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Tsahal déjoue une attaque majeure : des roquettes à longue portée découvertes à Gaza prêtes à frapper le centre d’Israël

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Les forces de Tsahal ont annoncé ce lundi avoir localisé et neutralisé plusieurs roquettes à longue portée prêtes à être tirées vers le centre d’Israël depuis la ville de Gaza. L’opération, menée par l’unité de combat de la brigade 401 sous le commandement de la division 162, a permis de déjouer ce qui aurait pu devenir l’un des tirs les plus destructeurs depuis le début de la guerre contre le Hamas.

Selon le porte-parole de Tsahal, les roquettes découvertes étaient positionnées dans un état d’alerte maximale, orientées vers la région métropolitaine de Tel-Aviv et prêtes au lancement immédiat. « Les forces ont agi avec précision, neutralisant la menace avant qu’elle ne soit activée. Aucun blessé n’est à déplorer », a déclaré le porte-parole militaire Yoav Zaitoun. Les soldats ont également mis au jour un important dépôt d’armes comprenant des explosifs, des détonateurs, des dispositifs de communication, des chargeurs et plusieurs fusils d’assaut.

L’opération s’est déroulée dans une zone urbaine dense, au cœur de la ville de Gaza, où les infrastructures terroristes sont souvent dissimulées parmi les habitations civiles. Tsahal a précisé que les roquettes avaient été installées à proximité de bâtiments résidentiels et d’une école, une pratique devenue routinière pour le Hamas et les autres groupes armés opérant dans l’enclave. « C’est une preuve supplémentaire de l’utilisation cynique de la population civile comme bouclier humain », a souligné un officier supérieur du commandement sud, cité par Ynet.

Cette découverte illustre la persistance de la stratégie du Hamas, qui continue à stocker et à préparer des missiles à longue portée malgré les pertes infligées à son infrastructure militaire depuis un an. Les services de renseignement israéliens estiment que le mouvement islamiste conserve encore plusieurs dizaines de roquettes de portée supérieure à 80 kilomètres, capables d’atteindre le cœur d’Israël. « Le Hamas n’a pas renoncé à viser Tel-Aviv, Netanya ou Jérusalem », a rappelé un analyste militaire interrogé par Channel 12.

Depuis le déclenchement de l’opération « Épées de Défense » en 2024, Tsahal a mené des centaines de frappes ciblées pour éliminer les sites de production et de lancement de roquettes. Mais les groupes armés palestiniens ont continué à reconstruire partiellement leurs capacités, en s’appuyant sur des réseaux souterrains et des circuits de contrebande via le sud de la bande de Gaza. D’après un rapport récent de l’Institut Meir Amit pour les renseignements et le terrorisme, certaines composantes des roquettes découvertes ces dernières semaines proviennent d’Iran et du Liban, acheminées par voie maritime jusqu’aux côtes gazaouies.

Les responsables sécuritaires israéliens redoutent que le Hamas tente de reprendre une campagne de tirs massifs dans les prochains mois, notamment à l’approche d’éventuelles négociations internationales sur la reconstruction de Gaza. Une telle manœuvre viserait à renforcer sa position politique tout en provoquant Israël. « La menace des roquettes à longue portée demeure un facteur de déstabilisation régionale », a averti le général (rés.) Amos Yadlin sur i24NEWS.

Sur le terrain, les soldats de la brigade 401 ont poursuivi les opérations de ratissage dans le secteur pour s’assurer qu’aucune autre plateforme de lancement ne soit restée opérationnelle. Les démineurs de Tsahal ont procédé à une destruction contrôlée des roquettes découvertes, évitant tout risque de tir accidentel. Des drones et des unités du génie militaire ont ensuite vérifié la présence d’éventuels tunnels à proximité.

Cette opération témoigne une fois encore de la détermination de Tsahal à neutraliser les menaces avant qu’elles n’atteignent les civils israéliens. Depuis le 7 octobre 2023, plus de 19 000 roquettes ont été tirées depuis Gaza, visant sans distinction des zones habitées, des écoles, des hôpitaux et des centres commerciaux. L’armée israélienne rappelle que plus de 90 % de ces projectiles ont été interceptés par le système Dôme de fer, mais que chaque lancement représente un danger réel pour la population.

Alors que la communauté internationale se concentre sur les aspects humanitaires du conflit, Jérusalem insiste sur le fait que la neutralisation de ces arsenaux n’est pas une option, mais une nécessité stratégique. « Tant que des roquettes pointées vers Tel-Aviv ou Jérusalem existeront, Israël ne pourra pas considérer la guerre comme terminée », a résumé un haut responsable du ministère de la Défense.

Pour de nombreux Israéliens, cette nouvelle interception illustre à la fois la vigilance et l’efficacité de Tsahal, mais aussi la persistance d’un ennemi qui ne désarme pas. Au-delà de la victoire militaire, c’est un combat moral qui se joue : celui du droit d’un État à défendre ses citoyens contre une organisation terroriste qui transforme les écoles en dépôts de missiles.

