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Le haut responsable est clair : celui qui promet ça au public, il ment

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Il y a des vérités que personne ne veut entendre en temps de guerre. Le général de réserve Yaakov Amidror, ancien chef du Conseil de sécurité nationale d’Israël, a choisi ce matin de les dire quand même — avec la franchise directe qui caractérise les hommes qui ont passé leur vie à distinguer ce qui est militairement possible de ce qui est politiquement confortable.

Amidror a été interrogé ce matin sur la radio 103FM par Guideone Uko et Amichaï Ataali, et a analysé la stratégie commune d’Israël et des États-Unis dans la campagne contre l’Iran. srugim L’entretien a rapidement atteint son moment le plus saillant lorsque la question a été posée directement : celui qui dit à l’opinion publique qu’après la guerre l’Iran ne sera plus capable de tirer des missiles — ment-il ? La réponse d’Amidror n’a pas tremblé.

Ce que la guerre peut accomplir — et ce qu’elle ne peut pas garantir

« Elle pourra tirer des missiles, mais elle se trouvera dans un état militaire tellement dégradé qu’il sera possible d’y répondre à tout moment sans craindre sa puissance » srugim, a-t-il déclaré. Ce distinguo est fondamental. L’objectif de la guerre n’est pas l’anéantissement total des capacités militaires iraniennes — objectif qui serait illusoire même pour la puissance de feu combinée d’Israël et des États-Unis. L’objectif est la dégradation suffisante pour que la dissuasion fonctionne : un Iran qui tire sait qu’il recevra une réponse dévastatrice sans pouvoir l’absorber.

Ce cadrage stratégique est à la fois honnête et exigeant. Il refuse le récit simpliste de la victoire totale — « l’Iran désarmé pour toujours » — pour lui substituer une ambition plus réaliste et, paradoxalement, plus durable : un Iran si affaibli qu’il n’ose plus utiliser ce qu’il lui reste.

L’objectif déclaré : faire changer le régime de l’intérieur

Au cours de l’interview, Amidror a détaillé les objectifs opérationnels et la capacité à provoquer un changement interne profond au sein de la République islamique par des frappes contre les centres de pouvoir du régime. « Nous voulons frapper les systèmes de sécurité intérieure — le Basij, les Gardiens de la Révolution et la police », a-t-il expliqué. « L’objectif est de créer in fine une situation dans laquelle le régime sera remplacé, parce qu’il sera tellement affaibli que l’opposition pourra le renverser. » srugim

C’est une stratégie d’effondrement progressif, non d’invasion. Tsahal et les forces américaines ne cherchent pas à occuper l’Iran — ils cherchent à vider le régime de sa capacité coercitive interne, à le rendre incapable de réprimer ceux qui veulent le renverser. Le Basij, les Gardiens de la Révolution, la police — ce sont les trois piliers sur lesquels repose la survie de tout régime autoritaire. Les attaquer, c’est retirer les béquilles qui maintiennent la République islamique debout.

Mais la décision finale reste iranienne

Et c’est là qu’Amidror introduit la nuance qui distingue l’analyste honnête du propagandiste. « Il est impossible de le garantir, parce que c’est en fin de compte une décision iranienne » srugim, a-t-il précisé. Aucune campagne militaire, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut forcer un peuple à se soulever ou contraindre une élite à capituler. On peut créer les conditions du changement. On ne peut pas décider à la place de l’autre de changer.

Cette reconnaissance de la limite de la puissance militaire est rare dans le discours public israélien actuel, souvent tenté par des promesses de victoire totale et définitive. Amidror, lui, refuse cet excès. Ce n’est pas du pessimisme — c’est de la lucidité stratégique.

Ce que ça dit du débat public israélien

La franchise d’Amidror résonne comme un rappel à l’ordre adressé aux responsables politiques qui surenchérissent sur les promesses de résultats définitifs. En temps de guerre, la tentation est grande de promettre à la population que la souffrance qu’elle endure — les missiles, les alertes, les morts — aura une fin absolue. Que jamais plus l’Iran ne sera capable de menacer Israël. Amidror dit clairement que cette promesse-là est un mensonge — et qu’il appartient à des dirigeants responsables de ne pas la faire.

La vraie promesse, celle qui est militairement honnête, est différente : un Iran durablement affaibli, incapable de projeter sa puissance sans s’exposer à une destruction immédiate. Ce n’est pas la même chose que l’immunité totale. Mais c’est ce que la guerre peut réellement produire — et c’est suffisant pour justifier le prix qu’Israël paie aujourd’hui.

Source : Srugim / 103FM

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L’Iran envahit les Émirats arabes unis ? Le scénario extrême qui circule dans les états-majors

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Dans la logique d’escalade qui gouverne cette guerre depuis vingt-deux jours, un scénario jusqu’ici inimaginable commence à circuler dans les analyses stratégiques : une décision iranienne d’invasion terrestre des Émirats arabes unis. L’hypothèse, rapportée ce dimanche par Maariv, est présentée comme « inhabituelle » — mais son apparition dans le débat sécuritaire dit quelque chose sur l’état d’esprit à Téhéran et sur les lignes que ce conflit est en train de franchir.

