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Netanyahou promet : “Le Hamas sera désarmé et Gaza démilitarisée — par la voie facile ou par la voie dure”

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La guerre s’achève officiellement, mais le ton du Premier ministre israélien ne laisse aucun doute : la victoire militaire n’est qu’une étape, pas une fin. Dans une déclaration enregistrée et diffusée vendredi midi, Benyamin Netanyahou a célébré “l’un des plus grands accomplissements de la guerre de renaissance” : le retour de tous les otages, vivants et morts, tout en annonçant la poursuite de la pression contre le Hamas jusqu’à sa désintégration totale.

« Nous avons promis de ramener tous nos otages, sans exception — nous avons promis, et nous avons tenu parole », a-t-il déclaré d’un ton grave, avant d’ajouter : « Si le Hamas se désarme pacifiquement, tant mieux. Sinon, il sera désarmé par la voie dure. »

Une victoire sous tension

Cette déclaration intervient au lendemain du retrait partiel de Tsahal de la bande de Gaza, conformément à l’accord conclu dans le cadre de la trêve et de la restitution des otages. L’armée a confirmé que les forces israéliennes s’étaient repositionnées “selon les lignes convenues”, laissant derrière elles une zone pacifiée sous haute surveillance.

Mais pour Netanyahou, la fin des combats ne signifie pas la fin de la guerre :

« Ce n’était pas facile. J’ai résisté à des pressions énormes — internes et externes : on me demandait de ne pas entrer à Rafah, de ne pas prendre le couloir de Philadelphie, d’arrêter les opérations. J’ai refusé. Mon seul critère a toujours été la sécurité d’Israël. »

Le chef du gouvernement a rappelé que de nombreux experts affirmaient qu’il serait “impossible” de récupérer les otages sans se retirer totalement de Gaza. “Ils avaient tort”, martèle-t-il. “Nous avons prouvé qu’en combinant pression militaire et diplomatique, avec le soutien du président américain Donald Trump, il était possible d’obtenir ce que tout le monde jugeait irréalisable.”

Le pari du double étau : Tsahal + Trump

Cette référence appuyée à Donald Trump n’est pas anodine. Depuis son retour à la Maison-Blanche, l’ancien président américain a fait de la stabilisation de Gaza un test diplomatique majeur. Il a soutenu la ligne dure israélienne : maintenir une présence militaire dans le périmètre de Gaza tout en contraignant le Hamas à accepter un accord global de désarmement.

Netanyahou le reconnaît sans détour :

« La combinaison de la force de Tsahal et de la pression politique de notre grand allié américain a forcé le Hamas à capituler. Nous tenons la bande de Gaza par tous les points stratégiques. »

D’après les médias israéliens Ynet et Maariv, les clauses de l’accord prévoient en effet une phase de démilitarisation progressive supervisée par des médiateurs internationaux, suivie d’un plan de reconstruction piloté par des pays arabes modérés, sous garantie américaine.

Un Netanyahou combatif face à la lassitude intérieure

Après deux ans de guerre, la société israélienne est épuisée. Les familles d’otages libérés pleurent encore leurs morts, et la population redoute que le prix du cessez-le-feu soit trop élevé. Mais le Premier ministre reste inflexible.

« Beaucoup disaient : “Vous n’en ramènerez aucun vivant.” Nous les avons tous ramenés. Certains ne reviendront pas dans les bras de leurs proches, mais ils sont revenus dans les bras de la nation », a-t-il déclaré, la voix brisée.

Selon lui, la guerre n’aura pas été vaine : le Hamas a été brisé militairement, ses infrastructures anéanties, ses dirigeants éliminés ou traqués. La suite dépendra, dit-il, de la fermeté du pays : « Si le Hamas tente de se reconstruire, il comprendra que nous n’avons pas oublié comment frapper. »

L’ombre du prix à payer

Mais derrière la rhétorique triomphante, les critiques s’accumulent. À droite, certains reprochent au Premier ministre d’avoir cédé trop tôt à la pression internationale. À gauche, on l’accuse d’avoir prolongé inutilement les combats pour des raisons politiques.
Les familles endeuillées, elles, restent divisées : entre gratitude pour la libération des otages et colère face à la libération parallèle de prisonniers palestiniens dangereux.

L’éditorialiste Ben Caspit note dans Maariv :

« Netanyahou célèbre une victoire tactique, mais la vraie question demeure : qui gouvernera Gaza demain ? Si le Hamas n’est plus là, qui empêchera le chaos de revenir ? »

Une trêve armée, pas une paix

Le cessez-le-feu, entré en vigueur à midi, marque la fin officielle de la guerre de Gaza, mais la phase suivante s’annonce tout aussi décisive : désarmement du Hamas, supervision internationale, et reconstruction sous contrôle israélo-américain.

Netanyahou veut croire à une “victoire historique” :

« Nous avons rendu à Israël sa force et son honneur. Le Hamas sera désarmé, Gaza sera démilitarisée — par la voie facile, ou par la voie dure. »

Une promesse qui sonne comme un avertissement à tous les ennemis de l’État hébreu : la guerre est suspendue, mais la dissuasion reste intacte.

Le Premier ministre suédois critique Greta Thunberg : “Une décision très stupide”

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Le Premier ministre de Suède, Ulf Kristersson, a vertement critiqué lundi la militante écologiste Greta Thunberg après sa participation au convoi maritime pro-palestinien Global Sumud Flotilla en direction de Gaza. Alors qu’Israël a intercepté les navires et arrêté plus de 300 activistes étrangers, le chef du gouvernement suédois a qualifié cette expédition d’« acte irresponsable et dangereux », estimant que Stockholm ne pouvait pas « garantir la sécurité de citoyens suédois engagés dans des initiatives illégales à l’étranger ».

Interrogé par le quotidien Aftonbladet, Kristersson, dirigeant du Parti des modérés, n’a pas mâché ses mots : « Nous pensons que c’est très stupide de faire une chose pareille. Nous déconseillons fortement à quiconque de participer à des missions de ce genre, car elles sont risquées et nous ne pourrons pas toujours intervenir si quelque chose tourne mal. »

Le Premier ministre a toutefois indiqué suivre « avec sérieux » les informations relayées par la presse britannique selon lesquelles Greta Thunberg et d’autres militants auraient été détenus dans des conditions difficiles après leur arrestation par les forces israéliennes. « Nous verrons quelles de ces allégations seront confirmées », a-t-il ajouté, tout en précisant que « la Suède ne peut pas cautionner des actions qui enfreignent les lois internationales et la souveraineté d’un État allié ».

