Accueil Blog Page 67

Mai Golan défie la justice : “Je n’ai pas peur des menaces, je n’ai jamais pris de pot-de-vin”

0

La tension est montée d’un cran entre la ministre israélienne de l’Égalité sociale, Mai Golan, et la justice. Lundi, après une série de perquisitions menées dans ses bureaux de Jérusalem et l’arrestation de plusieurs de ses collaborateurs, la ministre a violemment attaqué la procureure générale Gali Baharav-Miara et menacé de ne pas se présenter à sa convocation. « Je suis une ministre qui a grandi dans le sud de Tel-Aviv parmi les toxicomanes et les prostituées. Je n’ai pas peur des intimidations », a-t-elle lancé, accusant la magistrate de nourrir un conflit d’intérêts et de chercher à la faire taire.

Selon les enquêteurs de l’unité nationale anti-fraude Lahav 433, l’affaire vise des soupçons de corruption, de fraude et d’utilisation abusive de fonds publics au sein du ministère de l’Égalité sociale. Des documents révèlent notamment des soupçons d’emplois fictifs, de détournements par le biais d’associations et de paiements injustifiés. Lors des perquisitions, la police a également découvert chez une employée de la ministre une petite plantation de cannabis, ce qui a conduit à l’arrestation de son mari. Golan dénonce, elle, une opération “politique” orchestrée par ses adversaires et amplifiée par les médias.

Dans une déclaration enflammée publiée sur ses réseaux sociaux, la ministre a affirmé : « Pendant des mois, on m’a accusée d’avoir reçu des pots-de-vin. Aujourd’hui, la police reconnaît qu’il n’y a aucune preuve. Tout est faux, il n’y a jamais eu de corruption. » Elle a conditionné sa venue à l’interrogatoire à la libération immédiate de ses collaborateurs arrêtés : « J’envisagerai de me présenter uniquement lorsque mes gens seront libérés. Ils n’ont commis aucun crime, leur seul tort est d’avoir travaillé avec moi. »

Le parquet rappelle toutefois que ce n’est pas la première fois que Golan se retrouve sous le feu de la justice. En janvier déjà, elle avait dû comparaître après avoir longtemps refusé de coopérer à une enquête sur un accident de la route survenu en 2020, dans lequel elle était soupçonnée d’avoir brûlé un feu rouge et percuté un motard. À l’époque, le dossier avait été classé en raison de son immunité parlementaire, avant d’être rouvert sous la pression du plaignant. Cet épisode avait renforcé l’image d’une élue rétive à toute mise en cause judiciaire.

L’affaire actuelle, baptisée dans la presse israélienne “la fête de l’argent”, constitue toutefois un test bien plus sérieux. Si les soupçons venaient à être confirmés, il s’agirait d’un cas majeur de corruption au sein d’un ministère clé de la coalition Netanyahou. Le Premier ministre, fragilisé par la guerre et les tensions diplomatiques, n’a pas encore réagi officiellement, mais la pression monte sur le gouvernement. L’opposition, de son côté, accuse Netanyahou de protéger des ministres contestés pour préserver sa majorité, au détriment de l’intégrité de l’État.

Au-delà de la bataille judiciaire, l’affaire Golan illustre la polarisation extrême de la vie politique israélienne. Pour ses soutiens, la ministre est une cible d’un système judiciaire hostile à la droite nationaliste, une “bibiste” victime de persécutions. Pour ses détracteurs, elle incarne l’arrogance d’une classe politique persuadée de pouvoir échapper à la loi. Une chose est sûre : en menaçant de boycotter sa convocation, Mai Golan a ouvert un bras de fer inédit avec la justice israélienne. Et ce duel, au cœur d’un gouvernement déjà miné par les scandales, pourrait bien avoir des conséquences explosives pour l’équilibre fragile de la coalition.