Pour comprendre pourquoi cette option émerge, il faut revenir à la logique iranienne de ces dernières semaines. Depuis le début du conflit le 28 février, l’Iran a ciblé les Émirats arabes unis de façon répétée et intensive, frappant les aéroports de Dubaï et d’Abou Dabi, les installations portuaires, les champs pétroliers de Fujairah, et des zones résidentielles de Dubaï. Plus de 2 000 tirs ont visé l’émirat, dont la grande majorité a été interceptée. Mais la cadence et l’intensité du ciblage révèlent une logique délibérée : Téhéran considère les Émirats non comme un État neutre, mais comme un facilitateur de l’offensive américano-israélienne.

Le centre de commandement interarmées iranien Khatam al-Anbiya a formellement notifié les dirigeants émiratis que la République islamique considère comme son droit légitime de frapper les installations militaires américaines situées dans les ports, docks et cachettes des Émirats arabes unis. Cette déclaration — diffusée par la télévision d’État iranienne — constitue déjà un avertissement d’invasion potentielle des espaces logistiques émiratis. La ligne entre « frapper des cibles » et « occuper militairement » est mince lorsqu’on parle de ports stratégiques dans le Golfe.

La logique opérationnelle d’une telle décision serait celle du désespoir calculé. L’Iran, frappé depuis vingt-deux jours par les frappes israélo-américaines, dont ses sites nucléaires, ses infrastructures militaires et ses centres de commandement, cherche à ouvrir un nouveau vecteur de pression — un théâtre d’opérations où il pourrait infliger des coûts immédiats et massifs à la coalition qui l’attaque. Les Émirats, avec leur économie hyper-connectée, leur aéroport qui est l’un des plus fréquentés du monde, et leur infrastructure financière mondiale, représentent une cible dont la fragilisation aurait des répercussions planétaires immédiates.

Mais « voilà ce qui arriverait ensuite » — la formule du titre laisse entendre que le scénario a été modélisé, et que ses conséquences seraient dévastatrices pour l’Iran. Les Émirats abritent la base américaine d’Al Dhafra, l’une des plus importantes du Golfe. Avant même le déclenchement du conflit, l’Iran avait lui-même simulé des frappes contre cette base lors d’exercices militaires en février 2026. Une invasion iranienne des EAU déclencherait automatiquement une réponse militaire américaine directe depuis le sol émirati — transformant ce qui est aujourd’hui une guerre aérienne en confrontation terrestre, un niveau d’escalade que même les faucons de Washington n’ont pas encore franchi.

Les Émirats arabes unis ont été visés par plus de 2 000 tirs depuis le début du conflit, ont fermé un hôpital iranien à Dubaï, rappelé leur ambassadeur à Téhéran et fermé plusieurs entités liées au pouvoir iranien. Abu Dhabi est dans une position de rupture formelle avec Téhéran, tout en continuant à affirmer ne pas autoriser l’utilisation de son territoire ou de son espace aérien pour des opérations contre l’Iran. Une position d’équilibre fragile que l’Iran pourrait choisir de forcer — au risque de provoquer le pire.

Ce scénario reste pour l’heure une hypothèse de travail, pas une décision annoncée. Mais le fait qu’il circule dans les analyses ce dimanche — au vingt-deuxième jour d’une guerre qui a déjà pulvérisé plusieurs lignes que personne ne pensait pouvoir être franchies — dit où se trouvent désormais les limites de l’impensable.

 

« Avec nous ou contre nous » : Trump pose un ultimatum à l’Europe et laisse ses alliés sous le choc

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Les couloirs de la Maison-Blanche sont devenus le centre d’une puissance américaine déchaînée. Selon un rapport du Washington Post publié dans la nuit de samedi à dimanche, l’administration Trump a enclenché une machine à pression agressive et sans précédent sur ses propres alliés — une ligne de fracture inédite au sein même du monde occidental.

Dans des entretiens à huis clos, Donald Trump a été clair : « l’ère des jeux est terminée. » Il a tracé une ligne rouge explicite — tout pays qui tenterait de fournir une bouée de sauvetage économique ou logistique à l’Iran sera considéré comme agissant contre les intérêts américains et en subira les conséquences. Le message s’adresse directement aux capitales européennes et aux États du Golfe. Pas de nuance, pas d’exception, pas de porte de sortie diplomatique.

Dans les chancelleries de Paris, Berlin et Londres, les diplomates européens décrivent la politique américaine comme « un pari sur tout le pot », tandis que la Maison-Blanche reste imperméable aux avertissements sur la « désintégration » iranienne ou l’accélération du programme nucléaire. La doctrine américaine est simple : l’étranglement total de l’Iran est le seul moyen d’éviter une guerre plus grande à l’avenir. Deux visions du monde, deux horizons temporels, une fracture profonde.

