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Frappes sur Gaza : quand certains Juifs de France prêtent leur voix aux ennemis d’Israël

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Un collectif de 85 personnalités juives françaises a publié une tribune appelant à un cessez-le-feu immédiat et accusant Israël de mener un « nettoyage ethnique » à Gaza. Derrière des termes humanitaires, ce texte sert en réalité d’arme politique contre l’État juif, au moment même où il se bat pour sa survie face au Hamas.

Une tribune qui divise la communauté

Parmi les signataires, on retrouve des universitaires, cinéastes ou intellectuels, dont Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, ou encore le réalisateur Eyal Sivan, déjà connu pour ses positions anti-israéliennes. Ils affirment : « Vous n’aurez pas le silence des Juifs de France », comme si leur légitimité juive pouvait servir de caution morale à une campagne de délégitimation d’Israël.

👉 En Israël, ces propos rappellent les heures les plus sombres : chaque fois que l’État hébreu se défend, des voix s’élèvent en Europe pour l’accuser de crimes de guerre. Comme l’a souligné récemment Infos-Israel.News, ce renversement moral occulte la réalité : le 7 octobre 2023, le Hamas a massacré, violé et kidnappé des centaines de civils israéliens. C’est de là qu’est partie la guerre.

L’ombre de l’antisémitisme masqué

Les signataires disent rejeter « l’instrumentalisation » de l’antisémitisme. Mais que font-ils, sinon fournir un prétexte idéologique à ceux qui veulent amalgamer les Juifs de France avec la politique israélienne ?
Déjà, les chiffres en France montrent une flambée des actes antisémites, comme le rapportaient le ministère de l’Intérieur et des organisations communautaires. Pendant que des enfants juifs sont insultés de « sales youpins » à Lyon, certains intellectuels préfèrent dénoncer Israël plutôt que l’antisémitisme qui se déchaîne dans nos rues.

Quand la réalité humanitaire est manipulée

La tribune évoque les « 8 000 Palestiniens tués », dont « 3 000 enfants », sans jamais rappeler que le Hamas utilise écoles, hôpitaux et mosquées comme boucliers humains.
Les mêmes organisations qui dénoncent Israël « oublient » de préciser que le Hamas détourne l’aide humanitaire et transforme les quartiers civils en bases militaires.

Le philosophe Asa Kasher, auteur du code éthique de Tsahal, rappelle que l’armée israélienne est la seule au Moyen-Orient à intégrer un principe de proportionnalité et de protection des civils dans sa doctrine militaire – une réalité absente du discours de ces 85 signataires.

Pourquoi cette tribune tombe à point nommé pour les ennemis d’Israël

  • Elle est publiée alors que l’ONU et certaines capitales européennes parlent de « sanctions contre Israël ».
  • Elle donne du carburant à la propagande islamiste qui cherche à présenter Israël comme l’agresseur.
  • Elle fragilise la communauté juive de France en accentuant son isolement et en brouillant son image d’unité face à l’antisémitisme.

Le vrai silence

Ce que les signataires passent sous silence, c’est la détresse des familles d’otages, le terrorisme permanent contre le sud d’Israël, et l’ingérence de l’Iran qui arme le Hamas et le Hezbollah.
Ce que la France devrait dénoncer, c’est la complaisance d’une partie de ses élites face aux bourreaux islamistes, pas la légitime défense de l’État d’Israël.


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Jérusalem : découverte d’un tunnel secret dans une boutique de la Vieille Ville

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Un décor digne d’un film d’aventure. Dans une petite échoppe de la Vieille Ville de Jérusalem, la boutique « Abou Khadiga », une ouverture insoupçonnée s’est révélée sous les pieds des clients. Derrière le plancher, un passage souterrain s’est dévoilé, plongeant dans l’obscurité et réveillant l’imaginaire des habitants comme des chercheurs.

Selon les témoins, la découverte a été totalement accidentelle. « Nous étions dans la boutique et soudain le sol s’est ouvert, laissant apparaître une entrée dissimulée », raconte l’un d’eux, encore surpris. « On aurait dit une scène de cinéma : en un instant, on se retrouvait à l’entrée d’un tunnel ancien, ignoré de tous. »

Un couloir ancien, chargé de mystère

Les premiers regards décrivent une galerie étroite et sombre, aux murs humides, comme figés dans le temps. « L’air était lourd, l’atmosphère étrange, presque sacrée », témoigne un autre visiteur. Pour les habitants de la Vieille Ville, habitués à vivre sur un sol truffé de couches archéologiques, la découverte relance les spéculations.

Était-ce un passage de contrebande, utilisé par des marchands pour échapper aux taxes ? Une voie militaire secrète reliant les murailles aux quartiers intérieurs ? Ou encore un chemin sacré, destiné aux prêtres et pèlerins des époques bibliques ?

L’histoire sous les pavés

À Jérusalem, chaque pierre raconte une histoire. La Vieille Ville, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO【https://fr.wikipedia.org/wiki/Vieille_ville_de_J%C3%A9rusalem】, regorge de réseaux souterrains datant de périodes diverses – du Premier Temple aux Croisés, en passant par l’Empire ottoman. Ces découvertes fortuites rappellent combien la cité reste un palimpseste vivant, où passé et présent s’entrelacent.

Comme le souligne Infos-Israel.News, « chaque tunnel découvert dans la Vieille Ville est une pièce supplémentaire du puzzle de l’histoire juive et biblique de Jérusalem, et une preuve tangible de l’ancrage millénaire du peuple juif dans sa capitale éternelle ».