La jeune militante de 22 ans, devenue célèbre pour ses grèves scolaires pour le climat, a depuis plusieurs mois recentré son activisme sur la cause palestinienne. Sur ses réseaux sociaux, elle a publié des messages accusant Israël de “génocide” à Gaza et appelant à la “résistance”. Son engagement, autrefois unanimement salué dans le monde de l’écologie, s’est mué en militantisme politique radical, suscitant la controverse jusque dans son propre pays.

Le gouvernement israélien, de son côté, a rejeté toute accusation de mauvais traitements. Le ministère des Affaires étrangères a affirmé que « les activistes de la flottille ont été traités conformément au droit international, avec des conditions de détention standard et un suivi médical complet ». Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a été encore plus explicite : « Ces gens ont choisi de s’allier à une organisation pro-Hamas et d’enfreindre la loi israélienne. Ils méritent les conditions réservées aux terroristes, pas un hôtel. »

Ce lundi, les autorités israéliennes ont entamé le processus de rapatriement des militants arrêtés. Selon le Service pénitentiaire israélien, 171 activistes ont été transférés vers l’aéroport Ramon pour être expulsés, notamment à bord d’un avion grec transportant 161 passagers, parmi lesquels la Suédoise Greta Thunberg. D’autres ressortissants européens devraient être renvoyés via le pont Allenby en direction de la Jordanie.

Cette affaire met en lumière la tension croissante entre Israël et une partie des milieux militants européens. Pour Jérusalem, la participation de figures médiatiques comme Greta Thunberg à des actions pro-Hamas constitue une tentative délibérée de “blanchir le terrorisme” sous couvert d’humanitarisme. « Ces flotilles ne transportent ni médicaments ni vivres, mais de la propagande », a rappelé une source diplomatique israélienne à Infos-Israel.News (source).

En Suède, la polémique prend une tournure politique. Plusieurs députés conservateurs ont appelé à ce que Thunberg réponde de ses actes, évoquant une possible violation des lois nationales encadrant la participation de citoyens à des opérations de soutien à des groupes terroristes. À gauche, les Verts défendent leur compatriote : « Greta incarne la conscience morale de notre époque », a déclaré un élu du parti écologiste, dénonçant « une criminalisation inquiétante de la solidarité internationale ».

Mais au-delà de la querelle suédoise, cette affaire souligne un glissement plus large : celui d’une partie de la jeunesse occidentale vers un militantisme sans discernement, où Israël devient le bouc émissaire de toutes les frustrations idéologiques. Ce que le Premier ministre Kristersson a qualifié de “stupidité” est en réalité, pour beaucoup, une dérive morale.

Deux ans après le 7 octobre, alors qu’Israël commémore encore les 1 200 victimes de l’attaque du Hamas, la présence d’une militante européenne sur un bateau célébrant la “résistance palestinienne” résonne comme une provocation. Et elle interroge : comment une figure mondiale du climat, autrefois symbole d’espoir et de responsabilité, a-t-elle pu choisir de devenir la caution d’un mouvement aligné sur le Hamas ?

L’épisode de la Global Sumud Flotilla rappelle brutalement que, sous le vernis humanitaire, une guerre idéologique est à l’œuvre. Israël y répondra par la fermeté, la Suède par la prudence. Mais l’opinion publique, elle, devra choisir : entre la naïveté militante et la lucidité morale.

Greta Thunberg, Ulf Kristersson, Global Sumud Flotilla, Gaza, Israël, Ben Gvir, Suède, diplomatie, antisionisme, sécurité israélienne, Europe

« Vive le 7 octobre » : une invitation ignoble à Bologne pour « fêter » le massacre du Hamas

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Alors que le monde s’apprête à commémorer les deux ans du massacre du 7 octobre, une affiche apparue à Bologne a choqué l’Italie entière. Sous le slogan glaçant « Vive le 7 octobre » et « Vive la résistance palestinienne », des militants pro-palestiniens appelaient la population à se rassembler pour « célébrer » la tuerie perpétrée par le Hamas contre Israël. Grâce à une action rapide du ministère israélien des Affaires étrangères et de la municipalité, l’événement a finalement été annulé in extremis.

La scène s’est déroulée dans le nord de l’Italie, dans la ville universitaire de Bologne, symbole historique du progressisme italien. Une affiche, placardée dans plusieurs rues et relayée sur les réseaux sociaux, invitait les habitants à se réunir sur une grande place de la ville pour un rassemblement intitulé : « Viva il 7 ottobre – Viva la resistenza palestinese ». L’initiative serait venue d’un collectif local de la Gioventù Palestinese di Bologna (la jeunesse palestinienne de Bologne), déjà connue pour ses manifestations hostiles à Israël depuis le début de la guerre contre le Hamas.

Informée de cette provocation, l’ambassade d’Israël à Rome a immédiatement alerté les autorités italiennes. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a ordonné une action diplomatique urgente : « Nous ne pouvons tolérer qu’en Europe, on célèbre un massacre antisémite. Nous attendons des gouvernements amis qu’ils réagissent avec la même fermeté morale que face à tout autre terrorisme. » Le message a été reçu. Quelques heures plus tard, le ministère italien de l’Intérieur annonçait l’interdiction pure et simple de l’événement, appuyée par la police locale.

Le maire de Bologne, Matteo Lepore, a réagi publiquement : « C’est un événement honteux qu’il est impensable d’autoriser dans une ville civilisée. Le 7 octobre ne peut être célébré : c’est une date de douleur et de barbarie. » La communauté juive locale, très active, a elle aussi exercé une forte pression sur les autorités municipales. Le rabbin de la ville a dénoncé « un acte d’incitation à la haine », rappelant que des dizaines d’Italiens juifs avaient des proches parmi les victimes des kibboutzim israéliens attaqués ce jour-là.