La menace financière est précise et délibérément effrayante. Washington menace d’imposer des sanctions paralysantes aux grandes banques européennes qui oseraient injecter de l’oxygène économique dans des circuits liés aux Gardiens de la Révolution, même si ces transactions sont présentées comme de l’aide humanitaire. Autrement dit, l’étiquette « humanitaire » ne suffit plus à se protéger des sanctions américaines dès lors que Washington soupçonne un lien avec Téhéran. C’est une redéfinition unilatérale des règles du jeu financier mondial.

Les documents internes de l’Union européenne font état d’avertissements sur un effondrement humanitaire et des vagues de réfugiés — mais la Maison-Blanche se dresse comme un mur. Pas d’allègement, pas de compromis, pas d’exception. L’Europe, habituée à négocier dans les interstices de la politique américaine, se retrouve devant une administration qui a fermé tous les interstices.

Du côté du Golfe, la pression est d’une autre nature mais tout aussi directe. Washington exige des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite qu’ils augmentent immédiatement leur production pétrolière afin de casser le marché et de priver l’Iran de tout bénéfice possible. Les dirigeants du Golfe comprennent que cette fois Trump ne s’arrête pas aux déclarations — ils doivent choisir entre un alignement total sur la superpuissance américaine et la crainte de la réponse iranienne. Un choix existentiel posé sans délai.

La doctrine elle-même a un nom dans les cercles de la Maison-Blanche. Elle repose sur le principe de la « pression maximale au carré » — non seulement un blocus économique, mais un blocus physique, maritime et terrestre. La destruction des infrastructures côtières iraniennes et la pression sur les postes frontières terrestres font partie d’un mouvement conçu pour étouffer les canaux d’oxygène du régime jusqu’à une décision finale en quelques mois.

À Jérusalem, on se félicite de cette ligne dure. On y voit une opportunité historique de régler définitivement le dossier du « monstre des missiles » iranien — une formule qui résume la manière dont les décideurs israéliens perçoivent la menace balistique de Téhéran. La convergence entre la stratégie de Trump et les objectifs israéliens n’a jamais été aussi explicite.

Les effets de cette politique ébranlent déjà les marchés de l’énergie dans le monde entier. Mais à Washington, on est convaincu qu’en fin de compte les alliés plieront et s’aligneront derrière le dirigeant le plus puissant du monde. Si l’Iran craque sous la pression, ce sera la plus grande victoire de l’Occident depuis des décennies.

C’est le pari de Trump — total, brutal, et sans filet. L’Europe, elle, n’a pas encore décidé si elle joue la même table.

 

Missiles à sous-munitions sur Israël : le dilemme inavoué de la défense aérienne

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Les images sont devenues familières depuis vingt-deux jours — des zones d’impact éparpillées, des débris sur plusieurs centaines de mètres, des blessés légers en nombre parfois difficile à expliquer pour un seul missile. Derrière ces scènes, selon un rapport troublant de la Chaîne 12, se cache une réalité que le système de défense israélien peine à assumer publiquement : le choix de quel intercepteur utiliser a des conséquences directes sur ce qui tombe sur les populations civiles.

La logique de l’Arrow 3 — le missile intercepteur le plus avancé du dispositif israélien — est simple dans son principe. Sa production aurait dû permettre aux civils israéliens de ne presque pas ressentir les tirs iraniens : un missile intercepté en dehors de l’atmosphère ne laisse pratiquement aucune trace au sol. srugim L’énergie de la destruction se dissipe dans le vide spatial, les quelques débris qui survivent à la rentrée atmosphérique atterrissent pour la plupart sur d’autres pays, et la population au sol ne voit rien, n’entend presque rien, ne risque rien.

Mais la réalité opérationnelle de cette guerre est différente. La grande majorité des interceptions dans ce conflit est effectuée par d’autres systèmes, qui interceptent à des altitudes bien plus basses. Résultat : les éclats, les débris et les sous-munitions des missiles à têtes à fragmentation retombent sur le territoire israélien. srugim C’est la physique brutale de l’interception basse altitude — ce que l’on détruit tombe quelque part, et ce quelque part, c’est souvent une zone habitée.

La différence est encore plus nette pour les missiles à sous-munitions. Face à ces têtes, l’Arrow intercepte le missile avant qu’il ne se fragmente en dizaines de petites bombes, neutralisant ainsi leur dispersion sur les centres de population. Avec les systèmes à basse altitude, le risque est que l’interception survienne après ou pendant l’ouverture de la tête, dispersant les sous-munitions de manière incontrôlée. srugim Une bombette de sous-munition tombée la nuit précédente dans une crèche vide de Rishon LeZion illustre concrètement ce risque.