 

Jérusalem : l’inauguration de la voie des pèlerins vers le Temple, une découverte majeure célébrée à la Cité de David

0

Après treize années de fouilles, Israël s’apprête à inaugurer l’un des chantiers archéologiques les plus emblématiques de Jérusalem : la voie monumentale qui, il y a deux millénaires, reliait la piscine de Siloé, au sud de la Cité de David, au Mont du Temple. Cette rue pavée, artère principale de la Jérusalem du Second Temple, a vu passer, selon l’historien Flavius Josèphe, des millions de pèlerins juifs et étrangers venus se recueillir dans le sanctuaire. L’événement, organisé ce lundi, réunit des personnalités israéliennes de premier plan, mais aussi des invités américains prestigieux : le secrétaire d’État Marco Rubio et l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee. Leur présence souligne la portée diplomatique de cette inauguration, qui dépasse le cadre archéologique pour devenir un symbole de l’alliance judéo-américaine.

Les fouilles menées par l’Autorité israélienne des Antiquités et la fondation de la Cité de David ont permis de dégager près de 600 mètres de cette voie antique. Les archéologues rappellent que cette rue n’était pas seulement un chemin de pèlerinage : elle constituait également le centre de la vie urbaine, avec ses commerces, ses marchés et ses lieux d’échange. La richesse des trouvailles confirme cette vitalité : poids de commerce, objets usuels et surtout une collection exceptionnelle de monnaies. Parmi elles, une pièce rare découverte par une fillette de onze ans, Liel Karotokop, lors d’un atelier de tamisage de terre archéologique. Sur cette monnaie d’argent figurent les mots « Jérusalem la Sainte », attestant de son usage pour le paiement de la demi-sicle destiné aux offrandes du Temple.

Cette dimension humaine des fouilles fascine autant que l’ampleur des infrastructures mises au jour. Sous la rue, les archéologues ont découvert une canalisation antique ayant servi d’égout, mais aussi de refuge dramatique : à la veille de la destruction de Jérusalem par les Romains en l’an 70, des habitants s’y étaient cachés pour tenter d’échapper au massacre. L’archéologie raconte ainsi une double histoire, faite à la fois de gloire et de tragédie, où l’éclat de la ville sainte se mêle à son effondrement. Chaque fragment retrouvé ouvre une fenêtre sur le quotidien des pèlerins et sur la mémoire des assiégés.

L’inauguration d’aujourd’hui s’inscrit aussi dans une continuité politique. Déjà en 2019, l’ambassadeur américain de l’époque, David Friedman, avait qualifié la Cité de David de “site du patrimoine américain”, affirmant que “les valeurs qui fondent l’Amérique et inspirent l’Occident trouvent leur source ici, à Jérusalem”. La participation de Marco Rubio et de Mike Huckabee prolonge cette reconnaissance symbolique, rappelant que le lien entre Israël et les États-Unis s’ancre autant dans l’histoire biblique que dans les enjeux contemporains. Le message est limpide : Jérusalem n’est pas seulement une capitale politique, c’est aussi un héritage spirituel universel.

Pour Israël, ce projet est un double triomphe. Sur le plan scientifique, il consacre une décennie d’efforts acharnés pour révéler une artère emblématique de son histoire nationale. Sur le plan diplomatique, il confère à la Cité de David un statut de vitrine internationale, où archéologie et politique s’entremêlent. Le choix de l’inauguration à la veille des fêtes de Tichri n’est pas anodin : alors que le peuple juif célèbre la mémoire et la renaissance, cette rue antique témoigne de la permanence de son lien avec Jérusalem et le Temple.

Cette inauguration, enfin, résonne comme un avertissement à ceux qui contestent la légitimité d’Israël sur sa capitale. Les pierres de la voie des pèlerins, gravées d’histoire et mises au jour par la science moderne, parlent d’elles-mêmes. Elles rappellent qu’avant la conquête romaine, avant l’exil, Jérusalem était déjà le cœur battant du peuple juif. En invitant la communauté internationale à marcher sur ces pavés, Israël affirme que ce patrimoine n’appartient pas seulement au passé, mais qu’il éclaire l’avenir.

