Accueil Blog Page 56

Jérusalem – Peine dérisoire pour un Arabe ayant agressé un vieil homme juif

0

Quatre ans après avoir attaqué un octogénaire juif dans les rues de Jérusalem, un homme arabe a été condamné à seulement huit mois de travaux d’intérêt général et au versement d’une amende de 15 000 ₪. Une décision de justice qui soulève l’indignation, tant elle illustre la faiblesse du système judiciaire face à la violence antijuive en Israël.

L’affaire remonte à 2021. Alors qu’il se rendait à un traitement de dialyse, le vieil homme s’est approché d’un Arabe qu’il soupçonnait d’avoir volé le chargeur de sa voiturette électrique. L’homme, au lieu de nier calmement, l’a violemment repoussé au sol, provoquant de multiples fractures – au fémur et au bras – ainsi qu’une longue hospitalisation.

Pire encore, lorsque le fils du vieil homme a tenté de lui venir en aide, le suspect l’a aspergé de gaz lacrymogène avant de s’enfuir. Ce n’est qu’après une longue bataille judiciaire, menée par l’avocat Haïm Bleicher de l’organisation Honenu, qu’un acte d’accusation a été enfin déposé.

« Une telle brutalité envers un vieillard n’est pas un simple délit de rue, c’est un acte de haine », a rappelé Me Bleicher. « Nous continuerons à exiger des peines de prison réelles. Le sentiment de sécurité des citoyens fidèles d’Israël ne doit pas être abandonné. »

Cette affaire choque d’autant plus qu’elle survient dans un contexte d’agressions répétées contre des civils juifs, souvent minimisées par les tribunaux. Une justice trop clémente envoie, selon les organisations de victimes, un signal de faiblesse face à la haine antijuive.


Gal Gadot met en garde ses 130 millions d’abonnés : « Ne tombez pas dans le piège des faux comptes »

0

L’actrice israélienne Gal Gadot, véritable icône mondiale et ambassadrice officieuse d’Israël à Hollywood, a publié dans la nuit de mercredi à jeudi un message exceptionnel sur toutes ses plateformes officielles. L’objectif : prévenir ses 130 millions d’abonnés contre la prolifération de faux profils utilisant son nom et son image pour tromper les internautes.

Un appel rare à la vigilance

Dans un post simultanément diffusé sur Instagram, Facebook, TikTok et X (Twitter), la star de Wonder Woman a déclaré :

« J’ai été informée qu’un grand nombre de personnes se font passer pour moi sur diverses plateformes. Il est important que vous sachiez : voici mes seuls comptes officiels, tous vérifiés par un badge bleu. Si vous voyez un autre compte prétendant être moi – signalez-le. »

Elle a ensuite listé ses profils authentiques :

Et de conclure :

« Prenez soin de vous et merci pour tout l’amour et le soutien constant. »

Une célébrité ciblée par les escrocs numériques

Les faux comptes de célébrités constituent un phénomène croissant sur les réseaux sociaux. Dans le cas de Gal Gadot, les autorités israéliennes du cybercrime avaient déjà signalé plusieurs tentatives d’arnaque en ligne menées via de faux profils imitant l’actrice — notamment des messages promettant des rencontres privées, des dons caritatifs ou la participation à des projets fictifs.

Selon la Cyber Unit de la police israélienne, des dizaines de signalements ont été reçus ces derniers mois concernant des escroqueries menées au nom de personnalités israéliennes, parmi lesquelles Gal Gadot figure en tête de liste.

« Ces fraudeurs savent que les stars israéliennes jouissent d’une grande confiance à l’étranger, et ils en profitent », précise un expert en cybersécurité cité par Globes.

Une figure publique au-delà du cinéma

Connue pour son rôle de Wonder Woman, mais aussi pour son attachement assumé à Israël, Gal Gadot reste une voix influente sur la scène internationale. Elle a souvent pris la parole pour défendre le droit d’Israël à se protéger et pour sensibiliser aux ravages du terrorisme.
Chaque publication de la star est ainsi scrutée et partagée par des millions d’internautes — ce qui explique l’intérêt des fraudeurs à imiter ses comptes officiels.

L’actrice israélienne, qui a récemment terminé le tournage d’une nouvelle production hollywoodienne pour Netflix, reste une ambassadrice culturelle majeure de l’image d’Israël dans le monde.
Son équipe a rappelé dans un communiqué que « toute communication directe avec le public se fait uniquement par ses canaux certifiés ».

Un message simple mais crucial

Cette mise en garde de Gal Gadot illustre un phénomène plus large : la confusion grandissante entre identité numérique authentique et usurpation. Dans un monde où la frontière entre célébrité, influence et manipulation se brouille, la transparence devient un enjeu de sécurité publique.

À l’heure où les réseaux sociaux sont utilisés autant pour la solidarité que pour la désinformation, l’actrice israélienne a choisi de rappeler une règle simple mais essentielle :

« Ne croyez que ce que vous pouvez vérifier. »

Un terroriste libéré dans un échange d’otages arrêté à nouveau : il reprenait la fabrication d’explosifs

0

Un terroriste libéré dans un échange d’otages arrêté à nouveau : il reprenait la fabrication d’explosifs

Les forces israéliennes ont arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi un terroriste originaire de Bethléem, récemment libéré dans le cadre d’une échange d’otages avec le Hamas. Selon la police du district de Judée et Samarie (Shai), l’homme est soupçonné d’avoir repris la production de bombes artisanales, quelques mois à peine après sa remise en liberté.