Plan Trump pour Gaza : Macron salue un “cessez-le-feu à portée de main”, Israël reste sur ses gardes

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C’est une séquence diplomatique inattendue qui a fait frémir la scène internationale. Vendredi 3 octobre au soir, le Hamas a annoncé accepter de libérer tous les otages retenus à Gaza, en accord avec la proposition américaine de Donald Trump. Dans la foulée, Emmanuel Macron a salué un « tournant décisif » et remercié le président Trump pour ses efforts, estimant que « la paix et le cessez-le-feu sont à portée de main ».
Mais derrière les déclarations d’optimisme, Israël reste prudent, soulignant que le mouvement terroriste n’a pas annoncé son désarmement, ni la reddition de ses chefs militaires encore actifs dans la bande de Gaza.

Un plan américain ambitieux, encore flou

Présenté en début de semaine par Donald Trump aux côtés du Premier ministre israélien Benjamín Netanyahou, le plan prévoit un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages israéliens contre des prisonniers palestiniens, et la mise en place d’une autorité palestinienne de transition “indépendante” supervisée par une entité internationale.
Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a félicité le Hamas d’avoir « choisi la paix » et demandé à Israël de « cesser immédiatement les bombardements pour permettre la libération rapide et sûre des otages ».

Une formule qui a suscité des réactions mitigées à Jérusalem. Pour le gouvernement israélien, cesser les frappes sans garantie de désarmement serait offrir au Hamas une victoire tactique. Un haut responsable du ministère de la Défense cité par Infos-Israel.News (infos-israel.news/category/alerte-info-24-24/) résume ainsi la position :

« Libérer les otages est notre priorité absolue, mais pas au prix d’un répit offert à une organisation terroriste encore armée et retranchée. »

Le Hamas joue la carte de la respectabilité

Le communiqué du Hamas, relayé puis supprimé par la Maison Blanche, évoque une volonté de « transférer l’administration de la bande de Gaza à un organe palestinien composé d’indépendants ». Mais aucun mot sur la dissolution de sa branche armée, ni sur le sort de ses dirigeants, notamment Yahya Sinwar et Mohammed Deif, toujours introuvables.
Un responsable du Hamas, Mahmoud Mardawi, a reconnu auprès de l’AFP que « le plan américain est vague et nécessite des négociations ». Autrement dit : rien n’est acquis.

Cette ambivalence alimente la méfiance d’Israël, qui redoute un scénario déjà connu — un cessez-le-feu utilisé par le Hamas pour se reconstituer militairement et réaffirmer son contrôle sur le territoire.

Macron, la France et la diplomatie de l’équilibre

Sur la scène internationale, l’annonce du président français a été perçue comme un geste de ralliement pragmatique au plan américain. « La libération de tous les otages détenus et le cessez-le-feu à Gaza sont à portée de main ! L’engagement du Hamas doit être suivi d’effet sans plus tarder », a déclaré Emmanuel Macron sur X. Et d’ajouter :

« Je remercie le Président Trump et ses équipes pour leur mobilisation en faveur de la paix. La France y prendra toute sa part, dans la continuité de ses efforts aux Nations unies. »

Une position saluée à Washington, mais critiquée par certains diplomates européens, qui y voient un alignement implicite sur la stratégie trumpienne. D’autant que le plan de l’ancien président américain marginalise l’Union européenne, écartée des négociations centrales menées entre Washington, Le Caire, Doha et Jérusalem.

Rome et l’ONU sur la même ligne

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a elle aussi soutenu l’initiative : « Je réitère mon soutien total aux efforts du président Trump pour ramener la paix au Moyen-Orient. La priorité doit être la libération immédiate de tous les otages. »
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est montré « encouragé » par l’annonce du Hamas, appelant « toutes les parties à saisir cette occasion pour mettre un terme au conflit tragique à Gaza ».

L’espoir prudent d’Israël

Du côté israélien, si la classe politique se montre divisée, le ton reste mesuré. L’entourage de Netanyahou souligne que l’accord proposé par Trump ne pourra être validé que si le Hamas prouve sa sincérité par des actes concrets. Israël demande des garanties :

  • La libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages.
  • Le désarmement total des factions.
  • L’évacuation des chefs du Hamas hors de Gaza, sous supervision internationale.

En parallèle, Tsahal maintient son dispositif dans le sud de la bande de Gaza et intensifie la surveillance aérienne pour empêcher tout transfert d’armes.

Une victoire diplomatique pour Trump ?

Si le plan venait à se concrétiser, Donald Trump réaliserait ce qu’aucune administration américaine n’avait obtenu depuis les Accords d’Abraham : une désescalade directe entre Israël et le Hamas. Mais l’enthousiasme reste fragile : sans désarmement ni garantie internationale solide, l’accord pourrait s’effondrer dès les premiers incidents sur le terrain.

Pour Israël, la priorité n’est pas seulement la libération des otages — c’est la neutralisation durable d’un ennemi juré. Un cessez-le-feu ne vaut que s’il ne sert pas de tremplin à la prochaine guerre.

En attendant, la diplomatie s’affaire. Le Caire accueillera dans les prochaines heures les délégations américaines, israéliennes et qataries. Une réunion de la dernière chance, peut-être, pour transformer l’espoir en paix réelle.

