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Israël Katz tacle la conseillère juridique du gouvernement : « Une conduite inacceptable »

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Le ton monte entre le ministre de la Défense Israël Katz et la conseillère juridique du gouvernement israélien. En réaction à une déclaration publique émise par cette dernière avant même toute consultation officielle, Katz a dénoncé une « méthode indigne » et « une preuve de partialité inquiétante ».

« Publier des communiqués avant même de me contacter est une manière déplorable de travailler, et ce n’est pas la première fois », a-t-il écrit dans une lettre transmise à la presse, relayée par le journaliste Amit Segal (N12). Le ministre ajoute qu’il ne s’est pas encore penché sur les « ordres de confidentialité évoqués », étant absorbé par « les urgences sécuritaires liées à la défense nationale ». Il précise qu’il consultera les services compétents avant toute décision.

Cette tension institutionnelle illustre le fossé croissant entre les instances judiciaires israéliennes et les membres du gouvernement confrontés à une guerre d’usure contre le Hamas. Depuis le 7 octobre 2023, plusieurs ministres reprochent à la conseillère juridique d’interférer dans les affaires sécuritaires au nom du droit administratif. Pour Katz, cette attitude sape l’efficacité de Tsahal : « Les priorités doivent être la victoire et la sécurité, pas la bureaucratie. »

Cette polémique intervient alors que le ministère de la Défense prépare un plan opérationnel global pour une éventuelle reprise de la guerre à Gaza si le Hamas viole les clauses du plan Trump. Dans ce contexte, chaque décision légale ou politique est observée de près, tant à Jérusalem qu’à Washington.

Le différend entre Katz et la conseillère juridique dépasse la simple querelle de procédure : il pose la question cruciale de la hiérarchie entre droit et sécurité nationale. Et pour Israël Katz, en temps de guerre, la sécurité ne se discute pas — elle se protège.

 

Matan Angrist : l’ancien otage qui rend hommage à son commandant tombé au combat

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L’image a bouleversé Israël : Matan Angrist, rescapé de la captivité du Hamas, marchant péniblement vers la tombe de son commandant le major Daniel Peretz, tombé lors des combats du 7 octobre. Face aux caméras, la voix tremblante, Matan a déclaré : « Je ne crois pas être ici. C’est le minimum que je puisse faire pour Daniel et toute l’unité. Je suis prêt à retourner à Gaza pour ramener nos morts. »

Selon Amit Segal, le jeune soldat, resté deux ans en détention à Gaza, a prononcé un éloge funèbre bouleversant : « Daniel était un modèle. Mes jambes tremblent en parlant après tout ce que j’ai vécu. Mais je sais qu’il veille sur nous de là-haut. » Ses mots ont provoqué une onde d’émotion nationale, partagée sur toutes les chaînes.

Le président de l’État, présent lors de la cérémonie, a salué « le courage et la dignité d’un jeune homme qui a connu l’enfer et choisit la lumière ». Pour beaucoup d’Israéliens, Matan incarne la résilience du peuple : un survivant qui retourne sur les lieux de la douleur pour honorer ses frères d’armes.

Cette scène résonne avec une symbolique profonde : celle du lien indestructible entre les soldats d’Israël, vivants et tombés. Elle rappelle aussi le prix terrible payé depuis l’attaque du Hamas — plus de 900 morts dans les rangs de Tsahal. Matan Angrist, lui, n’est plus seulement un otage libéré : il est devenu un symbole national.

« Nous continuerons à vivre et à défendre, pour eux », a-t-il conclu. Dans un pays encore meurtri, ses mots sonnent comme un serment collectif.

 

Yossef Haddad attaque CNN : “Les otages israéliens ont survécu à la Shoah moderne”

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Dans une série de messages publiés ce 14 octobre 2025, le militant druzo-israélien Yossef Haddad, ancien capitaine de Tsahal et fondateur de l’organisation Together – ערבים למען ישראל, a livré une charge frontale contre les médias occidentaux et la complaisance du Hamas. Ses mots résonnent comme un rappel : la morale, comme la vérité, ne peut être équilibrée entre victimes et bourreaux.

Le réveil d’un pays en deuil et en colère
Deux ans après le massacre du 7 octobre 2023, Israël revit ses plaies ouvertes : des otages libérés après des années de torture, d’autres rendus sans vie. Yossef Haddad, blessé au combat pendant la Seconde guerre du Liban et devenu l’une des voix les plus écoutées du pays, a choisi cette journée symbolique pour dénoncer la désinformation mondiale entourant les accords récents entre Israël et le Hamas.
« Voir ces jeunes hommes qui ont lutté deux ans pour survivre et qui retrouvent enfin leurs enfants, c’est une joie indescriptible. Ce sont les héros d’Israël ! », a-t-il écrit sur son compte X officiel.

Mais la joie a vite laissé place à l’indignation. Quelques heures plus tard, la journaliste vedette de CNN, Christiane Amanpour, a déclaré à l’antenne que les otages israéliens avaient “reçu un traitement meilleur que celui des Gazaouis ordinaires”.
Réaction immédiate de Haddad :

« Ils ont été affamés, torturés physiquement et mentalement, enchaînés dans le noir, privés de soins et de contact humain. Comment osez-vous dire qu’ils vivaient mieux que les Gazaouis ? Les otages israéliens ont survécu à une Shoah moderne. »

Une accusation grave, mais documentée : plusieurs rapports médicaux publiés par le Jerusalem Post et la BBC confirment que la majorité des otages libérés souffrent de malnutrition sévère, de traumatismes psychiques profonds et de marques de chaînes sur le corps.

