kibboutz Maagan Michael, apprend l’hébreu et travaille dans les espaces verts. Le jeune Néerlandais s’enrôle ensuite dans Tsahal. Destiné au renseignement, il insiste pour servir dans une unité combattante : il rejoint finalement la Sayeret Nahal, l’une des unités d’élite.

Au fil des années, Prager effectue plus de 300 jours de réserve, tout en étudiant à l’Université Reichman (ex-IDC Herzliya). Lorsque le Hamas attaque Israël le 7 octobre, Levi est en vacances aux Pays-Bas, prêt à commencer un nouveau semestre. Il allume la télévision, voit les images du massacre, et annonce à ses parents : « Je rentre pour me battre avec mes amis ». Il n’y a pas de vols. Il attend quatre jours, puis embarque dans un avion bondé de soldats revenant d’un bout du monde.

En Israël, il rejoint sa compagnie de réserve, chargée de l’évacuation et du sauvetage des blessés. Pendant des semaines, il vit dans le chaos, combattant, aidant, portant sur ses épaules des camarades gravement blessés. Il admet que le choc psychologique a laissé des traces. Il n’a pourtant jamais envisagé de partir. « Je me sentais juif, je me sentais Israélien. Je ne pouvais pas être ailleurs », raconte-t-il.

À l’université, malgré ses absences prolongées, le personnel académique se plie en quatre pour l’aider. Une conseillère lui est assignée pour prévenir les professeurs lorsqu’il est mobilisé, lui préparer des programmes personnalisés à son retour. « C’était incroyable », dit-il. « Certains professeurs m’ont même aidé bénévolement, après les cours, dans des cafés. »

Son engagement dépasse pourtant sa propre trajectoire. Levi milite depuis quatre ans dans l’association “Matsmikhim Knafayim”, dédiée aux soldats isolés — nouveaux immigrants, jeunes sortis du monde haredi ou jeunes sans soutien familial. Il témoigne à la Knesset, exige plus de droits, raconte aux députés la dure réalité des soldats sans foyer stable. L’un de ses discours est devenu viral :
« Je me suis séparé de mes parents en Hollande sans savoir si je les reverrais. Je me bats pour Israël, mais je dors sur des canapés, de maison en maison. Beaucoup de soldats isolés n’ont nulle part où aller. »

Le témoignage résonne d’autant plus fort que Levi lui-même a vécu une rupture sentimentale qui l’a laissé sans famille d’accueil. « C’était très dur », admet-il. Il poursuit néanmoins ses études et son engagement, convaincu que « chaque soldat isolé mérite un toit, un soutien psychologique, une chance de réussir. »

L’histoire de Levi Prager est celle d’une identité retrouvée, d’un courage discret, d’un devoir assumé. Mais elle dit aussi quelque chose d’Israël : ce pays qui peut absorber, intégrer et transformer un jeune néerlandais chrétien en soldat fier de son uniforme. Un Israël accueilli comme une maison retrouvée.

Dans un monde où l’antisémitisme renaît, où des jeunes juifs cachent leur étoile de David dans les campus européens et américains, Levi Prager a fait le chemin inverse : il a choisi d’être juif au grand jour — au front, en uniforme, en hébreu.

Un choix que seule une identité profondément ressentie peut expliquer.

 

Voici la ville où l’espérance de vie est la plus élevée en Israël, selon le rapport du CBS

0

Le dernier rapport du Bureau central des statistiques (CBS) dresse un portrait saisissant des inégalités sociales en Israël, révélant notamment quelles villes offrent à leurs habitants la vie la plus longue — et lesquelles restent à la traîne. Sans surprise, la corrélation entre richesse, éducation et santé ressort avec une clarté brutale : dans les villes les plus favorisées, on vit près de dix ans de plus que dans les localités les plus pauvres.

La ville qui enregistre l’espérance de vie la plus élevée d’Israël est Modi’in-Maccabim-Reout, avec une moyenne remarquable de 87,5 ans. Ce chiffre dépasse d’environ 5 % la moyenne nationale, qui s’établit entre 2019 et 2023 à 83,1 ans. À l’autre extrémité du classement, la ville où l’espérance de vie est la plus basse est Umm al-Fahm, avec seulement 78,8 ans, un écart qui témoigne de fractures profondes dans l’accès aux soins et dans les conditions de vie.

