Le rabbin Avigdor Hayut, endeuillé par la perte de son fils aîné Yedidia (z »l) lors de la tragédie de Meron, a célébré ce matin la pose des téfilines de son fils à l’occasion de sa bar-mitsva.
La cérémonie s’est tenue au beth midrash du Rishon LeTsion, le rabbin Yitzhak Yosef.
Il y a environ deux ans, la famille Hayut a eu la joie d’accueillir un nouveau-né, environ un an après la tragédie.
Dans une interview accordée à FM103 après la naissance, le rabbin Hayut a déclaré :
« C’est extrêmement émouvant, une joie immense. Pour nous, ce n’est pas une clôture du cycle, mais cela nous donne l’objectif que nous nous sommes fixé : continuer à vivre. »
Le rabbin Hayut lui-même a été gravement blessé lors de la Meron disaster.
Il a ensuite profondément marqué ses auditeurs par la force de sa foi :
« On m’a évacué dans un état moyen à grave, et cinq minutes plus tard je suis arrivé à l’hôpital sans respiration. Je suis en vie contre toute attente. J’ai compris que le Saint Béni soit-Il m’avait confié une mission. »
Il a ajouté :
« Il n’existe pas de véritable rétablissement. Il faut continuer à vivre avec cela. On essaie, grâce à une foi très forte, de vivre avec cette réalité. Ce sont des vies totalement différentes. »
La Police israélienne a localisé hier soir (mercredi) de nombreux moyens de combat dissimulés dans l’enceinte d’une école de quartier dans la localité de Lakia, près de Lehavim.
L’ensemble des éléments saisis a été transféré pour traitement et enquête au commissariat d’Ayarot, près de l’échangeur de Shoket.
Dans le cadre de l’opération, les forces ont investi le complexe et procédé à une fouille à la recherche d’armes.
Au cours de l’activité, de nombreux moyens de combat ont été saisis :
Un engin explosif, neutralisé sur place par un démineur
Un pistolet de type Glock, avec chargeur
Un pistolet de type Taurus, avec chargeur
Une caisse de munitions contenant une bande de cartouches de calibre 0,5 mm
Des chargeurs de M16
Un coupeur hydraulique, utilisé comme outil d’effraction, soupçonné d’avoir été volé à une caserne de pompiers
Le commandant du district de Rotem, le surintendant Shay Shlomo, a déclaré :
« Cette opération proactive illustre la détermination de la police à frapper au cœur des infrastructures dangereuses et à retirer du terrain des armes dissimulées, y compris dans des établissements scolaires.
La saisie des armes et de l’engin explosif dans l’enceinte de l’école constitue une étape majeure pour la protection des habitants et des enfants, et nous continuerons d’agir avec détermination et tolérance zéro contre les générateurs de criminalité responsables des fusillades. »
Le Dr Abd Samara, ancien directeur des soins intensifs cardiaques de Hôpital HaSharon, a déposé hier (mercredi) auprès du tribunal de première instance de Herzliya une plainte en diffamation d’un montant de 80 000 shekels contre l’animateur de l’émission Les Patriotes, Yinon Magal, à la suite de la publication d’un message le visant.
Selon la plainte, quelques jours après le massacre du 7 octobre, Magal aurait publié sur les réseaux sociaux que le Dr Samara « avait remplacé sa photo de profil par le drapeau du Hamas, incitait et parlait du “Jour du Jugement” des musulmans ».
D’après Samara, cette publication a provoqué une vive polémique, à la suite de laquelle il a été suspendu de ses fonctions par la direction de l’hôpital, puis contraint de quitter son poste après 15 années de service au sein de l’établissement.
La plainte affirme que Samara n’a jamais utilisé le drapeau du Hamas, mais qu’il avait placé sur sa photo de profil Facebook la Shahada, la profession de foi musulmane.