 

États-Unis : le suspect du meurtre de Charlie Kirk se moque des enquêteurs et plaisante en ligne après son crime

0

Cinq jours après l’assassinat de Charlie Kirk, figure de la droite conservatrice américaine et fondateur de Turning Point USA, l’Amérique reste sous le choc. Le principal suspect, Tyler Robinson, 22 ans, originaire de l’Utah, a été arrêté mais refuse de coopérer avec les enquêteurs. Selon les révélations du New York Times, il aurait même plaisanté sur Discord quelques heures après avoir tiré sur Kirk, se décrivant comme la “victime d’un sosie” et allant jusqu’à ironiser : “En fait, je suis Charlie Kirk, j’ai simulé ma mort pour vivre le rêve au Kansas”. Ces échanges, désormais confirmés par les autorités locales, illustrent la désinvolture inquiétante du jeune homme face à un acte qui bouleverse la scène politique américaine.

Robinson a été identifié grâce à son propre entourage. Son père, conservateur convaincu, a reconnu son fils sur les images de l’enquête fédérale, l’a confronté puis, avec l’aide d’un pasteur, l’a convaincu de se livrer. Mais jusqu’ici, le suspect n’a fourni aucune explication cohérente. Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, a affirmé à NBC que “toute sa famille coopère pleinement, mais lui refuse de parler”. Les enquêteurs n’ont retrouvé aucun manifeste idéologique, malgré des spéculations initiales sur un éventuel mobile lié aux positions anti-LGBT de Kirk.

Les conversations interceptées sur Discord dressent un portrait troublant. Alors que ses amis diffusaient les photos du FBI, certains notaient sa ressemblance avec le suspect. Robinson répondait en plaisantant : “Mon doppelgänger essaie de m’attirer des ennuis”. Lorsque l’un d’eux a évoqué la prime de 100 000 dollars promise pour des informations, il a rétorqué : “Seulement si je touche ma part”. Plus tard, il ironisait encore sur la nécessité de se débarrasser de son “manifeste” et d’une copie de son arme. Ces légèretés, tenues quelques heures après le crime, renforcent l’idée d’un passage à l’acte prémédité, accompagné d’une volonté de provocation.

États-Unis : Lance Twigs, transgenre, est complice de Tyler Robinson, l'assassin de Charlie Kirk
Le partenaire transgenre Lance Twigs, avec qui Robinson aurait eu une relation amoureuse

Le profil du suspect intrigue. Ancien étudiant de l’université de l’Utah Valley, Robinson aurait rompu avec l’univers familial conservateur pour s’orienter vers des idées radicalement opposées. Le Wall Street Journal cite le gouverneur Cox, selon lequel le jeune homme “a subi une profonde indoctrination idéologique de gauche”. Mais aucune preuve concrète ne permet de relier ce basculement à son geste meurtrier. Le Daily Mail révèle qu’il partageait un logement avec une femme transgenre, Lance Twigg, en transition, avec laquelle il entretenait une relation. Celle-ci coopère désormais avec les enquêteurs et a remis des messages où Robinson évoquait l’arme utilisée, retrouvée plus tard dans une forêt.

L’assassinat de Charlie Kirk a provoqué une onde de choc à droite. Ses partisans dénoncent une campagne de haine contre les conservateurs. Dans certains cercles progressistes, des réactions de joie ou de cynisme ont circulé sur les réseaux, suscitant une indignation nationale. Les funérailles de Kirk doivent avoir lieu dans un stade de NFL sous haute sécurité, signe de la polarisation extrême du pays. Pour les Républicains, ce meurtre s’inscrit dans un climat d’hostilité politique alimenté par la radicalisation idéologique. Pour les Démocrates, il soulève surtout la question de la prolifération des armes et de la dérive des jeunes Américains en rupture sociale.