Cet épisode s’inscrit dans un climat de tension grandissant en Italie. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de Giorgia Meloni fait face à un regain de manifestations pro-palestiniennes, souvent marquées par une rhétorique virulente contre Israël. Plusieurs ports, dont ceux de Gênes et de Naples, ont été bloqués par des dockers refusant de charger des navires de la compagnie israélienne ZIM. Quatre parlementaires italiens ont même participé à la récente flottille pour Gaza, avant d’être expulsés d’Israël.

Pour Rome, cette affaire est un test. L’Italie se veut à la fois solidaire d’Israël et attachée à la liberté d’expression. Mais lorsque celle-ci devient apologie du terrorisme, la limite est franchie. « La liberté d’expression n’a jamais signifié le droit d’honorer un massacre », a rappelé un porte-parole du ministère de l’Intérieur italien.

Côté israélien, la diplomatie a salué la réactivité italienne. Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël à Rome a affirmé : « Nous collaborons étroitement avec les autorités italiennes pour empêcher toute tentative de légitimer le terrorisme ou de glorifier les atrocités du Hamas. » Cette coordination diplomatique illustre la vigilance croissante d’Israël en Europe, où certains groupuscules d’extrême gauche ou islamistes tentent d’imposer un discours de haine sous couvert d’“antisionisme”.

Mais au-delà du scandale, cet épisode révèle une fracture morale profonde. Deux ans après le 7 octobre 2023, où 1 200 Israéliens furent assassinés dans leurs maisons et leurs villages, certains osent encore relativiser — voire célébrer — cette tragédie. Ce phénomène ne se limite pas à l’Italie : en France, en Espagne, en Allemagne, des manifestations similaires ont été observées. Dans plusieurs universités européennes, des professeurs ont été suspendus pour avoir justifié les crimes du Hamas au nom de la “résistance”.

Israël, de son côté, voit dans ces dérives le signe d’un effondrement moral de l’Occident face à la terreur islamiste. Comme le rappelait récemment le président israélien Itzhak Herzog : « Le 7 octobre a été le 11 septembre du monde libre. Ceux qui choisissent de le fêter n’ont rien compris à la civilisation qu’ils prétendent défendre. »

La diplomatie israélienne promet de rester en alerte. À Jérusalem, un haut responsable du ministère des Affaires étrangères confie : « Nous remercions nos alliés italiens, mais cette bataille n’est pas terminée. Les ennemis d’Israël exploitent les failles de la démocratie pour répandre leur haine. Nous devons y répondre par la vérité et la mémoire. »

L’affaire de Bologne, finalement étouffée avant qu’elle n’éclate, aura au moins servi de rappel : le 7 octobre n’est pas une date à fêter, mais à commémorer. C’est un jour de deuil pour Israël et pour l’humanité tout entière. Et ceux qui, en Europe, oublient cette évidence devraient se demander quel camp ils honorent vraiment — celui des victimes ou celui des bourreaux.

Israël : la militante espagnole du « Flottille de la honte » arrêtée après avoir mordu une agente de prison – pas encore expulsée

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Nouvel épisode dans la saga des activistes pro-palestiniens arrêtés lors du « Flottille Sumud » interceptée par la marine israélienne pendant Yom Kippour. Parmi les quelque 480 participants, une militante espagnole, Reís Rigo Serviye, âgée de 56 ans, s’est particulièrement illustrée — non pas par un geste humanitaire, mais par un acte de violence physique. Dimanche, elle a mordu une agente du Service pénitentiaire israélien (Shabas) alors qu’elle était détenue au centre de rétention de Ktzi’ot.

Ce lundi, la police israélienne a confirmé son arrestation et a demandé la prolongation de sa détention pour sept jours supplémentaires, alors que son expulsion, initialement prévue, a été suspendue. « La suspecte a attaqué une fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, un acte que nous considérons comme grave et délibéré », a précisé un porte-parole du Shabas. Les autorités israéliennes envisagent désormais de la poursuivre pour agression.

Reís Rigo Serviye, connue dans les milieux militants européens, se présente comme acupunctrice et « défenseure des droits humains ». D’après El País, elle réside à Majorque mais a participé ces dernières années à plusieurs campagnes pro-palestiniennes en Europe et en Asie. En juin dernier, elle avait déjà tenté de rejoindre Gaza lors d’une « marche mondiale » stoppée par les autorités égyptiennes au Caire. Dans ses déclarations publiques, elle s’est comparée aux « brigades internationales » venues défendre la liberté en Espagne pendant la guerre civile de 1936–1939, affirmant que « le silence est une complicité » et que « le monde civil doit agir quand les institutions échouent ».

Dans une interview accordée avant son arrestation, Serviye avait justifié sa participation au convoi maritime en des termes radicaux : « Nos actions arrivent trop tard au regard de l’ampleur du génocide en cours », a-t-elle déclaré. Elle a également accusé le gouvernement espagnol de « lâcheté morale » pour ne pas avoir soutenu la flottille, qui comptait une quarantaine de participants espagnols.

Les autorités israéliennes, de leur côté, rappellent que cette prétendue « flottille humanitaire » n’avait rien de pacifique. Le « Flottille Sumud », composé d’une trentaine de bateaux battant pavillon européen, avait pour objectif déclaré de « briser le blocus de Gaza » — une violation directe du droit maritime israélien et des résolutions internationales qui reconnaissent à Israël le droit de contrôler les cargaisons à destination d’une zone en guerre. Les forces navales israéliennes ont intercepté la flottille sans violence majeure, transférant les passagers vers des centres de rétention avant expulsion.

À ce jour, sur les 479 activistes arrêtés, 171 ont déjà été transférés vers l’aéroport Ramon en vue de leur renvoi. Plus de 200 autres seront expulsés dans les prochaines 24 heures. La plupart sont des ressortissants grecs, espagnols et nordiques. Parmi eux figure la militante suédoise Greta Thunberg, arrêtée elle aussi lors de la même opération, dont le cas a attiré l’attention des médias occidentaux. Un avion affrété par le gouvernement grec doit la rapatrier vers Athènes, tandis qu’un autre, en provenance de Slovaquie, ramènera une dizaine de militants. Israël a précisé que ces vols étaient financés par les gouvernements concernés, et non par l’État hébreu.