Trump prévient le Hamas : “Destruction totale !” — un ultimatum historique avant les négociations du Caire

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L’avertissement est sans ambiguïté. À la veille de nouvelles discussions au Caire sur la libération des otages israéliens et le plan de paix pour Gaza, Donald Trump a adressé dimanche un ultimatum d’une brutalité calculée : si le Hamas « s’obstine à rester au pouvoir à Gaza », il sera « totalement détruit ». Interviewé par Jake Tapper sur CNN, le président américain a lancé ces mots lapidaires : « Complete annihilation! ». Un message qui résonne comme un coup de tonnerre diplomatique, alors même que l’organisation terroriste prétend vouloir négocier.

Le langage du feu : “On saura très vite si le Hamas est sérieux”

Trump a confirmé que les discussions de paix allaient s’ouvrir lundi au Caire, sous médiation américaine, qatarie et égyptienne. L’objectif : finaliser la libération des otages israéliens avant la mise en œuvre du plan de paix en vingt points présenté par la Maison-Blanche.

« Nous saurons très bientôt si le Hamas veut réellement la paix », a-t-il déclaré.

Lorsqu’on lui a demandé si le Premier ministre israélien Benjamín Netanyahou soutenait sa demande de cesser les bombardements, Trump a répondu sans hésitation : « Yes on Bibi ».
Une manière de réaffirmer le soutien américain au gouvernement israélien, malgré la pression internationale pour une trêve immédiate.

90 % de l’accord déjà ficelés

En parallèle, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a indiqué sur ABC News que “90 % des détails de l’accord sur les otages sont déjà réglés”, tout en soulignant que les négociations « ne peuvent pas durer des semaines, ni même plusieurs jours ».

« Nous espérons une conclusion dès le début de la semaine », a précisé Rubio. « Il reste des détails logistiques, mais nous n’avons jamais été aussi proches de ramener tous les otages. »

Netanyahou fixe une ligne rouge : pas de libération, pas d’accord

À Jérusalem, Benjamín Netanyahou a tenu à clarifier la position d’Israël lors d’une rencontre avec les familles endeuillées du Forum du Courage :

« Aucun des vingt points du plan Trump ne sera mis en œuvre tant que le premier — la libération de tous les otages, vivants ou morts — ne sera pas réalisé. Tant que tous ne seront pas sur le sol israélien, il n’y aura aucun autre pas en avant. »

Le Premier ministre a également prévenu que si le Hamas ne respecte pas le délai de 72 heures fixé par Trump, Israël reprendra immédiatement les opérations militaires, avec le soutien total des alliés occidentaux.

« Si les otages ne sont pas libérés à temps, nous reprendrons le combat, avec l’appui de toutes les nations impliquées », a-t-il martelé.

Le dilemme du Hamas : sauver la face ou disparaître

Selon le New York Times, les dirigeants du Hamas reconnaissent qu’il leur sera difficile de libérer tous les otages dans le délai imposé. Des sources palestiniennes affirment que le mouvement réclame en échange la libération de 250 prisonniers palestiniens, dont le vétéran Marwan Barghouti, considéré par beaucoup comme le seul leader capable de réunifier les Palestiniens après l’effondrement de Mahmoud Abbas.

Mais Israël refuse catégoriquement d’inclure Barghouti dans la liste. « Sa libération serait un cadeau politique au terrorisme », a commenté un haut responsable israélien cité par Infos-Israel.News (infos-israel.news/category/alerte-info-24-24/).

Le Caire, théâtre d’une diplomatie sous tension

Les délégations israélienne et palestinienne devraient se retrouver dans le même complexe hôtelier du Caire, mais dans des ailes séparées. La médiation égyptienne visera d’abord à fixer un calendrier de libération des otages, avant d’aborder les questions explosives du désarmement du Hamas et du retrait partiel des forces israéliennes.

Le Hamas exige en contrepartie l’arrêt total des opérations militaires israéliennes, y compris aériennes, pendant toute la durée des discussions. Israël, de son côté, refuse tout arrêt complet, insistant sur le maintien d’une présence militaire « minimale mais essentielle » dans le sud de la bande de Gaza.

Un avertissement sans précédent

En menaçant d’« anéantir complètement » le Hamas, Donald Trump ne parle pas à la légère. Son entourage évoque un plan militaire d’urgence prêt à être activé si le mouvement terroriste rejette les termes de l’accord. Il s’agirait d’une coordination américano-israélienne sans précédent, combinant pression aérienne et cyberattaques ciblées contre les infrastructures du Hamas.

Cette fermeté contraste avec les hésitations de l’administration Biden, qui, selon plusieurs diplomates, a perdu de sa crédibilité régionale après avoir plaidé pour une désescalade sans résultat. Pour Trump, il s’agit d’un moment charnière de politique mondiale, à la fois démonstration de puissance et test de leadership avant les prochaines élections américaines.

