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Israël – révélations sur Efi Feldbaum z’’l : quand un héros de réserve se heurtait déjà aux méthodes du Shin Bet

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Le pays a appris hier la mort au combat du réserviste Efi (Yona Efraïm) Feldbaum z’’l à Rafah. Quelques heures plus tard, une autre vérité — plus ancienne — resurgit : il y a 14 ans, la Sécurité intérieure (Shin Bet) avait tenté de le recruter comme informateur contre ses amis de Judée-Samarie, selon des documents et un témoignage publiés ce matin. Un récit âpre, qui éclaire la trajectoire d’un homme tombé en soldat — et la zone grise de nos services dans la lutte antiterroriste. ערוץ 7

D’après le flash d’INN/Arutz 7, le journaliste Elchanan Groner a révélé que Feldbaum — à l’époque habitant de Nahliel — s’était retrouvé pris dans un engrenage : retrait de son permis d’arme après un incident d’autodéfense, rendez-vous « amicaux » avec un agent promettant de l’aider à récupérer son arme, enveloppes de quelques centaines de shekels à la clé… jusqu’au moment où la conversation dévie vers des « noms » et des « questions » sur ses camarades. Comprenant le piège, Feldbaum alerte un proche et l’ONG Honenu, publie, et coupe le contact. ערוץ 7

La publication tranche par son timing et son authenticité : elle ne vise ni à salir la mémoire d’un soldat, ni à blanchir une stratégie. Elle dit deux choses. D’abord, la guerre contre le terrorisme — islamiste ou autre — expose l’État à une tentation permanente : confondre efficacité et facilité. Ensuite, Feldbaum reste, par-delà l’épisode, l’Israélien qui aura cuisiné pour des soldats seuls, élevé cinq enfants, et repris les armes en citoyen-réserviste jusqu’à tomber pour la défense du pays.

Politiquement, la révélation fera grincer des dents. À gauche, on y verra la preuve d’une « dérive » passée des méthodes du Shin Bet envers les milieux national-religieux. À droite, certains s’en serviront pour exiger des lignes rouges plus strictes dans le renseignement interne. Mais il faut poser la bonne question : ces méthodes ont-elles fait avancer la sécurité d’Israël ? Ou ont-elles, au contraire, fracturé une confiance civique dont l’armée a désespérément besoin ? Le sacrifice final de Feldbaum z’’l rappelle que la cohésion nationale est notre mur d’acier — et que l’éthique opérationnelle en est une brique.

Sur le plan institutionnel, l’affaire appelle un audit froid : traçabilité des « incentives » utilisés par les agents, contrôle juridico-opérationnel des approches sensibles, et capacité d’auto-correction. La guerre longue contre le Hamas, le Jihad islamique et les filiales iraniennes exige un binôme gagnant : renseignement agressif contre l’ennemi — et respect scrupuleux des civils israéliens. C’est l’intérêt matériel de la sécurité intérieure. C’est aussi l’hommage le plus juste à un réserviste tombé hier sous le feu.

Dans la tempête présente, la vie de Feldbaum z’’l — avec ses combats et ses refus — dit quelque chose d’essentiel : la victoire d’Israël ne se résume pas au nombre de chefs terroristes neutralisés, mais à la capacité de rester une société sûre d’elle, un État de droit, une armée aimée de son peuple. Cela ne s’oppose pas ; cela se tient. Et c’est précisément ce que nos ennemis n’arrivent pas à comprendre. ערוץ 7


Liban : « Faites la paix avec Israël » — la déflagration verbale d’un ex-ministre libanais

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Le tabou a sauté à Beyrouth. L’ancien ministre et ex-membre du cabinet sécuritaire libanais, Youssef Salameh, appelle ouvertement son pays à « faire la paix avec Israël » et à accepter « le diktat américain » visant le désarmement immédiat du Hezbollah. Dans un paysage politique verrouillé par la peur et les milices, la phrase sonne comme une sirène d’alarme — et comme une fenêtre d’opportunité stratégique pour Jérusalem. (חדשות סרוגים)

Selon l’entretien relayé aujourd’hui par le site Srugim, Salameh ne se cache plus derrière l’ambiguïté. « Tout sauf un vrai accord de paix avec Israël sera vain », dit-il, plaidant pour un « courage politique » qui fasse passer l’intérêt national avant les postures et les mythologies. Surtout, il accepte noir sur blanc l’exigence américaine de démanteler le Hezbollah, milice pro-iranienne qui a confisqué la souveraineté libanaise et entraîné le pays dans l’escalade contre Israël depuis le 8 octobre 2023. (חדשות סרוגים)

Le même Salameh ajoute une confession lourde : Beyrouth « s’est menti à lui-même » au sujet de la résolution 1701 de l’ONU, censée, depuis 2006, imposer une zone sans milices au sud du Litani. « Nous avons trompé le monde, nous n’avons rien appliqué, on ne nous croit plus. » L’aveu est capital : il reconnaît l’échec total de l’État libanais à faire respecter le droit international — un vide que le Hezbollah a exploité pour installer sa machine de guerre à la frontière d’Israël. Pour Jérusalem, c’est la démonstration, par un acteur libanais de premier plan, que la menace au Nord n’est pas une fatalité culturelle mais un choix politique réversible. (חדשות סרוגים)

Les réactions officielles à Beyrouth restent, pour l’heure, prudentes. Mais le contexte explique le courage inhabituel de l’ex-ministre : depuis deux ans de guerre contre le Hamas et d’échanges de feu quasi-quotidiens au Nord, le Liban paie le prix d’un « État captif ». Économie exsangue, émigration massive, infrastructures délabrées : la population voit dans l’enlisement militaire du Hezbollah une impasse nationale. Quand Salameh parle, il dit tout haut ce qu’une partie de l’élite pense tout bas : sans rupture avec la logique de milice — donc sans paix avec Israël — il n’y a pas de retour à la souveraineté.

Côté israélien, l’intérêt est clair et assumé : faire appliquer effectivement 1701 — désarmement au sud du Litani, retrait des forces promues par l’Iran — ou, a minima, ériger une nouvelle architecture de sécurité qui éloigne la menace du front domestique. L’aveu libanais facilite la plaidoirie d’Israël auprès de Washington et des Européens : la « normalisation » au Nord ne passe pas par des pirouettes diplomatiques mais par un fait simple — la fin du Hezbollah armé. Et si un ancien ministre libanais le dit, l’argument gagne en légitimité.