Juste derrière Modi’in, on retrouve des villes à haut niveau socio-économique : Raanana (86,7), Hod Hasharon (85,7), Givatayim (85,4), Kfar Saba (85,3) et Herzliya (85,2). Toutes appartiennent aux groupes socio-économiques supérieurs et bénéficient d’une forte concentration de diplômés, d’un accès facilité aux services médicaux et d’un niveau de vie globalement élevé.

Les grandes villes, étonnamment, se situent autour de la moyenne haute : Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa affichent toutes une espérance de vie comprise entre 85,3 et 85,4 ans. Pour Haïfa, longtemps pointée du doigt pour sa pollution industrielle, ces chiffres constituent un démenti intéressant aux études alarmistes des dernières années.

À l’inverse, plusieurs villes à faibles revenus figurent parmi les dernières du classement : Acre (79,2), Rah’at (79,8), Tibériade (80,5), Lod (80,5) et Nazareth (80,5). Ces localités cumulent souvent éloignement des grands hôpitaux, densité de population, pauvreté accrue et systèmes éducatifs fragilisés.

Ce constat, déjà bien connu des experts en santé publique, est confirmé par les données du CBS : plus le niveau socio-économique d’une localité est élevé, plus ses habitants vivent longtemps. Plus il est bas, plus l’espérance de vie chute. La santé, en Israël comme ailleurs, reste étroitement liée à la qualité de l’environnement, au niveau d’éducation et au revenu familial.

Le rapport explore également l’univers du logement, révélant une autre facette frappante des inégalités. Quatre villes se démarquent par un taux très élevé de logements loués : Mitzpe Ramon (57 % de locations), Harish (51 %), Tel-Aviv (48 %) et Givatayim (42 %). À l’opposé, à Umm al-Fahm et Nazareth, moins de 10 % des logements sont loués, signe de profils socio-économiques différents — mais également de faibles capacités de mobilité résidentielle.

Du côté de l’éducation, la divergence est tout aussi nette. Dans les deux déciles les plus élevés, 60 % des habitants sont titulaires d’un diplôme universitaire. Dans les localités les plus pauvres, ils ne sont que 12 %. L’une des communautés les plus éduquées du pays se trouve à Elkana, où 74 % des habitants possèdent un diplôme académique. Dans les grandes villes, Tel-Aviv se distingue avec 48 % de diplômés, suivie de Haïfa (35 %) et Jérusalem (18 %). Ces chiffres, très hétérogènes, influent directement sur les revenus, la santé et l’accès aux services essentiels.

Le rapport aborde également les taux de réussite au baccalauréat. Sans surprise, les villes les plus aisées dominent : Givatayim et Modi’in dépassent 90 % de réussite, suivies de Herzliya, Hod Hasharon et Raanana (environ 90 %). À l’inverse, les villes à majorité haredi – Modi’in Illit, Bnei Brak, Beitar Illit et Beit Shemesh – enregistrent des taux inférieurs à 10 %, reflet d’un système éducatif souvent déconnecté du cursus officiel.

Pour les autorités locales, ce rapport met en lumière trois urgences : réduire les écarts éducatifs, améliorer l’accès aux soins dans les villes périphériques, et lutter contre les inégalités structurelles qui fragilisent les populations les plus pauvres. Pour Israël, dont la population vieillit rapidement, ces données sont un miroir sans concession.

Ce qui ressort avec le plus de force du rapport du CBS, c’est que la santé n’est pas simplement affaire de biologie, mais de contexte : infrastructures, niveau de vie, distance aux hôpitaux, qualité de l’éducation, exposition à la pollution. Vivre à cinq kilomètres de plus d’un centre médical peut, littéralement, faire perdre des années de vie.

L’espérance de vie en Israël reste élevée par rapport à la moyenne mondiale, mais les écarts internes montrent une réalité complexe : un pays innovant, performant et moderne, mais aussi profondément inégalitaire. Et tant que la carte socio-économique du pays continuera de se superposer à celle de la santé, ces écarts resteront visibles — et lourds de conséquences.