Ce qui rend le rapport particulièrement préoccupant, c’est ce qu’il dit sur la décision elle-même. La décision de quel système utiliser se prend en temps réel, et fait l’objet de vifs débats au sein du système de sécurité, qui se poursuivent encore aujourd’hui. Il est précisé que tout ne peut pas être divulgué, mais que l’Arrow est bien plus coûteux et que l’utilisation d’autres systèmes permet de ne pas s’engager dans des calculs à long terme. srugim

Voilà le nœud du problème, exprimé avec une sobriété qui dit tout : on choisit l’intercepteur moins cher pour ne pas épuiser le stock de missiles Arrow, dont chaque unité représente un investissement considérable et dont la production prend du temps. C’est un arbitrage économique et stratégique qui se traduit, au sol, par des rues jonchées de débris et des blessés par éclats. Le choix par défaut est l’utilisation d’intercepteurs à basses altitudes — et les résultats sont visibles sur le terrain. Quiconque ne s’est pas mis à l’abri peut en payer le prix de sa vie. srugim

Ce débat interne au sein de l’establishment sécuritaire israélien n’est pas nouveau, mais il prend une acuité particulière après la nuit du 21 au 22 mars, l’une des plus meurtrières depuis le début de l’opération Lion Rugissant. Dimona, Arad, Rishon LeZion, Holon — des dizaines de sites d’impact, des centaines de blessés, et partout cette même question qui reste sans réponse publique : pourquoi autant de débris retombent-ils sur des zones résidentielles alors que le système de défense fonctionne ?

La réponse, désormais, est connue. Elle est inconfortable.

En pleine guerre contre l’Iran, le Shin Bet démantèle une cellule terroriste qui s’entraînait à commettre des attentats

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La guerre se mène sur plusieurs fronts à la fois. Pendant que les missiles iraniens s’abattent sur Dimona, Arad et Misgav Am, pendant que les sirènes retentissent de Beer Sheva à Jérusalem, les services de sécurité intérieure israéliens continuent de traquer une autre menace — celle qui se prépare de l’intérieur, dans le silence des villes arabes israéliennes, loin des caméras de la guerre.

Ce dimanche matin 22 mars 2026, le Shin Bet et la police israélienne ont annoncé l’arrestation d’une cellule terroriste en cours de préparation d’attentats sur le sol israélien. Dans le cadre d’une opération conjointe du service de renseignement intérieur et de la police, les détectives de l’unité de lutte contre la criminalité du district côtier, dans le secteur d’Asher, ont arrêté et déféré à l’interrogatoire du Shin Bet quatre résidents d’Umm al-Fahm âgés d’une vingtaine d’années. L’interrogatoire a révélé qu’ils s’entraînaient avec des armes illégales en vue de commettre des attentats en Israël.

Le choix du moment est stratégiquement significatif. Les arrestations interviennent au vingt-deuxième jour d’une guerre directe contre l’Iran, dans un contexte où la tension dans la société israélienne est à son comble — une guerre menée à l’extérieur, des missiles qui traversent la défense aérienne, et maintenant une cellule intérieure neutralisée avant de passer à l’acte. Pour les services, le message est clair : les menaces ne se cumulent pas, elles se traitent en parallèle et simultanément.

À l’issue de l’ensemble des actes d’investigation, la police et le Shin Bet ont réussi à constituer une base probatoire solide contre les suspects. Le parquet du district de Haïfa a déposé une déclaration du procureur, et un acte d’inculpation est attendu dans les prochains jours, accompagné d’une demande de maintien en détention jusqu’à la fin de la procédure.

La ville d’Umm al-Fahm, dans le triangle arabe au nord d’Israël, est régulièrement citée dans des affaires de recrutement terroriste et de trafic d’armes. Ce n’est pas la première fois que le Shin Bet y démantèle une infrastructure de ce type. Ce qui change ici, c’est le contexte dans lequel l’opération est rendue publique : une guerre régionale ouverte, une population sous pression des deux côtés de la ligne verte, et une tentation pour certains acteurs — extérieurs comme intérieurs — d’exploiter le chaos ambiant pour passer à l’acte.

Les quatre suspects sont des citoyens israéliens. C’est cette dimension qui rend l’affaire politiquement et socialement sensible. Elle rouvre les débats récurrents sur la loyauté, sur l’intégration, sur la surveillance des communautés arabes israéliennes en période de tension maximale — débats d’autant plus chargés que la guerre en cours est présentée par certains comme une guerre de civilisation, et que les islamistes de divers horizons tentent de la cadrer comme telle pour recruter.

Le Shin Bet a conclu son communiqué par une déclaration sans ambiguïté : « Le service de sécurité général et la police israélienne continueront d’agir pour contrecarrer toute implication de citoyens israéliens dans des activités mettant en danger la sécurité de l’État et de ses citoyens, et continueront d’œuvrer avec l’ensemble des forces de l’ordre pour appliquer la pleine rigueur de la loi à l’encontre de ceux impliqués dans de telles activités. »

Une formule de clôture institutionnelle, mais qui dit en creux ce que la situation exige : en pleine guerre contre l’Iran, les services n’ont pas le luxe de relâcher leur vigilance intérieure. La menace est partout. Elle vient du ciel, du nord, du sud — et parfois, du milieu même du pays.