Les médias étrangers, notamment The Guardian, ont relayé des accusations fantaisistes sur les conditions de détention des activistes, évoquant un « traitement inhumain ». Israël a démenti catégoriquement. Un responsable du ministère de la Sécurité nationale a déclaré que « tous les détenus sont traités selon les normes légales israéliennes, et les accusations de brutalité sont purement politiques ». Certaines déclarations grotesques d’activistes — affirmant par exemple que Greta Thunberg aurait été « traînée par les cheveux et forcée d’embrasser le drapeau israélien » — ont été immédiatement qualifiées de désinformation par le gouvernement israélien et les médias sérieux.

Pour Jérusalem, cette affaire illustre à la perfection la dérive d’un certain activisme occidental qui, sous couvert d’humanisme, verse dans la provocation violente et la propagande anti-israélienne. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lior Haiat, a rappelé que « les soi-disant “missions de solidarité” ne servent qu’à blanchir une organisation terroriste, le Hamas, responsable du massacre du 7 octobre ».

L’arrestation de Reís Rigo Serviye marque donc un tournant symbolique : Israël ne se contente plus de tolérer les provocations médiatiques, mais applique désormais strictement la loi à quiconque viole sa souveraineté. Si la plupart des militants seront expulsés, certains, comme Serviye, devront désormais répondre de leurs actes devant la justice israélienne.

Une leçon claire, selon plusieurs commentateurs : les jours où l’on pouvait débarquer en Israël pour « jouer les héros humanitaires » tout en attaquant ses agents semblent bel et bien révolus.

France : le gouvernement s’effondre avant même de commencer – Macron face à une crise politique majeure

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La France traverse un moment de vérité politique. En à peine vingt-quatre heures, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission au président Emmanuel Macron, plongeant le pays dans une crise institutionnelle sans précédent. C’est le troisième chef du gouvernement français à quitter son poste en moins d’un an — un record de fragilité politique sous la Ve République.

Lecornu, nommé dans l’urgence après la destitution de François Bayrou début septembre, n’a même pas eu le temps de réunir son premier conseil des ministres. Il a remis sa lettre de démission à l’Élysée dans la matinée de lundi, invoquant une « impasse politique totale ». À peine son départ annoncé, les marchés financiers ont réagi négativement : le CAC 40 a perdu plus de 2 %, et les taux d’emprunt français à dix ans ont grimpé, témoignant de la nervosité des investisseurs face à l’incertitude budgétaire.

Ce départ précipité met Emmanuel Macron face à un dilemme : la France se retrouve sans gouvernement pleinement opérationnel, alors même qu’elle doit adopter un budget crucial dans les prochaines semaines. Sans majorité stable à l’Assemblée nationale, tout vote budgétaire devient une épreuve quasi impossible.

L’opposition, elle, jubile. De la gauche de Jean-Luc Mélenchon à l’extrême droite de Jordan Bardella, tous accusent le président de gouverner « seul contre tous ». Bardella, chef du Rassemblement National (RN), a exigé des élections législatives anticipées : « La France ne peut pas continuer à vivre sous un président hors-sol et un gouvernement fantôme. Seules de nouvelles élections peuvent restaurer la stabilité. »

Les critiques visent également la composition du gouvernement Lecornu, jugée sans renouvellement et trop marquée par l’entourage présidentiel. Plusieurs figures du précédent cabinet — Gérald Darmanin à la Justice, Rachida Dati à la Culture — ont été reconduites. Roland Lescure, proche du monde financier, a hérité du portefeuille de l’Économie, tandis que Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie devenu ministre de la Défense, incarne selon ses opposants « la continuité d’une politique pro-élite et pro-entreprise ».

Depuis les élections législatives anticipées de 2024, la France vit dans une situation de blocage chronique. L’Assemblée est éclatée entre trois pôles inconciliables : la gauche radicale, le centre macroniste et l’extrême droite. Aucun camp ne détient la majorité absolue, et les alliances se brisent dès qu’il s’agit d’adopter une mesure impopulaire. Pour Macron, la voie parlementaire semble désormais impraticable.

Ce vide politique tombe à un moment où la France doit présenter à l’Union européenne un plan crédible de réduction du déficit public, estimé à plus de 5 % du PIB. Or, sans budget voté, Paris s’expose à une procédure de sanction de Bruxelles et à une dégradation de sa note de crédit par les agences internationales. Pour un pays pilier de la zone euro, ce serait un revers économique et symbolique majeur.

La situation actuelle rappelle, par certains aspects, la crise institutionnelle italienne des années 2010 ou encore les cycles électoraux israéliens de 2019 à 2022 : un pouvoir fragmenté, un Parlement incapable de dégager une majorité et des citoyens de plus en plus désabusés. Les sondages montrent d’ailleurs que plus de 70 % des Français souhaitent désormais un retour rapide aux urnes.

Emmanuel Macron, lui, semble hésiter. Selon les informations du Monde, le président a consulté plusieurs anciens Premiers ministres — Édouard Philippe, Jean Castex et Élisabeth Borne — pour envisager la formation d’un gouvernement technique capable de gérer les affaires courantes sans majorité parlementaire. Une solution qui, sans appui politique, risquerait d’aggraver le sentiment d’impuissance à la tête de l’État.

L’instabilité actuelle fragilise également la position de la France sur la scène internationale. Déjà affaibli face à l’alliance anglo-saxonne et marginalisé dans la diplomatie proche-orientale — où Israël, les États-Unis et les pays arabes modérés redessinent les équilibres —, Macron voit sa crédibilité s’éroder. Ses appels à la « souveraineté européenne » résonnent de moins en moins dans un continent où l’Allemagne et la Pologne dictent désormais la cadence.

Les milieux économiques tirent la sonnette d’alarme. Le Medef, principale organisation patronale française, a averti que « l’absence de gouvernement stable compromet la capacité du pays à maintenir sa compétitivité et sa note financière ». De leur côté, les syndicats, eux aussi divisés, redoutent que cette impasse se traduise par des coupes budgétaires automatiques décidées par Bruxelles.

Face à cette impasse, une dissolution du Parlement reste la seule issue possible, mais elle serait un pari risqué. Si le Rassemblement National de Marine Le Pen et Jordan Bardella sortait victorieux, Emmanuel Macron verrait son second mandat s’achever dans une cohabitation forcée avec une opposition radicale — une situation inédite depuis 1997.