Entre fascination et prudence

Pour l’heure, aucune autorité archéologique n’a encore fourni d’explication officielle. Des experts devraient rapidement inspecter le site, tant pour garantir la sécurité du public que pour évaluer l’importance historique de la trouvaille. La police et l’Autorité des antiquités israéliennes surveillent de près l’évolution de la situation, soucieuses d’éviter une récupération politique ou religieuse.

Mais déjà, la rumeur enfle dans les ruelles : certains évoquent des trésors enfouis, d’autres un lien avec le Mont du Temple, d’autres encore y voient un simple débarras ancien oublié des mémoires.

Un symbole de Jérusalem

Quoi qu’il en soit, la découverte souligne la singularité de Jérusalem : une ville où chaque pas peut révéler un pan d’histoire enfoui depuis des siècles. Dans une échoppe banale, au cœur du marché, c’est soudain la mémoire d’Israël qui resurgit. Et ce hasard rappelle au monde que Jérusalem, loin d’être une ville comme les autres, demeure un carrefour intemporel où l’histoire affleure sans cesse.

Quand une lettre à Macron se transforme en incident diplomatique : Paris s’en prend à l’ambassadeur américain

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Une simple missive adressée à Emmanuel Macron a suffi à déclencher une tempête diplomatique. L’ambassade de France en Israël a dénoncé ce lundi les propos de l’ambassadeur des États-Unis à Tel-Aviv, Charles Kushner, qui avait accusé Paris de passivité face à la montée de l’antisémitisme. La réplique française a été cinglante : les déclarations du diplomate américain sont « contraires aux usages diplomatiques » et violent, selon elle, les règles établies par la Convention de Vienne de 1961.

Dans un communiqué solennel, l’ambassade a rappelé que « les propos de l’ambassadeur ne sauraient être recevables. Ils s’opposent au droit international et notamment à l’obligation de non-ingérence dans les affaires intérieures des États ». Paris reconnaît certes une aggravation alarmante des actes antisémites depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, mais rejette vigoureusement l’accusation d’inaction. « Les autorités françaises mobilisent toutes leurs forces face à un phénomène insupportable », a insisté la représentation diplomatique.

Cet échange violent intervient après que Charles Kushner a été convoqué au Quai d’Orsay pour une « mise au point » sans ambiguïté. L’ambassadeur américain avait adressé directement une lettre à Emmanuel Macron, fustigeant « des mesures insuffisantes » dans la lutte contre l’antisémitisme et allant jusqu’à proposer une coopération américaine accrue. Dans le même texte, il n’avait pas hésité à condamner les prises de position de Macron jugées trop hostiles envers Israël et trop complaisantes envers l’idée d’un État palestinien.

Derrière ce bras de fer, deux visions s’affrontent. Washington, sous l’impulsion d’alliés pro-israéliens proches de Donald Trump, défend une ligne intransigeante contre l’antisémitisme en Europe, estimant que la sécurité des communautés juives n’est pas suffisamment garantie. Paris, de son côté, revendique sa souveraineté et rappelle que la lutte contre la haine antijuive est une priorité nationale, inscrite dans son arsenal législatif et judiciaire. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis 2023, les agressions antisémites ont explosé, au point de raviver le traumatisme des affaires Ilan Halimi ou Mohammed Merah【Wikipédia】.

La France, longtemps perçue comme un bastion culturel et politique du judaïsme européen, se trouve désormais fragilisée. Le discours officiel peine à convaincre les Juifs français, dont plusieurs milliers choisissent chaque année l’aliyah vers Israël【https://alyaexpress-news.com/】. Pour beaucoup, les déclarations de Charles Kushner ne font que traduire un sentiment répandu : la République, malgré ses intentions, ne parvient plus à protéger efficacement ses citoyens juifs.

Cet incident diplomatique illustre aussi la manière dont Israël est devenu un point de fracture dans les relations transatlantiques. L’administration américaine, profondément marquée par l’héritage de Trump au Moyen-Orient【https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Trump_et_le_proche-orient】, soutient fermement Jérusalem et critique toute velléité européenne de reconnaître un État palestinien. La France, en affichant son hostilité au gouvernement Netanyahou et en multipliant les gestes envers Ramallah, alimente cette tension.

À Jérusalem, plusieurs commentateurs soulignent la portée symbolique de cette querelle. « Lorsque la France proteste contre les critiques américaines, elle oublie que ce sont les Juifs qui paient le prix du laxisme », écrit un éditorialiste sur Infos-Israel.News. Et de rappeler que, dans les rues de Paris, les slogans appelant à la mort des Juifs se sont multipliés sans toujours susciter des réactions judiciaires rapides.

Dans ce climat, le malaise est profond. L’affaire dépasse la querelle protocolaire : elle met en lumière une fracture plus large entre la rhétorique officielle des États et la réalité vécue par les communautés juives. Le rappel de la Convention de Vienne ne suffira pas à masquer l’urgence : en Europe, et particulièrement en France, l’antisémitisme n’est pas une abstraction diplomatique mais une menace quotidienne.

Et pendant que Paris et Washington se renvoient des accusations, Israël observe. Pour l’État hébreu, ce genre d’incident confirme une évidence : la sécurité du peuple juif ne peut dépendre que de ses propres forces【https://rakbeisrael.buzz/】. Dans un monde où les alliances diplomatiques se fragilisent au gré des crises, la défense des Juifs reste un impératif existentiel.