Reste la politique : un « accord de paix » suppose un État qui parle au nom du Liban — et contrôle son territoire. C’est précisément ce qui manque. L’option la plus réaliste, à court terme, serait un paquet américano-arabe : pression économique ciblée sur les réseaux du Hezbollah, garanties de reconstruction graduelle pour des secteurs civils, et déploiement robuste d’une force internationale réoutillée — avec des règles d’engagement qui dissuadent vraiment les tirs. Les propos de Salameh offrent à ce plan un premier vernis local.

Le message à Téhéran est, lui, limpide : l’axe iranien ne peut plus prétendre parler « au nom des Libanais ». Un ex-ministre le dit, haut et fort : l’intérêt national du Liban passe par la paix avec Israël et par le démantèlement du proxy chiite. À Jérusalem, on n’en demandait pas tant : cette parole peut être transformée en levier diplomatique — et en couverture morale — pour exiger des étapes concrètes sur le terrain. La fenêtre est mince ; elle est réelle.

Au bout du compte, ce frémissement politique au Liban résonne comme un avertissement aux tenants du statu quo : le temps des milices ne peut pas être indéfini. La région bascule vers des logiques de sécurité plus nettes, où l’ambiguïté coûte des vies. Si Beyrouth veut redevenir une capitale souveraine, l’alignement avec la stabilité — et donc avec la paix — n’est plus une option : c’est un impératif vital. (חדשות סרוגים)

 

L’Allemagne accorde plus d’un milliard de dollars d’aide supplémentaire aux survivants de la Shoah

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Près de quatre-vingts ans après la libération des camps, l’Allemagne vient de signer un accord historique avec la Claims Conference pour verser plus d’un milliard de dollars d’aides aux survivants de la Shoah et, pour la première fois, aux Justes parmi les nations. Une décision à forte charge morale, saluée à Jérusalem comme un acte de mémoire et de responsabilité.

C’est un chiffre qui dit tout : plus de 1,05 milliard de dollars, soit environ 900 millions d’euros, seront alloués en 2026 aux rescapés de la Shoah encore en vie. L’annonce, faite ce mercredi 29 octobre par la Claims Conference après de longues négociations avec le ministère allemand des Finances, marque l’augmentation la plus importante depuis la création du dispositif d’indemnisation. Selon les estimations, plus de 200 000 survivants en bénéficieront, notamment ceux dont la santé s’est fragilisée avec l’âge.

« Ce budget historique est vital pour permettre aux survivants d’achever leur vie dans la dignité, dans leurs foyers, avec le respect qui leur a tant manqué », a déclaré Gideon Taylor, président de la Claims Conference, dans un communiqué repris par Srugim.

Cette aide financière couvrira principalement les soins à domicile, les traitements médicaux et les aides aux personnes dépendantes. L’âge moyen des survivants s’élève désormais à 88,5 ans, et nombre d’entre eux vivent seuls, parfois en dessous du seuil de pauvreté. Le programme permettra à plus de 127 000 bénéficiaires d’obtenir une aide annuelle d’environ 1 450 euros.

Un signal de continuité morale

Cet accord intervient dans un contexte économique difficile pour Berlin. La récession et l’envolée des dépenses de défense auraient pu servir de prétexte à un gel de ces versements. Il n’en a rien été. Pour l’Allemagne, la continuité de la mémoire prime sur les contraintes budgétaires.

La chancellerie, dirigée par Friedrich Merz, a confirmé qu’il s’agissait d’un engagement politique et éthique, au-delà du simple geste financier. En parallèle, Berlin prolonge jusqu’en 2029 son financement du programme éducatif sur la Shoah, doté de 175 millions d’euros supplémentaires. Il servira à soutenir la recherche, à former des enseignants et à créer de nouveaux contenus pour les médias et le cinéma.

Cette initiative répond aussi à un phénomène préoccupant : la baisse du niveau de connaissance historique de la Shoah, constatée en Europe et aux États-Unis, et la montée de discours antisémites dans les réseaux sociaux. L’objectif, selon les autorités allemandes, est clair : “Empêcher que la banalisation du mal ne redevienne possible.”

Les Justes parmi les nations, pour la première fois reconnus

Pour la première fois, le programme d’aide inclut également les Justes parmi les nations, ces hommes et femmes non juifs qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs pendant la Shoah. Ils bénéficieront eux aussi d’une assistance médicale et sociale comparable à celle accordée aux rescapés juifs.

« Même quatre-vingts ans après la fin de la guerre, le gouvernement allemand continue d’assumer sa responsabilité envers toutes les victimes et leurs sauveteurs. Chaque survivant et chaque Juste mérite de vivre et de vieillir dans la dignité », a souligné Colette Avital, ancienne députée et membre de la délégation de négociation.

À Jérusalem, le mémorial de Yad Vashem (yadvashem.org) a salué une décision « portant la voix du souvenir face à l’oubli ». Selon le musée, les fonds destinés à l’éducation permettront d’enrichir les programmes de témoignages vivants et d’archives numériques.

Une mémoire toujours politique

Ce geste fort s’inscrit dans une série de tensions diplomatiques où l’Allemagne tente de réaffirmer son rôle de garant de la mémoire juive, notamment face aux accusations d’antisémitisme qui ont récemment visé certains mouvements européens. Dans un monde où les récits se brouillent, Berlin veut rappeler la permanence de sa responsabilité historique.

Mais pour Israël, cette annonce dépasse la symbolique. Elle témoigne d’une relation bilatérale stable, malgré les désaccords politiques récents, et d’un attachement sincère à la mémoire du peuple juif.

« Dans le tumulte des alliances et des crises, ce rappel de l’histoire est un acte de justice », confiait hier soir un diplomate israélien à Haaretz. « Les survivants n’ont plus beaucoup de temps. Chaque année de soutien compte comme une victoire sur le silence. »

L’accord, présenté comme le plus vaste jamais conclu, souligne une vérité simple : la mémoire de la Shoah n’appartient pas seulement au passé, mais à la conscience du monde.

