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Israël frappe au cœur du Hezbollah : le commandant Ali Hussein al-Moussawi éliminé à Baalbek

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C’est une frappe chirurgicale d’une portée stratégique considérable.
Dimanche après-midi, un haut responsable du Hezbollah, Ali Hussein al-Moussawi, a été tué dans une attaque de drone israélien ciblant son véhicule à Baalbek, dans la vallée de la Bekaa, bastion historique du mouvement pro-iranien. Selon plusieurs sources concordantes, dont Reuters, Al-Arabiya et Ynet, cette opération, menée « sur directive directe du ministre de la Défense Israël Katz », visait l’un des cerveaux logistiques du réseau militaire du Hezbollah au Liban.

Cette élimination marque la deuxième frappe israélienne en territoire libanais en moins de 24 heures, confirmant une intensification notable de la campagne de dissuasion israélienne contre l’organisation chiite.
L’armée libanaise a confirmé qu’un véhicule avait été touché par deux missiles dans la région de Nakura, puis qu’une frappe supplémentaire avait visé Baalbek, à 100 kilomètres plus à l’est. Des témoins ont rapporté une explosion « d’une intensité exceptionnelle », suivie d’un incendie majeur.

Un haut commandant éliminé

Ali Hussein al-Moussawi, 47 ans, était considéré comme un proche du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Selon The Jerusalem Post et Times of Israel, il dirigeait les opérations du mouvement dans la Bekaa, zone stratégique par laquelle transitent les convois d’armes iraniennes en provenance de Syrie.
Les renseignements israéliens estiment qu’il supervisait également plusieurs unités de drones et de missiles de précision déployées dans le sud du Liban.

Un haut responsable sécuritaire israélien, cité par Kan News, a salué « une opération chirurgicale et légitime visant à prévenir des attaques planifiées contre Israël ».

« Le message est clair : aucun commandant du Hezbollah, où qu’il se cache, ne bénéficie d’immunité. »

Cette frappe s’inscrit dans la politique de « neutralisation préventive » menée depuis plusieurs semaines contre les cadres du Hezbollah impliqués dans le transfert d’armes iraniennes.

 

Israël Katz assume la frappe

Le ministre de la Défense Israël Katz a confirmé dans la soirée que l’opération avait été « autorisée à la suite d’informations précises sur une menace imminente ».
Dans un communiqué relayé par Maariv, il a déclaré :

« Nous avons juré de frapper quiconque prépare des attaques contre Israël. Ali Moussawi en faisait partie. Le Liban doit comprendre que chaque agression aura un prix. »

Katz a ajouté que la politique israélienne restait inchangée : « éviter une guerre totale, mais frapper sans hésitation pour protéger les civils du nord ».
Cette déclaration intervient alors que plusieurs localités israéliennes proches de la frontière — de Metoula à Shlomi — ont été évacuées ces dernières semaines en raison d’échanges de tirs quasi quotidiens.


Le Hezbollah dans l’embarras

Du côté libanais, la propagande du Hezbollah a tenté de minimiser l’impact de la frappe. Le média pro-iranien Al-Manar a confirmé la mort d’« un combattant » sans mentionner son rang, mais les réseaux sociaux chiites ont rapidement diffusé des images d’al-Moussawi présenté comme un « martyr de la résistance ».

Selon L’Orient-Le Jour, des foules se sont rassemblées à Baalbek dans la soirée, scandant des slogans anti-israéliens. Mais au sein du mouvement, la tension est palpable : l’élimination d’un cadre aussi important dans la profondeur du territoire libanais constitue un revers majeur pour Hassan Nasrallah, déjà fragilisé par la multiplication des frappes israéliennes ciblées.

Des analystes militaires libanais cités par Arab News estiment que cette opération « prouve que le renseignement israélien dispose d’une pénétration inédite du dispositif du Hezbollah ».


Une escalade calculée

Cette frappe n’est pas isolée.
Quelques heures plus tôt, un autre véhicule avait été visé près de Nakoura, dans le sud du Liban, tuant deux membres présumés du Jihad islamique.
Selon Al-Hadath TV, les deux frappes seraient coordonnées dans le cadre d’un plan israélien plus large visant à « réduire la capacité offensive des milices pro-iraniennes au Liban avant l’hiver ».

À Jérusalem, le cabinet de sécurité a salué « le professionnalisme des forces aériennes et du renseignement ».
Tsahal a précisé que ses unités restaient « en état d’alerte maximale » sur tout le front nord, notamment face à la multiplication des tirs de roquettes en provenance de la région de Marjayoun.


Washington et Paris appellent au calme

Les États-Unis ont réaffirmé « le droit d’Israël à se défendre contre les attaques du Hezbollah », tout en appelant à « éviter une escalade incontrôlée ».
Le département d’État américain a rappelé que le Hezbollah, organisation terroriste désignée par Washington depuis 1997, « met en danger la souveraineté du Liban ».
La France, de son côté, a condamné « toute violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité » et a appelé à la retenue — sans nommer directement le Hezbollah.


Israël montre ses dents

Pour Israël, la frappe de Baalbek s’inscrit dans une stratégie claire : affirmer sa supériorité militaire et dissuader toute tentative de harcèlement du nord du pays pendant les opérations en cours à Gaza.
Cette démonstration de force rappelle que la dissuasion israélienne ne s’exerce pas seulement par les mots, mais par la précision des faits.
Et dans le message envoyé à Téhéran, une seule phrase semble suffire :
aucune frontière ne protège ceux qui menacent le peuple d’Israël.


Mots-clés : Israël, Hezbollah, Ali Hussein al-Moussawi, Baalbek, Israël Katz, Tsahal, Liban, Téhéran, frappes ciblées, sécurité israélienne


Souhaites-tu que je continue directement avec l’article suivant sur l’arrestation des deux suspects du cambriolage du Louvre à Paris, ou préfères-tu que je termine d’abord la série Moyen-Orient (incidents au nord, blessés à Gaza, ligne jaune, etc.) ?