Israël, entre méfiance et espoir

À Tel-Aviv comme à Jérusalem, les autorités observent avec un mélange de soulagement et de prudence la reprise en main américaine. « Trump parle le langage que le Hamas comprend : celui de la force », analyse le colonel (rés.) Oren Barak, spécialiste de la sécurité régionale.
Mais d’autres avertissent : si le Hamas ne tombe pas, les factions pro-iraniennes comme le Jihad islamique ou le Hezbollah pourraient s’emparer du vide politique.

Netanyahou le sait : toute accalmie ne vaut que si elle s’accompagne du désarmement total du Hamas. Et à défaut de paix durable, Israël se réserve le droit de reprendre la guerre — cette fois avec la bénédiction explicite de Washington.

“La paix, ou la fin du Hamas”

C’est désormais la formule clé de la stratégie américaine. Le plan Trump pour Gaza, loin des euphémismes diplomatiques, repose sur un principe clair : la paix sera imposée, ou la guerre terminera le Hamas.
Une promesse brutale, mais peut-être la seule que l’organisation islamiste comprenne.

Israël verrouille l’accord : la clause 5 du plan Trump empêche tout chantage du Hamas

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Alors que les négociations s’intensifient au Caire sous médiation américaine et égyptienne, un détail juridique passé presque inaperçu change radicalement la donne : le “paragraphe 5” du plan Trump pour Gaza. Selon Maariv et des sources israéliennes, cette clause introduite à la demande de Jérusalem stipule que la libération des prisonniers palestiniens ne pourra avoir lieu qu’après la libération complète de tous les otages israéliens — vivants ou morts. Un verrou juridique conçu pour empêcher toute manipulation du Hamas et garantir que le processus de libération se fasse sans mise en scène ni retard calculé.

Une riposte à des années de “jeux du Hamas”

Lors des précédents échanges de prisonniers, notamment ceux de Gilad Shalit (2011) ou des trêves temporaires de 2024, le Hamas avait souvent orchestré des “libérations en vagues”, alternant promesses et menaces afin d’obtenir davantage de concessions israéliennes.

« Cette fois, pas de théâtre, pas de drapeau vert sur les caméras : chaque otage libéré ramènera Israël un peu plus près de l’échange final », a résumé un haut responsable cité par Infos-Israel.News (infos-israel.news/category/alerte-info-24-24/).

Le texte du paragraphe 5 est explicite :

« Dès que tous les otages auront été libérés, Israël libérera 250 détenus condamnés à perpétuité, ainsi que 1 700 Gazaouis arrêtés après le 7 octobre 2023, dont des femmes et des mineurs. Pour chaque otage israélien décédé rapatrié, Israël remettra les dépouilles de 15 habitants de Gaza morts. »

Un mécanisme inédit, inspiré des accords de paix américains des années 1980, qui vise à rétablir la symétrie morale : aucune récompense partielle avant la restitution totale des vies captives.

Une logistique médicale sans précédent

Dans les hôpitaux israéliens, la préparation s’accélère. Tsahal a installé un centre de réception dans le camp de Reïm, où chaque otage sera pris en charge par un médecin militaire, un psychiatre et une assistante sociale avant d’être transféré vers l’un des quatre centres hospitaliers mobilisés : Sheba, Ichilov, Beilinson et Assaf Harofeh.
Les experts anticipent des cas de dénutrition sévère, de traumatismes post-captivité, mais aussi des blessures invisibles : choc psychologique, dissociation, perte de confiance.

« Le modèle intégré mis en place est conçu pour soigner à la fois le corps et l’âme », a expliqué un responsable du ministère de la Santé. « Chaque otage aura une chambre isolée, une douche, un repas chaud et un suivi psychologique immédiat. »

Les États-Unis resserrent la pression

Depuis Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé que les équipes américaines, dont Jared Kushner et Steve Witkoff, sont arrivées au Caire pour finaliser le protocole d’échange.

« La logistique doit se conclure très vite », a-t-il déclaré à ABC. « Ce n’est pas encore la fin de la guerre, mais c’est le début du basculement. »

Rubio a toutefois averti que la seconde phase — le désarmement du Hamas et la création d’un gouvernement transitoire à Gaza — serait « beaucoup plus difficile ».

Une coalition arabe prudemment favorable

Dans un communiqué commun, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte, l’Indonésie, le Pakistan et la Turquie ont salué les “pas positifs” du Hamas vers le plan Trump, tout en appelant Israël à “appliquer l’accord d’échange de prisonniers sans bombarder Gaza”. Ces États espèrent transformer cette trêve en “cessez-le-feu durable”, tout en réclamant un retour progressif de l’Autorité palestinienne à Gaza.

Mais pour Jérusalem, il n’est pas question de revenir à la situation d’avant-guerre. Le ministre de la Défense Israël Katz l’a affirmé lors d’une cérémonie commémorative :

« À l’issue de cette initiative historique du président Trump, le Hamas sera désarmé et Gaza démilitarisée. Tsahal restera sur le terrain pour protéger nos localités et détruire toute menace résiduelle. »

Il a souligné que la pression militaire israélienne sur Gaza — frappes ciblées, encerclement des tunnels et contrôle des axes — a conduit le Hamas à céder sous la contrainte.