En Virginie, des étudiants musulmans rejouent des enlèvements de Juifs : la vidéo qui horrifie l’Amérique

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Un scandale glaçant secoue les États-Unis. Dans un lycée de l’État de Virginie, des étudiants musulmans ont mis en scène de fausses « enlèvements » inspirés des attaques du Hamas. Les vidéos, publiées sur les réseaux sociaux, montrent des adolescents cagoulés recouvrant la tête de leurs camarades avant de les jeter dans un coffre de voiture. Le tout présenté, selon eux, comme une « plaisanterie satirique ». Mais pour la communauté juive locale, le choc est immense : « C’est traumatisant, surtout après le 7 octobre », a dénoncé le district scolaire de Fairfax.

Les séquences, tournées dans l’enceinte même d’un établissement public, ont rapidement fait le tour d’Internet. On y voit plusieurs élèves — identifiés comme membres de l’Association des étudiants musulmans (MSA) — simuler l’enlèvement d’un camarade, un sac noir sur la tête, avant de l’enfermer dans le coffre d’un véhicule qui démarre en trombe. Dans un autre clip, un élève coiffé d’une keffieh pousse un ami dans une poubelle avant de « l’enlever » sous les rires de ses camarades. Ces vidéos étaient censées promouvoir leur club universitaire.

Mais la mise en scène d’actes évoquant les crimes du Hamas du 7 octobre — les enlèvements, la terreur, les humiliations — a immédiatement provoqué une onde de colère à travers les États-Unis. Le district de Fairfax a publié un communiqué d’une rare sévérité :

« Ces vidéos décrivent des scènes d’une extrême violence, traumatisantes pour notre communauté juive et pour nos élèves. Elles n’ont pas été approuvées par l’école, ni par le district. Les auteurs seront tenus pour responsables », a déclaré l’administration locale.

Selon C14.co.il (source directe), plusieurs élèves ont été suspendus. L’affaire a ensuite pris une tournure nationale après la réaction de la Jewish Community Relations Council (JCRC) de Washington, qui a dénoncé un climat d’hostilité croissante envers les Juifs :

« Voir des jeunes Américains transformer en blague l’enlèvement et la torture de civils israéliens est terrifiant. C’est un signe du déclin moral de nos écoles », a déclaré la directrice de la JCRC.

Ce scandale, survenu à quelques jours seulement des commémorations du massacre du 7 octobre, met une nouvelle fois en lumière la radicalisation idéologique dans les campus américains. Les universités comme Harvard, Columbia ou UCLA ont déjà été le théâtre de manifestations où l’on scandait « From the river to the sea », un slogan que de nombreuses organisations juives considèrent comme un appel à l’élimination d’Israël.

Le CAIR (Council on American-Islamic Relations), principale organisation musulmane américaine, a tenté de défendre les élèves, estimant que les vidéos étaient « mal interprétées » et relevaient de « l’humour maladroit ». Mais la justification a provoqué un tollé. De nombreux commentateurs ont rappelé que des familles israéliennes vivent encore le deuil de leurs proches enlevés et assassinés, et que la banalisation de ces gestes « ne relève plus de la satire, mais de la perversion morale ».

Dans plusieurs États, des associations d’enseignants et de parents ont exigé des formations obligatoires contre l’antisémitisme dans les établissements scolaires. La polémique a également réveillé un débat plus large sur l’usage des réseaux sociaux et la diffusion de la haine sous couvert d’humour. Des élus américains ont réclamé l’ouverture d’une enquête fédérale.

 

Ce n’est pas la première fois que de tels actes choquent l’Amérique post-7 octobre. En décembre 2023, un professeur de l’Université de Columbia avait été suspendu après avoir déclaré publiquement que « le Hamas n’avait fait que résister ». En 2024, plusieurs établissements avaient dû fermer temporairement leurs campus face aux menaces antisémites.

Cette fois, la violence symbolique touche le cœur du système éducatif américain : des adolescents nés après le 11 septembre rejouent des scènes d’enlèvement en ricanant — sans conscience du traumatisme collectif qu’ils ravivent.

« Ce n’est pas un gag, c’est une honte nationale », a réagi une mère juive dont la fille étudie dans le même district. « Nos enfants ne devraient jamais avoir peur d’aller à l’école parce qu’ils sont juifs ».

Le Département de l’Éducation de Virginie a promis de renforcer la surveillance des activités étudiantes et d’inclure, dès 2026, un module obligatoire sur la mémoire de la Shoah et la lutte contre la haine religieuse. Une décision saluée par la JCRC, qui appelle toutefois à « passer des mots aux actes ».

Ce nouvel épisode illustre la dérive inquiétante d’une partie de la jeunesse américaine, happée entre propagande en ligne et ignorance historique. Dans une société où les réseaux sociaux remplacent souvent les cours d’histoire, les symboles les plus abominables peuvent se transformer en « défis viraux ». Une banalisation dangereuse qui, cette fois, fait écho directement à la souffrance du peuple israélien.

 

 

Un soldat de Tsahal refoulé à Prague : la France l’a signalé comme criminel

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Un réserviste israélien, vétéran des combats de Gaza et du Liban, a été interpellé à son arrivée à Prague et refoulé vers Israël après une alerte « criminelle » émise par la France. Une erreur diplomatique ou un acte politique ? L’affaire provoque l’indignation en Israël et soulève des questions sur la sécurité juridique des soldats israéliens voyageant en Europe.

L’incident, rapporté par Ynet News ce mercredi 29 octobre 2025, s’est produit à l’aéroport Václav-Havel de Prague. L’homme, parti en vacances avec son épouse après plusieurs mois de service de réserve dans l’armée israélienne, a été arrêté par quatre policiers tchèques armés au moment du contrôle des passeports.
« Ils m’ont dit que je n’étais pas autorisé à entrer sur le territoire, sans me donner de raison précise. J’ai cru d’abord à une erreur administrative », a-t-il raconté.

Après plusieurs heures d’attente et d’interrogatoire, les autorités tchèques ont expliqué que la France avait diffusé une alerte Schengen de niveau “criminel”, interdisant à l’homme d’entrer dans tous les pays de l’Union européenne. Une mesure automatique, appliquée par l’ensemble des États membres — mais d’autant plus absurde que le réserviste n’a jamais mis les pieds en France.