Une arrestation fondée sur des renseignements précis

L’opération a été menée par les agents de l’unité de lutte contre la criminalité du district de Judée, appuyés par les forces spéciales du Yassam.
Les forces ont fait irruption dans le domicile du suspect, après avoir reçu des informations croisées des services de renseignement israéliens et de la brigade antiterroriste, indiquant qu’il avait repris contact avec des cellules actives de fabrication d’explosifs.

Le suspect avait déjà été arrêté il y a un an en possession de 25 engins explosifs improvisés, qu’il avait lui-même conçus et fournis à des groupes terroristes opérant dans la région de Hébron et de Bethléem. À l’époque, un dossier de sécurité lourd avait été constitué contre lui, mais il avait été libéré il y a quelques mois dans le cadre d’un accord d’échange d’otages supervisé par des médiateurs qataris et égyptiens.

Le retour rapide à la terreur

D’après les premiers éléments de l’enquête, le terroriste aurait reconstitué un atelier clandestin dans une annexe de sa maison et repris la production de détonateurs à partir de matériaux civils détournés. Les enquêteurs ont saisi sur place des composants d’explosifs, des fils électriques et des schémas de circuits de mise à feu.

Un officier du district de Judée et Samarie a déclaré :

« Cette arrestation démontre une fois de plus que nombre de détenus relâchés dans le cadre des accords humanitaires retournent immédiatement au terrorisme. C’est une preuve tragique de l’échec de la logique de libération sous conditions. »

L’homme a été transféré pour interrogatoire au siège de l’unité de lutte contre la criminalité de la région de Judée, où il sera inculpé pour activité terroriste et fabrication d’armes en zone hostile.

Une faille dangereuse dans les accords de libération

Cette affaire relance le débat sur la politique d’échanges de prisonniers et de libérations de détenus palestiniens décidée après les accords humanitaires conclus à Gaza.
Plusieurs députés de la Knesset, notamment du Likoud et du Parti sioniste religieux, ont appelé à suspendre tout nouvel échange avec le Hamas tant qu’il n’existe pas de garantie sur la non-récidive des prisonniers libérés.

Le ministre de la Défense Yoav Katz a réagi dans un communiqué :

« L’arrestation de ce terroriste, à peine quelques mois après sa libération, prouve que nous avons affaire à des ennemis qui ne recherchent pas la paix mais la guerre. Israël continuera d’agir sans relâche pour neutraliser toute menace, où qu’elle se trouve. »

Le chef d’état-major Eyal Zamir a, de son côté, félicité les forces du district de Judée pour la précision de leur opération et leur coopération étroite avec le Shin Bet :

« Cet exemple montre que la vigilance israélienne ne s’arrête jamais, même après une trêve. La sécurité de nos citoyens passe avant toute considération diplomatique. »

Contexte sécuritaire tendu en Judée-Samarie

Cette arrestation intervient alors que les forces israéliennes mènent une série d’opérations préventives dans les villes palestiniennes de Cisjordanie. Depuis le début de l’année, plus de 120 suspects liés à des réseaux du Hamas ou du Jihad islamique ont été arrêtés, la plupart dans les zones de Jénine, Naplouse et Hébron.
Selon des responsables de la sécurité, les ateliers de fabrication d’explosifs artisanaux se multiplient dans la région, notamment après la libération de plusieurs experts en armement dans le cadre d’accords humanitaires récents.

L’arrestation de ce terroriste de Bethléem rappelle un constat implacable : les libérations de prisonniers dictées par la diplomatie se heurtent à la réalité du terrain.
Face à des ennemis déterminés à reprendre les armes dès leur sortie de prison, Israël n’a d’autre choix que de maintenir une vigilance constante et une politique de tolérance zéro.
La réhabilitation des terroristes libérés n’existe pas — seul le retour à la lutte armée les anime. Tsahal, sous le commandement d’Eyal Zamir, et le ministère de la Défense dirigé par Yoav Katz, s’engagent à poursuivre leurs opérations jusqu’à ce que chaque menace potentielle soit neutralisée.

Massacres au Soudan : exécutions de masse et “bassins de sang” à El-Fasher

0

Le monde détourne les yeux, mais l’horreur continue. Selon les derniers rapports des Nations unies et des organisations humanitaires locales, la ville d’El-Fasher, capitale du Darfour-Nord, est le théâtre d’un massacre d’ampleur inédite. Les Forces de soutien rapide (RSF), milice paramilitaire issue des Janjawid, ont conquis la ville après un siège de plus d’un an et demi — et ont aussitôt lancé une campagne d’exécutions massives contre les civils.

Des images satellites publiées par des ONG et confirmées par l’ONU montrent des piles de corps et des zones transformées en « bassins de sang », expression utilisée par les observateurs pour décrire l’ampleur du carnage. Les premières estimations font état de plusieurs milliers de morts, hommes, femmes et enfants exécutés sans distinction.