La France, jadis symbole de stabilité démocratique en Europe, se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins : sans budget, sans gouvernement, et avec un président isolé. Si Emmanuel Macron échoue à restaurer un minimum de cohésion, la sixième puissance mondiale pourrait bien entrer dans une zone de turbulence politique durable — un scénario que ni Paris, ni Bruxelles, ni les marchés ne peuvent se permettre.

Tsahal déjoue une attaque majeure : des roquettes à longue portée découvertes à Gaza prêtes à frapper le centre d’Israël

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Les forces de Tsahal ont annoncé ce lundi avoir localisé et neutralisé plusieurs roquettes à longue portée prêtes à être tirées vers le centre d’Israël depuis la ville de Gaza. L’opération, menée par l’unité de combat de la brigade 401 sous le commandement de la division 162, a permis de déjouer ce qui aurait pu devenir l’un des tirs les plus destructeurs depuis le début de la guerre contre le Hamas.

Selon le porte-parole de Tsahal, les roquettes découvertes étaient positionnées dans un état d’alerte maximale, orientées vers la région métropolitaine de Tel-Aviv et prêtes au lancement immédiat. « Les forces ont agi avec précision, neutralisant la menace avant qu’elle ne soit activée. Aucun blessé n’est à déplorer », a déclaré le porte-parole militaire Yoav Zaitoun. Les soldats ont également mis au jour un important dépôt d’armes comprenant des explosifs, des détonateurs, des dispositifs de communication, des chargeurs et plusieurs fusils d’assaut.

L’opération s’est déroulée dans une zone urbaine dense, au cœur de la ville de Gaza, où les infrastructures terroristes sont souvent dissimulées parmi les habitations civiles. Tsahal a précisé que les roquettes avaient été installées à proximité de bâtiments résidentiels et d’une école, une pratique devenue routinière pour le Hamas et les autres groupes armés opérant dans l’enclave. « C’est une preuve supplémentaire de l’utilisation cynique de la population civile comme bouclier humain », a souligné un officier supérieur du commandement sud, cité par Ynet.

Cette découverte illustre la persistance de la stratégie du Hamas, qui continue à stocker et à préparer des missiles à longue portée malgré les pertes infligées à son infrastructure militaire depuis un an. Les services de renseignement israéliens estiment que le mouvement islamiste conserve encore plusieurs dizaines de roquettes de portée supérieure à 80 kilomètres, capables d’atteindre le cœur d’Israël. « Le Hamas n’a pas renoncé à viser Tel-Aviv, Netanya ou Jérusalem », a rappelé un analyste militaire interrogé par Channel 12.

Depuis le déclenchement de l’opération « Épées de Défense » en 2024, Tsahal a mené des centaines de frappes ciblées pour éliminer les sites de production et de lancement de roquettes. Mais les groupes armés palestiniens ont continué à reconstruire partiellement leurs capacités, en s’appuyant sur des réseaux souterrains et des circuits de contrebande via le sud de la bande de Gaza. D’après un rapport récent de l’Institut Meir Amit pour les renseignements et le terrorisme, certaines composantes des roquettes découvertes ces dernières semaines proviennent d’Iran et du Liban, acheminées par voie maritime jusqu’aux côtes gazaouies.

Les responsables sécuritaires israéliens redoutent que le Hamas tente de reprendre une campagne de tirs massifs dans les prochains mois, notamment à l’approche d’éventuelles négociations internationales sur la reconstruction de Gaza. Une telle manœuvre viserait à renforcer sa position politique tout en provoquant Israël. « La menace des roquettes à longue portée demeure un facteur de déstabilisation régionale », a averti le général (rés.) Amos Yadlin sur i24NEWS.

Sur le terrain, les soldats de la brigade 401 ont poursuivi les opérations de ratissage dans le secteur pour s’assurer qu’aucune autre plateforme de lancement ne soit restée opérationnelle. Les démineurs de Tsahal ont procédé à une destruction contrôlée des roquettes découvertes, évitant tout risque de tir accidentel. Des drones et des unités du génie militaire ont ensuite vérifié la présence d’éventuels tunnels à proximité.

Cette opération témoigne une fois encore de la détermination de Tsahal à neutraliser les menaces avant qu’elles n’atteignent les civils israéliens. Depuis le 7 octobre 2023, plus de 19 000 roquettes ont été tirées depuis Gaza, visant sans distinction des zones habitées, des écoles, des hôpitaux et des centres commerciaux. L’armée israélienne rappelle que plus de 90 % de ces projectiles ont été interceptés par le système Dôme de fer, mais que chaque lancement représente un danger réel pour la population.

Alors que la communauté internationale se concentre sur les aspects humanitaires du conflit, Jérusalem insiste sur le fait que la neutralisation de ces arsenaux n’est pas une option, mais une nécessité stratégique. « Tant que des roquettes pointées vers Tel-Aviv ou Jérusalem existeront, Israël ne pourra pas considérer la guerre comme terminée », a résumé un haut responsable du ministère de la Défense.

Pour de nombreux Israéliens, cette nouvelle interception illustre à la fois la vigilance et l’efficacité de Tsahal, mais aussi la persistance d’un ennemi qui ne désarme pas. Au-delà de la victoire militaire, c’est un combat moral qui se joue : celui du droit d’un État à défendre ses citoyens contre une organisation terroriste qui transforme les écoles en dépôts de missiles.

Plan Trump pour Gaza : Macron salue un “cessez-le-feu à portée de main”, Israël reste sur ses gardes

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C’est une séquence diplomatique inattendue qui a fait frémir la scène internationale. Vendredi 3 octobre au soir, le Hamas a annoncé accepter de libérer tous les otages retenus à Gaza, en accord avec la proposition américaine de Donald Trump. Dans la foulée, Emmanuel Macron a salué un « tournant décisif » et remercié le président Trump pour ses efforts, estimant que « la paix et le cessez-le-feu sont à portée de main ».
Mais derrière les déclarations d’optimisme, Israël reste prudent, soulignant que le mouvement terroriste n’a pas annoncé son désarmement, ni la reddition de ses chefs militaires encore actifs dans la bande de Gaza.