 

L’entrepôt secret du 7 octobre touché par les missiles iraniens …

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Il y a ce que la guerre détruit ouvertement — les immeubles d’Arad, les voitures à Misgav Am, les bâtiments de Dimona. Et puis il y a ce qu’elle abîme en silence, loin des caméras, dans des endroits dont l’existence même est protégée par le secret. Ce dimanche, Ynet et Yediot Aharonot révèlent l’un de ces secrets : un entrepôt de matériel saisi après le massacre du 7 octobre 2023, situé dans la région de Beit Shemesh, a été touché la semaine dernière par des tirs de roquettes ou des débris d’interception. L’incident n’a pas été communiqué au public.

L’entrepôt, qui figure parmi les plus grands entrepôts de matériel policier en Israël, contenait de nombreux éléments d’armement collectés après le massacre du 7 octobre — des pièces susceptibles de présenter une valeur probante ou d’enquête. Des preuves matérielles d’un crime de masse, stockées dans un bâtiment qui vient de prendre des coups dans une guerre en cours. La combinaison est explosive, au sens propre comme au sens figuré.

Car l’entrepôt ne contenait pas seulement des armes du 7 octobre. Selon des sources proches du dossier, la présence simultanée de munitions de combat et de grandes quantités de feux d’artifice saisis par la police aurait pu provoquer un embrasement et une série d’explosions en chaîne. Le scénario catastrophe a été évité — mais de justesse, et sans que personne en soit informé à temps.

La réaction de la police israélienne à cette révélation est, en elle-même, un sujet. Interrogée sur les conséquences de l’incident — et notamment sur la question de savoir si des pièces à conviction collectées depuis le massacre avaient été endommagées, et si l’événement avait des implications judiciaires ou légales — la police a refusé de répondre. Dans son communiqué officiel, elle a précisé que son service de déminage n’est pas soumis à la loi sur la liberté d’information et opère sous le sceau du secret. Elle a ajouté, « en marge » selon ses propres termes, que « l’incident est en cours d’investigation par les services compétents, et rien d’inhabituel n’a été relevé ».

« Rien d’inhabituel. » Des preuves du plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah, potentiellement exposées à des tirs iraniens dans un entrepôt non révélé, et la réponse officielle est qu’il n’y a rien d’inhabituel. Le contraste entre la gravité de ce que l’incident implique et la sobriété de la réponse institutionnelle dit quelque chose d’important sur la manière dont l’État israélien gère simultanément la guerre en cours et les traces juridiques et mémoriales du 7 octobre.

L’enjeu n’est pas seulement sécuritaire. Les pièces à conviction collectées depuis le massacre du 7 octobre constituent un corpus probatoire d’une importance capitale — pour les enquêtes pénales en cours, pour les procédures judiciaires internationales, pour la documentation historique d’un événement sur lequel Israël a une responsabilité de mémoire et de vérité. Si une partie de ce matériel a été endommagée, la question de l’étendue des dégâts n’est pas une question administrative — c’est une question de justice.

Pour l’instant, l’ampleur exacte des dommages causés à l’entrepôt et à son contenu reste inconnue. La police ne confirme pas, ne dément pas, et invoque le secret opérationnel. Ce silence, dans le contexte d’une guerre où chaque heure apporte son lot de bulletins et de communiqués, est lui-même une information. Ce que l’on choisit de ne pas dire, dans quel moment et pourquoi — c’est là que se loge souvent l’essentiel.

 

HMS Anson dans les profondeurs : le sous-marin nucléaire britannique silencieux positionné face à l’Iran

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Il n’y a pas de communiqué officiel. Pas de conférence de presse. Juste un bâtiment de guerre qui se déplace dans les profondeurs de la mer d’Arabie, en silence absolu, avec à son bord la capacité de frapper le cœur de l’Iran sans s’en approcher d’un mètre. C’est la nature même de la dissuasion sous-marine : être là sans le dire, peser sans se montrer.

Le HMS Anson, l’un des sous-marins les plus avancés de la Royal Navy, est désormais déployé dans le nord de la mer d’Arabie. Selon les informations publiées par le journal britannique The Sun, le bâtiment a quitté le port de Perth, en Australie, le 6 mars, parcouru environ 5 500 miles nautiques, et opère désormais en profondeur dans les eaux de la région, en attente d’ordres.

Ce positionnement n’est pas anodin. Le HMS Anson est équipé de missiles de croisière de type Tomahawk d’une portée d’environ 1 600 kilomètres, ainsi que de torpilles lourdes de type Spearfish. Cela lui confère la capacité de frapper des cibles en profondeur à l’intérieur du territoire iranien, sans avoir à se rapprocher directement de ses côtes. En d’autres termes : Téhéran est à portée, depuis le fond de la mer, sans que Londres ait à franchir un seul mètre supplémentaire en direction de l’Iran.