Robinson doit comparaître devant un juge cette semaine. Il est détenu sous surveillance renforcée, les autorités craignant un risque suicidaire après qu’il a confié préférer “se donner la mort plutôt que se rendre”. Son silence, ses provocations en ligne et les zones d’ombre autour de son mobile entretiennent le mystère d’un crime aux répercussions nationales. Plus qu’un simple fait divers, l’affaire Robinson–Kirk cristallise les fractures d’une Amérique où le débat politique vire de plus en plus souvent à la violence.

 

En raison de l’expulsion de l’UNRWA : le gouvernement alloue 60 millions de shekels pour remplacer ses services à Jérusalem

0

La décision de couper les liens avec l’UNRWA, adoptée par la Knesset en octobre 2024 et appliquée au début de l’année 2025, entre désormais dans une phase concrète. Le gouvernement israélien doit voter un budget de 57 à 60 millions de shekels pour financer des services de santé, d’éducation et de propreté dans les quartiers de Jérusalem-Est, des missions jusque-là assurées par l’agence onusienne. Selon N12 et Maariv, les fonds proviendront du programme quinquennal visant à réduire les inégalités à Jérusalem-Est et seront gérés par le ministère de Jérusalem et du Patrimoine d’Israël. La mesure fait suite à une série de révélations explosives : depuis la guerre d’octobre 2023, Tsahal et le Shin Bet ont découvert que des infrastructures civiles de l’UNRWA étaient utilisées par le Hamas pour des activités militaires, et que plusieurs employés figuraient dans ses rangs. Un épisode particulièrement choquant fut la découverte qu’un travailleur social affilié à l’agence avait enlevé vers Gaza le corps de Yonatan Samrano, assassiné lors du massacre du festival de Re’im. Pour le gouvernement, ces éléments démontrent l’imbrication dangereuse entre l’organisation et le terrorisme, justifiant une interdiction totale de ses activités en Israël et en Cisjordanie.

La rupture avec l’UNRWA, saluée par une partie de la droite israélienne comme une mesure « de souveraineté et de sécurité », n’est pas sans conséquences. Dès février 2025, Benyamin Netanyahou avait ordonné « l’application immédiate » de la loi d’expulsion, mais la mise en œuvre s’est révélée plus complexe que prévue. En mars, le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Yuli Edelstein, avait dénoncé des lenteurs, affirmant que des budgets promis pour des services alternatifs en matière d’éducation et de santé n’avaient pas été transférés. Il accusait même le ministère des Finances d’avoir bloqué une enveloppe de 10 millions de shekels destinée à remplacer les services de nettoyage fournis jusque-là par l’UNRWA à Jérusalem. En parallèle, les critiques internationales se sont multipliées : le commissaire général de l’agence, Philippe Lazzarini, a dénoncé ce qu’il qualifie de « punition collective », accusant Israël de compromettre l’avenir de milliers d’élèves palestiniens. Haaretz note cependant que l’UNRWA, depuis sa création en 1949, est régulièrement accusée d’entretenir le statut de réfugiés palestiniens au lieu de favoriser leur intégration, ce qui explique la détermination du gouvernement à s’en affranchir.