Il est également affirmé que le Dr Samara ne faisait pas référence au “Jour du Jugement des musulmans”, mais qu’il citait une expression de l’islam faisant référence au Jour du Jugement de l’humanité.
Samara nie toute forme de soutien et tout lien entre ses propos et un soutien à une organisation terroriste.
La photo de profil du Dr Samara pendant la guerre
Photo : réseaux sociaux
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est exprimé devant la Commission des affaires étrangères et de la sécurité de la Knesset lors d’une réunion à huis clos, consacrée aux événements du 7 octobre. Son message central a été formulé sans détour : il y a eu un échec du renseignement, mais aucune trahison.
Au cours de cette séance confidentielle, Netanyahou a présenté d’anciennes déclarations et citations de hauts responsables politiques et sécuritaires, afin de démontrer que la vision dominante avant le 7 octobre reposait sur une « conception » stratégique partagée. Parmi les personnalités citées figurent le chef du Shin Bet Ronen Bar, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, l’ancien ministre de la Défense Benny Gantz, ainsi que l’ex-chef d’état-major Gadi Eisenkot.
Selon Netanyahou, ces citations visaient à établir que l’évaluation erronée du Hamas n’était pas le fait d’un individu ou d’un camp, mais le résultat d’un consensus stratégique au sein du leadership politique et sécuritaire israélien.
« Le peuple d’Israël doit connaître ces procès-verbaux », a-t-il déclaré, appelant à une transparence future sur les débats internes ayant précédé l’attaque.
Le Premier ministre a également avancé une affirmation centrale concernant le choix de la date du massacre. Selon lui, le Hamas aurait choisi délibérément le 7 octobre pour une raison qu’il a qualifiée de secrète. Il n’a pas détaillé publiquement cette raison lors de la séance, en raison du caractère classifié des informations.
Netanyahou a par ailleurs présenté une analyse issue du renseignement israélien selon laquelle la profonde division interne en Israël autour de la réforme judiciaire n’était pas perçue par le Hamas comme une faiblesse immédiate, mais paradoxalement comme un facteur de retenue. D’après cette évaluation, le Hamas craignait qu’une attaque à un autre moment ne pousse Israël à entrer en confrontation directe afin de détourner l’attention de ses tensions internes.
Cette lecture va à l’encontre de l’idée selon laquelle les divisions internes auraient directement encouragé l’attaque, et souligne la complexité des calculs stratégiques du Hamas tels qu’ils étaient compris par le renseignement avant le 7 octobre.
L’intervention de Netanyahou s’inscrit dans un contexte de débat public intense sur les responsabilités, les défaillances et la nécessité de futures enquêtes. En affirmant qu’il n’y a pas eu de trahison, le Premier ministre cherche à écarter toute accusation de complot interne, tout en reconnaissant explicitement une défaillance grave du système de renseignement.
La demande de publication future des protocoles vise à préparer le terrain à une confrontation publique avec les faits, une fois les contraintes sécuritaires levées. Pour Netanyahou, seule une analyse fondée sur les documents originaux permettra d’éviter les raccourcis politiques et les accusations infondées.
Ces déclarations, faites dans un cadre fermé, pourraient avoir des répercussions politiques et institutionnelles majeures, à mesure que la pression monte pour établir les responsabilités de l’un des échecs sécuritaires les plus graves de l’histoire d’Israël.
Les tensions régionales continuent de s’intensifier sur le plan déclaratif et militaire. Selon un rapport diffusé par la presse iranienne, l’Iran aurait procédé pour la première fois au déploiement opérationnel du missile balistique Khorramshahr-4, présenté par Téhéran comme l’un des missiles les plus récents et les plus puissants de son arsenal.
D’après les informations publiées par l’agence de presse iranienne Fars News Agency, le missile aurait été installé dans des infrastructures souterraines appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique. Il s’agirait, selon cette source, d’un déploiement inédit, destiné à renforcer la posture militaire iranienne.