L’avantage principal du bâtiment est précisément ce que les stratèges appellent la furtivité. Un source sécuritaire britannique a résumé la doctrine en quelques mots : « Le sous-marin sera simplement là — totalement silencieux. Seuls quelques-uns connaissent sa position. Si besoin, il agira immédiatement. » C’est la logique de la menace crédible et invisible : on n’a pas besoin de la voir pour la ressentir.

Les conditions d’existence à bord disent aussi quelque chose de la radicalité de cette posture. Afin de maintenir une signature acoustique la plus basse possible — c’est-à-dire d’être aussi indétectable que possible —, certains systèmes de base sont parfois désactivés, y compris les douches et la chasse d’eau, et l’équipage doit se contenter de conditions minimales. La guerre sous-marine n’est pas une aventure confortable. C’est un exercice d’effacement total.

Sur le plan technique, le HMS Anson appartient à la classe Astute — la génération la plus récente des sous-marins d’attaque nucléaires britanniques. Son propulseur nucléaire lui permet de fonctionner pendant toute la durée de sa vie opérationnelle — environ 25 ans — sans ravitaillement en carburant. Des systèmes avancés lui permettent de produire de l’eau potable et de l’air, ce qui lui donne théoriquement la capacité de faire le tour du monde sans jamais remonter à la surface. La seule contrainte réelle est humaine : les réserves alimentaires ne suffisent qu’à environ trois mois pour un équipage d’une centaine de combattants et membres d’équipage.

Face aux demandes de confirmation, le ministère britannique de la Défense a maintenu la ligne habituelle. « Nous ne communiquerons pas de détails sur les déploiements ou les opérations en cours. Nos capacités dans la région font l’objet d’une évaluation constante », a indiqué un communiqué officiel. Un non-démenti qui, dans le langage des chancelleries, vaut presque confirmation.

Ce déploiement intervient dans un contexte de multiplication des incidents impliquant directement le Royaume-Uni dans ce conflit. La base militaire de Diego Garcia dans l’océan Indien a été ciblée par des missiles iraniens dans la nuit du 21 au 22 mars. La base RAF d’Akrotiri à Chypre a également été visée. Et ce dimanche, des individus suspects — dont un ressortissant iranien — ont tenté sans succès de pénétrer dans la base navale de Clyde en Écosse, avant d’être refoulés par la police du ministère de la Défense et arrêtés alors qu’ils stationnaient à proximité dans leur véhicule en adoptant un comportement jugé suspect. L’enquête est en cours.

Londres n’est pas officiellement en guerre contre l’Iran. Mais ses bases sont frappées, ses installations sont infiltrées, et un de ses sous-marins nucléaires les plus performants se tient en position de frappe dans la mer d’Arabie. La géographie de l’engagement britannique dans ce conflit est en train de se dessiner, sous les eaux, dans un silence que Londres entretient soigneusement. Un silence qui parle très fort.

 

Quand les mots deviennent des armes : le piège du littéralisme politique en Israël

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Il y a dans le débat public israélien une mécanique que le chroniqueur Oz Siminovski, écrivant dans Israel Hayom, décrit avec une précision inconfortable : celle du glissement entre la rhétorique politique habituelle et sa réception fatale par ceux qui la prennent au pied de la lettre. Son texte, publié ce 19 mars, n’est pas un pamphlet partisan. C’est un avertissement adressé aux deux camps, sur les dangers que le langage excessif fait courir à la démocratie et à la souveraineté d’Israël.

La métaphore du néophyte religieux

Pour construire son argument, Siminovski part d’une image saisissante tirée du monde religieux. Dans les communautés croyantes, explique-t-il, le langage est souvent double : on énonce des formules théologiques chargées sans les prendre nécessairement dans leur sens le plus littéral. Cette convention implicite est apprise par l’environnement, la tradition, la pratique familiale. Et puis arrive le converti — celui qui n’a pas grandi dans ce bain culturel, qui n’a pas accès à la couche de nuance, et qui lit les textes comme des instructions techniques. Un tel individu est, selon Siminovski, potentiellement redoutable : en appliquant un raisonnement purement logique à des formulations qui ne sont jamais destinées à être appliquées littéralement, il peut en arriver à des conclusions monstrueuses.

C’est le cas, illustre-t-il, de celui qui lirait un texte rabbinique affirmant que faire pécher autrui est pire que de le tuer — et qui en déduirait qu’une chanteuse qui se produit en public mérite la mort parce qu’elle incite au péché. La logique est cohérente dans un cadre purement formel. Elle est aussi parfaitement absurde et criminelle dès qu’elle entre en contact avec la réalité.

Le discours politique et ses néophytes

Siminovski transpose ensuite ce schéma dans l’arène politique. Le camp de Netanyahou, rappelle-t-il, a longtemps martelé qu’Israël n’était pas une véritable démocratie, que le pouvoir réel appartenait aux technocrates et aux juristes, que le gouvernement élu était impuissant face à un État profond hostile. Ce discours, comprend tout initié de la politique israélienne, est un discours de mobilisation, une manière de désigner des adversaires institutionnels, pas une description littérale de l’état du régime — puisque par ailleurs ce même camp attribue à Netanyahou toutes les décisions importantes et lui impute toute la responsabilité des succès comme des échecs.