Un accord mal négocié : “Nous avons libéré 1 968 terroristes pour la moitié des otages”
L’autre cible de Yossef Haddad : le gouvernement israélien lui-même.
Selon l’ancien capitaine, Israël a appliqué l’accord de trêve avec un zèle que le Hamas n’a pas respecté.

« Hamas a libéré 24 otages, soit 50 % des captifs, tandis qu’Israël a relâché 1 968 terroristes. Pourquoi ne pas en libérer 984, et le reste seulement lorsque Hamas tiendrait parole ? »

Cette critique rejoint un débat brûlant à la Knesset : celui du “rapport asymétrique” des échanges.
L’armée israélienne reconnaît que sur les 252 prisonniers palestiniens remis, près de 200 appartenaient non pas au Hamas, mais au Fatah, le mouvement d’Abou Mazen.
Un chiffre confirmé par Haaretz : « Sur 252 détenus, 198 étaient liés à des cellules du Fatah actives avant 2023. »
Haddad y voit la preuve d’une illusion occidentale : « Le Fatah n’est pas modéré ; il est seulement contenu par la sécurité israélienne. S’ils pouvaient, ils frapperaient demain. »

La rhétorique de la force : “Le Moyen-Orient ne respecte que la puissance”
Fidèle à sa ligne directe, Haddad a aussi appelé Israël à abandonner son image de “parent responsable du Moyen-Orient”.

« Si nous ne réagissons pas avec rapidité et détermination, l’ennemi y verra de la faiblesse. Nous devons conduire la région avec puissance, pas en adultes responsables mais faibles. »

Cette déclaration, commentée dans Israel Hayom, a séduit une partie du public israélien lassé des concessions unilatérales.
Pour Haddad, le Hamas ne comprend qu’une seule langue : celle de la force. Il rappelle qu’en 2023 déjà, les négociations avec Gaza avaient échoué faute de réciprocité.
Son message de fin de journée est sans équivoque :

« Tout cela n’est qu’un grand mensonge ! Hamas teste nos limites. Chaque fois qu’il voit qu’Israël ne répond pas fermement, il “retrouve” miraculeusement quatre nouveaux corps. C’est la seule langue qu’ils comprennent : la pression, la puissance, la riposte. »

Entre émotion et lucidité : les visages du courage
Haddad a également salué les héros libérés comme Rôm Breslavski, jeune soldat qui avait refusé de fuir la rave party de Re’im le 7 octobre pour sauver d’autres vies.

« Il aurait pu s’enfuir, mais il est resté pour protéger les autres. Il a survécu à deux ans d’enfer. Aujourd’hui, il rit. Il a vaincu le Hamas. »

Ces mots ont ému jusqu’aux familles d’otages encore dans l’attente, rappelant qu’au-delà des calculs politiques, chaque nom porte une histoire de courage et de loyauté.
Le contraste est saisissant avec la froideur de la couverture médiatique internationale : plusieurs journaux, dont le New York Times et Le Monde, ont illustré leurs unes par des montages symétriques – Israéliens libérés à gauche, prisonniers palestiniens à droite.
« Une obscénité morale », a réagi Haddad, dénonçant “une symétrie entre le bien et le mal”.

Analyse : la voix d’une Israël debout
Ce qui distingue Yossef Haddad, c’est qu’il parle à la fois en Israélien, en Arabe et en soldat.
Ses interventions sont écoutées dans le monde entier, notamment parce qu’elles traduisent une vérité souvent censurée : celle d’un Israël qui refuse de se laisser enfermer dans le rôle du coupable éternel.
En s’adressant aux médias internationaux, Haddad veut rappeler que la guerre du 7 octobre n’est pas un “conflit”, mais une tentative d’anéantissement.
« Les otages israéliens ont vécu la Shoah moderne », dit-il. Cette formule, si forte soit-elle, n’est pas une exagération : les vidéos de captivité, diffusées par les familles, montrent des conditions inhumaines — absence de lumière, isolement total, chaînes aux poignets.

Chute : un miroir pour le monde libre
Dans le vacarme des analyses diplomatiques, la voix de Yossef Haddad sonne comme un rappel de conscience.
Le 7 octobre a scellé une fracture : entre ceux qui justifient la barbarie au nom du “désespoir palestinien” et ceux qui appellent les choses par leur nom.
L’ancien soldat blessé ne plaide pas pour la vengeance, mais pour la lucidité : Israël, dit-il, doit “réapprendre à parler la langue du Moyen-Orient” — celle de la fermeté, de la dissuasion et de la mémoire.
Et si le monde continue à inverser les rôles, Israël, lui, continuera à nommer la vérité : les otages n’étaient pas des prisonniers de guerre, mais les victimes d’un pogrom.

Khalil al-Hayya, le chef du mouvement terroriste dans la bande célèbre une « victoire totale » grâce au 7 octobre

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Alors que le monde s’apprête au retour des otages, le Hamas choisit d’en faire une célébration de vistoire. Dans un discours prononcé ce matin depuis Gaza, Khalil al-Hayya, chef du mouvement terroriste dans la bande, a exalté le “courage héroïque” des habitants de Gaza et glorifié les “martyrs” de l’attaque contre Israël. Derrière ces mots, une rhétorique de guerre intacte : le Hamas revendique la barbarie d’hier comme un modèle pour demain.

« Le monde entier est resté stupéfait devant les sacrifices et la résistance du peuple de Gaza », a-t-il déclaré, ajoutant que les combattants du mouvement « ont fait échouer les plans de l’occupant visant à provoquer la famine, le chaos et la déportation ».