Toujours selon ce rapport, le Khorramshahr-4 atteindrait une vitesse maximale de 16 Mach hors atmosphère, et d’environ 8 Mach à l’intérieur de l’atmosphère. Sur la base de ces données, l’Iran affirme que le temps de vol jusqu’à Israël serait réduit à environ 10 à 12 minutes après le lancement. Ces chiffres sont présentés par Téhéran comme un élément clé de dissuasion stratégique.
Les autorités iraniennes citées dans le rapport estiment que ce déploiement améliore de manière significative les capacités de combat de l’Iran, en particulier dans un contexte de tensions accrues avec Israël et les États-Unis. Le message véhiculé est clair : démontrer une capacité de frappe rapide, difficile à intercepter, et intégrée à des installations protégées.
Il convient toutefois de souligner que ces informations proviennent exclusivement de sources iraniennes, et qu’aucune confirmation indépendante n’a été fournie à ce stade. Aucune réaction officielle israélienne n’a été rapportée dans le cadre de ce communiqué précis, et les performances annoncées du missile n’ont pas été vérifiées par des sources tierces.
Le missile Khorramshahr-4 est présenté par l’Iran comme faisant partie de sa nouvelle génération de missiles balistiques. Son déploiement supposé dans des bases souterraines s’inscrit dans une doctrine iranienne connue, visant à protéger ses capacités stratégiques contre des frappes préventives, tout en assurant une capacité de riposte rapide.
La référence explicite à un temps de vol vers Israël constitue un élément central de la communication iranienne. En mettant en avant un délai de 10 à 12 minutes, Téhéran cherche à souligner la réduction du temps d’alerte et de réaction pour ses adversaires. Ce type de message s’inscrit dans une logique de dissuasion psychologique autant que militaire, destinée à influencer les calculs stratégiques régionaux.
Ce rapport intervient dans un contexte de multiplication des déclarations iraniennes à caractère dissuasif, alors que les tensions autour du dossier nucléaire, des sanctions internationales et des affrontements indirects se poursuivent. La mise en avant de capacités balistiques fait partie intégrante de cette stratégie de communication.
Du point de vue israélien, la menace balistique iranienne est depuis longtemps considérée comme un enjeu stratégique majeur. Israël a développé au fil des années plusieurs couches de défense antimissile, précisément pour faire face à ce type de scénario. Toutefois, aucune évaluation officielle n’a été rendue publique à ce stade concernant l’annonce iranienne spécifique.
Il est également important de rappeler que les déclarations de ce type peuvent répondre à plusieurs objectifs simultanés : renforcer la posture interne du régime iranien, envoyer un message de force à l’extérieur, et influencer le climat diplomatique. L’absence de preuves indépendantes impose donc une lecture prudente de ces annonces.
En l’état actuel, ce qui est établi, c’est que l’Iran affirme avoir déployé un nouveau missile, qu’il présente comme capable d’atteindre Israël en quelques minutes, et qu’il considère cette évolution comme un saut qualitatif de ses capacités militaires. Ce type de communication contribue à maintenir un niveau élevé de tension régionale, même en l’absence d’action militaire immédiate.
Les développements futurs, les éventuelles confirmations indépendantes ou les réactions officielles des acteurs concernés permettront d’évaluer la portée réelle de cette annonce. D’ici là, elle s’inscrit avant tout dans le registre de la dissuasion déclarative, caractéristique de la confrontation indirecte actuelle au Moyen-Orient.
« Si c’est trop pour toi, alors ne le fais pas. Tu ne peux faire que ce dont tu es capable. »
C’est ce que le commandant de bataillon d’Or Ben Yehuda lui a dit.
Or n’a rien répondu.
Elle ne lui a pas dit qu’elle courait vite, elle ne l’a pas repris non plus.
Elle a simplement commencé à courir avec tout le monde.
À la fin de la course, après que le commandant de bataillon a vu qu’elle avait terminé en tête, il s’est approché d’elle et lui a demandé pardon.