« Je n’ai commis aucun crime. Je n’ai jamais visité la France. Je suis un soldat de réserve, pas un fugitif », a-t-il déclaré.
« J’ai été traité comme un criminel, enfermé des heures à l’aéroport avant d’être contraint de rentrer en Israël à mes frais. »

Quinze heures d’attente et aucune explication

L’homme et son épouse ont passé près de quinze heures en détention administrative, sans possibilité d’appeler ni de consulter un avocat local. Le couple a finalement dû acheter ses propres billets de retour, perdant ainsi l’intégralité de son séjour.

La police tchèque a indiqué que seule la France pouvait lever cette alerte, confirmant qu’elle mentionnait une suspicion de « crimes graves ». Malgré l’intervention du consulat israélien à Paris, aucune justification n’a été fournie par les autorités françaises.
Un représentant du ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé que le dossier restait « incompréhensible » et qu’il n’existait « aucun motif légal ou sécuritaire » justifiant un tel signalement.

« Nous avons demandé des explications aux autorités françaises, sans réponse pour l’instant », a précisé la diplomatie israélienne.
« Rien ne permet de relier cet incident au service militaire de l’intéressé. »

Un malaise diplomatique grandissant

L’affaire intervient dans un climat déjà tendu entre Israël et plusieurs pays européens, où la stigmatisation des soldats israéliens devient de plus en plus visible. Certains juristes évoquent la possibilité que l’alerte ait été émise à la suite d’une plainte militante ou d’un mauvais usage du système Schengen, parfois instrumentalisé par des associations pro-palestiniennes pour cibler des anciens combattants israéliens.

En 2024, des incidents similaires avaient déjà été signalés en Espagne et en Norvège, où des réservistes avaient été brièvement interrogés en raison de leur appartenance à Tsahal.
Mais jamais une alerte pénale émise par un pays tiers n’avait entraîné une interdiction d’entrée généralisée à l’échelle européenne.

« C’est une violation flagrante de la souveraineté israélienne et des droits fondamentaux de nos citoyens », a déclaré un député du Likoud à Channel 14, dénonçant « une chasse aux soldats israéliens sous couvert de procédures administratives ».

La peur d’une traque judiciaire contre les soldats israéliens

Depuis plusieurs mois, des ONG pro-israéliennes alertent sur le risque de “lawfare” — cette guerre judiciaire menée contre Israël par le biais de plaintes internationales, notamment en France, au Royaume-Uni et en Belgique.
Selon ces organisations, certaines bases de données européennes contiennent désormais des signalements nominatifs d’anciens combattants israéliens, classés arbitrairement comme « suspects » à la suite d’allégations déposées par des groupes militants.

L’ancien diplomate israélien Danny Ayalon a dénoncé une situation « intolérable » :

« Si un soldat de Tsahal, qui a risqué sa vie pour défendre Israël, peut être arrêté en Europe sur une simple notification politique, alors aucun Israélien n’est en sécurité à l’étranger. »

Israël exige des clarifications

L’ambassade d’Israël à Prague a demandé la levée immédiate de cette alerte et des excuses officielles. Le ministère israélien des Affaires étrangères prépare une protestation diplomatique formelle auprès de Paris, en coordination avec le ministère de la Justice.

À Jérusalem, le cas fait déjà école : plusieurs réservistes prévoient de porter plainte pour diffamation internationale si leur nom figure dans une base de données criminelle sans fondement.
Le ministère a également rappelé aux citoyens israéliens voyageant en Europe de vérifier leur statut avant le départ et de contacter le centre d’urgence consulaire en cas d’incident similaire.

Pour le réserviste, le sentiment d’humiliation reste intact :

« Je suis revenu d’une guerre, pas d’un crime. Et c’est dans un aéroport européen que j’ai été traité comme un terroriste. C’est honteux. »

L’affaire illustre le fossé grandissant entre la réalité sécuritaire d’Israël et certaines perceptions européennes. Tant que l’opacité du système Schengen perdurera, les soldats israéliens resteront exposés à une suspicion injustifiée — et à un soupçon de plus en plus politique.

Rio de Janeiro : 64 morts dans l’opération policière la plus meurtrière de l’histoire du Brésil

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La guerre contre le crime organisé a pris une tournure sanglante au Brésil. Au moins 64 personnes ont été tuées lors d’un raid massif des forces de sécurité dans plusieurs favelas de Rio de Janeiro, visant le puissant cartel “Comando Vermelho”. L’opération, la plus vaste jamais menée dans la ville, plonge la métropole dans le chaos.

C’est une journée qui marquera un tournant dans l’histoire de la lutte contre le narcotrafic au Brésil.
Selon les autorités locales, au moins 64 personnes ont été tuées mardi lors d’un immense raid policier mené contre le cartel du “Comando Vermelho” (l’Ordre rouge), le plus puissant groupe criminel du pays.
L’opération, qui a mobilisé plus de 2 500 policiers et soldats, a plongé Rio de Janeiro dans une atmosphère de guerre urbaine.

📰 Source : Mako News / Reuters – 29/10/2025

Une ville sous siège

Les affrontements ont éclaté à l’aube dans les favelas de Complexo do Alemão et Penha, bastions du Comando Vermelho.
Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des tirs nourris, des explosions et des nuages de fumée noire s’élevant au-dessus des bidonvilles.
Plusieurs véhicules blindés ont été incendiés, tandis que des hélicoptères survolaient la zone.

“On a entendu des rafales sans interruption pendant des heures. On aurait dit une zone de guerre”, raconte une habitante du quartier de Penha au média Globo News.

Le gouverneur de l’État de Rio, Cláudio Castro, a confirmé la mort de quatre policiers, précisant que “la majorité des victimes sont des membres de gangs lourdement armés”.
Il a qualifié l’opération de “plus grande de l’histoire de la ville”.

“Ce n’est plus du crime, c’est du terrorisme de la drogue”

L’objectif officiel : démanteler les cellules armées du Comando Vermelho, qui contrôlent la distribution de drogue, le racket et le trafic d’armes dans plusieurs quartiers de la métropole.
Selon la police, les trafiquants utilisaient des drones équipés d’explosifs pour ralentir la progression des forces de l’ordre — une première dans le pays.

“Nous ne parlons plus de criminalité ordinaire, mais d’un narco-terrorisme organisé”, a déclaré le gouverneur Castro.
“Ces groupes se comportent comme des milices paramilitaires, ils défient l’État.”