La chute d’El-Fasher : un enfer à ciel ouvert

Les miliciens de la RSF ont pénétré dans El-Fasher après le retrait des dernières unités de l’armée soudanaise. La population, affamée après 18 mois de siège, n’a eu aucun moyen de fuir.
D’après un témoin cité par Reuters,

« Ceux qui ont tenté de s’échapper ont été abattus par des snipers. Les autres ont été rassemblés et exécutés sur place. »

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux — dont certaines vérifiées par BBC Africa Eye — montrent des combattants de la RSF tirant sur des civils dans les rues, parfois sur des enfants, tandis que des cadavres jonchent les routes principales.

Les survivants décrivent des rafles systématiques, des familles entières massacrées et des quartiers réduits en cendres.
Un habitant a confié à une chaîne étrangère :

« Ils ont pris tout le monde. Ma famille a été rassemblée dans un champ et tuée. Je ne sais pas qui est encore en vie. »

Un génocide silencieux

Les Nations unies ont confirmé « des preuves crédibles d’exécutions de masse et de nettoyage ethnique » commises par la milice RSF, dirigée par Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti.
Cette milice, soutenue financièrement par des puissances régionales, notamment des réseaux tribaux du Soudan occidental et des intermédiaires arabes, est accusée de persécuter les minorités non arabes, notamment les populations Zaghawa et Massalit.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme évoque un scénario proche de celui du génocide du Darfour des années 2000.

« L’échelle et la rapidité des tueries n’ont pas d’équivalent depuis un quart de siècle », a déclaré un enquêteur de l’ONU.

Le silence coupable de la communauté internationale

Malgré l’ampleur du drame, aucune force internationale d’intervention n’a été déployée. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence mais n’a adopté aucune résolution contraignante.
Les États-Unis et l’Union européenne ont condamné le massacre, mais se sont contentés d’appels « à la retenue » envers les parties au conflit.
En Israël, plusieurs diplomates et ONG humanitaires dénoncent cette passivité mondiale.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a publié un communiqué affirmant :

« Les crimes de masse au Soudan rappellent la nécessité d’une vigilance internationale constante face aux milices pro-iraniennes et islamistes dans la région. »

Le ministre de la Défense Yoav Katz a ajouté que Tsahal suivait « avec inquiétude » l’évolution de la situation humanitaire dans la corne de l’Afrique, rappelant que les RSF entretiennent des liens logistiques avec des réseaux armés opérant à proximité de la mer Rouge.

Une menace régionale croissante

L’embrasement du Soudan pourrait rapidement déborder au-delà de ses frontières. Des convois de réfugiés se dirigent vers le Tchad, le Soudan du Sud et la mer Rouge, où l’instabilité renforce le risque d’infiltrations terroristes et de trafic d’armes.
Pour Israël, la déstabilisation de cette zone représente une menace directe pour la sécurité maritime et énergétique, notamment autour du port d’Eilat.

Les RSF, déjà accusées de trafics d’armes avec des groupes islamistes au Yémen, pourraient devenir un maillon stratégique du réseau iranien dans la région.

L’effondrement humanitaire

Depuis le début du conflit entre les RSF et l’armée régulière en 2023, plus de 9 millions de Soudanais ont été déplacés, dont 2 millions réfugiés à l’étranger.
Les agences humanitaires évoquent une « catastrophe totale » : les hôpitaux sont détruits, les réserves alimentaires épuisées, et les infrastructures d’eau contaminées.
Le Programme alimentaire mondial estime que 20 millions de personnes risquent la famine dans les prochains mois.

Alors que des fosses communes se remplissent à El-Fasher, le monde détourne le regard.
Les Nations unies parlent de « possible crime contre l’humanité », mais aucune force n’intervient.
Le Soudan sombre dans un nouveau Darfour — un génocide en temps réel, sous les yeux d’une planète paralysée.
Et dans ce chaos, les réseaux pro-iraniens, islamistes et terroristes avancent leurs pions, aux portes mêmes d’Israël.

Homicide dans le nord d’Israël : un commerçant abattu devant son entreprise à Kaokab Abu al-Hija

0

La vague de criminalité continue de secouer la société arabe israélienne. Rasem Na’amane, 54 ans, originaire d’Arraba (Galilée inférieure), a été abattu ce jeudi matin alors qu’il ouvrait son commerce dans la localité voisine de Kaokab Abu al-Hija, au nord du pays.
Les équipes du Magen David Adom (MDA) arrivées sur place n’ont pu que constater son décès. Selon la police, les premiers éléments pointent vers un conflit d’ordre criminel, sans lien terroriste.

Un nouveau meurtre dans une spirale incontrôlée

L’homme venait tout juste d’ouvrir les portes de son entreprise lorsque des tirs ont retenti. Des témoins ont indiqué qu’un véhicule s’est approché du commerce, qu’un ou plusieurs individus ont ouvert le feu, avant de prendre la fuite à grande vitesse.
Les forces de la police du district nord ont immédiatement lancé une vaste opération de ratissage, appuyée par des hélicoptères et des unités cynophiles.

« Nous traitons cet événement comme un homicide à caractère criminel. Toutes les pistes sont examinées », a indiqué un porte-parole de la police.