Al-Hayya a cité nommément Ismaïl Haniyeh, Saleh al-Arouri, Yahya Sinwar et Mohammed Deif — présentés non pas comme des responsables du bain de sang, mais comme des “héros” ayant “déclenché le déluge d’Al-Aqsa”. Une déclaration qui sonne comme une provocation directe, alors même qu’Israël pleure encore les 1 200 civils assassinés et plus de 900 soldats tues et des familles en deuil et en choc apres la liberation d’archi terroristes.

Une propagande bien rodée, une mémoire falsifiée

Ce discours, relayé par les agences arabes et les médias pro-Hamas, s’inscrit dans une stratégie connue : transformer un acte terroriste en épopée nationale. Le Hamas parle de “montagnes inébranlables” et de “victoire morale”, comme pour effacer les images de massacres de civils, de viols et de prises d’otages.

Mais la réalité contredit cette mythologie héroïque. D’après les rapports des Nations unies et de B’Tselem, plus de 70 % des bâtiments administratifs du Hamas ont été détruits par Tsahal, et plus de 800 000 habitants ont fui Gaza-Centre. La “résistance” qu’évoque al-Hayya repose désormais sur des ruines et sur un appareil terroriste réduit à des poches isolées, traquées quotidiennement par les forces spéciales israéliennes.

Une célébration de la haine

Ce qui choque le plus dans les propos du chef du Hamas, c’est la célébration explicite de ceux qui ont planifié le massacre du 7 octobre. Al-Hayya a “honoré” la mémoire de Haniyeh et d’al-Arouri — tués dans des frappes israéliennes ciblées — ainsi que celle de Deif et Sinwar, toujours recherchés.

Ces “hommes”, rappelle l’historien militaire Shaul Shay dans une interview à Israel Hayom, « sont responsables de crimes de guerre documentés : assassinats de civils, viols collectifs, enlèvements de femmes et d’enfants, et destruction systématique de villages entiers dans le sud d’Israël ».

Mais dans la bouche d’al-Hayya, ces actes deviennent “le prix de la liberté”. Le Hamas revendique ouvertement la stratégie du chaos permanent, où la souffrance palestinienne devient un instrument de mobilisation politique.


L’accord d’échange : 1 950 prisonniers pour 250 otages ?

Dans son allocution, Khalil al-Hayya a aussi confirmé ce que plusieurs sources arabes avaient déjà laissé entendre : le futur accord d’échange prévoit la libération de 250 prisonniers condamnés à perpétuité et de 1 700 détenus originaires de Gaza.

Un chiffre qui, s’il se confirme, représenterait le plus important relâchement de terroristes depuis l’accord Gilad Shalit en 2011 — où 1 027 détenus avaient été échangés contre un seul soldat israélien.
De nombreux analystes, comme Eli Carmon du ICT de Herzliya, préviennent déjà :

« Le Hamas ne parle pas de trêve. Il parle de reconstitution. Chaque prisonnier libéré est une cellule terroriste potentielle, un multiplicateur de haine. »


Une opération psychologique contre Israël

Ce discours du Hamas n’est pas anodin. Il vise à retourner la perception internationale : faire passer le mouvement islamiste pour une force de résistance légitime et présenter Israël comme l’agresseur.
Al-Hayya s’adresse autant à la rue arabe qu’aux chancelleries occidentales : il veut que Gaza apparaisse comme une victime, pas comme un agresseur.

Mais les faits sont têtus : ce “mouvement de libération” est le même qui a assassiné des nourrissons à Kfar Aza, brûlé vifs des familles à Nir Oz et pris des otages de 80 ans à Beeri. C’est aussi le même qui continue à utiliser des hôpitaux, des écoles et des mosquées comme bases militaires.


La réaction israélienne : fermeté et vigilance

Du côté israélien, la réponse est restée sobre mais déterminée. Le porte-parole de Tsahal a réaffirmé :

« Les forces israéliennes restent déployées selon le plan d’alerte. La trêve n’est pas un retrait moral, c’est une pause tactique. Nous poursuivrons toute menace directe. »

L’appareil sécuritaire surveille déjà les retombées de ce discours : crainte d’incitation à de nouvelles émeutes sur le Mont du Temple, tentatives de mobilisation à Hébron et Naplouse, et activisme numérique du Hamas en diaspora, notamment depuis la Turquie et le Liban.


Entre mythe et ruines : la “victoire” du Hamas

Un an après le 7 octobre, la rhétorique de Khalil al-Hayya dévoile une vérité glaçante : le Hamas n’a pas changé. Il n’admet ni défaite ni responsabilité — seulement une obsession : convertir la mort en héroïsme.
Mais dans les faits, Gaza n’est plus qu’un champ de ruines, ses dirigeants sont traqués, et la population qu’ils prétendent défendre vit sous leur joug.

La “victoire” qu’ils proclament n’est qu’un mensonge macabre : le Hamas célèbre ses martyrs, mais Israël pleure ses enfants.

« 1 835 frappes » — Les Houthis se vantent, la région retient son souffle

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Le chef houthiste a revendiqué aujourd’hui quelque chose d’impressionnant — et d’inquiétant : 1 835 opérations menées « en soutien à la Palestine », mêlant missiles balistiques, missiles de croisière, prétendus engins hypersoniques, drones et attaques navales. Cette annonce, diffusée par les réseaux pro-Houthis et relayée par des médias régionaux, n’est pas un simple chiffre de propagande : elle dessine la carte d’une montée en puissance qui fragilise immédiatement la sécurité d’Israël, des voies maritimes et des États riverains. (Al Mayadeen English)

La réalité opérationnelle est déjà connue depuis plusieurs mois : les forces yéménites alignées sur l’axe iranien ont multiplié les frappes contre le trafic commercial et, ponctuellement, contre des cibles plus lointaines, en coordination apparente avec les groupes armés pro-Téhéran. Washington et ses alliés ont répondu par des frappes ciblées contre des dépôts et des nœuds logistiques houthis, y compris des attaques d’envergure en 2025 visant des sites de stockage et de lancement. Ces frappes américaines visaient précisément à dégrader cette capacité militaire croissante. (Reuters)