Mais le néophyte politique — celui qui vient d’horizons radicaux, qui n’a pas été formé à la lecture des codes du débat intérieur — entend quelque chose de différent. Si Israël n’est pas une démocratie, si sa souveraineté est fictive, alors la logique de solliciter des sanctions étrangères contre ses institutions est non seulement acceptable mais nécessaire. Siminovski va jusqu’à cette conclusion glaçante : de la même façon qu’on ne demanderait pas à des citoyens iraniens de résister à des sanctions contre les Gardiens de la Révolution, certains Israéliens qui ont intériorisé le récit de la non-démocratie en sont venus à appeler Trump à sanctionner le système judiciaire israélien — estimant rendre service au peuple en le « libérant » de ses oppresseurs.

Le miroir de l’autre camp

L’honnêteté intellectuelle du texte tient à ce qu’il n’épargne pas le camp adverse. Ceux qui comparent Netanyahou à des dictateurs, qui usent d’un vocabulaire apocalyptique pour décrire sa gouvernance, portent une responsabilité symétrique. Le néophyte du camp opposé lira ces formulations au premier degré, et pourrait en tirer des conclusions sur la légitimité d’une action violente pour « sauver » le peuple. Les leaders politiques auront beau expliquer après coup qu’ils ne visaient pas à cela, Siminovski rappelle une vérité inconfortable : on reconnaît facilement la pente glissante chez l’autre camp, beaucoup moins chez le sien.

Le mécanisme qu’il décrit est auto-alimenté. Le néophyte n’est pas seul : il entraîne avec lui des suiveurs qui étaient jusqu’alors habitués au discours codé du camp, et qui, grisés par la radicalité du nouveau venu, consentent à abandonner le double langage pour le passage à l’acte. Jusqu’à ce qu’un nouveau néophyte encore plus radical le dépasse, exposant sa propre tiédeur et proposant un nouveau degré d’escalade.

Une mise en garde pour les deux rives

Ce que Siminovski dessine, au fond, c’est le portrait d’une démocratie qui se fragilise depuis l’intérieur — non pas par la faute d’un camp en particulier, mais par la dynamique commune d’un discours politique qui a perdu le sens de ses propres limites. Quand les mots cessent d’être des signaux dans un jeu rhétorique connu de tous et deviennent des instructions pour des acteurs qui n’ont jamais appris les règles implicites, ils se transforment en détonateurs. L’article ne prescrit pas de censure ni d’autocensure totale. Il demande quelque chose de plus difficile encore : la responsabilité dans le langage, y compris — et surtout — lorsque la cause défendue semble juste.

Source : Israel Hayom — Chronique d’Oz Siminovski

Des drones non identifiés au-dessus du QG de Rubio et Hegseth : l’Iran dans la tête des généraux américains

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La guerre entre Israël et l’Iran ne se joue plus seulement au-dessus de Téhéran ou dans les couloirs souterrains des bases de missiles. Elle s’est installée, silencieusement, au cœur même de Washington. Selon des informations publiées par le Washington Post et reprises ce jeudi par Ynet, des drones non identifiés ont été détectés en train de survoler la base militaire de Fort Lesley J. McNair, où résident en ce moment même le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Trois sources ont confirmé l’incident au journal américain, soulignant que l’origine des engins reste inconnue — mais que l’armée examine désormais avec une vigilance accrue toute menace potentielle, dans un contexte de guerre ouverte contre l’Iran.

Au cœur du pouvoir américain

Fort McNair n’est pas une base ordinaire. Elle abrite l’Université nationale de défense et se trouve à quelques encablures du Capitole et de la Maison-Blanche. Sa situation géographique, précisément, constitue sa vulnérabilité : elle ne dispose pas du même périmètre de sécurité renforcé que d’autres installations militaires dans la région de la capitale. Le fait que des personnalités aussi exposées politiquement et symboliquement que Rubio et Hegseth y résident depuis plusieurs semaines — pour des raisons de sécurité, selon leurs entourages — ajoute à la gravité de la situation.

La détection des drones, qui aurait eu lieu dans les dix derniers jours, a immédiatement déclenché une discussion à la Maison-Blanche sur la conduite à tenir. Selon les informations publiées, la possibilité d’évacuer Rubio et Hegseth du site a été envisagée, sans que cette décision soit finalement prise. Les deux hommes, piliers de la ligne dure américaine contre l’Iran dans l’administration Trump, sont considérés comme des cibles potentielles de premier plan dans le contexte de la guerre en cours.