Gaza : Israël et l’Égypte coopèrent pour retrouver les corps d’otages dans la « zone jaune »

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Sous la chaleur étouffante de Rafah, des excavatrices venues d’Égypte avancent lentement dans les ruines. Leur mission : aider Israël à retrouver les corps des otages assassinés par le Hamas. Pour la première fois depuis le début du conflit, le Croissant-Rouge égyptien et Tsahal mènent une opération humanitaire conjointe dans la « zone jaune », cette bande de territoire du sud de Gaza passée sous contrôle israélien.

Selon Kan News et Reuters, les autorités israéliennes estiment qu’une dizaine de dépouilles pourraient se trouver dans ces zones, notamment autour de Khan Younès. Des indices recueillis par les unités du renseignement militaire et le Shin Bet ont permis de délimiter plusieurs périmètres de recherche. Ces derniers sont considérés comme hautement dangereux : les tunnels du Hamas y restent partiellement actifs et les décombres, piégés d’explosifs.

Une coopération sous contrôle

C’est l’Égypte qui a donné le feu vert à l’entrée du matériel lourd samedi soir. Les équipes du Croissant-Rouge ont franchi le poste de Rafah sous escorte israélienne. À Jérusalem, les autorités soulignent le caractère « strictement humanitaire » de cette coordination.
« Nous agissons pour ramener nos morts, pas pour négocier », a déclaré un porte-parole de Tsahal à Ynet. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a salué « un effort commun d’une rare dignité entre deux nations qui comprennent la valeur sacrée des disparus ».

Cette coopération pragmatique contraste avec les tensions diplomatiques de ces derniers mois entre Jérusalem et Le Caire. Depuis le déclenchement de l’opération Merkavot Gidon II à Gaza, l’armée israélienne a consolidé sa présence au sud de la bande, tout en maintenant un dialogue constant avec les autorités égyptiennes pour éviter tout incident frontalier.

Le devoir de ramener les leurs

Dans la société israélienne, le sort des otages — vivants ou morts — reste une plaie ouverte. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou l’a rappelé : « Tant qu’un seul Israélien restera à Gaza, vivant ou tombé, notre devoir est de le ramener. »
Cette promesse, érigée en principe moral, explique en partie la nature minutieuse et lente des fouilles. Chaque mètre carré est inspecté, chaque fragment d’os analysé. Les équipes du ZAKA, organisation spécialisée dans la récupération des corps après attentats, travaillent aux côtés du génie militaire.

Un officier israélien a confié à Infos-Israel.News : « Les terroristes ont voulu faire disparaître leurs crimes sous les décombres. Nous creusons pour restaurer leur humanité. »

Le Croissant-Rouge en première ligne

Le Croissant-Rouge égyptien, présent à Rafah depuis plusieurs mois, joue un rôle central dans la logistique. Ses équipes servent d’intermédiaires pour acheminer les équipements et permettre un minimum de coordination avec les autorités locales gazaouies.
Selon Al-Arabiya, plusieurs experts égyptiens du génie civil participent directement à la supervision des opérations, notamment pour stabiliser les structures effondrées avant l’intervention des équipes israéliennes.

Les observateurs du Comité international de la Croix-Rouge ont également été autorisés à pénétrer dans certaines zones, une première depuis la fin des hostilités principales. Ils doivent confirmer l’identité des dépouilles avant leur transfert vers Israël.

Les familles entre attente et espoir

À Tel-Aviv et Jérusalem, les familles des otages disparus vivent dans une tension insoutenable. Certains espèrent encore retrouver un proche vivant. D’autres réclament au moins un corps à enterrer. « Ramener nos morts, c’est déjà sauver notre peuple de l’oubli », confie Miriam Moyal, mère d’un soldat porté disparu depuis décembre.

Les cérémonies militaires organisées à chaque restitution de dépouille sont devenues des moments de communion nationale. Elles rappellent que cette guerre n’est pas seulement celle du feu, mais aussi celle de la mémoire.

Une trêve fragile

Officiellement, ces opérations de recherche bénéficient d’une trêve tactique non déclarée, validée par les États-Unis et l’Égypte. Le CENTCOM américain supervise de loin le processus, veillant à ce que le Hamas n’en profite pas pour se réarmer.
Mais la situation reste volatile : des drones israéliens continuent de survoler la zone pour prévenir toute attaque. Le Hamas, affaibli, tente de réaffirmer sa présence médiatique en accusant Israël de « profaner les terres palestiniennes ».

Ces accusations, relayées par la chaîne Al-Jazeera, ont été jugées « indécentes » par le ministère israélien des Affaires étrangères. « Ceux qui ont assassiné des civils et caché leurs corps n’ont aucune leçon d’humanité à donner », a répondu le porte-parole Lior Haiat.

Le prix de la dignité

Ce chantier macabre, mené dans le silence, incarne la résilience d’une nation qui refuse d’abandonner ses enfants, même dans la mort.
Pour Israël, ces fouilles ne sont pas une simple formalité humanitaire : elles sont une réponse morale à la barbarie du 7 octobre. Là où le Hamas a creusé des tunnels pour détruire, Israël creuse aujourd’hui pour restaurer.

Cette scène — des bulldozers égyptiens creusant la terre pour restituer des Israéliens — restera peut-être comme le symbole paradoxal d’une paix encore lointaine, mais d’une humanité qui, elle, refuse de disparaître.

 

À Gaza, la menace persiste : « Si vous détruisez le Hamas, quelque chose d’encore plus extrême émergera »

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Un enregistrement vidéo diffusé depuis la bande de Gaza après la récente trêve vient rappeler une vérité dérangeante : la guerre contre le Hamas n’a pas mis fin au terrorisme. Elle n’a fait que le repousser sous terre, en attente du prochain round. Dans la vidéo, plusieurs voix anonymes – jeunes hommes filmés dans des ruelles en ruines – affirment sans détour : « Nous ne sommes pas le Hamas. Nous serons le Hamas. » Une déclaration glaçante, qui confirme ce que de nombreux analystes israéliens et américains redoutent : la défaite militaire du mouvement islamiste pourrait accoucher d’une version encore plus radicale de la même idéologie.