« Ce revirement du Hamas n’est pas le fruit d’un changement de cœur, mais d’un effondrement stratégique. »

Le pari stratégique d’Israël

En exigeant la libération totale des otages avant tout geste humanitaire envers les prisonniers palestiniens, Israël verrouille le scénario. Le Hamas ne peut plus marchander la souffrance ni prolonger le processus à des fins de propagande. L’État hébreu transforme ainsi la condition morale en levier politique : la libération devient une obligation, non un marchandage.

Dans les faits, le paragraphe 5 offre à Israël une garantie psychologique et militaire : aucune pression internationale ne pourra forcer la libération anticipée de terroristes tant que les Israéliens, civils ou soldats, ne seront pas de retour.

Une victoire diplomatique et morale

L’introduction de cette clause, réclamée personnellement par Netanyahou et soutenue par Trump, marque une victoire discrète mais décisive.

« Israël a compris qu’il ne fallait plus jouer le jeu du Hamas », écrit le chroniqueur Avi Ashkenazi dans Maariv. « Ce paragraphe clôt la période des illusions. La morale passe désormais avant la mise en scène. »

Derrière la technicité juridique se cache une dimension symbolique : l’État juif ne négociera plus sa sécurité ni la dignité de ses citoyens. La guerre de Gaza n’aura servi à rien si elle ne garantit pas que le chantage cesse une fois pour toutes.

Washington Post : « Selon le plan Trump, tout l’arsenal offensif du Hamas sera détruit »

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La « feuille de route » que Donald Trump entend imposer au Proche-Orient continue de faire couler beaucoup d’encre. Selon le Washington Post, la proposition en 21 points du président américain prévoit l’élimination complète de l’arsenal offensif du Hamas dans la bande de Gaza. Le journal affirme avoir consulté une copie validée par des responsables de deux gouvernements alliés, tous deux briefés directement par Washington.

Le cœur du document repose sur une exigence claire : plus aucune arme lourde ou offensive ne doit rester aux mains de l’organisation islamiste, désignée comme groupe terroriste par les États-Unis, l’Union européenne et Israël. Les infrastructures militaires — tunnels, roquettes, drones — seraient systématiquement démantelées ou détruites, sous supervision internationale. « Toute capacité de frapper Israël doit disparaître », cite le quotidien, résumant la logique américaine.

Le plan esquisse également un volet politique. Les membres du Hamas qui accepteraient un engagement de « coexistence pacifique » se verraient proposer une amnistie, tandis que ceux qui refuseraient pourraient bénéficier d’un passage sûr vers des pays tiers. Une disposition qui suscite déjà des interrogations quant à sa faisabilité et à l’identité des États susceptibles d’accepter d’accueillir ces militants.

La stratégie s’inscrit dans un contexte où l’administration Trump, de retour à la Maison-Blanche, tente de transformer sa rhétorique de « victoire totale sur le terrorisme islamiste » en architecture régionale. Elle entend rallier Israël et plusieurs pays arabes à une même ligne : désarmer le Hamas pour créer les conditions d’un nouvel équilibre sécuritaire. Un pari audacieux qui rappelle, dans l’esprit, les clauses de démilitarisation imposées après certains conflits du XXe siècle.

À Jérusalem, les premières réactions officieuses saluent l’exigence de désarmement comme une « reconnaissance claire du droit d’Israël à vivre en sécurité ». Dans les coulisses diplomatiques, certains s’interrogent toutefois sur les modalités : qui vérifiera la mise en œuvre ? Quelles garanties offrir à Israël si le Hamas cache encore une partie de ses arsenaux ?

Du côté des Palestiniens, les critiques ne manqueront pas. Le Hamas considère toute demande de désarmement comme une « reddition », et l’Autorité palestinienne pourrait craindre d’être perçue comme complice d’un diktat américain. Reste à savoir si la promesse d’une reconstruction massive de Gaza, également incluse dans le plan, pourra contrebalancer ces réticences.

En toile de fond, ce projet illustre une constante de la diplomatie américaine au Proche-Orient : combiner pression militaire et offre politique. Mais cette fois, l’ambition affichée est radicale — détruire l’arsenal offensif du Hamas pour empêcher tout futur cycle de guerre. Si elle se concrétise, une telle démarche pourrait redessiner la carte sécuritaire régionale. Si elle échoue, elle risque au contraire d’alimenter de nouvelles frustrations et de prolonger le cycle de violences.

Gal Hirsch alerte : « 26 otages ne sont plus en vie, la vie de deux autres est en danger »

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Le coordinateur des affaires des otages et disparus, Gal Hirsch, a livré ce matin devant la commission de la Sécurité nationale de la Knesset un rapport glaçant sur l’état des captifs encore détenus par le Hamas. Selon les informations collectées par ses services, 48 otages sont actuellement recensés :

  • 20 seraient encore en vie,
  • 2 se trouveraient dans un état critique, leur vie étant gravement menacée,
  • 26 auraient malheureusement trouvé la mort en captivité.

« D’après les renseignements en notre possession, il ne fait aucun doute que nous faisons face à une tragédie nationale d’une ampleur inédite », a-t-il déclaré, insistant sur l’urgence d’un règlement qui place la question humanitaire au centre.