Plus préoccupant encore est l’affirmation de capacités « hypersoniques ». Le mouvement houthi a revendiqué à plusieurs reprises des armes de rupture — hypersoniques en tête — destinées à impressionner l’opinion publique. Les experts extérieurs restent cependant sceptiques quant à la réalité technique et à l’efficacité opérationnelle réelle de ces systèmes entre les mains d’un acteur non étatique. Les évaluations indépendantes notent souvent une dissociation entre la rhétorique et la réalité — mais même une disponibilité partielle d’armements avancés modifie les calculs stratégiques dans la région. (Atlantic Council)

La montée en puissance houthiste n’est pas un phénomène isolé : elle s’inscrit dans une architecture régionale d’influence iranienne, qui fournit technologies, pièces détachées, savoir-faire et parfois encouragement politique. Cette projection de puissance a des effets concrets : perturbation des routes maritimes via des attaques contre des navires dans la mer Rouge et le Golfe d’Aden, hausse des coûts d’assurance et des délais logistiques, et une pression politique sur les pays dépendants du commerce par le canal de Suez. Les États qui utilisent ces voies — Israël compris — paient d’ores et déjà le prix économique et sécuritaire. (Reuters)

Politiquement, les Houthis posent une condition explicite : ils se disent prêts à « surveiller » l’application d’un cessez-le-feu et à reprendre les hostilités si l’accord est violé. Autrement dit, ils se présentent comme des auxiliaires régionaux du Hamas, prêts à instrumentaliser la guerre pour peser sur la table des négociations et pour gagner en prestige au-dessus des autres acteurs palestiniens. Cette stratégie crée une boucle dangereuse : chaque libération de prisonniers ou concession perçue comme une victoire renforce leur attractivité et leur capacité de nuisance. (Al Mayadeen English)

Que peuvent faire Israël et ses partenaires ? D’abord, continuer à durcir les défenses : intercepteurs, surveillance maritime et offensive ciblée contre les infrastructures qui rendent possibles ces frappes (stockage, chaînes logistiques, ports utilisés). Ensuite, isoler politiquement les facilitateurs étrangers (sanctions, pressions diplomatiques sur les relais iraniens) et sécuriser les routes commerciales alternatives. Enfin, ne pas se laisser abuser par la rhétorique : la communauté internationale doit distinguer la com’ des capacités réelles — mais se préparer au pire si la capacité réelle suit la propagande. (Reuters)

Pour Israël, la leçon est claire : la guerre n’est plus limitée à Gaza. Elle s’étend en mer, dans l’espace aérien et sur la carte politique régionale. Un chiffre proclamé — 1 835 opérations — doit être pris pour ce qu’il est : un avertissement, une tentative d’intimidation et une pression stratégique. Mais c’est aussi un appel à la mobilisation des États et des Alliés pour empêcher que la solidarité affichée à Gaza ne se transforme en un engrenage de déstabilisation régionale dont les civils paieront le prix.

Netanyahou promet : “Le Hamas sera désarmé et Gaza démilitarisée — par la voie facile ou par la voie dure”

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La guerre s’achève officiellement, mais le ton du Premier ministre israélien ne laisse aucun doute : la victoire militaire n’est qu’une étape, pas une fin. Dans une déclaration enregistrée et diffusée vendredi midi, Benyamin Netanyahou a célébré “l’un des plus grands accomplissements de la guerre de renaissance” : le retour de tous les otages, vivants et morts, tout en annonçant la poursuite de la pression contre le Hamas jusqu’à sa désintégration totale.

« Nous avons promis de ramener tous nos otages, sans exception — nous avons promis, et nous avons tenu parole », a-t-il déclaré d’un ton grave, avant d’ajouter : « Si le Hamas se désarme pacifiquement, tant mieux. Sinon, il sera désarmé par la voie dure. »

Une victoire sous tension

Cette déclaration intervient au lendemain du retrait partiel de Tsahal de la bande de Gaza, conformément à l’accord conclu dans le cadre de la trêve et de la restitution des otages. L’armée a confirmé que les forces israéliennes s’étaient repositionnées “selon les lignes convenues”, laissant derrière elles une zone pacifiée sous haute surveillance.

Mais pour Netanyahou, la fin des combats ne signifie pas la fin de la guerre :

« Ce n’était pas facile. J’ai résisté à des pressions énormes — internes et externes : on me demandait de ne pas entrer à Rafah, de ne pas prendre le couloir de Philadelphie, d’arrêter les opérations. J’ai refusé. Mon seul critère a toujours été la sécurité d’Israël. »

Le chef du gouvernement a rappelé que de nombreux experts affirmaient qu’il serait “impossible” de récupérer les otages sans se retirer totalement de Gaza. “Ils avaient tort”, martèle-t-il. “Nous avons prouvé qu’en combinant pression militaire et diplomatique, avec le soutien du président américain Donald Trump, il était possible d’obtenir ce que tout le monde jugeait irréalisable.”

Le pari du double étau : Tsahal + Trump

Cette référence appuyée à Donald Trump n’est pas anodine. Depuis son retour à la Maison-Blanche, l’ancien président américain a fait de la stabilisation de Gaza un test diplomatique majeur. Il a soutenu la ligne dure israélienne : maintenir une présence militaire dans le périmètre de Gaza tout en contraignant le Hamas à accepter un accord global de désarmement.