La vengeance iranienne, fil rouge de la sécurité américaine

Pour comprendre pourquoi des drones au-dessus d’une base de Washington créent une telle fébrilité, il faut remonter à janvier 2020, quand Trump ordonnait l’élimination du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, l’unité du Corps des gardiens de la révolution islamique chargée des opérations extérieures. Depuis lors, l’Iran a fait de la vengeance contre Trump et ses proches une priorité déclarée. Des renseignements ont alerté l’ancien et actuel président à plusieurs reprises sur l’existence de cellules iraniennes d’élimination opérant à l’intérieur même des États-Unis. Lors de la campagne présidentielle de 2024, le Service secret américain avait déjà intercepté des drones non identifiés autour de Trump — lors d’une conférence de presse à Los Angeles et lors d’un déplacement dans la campagne de Pennsylvanie occidentale.

Aucun lien direct n’a pu être établi entre ces incidents et les deux tentatives d’assassinat contre Trump cette même année. Mais l’hypothèse n’a jamais été formellement écartée. Ce contexte rend la découverte de drones au-dessus de Fort McNair particulièrement lourde de sens. Les engins ne représentent peut-être pas une menace directe et immédiate — mais leur présence dit quelque chose sur l’état de la situation : les États-Unis ne sont plus seulement en guerre dans le Golfe Persique, ils sont en état d’alerte sur leur propre sol.

Secretary of Defense Pete Hegseth and United Kingdom Secretary of State for Defense John Healey participate in a bilateral exchange at the Pentagon, Washington, D.C., March 6, 2025. (DoD photo by U.S. Navy Petty Officer 1st Class Alexander Kubitza)

Une kermesse d’alertes à travers le territoire

L’épisode de Fort McNair ne constitue pas un incident isolé. Ces dernières semaines, l’armée américaine a multiplié les mesures préventives sur le territoire national. Plusieurs bases ont été placées sous un régime strict de contrôle des entrées et sorties. Deux installations dans le New Jersey et en Floride ont été élevées au niveau d’alerte « Charlie » — le second degré de gravité dans la classification militaire américaine, qui signifie qu’un renseignement disponible pointe vers une attaque probable ou un danger imminent contre la base concernée.

Dans le même temps, les représentations diplomatiques américaines à l’étranger ont été placées sous un régime de vigilance accrue. L’administration américaine a également élargi le cercle des personnalités bénéficiant de protections de type résidentiel en base militaire. Outre Rubio et Hegseth, la secrétaire à la Sécurité intérieure sortante Kristi Noem a elle aussi choisi de résider dans une installation militaire pour des raisons de sécurité. Un mouvement qui traduit, mieux que n’importe quel communiqué officiel, la profondeur de l’inquiétude qui traverse l’appareil de sécurité américain.

Le coût invisible de la guerre

Ce que révèle l’épisode des drones, c’est qu’une guerre ouverte avec l’Iran a des répercussions qui débordent très largement du théâtre d’opérations au Moyen-Orient. La menace iranienne s’est historiquement exercée sur des cibles israéliennes et juives à travers le monde — Buenos Aires en 1992 et 1994, Buenos Aires à nouveau, Londres, Beyrouth. Mais depuis l’élimination de Soleimani, les États-Unis sont entrés dans la liste de cibles prioritaires d’une manière inédite. Le déploiement de hauts responsables civils dans des enceintes militaires, la surveillance accrue des espaces aériens au-dessus de Washington même, le débat interne sur l’évacuation de membres du gouvernement : tout cela traduit une réalité que l’administration préfère ne pas énoncer trop clairement — la guerre qu’elle mène engendre des vulnérabilités sur son propre territoire.

Source : Ynet, Washington Post

L’Égypte triple discrètement sa taxe d’entrée au Sinaï — sans préavis

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C’est le genre d’information qui touche immédiatement des milliers de voyageurs israéliens. Les autorités égyptiennes ont décidé de relever le droit d’entrée dans la péninsule du Sinaï de 25 à 60 dollars — soit plus du double — avec une entrée en vigueur immédiate, sans préavis ni annonce publique préalable. L’information a été confirmée le 18 mars par Israel Hayom.

Le Sinaï reste, malgré les tensions régionales et les restrictions de voyages, l’une des destinations accessibles par voie terrestre depuis Israël. Des dizaines de milliers d’Israéliens s’y rendent chaque année, en particulier pour des séjours à Charm el-Cheikh et à Dahab. La décision égyptienne d’augmenter les frais d’entrée de façon aussi abrupte, sans période de transition ni communication officielle, a surpris les agences de voyage et les particuliers qui planifiaient un déplacement dans les jours à venir.

Le timing est lui aussi notable. Cette hausse intervient dans un contexte où les options de voyage pour les Israéliens se sont considérablement réduites depuis le début de la guerre avec l’Iran. Le ciel régional étant perturbé, plusieurs destinations traditionnelles sont soit inaccessibles, soit déconseillées par le gouvernement. Le Sinaï représentait pour beaucoup une alternative terrestre viable — et voilà qu’il devient soudainement plus coûteux d’y accéder.

Source : Israel Hayom