Cette annonce, rapportée par le journaliste Amihai Stein, intervient alors que les familles des otages accentuent la pression sur le gouvernement pour qu’il conclue un accord de libération, dénonçant la lenteur des négociations. Le témoignage de Hirsch apporte une précision macabre mais essentielle : le temps joue contre Israël, et chaque jour réduit les chances de retrouver les captifs en vie.

Du côté politique, cette déclaration risque de relancer le débat déjà explosif autour de la stratégie gouvernementale. Les opposants à Benjamin Netanyahou l’accusent de sacrifier la cause des otages au profit d’objectifs militaires changeants. Les partisans du Premier ministre rétorquent que céder aux exigences du Hamas équivaudrait à une défaite stratégique pour Israël.

Quoi qu’il en soit, l’intervention de Gal Hirsch met en lumière une vérité difficile : l’État d’Israël doit décider rapidement s’il privilégie la libération des vivants à tout prix ou s’il poursuit une logique de pression militaire visant à détruire les capacités terroristes du Hamas, au risque d’abandonner une partie de ses citoyens en captivité.

Horreur en Argentine : trois jeunes femmes torturées et assassinées en direct sur Instagram

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Un fait divers atroce secoue l’Argentine et au-delà. Trois jeunes femmes – Morena Verdi (20 ans), sa cousine Brenda del Castillo (20 ans) et Lara Gutiérrez (15 ans) – ont été attirées le 19 septembre dans une maison de la banlieue de Buenos Aires avec la promesse de 300 dollars et d’une soirée festive. Cinq jours plus tard, leurs corps mutilés étaient retrouvés enterrés dans la cour de ce que la presse locale appelle désormais la « maison de l’horreur ».

Selon les enquêteurs argentins, les victimes auraient été piégées par Tony Janzen Loverde, chef de cartel péruvien plus connu sous le surnom de Pequeño J (« J le petit »). L’homme les accusait d’avoir dérobé quatre kilos de cocaïne. Les témoignages recueillis décrivent des tortures d’une cruauté inouïe : doigts sectionnés, ongles arrachés, passages à tabac et asphyxie avec un sac en plastique. Morena aurait succombé à cette méthode, tandis que les deux autres ont été exécutées peu après.

Le plus glaçant est que ces sévices auraient été diffusés en direct sur un compte privé d’Instagram, suivi par une quarantaine de personnes. Sur l’enregistrement, on entendrait le trafiquant déclarer : « Voilà ce qui arrive à ceux qui volent ma drogue ». Si Meta, maison-mère d’Instagram, affirme n’avoir trouvé « aucune preuve » d’un tel streaming, elle assure coopérer pleinement avec les autorités judiciaires.

La découverte des corps mercredi dernier a déclenché une vague d’indignation nationale. Des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement à Buenos Aires, scandant des slogans contre la violence faite aux femmes et brandissant les portraits des victimes. « Même aux animaux, on n’inflige pas de telles choses », s’est indigné Antonio del Castillo, grand-père de deux des jeunes femmes. Le père de Brenda a, lui, confié qu’il n’avait pas pu reconnaître sa fille tant les tortures avaient défiguré son corps.

Cinq personnes ont déjà été arrêtées, dont trois hommes et deux femmes soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique. L’un d’entre eux a été capturé en Bolivie, près de la frontière. Mais le chef présumé, Pequeño J, reste en fuite, et un mandat d’arrêt international a été émis.

Ce triple féminicide vient rappeler la réalité tragique des violences de genre en Argentine. Selon les associations locales, une femme est assassinée toutes les 36 heures dans le pays, souvent dans un contexte de criminalité organisée ou de violences conjugales. Le mouvement féministe Ni Una Menos, qui lutte depuis 2015 contre le fléau, a dénoncé un « crime atroce qui illustre la faillite de l’État à protéger ses citoyennes ».

Au-delà de l’Argentine, ce drame soulève aussi la question de la responsabilité des plateformes numériques. Si les faits de retransmission en direct sont confirmés, Instagram serait accusé d’avoir servi de vecteur à une mise en scène macabre, rappelant d’autres précédents où des meurtres ou attentats furent diffusés en live. L’affaire pourrait alors ouvrir la voie à de nouvelles régulations, notamment en Amérique latine, où les cartels exploitent déjà réseaux sociaux et messageries cryptées pour recruter, intimider et terroriser.

Dans les rues de Buenos Aires, les proches des victimes ont organisé une marche silencieuse, ponctuée de cris de douleur et d’appels à la justice. Trois cercueils blancs, portés par des camarades de classe et des voisins, ont symbolisé une jeunesse brisée par la barbarie. « Il faut protéger les femmes plus que jamais », a lancé le père de Brenda. Une phrase qui résonne désormais comme un cri national.