La police a saisi plus de 90 fusils automatiques, des mitrailleuses lourdes, ainsi que plus d’une demi-tonne de drogue.
Près de 80 suspects ont été arrêtés et transférés vers des prisons de haute sécurité.

La population prise au piège

Le chaos a paralysé la ville pendant plusieurs heures :

  • Des dizaines d’écoles ont fermé,
  • les universités ont suspendu leurs cours,
  • plus de 70 bus ont été incendiés sur les grands axes de circulation.

Le réseau de transport public a été complètement désorganisé, et les habitants ont reçu l’ordre de rester chez eux.
Les hôpitaux de la région nord de Rio ont rapporté une trentaine de blessés civils, parmi lesquels des enfants touchés par des balles perdues.

“C’est l’enfer sur terre”, a témoigné une infirmière à O Globo.
“Les tirs ne s’arrêtent pas, on soigne à la chaîne.”

Condamnations internationales

La violence extrême de l’opération a provoqué une vague d’indignation internationale.
L’ONU s’est dite “profondément choquée” par le bilan humain et a appelé à une “enquête rapide et impartiale”.
Human Rights Watch a dénoncé une “politique d’extermination” visant les habitants des favelas, souvent issus de communautés noires et défavorisées.

“Ces actions rappellent les pires heures du Brésil autoritaire”, a réagi un porte-parole de HRW.
“Les forces de sécurité ne peuvent pas se transformer en armée d’occupation.”

Un contexte politique explosif

L’opération survient à quelques jours de l’ouverture du sommet mondial des maires sur le climat (C40), organisé cette année à Rio.
Selon plusieurs analystes, le gouvernement aurait voulu montrer sa fermeté face au crime organisé avant cet événement très médiatisé.
Mais pour beaucoup, cette démonstration de force risque d’avoir l’effet inverse.

“Ces raids ne détruisent pas les cartels, ils les déplacent”, explique le sociologue Luiz Flávio Sapori, expert en sécurité publique.
“Tant que les chefs resteront libres, de nouveaux soldats prendront la relève. C’est une guerre sans fin.”

Une tragédie sociale et politique

Alors que les familles des victimes pleurent leurs morts, les autorités brésiliennes se félicitent d’un “succès stratégique”.
Mais sur le terrain, la méfiance et la peur dominent.
Les associations de quartier réclament des réformes structurelles plutôt que des “bains de sang médiatiques”.

Cette opération, la plus meurtrière de l’histoire de Rio, relance le débat sur la violence d’État, la fracture raciale et la faillite du système judiciaire.
Dans une ville où près d’un quart des habitants vivent dans des favelas, la paix semble encore lointaine.

 

Trafic d’armes depuis la Syrie : deux hommes arrêtés à Tel-Aviv, l’ombre du Hezbollah plane

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C’est une affaire d’apparence locale, mais qui révèle un réseau régional tentaculaire. Deux résidents de Tel-Aviv — un Israélien de 53 ans et un ressortissant érythréen de 34 ans — ont été arrêtés pour avoir introduit illégalement des armes à feu depuis la frontière syrienne.
Selon un communiqué conjoint de la police israélienne et du Shin Bet, les suspects ont été interceptés alors qu’ils transportaient cinq pistolets dissimulés dans des chaussettes, probablement jetés par-dessus la barrière frontalière par des complices opérant du côté syrien.

Les autorités israéliennes affirment que cette méthode, déjà observée ces derniers mois, est typique des réseaux liés à des groupes terroristes opérant dans le sud de la Syrie — notamment des cellules affiliées au Hezbollah et à la Force Al-Qods iranienne.

Un trafic aux ramifications géopolitiques

L’enquête, révélée par Ynet et The Times of Israel, démontre que ces trafics ne sont pas de simples opérations criminelles.
Les armes, souvent légères mais sophistiquées, circulent entre la Syrie, la Jordanie et Israël, alimentant à la fois la criminalité urbaine et les réseaux terroristes.
Un haut responsable du Shin Bet a précisé :

« Ce n’est plus du contrebande classique. Derrière ces transferts se cachent des acteurs motivés par des objectifs idéologiques et sécuritaires. »

Le Hezbollah, qui contrôle de vastes zones du sud syrien, serait indirectement impliqué dans ces flux. Selon des sources occidentales citées par Reuters, les trafiquants profitent du chaos syrien pour écouler des armes issues de stocks iraniens destinés à la milice libanaise.

La frontière nord, passoire stratégique

La région du plateau du Golan reste particulièrement sensible.
Malgré une surveillance accrue par Tsahal, la topographie montagneuse permet à de petits réseaux d’exploiter des failles ponctuelles.
Les trafiquants jettent parfois des colis par-dessus la clôture ou utilisent des drones commerciaux pour livrer les armes.
Ces dispositifs, bien que rudimentaires, ont conduit à une multiplication d’incidents depuis le début de 2025.

Selon Kan News, plusieurs caches d’armes ont été découvertes ces derniers mois dans le nord du pays, notamment près de Katzrin et de Metoula.
Les autorités redoutent que ces trafics ne servent à armer des cellules dormantes d’inspiration jihadiste, ou des groupes criminels susceptibles d’agir contre des cibles israéliennes.

Une coopération régionale renforcée

L’affaire de Tel-Aviv illustre aussi la nouvelle coopération entre Israël et plusieurs États arabes.
Des officiers jordaniens et égyptiens ont récemment participé à une réunion confidentielle à Eilat, consacrée à la lutte contre les trafics transfrontaliers d’armes et de drogue.
Selon Al-Arabiya, ces échanges ont permis de « croiser des renseignements sur des itinéraires logistiques communs à la contrebande d’armes et de drogue ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a salué cette coordination régionale, rappelant que « les trafics qui partent de Syrie financent souvent les mêmes réseaux qui attaquent les civils israéliens ».
Le ministre de la Défense Israël Katz a pour sa part déclaré :

« Quiconque transporte une arme depuis la Syrie doit comprendre qu’il transporte aussi la guerre iranienne contre Israël. »

Les suspects devant la justice

Les deux suspects arrêtés à Tel-Aviv ont été présentés devant le tribunal de district de Nazareth, qui a ordonné leur maintien en détention jusqu’à la fin de la procédure.
Le procureur a retenu les charges de trafic d’armes aggravé et mise en danger de la sécurité nationale.
Les enquêteurs cherchent à déterminer s’ils faisaient partie d’un réseau structuré ou s’ils agissaient pour le compte d’un intermédiaire opérant en Syrie.

