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L’Arabie saoudite transfère 90 millions de dollars à l’Autorité palestinienne : un soutien financier stratégique au moment le plus fragile

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L’Arabie saoudite a de nouveau ouvert son portefeuille en faveur de l’Autorité palestinienne (AP). Riyad a transféré 90 millions de dollars à Ramallah, un montant destiné à soutenir l’année budgétaire 2025. L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre à Amman entre l’ambassadeur saoudien en Jordanie, Mansour Ben Khaled Ben Farhan, et le ministre palestinien de la Planification et de la Coopération, Izzatfan Salameh.

Ce nouvel apport financier vient dans un moment particulièrement critique pour l’Autorité palestinienne, dont l’économie est au bord de l’effondrement. Les institutions de Ramallah sont fragilisées par les déficits chroniques, l’incapacité à lever les taxes nécessaires, et des tensions internes persistantes. Les fonds saoudiens, comme à chaque fois, arrivent à point nommé pour éviter un effondrement total des services publics en Cisjordanie.

Selon les déclarations officielles relayées par Arab News et par les agences palestiniennes, l’argent vise trois priorités définies : stabiliser le système de santé, renforcer l’éducation et éviter la paralysie administrative dans les ministères de Ramallah. Riyad présente cette contribution comme un geste de “soutien à la résilience du peuple palestinien”, mais le message politique en arrière-plan est beaucoup plus vaste.

Ces derniers mois, l’Arabie saoudite s’est positionnée comme un acteur central dans les discussions régionales, notamment avec les États-Unis, autour d’un éventuel accord global d’après-guerre incluant Israël, la reconstruction de Gaza et la formation d’une nouvelle structure de gouvernance palestinienne. Bien que l’AP soit largement discréditée dans la région, Riyad s’efforce de lui éviter l’effondrement total, craignant qu’un vide institutionnel à Ramallah n’ouvre la voie au Hamas en Cisjordanie — un scénario que ni Israël, ni Washington, ni les monarchies sunnites ne souhaitent voir se concrétiser.

Le vice-président de l’Autorité palestinienne, Hussein al-Sheikh, a remercié publiquement Riyad, soulignant que cette aide “permettra de soulager une pression financière immense et de garantir la continuité des services essentiels”. Le dirigeant palestinien en a profité pour appeler les autres pays arabes à “imposer des pressions internationales pour mettre fin à l’agression israélienne”, fidèle à la rhétorique habituelle de Ramallah.

Mais derrière la façade diplomatique, les motivations saoudiennes répondent aussi à des calculs stratégiques. Lors de sa rencontre avec Mahmoud Abbas début novembre, le prince héritier Mohammed ben Salmane avait réaffirmé son engagement à soutenir l’AP, tout en appelant à une réforme structurelle de ses mécanismes de gestion. Riyad souhaite éviter une explosion sociale en Cisjordanie, tout en préparant une possible restructuration politique du leadership palestinien. Les observateurs régionaux estiment que l’Arabie saoudite mise sur une AP affaiblie mais encore debout afin de l’intégrer dans une future feuille de route diplomatique, notamment autour d’accords de sécurité proposés par les États-Unis.

Israël, de son côté, suit attentivement ces transferts d’argent. D’après Ynet et Haaretz, les responsables israéliens considèrent qu’une collapse financière de Ramallah pourrait créer un vide dangereux, notamment dans des zones sensibles comme Jénine, Naplouse ou Hébron. Toutefois, Israël refuse toujours de transférer la totalité des fonds fiscaux palestiniens collectés chaque mois, particulièrement ceux destinés à Gaza, en raison du risque de détournement vers le Hamas.

L’aide saoudienne intervient aussi alors que plusieurs pays occidentaux réduisent progressivement leur soutien budgétaire à l’Autorité palestinienne. L’Europe, qui était historiquement le principal bailleur, durcit ses conditions, exigeant des audits, la fin des incitations à la violence et la transparence dans la gestion des salaires versés aux prisonniers condamnés pour terrorisme. Riyad choisit donc de remplir le vide en se posant comme la puissance sunnite capable de maintenir un minimum de stabilité.

Cette manœuvre diplomatique s’accompagne d’une stratégie internationale plus large. L’Arabie saoudite appelle désormais ouvertement les États donateurs à soutenir financièrement l’AP pour empêcher l’effondrement des institutions de Ramallah. Plusieurs analystes y voient une tentative de Riyad de consolider son rôle de “parrain régional” au moment où se redessine la carte du Moyen-Orient : une future normalisation avec Israël reste sur la table, mais sous conditions strictes, dont la mise en place d’une structure palestinienne “fonctionnelle” dans l’après-guerre.

L’Autorité palestinienne, pour sa part, traverse une crise de légitimité profonde. Mahmoud Abbas, âgé de 90 ans, affronte une contestation interne grandissante, des accusions de corruption, des institutions paralysées et une perte d’influence majeure face au Hamas. Pour de nombreux observateurs israéliens, cette aide saoudienne, même importante, ne suffira pas à corriger les faiblesses structurelles de la direction palestinienne.

Mais pour le moment, ce transfert de 90 millions de dollars permettra à Ramallah de passer les prochains mois sans sombrer. La question demeure : jusqu’à quand Riyad sera-t-il prêt à financer une entité fragilisée sans exige de changement profond ?

Sources :
Arab News, Al-Arabiya, Agence WAFA (AP), Ynet.

 

🚨 Holon : le conducteur fugitif s’est rendu après l’accident qui a grièvement blessé une mère et sa fille

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Une journée ordinaire dans les rues de Holon s’est transformée en scène de chaos lorsque qu’un conducteur a renversé une femme de 36 ans et sa fille de 8 ans avant de prendre la fuite, laissant derrière lui deux victimes grièvement blessées et une ville sous le choc. Moins de vingt-quatre heures plus tard, l’homme, un habitant de Taybeh âgé de 30 ans, s’est présenté de lui-même au poste de police – où il a immédiatement été placé en état d’arrestation.

Cet accident, qui a suscité une indignation profonde dans l’opinion publique, relance le débat sur l’insécurité routière, la multiplication des délits de fuite et l’impunité ressentie par nombre de conducteurs. En Israël, chaque drame de ce type rappelle la nécessité d’un renforcement des moyens policiers et judiciaires pour protéger les familles face à la montée des comportements dangereux sur la route.

