« J’ai décidé que c’est mon dernier jour ici » : Alex Miller, combattant libéré de 23 ans souffrant de syndrome post-traumatique, a mis fin à ses jours à Miami

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Il s’appelait Alex Miller. Il avait 23 ans. Il était fils unique. Il avait choisi de servir dans une unité combattante de la brigade Kfir par amour pour son pays. Et il est mort seul dans un appartement de Miami, loin de ceux qu’il aimait, emporté par des blessures que ni le scalpel ni le bandage ne peuvent soigner.

Le 30 octobre 2022, Alex attendait avec ses camarades à l’entrée du complexe d’entraînement de Nebi Moussa lorsqu’un terroriste a foncé sur eux au volant d’un véhicule. Il a été blessé de manière modérée dans cet attentat. Ce qui aurait pu suffire à justifier un retour à la vie civile, il l’a refusé. Après une longue rééducation, il a insisté pour retourner au sein de son unité, auprès de ses frères d’armes. Parce qu’il ne concevait pas de les laisser.

Puis est venu le 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi. Alex a fait ses réserves, il a combattu. Et au cours de ces mois de guerre, il a perdu son ami proche, Noam Shemesh, tombé au combat. Ce deuil-là, selon ses proches, l’a fracassé. « La chute de son ami l’a touché en profondeur. Les traumatismes transparents qu’il portait en silence, sans en révéler la pleine intensité, ont finalement eu raison du jeune combattant dont toute la vie était encore devant lui », a déclaré le conseil régional de Katzrin dans son message de deuil.

Libéré avec honneur après ses réserves, Alex a choisi de tourner la page en partant aux États-Unis. Il s’est installé à Miami, a trouvé un travail dans la sécurité, a essayé de construire quelque chose de nouveau. Il essayait d’avancer, d’oublier, de vivre. Mais le syndrome post-traumatique était plus fort que lui.

Pendant la fête, il a envoyé un message à sa meilleure amie Shiraz. Il lui demandait de prévenir sa famille. « J’ai décidé que c’est mon dernier jour ici, et je suis désolé que ça arrive comme ça, de nulle part. » Il est décédé peu après dans son appartement.

Le conseil régional de Katzrin, sa ville natale, a publié un communiqué bouleversant : « Alex était un combattant courageux, un jeune au grand cœur et au sourire irrésistible. En tant que fils unique, il a insisté pour servir dans une unité combattante par amour sincère de son pays. Derrière sa force se cachait une grande douleur. »

La mort d’Alex Miller n’est pas un fait divers isolé. Elle s’inscrit dans une réalité que l’État d’Israël commence à peine à regarder en face. Entre janvier 2024 et juillet 2025, selon un rapport du Centre de recherche et d’information de la Knesset, 279 tentatives de suicide ont été documentées au sein de Tsahal, dont 12% classées comme graves. Le phénomène touche particulièrement les réservistes. Et une fois libérés, ces soldats tombent souvent dans un vide institutionnel : l’armée les considère en dehors de sa responsabilité dès le moment où ils rendent leur uniforme.

C’est ce fossé que la mort d’Alex Miller vient à nouveau mettre en lumière. Il n’est pas tombé sur un champ de bataille. Mais il est mort de la guerre, comme tous ceux qui rentrent avec des cicatrices invisibles que personne ne s’est assez soucié de voir.

Que son souvenir soit une bénédiction. יהי זכרו ברוך.


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