Depuis le début de l’année 2025, 216 personnes ont été assassinées au sein de la société arabe israélienne, un chiffre dramatique qui illustre l’effondrement du contrôle policier dans plusieurs localités du nord.
Parmi ces affaires, seules 18 ont été élucidées à ce jour, selon les données publiées par Ynet et confirmées par le ministère de la Sécurité nationale.

Une série noire sans fin

Cet assassinat survient à peine trois jours après deux autres meurtres dans la région :

  • Mohammed Marazka, 17 ans, poignardé à mort lundi matin lors d’une bagarre dans une école de Kafr Qara ;
  • Qassem Asala, 18 ans, également originaire d’Arraba, abattu dans sa voiture alors qu’il se rendait à son travail, devant son père.

Ces drames successifs traduisent une réalité alarmante : le nord d’Israël, longtemps considéré comme une zone tranquille, est devenu le théâtre d’une explosion de la violence communautaire, mêlant règlements de comptes, rivalités tribales et trafics d’armes.

Un échec politique et policier reconnu

La multiplication des meurtres au sein de la population arabe met le gouvernement sous pression.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a été critiqué pour son incapacité à enrayer la spirale meurtrière.
De son côté, le ministre de la Défense Yoav Katz a confirmé que Tsahal apporte un soutien logistique à la police dans certaines zones « où l’ordre public s’est effondré ».

Le chef d’état-major Eyal Zamir a même autorisé la mise à disposition d’équipements de surveillance militaire, afin d’aider à localiser les réseaux de contrebande d’armes dans le nord du pays.

Des familles livrées à elles-mêmes

À Arraba, la famille Na’amane a dénoncé la lenteur des enquêtes et l’inaction des autorités.

« On tue nos fils au grand jour, et personne ne paie le prix », a déclaré un proche du défunt à Kan News.
Des centaines de résidents se sont rassemblés dans la matinée devant le domicile familial, accusant la police d’« avoir abandonné les citoyens arabes aux gangs armés ».

Des élus arabes de la Knesset, dont Ayman Odeh et Mansour Abbas, ont exigé un plan d’urgence gouvernemental, évoquant un « terrorisme criminel qui déchire la société israélienne de l’intérieur ».

L’assassinat de Rasem Na’amane porte à 216 le nombre de victimes arabes depuis janvier, une statistique insoutenable pour un pays qui se veut à la pointe de la technologie et de la sécurité.
Derrière les chiffres, c’est une fracture sociale qui s’élargit : celle d’une communauté abandonnée aux trafiquants, où la peur et la méfiance ont remplacé la confiance dans l’État.
Tant que la criminalité sera traitée comme un problème secondaire, les armes continueront de parler dans les rues du nord, transformant chaque matin ordinaire en scène de guerre.

Effet Kiryat Gat : les soldats américains s’installent, l’anglais résonne jusque dans les falafels et Tinder !

0

La présence américaine à Kiryat Gat n’est plus un secret — ni un détail anodin. Depuis la création du centre de commandement conjoint israélo-américain (CMCC) destiné à superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza, la ville du sud d’Israël vit une véritable mutation sociale. Dans les cafés, les centres commerciaux et même sur les applications de rencontre, les soldats américains font désormais partie du paysage.

Une base stratégique… et humaine

Le Commandement américain de Kiryat Gat n’est pas une base militaire au sens strict, mais un poste de coordination civilo-militaire où coopèrent officiers américains et israéliens dans la gestion des zones frontalières, de la logistique humanitaire et du renseignement opérationnel.
Officiellement, le site a été construit pour garantir la stabilité de la trêve à Gaza, mais selon plusieurs observateurs, il sert aussi de point d’ancrage stratégique américain permanent dans le sud d’Israël.

Un officier israélien du Commandement Sud résume la situation :

« La présence américaine ici n’est pas seulement symbolique. C’est une garantie que la sécurité d’Israël reste une priorité pour Washington. »

Des soldats entre deux mondes

En attendant que la structure prenne son rythme, la présence de plusieurs centaines de soldats et civils américains change déjà le quotidien local.
L’atmosphère, racontent les habitants, oscille entre curiosité et fascination.
Les plateformes comme Tinder ou Bumble regorgent désormais de profils de soldats étrangers cherchant à « rencontrer des locaux » ; dans les restaurants, on commande en anglais ; et dans les food trucks de falafel, on entend des phrases comme “Extra tahini, please” ou “One shawarma to go”.

Shirel Drobitsky, propriétaire du Café Plugot et du burger “Jeronimo”, s’amuse du contraste :

« Ils sont très polis, pas comme les Israéliens », dit-il en riant. « Ils aiment la nourriture, viennent en groupes, ouvrent de grandes tables. Et puis, on a un cheeseburger — ça les rassure un peu. »

Les commerces locaux profitent de cet afflux inattendu : les services de livraison, les coiffeurs, les bars et les centres de fitness voient une hausse significative de leur fréquentation.

Une présence appelée à durer

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou doit se rendre ce soir pour la première fois dans le centre de commandement américain, accompagné du ministre de la Défense Yoav Katz et du chef d’état-major Eyal Zamir.
Selon les estimations du ministère de la Défense, le site devrait rester opérationnel au moins cinq ans, avec un effectif fluctuant d’environ 1 200 militaires et civils américains.