Un choc violent en pleine ville

Selon les premières informations fournies par la police israélienne, l’accident s’est produit hier en fin d’après-midi dans un quartier résidentiel de Holon. Une mère et sa fille marchaient sur le trottoir ou traversaient à proximité lorsqu’un véhicule a déboulé à grande vitesse, les percutant de plein fouet.

Les secours du Magen David Adom décrivent une scène particulièrement difficile :

  • la mère, âgée de 36 ans, a été retrouvée en état grave, souffrant de multiples traumatismes ;
  • sa fille de 8 ans a été blessée modérément, mais suffisamment sérieusement pour nécessiter une évacuation rapide vers l’hôpital.

Le conducteur, lui, n’a pas cherché à aider les victimes : il a accéléré et quitté les lieux, laissant les témoins appeler les secours dans un état de panique.

Une traque policière immédiate – puis un revirement

Face à un délit de fuite de cette gravité, la police a lancé une opération de recherche urgente. Les images de vidéosurveillance, les témoignages et les détails sur le véhicule ont permis d’identifier rapidement un suspect : un homme de 30 ans originaire de Taybeh.

Alors que les forces de l’ordre multipliaient les recherches, le conducteur s’est finalement présenté de lui-même ce matin au commissariat. La police confirme qu’il a été arrêté immédiatement et placé en garde à vue. Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre :

  • si le suspect conduisait sous influence (alcool ou drogue),
  • les circonstances exactes du choc,
  • et surtout les raisons de sa fuite.

Une indignation qui traverse la société israélienne

L’accident de Holon s’ajoute à une série de délits de fuite qui alimentent la frustration et la colère des citoyens. Les conducteurs qui percutent des piétons et s’enfuient sont perçus comme l’un des symboles les plus violents d’un sentiment d’impunité.

Ce drame survient dans un contexte où :

  • les accidents impliquant des piétons sont en hausse,
  • les zones urbaines sont de plus en plus congestionnées,
  • et les comportements irresponsables se multiplient, notamment parmi les conducteurs jeunes ou sans permis.

Dans plusieurs communautés, notamment les familles victimes d’accidents, on réclame des peines plus lourdes et une application stricte des lois existantes. Les groupes de prévention déplorent également la faiblesse de la surveillance urbaine dans certaines zones, un problème que la municipalité de Holon pourrait être appelée à étudier.

L’attente des familles – et la dimension humaine

Au-delà du fait divers, l’histoire bouleverse par son aspect humain. Une mère qui accompagnait simplement sa fille a vu sa vie basculer en quelques secondes. Les médecins restent prudents quant à son état et à sa récupération.

Dans la ville, de nombreuses voix s’élèvent pour exprimer leur soutien aux victimes et leur souhait de voir la justice aller jusqu’au bout. Plusieurs habitants ont témoigné de leur choc et de leur colère : « Comment peut-on renverser une femme et une enfant, puis s’enfuir ? », demande un riverain qui a assisté de loin à la scène.

Quelle suite judiciaire ?

Le suspect, désormais en détention, devrait être présenté dans les prochains jours devant un tribunal pour prolongation de sa garde à vue. Il pourrait être poursuivi pour :

  • conduite dangereuse,
  • blessures graves par négligence,
  • délit de fuite,
  • mise en danger de la vie d’autrui.

Ces charges, si elles sont confirmées, peuvent entraîner plusieurs années de prison ferme.

Une ville sous le choc – et une société en question

Holon n’en est pas à son premier accident grave ces derniers mois, mais celui-ci a une résonance particulière en raison de la présence d’un enfant parmi les victimes et de la fuite du conducteur. L’accident remet également en lumière un problème national : la sécurité des piétons.

Selon les données de l’Autorité nationale de sécurité routière, près de 40 % des tués sur les routes en Israël sont des piétons – un taux parmi les plus élevés des pays développés.


Sources :

  • Police israélienne
  • Ynet / Mako / Walla (informations d’actualité concordantes)
  • Déclarations officielles des secours MDA

 

Israël Katz ne comprend plus les règles du jeu : Netanyahu pourrait bientôt le remplacer

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Une tempête politique secoue de nouveau Jérusalem. Au moment où Israël tente de maintenir une cohérence stratégique dans un Moyen-Orient en ébullition, un constat inquiétant se répand au sein du système sécuritaire : Israël Katz, ministre de la Défense, semble incapable de remplir pleinement la fonction qui lui a été confiée par le Premier ministre. À tel point que Benjamin Netanyahu envisagerait, selon plusieurs sources sécuritaires, d’activer une option jusqu’ici restée sur le banc de touche : remplacer Katz par une figure plus disciplinée et plus efficace — possiblement l’ancien chef du Shin Bet et ex-ministre, Avi Dichter.

Le point de rupture a émergé en marge du grand salon “DefensTech” organisé hier à l’Université de Tel-Aviv par le ministère de la Défense. Un événement massif où toutes les industries militaires israéliennes présentaient leurs innovations, dont certaines ont déjà fasciné les armées étrangères par leurs performances en opération dans Gaza, le Liban, la Syrie, le Yémen et même l’Iran. Parmi les technologies phares exposées : le système laser “Or Eitan”, qui redéfinit les capacités d’interception sur le champ de bataille.

Les délégations étrangères étaient nombreuses : ministères de la Défense venus d’Europe, d’Asie, d’Amérique latine, ainsi que des officiers de haut rang représentant divers États. L’événement constituait donc une vitrine stratégique — un moment crucial pour consolider la position globale d’Israël dans une époque de réarmement frénétique.

Dans ce contexte, l’absence de Katz a été perçue comme une faute politique grave.
L’un des dirigeants de l’industrie a confié en privé, cité par Israel Hayom, que “la situation commerciale est difficile, il existe une guerre mondiale des armements, et la pression française ainsi que le climat pro-palestinien en Europe rendent chaque contrat plus complexe”. De nombreux marchés européens, particulièrement en Espagne, ont été gelés.

C’est précisément dans un tel moment que la présence du ministre de la Défense aurait été indispensable — pour rassurer, convaincre, négocier et entraîner les acheteurs étrangers. Mais Katz ne s’est pas présenté : un signe de désengagement inquiétant, rapporté de manière répétée ces dernières semaines.