La réallocation budgétaire représente donc un double défi : combler le vide laissé par une agence internationale bien implantée, et le faire tout en évitant une crise humanitaire qui servirait la propagande du Hamas. D’après Israel Hayom, environ 2 000 employés israéliens et arabes seront mobilisés pour assurer la continuité des services à Jérusalem-Est. Des cliniques locales devraient être renforcées, des partenariats avec les hôpitaux Hadassah et Shaare Zedek élargis, et un système scolaire alternatif mis en place sous supervision directe du ministère. Pour l’exécutif, l’objectif est clair : reprendre le contrôle sur des services essentiels afin d’éviter que des acteurs étrangers soupçonnés de collusion avec le terrorisme ne dictent leur loi dans la capitale israélienne. Mais cette politique pose aussi des questions diplomatiques : l’Union européenne et plusieurs agences de l’ONU voient dans cette décision une violation des accords internationaux, tandis que Washington reste prudent, cherchant à ménager à la fois Israël et ses alliés arabes. En toile de fond, cette réorganisation traduit une volonté plus large de redéfinir la place des organismes internationaux dans les zones sensibles. Pour Israël, c’est une bataille de souveraineté : assurer par lui-même la santé, l’éducation et la propreté dans Jérusalem-Est, au risque d’accroître les tensions politiques, mais aussi de renforcer l’idée que la capitale unifiée relève exclusivement de sa responsabilité.

Sources : N12 (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Haaretz (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Infos-Israel.News

 

« Les pièges étaient pleins de souris » : des dizaines de recrues de la police des frontières victimes d’une intoxication alimentaire près de Jérusalem

0

Un incident sanitaire embarrassant a frappé la police des frontières (Magav) en fin de semaine. Selon les informations rapportées par Walla et confirmées par la porte-parole de la police, plusieurs dizaines de jeunes recrues du camp d’entraînement de Maalé Mikhmash, près de Jérusalem, ont souffert de maux de ventre sévères et d’intoxications gastriques après un repas servi sur la base. Les soldats ont été immédiatement pris en charge par l’équipe médicale sur place et placés au repos sous surveillance. Mais les témoignages recueillis par la presse mettent en lumière un problème plus profond : « La semaine dernière, nous avons placé cinq pièges à souris et dès le lendemain matin ils étaient pleins », raconte l’un des recrues. « Nous avons même vu des souris ronger nos draps, elles sont partout. » Ces propos, relayés par Maariv, confirment un état de vétusté et de manque d’hygiène préoccupant au sein d’une infrastructure censée former des combattants de première ligne.

Face à la gravité des révélations, la réaction de la police des frontières a été rapide : le mess de la base a été fermé immédiatement pour des contrôles sanitaires, un nettoyage complet et une désinfection. Dans un communiqué, la police a précisé qu’« environ 30 recrues ayant signalé des malaises ont été examinées, leurs constantes se sont révélées normales et elles ont reçu repos et suivi médical sur la base ». Mais derrière la réponse officielle se dessinent des critiques plus larges. L’affaire intervient alors que les forces israéliennes, engagées depuis près de deux ans dans une guerre d’usure contre le Hamas et confrontées à des menaces multiples, dépendent plus que jamais de l’efficacité et de la santé de leurs troupes. Pour des familles de recrues, citées par Haaretz, voir leurs enfants malades à cause d’une nourriture contaminée par des rongeurs soulève une question de confiance envers l’institution : « Comment peuvent-ils être envoyés au combat si leur propre camp ne garantit pas des conditions minimales d’hygiène ? »

Ce scandale, qui pourrait paraître anecdotique, a en réalité des implications lourdes pour l’image et le fonctionnement de Magav. La police des frontières est en première ligne pour sécuriser Jérusalem, la Judée-Samarie et parfois les frontières sensibles avec Gaza. Toute faille interne, qu’il s’agisse d’un problème logistique, sanitaire ou disciplinaire, est immédiatement exploitée par l’opinion publique et par les ennemis d’Israël. Pour Israel Hayom, cette affaire « révèle le contraste entre le niveau d’exigence imposé aux combattants et la négligence parfois flagrante des infrastructures militaires ». Le ministère de la Sécurité nationale a annoncé l’ouverture d’une enquête interne et promis que des mesures correctives seraient appliquées, notamment la dératisation complète du site et un suivi sanitaire renforcé. Mais au-delà de la correction ponctuelle, se pose la question structurelle : Israël, mobilisé sur de multiples fronts, peut-il se permettre de négliger le bien-être de ses jeunes recrues, alors qu’elles représentent la relève de sa sécurité intérieure ? Cet épisode rappelle qu’une armée forte repose aussi sur la discipline logistique et le respect de normes élémentaires de santé publique, sans lesquelles la préparation opérationnelle risque de se fissurer de l’intérieur.