Les États-Unis définissent ce projet comme une « coopération technique et diplomatique », mais dans les faits, il s’agit d’un prolongement du Commandement central américain (CENTCOM), permettant une surveillance directe des frontières sud et une réaction rapide en cas d’incident avec le Hamas ou le Jihad islamique.

Un analyste cité par Israel Hayom affirme :

« Ce centre n’est pas une base d’occupation, mais un bouclier diplomatique. Il signale que toute attaque contre Israël est une attaque contre les alliés américains. »

Kiryat Gat, nouvelle ville internationale ?

Si certains habitants redoutent une « américanisation » du quotidien, la plupart y voient une opportunité.
Des cours d’anglais s’ouvrent dans les écoles, des enseignes locales traduisent leurs menus, et les jeunes entrepreneurs tentent de séduire les nouveaux venus avec des produits adaptés : cafés à emporter, brunchs à l’américaine, services de taxis privés, applications bilingues.

Même les panneaux municipaux ont été traduits partiellement en anglais à proximité du quartier général.
La mairie prévoit d’aménager un nouveau quartier résidentiel mixte, mêlant familles israéliennes et personnels civils du CMCC.

Analyse : un laboratoire du partenariat israélo-américain

Kiryat Gat devient, en quelque sorte, un laboratoire du lien stratégique entre Israël et les États-Unis.
Ce centre illustre l’évolution du partenariat : moins de distance diplomatique, plus de présence physique.
Pour Israël, cette proximité est un gage de sécurité et d’influence internationale ; pour Washington, un point d’observation avancé au cœur du Moyen-Orient.

Mais elle révèle aussi une vérité plus subtile : l’alliance entre les deux nations n’est plus seulement militaire — elle devient culturelle, linguistique et humaine.

Entre un cheeseburger et un falafel, entre un officier américain et un étudiant israélien, se tisse une nouvelle trame : celle d’un Israël tourné vers l’Ouest sans renier son identité.

Kiryat Ono : les habitants furieux après la rumeur d’un achat immobilier par Avner Netanyahou

0

Une rumeur immobilière enflamme les réseaux sociaux israéliens : selon plusieurs habitants de Kiryat Ono, le fils du Premier ministre, Avner Netanyahou, aurait acheté une villa de luxe de 17 millions de shekels dans un quartier huppé. L’intéressé dément, mais la polémique prend des allures d’affaire d’État.

Le calme feutré des rues de Kiryat Ono, banlieue chic à l’est de Tel-Aviv, a été rompu par une rumeur persistante :
Avner Netanyahou, fils du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, y aurait acquis une villa haut de gamme estimée à 17 millions de shekels, sous le nom d’emprunt “Avi Segal”.

L’information, relayée d’abord sur les réseaux sociaux avant d’être reprise par TMI / Maariv, a déclenché une vague de commentaires sarcastiques et virulents.

📰 Source : TMI – Maariv Online, 29/10/2025

“D’où vient l’argent ?”

Sur le groupe Facebook local, les messages se sont multipliés :

“Comment un jeune homme de son âge, sans carrière notable, peut-il s’offrir une maison pareille ?”
“Même les start-upistes ne paient pas 17 millions pour un pavillon à Ono !”

Certains habitants évoquent une confusion possible avec un projet immobilier voisin, mais pour d’autres, le mal est fait :

“Même s’il ne l’a pas achetée, l’image de privilège reste gravée”, écrit une résidente.

Les critiques visent surtout l’inégalité et le népotisme supposé : beaucoup y voient le symbole d’une élite politique “déconnectée du pays réel”.

Le démenti d’Avner Netanyahou

Face à l’emballement médiatique, Avner Netanyahou a réagi rapidement.
Dans un message adressé à la rédaction de Maariv, il a tenu à démentir formellement l’information :

“Je suis trop jeune pour Kiryat Ono”, a-t-il ironisé.
“Je n’ai acheté aucune maison en Israël, ni ailleurs, sous aucun nom.”

Une vérification effectuée par le journal auprès du registre foncier israélien n’a d’ailleurs révélé aucune transaction récente au nom d’“Avi Segal” dans la rue concernée.

Mais le bad buzz, lui, ne s’est pas arrêté : en quelques heures, des milliers d’internautes ont commenté la rumeur sur X et TikTok, souvent avec un mélange de cynisme et de jalousie sociale.

Un climat de méfiance envers les “fils de”

Le fils cadet du Premier ministre, connu pour sa discrétion et ses études à l’étranger, s’était déjà retrouvé sous le feu des projecteurs après la révélation, en 2022, de l’achat d’un appartement à Londres pour 500 000 £, payé comptant.
Cette précédente acquisition, authentifiée par le registre britannique, alimente aujourd’hui les soupçons :

“Quand on a déjà acheté à Londres sans prêt, tout devient crédible”, ironise un commentateur.

Les médias de gauche comme de droite se sont emparés du sujet.
Certains dénoncent une “chasse à la famille Netanyahou”, d’autres évoquent une “opacité financière troublante”.

Un éditorialiste du quotidien Israel Hayom souligne :

“Ce n’est pas tant la véracité de la rumeur qui importe, que la vitesse avec laquelle elle s’est imposée. En Israël, les fils de dirigeants ne peuvent plus échapper à la suspicion.”