Ce document, relayé par des comptes Telegram proches des factions palestiniennes, montre des groupes armés qui jurent fidélité non pas à une organisation, mais à un concept : celui de la lutte armée contre Israël, présentée comme un devoir sacré. Dans un des passages les plus marquants, un porte-parole masqué déclare : « Même si le Hamas disparaît, nous continuerons. Le sol de Gaza enfantera d’autres combattants. » Cette rhétorique renvoie à une réalité idéologique profonde : le terrorisme n’est pas perçu comme un instrument, mais comme une identité, un mode d’existence enraciné dans la société gazaouie.

L’avertissement vise directement Jérusalem et Washington. Alors que le président américain Donald Trump et le Premier ministre Benyamin Netanyahou discutent de « phases de désescalade » et de « périodes de trêve humanitaire », cette vidéo prouve que, du côté palestinien, les pauses ne sont pas des moments de répit, mais des étapes de reconstitution. Comme l’écrit le journaliste Moshe Aryeh dans Srogim News, « chaque cessez-le-feu devient une salle d’entraînement, chaque aide humanitaire une opportunité de réarmer ». Une constatation tragiquement familière pour Tsahal, qui a souvent vu les tunnels et les arsenaux de Gaza renaître quelques mois après chaque accalmie.

Les images, vérifiées par plusieurs analystes indépendants, révèlent des caches d’armes improvisées sous des bâtiments civils et des slogans appelant à la vengeance. Le message implicite est limpide : le désarmement total est perçu comme une illusion occidentale. À Gaza, le fusil n’est pas seulement une arme, c’est un symbole de survie et d’honneur. Dans un contexte où chaque famille compte un « martyr » ou un ancien détenu, le terrorisme devient une culture transmise de génération en génération.

Pour Israël, cette rhétorique confirme la justesse de la ligne dure défendue par Netanyahou : sans déracinement complet de l’idéologie djihadiste, aucune paix durable n’est possible. Tsahal en est consciente depuis longtemps. D’où l’insistance des responsables militaires sur la nécessité d’un contrôle prolongé de la bande de Gaza après la chute du Hamas, afin d’empêcher la résurgence d’un successeur plus violent encore. Comme le souligne le général (réserviste) Amir Avivi, « ce n’est pas une guerre contre une organisation, mais contre une vision du monde qui glorifie le meurtre des Juifs ».

Du côté américain, la Maison-Blanche maintient un ton plus prudent, insistant sur la reconstruction civile et la gouvernance locale. Mais les stratèges israéliens rappellent que des mouvements encore plus fanatisés – tels que le Jihad islamique palestinien ou des cellules inspirées par Daech – rôdent déjà dans les camps du sud de la bande. À chaque démantèlement du Hamas, ces groupuscules gagnent en influence et en légitimité.

La question cruciale reste donc celle-ci : comment démanteler une idéologie qui se nourrit de la misère, du ressentiment et d’un culte de la mort profondément enraciné ? Israël, en coopérant avec l’Égypte et les Émirats arabes unis dans le cadre des Accords d’Abraham, espère créer une alternative régionale – économique, éducative et religieuse – capable d’étouffer cette culture du martyre. Mais sur le terrain, les images venues de Gaza rappellent qu’aucune reconstruction ne peut se faire tant que la jeunesse y est éduquée à haïr.

Au fond, la menace exprimée dans cette vidéo – « Si vous détruisez le Hamas, il renaîtra sous un autre nom » – n’est pas une prédiction : c’est un programme. Une promesse d’échec à tous ceux qui croient à la paix sans la victoire. Israël n’a plus le luxe de se contenter de cycles de guerre et de cessez-le-feu. La lutte à venir ne sera pas seulement militaire : elle devra être idéologique, éducative et internationale.

Dans le fracas des ruines de Gaza, une nouvelle génération se lève déjà. Et son message est clair : la guerre n’est pas finie, elle change seulement de visage.

Les hommes d’Al-Julani ont forcé des familles druzes à sauter des balcons

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Un rapport accablant du New York Times révèle un carnage perpétré par les forces du régime syrien contre la minorité druze. Israël, inquiet pour la sécurité de ses alliés régionaux, aurait frappé pour contenir la barbarie.

Un enquête explosive du New York Times, publiée le 22 octobre, dresse un tableau d’horreur : des unités de la nouvelle armée syrienne, soutenues par des milices pro-régime, auraient mené une campagne d’exécutions sommaires et d’humiliations publiques contre la population druze du gouvernorat de Soueïda, au sud du pays.
Les images et témoignages vérifiés par le quotidien américain évoquent un massacre méthodique : des civils âgés abattus à bout portant, des familles forcées à sauter des balcons sous la menace, des jeunes exécutés dans les couloirs d’un hôpital.

“Ils ont fait irruption dans l’hôpital, mis les soignants à genoux et tiré sur un étudiant de 22 ans qui refusait de les soigner en priorité”, raconte un témoin cité par le New York Times.

Une terre druze transformée en champ de ruines

Les événements se sont produits dix mois après la chute du régime d’Assad et l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Shar’a, ex-chef rebelle islamiste devenu président de transition.
Al-Shar’a avait promis à la communauté internationale une “nouvelle ère de réconciliation nationale”, des réformes et la protection des minorités. Mais les faits sur le terrain rappellent les pires heures de la guerre civile syrienne.

Selon l’enquête, près de 2 000 personnes — presque toutes des civils druzes — ont été tuées en quelques semaines, dans ce qui constitue l’un des pires massacres confessionnels depuis 2011.
Des vidéos montrent aussi des soldats rasant les moustaches des hommes druzes avant de les exécuter — un geste considéré comme une humiliation rituelle dans la culture de la communauté.

Le choc est immense : le chef spirituel druze, le cheikh Hikmat al-Hijri, a appelé à la sécession de Soueïda et à la fermeture totale de la province aux forces gouvernementales. Des milices locales ont immédiatement bloqué les routes d’accès, érigeant des points de contrôle armés pour protéger les villages.