Un plan américain ambitieux, encore flou

Présenté en début de semaine par Donald Trump aux côtés du Premier ministre israélien Benjamín Netanyahou, le plan prévoit un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages israéliens contre des prisonniers palestiniens, et la mise en place d’une autorité palestinienne de transition “indépendante” supervisée par une entité internationale.
Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a félicité le Hamas d’avoir « choisi la paix » et demandé à Israël de « cesser immédiatement les bombardements pour permettre la libération rapide et sûre des otages ».

Une formule qui a suscité des réactions mitigées à Jérusalem. Pour le gouvernement israélien, cesser les frappes sans garantie de désarmement serait offrir au Hamas une victoire tactique. Un haut responsable du ministère de la Défense cité par Infos-Israel.News (infos-israel.news/category/alerte-info-24-24/) résume ainsi la position :

« Libérer les otages est notre priorité absolue, mais pas au prix d’un répit offert à une organisation terroriste encore armée et retranchée. »

Le Hamas joue la carte de la respectabilité

Le communiqué du Hamas, relayé puis supprimé par la Maison Blanche, évoque une volonté de « transférer l’administration de la bande de Gaza à un organe palestinien composé d’indépendants ». Mais aucun mot sur la dissolution de sa branche armée, ni sur le sort de ses dirigeants, notamment Yahya Sinwar et Mohammed Deif, toujours introuvables.
Un responsable du Hamas, Mahmoud Mardawi, a reconnu auprès de l’AFP que « le plan américain est vague et nécessite des négociations ». Autrement dit : rien n’est acquis.

Cette ambivalence alimente la méfiance d’Israël, qui redoute un scénario déjà connu — un cessez-le-feu utilisé par le Hamas pour se reconstituer militairement et réaffirmer son contrôle sur le territoire.

Macron, la France et la diplomatie de l’équilibre

Sur la scène internationale, l’annonce du président français a été perçue comme un geste de ralliement pragmatique au plan américain. « La libération de tous les otages détenus et le cessez-le-feu à Gaza sont à portée de main ! L’engagement du Hamas doit être suivi d’effet sans plus tarder », a déclaré Emmanuel Macron sur X. Et d’ajouter :

« Je remercie le Président Trump et ses équipes pour leur mobilisation en faveur de la paix. La France y prendra toute sa part, dans la continuité de ses efforts aux Nations unies. »

Une position saluée à Washington, mais critiquée par certains diplomates européens, qui y voient un alignement implicite sur la stratégie trumpienne. D’autant que le plan de l’ancien président américain marginalise l’Union européenne, écartée des négociations centrales menées entre Washington, Le Caire, Doha et Jérusalem.

Rome et l’ONU sur la même ligne

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a elle aussi soutenu l’initiative : « Je réitère mon soutien total aux efforts du président Trump pour ramener la paix au Moyen-Orient. La priorité doit être la libération immédiate de tous les otages. »
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est montré « encouragé » par l’annonce du Hamas, appelant « toutes les parties à saisir cette occasion pour mettre un terme au conflit tragique à Gaza ».

L’espoir prudent d’Israël

Du côté israélien, si la classe politique se montre divisée, le ton reste mesuré. L’entourage de Netanyahou souligne que l’accord proposé par Trump ne pourra être validé que si le Hamas prouve sa sincérité par des actes concrets. Israël demande des garanties :

  • La libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages.
  • Le désarmement total des factions.
  • L’évacuation des chefs du Hamas hors de Gaza, sous supervision internationale.

En parallèle, Tsahal maintient son dispositif dans le sud de la bande de Gaza et intensifie la surveillance aérienne pour empêcher tout transfert d’armes.

Une victoire diplomatique pour Trump ?

Si le plan venait à se concrétiser, Donald Trump réaliserait ce qu’aucune administration américaine n’avait obtenu depuis les Accords d’Abraham : une désescalade directe entre Israël et le Hamas. Mais l’enthousiasme reste fragile : sans désarmement ni garantie internationale solide, l’accord pourrait s’effondrer dès les premiers incidents sur le terrain.

Pour Israël, la priorité n’est pas seulement la libération des otages — c’est la neutralisation durable d’un ennemi juré. Un cessez-le-feu ne vaut que s’il ne sert pas de tremplin à la prochaine guerre.

En attendant, la diplomatie s’affaire. Le Caire accueillera dans les prochaines heures les délégations américaines, israéliennes et qataries. Une réunion de la dernière chance, peut-être, pour transformer l’espoir en paix réelle.

Trump prévient le Hamas : “Destruction totale !” — un ultimatum historique avant les négociations du Caire

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L’avertissement est sans ambiguïté. À la veille de nouvelles discussions au Caire sur la libération des otages israéliens et le plan de paix pour Gaza, Donald Trump a adressé dimanche un ultimatum d’une brutalité calculée : si le Hamas « s’obstine à rester au pouvoir à Gaza », il sera « totalement détruit ». Interviewé par Jake Tapper sur CNN, le président américain a lancé ces mots lapidaires : « Complete annihilation! ». Un message qui résonne comme un coup de tonnerre diplomatique, alors même que l’organisation terroriste prétend vouloir négocier.

Le langage du feu : “On saura très vite si le Hamas est sérieux”

Trump a confirmé que les discussions de paix allaient s’ouvrir lundi au Caire, sous médiation américaine, qatarie et égyptienne. L’objectif : finaliser la libération des otages israéliens avant la mise en œuvre du plan de paix en vingt points présenté par la Maison-Blanche.

« Nous saurons très bientôt si le Hamas veut réellement la paix », a-t-il déclaré.

Lorsqu’on lui a demandé si le Premier ministre israélien Benjamín Netanyahou soutenait sa demande de cesser les bombardements, Trump a répondu sans hésitation : « Yes on Bibi ».
Une manière de réaffirmer le soutien américain au gouvernement israélien, malgré la pression internationale pour une trêve immédiate.

90 % de l’accord déjà ficelés

En parallèle, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué sur ABC News que “90 % des détails de l’accord sur les otages sont déjà réglés”, tout en soulignant que les négociations « ne peuvent pas durer des semaines, ni même plusieurs jours ».