Netanyahou le reconnaît sans détour :

« La combinaison de la force de Tsahal et de la pression politique de notre grand allié américain a forcé le Hamas à capituler. Nous tenons la bande de Gaza par tous les points stratégiques. »

D’après les médias israéliens Ynet et Maariv, les clauses de l’accord prévoient en effet une phase de démilitarisation progressive supervisée par des médiateurs internationaux, suivie d’un plan de reconstruction piloté par des pays arabes modérés, sous garantie américaine.

Un Netanyahou combatif face à la lassitude intérieure

Après deux ans de guerre, la société israélienne est épuisée. Les familles d’otages libérés pleurent encore leurs morts, et la population redoute que le prix du cessez-le-feu soit trop élevé. Mais le Premier ministre reste inflexible.

« Beaucoup disaient : “Vous n’en ramènerez aucun vivant.” Nous les avons tous ramenés. Certains ne reviendront pas dans les bras de leurs proches, mais ils sont revenus dans les bras de la nation », a-t-il déclaré, la voix brisée.

Selon lui, la guerre n’aura pas été vaine : le Hamas a été brisé militairement, ses infrastructures anéanties, ses dirigeants éliminés ou traqués. La suite dépendra, dit-il, de la fermeté du pays : « Si le Hamas tente de se reconstruire, il comprendra que nous n’avons pas oublié comment frapper. »

L’ombre du prix à payer

Mais derrière la rhétorique triomphante, les critiques s’accumulent. À droite, certains reprochent au Premier ministre d’avoir cédé trop tôt à la pression internationale. À gauche, on l’accuse d’avoir prolongé inutilement les combats pour des raisons politiques.
Les familles endeuillées, elles, restent divisées : entre gratitude pour la libération des otages et colère face à la libération parallèle de prisonniers palestiniens dangereux.

L’éditorialiste Ben Caspit note dans Maariv :

« Netanyahou célèbre une victoire tactique, mais la vraie question demeure : qui gouvernera Gaza demain ? Si le Hamas n’est plus là, qui empêchera le chaos de revenir ? »

Une trêve armée, pas une paix

Le cessez-le-feu, entré en vigueur à midi, marque la fin officielle de la guerre de Gaza, mais la phase suivante s’annonce tout aussi décisive : désarmement du Hamas, supervision internationale, et reconstruction sous contrôle israélo-américain.

Netanyahou veut croire à une “victoire historique” :

« Nous avons rendu à Israël sa force et son honneur. Le Hamas sera désarmé, Gaza sera démilitarisée — par la voie facile, ou par la voie dure. »

Une promesse qui sonne comme un avertissement à tous les ennemis de l’État hébreu : la guerre est suspendue, mais la dissuasion reste intacte.

Le Premier ministre suédois critique Greta Thunberg : “Une décision très stupide”

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Le Premier ministre de Suède, Ulf Kristersson, a vertement critiqué lundi la militante écologiste Greta Thunberg après sa participation au convoi maritime pro-palestinien Global Sumud Flotilla en direction de Gaza. Alors qu’Israël a intercepté les navires et arrêté plus de 300 activistes étrangers, le chef du gouvernement suédois a qualifié cette expédition d’« acte irresponsable et dangereux », estimant que Stockholm ne pouvait pas « garantir la sécurité de citoyens suédois engagés dans des initiatives illégales à l’étranger ».

Interrogé par le quotidien Aftonbladet, Kristersson, dirigeant du Parti des modérés, n’a pas mâché ses mots : « Nous pensons que c’est très stupide de faire une chose pareille. Nous déconseillons fortement à quiconque de participer à des missions de ce genre, car elles sont risquées et nous ne pourrons pas toujours intervenir si quelque chose tourne mal. »

Le Premier ministre a toutefois indiqué suivre « avec sérieux » les informations relayées par la presse britannique selon lesquelles Greta Thunberg et d’autres militants auraient été détenus dans des conditions difficiles après leur arrestation par les forces israéliennes. « Nous verrons quelles de ces allégations seront confirmées », a-t-il ajouté, tout en précisant que « la Suède ne peut pas cautionner des actions qui enfreignent les lois internationales et la souveraineté d’un État allié ».

La jeune militante de 22 ans, devenue célèbre pour ses grèves scolaires pour le climat, a depuis plusieurs mois recentré son activisme sur la cause palestinienne. Sur ses réseaux sociaux, elle a publié des messages accusant Israël de “génocide” à Gaza et appelant à la “résistance”. Son engagement, autrefois unanimement salué dans le monde de l’écologie, s’est mué en militantisme politique radical, suscitant la controverse jusque dans son propre pays.

Le gouvernement israélien, de son côté, a rejeté toute accusation de mauvais traitements. Le ministère des Affaires étrangères a affirmé que « les activistes de la flottille ont été traités conformément au droit international, avec des conditions de détention standard et un suivi médical complet ». Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a été encore plus explicite : « Ces gens ont choisi de s’allier à une organisation pro-Hamas et d’enfreindre la loi israélienne. Ils méritent les conditions réservées aux terroristes, pas un hôtel. »

Ce lundi, les autorités israéliennes ont entamé le processus de rapatriement des militants arrêtés. Selon le Service pénitentiaire israélien, 171 activistes ont été transférés vers l’aéroport Ramon pour être expulsés, notamment à bord d’un avion grec transportant 161 passagers, parmi lesquels la Suédoise Greta Thunberg. D’autres ressortissants européens devraient être renvoyés via le pont Allenby en direction de la Jordanie.

Cette affaire met en lumière la tension croissante entre Israël et une partie des milieux militants européens. Pour Jérusalem, la participation de figures médiatiques comme Greta Thunberg à des actions pro-Hamas constitue une tentative délibérée de “blanchir le terrorisme” sous couvert d’humanitarisme. « Ces flotilles ne transportent ni médicaments ni vivres, mais de la propagande », a rappelé une source diplomatique israélienne à Infos-Israel.News (source).