Le “nouveau régime syrien” rattrapé par ses démons

Le massacre de Soueïda révèle l’effondrement de la fiction d’un régime réformé.
Al-Shar’a, ancien jihadiste proche d’al-Qaïda ayant rompu avec les islamistes en 2023, s’était présenté comme un modéré soutenu par Washington, Bruxelles et les monarchies du Golfe.
En échange de promesses de stabilité et de modération, ces puissances avaient allégé les sanctions économiques et versé une aide humanitaire d’urgence.

Mais dès mars dernier, les observateurs avaient noté des exécutions de masse d’Alawites — la communauté d’origine du clan Assad. Soueïda n’est qu’une extension de cette logique de vengeance.

“Les promesses de protection des minorités se sont transformées en politique de terreur,” analyse Elizabeth Tsurkov, chercheuse au Middle East Institute. “C’est un retour brutal à la barbarie d’État.”

Israël entre en scène : protéger les Druzes, contenir l’Iran

Face à la montée du chaos, Israël est intervenu discrètement.
Selon plusieurs sources régionales citées par Maariv et Times of Israel, l’armée de l’air israélienne a mené une série de frappes ciblées dans le sud de la Syrie, contre des positions de l’armée syrienne et des milices pro-iraniennes, afin de protéger la population druze et empêcher le déploiement de combattants chiites à la frontière du Golan.

“Israël ne pouvait rester spectateur d’un massacre à sa porte, surtout contre une population qui lui est traditionnellement alliée,” commente le colonel (rés.) Ely Karmon, expert au Counter-Terrorism Institute de Herzliya.

L’État hébreu entretient depuis longtemps des liens de confiance avec les Druzes de Syrie, historiquement hostiles aux extrémistes sunnites comme aux agents iraniens. En 2018 déjà, Israël avait fourni un soutien logistique et médical à la population de Soueïda lors des attaques de Daech.

Silence et hypocrisie internationale

Malgré la gravité des faits, la réaction des grandes puissances reste timide.
Al-Shar’a a promis devant l’ONU de “punir les responsables de violations graves”, mais ses propres forces sont directement impliquées.
L’ONU, de son côté, parle de “violences préoccupantes”, sans condamner explicitement le régime.

Le président américain Donald Trump, lors de sa conférence commune avec Netanyahu à Jérusalem, a qualifié les événements de “nouvelle preuve du chaos laissé par les régimes post-islamistes”.

“Israël a raison de défendre les innocents là où les Nations unies échouent encore,” a-t-il ajouté.

Un nouvel avertissement pour le Moyen-Orient

La tragédie de Soueïda met à nu la fragilité du nouvel ordre régional en Syrie :

  • un régime sans contrôle,
  • une Russie en retrait,
  • un Iran affaibli mais toujours présent,
  • et un Israël contraint d’agir seul pour protéger ses frontières et les minorités menacées.

Elle rappelle aussi combien la “fin” de la guerre syrienne n’a jamais signifié la fin de la barbarie.
Comme l’écrivait déjà The Wall Street Journal, “le départ d’Assad n’a pas mis fin au bain de sang, il a seulement changé les bourreaux”.

Israël, ultime rempart moral

Dans cette région où les promesses de paix se dissolvent dans le sang, Israël demeure la seule puissance démocratique capable de réagir face aux massacres.
Pour les Druzes du plateau du Golan, l’intervention israélienne n’est pas seulement militaire : c’est un acte de solidarité communautaire et morale.

“Sans Israël, nous serions déjà effacés de la carte,” confiait hier un chef druze local à Kan News.

Le drame de Soueïda, au-delà de ses frontières, réaffirme une évidence : l’Orient ne sera jamais pacifié tant que les dictatures continueront de se nourrir de la peur et de la haine religieuse.
Et face à ce désastre humain, le silence n’est plus une option.

 

La Knesset défie le gouvernement : la souveraineté en Judée-Samarie franchit une première étape historique

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Dans un retournement spectaculaire, la Knesset a adopté en première lecture, mercredi 22 octobre, deux propositions de loi appliquant le droit israélien sur plusieurs zones stratégiques de Judée-Samarie, notamment Ma’ale Adumim et Yitzhar — et ce, contre la position officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Le vote, qui a créé la stupeur jusque dans les rangs du Likoud, marque une fracture politique majeure au sein du bloc national et met en lumière la tension croissante entre la base souverainiste du gouvernement et la prudence diplomatique affichée vis-à-vis de Washington.

Une majorité inattendue, portée par la droite… et le centre

La première proposition, déposée par Avi Maoz (Noam), a été adoptée par 25 voix contre 24. Quelques minutes plus tard, celle d’Avigdor Lieberman (Israël Beytenou) visant Ma’ale Adumim passait également par 32 voix contre 9.
Fait inédit : des députés de Yesh Atid, Kahol Lavan et même Israël Beytenou — habituellement classés dans l’opposition — ont voté en faveur de la souveraineté israélienne. Pendant ce temps, le Likoud, suivant la directive du Premier ministre, s’est abstenu.

La souveraineté ne se fait pas à travers des lois d’opposition”, a rappelé Ofir Katz, président de la coalition et proche de Netanyahu, soulignant que l’heure devait rester à l’unité avec le président Donald Trump et son administration, “afin de ne pas compromettre les acquis diplomatiques et sécuritaires obtenus dans la guerre contre le Hamas”.

Mais cette abstention n’a pas suffi à bloquer la vague. Même Otzma Yehudit et le sionisme religieux, pourtant membres de la coalition, ont refusé d’obéir à Netanyahu et voté pour la loi Maoz.

“Lapid et Gantz apportent la souveraineté à Ma’ale Adumim”

La scène a frappé les observateurs. Sur la chaîne Channel 12, le commentateur politique Amît Segal a résumé la stupeur générale :

“Qui aurait cru que Lapid et Gantz apporteraient la souveraineté à Ma’ale Adumim contre la position du Likoud ? C’est un tournant politique aussi symbolique qu’explosif.”

Même Goldknopf (Judaïsme unifié) a voté en faveur de la proposition, brisant le consensus de neutralité recommandé par le bureau du Premier ministre.