Éric Naulleau alerte : « Les Juifs sont harcelés, traqués sur mer, dans les airs, sur terre et même sous terre »

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La formule d’Éric Naulleau a résonné comme un coup de tonnerre. Invité d’un plateau télévisé cette semaine, le journaliste et polémiste a livré une analyse sombre de la situation des Juifs dans le monde contemporain. « Les Juifs sont harcelés, les Juifs sont traqués sur mer, dans les airs, sur terre et même sous terre », a-t-il martelé, dénonçant la recrudescence d’un climat de haine multiforme, à la fois en Europe, au Moyen-Orient et sur les réseaux sociaux.

Cette déclaration, reprise et largement commentée, s’inscrit dans un contexte de chiffres alarmants. Selon le ministère français de l’Intérieur, 646 actes antisémites ont été recensés au premier semestre 2025, un niveau historiquement élevé bien qu’en baisse par rapport à 2024. À l’échelle internationale, les attaques contre des synagogues, les agressions individuelles et les campagnes de diffamation en ligne continuent de se multiplier. Le rapport de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne souligne d’ailleurs que l’antisémitisme est redevenu, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un facteur d’émigration des communautés juives vers Israël.

Pour Éric Naulleau, la spécificité de cette haine réside dans sa persistance et son adaptabilité. « Elle change de visage selon les époques, mais reste la même dans son essence », a-t-il expliqué. Hier cantonnée à l’extrême droite, elle s’est aujourd’hui diversifiée : propagande islamiste, discours d’extrême gauche assimilant Israël à un État criminel, et théories complotistes diffusées massivement sur Internet. Autant de courants qui convergent pour désigner les Juifs comme boucs émissaires universels.

En Israël, les autorités observent avec inquiétude l’évolution de la situation en France. Plusieurs responsables politiques rappellent que l’explosion d’actes antijuifs depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 ne peut être dissociée du contexte géopolitique. La guerre contre l’organisation islamiste, reconnue comme terroriste par l’Union européenne et les États-Unis (Hamas), a servi de catalyseur pour les extrémistes dans le monde entier. « Chaque attaque à Gaza est utilisée comme prétexte pour s’en prendre aux Juifs de Paris, Londres ou New York », souligne un analyste de Infos-Israel.News.

La phrase choc de Naulleau, évoquant une traque des Juifs « sur mer, dans les airs, sur terre et même sous terre », illustre cette impression de persécution universelle. Elle fait écho à la multiplication d’incidents divers : insultes et menaces dans les stades de football, attaques d’individus portant une kippa dans les rues, mais aussi cyberharcèlement visant des personnalités juives sur X (ex-Twitter). Plus récemment, l’attentat déjoué contre une synagogue de Berlin a rappelé que le danger reste omniprésent.

Le journaliste met également en garde contre l’indifférence croissante d’une partie de l’opinion publique. « L’antisémitisme ne choque plus autant qu’avant. Il est banalisé, relativisé, parfois même justifié sous couvert d’antisionisme », affirme-t-il. Une thèse confirmée par de nombreux chercheurs, qui notent que les critiques d’Israël se transforment de plus en plus souvent en attaques contre les Juifs en tant que tels.

Les réactions politiques à ces propos ont été contrastées. Certains responsables saluent le courage de Naulleau. D’autres estiment au contraire que son ton alarmiste contribue à un climat anxiogène. Mais la communauté juive, elle, se reconnaît largement dans son constat. Plusieurs responsables communautaires rappellent que l’exil est désormais une option sérieusement envisagée par des milliers de familles. Le site Alyaexpress-News rapporte une hausse significative des demandes d’informations sur l’aliyah depuis début 2024, phénomène qui reflète la perte de confiance dans la capacité de l’État français à protéger ses citoyens juifs.

Au-delà du constat, l’avertissement d’Éric Naulleau soulève une question plus large : jusqu’où l’Occident est-il prêt à tolérer la banalisation de la haine des Juifs ? Si la mémoire de la Shoah reste officiellement entretenue, l’action concrète contre les violences actuelles demeure insuffisante. La lutte contre l’antisémitisme est souvent reléguée derrière d’autres priorités politiques, comme la gestion de l’immigration ou la lutte contre d’autres formes de racisme. Or, rappelle Naulleau, « le sort des Juifs est toujours le baromètre de l’état moral des sociétés ».

En conclusion, la sortie d’Éric Naulleau n’est pas une formule de plus dans un débat médiatique saturé. Elle est le symptôme d’une alerte profonde : celle d’un écrivain et observateur qui constate que, quatre-vingts ans après la Shoah, les Juifs sont encore et toujours désignés comme cibles. Son cri d’alarme vient rappeler que l’antisémitisme, loin d’avoir disparu, s’adapte à notre époque et menace directement l’avenir des démocraties.

 

Bruxelles s’attaque à sa propre coordinatrice contre l’antisémitisme… parce qu’elle soutient Israël !

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L’Union européenne se retrouve engluée dans une controverse qui en dit long sur l’état moral du Vieux Continent. Une soixantaine de parlementaires, majoritairement issus de la gauche et de l’extrême-gauche, exigent le limogeage de Katharina von Schnurbein, la coordinatrice européenne pour la lutte contre l’antisémitisme, en poste depuis près de dix ans. Son crime ? Avoir osé rappeler une évidence : l’hostilité systématique contre Israël nourrit directement l’antisémitisme en Europe.