Sources : Walla (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Haaretz (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), RakBeIsrael.buzz

 

Iris Bernstein : « À Gaza, il n’y a pas d’innocents – il faut vaincre l’ennemi »

0

À la Knesset, les mots d’Iris Bernstein ont résonné comme une gifle contre l’establishment militaire et judiciaire. Belle-mère du lieutenant-colonel Yonatan (Bernash) Tzur, ancien commandant de l’unité d’élite Nahal tombé lors des combats du 7 octobre, elle a dénoncé avec virulence la conduite de la guerre à Gaza. Pour elle, la retenue israélienne est une erreur mortelle : « Les habitants de Gaza qui refusent de se déplacer vers le sud sont des condamnés. À Gaza, il n’y a pas d’innocents. Cette population qui s’entête à rester dans ses maisons fait partie de la résistance, elle constitue la réserve de combat du Hamas. » En quelques phrases, Bernstein a balayé le discours humanitaire dominant, transformant la question civile en enjeu militaire.

Sa colère s’est tournée aussi contre le système judiciaire israélien, accusé de freiner l’action de Tsahal : « Nous menons une guerre à hauteur de gazon et à hauteur de la Cour suprême. La procureure militaire générale se préoccupe de la vie de l’ennemi au lieu de la vie de nos soldats et leur lie les mains. » Dans ses propos, relayés par Arutz Sheva et Israel Hayom, elle appelle à rompre avec une guerre d’usure où Israël « hésite à faire mal à l’ennemi ». Au contraire, elle exige une stratégie claire : pas de manœuvre terrestre qui enverrait des jeunes combattants « dans les pièges de mort de Gaza », mais un blocus total, l’arrêt des approvisionnements en eau, nourriture et carburant, et des frappes aériennes massives jusqu’à destruction des infrastructures ennemies. Dans une société israélienne où la douleur des familles endeuillées se mêle à la colère, son discours exprime une frustration partagée : celle de voir l’armée engagée dans un conflit long, sans horizon décisif.

Son message va plus loin qu’une critique militaire : il s’agit d’un appel politique à « vaincre l’ennemi sans détour ». Elle réclame une guerre de siège, une pression maximale, et surtout la fin des demi-mesures. Dans son intervention, Bernstein souligne qu’il ne s’agit pas d’une revanche personnelle, mais d’une exigence nationale pour honorer la mémoire des soldats tombés. Sa voix rejoint celles d’un courant de plus en plus audible dans l’opinion israélienne, pour qui la protection des soldats prime sur les considérations internationales. Mais ses propos divisent : pour les uns, elle exprime une vérité nécessaire, pour d’autres, cités par Haaretz, ils risquent d’enraciner encore davantage le cycle de violence et d’aliéner Israël sur la scène diplomatique. Quoi qu’il en soit, son intervention démontre que la société israélienne est travaillée par une tension fondamentale : comment mener une guerre existentielle contre le Hamas, tout en restant fidèle aux principes moraux qu’elle s’est elle-même fixés. Bernstein, en affirmant que « Gaza doit être écrasée depuis les airs », met en lumière ce dilemme brûlant, et place le débat au cœur même de la Knesset.