« Nous espérons une conclusion dès le début de la semaine », a précisé Rubio. « Il reste des détails logistiques, mais nous n’avons jamais été aussi proches de ramener tous les otages. »

Netanyahou fixe une ligne rouge : pas de libération, pas d’accord

À Jérusalem, Benjamín Netanyahou a tenu à clarifier la position d’Israël lors d’une rencontre avec les familles endeuillées du Forum du Courage :

« Aucun des vingt points du plan Trump ne sera mis en œuvre tant que le premier — la libération de tous les otages, vivants ou morts — ne sera pas réalisé. Tant que tous ne seront pas sur le sol israélien, il n’y aura aucun autre pas en avant. »

Le Premier ministre a également prévenu que si le Hamas ne respecte pas le délai de 72 heures fixé par Trump, Israël reprendra immédiatement les opérations militaires, avec le soutien total des alliés occidentaux.

« Si les otages ne sont pas libérés à temps, nous reprendrons le combat, avec l’appui de toutes les nations impliquées », a-t-il martelé.

Le dilemme du Hamas : sauver la face ou disparaître

Selon le New York Times, les dirigeants du Hamas reconnaissent qu’il leur sera difficile de libérer tous les otages dans le délai imposé. Des sources palestiniennes affirment que le mouvement réclame en échange la libération de 250 prisonniers palestiniens, dont le vétéran Marwan Barghouti, considéré par beaucoup comme le seul leader capable de réunifier les Palestiniens après l’effondrement de Mahmoud Abbas.

Mais Israël refuse catégoriquement d’inclure Barghouti dans la liste. « Sa libération serait un cadeau politique au terrorisme », a commenté un haut responsable israélien cité par Infos-Israel.News (infos-israel.news/category/alerte-info-24-24/).

Le Caire, théâtre d’une diplomatie sous tension

Les délégations israélienne et palestinienne devraient se retrouver dans le même complexe hôtelier du Caire, mais dans des ailes séparées. La médiation égyptienne visera d’abord à fixer un calendrier de libération des otages, avant d’aborder les questions explosives du désarmement du Hamas et du retrait partiel des forces israéliennes.

Le Hamas exige en contrepartie l’arrêt total des opérations militaires israéliennes, y compris aériennes, pendant toute la durée des discussions. Israël, de son côté, refuse tout arrêt complet, insistant sur le maintien d’une présence militaire « minimale mais essentielle » dans le sud de la bande de Gaza.

Un avertissement sans précédent

En menaçant d’« anéantir complètement » le Hamas, Donald Trump ne parle pas à la légère. Son entourage évoque un plan militaire d’urgence prêt à être activé si le mouvement terroriste rejette les termes de l’accord. Il s’agirait d’une coordination américano-israélienne sans précédent, combinant pression aérienne et cyberattaques ciblées contre les infrastructures du Hamas.

Cette fermeté contraste avec les hésitations de l’administration Biden, qui, selon plusieurs diplomates, a perdu de sa crédibilité régionale après avoir plaidé pour une désescalade sans résultat. Pour Trump, il s’agit d’un moment charnière de politique mondiale, à la fois démonstration de puissance et test de leadership avant les prochaines élections américaines.

Israël, entre méfiance et espoir

À Tel-Aviv comme à Jérusalem, les autorités observent avec un mélange de soulagement et de prudence la reprise en main américaine. « Trump parle le langage que le Hamas comprend : celui de la force », analyse le colonel (rés.) Oren Barak, spécialiste de la sécurité régionale.
Mais d’autres avertissent : si le Hamas ne tombe pas, les factions pro-iraniennes comme le Jihad islamique ou le Hezbollah pourraient s’emparer du vide politique.

Netanyahou le sait : toute accalmie ne vaut que si elle s’accompagne du désarmement total du Hamas. Et à défaut de paix durable, Israël se réserve le droit de reprendre la guerre — cette fois avec la bénédiction explicite de Washington.

“La paix, ou la fin du Hamas”

C’est désormais la formule clé de la stratégie américaine. Le plan Trump pour Gaza, loin des euphémismes diplomatiques, repose sur un principe clair : la paix sera imposée, ou la guerre terminera le Hamas.
Une promesse brutale, mais peut-être la seule que l’organisation islamiste comprenne.

Israël verrouille l’accord : la clause 5 du plan Trump empêche tout chantage du Hamas

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Alors que les négociations s’intensifient au Caire sous médiation américaine et égyptienne, un détail juridique passé presque inaperçu change radicalement la donne : le “paragraphe 5” du plan Trump pour Gaza. Selon Maariv et des sources israéliennes, cette clause introduite à la demande de Jérusalem stipule que la libération des prisonniers palestiniens ne pourra avoir lieu qu’après la libération complète de tous les otages israéliens — vivants ou morts. Un verrou juridique conçu pour empêcher toute manipulation du Hamas et garantir que le processus de libération se fasse sans mise en scène ni retard calculé.

Une riposte à des années de “jeux du Hamas”

Lors des précédents échanges de prisonniers, notamment ceux de Gilad Shalit (2011) ou des trêves temporaires de 2024, le Hamas avait souvent orchestré des “libérations en vagues”, alternant promesses et menaces afin d’obtenir davantage de concessions israéliennes.

« Cette fois, pas de théâtre, pas de drapeau vert sur les caméras : chaque otage libéré ramènera Israël un peu plus près de l’échange final », a résumé un haut responsable cité par Infos-Israel.News (infos-israel.news/category/alerte-info-24-24/).

Le texte du paragraphe 5 est explicite :

« Dès que tous les otages auront été libérés, Israël libérera 250 détenus condamnés à perpétuité, ainsi que 1 700 Gazaouis arrêtés après le 7 octobre 2023, dont des femmes et des mineurs. Pour chaque otage israélien décédé rapatrié, Israël remettra les dépouilles de 15 habitants de Gaza morts. »

Un mécanisme inédit, inspiré des accords de paix américains des années 1980, qui vise à rétablir la symétrie morale : aucune récompense partielle avant la restitution totale des vies captives.

Une logistique médicale sans précédent

Dans les hôpitaux israéliens, la préparation s’accélère. Tsahal a installé un centre de réception dans le camp de Reïm, où chaque otage sera pris en charge par un médecin militaire, un psychiatre et une assistante sociale avant d’être transféré vers l’un des quatre centres hospitaliers mobilisés : Sheba, Ichilov, Beilinson et Assaf Harofeh.
Les experts anticipent des cas de dénutrition sévère, de traumatismes post-captivité, mais aussi des blessures invisibles : choc psychologique, dissociation, perte de confiance.