Cette fonctionnaire chevronnée, respectée par la majorité des grandes organisations juives du continent, a pourtant pris soin de souligner qu’« une critique de la politique israélienne n’est pas en soi de l’antisémitisme ». Mais selon elle, la diabolisation permanente de l’État hébreu – au travers de campagnes de boycott, de manifestations instrumentalisées par le Hamas et d’actions humanitaires à sens unique pour Gaza – crée une atmosphère délétère où les Juifs d’Europe deviennent des cibles toutes désignées.

Ses propos, tenus fin mai devant des diplomates et fonctionnaires européens, ont fuité. Elle y évoquait notamment la notion d’« antisémitisme environnemental », désignant ce climat de suspicion et de haine qui s’installe dans les sociétés occidentales chaque fois que l’on confond Israël avec « le Juif collectif ». Pour la gauche radicale, ce langage est insupportable, car il met en lumière une vérité dérangeante : derrière l’alibi de la « critique d’Israël », se cache bien souvent un antisémitisme moderne, camouflé en militantisme humanitaire.

La réaction fut immédiate : 26 parlementaires européens adressèrent une lettre à la Commission, réclamant son départ. Comme pour donner un vernis juif à cette croisade, 29 associations juives ou israéliennes proches du courant gauchiste ont relayé la demande auprès d’Ursula von der Leyen, insistant sur le fait que « lutte contre l’antisémitisme ne doit pas signifier défense d’Israël contre toute critique ». Ils exigent que son successeur « distingue clairement entre Juifs d’Europe et État d’Israël ». Une formule qui en dit long : l’idée que les Juifs européens doivent se dissocier de leur lien historique, religieux et identitaire avec Israël pour avoir droit à une protection.

Cette logique revient à exiger des Juifs qu’ils se plient à une condition inacceptable : renier Israël pour être acceptés en Europe. C’est exactement ce que dénonce le Congrès juif mondial et la Conférence des rabbins européens. Ariel Muzicant, vice-président du Congrès juif mondial, parle d’« organisations de Juifs à haine de soi », et compare cette attaque contre von Schnurbein à une attaque contre le peuple juif tout entier. Le rabbin Pinchas Goldschmidt, président de la Conférence des rabbins européens, ajoute que ces appels au renvoi de la coordinatrice révèlent « un sentiment anti-israélien croissant qui brouille la frontière entre critique de l’État d’Israël et antisémitisme pur et simple ».

Dans ce climat, l’attaque contre von Schnurbein illustre une dérive inquiétante du débat public européen. Alors qu’Israël se bat contre le Hamas – organisation terroriste reconnue comme telle par l’UE – certaines élites européennes préfèrent punir celles et ceux qui rappellent le lien évident entre haine d’Israël et haine des Juifs. En d’autres termes : mieux vaut fermer les yeux sur l’antisémitisme moderne que d’admettre qu’il s’alimente du narratif anti-israélien.

Mais Bruxelles n’est pas encore tombée dans ce piège. Pour l’instant, la Commission européenne soutient von Schnurbein. Ursula von der Leyen et plusieurs commissaires considèrent son action comme essentielle pour contrer la montée inquiétante de l’antisémitisme en Europe, qui explose chaque fois qu’Israël entre en guerre pour défendre sa sécurité. Le paradoxe est là : ceux qui veulent « lutter contre l’antisémitisme » en se dissociant d’Israël sont en réalité ceux qui ouvrent la voie à son aggravation.

La question est donc cruciale : l’Europe peut-elle protéger ses citoyens juifs si elle continue à diaboliser l’État juif ? Comme le souligne Wikipedia, l’histoire démontre que la haine des Juifs a toujours su se réinventer, changeant de costume au gré des époques : religieux hier, racial au XIXᵉ siècle, politique aujourd’hui. Et l’obsession anti-israélienne actuelle n’est qu’un nouveau masque de l’antisémitisme éternel.

À travers ce scandale, une réalité éclate : ce ne sont pas seulement les Juifs d’Europe qui sont pris pour cible, mais l’identité juive dans son ensemble, inséparable d’Israël. Demander à un Juif européen de condamner Israël pour être protégé, c’est comme exiger d’un catholique de renier Rome ou d’un musulman de renier La Mecque. C’est une logique d’exclusion, une logique antisémite.

Pour Israël, cette polémique est aussi une leçon. Le combat contre l’antisémitisme ne se joue pas uniquement sur ses frontières, mais dans les capitales européennes, où le narratif anti-israélien s’infiltre dans les institutions. C’est pourquoi le soutien à Katharina von Schnurbein doit être clair et sans ambiguïté. Ceux qui la ciblent ne veulent pas seulement son poste : ils veulent redéfinir l’antisémitisme de manière à absoudre les campagnes de haine anti-israéliennes.

Les Juifs d’Europe méritent mieux. Ils méritent une protection sans conditions, et une Union européenne qui ose appeler les choses par leur nom. Une Union qui reconnaît que la haine d’Israël, lorsqu’elle est absolue et obsessionnelle, n’est rien d’autre que la haine des Juifs, recyclée à la sauce moderne.

Pour suivre ce débat crucial et son impact sur les relations entre Israël et l’Europe, consultez Infos-Israel.News, ainsi que nos partenaires Rak BeIsrael et Alyaexpress-News.

 

La France persiste : Macron promet de reconnaître un État palestinien à l’ONU, même en cas de cessez-le-feu à Gaza

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Paris n’entend plus reculer. Contrairement à Londres, qui conditionne sa position à un éventuel cessez-le-feu, des diplomates français ont confirmé que la France reconnaîtra un État palestinien lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre — et ce, même si un accord de trêve est conclu entre Israël et le Hamas d’ici là.