Polémique en Israël : Milvitzky attaque Ben Gvir après la convocation du père du futur chef du Shin Bet

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L’affaire prend une tournure politique explosive. Le député Hanoch Milvitzky (Likoud) a vivement critiqué dimanche le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, après la convocation à une enquête du rabbin Yossef Zini, père du nouveau chef désigné du Shin Bet, David Zini. « C’est une démarche dont on ne saurait exagérer la gravité », a déclaré Milvitzky, accusant Ben Gvir d’inaction et de silence face à un acte jugé « incompréhensible ».

Les faits remontent à jeudi soir, quelques minutes seulement après la confirmation officielle par la commission Gronis de la nomination du général (rés.) David Zini à la tête du service de sécurité intérieure. Des policiers se sont alors présentés au domicile de son père, âgé de 77 ans, à Ashdod, afin de lui remettre une convocation. Selon la presse israélienne, le rabbin Zini aurait refusé de les suivre.

Cette convocation trouve son origine dans des enregistrements diffusés par Channel 13, où l’on entend le rabbin tenir des propos incendiaires contre la Cour suprême, allant jusqu’à dire qu’« il faudrait faire exploser la Haute Cour ». Ces déclarations, interprétées comme des menaces, ont conduit un citoyen à déposer plainte, déclenchant une enquête préliminaire.

Toutefois, des zones d’ombre demeurent. Le journaliste Avishai Greenzweig (i24NEWS) a révélé que les policiers n’avaient pas encore obtenu l’autorisation formelle d’un haut responsable de la police des enquêtes criminelles, condition préalable à une convocation. L’ordre a donc été annulé a posteriori. La police israélienne a confirmé les faits, précisant qu’une enquête est bien ouverte pour « suspicion de menaces » et que la convocation officielle se fera ultérieurement, une fois les autorisations validées.

L’opposition comme certains membres de la coalition dénoncent une instrumentalisation politique. Pour Milvitzky, la situation est claire : « Le fait que le père du futur chef du Shin Bet soit convoqué immédiatement après la confirmation de son fils est un message de déstabilisation inacceptable. » À droite, certains craignent une tentative de discréditer David Zini à travers son entourage familial. À gauche, on insiste sur la nécessité de protéger les institutions judiciaires contre toute menace, rappelant que les propos du rabbin sont « inqualifiables ».

Itamar Ben Gvir, au cœur des critiques, reste silencieux. Une posture qui alimente les soupçons et laisse la scène politique s’enflammer. Dans ce climat tendu, la nomination de David Zini, déjà contestée par plusieurs anciens directeurs du Shin Bet, s’ouvre sur un parfum de crise institutionnelle.

Identifié : l’officier SS qui a exécuté le « dernier Juif de Vinnitsa » etait un professeur de francais

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L’une des photographies les plus emblématiques et terrifiantes de la Shoah vient de livrer un nouveau secret. Le cliché connu sous le nom du « dernier Juif de Vinnitsa » — montrant un homme agenouillé au bord d’une fosse commune, sur le point d’être abattu d’une balle dans la nuque par un officier nazi — a désormais un nom associé à son bourreau. Selon une recherche historique publiée en Allemagne, l’homme armé n’était autre que Jakobus Ohnen, instituteur allemand devenu officier SS, responsable de massacres massifs en Ukraine en 1941.

Ce cliché, longtemps utilisé comme symbole des massacres par balles perpétrés en Europe de l’Est, avait été présenté pour la première fois au procès Eichmann à Jérusalem en 1961. Mais jusqu’ici, ni le lieu exact, ni la date, ni l’identité du tueur n’étaient connus. Le travail de l’historien Jürgen Matthäus, ancien directeur de recherche au musée de l’Holocauste de Washington, vient combler ce vide.

Une exécution à Berdytchiv, 28 juillet 1941

L’étude établit que la photo fut prise dans la citadelle de Berdytchiv, en Ukraine, le 28 juillet 1941, trois semaines après la conquête de la ville par la Wehrmacht. Ce jour-là, environ 180 Juifs furent exécutés et jetés dans des fosses creusées à la hâte par leurs coreligionnaires. La scène immortalise l’instant où un officier SS, lunettes et casquette sur la tête, arme à la main, se tient derrière une victime agenouillée, déjà résignée. Tout autour, une vingtaine de soldats allemands assistent à la scène sans le moindre signe d’émotion.

L’auteur du meurtre, identifié grâce à l’analyse d’archives photographiques et au croisement de journaux militaires, était Jakobus Ohnen, né en 1906 près de la frontière hollandaise. Professeur d’anglais, de français et d’éducation physique, il avait rejoint les SA avant d’intégrer les SS au début des années 1930. En 1941, il commandait une unité mobile de 700 hommes chargés de « nettoyer » l’arrière-front allemand. Sa troupe s’est distinguée par son efficacité meurtrière : plus de 100 000 civils — principalement des Juifs — furent assassinés jusqu’à l’automne 1942.

Une image devenue symbole universel

L’histoire de cette photographie est aussi singulière que macabre. Elle fut découverte à Munich en 1945 par un soldat américain, transmise à un rescapé polonais, puis introduite comme pièce à conviction à Jérusalem en 1961. Reproduite dans des centaines d’ouvrages et d’expositions, elle a longtemps circulé sous le titre erroné de « dernier Juif de Vinnitsa », la ville voisine de Berdytchiv.