Kiryat Ono, symbole d’un Israël fracturé

Kiryat Ono, bastion de la classe moyenne supérieure, devient ainsi le théâtre d’un débat national sur les privilèges et la méritocratie.
Alors que le coût de la vie explose, le simple soupçon d’une acquisition à huit chiffres par un “fils de Premier ministre” suffit à cristalliser les frustrations.

“Ce n’est pas une question de politique, c’est une question de justice sociale”, confie une mère de famille citée par Maariv.
“Quand nos enfants peinent à louer un 3 pièces, comment rester indifférents ?”

Les proches d’Avner rappellent qu’il ne détient aucun poste officiel et qu’il subvient seul à ses besoins depuis la fin de ses études, refusant toute aide publique.

Une rumeur symptomatique de la défiance populaire

Cette affaire illustre la méfiance croissante des Israéliens envers leurs élites, dans un pays marqué par la guerre, la crise du logement et les scandales politiques.
Les réseaux sociaux sont devenus le tribunal permanent des puissants.
Et même un démenti ne suffit plus à effacer l’accusation.

“La post-vérité n’a pas besoin de preuve, seulement d’un tweet bien tourné”, résume un sociologue israélien interrogé par Mako.

Si l’affaire se révèle infondée, elle aura au moins confirmé une chose :
en Israël, la frontière entre transparence et traque publique n’a jamais été aussi fine.

 

Donald Trump ferme la porte à un troisième mandat : « On verra bien ce qui se passera »

0

La déclaration a fait l’effet d’un coup de tonnerre à bord de l’Air Force One.
Alors qu’il survolait la côte Est des États-Unis, le président Donald Trump a reconnu devant les journalistes qu’il ne pourrait pas briguer un troisième mandat, admettant pour la première fois les limites constitutionnelles de son pouvoir. Une phrase inattendue, prononcée sur un ton détaché :

« J’ai les meilleurs résultats de tous les présidents, mais selon ce que je lis dans la Constitution, il semble que je ne puisse pas me présenter à nouveau. C’est dommage… On verra bien ce qui se passera. »

Les propos, rapportés par Srugim (source originale), ont rapidement enflammé les médias américains et israéliens. Après avoir longtemps laissé planer le doute, Donald Trump paraît désormais accepter le cadre légal qui limite tout président américain à deux mandats. Mais fidèle à son style, il a ajouté un soupçon d’ambiguïté : « C’est une situation très intéressante, on verra bien… »

Une reconnaissance inédite du 47e président

Réélu triomphalement en novembre 2024, Donald Trump est devenu le 47e président des États-Unis. Depuis son retour au pouvoir, il s’est souvent laissé aller à évoquer la possibilité d’un “mandat exceptionnel”, voire d’une “prolongation historique”, au nom de ce qu’il considère comme “la restauration du leadership américain”.
Mais la Constitution, en son 22e amendement, est claire : aucun président ne peut être élu plus de deux fois.

« Je pense que beaucoup aimeraient que je reste », a-t-il ajouté, selon la transcription du New York Times. « Mais j’ai déjà tout accompli : l’économie la plus forte, la frontière la plus sûre, et la paix au Moyen-Orient. C’est un beau bilan pour partir au sommet. »

Cette allusion à la paix vise les avancées diplomatiques récentes entre Israël et plusieurs pays arabes, dans le prolongement des Accords d’Abraham, que Trump a lui-même relancés depuis son retour à la Maison-Blanche.

Une annonce calculée ?

À Washington, les observateurs se divisent :
s’agit-il d’une vraie décision, ou d’une manœuvre politique pour galvaniser ses partisans avant les élections de mi-mandat de 2026 ?
Le chroniqueur politique Sean Hannity, proche du camp républicain, estime qu’il s’agit d’un message “codé” :

« Trump ne se retire pas, il se projette déjà dans un rôle d’arbitre ou de “père fondateur” d’une nouvelle ère républicaine. »

À l’inverse, The Washington Post y voit une reconnaissance de réalité juridique :

« Après deux années de bras de fer avec les institutions, Trump comprend que modifier la Constitution est irréaliste, même pour lui. »

Israël au cœur de son bilan

Dans le même échange, Donald Trump a rappelé son attachement à Israël et la centralité de son action au Moyen-Orient :

« Israël est un miracle moderne. J’ai tenu toutes mes promesses : Jérusalem, le Golan, la paix avec les Arabes. Peu de présidents peuvent en dire autant. »

Ses mots résonnent fortement à Jérusalem, où son image reste celle d’un allié indéfectible.
Depuis sa réélection, la coopération militaire entre Washington et Tsahal s’est encore renforcée, notamment dans le domaine de la défense antimissile et du partage de renseignement.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, interrogé sur CNN, a salué “un ami fidèle d’Israël et un bâtisseur de paix”.

Une ère politique qui s’achève ?

Si la phrase de Trump marque la fin d’une époque, elle ouvre aussi une période d’incertitude au sein du Parti républicain.
Des figures montantes comme Ron DeSantis ou Nikki Haley se préparent déjà à reprendre le flambeau, tandis que l’aile trumpiste cherche à préserver “l’héritage MAGA” (Make America Great Again).