— « Pourquoi, mon commandant ? », a demandé Or.
Et il a répondu :
— « Je suis désolé d’avoir pensé que, parce que tu es une femme, tu devais recevoir un traitement particulier. »
Puis il a ajouté :
— « Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Pourquoi ne m’as-tu pas expliqué que j’avais tort ? »
La réponse d’Or a été simple : « Je crois davantage aux actes qu’aux paroles. Je te prouverai que je ne suis pas moins digne par mes actions sur le terrain, et non par des mots vides. »
Depuis, elle le prouve effectivement.
Le 7 octobre, Or est arrivée au poste de Soufa,
elle y a dirigé un combat d’une intensité folle,
a bloqué des dizaines de terroristes avec la petite force qui se trouvait avec elle,
et a sauvé des vies, au sens le plus littéral du terme.
Au même moment, la compagnie de tankistes féminines sous son commandement menait dans la région un combat héroïque qui entrera dans les livres d’histoire.
Par la suite, son bataillon est entré à Gaza et y est resté pendant de longues périodes.
Et tout cela alors qu’elle continuait également à tenir le secteur de la frontière égyptienne.
À un certain stade de la guerre, en raison de la multiplicité des missions, dix compagnies (dix !) étaient sous son commandement.
C’est bien plus que l’effectif d’un bataillon ordinaire,
c’est presque une brigade.
S’il y a une chose qu’Or a répétée encore et encore lorsque je lui ai parlé,
c’est qu’elle veut être uniquement là où elle se sent digne,
et seulement si elle est réellement capable d’accomplir la mission.
Elle ne veut aucun passe-droit,
et ne veut pas qu’on lui facilite les choses parce qu’elle est une femme.
Mais aujourd’hui, dans un reportage diffusé sur Channel 14,
il est affirmé qu’elle n’est pas professionnelle,
qu’elle n’est pas digne,
qu’elle n’a pas atteint le niveau requis,
et que, prétendument (!!),
elle aurait été promue uniquement pour pouvoir dire qu’il y a un commandant de bataillon femme.
Or mérite, tout comme toutes les autres combattantes,
que nous nous tenions derrière elles,
que nous nous souvenions qu’elles nous ont protégés pendant cette guerre si difficile.
Screenshot
Que nous nous souvenions que,
pendant que d’autres secteurs se dérobaient et étaient absents du champ de bataille, elles se sont présentées.
Elles ont fait face aux terroristes avec fermeté,
ont risqué leur vie pour défendre l’État d’Israël.
Merci Or, pour tout ce que tu as accompli jusqu’à présent
et pour tout ce que tu accompliras à l’avenir.
Nous avons la chance d’avoir une dirigeante comme toi.
« Je suis à la fois commandante et mère.
Et comme j’ai pensé à mes enfants, j’ai pensé aussi à toutes les personnes que j’ai envoyées dans ce combat, que j’ai appelées à venir.
Je savais que je ne pouvais pas abandonner.
Il y a ici des soldats, il y a ici des civils, il y a ici des localités,
et tous comptent sur moi pour les protéger.
Alors je me suis tenue avec mes soldats et nous avons commencé à tirer comme des fous.
Tirer avec tout ce que nous avions.
Nous avons délivré un feu massif pendant au moins une demi-heure,
jusqu’à ce que nous les voyions commencer à battre en retraite. »
— Or Ben Yehuda, extrait du livre « Combattantes »
Sur la photo : la lieutenant-colonel Or Ben Yehuda.
Une femme hassidique qui voyageait avec son mari de Prague à Londres a vécu une expérience humiliante au contrôle des passeports à l’aéroport de la capitale tchèque : un agent de sécurité lui a exigé de retirer son couvre-chef et, malgré ses explications selon lesquelles il s’agissait d’un couvre-chef religieux, il a refusé de céder et a crié sur elle devant les passagers.