En Suède, la polémique prend une tournure politique. Plusieurs députés conservateurs ont appelé à ce que Thunberg réponde de ses actes, évoquant une possible violation des lois nationales encadrant la participation de citoyens à des opérations de soutien à des groupes terroristes. À gauche, les Verts défendent leur compatriote : « Greta incarne la conscience morale de notre époque », a déclaré un élu du parti écologiste, dénonçant « une criminalisation inquiétante de la solidarité internationale ».

Mais au-delà de la querelle suédoise, cette affaire souligne un glissement plus large : celui d’une partie de la jeunesse occidentale vers un militantisme sans discernement, où Israël devient le bouc émissaire de toutes les frustrations idéologiques. Ce que le Premier ministre Kristersson a qualifié de “stupidité” est en réalité, pour beaucoup, une dérive morale.

Deux ans après le 7 octobre, alors qu’Israël commémore encore les 1 200 victimes de l’attaque du Hamas, la présence d’une militante européenne sur un bateau célébrant la “résistance palestinienne” résonne comme une provocation. Et elle interroge : comment une figure mondiale du climat, autrefois symbole d’espoir et de responsabilité, a-t-elle pu choisir de devenir la caution d’un mouvement aligné sur le Hamas ?

L’épisode de la Global Sumud Flotilla rappelle brutalement que, sous le vernis humanitaire, une guerre idéologique est à l’œuvre. Israël y répondra par la fermeté, la Suède par la prudence. Mais l’opinion publique, elle, devra choisir : entre la naïveté militante et la lucidité morale.

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« Vive le 7 octobre » : une invitation ignoble à Bologne pour « fêter » le massacre du Hamas

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Alors que le monde s’apprête à commémorer les deux ans du massacre du 7 octobre, une affiche apparue à Bologne a choqué l’Italie entière. Sous le slogan glaçant « Vive le 7 octobre » et « Vive la résistance palestinienne », des militants pro-palestiniens appelaient la population à se rassembler pour « célébrer » la tuerie perpétrée par le Hamas contre Israël. Grâce à une action rapide du ministère israélien des Affaires étrangères et de la municipalité, l’événement a finalement été annulé in extremis.

La scène s’est déroulée dans le nord de l’Italie, dans la ville universitaire de Bologne, symbole historique du progressisme italien. Une affiche, placardée dans plusieurs rues et relayée sur les réseaux sociaux, invitait les habitants à se réunir sur une grande place de la ville pour un rassemblement intitulé : « Viva il 7 ottobre – Viva la resistenza palestinese ». L’initiative serait venue d’un collectif local de la Gioventù Palestinese di Bologna (la jeunesse palestinienne de Bologne), déjà connue pour ses manifestations hostiles à Israël depuis le début de la guerre contre le Hamas.

Informée de cette provocation, l’ambassade d’Israël à Rome a immédiatement alerté les autorités italiennes. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a ordonné une action diplomatique urgente : « Nous ne pouvons tolérer qu’en Europe, on célèbre un massacre antisémite. Nous attendons des gouvernements amis qu’ils réagissent avec la même fermeté morale que face à tout autre terrorisme. » Le message a été reçu. Quelques heures plus tard, le ministère italien de l’Intérieur annonçait l’interdiction pure et simple de l’événement, appuyée par la police locale.

Le maire de Bologne, Matteo Lepore, a réagi publiquement : « C’est un événement honteux qu’il est impensable d’autoriser dans une ville civilisée. Le 7 octobre ne peut être célébré : c’est une date de douleur et de barbarie. » La communauté juive locale, très active, a elle aussi exercé une forte pression sur les autorités municipales. Le rabbin de la ville a dénoncé « un acte d’incitation à la haine », rappelant que des dizaines d’Italiens juifs avaient des proches parmi les victimes des kibboutzim israéliens attaqués ce jour-là.

Cet épisode s’inscrit dans un climat de tension grandissant en Italie. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement de Giorgia Meloni fait face à un regain de manifestations pro-palestiniennes, souvent marquées par une rhétorique virulente contre Israël. Plusieurs ports, dont ceux de Gênes et de Naples, ont été bloqués par des dockers refusant de charger des navires de la compagnie israélienne ZIM. Quatre parlementaires italiens ont même participé à la récente flottille pour Gaza, avant d’être expulsés d’Israël.

Pour Rome, cette affaire est un test. L’Italie se veut à la fois solidaire d’Israël et attachée à la liberté d’expression. Mais lorsque celle-ci devient apologie du terrorisme, la limite est franchie. « La liberté d’expression n’a jamais signifié le droit d’honorer un massacre », a rappelé un porte-parole du ministère de l’Intérieur italien.

Côté israélien, la diplomatie a salué la réactivité italienne. Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël à Rome a affirmé : « Nous collaborons étroitement avec les autorités italiennes pour empêcher toute tentative de légitimer le terrorisme ou de glorifier les atrocités du Hamas. » Cette coordination diplomatique illustre la vigilance croissante d’Israël en Europe, où certains groupuscules d’extrême gauche ou islamistes tentent d’imposer un discours de haine sous couvert d’“antisionisme”.

Mais au-delà du scandale, cet épisode révèle une fracture morale profonde. Deux ans après le 7 octobre 2023, où 1 200 Israéliens furent assassinés dans leurs maisons et leurs villages, certains osent encore relativiser — voire célébrer — cette tragédie. Ce phénomène ne se limite pas à l’Italie : en France, en Espagne, en Allemagne, des manifestations similaires ont été observées. Dans plusieurs universités européennes, des professeurs ont été suspendus pour avoir justifié les crimes du Hamas au nom de la “résistance”.