Pour Israël, ce départ annoncé du plus pro-israélien des présidents américains modernes soulève une question :
qui, après Trump, garantira la même fermeté face à l’Iran et la même proximité stratégique avec Jérusalem ?

Une sortie dans la démesure

Jusqu’au bout, Trump restera fidèle à lui-même — spectaculaire, provocateur et insaisissable.
« J’ai les meilleurs chiffres, la meilleure économie, la plus belle première dame… », a-t-il plaisanté, avant d’ajouter :

« Si je dois partir, ce sera au sommet. Les Américains n’ont jamais été aussi forts. Et Israël n’a jamais eu un ami aussi solide. »

Des mots qui sonnent comme une signature : celle d’un homme qui a redessiné le paysage politique américain et renforcé, à un niveau sans précédent, le partenariat entre Washington et Jérusalem.

 

Israël : Itamar Ben Gvir prévient Netanyahou — « Si le Hamas n’est pas détruit, le gouvernement n’aura plus de légitimité »

0

Le ton monte au sein même de la coalition israélienne. Après les dernières violations de la trêve par le Hamas, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a lancé un avertissement frontal au Premier ministre Benjamin Netanyahou : « S’il renonce à détruire le Hamas, son gouvernement perdra toute raison d’exister. »
Une déclaration choc, relayée par Zman Israël (source originale), qui révèle les fractures internes de la majorité à Jérusalem et la tension croissante entre l’aile sécuritaire et la direction du Likoud.

« Assez de demi-mesures » : la colère du ministre de la Sécurité nationale

Dans une publication virulente, Ben Gvir accuse le gouvernement de « répéter les mêmes erreurs » :

« Encore une fois, le Hamas assassine un soldat pendant une soi-disant “pause humanitaire”, et encore une fois, le gouvernement répond par une “réaction mesurée” et reprend aussitôt la trêve. »

Le ministre s’en prend directement à la stratégie d’équilibre menée par le cabinet :

« Nous ne devons plus nous contenter de riposter. Nous devons anéantir le Hamas, pas l’affaiblir, pas le contenir. Tant qu’il existera, il continuera à tuer nos enfants. »

Cette sortie s’inscrit dans une série d’avertissements lancés ces dernières semaines par Ben Gvir, qui se présente comme le gardien du “mandat du 7 octobre” : libérer Gaza du terrorisme et refonder la dissuasion israélienne.

Un ministre en guerre contre la “conception du 6 octobre”

Pour Ben Gvir, l’attitude du gouvernement trahit une nostalgie dangereuse : celle de la “conception du 6 octobre”, ce paradigme d’avant-guerre où l’on croyait possible de “gérer” le Hamas sans le détruire.
Selon lui, ce mode de pensée revient aujourd’hui par la fenêtre :

« Si le Premier ministre se contente d’un “démantèlement symbolique” du Hamas, s’il conserve la même politique que celle d’avant le massacre, alors il trahit les victimes du 7 octobre. »

Le ministre, connu pour son ton incendiaire, menace même implicitement de quitter la coalition :

« Si nous continuons à faire semblant de gagner, alors ce gouvernement n’a plus de raison d’être. »

Un ultimatum qui, selon des sources politiques citées par Zman Israël, aurait mis le bureau du Premier ministre “en alerte rouge”.

Des lignes de fracture à droite

Ce n’est pas la première fois que Ben Gvir s’oppose publiquement à Netanyahou.
Mais son dernier coup de semonce s’inscrit dans un contexte politique explosif :

  • Benyamin Netanyahou tente de ménager Washington et ses partenaires arabes sur la question humanitaire.
  • Bezalel Smotrich, ministre des Finances, partage la ligne dure de Ben Gvir et réclame lui aussi la reprise de la guerre “jusqu’à l’élimination complète du Hamas”.
  • Une partie du Likoud, plus pragmatique, redoute que la coalition ne s’effondre sous la pression des extrêmes.

En coulisse, les tensions s’accumulent. Certains députés du Likoud, selon Israel Hayom, jugent “irresponsable” de menacer la stabilité du gouvernement “au moment même où Tsahal combat encore à Rafah et Khan Younès”.

Une opinion publique qui penche vers la fermeté

Sur le terrain politique, Ben Gvir sait qu’il n’est pas seul.
Selon un sondage publié par Channel 12 cette semaine, près de 62 % des Israéliens estiment que “la guerre doit se poursuivre jusqu’à la destruction totale du Hamas”, même au prix d’un isolement international.
Un chiffre qui conforte la posture du ministre, perçu comme celui qui “dit tout haut ce que d’autres pensent tout bas”.

Netanyahou sous pression

Face à cette offensive verbale, Benjamin Netanyahou reste silencieux.
Son entourage se borne à rappeler que “toutes les options sont sur la table” et que “la trêve actuelle ne vaut pas cessez-le-feu”.
Mais selon plusieurs analystes, ce silence traduit l’embarras :
le Premier ministre doit à la fois rassurer ses partenaires internationaux et conserver une coalition où les faucons menacent de claquer la porte.

L’équation devient intenable : Washington exige une reprise des négociations de trêve durable, tandis que les ministres de droite réclament une guerre sans fin jusqu’à “la disparition physique du Hamas”.