Un ministre qui ne marche plus au rythme de Tsahal

Selon plusieurs sources militaires, Israël Katz “ne marche pas main dans la main avec Tsahal”. Ses absences répétées, son manque de coordination et son incapacité apparente à gérer plusieurs dossiers critiques alimentent une frustration grandissante.

Un exemple symbolique a profondément choqué l’armée :
vendredi dernier, six réservistes de la brigade parachutiste ont été gravement blessés dans un combat héroïque en territoire syrien. Alors que la pratique habituelle de tous les ministres de la Défense précédents était de se rendre rapidement auprès des blessés, Katz n’a trouvé ni vendredi ni samedi l’occasion d’effectuer cette visite.

Pour les familles, comme pour les soldats, le message a été reçu comme un abandon.

Silence radio sur les grands dossiers stratégiques

Katz a également brillamment évité de s’exprimer sur une autre bataille décisive : celle qui oppose actuellement Tsahal et le ministère de la Défense au ministère des Finances.
Le nœud du conflit : le budget sécuritaire et la question du nombre de réservistes à mobiliser en 2026.
Le Trésor réclame une réduction de 50 % des effectifs de réservistes, alors que l’armée estime qu’un tel scénario mettrait directement en danger la sécurité nationale, compte tenu des fronts actifs : Gaza, Liban, Syrie, Judée-Samarie et frontière orientale.

Là encore, le silence du ministre est jugé inacceptable.

Absence totale sur le dossier explosif de la loi sur la conscription

Hier encore, Katz n’a pas daigné se présenter à la Commission des Affaires étrangères et de la Défense pour défendre sa position sur la loi de conscription proposée par le député Boaz Bismuth (Likoud). Tsahal a été clair : le texte ne répond pas à ses besoins et creuse un fossé dangereux entre différentes composantes de la société israélienne.

Selon un haut gradé cité par Israel Hayom, “la loi transforme l’armée du peuple en l’armée d’un seul secteur” — un risque existentiel dans un pays où le service militaire constitue le socle de la cohésion nationale.

C’est dans ce climat que les critiques d’Avi Dichter prennent tout leur sens. L’ex-directeur du Shin Bet accuse tactiquement Katz de mal comprendre la fonction : un rôle qui n’est pas un “cadeau” politique, mais un poste stratégique nécessitant précision, discipline et capacité d’incarner l’unité nationale.

La question qui plane : Netanyahu va-t-il agir ?

Plusieurs sources politiques estiment aujourd’hui que Netanyahu pourrait être contraint de prendre une décision difficile.
Le Premier ministre a accordé à Katz un “jouet”, comme l’expriment certains conseillers off the record, mais celui-ci “ne sait pas lire le mode d’emploi”.

Dichter, réputé loyal mais indépendant, représenterait une alternative sérieuse — surtout à l’heure où Israël doit convaincre ses alliés, rassurer ses industries stratégiques et maintenir la cohésion de Tsahal.

Pour Netanyahu, l’enjeu n’est plus politique : il est sécuritaire, diplomatique et existentiel.

Sources réelles dans l’article :
https://www.israelhayom.co.il
https://www.ice.co.il

Première visite officielle à l’étranger : David Zini se rend en Égypte pour faire avancer la phase 2 de l’accord de cessez-le-feu

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Le nouveau chef du Shin Bet, David Zini, a effectué au Caire son premier déplacement officiel hors d’Israël depuis sa nomination. Une visite hautement symbolique, consacrée au renforcement de la coopération sécuritaire avec l’Égypte et à la préparation du second volet de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, placé au cœur des négociations menées sous l’égide du président américain Donald Trump.

La rencontre, confirmée par les autorités égyptiennes et rapportée dans la presse israélienne, a eu lieu ce dimanche avec le ministre du Renseignement du Caire, Hassan Rachad. Selon les informations publiées notamment sur Kikar HaShabbat (https://www.kikar.co.il), l’échange s’est déroulé dans une atmosphère « professionnelle et directe », centrée sur le suivi de l’accord en vigueur et sur les mécanismes destinés à stabiliser la frontière sud d’Israël.

Le déplacement constitue également un geste diplomatique significatif : le mois dernier, Rachad avait été accueilli à Jérusalem par Zini lors de sa première tournée de coordination depuis sa prise de fonctions à la tête du service de sécurité intérieure.

Il s’agit de la première apparition internationale officielle du chef du Shin Bet, nommé début octobre. Entré en fonction dans une période de tension aiguë autour de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, Zini agit désormais en tant que principal interlocuteur sécuritaire auprès des partenaires régionaux, en particulier l’Égypte, acteur-clé dans la gestion des passages frontaliers et des arrangements humanitaires.

Cette rencontre intervient quelques jours seulement après la réunion du cabinet ministériel restreint chargé, sous la direction de Benyamin Netanyahou, de piloter la négociation de la « phase 2 » de l’accord. Y participent les ministres Israel Katz, Gideon Sa’ar, Yariv Levin, Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir – un noyau resserré destiné à accélérer les décisions politiques et sécuritaires liées à la bande de Gaza.

La situation personnelle de Zini continue toutefois de susciter un vif débat dans le paysage politique israélien. Plusieurs organisations de gauche ont déposé des recours devant la Cour suprême pour contester sa nomination, arguant de son profil conservateur. Zini est en effet identifié comme un homme de droite affiché, un juif pratiquant et père de dix enfants – un portrait souvent utilisé par ses opposants dans les médias. Après plus de six heures d’audience, le président de la Cour suprême, Yitzhak Amit, a rejeté les accusations en déclarant sans ambiguïté : « Il n’y a aucune tache sur son intégrité ». Une formulation suffisamment claire pour refermer, du moins temporairement, le dossier.

Sur le front sécuritaire, la présence de Zini au Caire manifeste la volonté israélienne d’obtenir des garanties concrètes pour la mise en œuvre de la seconde étape de l’accord : retour des derniers otages, neutralisation progressive de l’appareil militaire du Hamas et consolidation de la sécurité dans la région. L’administration Trump, architecte du pacte initial, pousse fortement pour que cette seconde phase soit enclenchée avant la fin de l’hiver, notamment afin d’empêcher le Hamas de regagner du terrain dans les zones où Tsahal a déjà démantelé l’infrastructure terroriste.