« Le modèle intégré mis en place est conçu pour soigner à la fois le corps et l’âme », a expliqué un responsable du ministère de la Santé. « Chaque otage aura une chambre isolée, une douche, un repas chaud et un suivi psychologique immédiat. »

Les États-Unis resserrent la pression

Depuis Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé que les équipes américaines, dont Jared Kushner et Steve Witkoff, sont arrivées au Caire pour finaliser le protocole d’échange.

« La logistique doit se conclure très vite », a-t-il déclaré à ABC. « Ce n’est pas encore la fin de la guerre, mais c’est le début du basculement. »

Rubio a toutefois averti que la seconde phase — le désarmement du Hamas et la création d’un gouvernement transitoire à Gaza — serait « beaucoup plus difficile ».

Une coalition arabe prudemment favorable

Dans un communiqué commun, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte, l’Indonésie, le Pakistan et la Turquie ont salué les “pas positifs” du Hamas vers le plan Trump, tout en appelant Israël à “appliquer l’accord d’échange de prisonniers sans bombarder Gaza”. Ces États espèrent transformer cette trêve en “cessez-le-feu durable”, tout en réclamant un retour progressif de l’Autorité palestinienne à Gaza.

Mais pour Jérusalem, il n’est pas question de revenir à la situation d’avant-guerre. Le ministre de la Défense Israël Katz l’a affirmé lors d’une cérémonie commémorative :

« À l’issue de cette initiative historique du président Trump, le Hamas sera désarmé et Gaza démilitarisée. Tsahal restera sur le terrain pour protéger nos localités et détruire toute menace résiduelle. »

Il a souligné que la pression militaire israélienne sur Gaza — frappes ciblées, encerclement des tunnels et contrôle des axes — a conduit le Hamas à céder sous la contrainte.

« Ce revirement du Hamas n’est pas le fruit d’un changement de cœur, mais d’un effondrement stratégique. »

Le pari stratégique d’Israël

En exigeant la libération totale des otages avant tout geste humanitaire envers les prisonniers palestiniens, Israël verrouille le scénario. Le Hamas ne peut plus marchander la souffrance ni prolonger le processus à des fins de propagande. L’État hébreu transforme ainsi la condition morale en levier politique : la libération devient une obligation, non un marchandage.

Dans les faits, le paragraphe 5 offre à Israël une garantie psychologique et militaire : aucune pression internationale ne pourra forcer la libération anticipée de terroristes tant que les Israéliens, civils ou soldats, ne seront pas de retour.

Une victoire diplomatique et morale

L’introduction de cette clause, réclamée personnellement par Netanyahou et soutenue par Trump, marque une victoire discrète mais décisive.

« Israël a compris qu’il ne fallait plus jouer le jeu du Hamas », écrit le chroniqueur Avi Ashkenazi dans Maariv. « Ce paragraphe clôt la période des illusions. La morale passe désormais avant la mise en scène. »

Derrière la technicité juridique se cache une dimension symbolique : l’État juif ne négociera plus sa sécurité ni la dignité de ses citoyens. La guerre de Gaza n’aura servi à rien si elle ne garantit pas que le chantage cesse une fois pour toutes.

Washington Post : « Selon le plan Trump, tout l’arsenal offensif du Hamas sera détruit »

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La « feuille de route » que Donald Trump entend imposer au Proche-Orient continue de faire couler beaucoup d’encre. Selon le Washington Post, la proposition en 21 points du président américain prévoit l’élimination complète de l’arsenal offensif du Hamas dans la bande de Gaza. Le journal affirme avoir consulté une copie validée par des responsables de deux gouvernements alliés, tous deux briefés directement par Washington.

Le cœur du document repose sur une exigence claire : plus aucune arme lourde ou offensive ne doit rester aux mains de l’organisation islamiste, désignée comme groupe terroriste par les États-Unis, l’Union européenne et Israël. Les infrastructures militaires — tunnels, roquettes, drones — seraient systématiquement démantelées ou détruites, sous supervision internationale. « Toute capacité de frapper Israël doit disparaître », cite le quotidien, résumant la logique américaine.

Le plan esquisse également un volet politique. Les membres du Hamas qui accepteraient un engagement de « coexistence pacifique » se verraient proposer une amnistie, tandis que ceux qui refuseraient pourraient bénéficier d’un passage sûr vers des pays tiers. Une disposition qui suscite déjà des interrogations quant à sa faisabilité et à l’identité des États susceptibles d’accepter d’accueillir ces militants.

La stratégie s’inscrit dans un contexte où l’administration Trump, de retour à la Maison-Blanche, tente de transformer sa rhétorique de « victoire totale sur le terrorisme islamiste » en architecture régionale. Elle entend rallier Israël et plusieurs pays arabes à une même ligne : désarmer le Hamas pour créer les conditions d’un nouvel équilibre sécuritaire. Un pari audacieux qui rappelle, dans l’esprit, les clauses de démilitarisation imposées après certains conflits du XXe siècle.

À Jérusalem, les premières réactions officieuses saluent l’exigence de désarmement comme une « reconnaissance claire du droit d’Israël à vivre en sécurité ». Dans les coulisses diplomatiques, certains s’interrogent toutefois sur les modalités : qui vérifiera la mise en œuvre ? Quelles garanties offrir à Israël si le Hamas cache encore une partie de ses arsenaux ?

Du côté des Palestiniens, les critiques ne manqueront pas. Le Hamas considère toute demande de désarmement comme une « reddition », et l’Autorité palestinienne pourrait craindre d’être perçue comme complice d’un diktat américain. Reste à savoir si la promesse d’une reconstruction massive de Gaza, également incluse dans le plan, pourra contrebalancer ces réticences.

En toile de fond, ce projet illustre une constante de la diplomatie américaine au Proche-Orient : combiner pression militaire et offre politique. Mais cette fois, l’ambition affichée est radicale — détruire l’arsenal offensif du Hamas pour empêcher tout futur cycle de guerre. Si elle se concrétise, une telle démarche pourrait redessiner la carte sécuritaire régionale. Si elle échoue, elle risque au contraire d’alimenter de nouvelles frustrations et de prolonger le cycle de violences.