Selon la police, le principal suspect aurait déjà été impliqué dans un trafic similaire en 2023, mais l’affaire avait été classée faute de preuves.
Cette fois, les services de renseignement ont intercepté ses communications avec un numéro syrien enregistré dans la région de Deraa, bastion historique des milices pro-iraniennes.

Le spectre de la guerre de l’ombre

Cette affaire intervient dans un contexte d’escalade régionale : frappes israéliennes en Syrie, éliminations ciblées de cadres du Hezbollah au Liban, et opérations du Mossad contre les réseaux iraniens en Europe et en Asie.
Pour les analystes, la contrebande d’armes depuis la Syrie est une extension de la guerre invisible que mène Téhéran contre Israël.

L’expert militaire Ely Karmon, interrogé par i24NEWS, résume :

« Ces trafics permettent à l’Iran de tester les failles israéliennes, de financer ses proxys et d’entretenir un climat d’instabilité permanent. »

Israël, conscient de ce danger, renforce désormais sa surveillance du Golan et déploie des technologies anti-drones issues du système “Skylock”.

Un message clair de Jérusalem

Pour le gouvernement israélien, ce dossier dépasse la simple criminalité.
Il s’agit d’un avertissement envoyé à tous ceux qui collaborent, même indirectement, avec des réseaux liés au Hezbollah ou à l’Iran.
Le ministère de la Sécurité nationale a annoncé la création d’une cellule interservices permanente chargée de suivre les trafics transfrontaliers.

Dans un communiqué adressé à Infos-Israel.News, un haut gradé de la police résume la philosophie de cette lutte :

« Chaque arme interceptée est une attaque évitée. Et chaque trafiquant arrêté, c’est une balle de moins contre Israël. »

 

Gaza : Israël autorise des représentants du Hamas à assister les recherches du Croissant-Rouge dans la “zone jaune”

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Scène improbable mais bien réelle : des membres du Hamas ont été autorisés, sous strict encadrement, à pénétrer dans la “zone jaune” du sud de la bande de Gaza, contrôlée par Tsahal, afin d’aider le Croissant-Rouge et des équipes égyptiennes à localiser les corps d’otages israéliens présumés morts. Cette mesure exceptionnelle, confirmée par des sources militaires citées par Ynet et Reuters, illustre la complexité humanitaire et politique du conflit : même les ennemis irréductibles se croisent désormais autour des décombres.

L’autorisation, accordée dimanche matin « avec validation sécuritaire au plus haut niveau », selon le Jerusalem Post, vise à faciliter les fouilles dans plusieurs secteurs du corridor de Khan Younès. Tsahal soupçonne que plusieurs dépouilles d’otages israéliens assassinés lors des premiers jours de guerre y sont ensevelies, près d’anciennes infrastructures du Hamas.

Un dispositif humanitaire sous surveillance militaire

Les recherches sont menées conjointement par le Croissant-Rouge égyptien, des équipes israéliennes du génie militaire et des observateurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Pour la première fois, des « représentants locaux du Hamas » — non armés et sélectionnés par la partie égyptienne — ont été admis sur le site, afin d’indiquer l’emplacement supposé de certaines fosses.
L’armée israélienne a précisé que ces individus « ne disposent d’aucune immunité » et qu’ils sont « constamment encadrés par des soldats de Tsahal et des caméras de surveillance ».

Selon Kan News, cette mesure a été prise après des jours de négociations menées via Le Caire et Doha. Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a personnellement donné son feu vert « dans l’unique but de ramener les corps de nos otages et de permettre une identification rapide ».

Une collaboration paradoxale

Cette coordination, inimaginable quelques mois plus tôt, souligne l’évolution du terrain à Gaza.
Pour Israël, il ne s’agit pas d’un dialogue mais d’une logistique de nécessité : les anciens cadres du Hamas connaissent les zones d’enfouissement, souvent creusées sous des tunnels effondrés. Sans leur aide, certaines fouilles seraient impossibles.

Un officier israélien confie :

« Ce n’est pas une coopération politique. C’est une opération humanitaire encadrée par les fusils de Tsahal. Aucun contact direct n’est autorisé, seulement des instructions transmises via les médiateurs égyptiens. »

Du côté du Hamas, cette participation sert de vitrine médiatique. Dans un communiqué relayé par Al-Jazeera Arabic, le mouvement affirme qu’il “agit par devoir humanitaire pour rendre les corps”, une formulation jugée cynique à Jérusalem. Un porte-parole israélien a rétorqué : « Ceux qui ont assassiné des civils n’ont pas soudain découvert la compassion. Ils cherchent simplement à survivre politiquement. »

La “zone jaune”, entre trêve tacite et tension extrême

La fameuse “zone jaune” correspond à une bande de terrain sous contrôle israélien, partiellement sécurisée, où Tsahal mène des opérations de fouille et de neutralisation des tunnels.
Depuis la fin de la dernière phase des combats, elle est devenue le théâtre d’opérations humanitaires sous contrôle militaire.
Des bulldozers égyptiens y travaillent depuis plusieurs jours, escortés par des chars israéliens.

Selon Haaretz, le Croissant-Rouge a signalé dimanche la découverte d’un site d’ensevelissement collectif contenant des restes humains et des fragments d’uniformes israéliens. Les analyses ADN sont en cours à la base militaire de Shura, au centre du pays.

Washington et Le Caire saluent la décision israélienne

Le département d’État américain a qualifié cette autorisation de “geste humanitaire courageux”, tout en soulignant “la complexité morale d’une guerre où les terroristes utilisent les morts comme monnaie politique”.
L’Égypte, de son côté, a salué la “coopération sécuritaire exemplaire” entre Le Caire et Jérusalem, insistant sur la nécessité de “préserver la dignité des victimes”.

Selon Al-Arabiya, la coordination égyptienne-israélienne inclut un protocole d’urgence permettant d’interrompre immédiatement les fouilles en cas de tirs ou de provocation du Hamas. Jusqu’ici, la trêve tacite semble respectée.