Le rôle de l’Égypte reste crucial dans ce processus. Avec un contrôle stratégique sur le passage de Rafah et des liens historiques avec Gaza, Le Caire demeure l’un des médiateurs les plus influents. Une grande partie du plan repose en effet sur la coordination logistique et sécuritaire destinée à empêcher le réarmement du Hamas, en particulier via les tunnels transfrontaliers et les réseaux de contrebande.

Ce déplacement officiel s’inscrit également dans une dynamique régionale plus large : l’Égypte cherche à renforcer sa position comme interlocuteur stable et indispensable dans la gestion du dossier gazaoui. Malgré une situation économique difficile et des défis politiques internes, le régime d’Abdel Fattah al-Sissi souhaite apparaître comme un partenaire fiable face à l’administration Trump et aux alliés occidentaux impliqués dans le processus de stabilisation.

La visite de Zini souligne aussi un point politique important : Israël n’entend pas limiter ses efforts diplomatiques à la seule dimension militaire du conflit. En s’entretenant directement avec le chef du renseignement égyptien, le Shin Bet montre sa volonté d’intégrer l’Égypte dans une stratégie commune visant à restaurer la sécurité, empêcher la résurgence d’acteurs terroristes et assurer que la bande de Gaza évolue vers une configuration qui ne constitue plus une menace immédiate pour Israël.

Sur le plan interne, ce voyage renforce la stature du nouveau chef du Shin Bet. Nommé dans un contexte de profonde polarisation politique et de contestations judiciaires, David Zini franchit ainsi une étape décisive en s’imposant comme une figure stabilisatrice, capable d’agir au plus haut niveau diplomatique. Les critiques à son encontre se heurtent désormais à une réalité opérationnelle : il détient la confiance du gouvernement, du cabinet de sécurité et du système judiciaire, et il entame sa première mission internationale avec le soutien explicite de Netanyahou et du ministère de la Défense.

L’importance de l’Égypte dans le dispositif stratégique israélien s’affirme une fois de plus. Après des années de coopération discrète mais constante face à la menace du Hamas et à l’instabilité du Sinaï, les discussions ouvertes entre Zini et Rachad témoignent d’une relation de travail solide. Elles rappellent que la stabilité régionale ne repose pas uniquement sur les opérations militaires, mais aussi sur le dialogue continu avec les acteurs les plus proches du terrain.

Pour Israël, la réussite de la phase 2 de l’accord de cessez-le-feu dépendra de cette coordination. Pour l’Égypte, il s’agit d’une opportunité de se positionner comme un pivot politique incontournable au Moyen-Orient. Dans les deux cas, la visite marque un tournant qui pourrait influencer directement le rythme et la structure des prochaines étapes vers la neutralisation définitive du Hamas et la sécurisation durable de la frontière sud d’Israël.

Un trésor juif retrouvé à Gaza sera offert à Donald Trump : un fragment d’histoire pour remercier l’homme qui a libéré les derniers otages

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Un objet unique, témoin d’une histoire juive presque oubliée de Gaza, va bientôt être remis au président américain Donald Trump. Il s’agit d’un exemplaire du “Choulhan Aroukh” datant de 1876, retrouvé dans la bande de Gaza et portant l’inscription rarissime : « Reroush ha-kehila ha-yehoudite ha-kedosha de-Aza » — « Propriété de la sainte communauté juive de Gaza ».
Source : https://www.makorrishon.co.il

Le rabbin Shlomo Ra’anan, figure du monde associatif religieux et lauréat de la Médaille présidentielle du volontariat, a confirmé à l’AFP son intention d’offrir ce volume historique au président Trump, en signe de gratitude pour son rôle déterminant dans la libération des 20 derniers otages vivants encore détenus dans la bande de Gaza.


Un livre venu d’un autre temps, retrouvé dans les ruines

L’ouvrage, imprimé en Lituanie en 1876, a refait surface dans des circonstances dignes d’un récit historique : il a été découvert à Gaza par un ouvrier palestinien travaillant en Israël avant la guerre, puis transmis à son employeur israélien.

Ra’anan raconte qu’il a entendu parler du livre dès les premières semaines du conflit déclenché le 7 octobre 2023 :

« Le marchand d’antiquités m’a parlé d’un volume provenant d’une ancienne communauté juive de Gaza. J’en suis tombé amoureux avant même de l’avoir vu. »

Ce n’est qu’après l’avoir acquis qu’il comprend la valeur unique de cet objet. Sur la page intérieure figurent trois inscriptions, chacune dans une langue différente :

  • En hébreu : « רכוש הקהילה היהודית הקדושה של עזה » — Propriété de la sainte communauté juive de Gaza.
  • En arabe : « האגודה היהודית של עזה ».
  • En français : « La communauté juive de Gaza, Palestine ».

Un témoignage historique exceptionnel, surtout aujourd’hui, alors que la présence juive à Gaza appartient à un passé balayé par les expulsions successives et par un siècle de conflits.


Une présence juive ancienne dans une ville plusieurs fois détruite

L’article rappelle que des Juifs ont vécu à Gaza pendant des siècles, sous des dominations successives : les califats musulmans, les croisades, l’Empire ottoman, Napoléon, puis le Mandat britannique.

La petite communauté, parfois florissante, parfois chassée, finit par disparaître en 1929, après les pogroms de la période des émeutes de Hébron et de Gaza. Les derniers Juifs quittent alors une ville qui avait connu, au XVIIᵉ siècle, l’un de ses rabbins les plus célèbres : Rabbi Israël Najara, auteur du célèbre piyout « Yah Ribbon Olam », chanté aujourd’hui encore sur d’innombrables tables de Shabbat.

Pour Ra’anan, tenir ce livre entre ses mains, « c’est toucher une partie de notre peuple, de ceux qui ont vécu ici bien avant que Gaza ne devienne le symbole d’un conflit sans fin ».


Un cadeau « signé par les otages libérés »

Le rabbin affirme vouloir remettre le livre personnellement à Donald Trump, dès qu’une rencontre sera organisée.

« Je veux lui donner ce livre, signé par les otages libérés, avec des mots de remerciement », déclare-t-il.

Selon lui, ce geste symbolise à la fois la reconnaissance envers Trump — président en exercice depuis janvier 2025 — et le lien indestructible entre le peuple juif et son histoire, même dans les lieux les plus inattendus.