L’incident s’est produit lundi à l’aube.
Le couple s’était présenté pour un vol de Ryanair à destination de l’aéroport de London Stansted Airport.
Le mari, titulaire d’un passeport européen, est passé sans difficulté par le couloir réservé aux citoyens de l’Union européenne.
Son épouse, qui ne possède qu’un passeport britannique, a été dirigée vers le couloir des détenteurs de passeports hors UE.
« D’abord, il m’a dit de sortir la main de ma poche, puis il a crié que je m’appuyais sur son comptoir – “ce n’est pas clair” », a raconté la femme au site haredi BeHadrei Haredim.
« Ensuite, il a regardé mon passeport et m’a dit d’enlever le couvre-chef de ma tête. J’ai répondu que c’était interdit pour moi. Il a répété : “Enlève-le”. Je lui ai dit que j’étais juive pratiquante et que je ne pouvais pas l’enlever. »
L’agent de sécurité n’a pas reculé et a continué à crier.
« J’ai eu tellement peur qu’ils m’arrêtent que je l’ai simplement enlevé », a-t-elle raconté.
« Il a dit que c’était bon et m’a laissée passer. Je lui ai dit que ce qu’il m’avait forcée à faire me démoralisait. Il m’a regardée froidement, n’a pas dit un mot et m’a ignorée. »
Noa, la maman de Zohar ZL, aimée de tous, voulait une réponse. Elle a écrit :
Depuis que j’ai été libérée, je n’ai plus de lieu, je suis partie vivre à l’étranger pour étudier et enseigner.
Chaque jour, je le vois , mais je ne le vois pas vraiment.
Ce pays n’est plus le pays que j’aimais et connaissais.
L’État qui a abandonné mon enfant.
Deux ans et plus : pas d’enquête, pas de coupables.
Et moi, je suis devenue une mère qui se réveille chaque matin avec un cri dans la gorge pour son enfant.
Je suis épuisée, brisée, une mère qui ne peut pas être mère.
Une personne ne peut pas être un parent sans son enfant, comme on ne peut pas respirer sans air.
Je me suis battue, j’ai combattu comme une lionne.
Je les ai poursuivis, j’ai poursuivi les responsables.
Ils m’ont élevée, pas à pas, avec un amour immense, entre les rangs de cette armée.
Mais il n’y a aucune écoute. Les dossiers sont fermés. Et je me retrouve impuissante.
Depuis ce jour, je n’arrive plus à remplir ma vie.
Jour après jour, je n’ai pas compris le sens de la vie.
Parfois, je me réveille en pleurant. Pas seulement pour mon fils, mais pour tous les soldats tués sans réponse.
Les questions me hantent :
Pourquoi lui ? Pourquoi là-bas ? Pourquoi a-t-il été abandonné ?
Comment puis-je continuer ? Qui suis-je aujourd’hui ?
La certitude que la honte est immense et que la réponse n’arrivera jamais.
Quand mon petit garçon était petit, nous voyagions sans fin.
Ensemble, au bord de la mer, sur le sable, le cœur ouvert.
Je lui ai promis que je le protégerais toujours.
Comment ai-je échoué ?
Mon fils avait 27 ans.
Il aimait lire des livres aux enfants, rêvait de psychologie, était un homme de livres et de poésie.
Il rêvait de devenir écrivain, de changer le monde avec des mots.
Quelques mois avant le désastre, nous étions assis sur le balcon.
Il m’a regardée et m’a dit :
« Maman, si quelque chose m’arrive, reste forte. »
Il ne savait pas que ce serait ainsi.
Qu’il serait abandonné.
Envoyé à une mort inutile.
Le 6 octobre, veille de la fête, un dernier câlin.
Il m’a dit qu’il allait bien, que tout allait bien.
Je n’ai pas posé de questions.
Mon enfant, 27 ans, ne reviendra pas à la maison.