Entre rhétorique et réalité

Pour l’heure, Ben Gvir n’a pas quitté le gouvernement — mais il en a fixé les conditions de survie.
Son message est clair : soit Netanyahou relance la guerre totale, soit il gouvernera sans lui.
Dans un pays où chaque mot du 7 octobre reste gravé dans la mémoire collective, la menace du ministre ne relève plus seulement du calcul politique : c’est un cri de guerre adressé à un Premier ministre sur la corde raide.

Tsahal poursuit ses opérations ciblées à Gaza, mais le vrai champ de bataille — pour le pouvoir et la légitimité — est peut-être déjà à Jérusalem.

 

Israël riposte avec fureur : 30 commandants du Hamas éliminés en une nuit

0

Dans un message d’une clarté implacable, Tsahal a frappé fort la nuit dernière dans la bande de Gaza. Selon le rapport exclusif du Maariv (source originale), près de 100 terroristes palestiniens ont été neutralisés, dont 30 commandants de compagnies et de sections du Hamas.
Un chiffre qui illustre une stratégie nouvelle : décapiter méthodiquement les chaînes de commandement, casser le moral du terrain, et prouver que le renseignement israélien voit tout.

Les frappes, menées sous la direction du Commandement Sud et du renseignement militaire (AMAN), ont visé simultanément Rafah, Khan Younès et la ville de Gaza.
Elles ont été décidées après deux provocations atroces : la mort du réserviste Efi Feldbaum z’’l, tombé à Rafah mardi, et la profanation du corps d’Ophir Tzarfati z’’l par des membres du Hamas lors d’un échange de dépouilles.

« Le message est limpide : le Hamas est transparent. Nous savons qui commande, où il dort, et quand il sort de son tunnel », a déclaré un haut responsable de Tsahal cité par Maariv.

 

Un coup de filet “chirurgical” au cœur du Hamas

Selon les estimations militaires, les commandants ciblés appartenaient au niveau intermédiaire — celui qui assure la transmission directe des ordres sur le terrain.
Cette couche stratégique est précisément celle qui garantit la continuité opérationnelle du Hamas.
En la frappant de plein fouet, Israël vise à désorganiser le flux d’exécution, rendre impossible toute coordination efficace entre les bataillons restants, et instaurer une peur permanente dans les rangs.

« C’est exactement ce que nous avons fait au Hezbollah l’an dernier », explique un officier de réserve interrogé par Israel Hayom.
« Quand chaque commandant sait qu’il peut être ciblé à tout instant, il pense d’abord à sauver sa peau avant d’exécuter un ordre. »


Une guerre du renseignement totale

Cette offensive a aussi démontré le niveau exceptionnel de coordination entre Tsahal, le Shin Bet et l’armée de l’air.
Les trois agences ont mis en place une cartographie dynamique des structures de commandement du Hamas.
Des “signatures numériques” — issues d’écoutes, de repérages visuels et de capteurs aériens — permettent désormais d’identifier un cadre ennemi en quelques secondes et de déclencher un tir de précision avant qu’il ne change de position.

Selon Maariv, plus de 300 munitions intelligentes ont été utilisées dans les 24 dernières heures, un chiffre qui montre la bascule d’Israël vers une guerre d’attrition technologique, à distance, mais d’une létalité redoutable.


Le retour à la trêve : une pause fragile

À 10h ce matin, après ces frappes massives, Tsahal a annoncé le rétablissement de la trêve humanitaire, suivant la directive du gouvernement et la demande américaine.
Mais sur le terrain, personne n’y croit vraiment.
Les soldats continuent de patrouiller dans le sud de la bande, tandis que les drones israéliens survolent les zones de Khan Younès.

Un officier cité par Maariv résume la situation :

« La trêve est un mot diplomatique. Pour nous, c’est une phase de préparation à la prochaine vague. Le Hamas, lui, se cache dans les tunnels — et nous savons exactement où. »


Une guerre qui ne laisse aucun répit

Ce nouvel assaut porte un double message :

  1. À Gaza : chaque commandant du Hamas est une cible légitime jusqu’à sa neutralisation.
  2. À l’international : Israël n’acceptera aucune “victoire symbolique” du Hamas, même temporaire.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a rappelé aujourd’hui que “la guerre ne se terminera que lorsque le Hamas aura disparu”.
Et même dans le cadre des discussions sur la trêve, Israël insiste sur la clause non négociable : aucun retour du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.


Une victoire tactique, un avertissement stratégique

En moins de douze heures, Israël a envoyé un message à Téhéran, à Beyrouth et à Doha : son appareil militaire reste au sommet de sa puissance de frappe.
Mais cette victoire partielle souligne aussi la profondeur de la guerre à venir.
Le Hamas a perdu des hommes, mais pas encore sa capacité idéologique à nourrir la haine.

Dans les rues de Gaza, les habitants comptent les morts — mais dans les bunkers de Tel Aviv, les analystes observent un phénomène : le réseau ennemi se fissure.
Le chaos organisé du Hamas devient, lentement, un effondrement calculé.

Israël, de son côté, prépare déjà “la phase suivante” : une série d’opérations clandestines pour frapper les derniers bastions de commandement cachés sous les ruines.
Le message est simple, brutal, et sans appel : aucun tunnel n’est assez profond pour échapper à la justice d’Israël.