Du côté du Likoud, la colère gronde. “C’est encore une provocation de l’opposition visant à nuire à nos relations avec les États-Unis”, a réagi un porte-parole du parti dans un communiqué transmis à Ynet.
Nous renforçons la colonisation chaque jour, par des actes, pas par des lois de façade. La véritable souveraineté se construit par le terrain, la sécurité et les alliances.”

Une fracture stratégique au sein du camp national

Cette mini-rébellion parlementaire révèle un désaccord profond entre les tenants d’une souveraineté immédiate, soutenus par Smotrich et Ben Gvir, et ceux qui prônent une approche progressive, coordonnée avec Washington.
Alors que le président Donald Trump a réaffirmé cette semaine à Jérusalem sa “volonté d’un partenariat stratégique avec Israël”, il a également prévenu que toute extension unilatérale des frontières “devait être coordonnée pour garantir la stabilité régionale”.

Le timing du vote est donc explosif : alors que l’armée israélienne consolide sa victoire militaire à Gaza et que la diplomatie américaine travaille à une nouvelle architecture régionale, cette initiative législative menace de fragiliser la coopération américano-israélienne.

Un symbole historique pour la droite israélienne

Pour Avi Maoz, “il s’agit d’un acte de justice historique”.

“Nos ancêtres ont prié sur ces collines bien avant 1948. Il est temps de dire au monde que la Judée-Samarie fait partie intégrante d’Israël.”

De leur côté, les partisans du camp centriste ont souligné le caractère pragmatique du geste. “Il s’agit d’un message de souveraineté, pas d’annexion”, a déclaré Gantz à Israel Hayom.
Mais pour les diplomates américains, l’initiative reste problématique : elle pourrait compliquer la mise en place de la force internationale de stabilisation à Gaza, à laquelle Israël participe déjà sous la supervision du président Trump.

Une bataille politique à suivre

Le vote de mercredi n’est qu’une première lecture, mais il a valeur de séisme politique.
Il expose les failles internes du Likoud, la montée d’un nationalisme souverainiste désinhibé, et la volonté de l’opposition centriste de capter une partie de l’électorat patriote.
Dans les prochains jours, la pression s’annonce immense sur Netanyahu, pris entre ses alliés américains et ses partenaires de coalition décidés à imposer la souveraineté sur le terrain.


Procès Netanyahu : l’enquêteur Habkin admet des irrégularités, la défense crie au complot judiciaire

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Révélations explosives à Jérusalem : les enquêteurs auraient outrepassé leur mandat dans l’affaire du Premier ministre

C’est un coup de tonnerre judiciaire qui secoue Israël. Lors de l’audience du 22 octobre 2025, Tzachi Habkin, l’un des principaux enquêteurs de la police israélienne dans le dossier “4000”, a reconnu devant la cour avoir outrepassé les limites de son mandat lors de l’instruction contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Ces aveux relancent les accusations de partialité et de manipulation judiciaire, dans une affaire qui empoisonne la vie politique israélienne depuis près de sept ans.

“Nous avons dépassé le mandat” : l’aveu qui change tout

Selon les comptes rendus du tribunal de Jérusalem (relayés par Channel 12, Israel Hayom et Ynet), Habkin a admis que son équipe avait poussé les témoins à fournir des versions convenant à la thèse de l’accusation, et ce “au-delà de ce qui était autorisé par le conseiller juridique du gouvernement”.
Il a notamment reconnu avoir participé à des réunions non documentées, tenues avant les interrogatoires formels de Shlomo Filber, témoin clé dans l’affaire, et ancien directeur général du ministère des Communications sous Netanyahu.

“Nous avons voulu ‘orienter’ Filber pour qu’il comprenne la gravité de la situation… oui, nous avons peut-être dépassé nos prérogatives”, aurait déclaré Habkin, selon le journaliste judiciaire Amit Segal.

Une préparation “illégale” du témoin clé

L’élément le plus troublant évoqué lors de l’audience concerne une séance de préparation de témoin organisée avec Filber.
Selon Habkin, une personne étrangère à l’enquête – identifiée comme Nir Hefetz, ancien conseiller médias du Premier ministre – aurait été invitée pour faire pression sur Filber et le convaincre d’adopter une version favorable à l’accusation.

“Amener quelqu’un sans lien direct avec le dossier pour influencer le témoin, ce n’est pas correct”, a fini par admettre Habkin sous serment.

Cette déclaration a provoqué la fureur de l’équipe de défense, qui y voit la preuve d’un abus de procédure systématique et d’une “tentative de coup d’État judiciaire déguisé”.

Netanyahu maintient : “Tout ceci n’était qu’un piège politique”

Le Premier ministre Netanyahu, qui a suivi les débats depuis Jérusalem avant de recevoir le vice-président américain J.D. Vance, a réagi sèchement par communiqué :

“Ces révélations confirment ce que nous disons depuis des années : ce procès n’a jamais été une quête de vérité, mais une manœuvre politique visant à renverser un gouvernement élu.”

Son entourage dénonce des méthodes “dignes de régimes non démocratiques”, accusant les procureurs d’avoir voulu “fabriquer un coupable” en manipulant les témoins-clés.
Les médias de droite, notamment Israel Hayom et Channel 14, parlent d’un “effondrement du récit judiciaire” construit contre Netanyahu depuis 2018.

Le parquet tente de minimiser

Du côté du ministère public, les réactions ont été plus mesurées.
Le bureau du procureur de l’État a confirmé qu’Habkin avait “commis une erreur de jugement”, tout en assurant que “cela n’affecte pas les preuves principales du dossier”.
Mais pour l’opinion publique israélienne, la ligne rouge semble franchie. Même certains journalistes habituellement critiques envers Netanyahu, comme Ben Caspit (Maariv), reconnaissent que “la procédure a perdu sa crédibilité morale”.

Une atmosphère de fin de cycle

Le timing n’arrange rien. Alors que le président Donald Trump est à Jérusalem pour consolider l’alliance stratégique américano-israélienne et pousser un plan global de paix régionale, ces révélations risquent de fragiliser le Premier ministre sur le plan intérieur.
Pourtant, dans la rue, l’opinion se durcit en sa faveur : un sondage Channel 12 réalisé ce mercredi soir montre que 62 % des Israéliens considèrent désormais le procès “biaisé”, contre 48 % en septembre dernier.