Sources : Arutz Sheva (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Haaretz (14.09.2025), Infos-Israel.News

 

Gaza : un habitant désespéré demande à Netanyahou « de nous bombarder avec le nucléaire »

0

Une vidéo circulant ces derniers jours sur les réseaux sociaux de Gaza a frappé par son ton glaçant. On y entend un habitant local, épuisé par près de deux ans de guerre et de privations, lancer un appel désespéré au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou : « Au lieu de détruire lentement, frappez-nous avec l’arme nucléaire et terminez-en. » Selon Srugim News et Maariv, ses propos mêlent cynisme et désespoir profond, exprimant la lassitude d’une population piégée entre le Hamas et les bombardements israéliens. L’homme raconte qu’il n’a pas les moyens financiers de quitter son quartier pour rejoindre le sud de la bande de Gaza, comme l’exigeaient les consignes israéliennes. « Nous resterons ici à Gaza, nous ne partirons jamais », ajoute-t-il, dans une forme de défi mêlée à un aveu d’impuissance.

Dans son intervention, l’habitant ne se contente pas d’exprimer son désespoir : il déverse également sa colère contre Tsahal, qualifié de « lâche » pour mener des frappes aériennes sans engager davantage de troupes au sol. Selon lui, les réservistes israéliens « refusent d’entrer » dans la bande de Gaza, ce qui empêcherait une véritable conquête. Il tourne également en dérision l’ancien président américain Donald Trump, accusé de trahison à l’égard des Palestiniens. À travers cette diatribe, c’est une double frustration qui s’exprime : la douleur de vivre sous bombardements incessants et le ressentiment envers une direction palestinienne incapable d’offrir une issue. « Mieux vaut une mort rapide par une bombe nucléaire qu’une lente agonie », conclut-il, dans un cri qui reflète une détresse absolue.

Si la vidéo a fait réagir par son extrême brutalité, elle éclaire surtout l’état psychologique d’une partie des civils de Gaza : partagés entre colère, désespoir et obstination à rester malgré tout. Comme le souligne Israel Hayom, ce type de message « traduit moins une adhésion à une quelconque solution qu’un sentiment d’étouffement total ». Pour Israël, ces images peuvent être perçues comme un signe de l’érosion de la résilience gazaouie, mais aussi comme un avertissement : une population acculée reste imprévisible, et ses cris de désespoir peuvent être instrumentalisés par le Hamas à des fins de propagande. Au-delà du choc des mots, cette séquence illustre la réalité tragique d’une guerre qui, des deux côtés, a brisé les repères et brouillé la frontière entre la résistance et l’autodestruction.

Sources : Srigim News (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Alyaexpress-News

 

Reconnu coupable de contact avec un agent étranger : un jeune haredi a travaillé pour l’Iran contre paiement en cryptomonnaie

0

Le tribunal de district de Jérusalem a condamné dimanche un jeune haredi de 21 ans, Elimelekh Stern, originaire de Beit Shemesh, pour avoir collaboré avec une agente étrangère liée à l’Iran, connue sous le pseudonyme « Anna ». Selon N12 et Israel Hayom, Stern a été reconnu coupable de contact avec un agent ennemi et de complot en vue de menacer l’ordre public, après avoir mené plusieurs missions financées en cryptomonnaie. Parmi ses actions : l’affichage de posters anti-israéliens dans l’espace public, l’un montrant une main ensanglantée accompagnée du slogan en anglais « It will be written in history that children were killed, let’s stand on the right side of history ». Il a même recruté d’autres Israéliens pour exécuter ces tâches et documenter leurs actions. En contrepartie, des paiements en devises numériques lui étaient transférés, ce qui compliquait la traçabilité des flux.

L’enquête a révélé un mode opératoire inquiétant. Suivant les instructions d’« Anna », un complice a récupéré un téléphone portable dans la région d’Atlit, tandis que Stern activait des circuits financiers à Jérusalem et Tel-Aviv avec l’aide d’un second intermédiaire. L’agente iranienne a tenté d’aller plus loin, demandant notamment l’envoi d’un colis contenant un couteau et un bouquet de fleurs à la résidence de l’ambassadeur israélien auprès de l’AIEA. Cette fois, Stern a refusé, craignant des conséquences judiciaires directes. Lors du procès, il a tenté de minimiser sa responsabilité, affirmant ne pas avoir soupçonné « Anna » d’être liée à une puissance hostile et contestant la validité de ses aveux. Mais pour les juges, les preuves étaient sans équivoque : dès le début, Stern nourrissait des doutes sur la véritable identité de son contact, des doutes qui se sont renforcés à mesure que les missions prenaient une tournure plus ouvertement politique et sécuritaire.