Nous arrivons à une cérémonie avec une tombe propre et une belle pierre.
Et c’est ainsi que l’État a terminé avec lui.
Le 6–7 octobre, à l’aube, mon fils était en service.
Il est tombé dans les premières heures.
Ses camarades disent : « Les combattants ne sont pas revenus. »
À 06:29, les messages ont cessé.
À 08:20, nous avons compris que quelque chose n’allait pas.
À 13:20, le message est arrivé : « Maman, ils nous tuent »
Je suis une mère orpheline.
Mon enfant n’a rien fait de mal.
Il a donné sa vie pour ce pays.
Si l’État avait une once de conscience, il n’oserait pas détourner le regard.
Mais le corps a été enterré, l’histoire effacée, la douleur étouffée.
Et moi, je reste là, une mère qui ne sait plus comment respirer.
La Chine a récemment présenté, via ses médias officiels, un projet militaire futuriste qui a immédiatement attiré l’attention des analystes occidentaux. Selon des documents et animations diffusés par CCTV, Pékin travaillerait sur un concept baptisé « Luanniao » – littéralement « l’oiseau mythologique vert » – une plateforme militaire géante opérant à la limite de l’atmosphère, capable de lancer drones et missiles depuis les confins de l’espace.
Le projet, décrit comme une sorte de porte-avions spatial, évoque ouvertement l’imaginaire de la science-fiction. D’après les informations publiées, cette structure colossale pourrait devenir le plus grand objet volant jamais conçu par l’humanité, avec une masse estimée à environ 120 000 tonnes, soit plus lourd que les plus grands porte-avions américains actuels.
Les dimensions annoncées sont tout aussi spectaculaires : près de 242 mètres de long et jusqu’à 684 mètres de large, avec une forme triangulaire rappelant explicitement les « destroyers stellaires » de la saga Star Wars. La plateforme serait conçue pour embarquer près de 90 drones de combat furtifs, capables d’opérer à très longue distance, ainsi que des missiles hypersoniques pouvant frapper n’importe quel point du globe.
Selon les experts, l’intérêt stratégique d’un tel système réside dans sa position à la frontière de l’atmosphère, à une altitude qui la placerait hors de portée de la majorité des systèmes de défense aérienne actuels. Peter Layton, spécialiste des questions de défense à l’Institut Griffith pour l’Asie, estime que si un tel engin devenait opérationnel, il « surclasserait tout ce qui existe aujourd’hui ».
« À cette altitude, on est à la fois au-dessus des contraintes météorologiques et, dans une large mesure, hors de portée des défenses conventionnelles », explique-t-il.
La capacité de stationner durablement au-dessus de zones ciblées et de lancer des frappes depuis le quasi-espace inquiète particulièrement les stratèges. Heinrich Kreft, diplomate allemand et expert des questions spatiales, a indiqué dans une interview à DW que le message de Pékin s’adressait clairement à Taïwan et aux États-Unis, dans un contexte de rivalité croissante en Indo-Pacifique.
Toutefois, derrière l’effet d’annonce, de nombreux spécialistes appellent à la prudence. Les défis technologiques posés par un tel projet sont immenses : propulsion capable de soutenir un engin de cette taille, gestion de l’énergie, stabilité à haute altitude, logistique de lancement et surtout maintien prolongé en vol. À ce jour, aucune puissance ne maîtrise pleinement ces capacités.
Même la Chine, malgré ses progrès rapides, reste en retard sur certains aspects clés, notamment dans le domaine des lanceurs réutilisables, où elle accuse encore un décalage estimé entre 10 et 15 ans par rapport à des acteurs comme SpaceX dirigée par Elon Musk.
Les projections les plus optimistes avancées par des sources chinoises évoquent une éventuelle mise en service dans 20 à 30 ans. D’ici là, beaucoup d’analystes estiment que le projet relève davantage de la démonstration de puissance et de la propagande stratégique que d’un programme militaire concret à court terme.