“Ceux qui ont voulu faire tomber Netanyahu par la justice vont devoir rendre des comptes eux-mêmes”, commente le député Amir Ohana (Likoud).

Washington observe avec prudence

Aux États-Unis, les conseillers de Trump se sont abstenus de tout commentaire direct, mais un proche de Jared Kushner, interrogé par Axios, estime que “l’administration Trump souhaite avant tout la stabilité à Jérusalem, et continuera de travailler avec Netanyahu tant qu’il sera Premier ministre”.
Une position claire : pour Washington, les accusations judiciaires internes ne doivent pas interférer avec la coopération stratégique sur Gaza, l’Iran et la défense du front nord.

Vers une contre-attaque juridique ?

L’équipe de défense du Premier ministre prépare déjà une demande officielle d’annulation partielle de la procédure, estimant que les témoignages de Filber et Hefetz ont été “contaminés” par les irrégularités reconnues par Habkin.
Selon Times of Israel, un dépôt de requête est prévu “dans les dix prochains jours”.

“Ce procès est une erreur historique. La vérité finira par triompher”, a déclaré l’avocat Boaz Ben-Tzur à la sortie du tribunal.

Edelstein sanctionné par le Likoud après avoir défié Netanyahu sur la loi de souveraineté

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Fronde au sein du parti majoritaire : la Knesset, le Likoud et le dilemme de la loyauté

Le parti au pouvoir traverse une crise interne sans précédent. Moins de 24 heures après le vote surprise de la Knesset en faveur de l’application de la souveraineté israélienne sur Ma’ale Adumim et Yitzhar, le Likoud a décidé de révoquer Yuli Edelstein de son poste au sein de la commission des affaires étrangères et de la défense.
Cette décision disciplinaire, prise directement sur instruction du Premier ministre Benjamin Netanyahu, vise à rétablir l’autorité gouvernementale au sein d’une coalition mise à mal par les divisions idéologiques et la rébellion parlementaire.

Un geste symbolique, mais lourd de conséquences

Selon les informations publiées par Channel 12 et confirmées par le journaliste Amît Segal, Edelstein — figure respectée du Likoud, ancien président de la Knesset et ministre de la Défense par intérim — a voté en faveur de la loi sur la souveraineté, contre la directive du parti et du Premier ministre.
Quelques heures plus tard, le bureau du Likoud annonçait sa révocation :

“Toute violation des instructions du groupe parlementaire, notamment sur des sujets de sécurité nationale, fera l’objet de sanctions immédiates. La discipline de coalition est un principe fondamental.”

Une mesure rare, qui illustre la nervosité du Premier ministre face à une droite fragmentée, tiraillée entre la fidélité au leadership et la pression croissante des électeurs pro-annexion.

Les partisans d’Edelstein : “Il a agi par conviction”

Dans les couloirs de la Knesset, la décision a été accueillie par un mélange de consternation et de colère.

“Yuli n’a pas trahi le Likoud, il a rappelé l’essence même du mouvement : la souveraineté juive sur notre terre”, a déclaré un député du camp de Bezalel Smotrich (Parti sioniste religieux).

Plusieurs élus du camp national, y compris au sein de Otzma Yehudit et Noam, ont exprimé leur solidarité avec Edelstein, saluant “un homme de principes”.
Mais du côté du Likoud officiel, la ligne est ferme : aucune dissidence publique ne sera tolérée tant que les pourparlers avec l’administration Trump-Vance sur la stabilisation de Gaza et la nouvelle carte régionale sont en cours.

Netanyahu cherche à préserver son équilibre stratégique

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’efforce depuis des semaines de contenir les ardeurs souverainistes au sein de son propre camp.
Son entourage souligne que “la souveraineté ne se gagne pas par des lois symboliques, mais par des victoires diplomatiques et sécuritaires durables”.
Dans un communiqué relayé par Ynet, un proche du chef du gouvernement a rappelé :

“C’est grâce à Netanyahu que la reconnaissance de Jérusalem et du Golan a été obtenue. Il faut agir avec sagesse, pas avec émotion.”

Cette prudence s’explique par la présence à Jérusalem du vice-président américain J.D. Vance et du président Trump, venus renforcer l’alliance américano-israélienne. Une escalade législative sur la Judée-Samarie pourrait, selon les conseillers du Premier ministre, compromettre les discussions régionales sur la reconstruction post-guerre et l’intégration d’Israël dans le nouvel axe pro-occidental du Moyen-Orient.

La fracture idéologique : entre le pragmatisme et le sionisme absolu

Le vote d’Edelstein ne se limite pas à une divergence tactique ; il traduit un clivage de fond.
D’un côté, un Likoud institutionnel, ancré dans la realpolitik diplomatique ; de l’autre, une base militante — incarnée par Avi Maoz et Itamar Ben Gvir — qui réclame une souveraineté totale et immédiate sur les territoires bibliques.

Le politologue Erel Segal note dans Israel Hayom :

“Edelstein a simplement dit tout haut ce qu’une majorité silencieuse de la droite pense tout bas : la patience diplomatique ne doit pas devenir une abdication.”

Un avertissement pour la suite

La sanction d’Edelstein risque de radicaliser les tensions. Plusieurs députés du Likoud, sous couvert d’anonymat, ont confié à Times of Israel qu’ils “n’hésiteraient pas à défier la ligne du parti” si le gouvernement ne propose pas rapidement un plan clair pour la souveraineté progressive.
En coulisses, le nom d’Edelstein circule déjà comme possible rassembleur d’une aile “idéologique” du Likoud, plus nationaliste, face à un Netanyahu jugé trop diplomate.

“Loyauté, oui — soumission, non”

Edelstein lui-même a répondu sobrement à son éviction :

“J’ai été loyal envers le peuple d’Israël, la Terre d’Israël et le mouvement du Likoud. La loyauté n’est pas la soumission. L’histoire jugera.”