Israël, de son côté, voit dans ces dérives le signe d’un effondrement moral de l’Occident face à la terreur islamiste. Comme le rappelait récemment le président israélien Itzhak Herzog : « Le 7 octobre a été le 11 septembre du monde libre. Ceux qui choisissent de le fêter n’ont rien compris à la civilisation qu’ils prétendent défendre. »

La diplomatie israélienne promet de rester en alerte. À Jérusalem, un haut responsable du ministère des Affaires étrangères confie : « Nous remercions nos alliés italiens, mais cette bataille n’est pas terminée. Les ennemis d’Israël exploitent les failles de la démocratie pour répandre leur haine. Nous devons y répondre par la vérité et la mémoire. »

L’affaire de Bologne, finalement étouffée avant qu’elle n’éclate, aura au moins servi de rappel : le 7 octobre n’est pas une date à fêter, mais à commémorer. C’est un jour de deuil pour Israël et pour l’humanité tout entière. Et ceux qui, en Europe, oublient cette évidence devraient se demander quel camp ils honorent vraiment — celui des victimes ou celui des bourreaux.

Israël : la militante espagnole du « Flottille de la honte » arrêtée après avoir mordu une agente de prison – pas encore expulsée

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Nouvel épisode dans la saga des activistes pro-palestiniens arrêtés lors du « Flottille Sumud » interceptée par la marine israélienne pendant Yom Kippour. Parmi les quelque 480 participants, une militante espagnole, Reís Rigo Serviye, âgée de 56 ans, s’est particulièrement illustrée — non pas par un geste humanitaire, mais par un acte de violence physique. Dimanche, elle a mordu une agente du Service pénitentiaire israélien (Shabas) alors qu’elle était détenue au centre de rétention de Ktzi’ot.

Ce lundi, la police israélienne a confirmé son arrestation et a demandé la prolongation de sa détention pour sept jours supplémentaires, alors que son expulsion, initialement prévue, a été suspendue. « La suspecte a attaqué une fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, un acte que nous considérons comme grave et délibéré », a précisé un porte-parole du Shabas. Les autorités israéliennes envisagent désormais de la poursuivre pour agression.

Reís Rigo Serviye, connue dans les milieux militants européens, se présente comme acupunctrice et « défenseure des droits humains ». D’après El País, elle réside à Majorque mais a participé ces dernières années à plusieurs campagnes pro-palestiniennes en Europe et en Asie. En juin dernier, elle avait déjà tenté de rejoindre Gaza lors d’une « marche mondiale » stoppée par les autorités égyptiennes au Caire. Dans ses déclarations publiques, elle s’est comparée aux « brigades internationales » venues défendre la liberté en Espagne pendant la guerre civile de 1936–1939, affirmant que « le silence est une complicité » et que « le monde civil doit agir quand les institutions échouent ».

Dans une interview accordée avant son arrestation, Serviye avait justifié sa participation au convoi maritime en des termes radicaux : « Nos actions arrivent trop tard au regard de l’ampleur du génocide en cours », a-t-elle déclaré. Elle a également accusé le gouvernement espagnol de « lâcheté morale » pour ne pas avoir soutenu la flottille, qui comptait une quarantaine de participants espagnols.

Les autorités israéliennes, de leur côté, rappellent que cette prétendue « flottille humanitaire » n’avait rien de pacifique. Le « Flottille Sumud », composé d’une trentaine de bateaux battant pavillon européen, avait pour objectif déclaré de « briser le blocus de Gaza » — une violation directe du droit maritime israélien et des résolutions internationales qui reconnaissent à Israël le droit de contrôler les cargaisons à destination d’une zone en guerre. Les forces navales israéliennes ont intercepté la flottille sans violence majeure, transférant les passagers vers des centres de rétention avant expulsion.

À ce jour, sur les 479 activistes arrêtés, 171 ont déjà été transférés vers l’aéroport Ramon en vue de leur renvoi. Plus de 200 autres seront expulsés dans les prochaines 24 heures. La plupart sont des ressortissants grecs, espagnols et nordiques. Parmi eux figure la militante suédoise Greta Thunberg, arrêtée elle aussi lors de la même opération, dont le cas a attiré l’attention des médias occidentaux. Un avion affrété par le gouvernement grec doit la rapatrier vers Athènes, tandis qu’un autre, en provenance de Slovaquie, ramènera une dizaine de militants. Israël a précisé que ces vols étaient financés par les gouvernements concernés, et non par l’État hébreu.

Les médias étrangers, notamment The Guardian, ont relayé des accusations fantaisistes sur les conditions de détention des activistes, évoquant un « traitement inhumain ». Israël a démenti catégoriquement. Un responsable du ministère de la Sécurité nationale a déclaré que « tous les détenus sont traités selon les normes légales israéliennes, et les accusations de brutalité sont purement politiques ». Certaines déclarations grotesques d’activistes — affirmant par exemple que Greta Thunberg aurait été « traînée par les cheveux et forcée d’embrasser le drapeau israélien » — ont été immédiatement qualifiées de désinformation par le gouvernement israélien et les médias sérieux.

Pour Jérusalem, cette affaire illustre à la perfection la dérive d’un certain activisme occidental qui, sous couvert d’humanisme, verse dans la provocation violente et la propagande anti-israélienne. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lior Haiat, a rappelé que « les soi-disant “missions de solidarité” ne servent qu’à blanchir une organisation terroriste, le Hamas, responsable du massacre du 7 octobre ».