Emmanuel Macron, qui s’est érigé en porte-drapeau européen d’une solution à deux États, a annoncé dès juillet son intention de procéder à cette reconnaissance, malgré l’opposition ferme de Jérusalem. Désormais, ses proches le disent sans ambiguïté : « Il n’y aura pas de retour en arrière, Israël ne pourra pas changer cette décision. »

Un choix lourd de conséquences diplomatiques

Officiellement, l’Élysée présente cette initiative comme une « nécessité pour la stabilité régionale » et même comme une « garantie de sécurité pour Israël ». Macron répète à l’envi qu’« il faut une cessation immédiate des hostilités, la libération des otages et une aide humanitaire massive », mais aussi « la mise en place d’un État palestinien viable ».

Pour Jérusalem, au contraire, cette décision revient à récompenser le terrorisme. Benjamin Netanyahou a déjà fustigé la menace britannique de suivre l’exemple français en affirmant que cela « offre un prix au Hamas et au jihadisme ». En d’autres termes : la France choisit de valider les objectifs politiques d’une organisation qui a déclenché la guerre le 7 octobre, plutôt que de sanctionner ses crimes.

Pressions intérieures et jeu politique européen

Les observateurs rappellent que Macron agit autant sous pression interne qu’externe. En juillet, il confiait au chancelier allemand Friedrich Merz être soumis à un « énorme poids politique » venant de son opinion publique et de certains milieux diplomatiques. La publication répétée d’images de famine et de destructions à Gaza dans la presse internationale a encore accentué cette pression.

Dès le 23 juillet, la France et l’Arabie saoudite ont coorganisé une conférence débouchant sur la « Déclaration de New York », signée par 17 pays, s’engageant à soutenir la reconnaissance d’un État palestinien. Cette déclaration, rappelons-le, comportait des points ambigus : appel à un État palestinien, demande au Hamas de se désarmer, mais aussi condamnation des massacres du 7 octobre. Une tentative de concilier l’inconciliable.

Une fracture entre Israël et l’Europe

Cette position française, qui s’ajoute à l’ultimatum britannique, révèle une fracture profonde entre Israël et ses supposés alliés européens. Alors que Washington sous Trump a consolidé une alliance stratégique avec Israël et encouragé les Accords d’Abraham, Paris choisit de tendre la main à Ramallah et, indirectement, de légitimer les revendications de Gaza.

Dans les faits, cette reconnaissance n’apportera aucune sécurité. Un « État palestinien » contrôlé en partie par le Hamas serait un sanctuaire terroriste aux portes de Tel-Aviv et de Jérusalem. Il ne s’agit pas d’un pas vers la paix, mais vers l’instabilité. Comme l’explique Infos-Israel.News, l’histoire montre que chaque concession faite sans garanties sécuritaires se traduit en vagues de violences accrues contre Israël.

L’illusion européenne

La France, fidèle à son tropisme pro-arabe depuis De Gaulle, croit encore que la reconnaissance diplomatique crée la réalité. Mais au Moyen-Orient, ce sont les faits sur le terrain qui dictent l’avenir. Et le fait est simple : sans désarmement complet du Hamas et sans rupture claire avec l’idéologie islamiste, aucun État palestinien ne sera un partenaire de paix.

Reconnaître un tel État à l’ONU, c’est donc transformer l’illusion en politique officielle. C’est faire semblant de résoudre un problème en en aggravant les causes. Et c’est, surtout, envoyer un message aux terroristes : massacrez des civils, prenez des otages, et vous obtiendrez ce que vous voulez.

Israël face à l’épreuve

Face à cette diplomatie de façade, Israël n’a pas le luxe d’attendre les applaudissements de l’ONU. Tsahal poursuit sa mission : détruire les infrastructures du Hamas, libérer les otages et rétablir une sécurité durable. Car, au fond, l’avenir du peuple juif ne se décide pas à Paris ni à New York, mais à Jérusalem.

Pour comprendre comment la reconnaissance internationale a souvent été utilisée comme une arme politique contre Israël, on peut consulter l’historique des résolutions de l’ONU sur le conflit israélo-palestinien. Elles montrent une constante : une pression asymétrique sur Israël, rarement suivie de sanctions contre les agresseurs.


Pour suivre les répercussions diplomatiques de ce dossier et ses conséquences sécuritaires, consultez Infos-Israel.News, ainsi que nos partenaires Rak BeIsrael et Alyaexpress-News.

 

 

Khamenei fanfaronne : « Nos ennemis ne peuvent pas nous soumettre par la guerre » – l’aveu d’une faiblesse déguisée en défi

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Le guide suprême iranien Ali Khamenei a une nouvelle fois joué son rôle favori : celui du vieux gourou défiant « l’ennemi occidental ». Dans une déclaration retransmise aujourd’hui par les médias de Téhéran, il a affirmé que « le peuple iranien se dresse fermement contre les humiliantes exigences américaines de capitulation » et que « les ennemis de l’Iran ont compris qu’ils ne peuvent pas contraindre la République islamique à se soumettre par la guerre ». Selon lui, « les tentatives actuelles se concentrent sur la division interne pour briser la nation ».