Des propos qui résonnent avec une intensité particulière dans un pays encore marqué par les divisions de l’après-7 octobre.
Dans la rue, les militants de droite ont salué son “courage moral”, tandis que les proches de Netanyahu l’accusent de “jouer le héros pour les caméras”.

Un test pour la démocratie israélienne

Cette crise interne pourrait paradoxalement renforcer Netanyahu à court terme, en lui permettant d’affirmer son autorité.
Mais elle révèle aussi une tension croissante entre le pouvoir exécutif et la base militante du sionisme religieux.
Dans un Israël où la menace externe reste omniprésente — du Hezbollah au Hamas —, l’unité interne devient à la fois un défi et une condition de survie.

 

Netanyahu rejette toute présence turque et palestinienne dans la force de stabilisation de Gaza

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Lors d’une réunion avec le chef du renseignement égyptien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a catégoriquement refusé la participation de la Turquie et de l’Autorité palestinienne à la future force internationale censée sécuriser Gaza. Un signal clair : Israël entend garder seul le contrôle stratégique du post-conflit.

La scène s’est déroulée mardi soir à Jérusalem. Dans son bureau, Benjamin Netanyahu recevait Abbas Kamel, chef du renseignement égyptien, pour une rencontre confidentielle sur la stabilisation de la bande de Gaza après la trêve supervisée par Washington. D’après une source palestinienne citée par Sky News Arabia, le Premier ministre israélien a opposé un refus catégorique à l’idée d’intégrer la Turquie ou l’Autorité palestinienne dans le futur dispositif international de maintien de la paix proposé par les États-Unis et le président Donald Trump.

Cette réunion intervient alors que la Maison-Blanche, sous l’impulsion du vice-président J.D. Vance et du conseiller spécial Jared Kushner, travaille à la constitution d’une coalition de sécurité régionale regroupant les États modérés : Égypte, Jordanie, Émirats arabes unis et Maroc. L’objectif américain est de créer un cadre civil et militaire capable d’administrer temporairement Gaza sans rétablir la domination du Hamas ni provoquer d’occupation israélienne permanente.

Mais pour Netanyahu, certaines lignes rouges ne peuvent être franchies. Selon Open Source Intel, il aurait déclaré à ses interlocuteurs :

“Israël ne confiera jamais sa sécurité à ceux qui ont soutenu le Hamas, ni à ceux qui glorifient ses martyrs. Nous ne déléguerons pas notre défense à Ankara ni à Ramallah.”

La position du Premier ministre s’appuie sur deux considérations stratégiques.
D’une part, la Turquie d’Erdogan entretient depuis des années des liens avérés avec la direction du Hamas, hébergeant à Istanbul plusieurs membres de son bureau politique. Ankara a multiplié les déclarations hostiles à Israël, allant jusqu’à qualifier l’armée israélienne de “force d’occupation criminelle” au plus fort des combats. D’autre part, l’Autorité palestinienne reste perçue à Jérusalem comme un organisme corrompu, incapable de maintenir l’ordre en Judée-Samarie et toujours prompt à internationaliser le conflit devant la Cour pénale internationale.

Dans l’entourage du Premier ministre, on souligne que l’expérience de 2005, avec le retrait israélien unilatéral de Gaza, “ne sera pas répétée”. “À l’époque, nous avons cédé la bande à une administration palestinienne censée favoriser la paix ; elle a livré le territoire au terrorisme”, rappelle un conseiller cité par Jewish Breaking News. “Cette fois, Israël restera maître du cadre sécuritaire.”

Les responsables américains présents à Jérusalem — notamment le vice-président Vance et l’ancien gouverneur Mike Huckabee — ont, selon la presse israélienne, “pris acte” du refus israélien tout en insistant sur “l’importance de maintenir un dialogue ouvert”. Vance a déclaré :

“Nous voulons un partenaire fiable, et Israël est ce partenaire.”

Le message est limpide : Washington n’imposera rien à Jérusalem.
Cette convergence stratégique avec l’administration Trump renforce le sentiment, en Israël, que la période de tensions diplomatiques des années Biden est définitivement close.

Du côté arabe, les réactions oscillent entre frustration et réalisme. L’Égypte, principal médiateur depuis le début de la guerre, plaide pour une solution pragmatique. Un haut responsable du Caire a confié à Al-Hadath que “la stabilité passe avant les symboles politiques” et que “le rôle de la Turquie, trop alignée sur le Hamas, est inacceptable pour Israël comme pour l’Égypte”.

Quant à Ramallah, l’humiliation est totale. Mahmoud Abbas, qui espérait faire de Gaza une vitrine pour un éventuel État palestinien réunifié, voit s’éloigner cette perspective. Les discussions menées par les Américains se concentrent désormais sur une administration civile temporaire supervisée par des acteurs régionaux neutres, avec un contrôle sécuritaire israélien durable le long des frontières.

Pour les analystes israéliens, la décision de Netanyahu n’est pas seulement politique : elle découle d’un principe doctrinal vieux de soixante-quinze ans — celui de l’autonomie sécuritaire absolue. “Chaque fois qu’Israël a confié sa sécurité à d’autres, il l’a payée en sang”, résume le colonel (rés.) Ofer Winter, ancien commandant de la division Gaza. “Les Turcs ont des ambitions impériales, les Palestiniens des agendas internes, et Israël, lui, a la mémoire de 7 octobre.”

Cette fermeté s’inscrit dans une logique plus vaste : refuser que le post-conflit devienne une scène diplomatique où le Hamas, Ankara ou Ramallah reprendraient pied. Jérusalem exige que la reconstruction de Gaza soit strictement conditionnée à la démilitarisation complète de l’enclave et au désarmement total des factions islamistes.

Face aux illusions de la communauté internationale, Netanyahu choisit la continuité de la souveraineté. Il sait qu’à Gaza, la moindre concession se paye en vies israéliennes. Et tant que le monde libre confondra médiation et complaisance envers le terrorisme, Israël, lui, restera debout — seul s’il le faut, mais libre.