L’arrestation de Reís Rigo Serviye marque donc un tournant symbolique : Israël ne se contente plus de tolérer les provocations médiatiques, mais applique désormais strictement la loi à quiconque viole sa souveraineté. Si la plupart des militants seront expulsés, certains, comme Serviye, devront désormais répondre de leurs actes devant la justice israélienne.

Une leçon claire, selon plusieurs commentateurs : les jours où l’on pouvait débarquer en Israël pour « jouer les héros humanitaires » tout en attaquant ses agents semblent bel et bien révolus.

France : le gouvernement s’effondre avant même de commencer – Macron face à une crise politique majeure

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La France traverse un moment de vérité politique. En à peine vingt-quatre heures, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a remis sa démission au président Emmanuel Macron, plongeant le pays dans une crise institutionnelle sans précédent. C’est le troisième chef du gouvernement français à quitter son poste en moins d’un an — un record de fragilité politique sous la Ve République.

Lecornu, nommé dans l’urgence après la destitution de François Bayrou début septembre, n’a même pas eu le temps de réunir son premier conseil des ministres. Il a remis sa lettre de démission à l’Élysée dans la matinée de lundi, invoquant une « impasse politique totale ». À peine son départ annoncé, les marchés financiers ont réagi négativement : le CAC 40 a perdu plus de 2 %, et les taux d’emprunt français à dix ans ont grimpé, témoignant de la nervosité des investisseurs face à l’incertitude budgétaire.

Ce départ précipité met Emmanuel Macron face à un dilemme : la France se retrouve sans gouvernement pleinement opérationnel, alors même qu’elle doit adopter un budget crucial dans les prochaines semaines. Sans majorité stable à l’Assemblée nationale, tout vote budgétaire devient une épreuve quasi impossible.

L’opposition, elle, jubile. De la gauche de Jean-Luc Mélenchon à l’extrême droite de Jordan Bardella, tous accusent le président de gouverner « seul contre tous ». Bardella, chef du Rassemblement National (RN), a exigé des élections législatives anticipées : « La France ne peut pas continuer à vivre sous un président hors-sol et un gouvernement fantôme. Seules de nouvelles élections peuvent restaurer la stabilité. »

Les critiques visent également la composition du gouvernement Lecornu, jugée sans renouvellement et trop marquée par l’entourage présidentiel. Plusieurs figures du précédent cabinet — Gérald Darmanin à la Justice, Rachida Dati à la Culture — ont été reconduites. Roland Lescure, proche du monde financier, a hérité du portefeuille de l’Économie, tandis que Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie devenu ministre de la Défense, incarne selon ses opposants « la continuité d’une politique pro-élite et pro-entreprise ».

Depuis les élections législatives anticipées de 2024, la France vit dans une situation de blocage chronique. L’Assemblée est éclatée entre trois pôles inconciliables : la gauche radicale, le centre macroniste et l’extrême droite. Aucun camp ne détient la majorité absolue, et les alliances se brisent dès qu’il s’agit d’adopter une mesure impopulaire. Pour Macron, la voie parlementaire semble désormais impraticable.

Ce vide politique tombe à un moment où la France doit présenter à l’Union européenne un plan crédible de réduction du déficit public, estimé à plus de 5 % du PIB. Or, sans budget voté, Paris s’expose à une procédure de sanction de Bruxelles et à une dégradation de sa note de crédit par les agences internationales. Pour un pays pilier de la zone euro, ce serait un revers économique et symbolique majeur.

La situation actuelle rappelle, par certains aspects, la crise institutionnelle italienne des années 2010 ou encore les cycles électoraux israéliens de 2019 à 2022 : un pouvoir fragmenté, un Parlement incapable de dégager une majorité et des citoyens de plus en plus désabusés. Les sondages montrent d’ailleurs que plus de 70 % des Français souhaitent désormais un retour rapide aux urnes.

Emmanuel Macron, lui, semble hésiter. Selon les informations du Monde, le président a consulté plusieurs anciens Premiers ministres — Édouard Philippe, Jean Castex et Élisabeth Borne — pour envisager la formation d’un gouvernement technique capable de gérer les affaires courantes sans majorité parlementaire. Une solution qui, sans appui politique, risquerait d’aggraver le sentiment d’impuissance à la tête de l’État.

L’instabilité actuelle fragilise également la position de la France sur la scène internationale. Déjà affaibli face à l’alliance anglo-saxonne et marginalisé dans la diplomatie proche-orientale — où Israël, les États-Unis et les pays arabes modérés redessinent les équilibres —, Macron voit sa crédibilité s’éroder. Ses appels à la « souveraineté européenne » résonnent de moins en moins dans un continent où l’Allemagne et la Pologne dictent désormais la cadence.

Les milieux économiques tirent la sonnette d’alarme. Le Medef, principale organisation patronale française, a averti que « l’absence de gouvernement stable compromet la capacité du pays à maintenir sa compétitivité et sa note financière ». De leur côté, les syndicats, eux aussi divisés, redoutent que cette impasse se traduise par des coupes budgétaires automatiques décidées par Bruxelles.

Face à cette impasse, une dissolution du Parlement reste la seule issue possible, mais elle serait un pari risqué. Si le Rassemblement National de Marine Le Pen et Jordan Bardella sortait victorieux, Emmanuel Macron verrait son second mandat s’achever dans une cohabitation forcée avec une opposition radicale — une situation inédite depuis 1997.

La France, jadis symbole de stabilité démocratique en Europe, se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins : sans budget, sans gouvernement, et avec un président isolé. Si Emmanuel Macron échoue à restaurer un minimum de cohésion, la sixième puissance mondiale pourrait bien entrer dans une zone de turbulence politique durable — un scénario que ni Paris, ni Bruxelles, ni les marchés ne peuvent se permettre.