Une ligne rouge fragile

Malgré cette accalmie, l’armée israélienne garde la main sur chaque mètre de terrain.
Le général Herzi Halevi a ordonné le déploiement de drones d’observation au-dessus des chantiers de fouille pour prévenir toute embuscade.
Tsahal redoute que le Hamas n’utilise la présence du Croissant-Rouge pour recueillir des informations ou préparer des opérations de communication.

Un responsable du ministère de la Défense résume la situation :

« Nous faisons tout pour ramener nos morts, mais nous n’oublions pas que l’ennemi n’a pas changé. »

À Jérusalem, les familles des otages saluent cette avancée tout en exprimant leur malaise. “Voir des membres du Hamas fouiller à côté de nos soldats, c’est insupportable”, a confié une mère à Channel 12. “Mais s’ils peuvent nous aider à retrouver nos enfants, nous acceptons cette humiliation.”

Entre devoir et stratégie

Cette opération illustre la dimension morale unique du conflit : Israël continue d’agir selon les principes de la dignité humaine, même face à ceux qui les ont violés.
Permettre à des représentants du Hamas de participer aux recherches, sous surveillance, c’est affirmer la primauté de la vie et du devoir — tout en démontrant la maîtrise totale du terrain par Tsahal.

Dans une guerre où la compassion est devenue un champ de bataille, Israël prouve une fois de plus que la force et l’humanité ne sont pas incompatibles — à condition de les manier avec la même précision qu’un missile guidé.

 

Front nord : Israël frappe à Nakoura, le Liban s’enflamme sous la pression du Hezbollah

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L’armée israélienne a mené dimanche une frappe ciblée contre un véhicule de terroristes du Hezbollah dans la région de Nakoura, au sud du Liban.
Selon des sources militaires citées par Reuters, Ynet et Al-Arabiya, le véhicule a été atteint par deux missiles de précision alors qu’il circulait à proximité de la route côtière reliant Tyr à la frontière israélienne. Cette attaque, survenue en plein jour, marque un nouvel épisode de la guerre de dissuasion que mène Israël contre le Hezbollah, soutenu par l’Iran, le long de sa frontière nord.

La frappe a été revendiquée indirectement par Tsahal, qui a confirmé avoir « neutralisé une cellule terroriste planifiant une attaque imminente contre des forces israéliennes ».
Les premières images diffusées par les chaînes libanaises montrent un véhicule réduit en cendres, sans intervention apparente des secours — signe que les victimes étaient des membres d’un réseau armé.

Une guerre de basse intensité devenue quasi quotidienne

Depuis plusieurs semaines, la frontière israélo-libanaise est le théâtre d’échanges de feu constants.
Le Hezbollah tire sporadiquement des roquettes ou des missiles antichars sur des positions israéliennes, tandis que l’aviation de Tsahal riposte en frappant les zones de lancement et les véhicules suspects.
Selon le Jerusalem Post, cette stratégie vise à maintenir la pression sur le Hezbollah sans basculer dans une guerre totale — un équilibre fragile que Benjamin Netanyahou et Israël Katz s’efforcent de préserver.

Un officier israélien, cité par Channel 12, résume la situation :

« Nous menons une guerre silencieuse, mais décisive. Chaque tir, chaque frappe, chaque minute dans le ciel du Liban est calculée. »

Les opérations de ce type — ciblées, rapides, sans revendication officielle — s’inscrivent dans la doctrine dite de la « dissuasion active » adoptée par Tsahal depuis 2024.

Le Liban, otage de la stratégie iranienne

Pour Israël, la responsabilité du Hezbollah ne fait aucun doute.
Depuis le début de la guerre à Gaza, la milice chiite a multiplié les provocations dans le nord d’Israël, cherchant à ouvrir un second front au profit de Téhéran.
Le Hezbollah justifie ses attaques par la « solidarité avec Gaza », mais pour Jérusalem, il s’agit avant tout d’un instrument iranien de pression régionale.

L’analyste militaire Ron Ben-Yishai, dans Ynet, rappelle que « chaque salve du Hezbollah est coordonnée avec Téhéran, dans une logique d’usure stratégique ».
Israël répond donc par des frappes chirurgicales destinées à désorganiser les chaînes de commandement, sans attaquer massivement le territoire libanais.

Nakoura, un point chaud historique

La zone de Nakoura, au sud du Liban, abrite le quartier général de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban).
C’est aussi un couloir de passage stratégique pour les convois du Hezbollah reliant la plaine de Tyr aux montagnes du sud.
Selon France 24, l’ONU a confirmé avoir « enregistré une explosion majeure » à proximité d’un poste d’observation, sans victime parmi le personnel onusien.

Des analystes de Jane’s Defence Weekly précisent que le véhicule visé appartenait à une unité logistique du Hezbollah spécialisée dans le transport d’équipements électroniques destinés à la surveillance de la frontière.

Cette frappe, la seconde en moins d’une journée après celle de Baalbek qui a éliminé le commandant Ali Hussein al-Moussawi, confirme un changement d’échelle dans la stratégie israélienne : désormais, aucun cadre du Hezbollah n’est à l’abri, même loin de la ligne de front.

Réactions et équilibres régionaux

Le Liban a immédiatement dénoncé une « violation grave de sa souveraineté ».
Mais à Beyrouth, la colère semble contenue. Le gouvernement Mikati, sous pression économique et diplomatique, peine à condamner ouvertement le Hezbollah.
En coulisses, plusieurs diplomates européens affirment que le Premier ministre libanais cherche à éviter toute escalade qui plongerait le pays dans une guerre totale.

À Washington, le département d’État a réaffirmé « le droit d’Israël à se défendre », tout en appelant à la retenue.
L’Union européenne, par la voix de Josep Borrell, s’est dite « préoccupée par le risque de propagation régionale ».

Israël, maître du tempo

Sur le terrain, Tsahal garde l’initiative.
Ses drones opèrent quotidiennement dans l’espace aérien libanais, ciblant les infrastructures du Hezbollah et suivant les convois suspects.
Le ministère israélien de la Défense a indiqué que les prochaines semaines seraient « déterminantes » pour la stabilisation du front nord.

Selon Kan News, un plan conjoint avec les États-Unis prévoit un déploiement supplémentaire de batteries du système Dôme de fer dans le nord, afin de parer aux tirs de roquettes.