« Pour le public chinois, cela nourrit l’image d’une superpuissance technologique tournée vers l’avenir. Pour l’extérieur, cela suggère que Pékin travaille sur des capacités que les autres ne peuvent même pas envisager », résume Layton. Un message clair : même si cette « étoile de la mort » ne verra jamais le jour, elle remplit déjà une fonction essentielle dans la guerre psychologique et informationnelle menée par la Chine.
Jusqu’à quand allons-nous continuer à nous raconter des histoires avec des « phases 2 » et des soi-disant cessez-le-feu à Gaza, alors que la guerre, dans les faits, ne s’est jamais arrêtée une seule seconde ? Combien de soldats devront encore tomber pour que nous acceptions enfin la réalité ? Combien de familles devront rejoindre le cercle du deuil ? Combien de jeunes combattants devront perdre un bras, une jambe ou être grièvement blessés à la tête avant que quelqu’un ne dise stop ?
La vérité est brutale mais simple : la guerre continue. Elle n’a jamais cessé. Le Hamas ne s’est pas affaibli ; il s’adapte, se renforce, apprend et poursuit un objectif unique et assumé : frapper Israël et préparer le prochain 7 octobre. Pour le Hamas, le massacre du 7 octobre n’est pas une exception, mais un modèle. Une référence. Une stratégie. Chaque pause, chaque « humanisation » du conflit, chaque geste de retenue est immédiatement exploité comme une opportunité opérationnelle.
Parler de cessez-le-feu, de processus politiques progressifs ou de « fenêtres humanitaires » alors que la menace fondamentale n’a pas été éliminée relève d’un déni dangereux. Nous ne faisons pas face à un conflit que l’on peut « gérer » indéfiniment. Nous faisons face à une organisation terroriste qui proclame ouvertement sa volonté de détruire, et qui agit en conséquence. Dans ce contexte, la retenue et l’“endiguement” ne sont pas perçus comme de la responsabilité, mais comme de la faiblesse.
Au lieu de projeter une détermination claire, Israël donne parfois l’image d’un pays hésitant. Au lieu de tracer des lignes rouges nettes, nous débattons à l’infini de la « phase suivante », alors même que la première n’a jamais été menée à son terme. L’ouverture de passages, les allègements civils et les discussions sur des arrangements futurs interviennent alors que le Hamas conserve le contrôle, les armes et la capacité de frapper. Tout le reste n’est qu’habillage diplomatique.
Certains diront qu’il n’y a pas le choix, que la pression internationale est immense, qu’il faut faire preuve de retenue. Mais la véritable responsabilité commence par la protection des citoyens et des soldats. Être responsable, ce n’est pas poursuivre une politique qui use l’armée, expose les civils et entretient une guerre d’attrition permanente. Être responsable, c’est comprendre que reporter les décisions difficiles coûte souvent bien plus cher que d’y faire face clairement.
Au Moyen-Orient, le langage qui prévaut n’est pas celui des déclarations, mais celui des actes. Quand Israël hésite, ses ennemis y voient une invitation. Quand elle tergiverse, ils y lisent une faille. Il ne s’agit pas de vengeance, mais de lucidité stratégique. Refuser de voir cette réalité, c’est condamner les soldats en première ligne et les familles à l’arrière à payer le prix de l’illusion.
Les cessez-le-feu de façade ne rapprochent pas la paix. Ils repoussent simplement la prochaine confrontation, qui sera plus violente, plus meurtrière et plus coûteuse. Tant qu’il n’y aura pas de décision claire et de conclusion réelle, le Hamas continuera d’agir, non pas par accident, mais parce qu’on lui en laisse la possibilité.
Il est temps de le dire sans détour : soit nous allons jusqu’à une véritable défaite du Hamas, soit nous continuerons à compter les morts et les blessés. Il n’y a pas de troisième voie.