Pour Ra’anan, l’objet représente plus qu’une relique :

« Le livre crée un lien avec la communauté juive qui vivait autrefois à Gaza, à un moment où beaucoup d’otages étaient encore retenus dans la même région. Son étude m’a donné foi et espoir. »


Un symbole d’espoir au milieu du combat pour les otages

Il y a deux ans, Ra’anan a installé une tente permanente sur la place des Otages à Tel-Aviv. Il y organise désormais des prières, des rencontres et des activités pour accompagner les familles plongées dans une attente insupportable.

Il raconte les moments les plus difficiles :

« Certains parents me demandaient : “Pourquoi se lever demain matin ? Où trouver la force ?” »
Et il montre à l’AFP un passage du livre consacré au pidyon shvouyim — la libération des captifs, considérée comme une mitzvah suprême dans la loi juive.

« Regardez ce passage : ‘Il n’y a pas de commandement plus grand que de libérer des captifs.’ Toute la question morale — peut-on risquer la vie de soldats pour sauver d’autres vies ? — a été notre débat pendant deux ans. »

Pour lui, ce livre est un phare spirituel dans une période de déchirement national.


Un message clair : “Am Israël Lo Yéalam” — Le peuple juif ne disparaîtra jamais

À travers le livre et à travers le geste symbolique envers Trump, Ra’anan veut transmettre un message :

« Le peuple juif ne disparaîtra pas. »

Un message universel, mais aussi intime : celui qu’il porte aux familles des otages depuis plus de deux ans.

En offrant ce volume — survivant aux destructions successives, aux combats récents, et au chaos de Gaza — le rabbin souligne la continuité du peuple juif, malgré les tempêtes et malgré les tentatives répétées d’effacer son héritage.

Le livre, vieux de près de 150 ans, devient ainsi un pont : entre Gaza et Israël, entre passé et présent, entre les otages retrouvés et ceux qui ne reviendront peut-être jamais.

 

Ilan Carr alerte : « Aux États-Unis, l’antisémitisme se banalise – et les Juifs sont poussés en périphérie »

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À mesure que les tensions mondiales s’accroissent, la communauté juive américaine traverse une période d’inquiétude sans précédent. Dans un entretien accordé à Ynet (source : https://www.ynet.co.il), Ilan Carr, directeur général de l’IAC – l’Israeli-American Council – tire la sonnette d’alarme : l’antisémitisme s’enracine désormais dans le courant dominant, s’exprime dans les urnes, dans les universités et à travers les institutions publiques. Selon lui, si New York élit un maire aux propos ouvertement hostiles à Israël et aux Juifs, « cela peut arriver partout ».

Carr, avocat, ancien procureur à Los Angeles, officier de réserve de l’armée américaine et ex-envoyé spécial du président Donald Trump pour la lutte contre l’antisémitisme, dirige l’IAC depuis octobre 2023 — quelques jours avant l’attaque du 7 octobre. « Je suis entré directement dans le feu », confie-t-il.


« Les Juifs n’ont plus le sentiment d’être au centre, mais d’être repoussés en marge »

L’entretien commence par le sujet qui préoccupe le plus les familles juives américaines : l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York, figure politique connue pour ses positions antisionistes. Pour Carr, la signification dépasse de loin les frontières de la ville :

« Si un homme qui parle ainsi peut être élu dans la plus grande ville juive du monde hors d’Israël, c’est la preuve que les idées antisémites ont infiltré le mainstream américain. »

Selon lui, la communauté se sent désormais déplacée, marginalisée :
« Les Juifs et les Israéliens-Américains ont été un pilier dans l’histoire des États-Unis. Aujourd’hui, nous avons le sentiment d’être repoussés vers la périphérie. »


Sur les campus : une hostilité persistante malgré la fin des blocages

Carr décrit une atmosphère étouffante dans les universités américaines. Même si les barrages et campements pro-Hamas ont disparu, « l’hostilité, elle, reste quotidienne ». Il cite des cas où :

  • Des étudiants cachent leur Magen David.
  • D’autres retirent leurs t-shirts pro-Israël.
  • Certains hésitent à parler hébreu en public.

« Les étudiants juifs sont encore effrayés. Nous travaillons avec des jeunes très courageux qui restent en première ligne, et nous sommes là pour les soutenir. »

Dès octobre 2023, l’IAC a organisé l’une des plus grandes manifestations pro-Israël à Times Square, mobilisant des dizaines de milliers de participants. Le mouvement a ensuite traversé les campus du pays : UCLA, MIT, Columbia.

Carr revendique une approche directe :
« Nous avons été plus agressifs que d’autres. Peut-être que c’est l’esprit israélien, mais ça a fonctionné. »


Dans les écoles publiques : « On dit à des enfants juifs qu’ils n’ont pas le droit de se plaindre »

La situation est encore plus préoccupante dans l’enseignement primaire et secondaire. Carr révèle à Ynet que l’IAC a déjà traité « plus de 700 cas d’antisémitisme dans les écoles et sur les campus ».

Les exemples qu’il cite sont glaçants :

  • Des enseignants affirmant qu’Israël commet un génocide.
  • Des cours décrivant les Israéliens comme des oppresseurs.
  • Des élèves juifs victimes de harcèlement à qui l’on répond :

    « Vous n’avez pas le droit de vous plaindre — les Israéliens tuent des Palestiniens. »

L’IAC a formé plus de 3 000 enseignants à reconnaître l’antisémitisme, à comprendre le sionisme et à replacer la réalité israélienne dans son contexte.

Carr raconte notamment l’exemple de Beverly Hills, où l’ensemble du réseau éducatif a été formé à la demande des autorités scolaires.


L’arme politique : replacer la communauté au cœur des décisions locales

Pour Carr, la leçon est claire : la bataille ne se gagne pas seulement dans la rue, mais dans les institutions locales.
Il explique que la majorité des Israélo-Américains ignorent l’importance des élections locales — écoles, municipalités, conseils de district — alors que « ce sont exactement ces lieux qui déterminent les programmes scolaires, les règles disciplinaires et le climat civique ».

L’IAC pousse désormais les familles à s’impliquer :

  • Comprendre quels candidats soutiennent une ligne équitable.
  • Questionner les élus.
  • Mobiliser les électeurs juifs lors des scrutins municipaux.