La rhétorique du défi permanent

Khamenei reprend ici une formule bien rodée : chaque crise militaire ou économique devient, dans son discours, une « victoire de la résistance » iranienne. Pourtant, derrière les mots, la réalité est bien différente. L’Iran est aujourd’hui affaibli par des sanctions internationales massives, isolé diplomatiquement et confronté à une contestation sociale profonde. Les femmes, les étudiants, les minorités ethniques et religieuses bravent régulièrement le régime, malgré une répression sanglante.

Sa référence à la « guerre » est d’autant plus ironique que l’Iran, par ses proxys – Hezbollah au Liban, Houthis au Yémen, milices chiites en Irak et Hamas à Gaza – mène en permanence une guerre indirecte contre Israël et les États-Unis. Chaque roquette tirée depuis le Sud-Liban, chaque drone expédié vers Israël, chaque attaque maritime dans le Golfe persique est un prolongement de cette stratégie. Mais face à la puissance militaire israélienne et au soutien américain consolidé depuis Trump, Téhéran sait pertinemment qu’un affrontement direct serait suicidaire.

La peur de la division interne

Si Khamenei insiste autant sur la menace de « division », c’est que c’est bien là que réside sa véritable fragilité. Les manifestations de 2022 après la mort de Mahsa Amini, étouffées dans le sang, ont montré que le régime n’est plus intouchable. La jeunesse iranienne n’aspire pas à la guerre sainte contre Israël ou à l’exportation de la révolution islamique, mais à la liberté, à internet sans censure, à un avenir digne.

Paradoxalement, plus le régime proclame sa « victoire » contre l’ennemi extérieur, plus il révèle sa crainte de l’ennemi intérieur : son propre peuple.

Israël et l’ombre iranienne

Pour Israël, ces déclarations sont à la fois une provocation et une confirmation. D’un côté, elles illustrent l’obsession de Téhéran pour la confrontation avec l’Occident et l’État hébreu. De l’autre, elles prouvent que la stratégie israélienne de pression militaire, économique et diplomatique porte ses fruits : l’Iran, incapable de lancer une guerre frontale, se retranche derrière des slogans.

Comme l’explique Infos-Israel.News, chaque rodomontade de Khamenei cache une inquiétude croissante du régime face à son isolement régional, notamment depuis le renforcement des alliances entre Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et d’autres pays arabes dans le cadre des accords d’Abraham.

Une vieille recette pour un vieux régime

Le discours de Khamenei s’inscrit dans la tradition des dictatures : transformer la faiblesse en bravade. Plus le pays est en crise, plus le régime proclame sa résistance invincible. Mais derrière le rideau de propagande, la République islamique vacille. L’économie est exsangue, la population épuisée, et les jeunes Iraniens rêvent plus de fuir à l’étranger que de mourir en martyrs.

L’histoire du Moyen-Orient enseigne une chose : les régimes qui s’accrochent par la peur et par la guerre de propagande finissent toujours par s’effondrer, souvent au moment où ils crient le plus fort leur « victoire ».

Pour suivre les évolutions autour du régime iranien et leurs conséquences pour la sécurité d’Israël, consultez Infos-Israel.News, ainsi que nos partenaires RakBeIsrael et Alyaexpress-News.

 

Le chantage macabre de Gaza : le directeur du ministère de la Santé du Hamas promet de « mourir dans les hôpitaux »

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Dans une nouvelle déclaration dramatique, le Dr Muneer Al-Bursh, directeur du ministère de la Santé du Hamas à Gaza, a affirmé que lui et ses équipes « ne quitteront jamais les hôpitaux de la ville de Gaza, sauf pour rencontrer Allah ». Derrière cette rhétorique pathétique se cache une stratégie bien connue : utiliser les infrastructures médicales comme boucliers humains et transformer chaque lit d’hôpital en arme de propagande contre Israël.

Selon Al-Bursh, l’expérience passée aurait « prouvé » que quitter les hôpitaux signifiait la mort de nombreux patients, notamment à l’hôpital Shifa. Il accuse Israël de mener une politique d’« extermination silencieuse », évoquant les dialyses interrompues, les incubateurs pour nouveau-nés ou encore les patients cardiaques privés de soins. Mais ce discours ne fait que masquer une réalité bien plus dérangeante : le Hamas instrumentalise les malades et les médecins, les transformant en otages d’une guerre qu’il a lui-même déclenchée.

Car la communauté internationale n’est pas dupe. Les rapports d’organisations indépendantes ont maintes fois documenté l’usage cynique des hôpitaux par le Hamas comme centres de commandement, dépôts d’armes et tunnels de combat. L’hôpital Shifa, que le Dr Al-Bursh cite en exemple, n’a pas été seulement un lieu de soins : il a servi de QG militaire au Hamas, avec des salles entières transformées en bunkers souterrains. Lorsque Tsahal y est intervenu, il a exposé ces preuves au monde entier.

Le discours du Hamas prétend dénoncer un « nettoyage » alors qu’il s’agit en réalité d’une tactique visant à bloquer toute évacuation humanitaire. Refuser de quitter les hôpitaux, c’est condamner les malades à devenir des boucliers humains. Refuser de transférer les patients, c’est les maintenir sciemment dans une zone de guerre pour fabriquer des images de martyrs. Voilà le véritable crime de guerre, qui s’ajoute aux roquettes tirées depuis les cours d’école ou les mosquées.