L’armée israélienne reste en alerte maximale, consciente que le moindre incident peut déclencher une conflagration.
Mais comme l’a déclaré un pilote israélien interrogé par Infos-Israel.News :

« Nous ne cherchons pas la guerre, nous la prévenons chaque jour. Et chaque frappe, comme celle de Nakoura, nous rapproche d’une dissuasion durable. »

La leçon stratégique

Le Hezbollah continue de servir de bras armé à Téhéran, tandis qu’Israël affirme son autorité militaire sur la région.
À travers ces frappes ciblées, l’État hébreu envoie un double message : à ses ennemis, qu’aucune frontière ne protège leurs chefs ; à ses alliés, que sa détermination reste intacte.

Dans un Moyen-Orient instable, où les alliances se font et se défont au rythme des drones, Israël montre qu’il n’a pas besoin de guerre pour vaincre — seulement de précision, de renseignement et de volonté.

 

Paris : deux suspects arrêtés après le spectaculaire cambriolage du Louvre

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C’est un coup de filet qui met fin à l’un des cambriolages les plus audacieux de ces dernières années. Deux suspects ont été interpellés à Paris dans le cadre de l’enquête sur le vol de bijoux de grande valeur commis au musée du Louvre. Selon les informations du parquet de Paris confirmées par Le Monde et Reuters, les deux hommes sont soupçonnés d’avoir participé à une opération minutieusement planifiée, qui a défrayé la chronique et soulevé de lourdes questions sur la sécurité des institutions culturelles françaises.

Les arrestations sont intervenues dimanche matin, à l’issue d’une filature menée par la Brigade de répression du banditisme (BRB). L’un des suspects, un Parisien de 37 ans connu des services de police pour des faits de recel et de cambriolage, aurait été arrêté dans le 10e arrondissement. Le second, un ressortissant d’Europe de l’Est âgé de 29 ans, aurait été appréhendé dans une chambre d’hôtel à Clichy.

Un vol digne d’un scénario de cinéma

Le cambriolage, commis dans la nuit du 15 au 16 octobre, avait suscité l’émoi jusque dans les couloirs du ministère de la Culture. Selon les premiers éléments de l’enquête, les auteurs présumés ont réussi à pénétrer dans une zone technique attenante à la galerie des arts décoratifs, où étaient temporairement exposés des bijoux de collection issus d’un prêt privé.
Le butin, évalué à plusieurs millions d’euros, comprendrait notamment des pièces serties de diamants et de rubis appartenant à une célèbre famille de joailliers parisiens.

France Info rapporte que les malfaiteurs auraient utilisé un badge contrefait pour accéder à l’intérieur du bâtiment avant de neutraliser temporairement le système d’alarme. Aucun agent de sécurité n’a été blessé, mais les caméras de vidéosurveillance ont enregistré plusieurs séquences cruciales qui ont permis d’identifier les suspects.

Un travail d’enquête d’orfèvre

Selon une source proche du dossier citée par AFP, les enquêteurs ont exploité des données issues de la vidéosurveillance, des traces ADN et le bornage des téléphones portables pour reconstituer le parcours des voleurs.
Les deux hommes auraient ensuite quitté la capitale séparément, avant d’y revenir quelques jours plus tard pour tenter d’écouler une partie du butin.
Une perquisition menée samedi soir a permis la saisie d’une partie des bijoux et d’importantes sommes en liquide.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « vol en bande organisée », « recel » et « association de malfaiteurs ». Les suspects encourent jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.

Le Louvre, symbole visé

Si le musée du Louvre est mondialement connu pour sa collection, il est aussi l’un des lieux les plus sécurisés de France. Sa surveillance repose sur un dispositif combinant police nationale, agents privés et systèmes de détection sophistiqués.
Mais ce vol démontre une faille inquiétante : la possibilité d’infiltrer un site patrimonial majeur par l’intérieur, via des prestataires ou des accès techniques temporaires.

Un haut responsable du ministère de la Culture, cité par Le Figaro, admet qu’« une réévaluation complète des protocoles de sécurité est en cours ».
Depuis plusieurs années, les grands musées européens sont devenus des cibles de choix pour des réseaux criminels mêlant cambriolage, revente d’œuvres d’art et parfois financement d’activités terroristes.
Interpol estime à plusieurs milliards d’euros par an le trafic mondial d’œuvres et de bijoux volés.

Une affaire d’État en devenir

À l’Élysée, le porte-parole du gouvernement a salué « la réactivité exemplaire des forces de l’ordre ».
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a demandé un rapport détaillé sur les vulnérabilités du dispositif de sécurité du musée.
Le Louvre, institution emblématique de la France et symbole du patrimoine universel, est désormais sous protection renforcée.

Selon Europe 1, la direction du musée a également déposé plainte pour « atteinte à l’intégrité patrimoniale ». Le président-directeur du Louvre, Laurence des Cars, a assuré que « toutes les pièces récupérées seront expertisées et sécurisées dans des conditions maximales ».

Les zones d’ombre

Si l’arrestation des deux suspects marque une avancée majeure, les enquêteurs s’interrogent encore sur d’éventuels complices. Des pistes mènent à Marseille et en Belgique, où des receleurs spécialisés auraient été contactés pour écouler le butin.
Un troisième homme, considéré comme le « cerveau logistique » du réseau, reste activement recherché.

Pour certains experts en sécurité, cette affaire dépasse le simple vol : « Il s’agit d’une attaque contre l’image de la France, contre la confiance dans ses institutions culturelles », analyse le criminologue Alain Bauer sur BFMTV.
Les enquêteurs s’intéressent également à la provenance du financement de l’opération, qui aurait nécessité une logistique digne d’un réseau organisé internationalement.

Quand la culture devient une cible

Au-delà du fait divers, cette affaire relance le débat sur la protection du patrimoine culturel à l’heure de la mondialisation criminelle.
En 2023 déjà, plusieurs musées européens avaient été victimes de cambriolages sophistiqués, notamment à Dresde et à Bruxelles.
Pour la France, ce nouvel épisode souligne la fragilité d’un secteur où les enjeux économiques et symboliques se croisent.

Le retour partiel du butin et l’arrestation des suspects ne suffisent pas à effacer l’humiliation. Mais ils rappellent que la République, même blessée, sait encore défendre ses trésors — et sa fierté.