« Si nous ne votons pas, l’ennemi occupe les institutions. »

L’organisation a déjà envoyé des questionnaires à près de 100 candidats locaux dans le New Jersey — tous ont répondu, « parce qu’ils ont compris que nous représentons une vraie force ».


Un mouvement devenu central après le 7 octobre

Depuis l’attaque du Hamas, l’IAC est devenu l’un des acteurs les plus influents de la communauté juive américaine. Il a organisé :

  • Les premières manifestations massives à Times Square.
  • Le fameux « Shabbat vide » devenu symbole mondial.
  • Des mobilisations continues dans plusieurs États.

Carr décrit « des divisions de soldats civils » prêtes à intervenir partout dans le pays.

Deux réalisations majeures ont marqué 2024–2025 :

  1. L’IAC a été admis à l’unanimité à la Conférence des présidents des organisations juives majeures des États-Unis.
  2. Il a obtenu quatre sièges au Congrès sioniste mondial, une première dans son histoire.

Préserver l’identité : un enjeu aussi vital que la lutte contre la haine

L’IAC a été fondé pour répondre à un problème crucial : le taux d’assimilation très élevé parmi les Israéliens-Américains.
Pour Carr, la guerre du 7 octobre a réveillé quelque chose de fondamental :

« Ils veulent investir dans leur identité. Ils veulent se reconnecter à Israël. »

L’IAC développe aujourd’hui des programmes pour les enfants et adolescents, multipliant les événements qui renforcent l’identité et le lien culturel.

« Nous ne faisons pas qu’amener les Israéliens vers le monde juif américain », conclut Carr.
« Nous amenons les Juifs américains vers l’expérience israélienne. C’est seulement avec une identité unifiée que nous construirons un avenir fort. »


Un rendez-vous majeur : le sommet IAC de 2026

En janvier 2026, l’IAC tiendra son 10ᵉ sommet annuel, à Hollywood (Floride).
Il s’agit du plus grand rassemblement pro-israélien d’Amérique du Nord, avec plus de 5 000 participants attendus : survivants libérés, élus des deux partis, entrepreneurs, universitaires et philanthropes.

Donald Trump, président en exercice, a été invité. Il est déjà intervenu lors des éditions précédentes.

 

Un volontaire juif hongrois tombé au combat est enfin enterré à Kyiv : un dernier hommage six mois après sa mort

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Six mois après être tombé sur le front ukrainien, le jeune volontaire juif hongrois Beniamin Asher, 21 ans, a enfin été enterré ce jeudi à Kyiv. Sa dépouille, retenue durant des mois dans une zone de combats violents, n’a été restituée que cette semaine aux autorités ukrainiennes.
Source : https://www.kikar.co.il

L’émotion était intense dans la capitale : plus d’une centaine de membres de la communauté juive, soldats, bénévoles et habitants se sont rassemblés pour lui rendre hommage. Beniamin Asher est le premier volontaire juif étranger documenté à être tombé dans les rangs de l’armée ukrainienne depuis l’invasion russe de février 2022 — un symbole lourd de sens pour une communauté éprouvée par trois années de guerre.


« Un Juif ne peut pas rester chez lui face à l’injustice »

Le cortège funéraire s’est déplacé jusqu’au cœur de Kyiv, où son cercueil a été exposé selon la tradition locale.
Le grand rabbin de la communauté, Rav Moshe Asman, a prononcé un discours bouleversant :

« Par nature, un Juif ne peut rester assis chez lui lorsqu’il voit l’injustice, lorsque des innocents sont tués. Beniamin est venu de Hongrie et a donné sa vie pour protéger ce peuple du terrorisme russe. Nous prions pour une paix véritable, rapidement. »

Le père du soldat, arrivé spécialement de Hongrie, portait une kippa durant toute la cérémonie. Les participants — soldats, civils, membres de la communauté juive ukrainienne — se sont relayés pour le soutenir, l’embrasser, l’aider à réciter le Kaddish au cimetière.


Le parcours d’un jeune homme déterminé à se battre pour une cause juste

Avant son engagement en Ukraine, Beniamin Asher servait dans l’armée hongroise où il avait été affecté à un poste administratif, loin de ses aspirations. Peu après le début de la guerre, il a informé sa hiérarchie qu’il quittait l’armée et partait en Ukraine comme volontaire.

Ses camarades l’avaient surnommé « Nemo », parce qu’il parlait peu mais agissait toujours avec détermination.

Un commandant ukrainien a confié aux médias locaux :

« Il creusait, tenait les positions, se battait comme un véritable fantassin. »

Devenu ensuite secouriste militaire, il a circulé sur plusieurs positions avancées pour prendre en charge les blessés. Par la suite, il a été transféré dans une unité logistique chargée de préparer et d’acheminer des équipements pour les drones de combat, devenus essentiels sur le front.

Selon ses compagnons d’armes, il prenait chacune de ses missions avec un sérieux exemplaire.


Un dernier combat dans la région de Kharkiv

En mai 2025, Asher est envoyé sur la ligne de front dans la région de Kharkiv, théâtre de combats acharnés. Le 24 mai, alors qu’il aide un autre volontaire étranger, il est repéré par des drones russes.

L’un de ses camarades raconte :

« Les drones l’ont suivi et frappé. On lui a ordonné de reculer, mais il a refusé. Il voulait rester sur sa position, continuer à défendre. »

Sa mort, alors qu’il s’obstinait à protéger son unité, a profondément marqué son bataillon.


« Son cœur et son âme appartenaient à l’Ukraine »

Son père, présent à la cérémonie, a expliqué pourquoi il souhaitait que son fils repose en Ukraine :

« Le cœur et l’âme de Beniamin étaient liés à l’Ukraine et à son peuple. D’autres unités lui ont été proposées — j’ai entendu dire qu’il en avait même visité certaines. Mais cela ne lui suffisait pas. Il ne voulait pas être dans une unité ‘calme’. Il voulait être là où on avait réellement besoin de lui : au front. »

Selon lui, Beniamin ne cherchait ni la gloire, ni l’idéologie : seulement la conviction de défendre les victimes d’une agression brutale.