Al-Bursh parle de « rester pour empêcher des massacres sans témoins ». En réalité, il cherche surtout à fabriquer ces témoins, ces caméras qui nourriront la machine médiatique du Hamas et ses relais dans certaines ONG occidentales. Le cynisme atteint son comble quand il invoque la « communauté internationale » qui, selon lui, aurait changé de position. Ce qu’il ne dit pas, c’est que la même communauté internationale exige aujourd’hui du Hamas qu’il libère ses otages, qu’il cesse de se cacher derrière les civils et qu’il accepte un désarmement.

Israël, pour sa part, a multiplié les efforts pour évacuer les malades, acheminer de l’aide humanitaire et établir des corridors sécurisés, efforts systématiquement sabotés par le Hamas. Comme l’a rappelé Infos-Israel.News, Tsahal n’a aucun intérêt à priver les civils de soins, bien au contraire : leur protection est un impératif stratégique autant que moral. Mais lorsque les terroristes refusent de quitter les hôpitaux, Israël se retrouve accusé de crimes dont le Hamas est l’instigateur.

La situation actuelle illustre parfaitement la logique du Hamas : mort, destruction et manipulation. Loin de protéger son peuple, le mouvement islamiste l’enferme dans un piège mortel pour en tirer un capital politique et médiatique. Les paroles d’Al-Bursh, présentées comme héroïques, ne sont en réalité que l’écho d’une stratégie de terreur : sacrifier les siens pour accuser Israël.

Le Moyen-Orient est habitué à ces spectacles morbides. Mais de plus en plus de voix s’élèvent, y compris dans le monde arabe, pour dénoncer ce cynisme. Le Hamas, héritier des Frères musulmans, ne défend pas les Palestiniens : il se sert d’eux comme monnaie d’échange. Et dans ce théâtre macabre, les hôpitaux deviennent les nouvelles tranchées, les patients des boucliers, et les médecins des porte-parole contraints.

Pour suivre les développements en temps réel et comprendre les enjeux sécuritaires d’Israël face à cette propagande, consultez Infos-Israel.News, ainsi que nos partenaires Rak BeIsrael et Alyaexpress-News.

 

Violence à l’hôpital Barzilaï : un interne sauvagement agressé par un patient psychotique – quand les médecins deviennent des cibles

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Dr Zeev Feldman

Une nouvelle scène de violence insoutenable a éclaté vendredi dernier à l’hôpital Barzilaï d’Ashkelon. Un patient en crise psychotique, dirigé vers un psychiatre de garde, a transformé une salle de consultation en véritable champ de bataille. Selon le rapport officiel, il a verrouillé la porte, jeté une chaise en direction du jeune médecin interne, avant de se jeter sur lui, de le projeter au sol et de le rouer de coups de poing.

Le médecin, gravement blessé, souffre d’une fracture à l’épaule et d’une forte contusion à la cheville. Hospitalisé en chirurgie dans un état qualifié de « moyen », il a déposé plainte auprès de la police. Mais cet incident n’est malheureusement pas isolé : il est le symptôme d’une crise plus profonde, celle de la sécurité des soignants en Israël.

La violence contre les équipes médicales : un fléau en expansion

« La fréquence des agressions contre les équipes médicales augmente ces derniers mois », a alerté le Dr Zeev Feldman, président de l’Organisation des médecins de l’État. Pour lui, l’agression de l’interne psychiatre à Barzilaï illustre l’urgence d’un renforcement de la protection physique du personnel, par des agents de sécurité supplémentaires et même par une présence policière permanente dans les services d’urgence.

Les chiffres sont éloquents : chaque semaine, plusieurs cas d’agressions verbales et physiques sont signalés dans les hôpitaux israéliens. Insultes, menaces, coups… Le personnel de santé, déjà soumis à une pression immense, devient une cible facile pour des patients frustrés ou en détresse, parfois psychotiques, parfois simplement violents.

Une attaque qui soulève des questions

Comment est-il possible qu’un patient psychotique ait pu s’enfermer seul avec un médecin sans qu’un garde soit présent à proximité ? Comment se fait-il que dans un service d’urgence d’une grande ville, aucune mesure préventive n’ait pu empêcher cette escalade de violence ?

Le malaise est profond. En Israël, comme ailleurs, les budgets de la santé subissent des coupes, alors même que la population augmente et que les besoins explosent, notamment depuis la guerre du 7 octobre et ses suites. Comme l’a rappelé Feldman, « au moment où l’on réduit les budgets de la santé, il faut rappeler aux décideurs qu’il est obligatoire de protéger les équipes médicales qui travaillent jour et nuit pour soigner les citoyens israéliens ».

Des médecins en première ligne, au propre comme au figuré

Les médecins israéliens ne se contentent pas de lutter contre les maladies. Ils font face à un double front : d’un côté, la pression constante des guerres et du terrorisme, avec un afflux de blessés lors des conflits ; de l’autre, la violence interne, celle de patients désespérés, déséquilibrés ou simplement incapables de gérer leurs frustrations.

Comme l’a souligné Infos-Israel.News, il est inconcevable que dans un État moderne, ceux qui sauvent des vies deviennent eux-mêmes des victimes, parfois au péril de leur santé et de leur vie.

Et maintenant ?

L’affaire Barzilaï a relancé le débat public. Le ministre de la Sécurité intérieure et le ministre par intérim de la Santé sont appelés à agir immédiatement. Plus de gardes, plus de caméras, plus de fermeté judiciaire envers les agresseurs : voilà les demandes répétées des syndicats médicaux.