L’enquête récente repose sur un négatif retrouvé dans le journal personnel d’un officier autrichien de la Wehrmacht, Walter Materna, qui décrivait froidement les exécutions de ce 28 juillet. Des recoupements iconographiques et des analyses par intelligence artificielle ont confirmé à 99 % qu’il s’agissait bien de Jakobus Ohnen. L’identité de la victime, elle, reste inconnue.

Le poids de l’histoire et la mémoire

Cette avancée rappelle combien l’histoire de la Shoah reste encore en partie à écrire, même sur des documents pourtant célèbres. En donnant un nom au meurtrier, les chercheurs renforcent le caractère concret d’un crime trop souvent réduit à l’anonymat bureaucratique des bourreaux. La photographie ne représente plus seulement un archétype de la barbarie nazie : elle pointe un individu, un visage, un professeur devenu assassin de masse.

À Berdytchiv, haut lieu du judaïsme hassidique avant-guerre, il ne restait que 15 Juifs vivants lorsque l’Armée rouge libéra la ville en 1944. Ils étaient plus de 20 000 trois ans plus tôt. Le cliché, désormais mieux documenté, continue d’incarner cette destruction totale.

Israël–Argentine : refroidissement diplomatique sur fond de pétrole aux Malouines

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Les signaux d’alerte se multiplient autour de Benjamin Netanyahou. Alors qu’Israël traverse une période de relative isolation internationale en raison de la guerre à Gaza, un accroc inattendu s’est produit avec l’un de ses alliés sud-américains les plus constants, l’Argentine. Selon la radio publique israélienne, des responsables de Buenos Aires auraient exprimé leur colère après la révélation qu’une société privée israélienne levait des fonds pour développer des forages pétroliers dans l’archipel contesté des Malouines (Falklands).

Une « trahison » symbolique

Pour l’Argentine, qui revendique depuis le XIXᵉ siècle la souveraineté sur ces îles contrôlées par Londres, l’affaire prend des allures de provocation. « Nous avons toujours soutenu Israël dans les instances internationales, y compris face à une hostilité croissante. Nous attendons en retour une considération minimale pour notre propre cause nationale », aurait confié un haut diplomate argentin.

La question des Malouines demeure l’une des blessures ouvertes de la mémoire argentine : la guerre de 1982 contre le Royaume-Uni, perdue dans le sang, continue d’alimenter un sentiment d’injustice. L’ONU classe d’ailleurs l’archipel comme territoire non autonome, c’est-à-dire disputé, et encourage depuis des décennies une reprise des négociations.

Une visite diplomatique reportée

Dans ce climat, la présidence argentine a confirmé que la visite prévue de Benjamin Netanyahou à Buenos Aires, après son passage à Washington, était repoussée. Officiellement, le président Javier Milei justifie cette décision par le calendrier électoral national : des législatives approchent, et un déplacement d’un dirigeant étranger pourrait brouiller le message politique interne. Mais plusieurs sources évoquent un malaise direct lié au dossier pétrolier.

Selon le quotidien Ynet, l’entourage du président argentin a insisté pour présenter la mesure comme « une décision générale concernant tous les visiteurs étrangers à ce stade ». Pourtant, dans les coulisses, la colère provoquée par l’implication israélienne dans les Malouines est manifeste.

Entre fidélité et calculs

La situation est d’autant plus sensible que Javier Milei, populiste pro-israélien et proche idéologiquement de Netanyahou, s’était imposé comme un allié fidèle d’Israël en Amérique latine, rompant avec les positions plus critiques de ses prédécesseurs. Sa colère met donc en lumière un paradoxe : même un dirigeant affichant son attachement à l’État hébreu ne peut ignorer une cause nationale aussi consensuelle en Argentine que celle des Malouines.

Pour Netanyahou, ce revers est symboliquement lourd. Alors que Washington et certaines capitales européennes durcissent leur discours, perdre le soutien enthousiaste de Buenos Aires — au moins temporairement — accentue l’impression d’un isolement diplomatique croissant.

Enjeux géopolitiques

Au-delà de la querelle bilatérale, l’affaire illustre la difficulté pour Israël de séparer son économie mondialisée de ses relations politiques. Les entreprises privées qui cherchent des opportunités dans des zones litigieuses peuvent, volontairement ou non, créer des tempêtes diplomatiques. L’affaire des Malouines pourrait pousser Jérusalem à mieux encadrer la présence de ses sociétés dans des territoires sensibles au regard du droit international.

Pour l’Argentine, l’épisode tombe à point nommé : il permet au gouvernement Milei de réaffirmer sa fibre nationaliste à l’approche d’élections cruciales, tout en rappelant à ses partenaires internationaux que la question des Malouines reste non négociable.

L’incident, même limité, révèle une réalité gênante pour Israël : ses alliés, même les plus proches, n’hésitent plus à marquer leur désaccord lorsque leurs intérêts stratégiques sont en jeu. Entre pétrole, mémoire et politique intérieure, l’ombre des Malouines vient s’ajouter aux défis diplomatiques déjà nombreux pour Netanyahou.