Un hommage national de la communauté juive ukrainienne

La Fédération des communautés juives d’Ukraine (FJCU) a publié un message solennel :

« Au nom de tous les Juifs du pays, nous partageons la profonde douleur de la famille Asher. Beniamin n’a pas détourné les yeux : il a donné sa vie pour l’Ukraine. Ce geste noble ne sera jamais oublié. Son nom rejoint la longue liste des soldats juifs tombés, et sera mentionné dans nos prières et dans l’étude de la Torah en son souvenir. »

La FJCU a rappelé que plus de 100 soldats juifs ukrainiens sont tombés au combat depuis 2022, un chiffre qui ne cesse de croître alors que les tensions restent vives sur le front est.

Elle a également cité l’un des enseignements qui animait le jeune volontaire :

« Chaque bonne action, même petite, ajoute de la lumière dans le monde et le change pour le mieux. »


Une guerre qui continue de faucher des jeunes volontaires

L’histoire de Beniamin Asher illustre tragiquement la nature internationale du conflit russo-ukrainien : des volontaires étrangers, motivés par des idéaux de liberté ou de solidarité, rejoignent une guerre dont l’issue reste incertaine.

Elle rappelle également que les Juifs d’Europe de l’Est, hachés par des siècles de persécutions, continuent de se trouver en première ligne lorsque surgissent les menaces contre les civils.

Pour l’armée ukrainienne, Beniamin Asher représente ces jeunes combattants qui, malgré le danger extrême, choisissent de rester au front. Son histoire restera inscrite dans la mémoire de Kyiv comme celle d’un jeune homme venu d’un pays étranger, animé par un sens profond du devoir moral.

 

Pour la première fois, Haïfa ouvre une ligne directe vers Sofia : une nouvelle ère pour l’aviation du Nord

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Un changement majeur s’annonce pour les voyageurs du Nord d’Israël : la compagnie Air Haifa a annoncé ce lundi l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Haïfa et Sofia, capitale de la Bulgarie. Une nouvelle étape dans le développement fulgurant de cette jeune compagnie, qui s’installe progressivement comme un acteur capable de transformer la mobilité aérienne régionale.
Source : https://www.n12.co.il

Avec un prix de lancement extrêmement attractif — 79 dollars le trajet, valable durant les trois premiers jours — ce nouveau vol répond à une demande croissante pour des destinations européennes accessibles, notamment à l’approche de la saison de ski 2026.


Une annonce stratégique pour attirer les voyageurs du Nord

Jusqu’à présent, les habitants de Haïfa, de la Galilée et du littoral nord devaient se rendre à Tel-Aviv ou Ovda pour trouver un vol régulier vers Sofia. Cette situation compliquait les voyages, rallongeait les trajets terrestres et décourageait même certains Israéliens.

L’annonce d’Air Haifa change la donne. Désormais, un vol direct de 3 h 50 reliera le port du Nord à l’une des capitales européennes les plus recherchées pour les vacances d’hiver. La compagnie présente cette ligne comme « un pont pratique, rapide et économique » entre Israël et les grandes stations bulgares.


Un coup d’accélérateur pour la saison de ski

La Bulgarie fait partie des destinations les plus prisées par les Israéliens recherchant une expérience de ski abordable. Les stations de Borovets et Bansko, accessibles rapidement depuis Sofia, voient affluer chaque année des milliers de touristes israéliens attirés par :

  • des prix inférieurs à ceux des Alpes,
  • des infrastructures modernes,
  • des forfaits accessibles aux familles,
  • un environnement hospitalier et francophile.

Avec cette nouvelle ligne, Air Haifa mise clairement sur ce marché hivernal en pleine croissance. « Nous voulons offrir aux habitants du Nord une alternative directe, simple et économique », indiquait la compagnie lors de l’annonce.


Air Haifa : une jeune compagnie qui monte en puissance

La compagnie a effectué son premier vol commercial le 30 septembre 2025, depuis l’aéroport Ben Gourion vers l’aéroport d’Eilat–Ramon. Ce premier parcours affichait une occupation complète, preuve d’un engouement immédiat du public.

La nouvelle liaison vers Sofia est rendue possible grâce à l’intégration récente de nouveaux avions dans sa flotte. Air Haifa entend ainsi consolider sa présence et devenir une référence pour les voyageurs israéliens souhaitant éviter la congestion de Ben Gourion.

Le modèle d’Air Haifa repose sur trois piliers :

  • Vols courts et directs vers l’Europe et la région.
  • Tarifs bas, particulièrement attractifs en période de lancement.
  • Départs depuis Haïfa, ce qui réduit les distances pour des centaines de milliers de résidents.

Cette stratégie fait écho à ce que plusieurs pays européens ont développé depuis longtemps : valoriser les aéroports régionaux pour fluidifier le trafic national.


Une ouverture économique pour Haïfa et son littoral

L’impact de cette nouvelle ligne dépasse la seule facilité de voyage. Elle pourrait dynamiser :

  • le tourisme entrant vers le Nord d’Israël,
  • l’activité de l’aéroport de Haïfa,
  • la croissance économique régionale,
  • les emplois liés au secteur aérien et touristique.

Les autorités municipales et régionales espèrent que cette première ligne vers l’Europe en appellera d’autres : Athènes, Chypre, Bucarest, ou encore hubs européens secondaires.

L’objectif est clair : faire de Haïfa un véritable aéroport international, capable d’attirer des compagnies étrangères et d’ouvrir de nouvelles routes.


Réactions du public : enthousiasme immédiat

Sur les réseaux sociaux, l’annonce a été accueillie avec un grand enthousiasme, notamment par les habitants du Nord, souvent contraints de longs déplacements pour prendre l’avion. Beaucoup saluent :

  • le prix imbattable de 79 dollars,
  • la proximité de l’aéroport,
  • le gain de temps,
  • la possibilité de partir en court séjour sans passer par Tel-Aviv.

L’accès direct à Sofia est également perçu comme une excellente opportunité pour les familles et les étudiants, qui composent une part importante des voyageurs israéliens en Bulgarie.


Une concurrence accrue dans le marché des vols court-courriers

Avec cette nouvelle annonce, Air Haifa se positionne frontalement sur un segment où des compagnies comme Wizz Air ou Ryanair ont longtemps régné : le low-cost vers l’Europe de l’Est.

Cependant, Air Haifa bénéficie d’un avantage majeur :
➡️ la proximité géographique.
Depuis Haïfa, se rendre à l’aéroport demande parfois moins de 15 minutes depuis le centre-ville.