Mais au-delà de la sécurité physique, c’est aussi un problème culturel. Dans une société israélienne sous tension, où le stress est permanent et où la violence se banalise, l’hôpital devient le miroir des fractures sociales. Or, si les médecins tombent, c’est tout le système de santé qui vacille.

Il est temps que l’État d’Israël, qui sait protéger ses citoyens face au Hamas ou au Hezbollah, se donne aussi les moyens de protéger ses soignants à l’intérieur de ses propres murs. Car une nation qui laisse ses médecins se faire frapper au travail, c’est une nation qui se frappe elle-même.

Pour suivre ce dossier et les autres défis du système de santé israélien, consultez Infos-Israel.News, ainsi que nos partenaires RakBeIsrael et Alyaexpress-News.

 

Presque un demi-siècle dans le ciel : le plus vieux pilote de Tsahal raccroche son casque après 49 ans de service

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C’est une page d’histoire qui se tourne dans l’armée israélienne. D., 67 ans, pilote de chasse et instructeur, le plus âgé encore en service actif dans l’aviation israélienne, vient de quitter l’uniforme après 49 années passées à défendre le ciel d’Israël. De la guerre du Kippour aux événements du 7 octobre, en passant par la première guerre du Liban et des décennies d’entraînement acharné, il a vu le visage de Tsahal et de son armée de l’air se transformer radicalement.

Une carrière hors du commun

D. a intégré le cursus de pilote alors qu’Israël sortait à peine de l’hécatombe de 1973. « La guerre du Kippour nous a marqués à vie », confie-t-il. Affecté à une escadrille qui avait payé le plus lourd tribut, il a connu les années sombres où, disait-on, « le missile avait plié l’aile de l’avion ». Mais il a aussi vécu l’inverse : l’écrasante supériorité aérienne israélienne durant la guerre du Liban en 1982, où l’aviation ennemie fut balayée en quelques jours.

Il a reçu ses ailes des mains du général Amos Lapidot, a volé avec Avihu Ben-Nun, servi aux côtés du futur chef d’état-major Dan Haloutz, et a étudié avec Ron Arad, le navigateur disparu en captivité, dont le sort hante encore Tsahal. « Quand il est tombé en otage, c’est toute notre génération qui a vacillé », se souvient-il.

« Une vie entière dans le cockpit »

Après des années comme pilote opérationnel, il est devenu instructeur à la base de Hatzor, puis à Hazerim, où il a formé des générations entières de jeunes pilotes. « Beaucoup de ceux que j’ai formés portent aujourd’hui des responsabilités critiques pour la sécurité de l’État », dit-il avec une fierté retenue.

Mais il n’idéalise pas le passé. Au contraire, il reconnaît qu’à ses débuts, « il y avait une culture de vol très douteuse. On volait trop bas, on se crashait dans les montagnes ou en mer Morte, et les moteurs étaient bien moins fiables qu’aujourd’hui. Les accidents d’entraînement décimaient parfois presque toute une escadrille. » Aujourd’hui, dit-il, « la technologie est incomparable, tout est plus rigoureux, mieux préparé, et même la climatisation dans les cockpits a changé la vie des pilotes. »

Transmission et humilité

Avec presque cinq décennies de service, difficile pour lui de passer le relais. Pourtant, il l’assure : « La nouvelle génération vole mieux que nous. Les besoins sont toujours les mêmes depuis la Première Guerre mondiale – la tête, le caractère, l’esprit de combat – mais la technologie a changé, et eux s’y adaptent parfaitement. »

Sa mission en tant qu’instructeur n’était pas seulement de former des pilotes, mais « des combattants de l’air », capables de tenir sous pression, d’assumer la charge de missions réelles et d’incarner la résilience israélienne.

Une mise en garde pour demain

Malgré l’émotion de son départ, D. ne se contente pas de nostalgie. Il avertit, avec gravité, contre le danger de l’autosatisfaction : « Après la guerre des Six Jours, il y a eu l’euphorie. Puis est venue la guerre d’usure. Le 7 octobre, nous avons été pris par surprise parce que nous nous étions endormis. Même après nos succès, nous ne devons pas nous enivrer. Rien n’est jamais fini au Moyen-Orient. »

C’est ce mélange d’expérience, de lucidité et d’humilité qui fait de D. une légende vivante pour l’armée de l’air israélienne. Son départ symbolise la fin d’une époque, mais aussi la continuité d’un héritage. Car dans les cockpits des F-35 qui sillonnent aujourd’hui le ciel, volent des hommes et des femmes qu’il a contribué à former, et qui portent en eux sa mémoire et son exigence.

Leçon pour les générations futures

À l’heure où certains doutent de la motivation des jeunes Israéliens, le vétéran affirme au contraire que « la jeunesse d’aujourd’hui est prête, plus disciplinée, plus performante ». Mais il rappelle que cette excellence a un prix : « Dix pour cent seulement finissent le cours de pilote. Et même après trois ans d’instruction, il faut encore deux ou trois ans avant qu’un pilote soit vraiment opérationnel. C’est un investissement colossal pour l’État, mais sans cela, Israël n’existerait pas. »


L’histoire de D. est bien plus que le portrait d’un homme : c’est celui d’Israël lui-même, de ses guerres, de ses victoires, de ses cicatrices. Une démonstration vivante que la force d’Israël ne repose pas seulement sur ses avions et ses technologies, mais sur ses hommes, leur courage et leur modestie.

Pour d’autres récits et hommages aux héros de Tsahal, consultez Infos-Israel.News, ainsi que nos partenaires RakBeIsrael et Alyaexpress-News.