 

Donald Trump prévient le Hamas : « Nous pouvons régler cette affaire en deux minutes »

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Le président des États-Unis Donald Trump a haussé le ton ce mercredi à propos de la trêve fragile à Gaza.
S’exprimant depuis Washington avant une réunion de sécurité nationale, il a déclaré :

« Le Hamas est un groupe très violent. Nous pouvons régler cette affaire en deux minutes. Nous leur donnons une chance… ils ont accepté de bien se comporter et de ne pas tuer des gens, mais ils ont tué des gens. Ce n’est pas ce qui avait été convenu. »

Le président a précisé qu’il “préférait ne pas en arriver là”, mais a averti que si les terroristes violaient encore l’accord, “ils seraient traités très rapidement.”

Le retour de la doctrine de fermeté

Cette mise en garde intervient alors que plusieurs roquettes ont été tirées depuis Gaza, rompant la trêve de dix jours conclue sous médiation américaine et égyptienne.
L’attaque a coûté la vie à deux soldats israéliens, suscitant une riposte aérienne immédiate de Tsahal sur des positions du Hamas à Rafah et Khan Younès.

Trump, fidèle à son style direct, veut réaffirmer que la patience américaine a des limites.

« Nous avons conclu un accord clair : s’ils tuent encore, ils seront éradiqués », a-t-il rappelé.

Soutien total à Israël

À Jérusalem, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le bureau du Premier ministre Netanyahu a salué la “clarté et la loyauté” du président américain :

« Israël ne cèdera jamais à la terreur. Le président Trump est un ami fidèle de notre peuple. »

Cette cohérence tranche avec les années de diplomatie hésitante de l’administration précédente.
Les analystes y voient le retour du partenariat stratégique sans ambiguïté entre Washington et Jérusalem, à l’image du Plan Trump pour la paix de 2020 ou de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le message aux médiateurs arabes

Trump a également rappelé que les États-Unis avaient accepté de laisser une chance à la stabilisation de Gaza, à condition que le Hamas cesse toute activité militaire.

« Ils ont eu leur chance », a commenté un haut responsable de la Maison-Blanche cité par Politico. « Mais chaque fois qu’ils brisent la trêve, ils prouvent qu’ils ne veulent pas la paix. »

Cette fermeté embarrasse le Qatar et la Turquie, médiateurs officieux entre Israël et le Hamas.
Selon Jewish Breaking News, Washington aurait averti Doha que tout soutien financier indirect au mouvement islamiste entraînerait des sanctions.

Une stratégie d’équilibre et de dissuasion

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump pratique une politique du “bâton sans illusion”.
Il mise sur la dissuasion militaire totale tout en exigeant d’Israël une coordination stricte avec les États-Unis.

« Nous sommes avec Israël, mais nous ne voulons pas d’une guerre régionale », a-t-il résumé.

Une phrase qui résonne à Jérusalem

“Nous pouvons régler cette affaire en deux minutes” : derrière cette formule, beaucoup d’Israéliens entendent la promesse d’un soutien opérationnel, voire d’une action concertée contre les chefs du Hamas encore retranchés à Gaza.

L’ancien ambassadeur Michael Oren estime que cette posture “rappelle la clarté morale de 2017, lorsque Trump avait frappé la Syrie après l’usage d’armes chimiques.”

En Israël, où la population reste traumatisée par les massacres du 7 octobre, ces mots ont valeur de garantie existentielle.

Sources : Jewish Breaking News, Times of Israel, Politico, Reuters, White House Press Room.


Visite du vice-président américain J.D. Vance : Washington réaffirme un soutien sans faille à Israël

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Sous un soleil de Jérusalem aux allures de visite d’État, le vice-président américain J.D. Vance a été accueilli mercredi par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Accompagné de l’ancien gouverneur Mike Huckabee, Vance effectue une visite de 48 heures consacrée à la sécurité régionale et à la situation des otages israéliens encore détenus à Gaza.

« Nous voulons un partenaire, et c’est ce qu’Israël est », a-t-il déclaré d’emblée.

Une alliance réaffirmée

Cette visite marque la première du vice-président depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
L’administration américaine cherche à consolider l’axe stratégique américano-israélien, mis à l’épreuve par deux ans de guerre régionale.

« Ce sont des jours décisifs, mais je suis optimiste que le cessez-le-feu tiendra », a ajouté Vance, en allusion à la trêve fragile négociée par Washington et Le Caire.

Rencontres sensibles

Dans la matinée, Vance a rencontré à Tel Aviv plusieurs otages libérés et des familles toujours sans nouvelles de leurs proches.
Il leur a promis que les États-Unis « continueront à tout faire pour ramener les otages tombés à Gaza ».
Le bureau du Premier ministre a confirmé que ces échanges se sont déroulés en présence du chef du Mossad et du ministre de la Justice Yariv Levin.

Une coopération sécuritaire renforcée

Les discussions ont également porté sur la coordination militaire contre le Hezbollah au Liban et la surveillance accrue des routes d’armement iraniennes.
Le vice-président a salué « la résilience exceptionnelle » d’Israël et promis de maintenir l’aide militaire américaine sans condition politique.

Message à l’Iran et au Hamas

La présence simultanée de Vance et de Huckabee — figure évangélique pro-israélienne — envoie un message clair : les États-Unis considèrent la sécurité d’Israël comme un pilier de leur propre défense mondiale.

« Si le Hamas ou le Hezbollah pensent que l’Amérique se détournera, ils se trompent lourdement », a déclaré Vance devant la presse.

Diplomatie de la fermeté

Le président Trump lui-même avait averti la veille : « S’ils ne respectent pas l’accord, ils seront traités très rapidement. »
Cette ligne, plus directe que celle de l’administration précédente, séduit une grande partie de l’opinion israélienne, lassée des ambiguïtés diplomatiques.

Dans un contexte où l’ONU multiplie les critiques contre Israël, cette visite symbolise le retour d’une diplomatie de clarté morale : les terroristes d’un côté, les démocraties de l’autre.

Sources : Jewish Breaking News, Times of Israel, White House Briefings, Reuters, Jerusalem Post.