Cet atout pourrait convaincre une partie importante des voyageurs du Nord de privilégier cette nouvelle compagnie plutôt que de monter jusqu’à Tel-Aviv.


Vers une transformation durable de l’aéroport de Haïfa ?

Les experts du secteur aérien israélien estiment que cette nouvelle ligne pourrait être décisive dans l’évolution de l’aéroport de Haïfa. Si la fréquentation augmente, le gouvernement pourrait être poussé à accélérer :

  • les travaux d’extension de la piste,
  • l’amélioration des infrastructures,
  • l’ouverture à de plus gros avions.

En ce sens, la liaison Haïfa–Sofia pourrait servir de test grandeur nature pour valider la viabilité commerciale de futures routes européennes directes.


Conclusion : une première qui pourrait changer le paysage aérien israélien

Avec ce vol inaugural vers Sofia, Air Haifa marque un tournant symbolique : pour la première fois, l’aéroport de Haïfa devient une porte d’entrée directe vers l’Europe. Une avancée attendue depuis des années, et susceptible de bouleverser les habitudes de voyage de centaines de milliers d’habitants du Nord.

Si cette expérience s’avère concluante, elle pourrait ouvrir la voie à une transformation durable : davantage de destinations, davantage de compagnies, et peut-être la renaissance d’un aéroport régional longtemps sous-utilisé.

 

Les combattants de « Force 100 » exigent l’ouverture d’une enquête contre Gali Baharav-Miara

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Israeli soldiers accused of abusing a Palestinian detainee at the Sde Teman detention center last year, and their attorneys, speak to the press following the resignation of Military Advocate General Maj. Gen. Yifat Tomer-Yerushalmi, after video footage from the incident was leaked to the press, outside the Supreme Court in Jerusalem, November 2, 2025. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** כוח 100 מגיבים התפטרות הפצ"רית פרשה בית משפט עליון שדה תימן כוח 100

Les combattants de l’unité « Force 100 », au cœur de l’affaire dite de Shdé Teman et directement touchés par la fuite de vidéos et le traitement judiciaire qui s’en est suivi, exigent désormais que la police ouvre une enquête formelle visant la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara. Dans une lettre adressée à la division des enquêtes de la police et transmise par leur avocat, Me Haïm Bleicher (organisation Honenou), ils demandent une mise à jour sur l’état des investigations et le placement en détention de suspects liés au « cacher ou déformer » de l’affaire.

Selon eux, les fuites provenant du sommet de la procureur militaire ont causé des dommages massifs : pertes financières, impossibilité de travailler, traumatisme psychologique, diffamation publique et souffrance morale considérable. Dans le courrier, Me Bleicher accuse Baharav-Miara d’avoir fait obstruction à la bonne conduite de l’enquête initiale : elle aurait ignoré son devoir d’examiner sérieusement l’origine de la fuite du fameux enregistrement et aurait, au contraire, contribué à étouffer ce que « beaucoup connaissaient déjà » au sein de la hiérarchie judiciaire militaire.

L’avocat affirme qu’il existe un soupçon raisonnable de « corruption institutionnelle », avançant que la cheffe du système judiciaire pourrait avoir violé la confiance publique, abusé de sa fonction et même contribué à la rédaction de déclarations trompeuses remises à la Cour suprême. Selon lui, les conséquences pour les combattants et pour l’État sont « immenses et dévastatrices ».

Me Bleicher exige donc une enquête en profondeur : saisie de téléphones, de documents, de supports informatiques et interrogatoires de tous les juristes impliqués, y compris la conseillère juridique en personne. Il affirme que seule une enquête déterminée pourrait stopper la « propagation d’une corruption institutionnelle dangereuse ».

Il ajoute que les combattants de Force 100, considérés selon la loi comme victimes d’infraction, méritent transparence et justice : « Nous parlons d’actes qui portent atteinte à la sécurité nationale et à la confiance du public dans l’État de droit. Ceux qui ont commis ces actes doivent en payer le prix total. »

L’affaire, qui touche à la fois le système judiciaire militaire et civil, devrait désormais revenir aux enquêteurs de la police, appelés à statuer sur l’ouverture d’une procédure pénale au plus haut niveau.

Drame en mer : un passager chute du pont d’un paquebot réservé aux adultes et disparaît

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Un homme de 76 ans, ressortissant britannique, est porté disparu après être tombé du pont du Marella Explorer 2, un navire de croisière réservé aux adultes et appartenant à la compagnie Marella Cruises (groupe TUI). L’incident s’est produit au large de Tenerife, jeudi 27 novembre, déclenchant une vaste opération de recherche maritime et aérienne.

Selon Salvamento Marítimo, l’organisme espagnol chargé des sauvetages en mer, l’alerte a été reçue immédiatement et a enclenché un déploiement coordonné : hélicoptère, bateau de patrouille Rio Guadiana en renfort depuis La Palma, et mobilisation du navire de croisière lui-même, qui a participé aux recherches malgré son immense structure de quatorze ponts.

Pendant deux jours, les équipes espagnoles ont quadrillé la zone, scrutant les eaux depuis les airs et la surface, dans l’espoir de repérer le passager. Les autorités indiquent qu’elles ont continué à coordonner les recherches jusqu’à la tombée de la nuit, sans qu’aucune piste nouvelle ne soit identifiée. À ce stade, aucun élément ne permet de déterminer les circonstances exactes de la chute : accident, malaise ou autre événement encore inconnu.

La disparition d’un passager en pleine mer soulève chaque fois un sentiment de vulnérabilité : malgré les technologies modernes, la hauteur des ponts, la puissance des courants et l’immensité de l’océan rendent les recherches extrêmement difficiles. Les croisières, souvent perçues comme des bulles sécurisées, rappellent alors la réalité des risques en haute mer.

Le Marella Explorer 2, immobilisé temporairement pour participer aux opérations, a ensuite repris son itinéraire après coordination avec les autorités maritimes espagnoles. Une enquête doit désormais établir la chronologie exacte des faits, les dernières images disponibles ainsi que les témoignages de l’équipage et des passagers.

L’absence de nouvelles pour l’instant ne fait qu’accroître l’inquiétude. En attendant les conclusions officielles, les secours restent mobilisés, conscients que chaque heure qui passe réduit les chances de retrouver le passager en vie.