Le jugement insiste sur l’aspect dissuasif de l’affaire. « Le message du tribunal est clair : quiconque coopère avec un agent étranger devra en répondre sévèrement », a déclaré l’avocat de la procureure, Yishai Zigman, cité par Maariv. La justice a relevé que « la participation consciente à un projet piloté par une puissance ennemie constitue une menace directe contre la sécurité de l’État d’Israël », même lorsqu’il s’agit d’actions apparemment symboliques comme l’affichage ou la diffusion de propagande. Ce dossier illustre la capacité de l’Iran à exploiter des failles internes, y compris via des jeunes marginalisés séduits par l’argent facile des cryptomonnaies. Pour les services de renseignement, il s’agit d’une alerte supplémentaire : la guerre de l’ombre ne se joue pas uniquement avec des missiles ou des drones, mais aussi dans l’espace numérique et au cœur même de la société israélienne.

Sources : N12 (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), RakBeIsrael.buzz

 

Tsahal sur la frappe de la tour à Gaza : le Hamas y avait installé des postes d’observation pour préparer des embuscades

0

L’armée israélienne a annoncé avoir frappé avec précision un immeuble de grande hauteur dans la ville de Gaza, utilisé, selon ses renseignements, par des terroristes du Hamas pour des activités militaires. Le porte-parole de Tsahal a précisé que le bâtiment servait de centre d’observation pour suivre les mouvements des troupes israéliennes, préparer des embuscades et planifier des actions terroristes contre Israël. Cette frappe s’inscrit dans la continuité des opérations de l’armée depuis le début de la guerre d’octobre 2023, lorsque le Hamas a déclenché les massacres les plus sanglants de l’histoire d’Israël moderne.

Avant d’attaquer, Tsahal affirme avoir pris des mesures pour limiter les victimes civiles : avertissements à la population, surveillance aérienne et emploi de munitions de précision. Comme le rapporte Haaretz, ces précautions s’inscrivent dans une politique israélienne visant à réduire les accusations internationales de « frappes indiscriminées », bien que l’organisation terroriste place volontairement ses infrastructures au cœur des zones habitées.

Le Hamas, pour sa part, dénonce une attaque « criminelle » et accuse Israël de viser délibérément des civils. Pourtant, les preuves recueillies par l’armée et relayées par Israel Hayom montrent que le bâtiment servait bel et bien de tour de commandement militaire et de plateforme de surveillance. Des vidéos publiées par des sources proches de Tsahal montrent des terroristes utilisant les étages supérieurs pour repérer les blindés israéliens et coordonner des attaques à la roquette.

Le porte-parole militaire Daniel Hagari a insisté : « Chaque frappe est fondée sur des renseignements précis, l’objectif étant de protéger la vie des citoyens israéliens et de neutraliser les menaces immédiates. » Le gouvernement israélien souligne que ces opérations sont vitales, alors que plus de 120 000 habitants du sud du pays vivent sous la menace constante des tirs. Des diplomates occidentaux, interrogés par Reuters, admettent en privé que le Hamas fait un usage systématique des civils comme boucliers humains, une pratique qui rend tout combat en milieu urbain extrêmement complexe.

Au-delà du terrain, cette frappe illustre la lutte acharnée entre Israël et le Hamas pour le contrôle du récit international. Tandis que les chancelleries européennes appellent à la « retenue », les responsables israéliens rappellent que le droit international autorise la destruction d’objectifs militaires, même situés dans des zones civiles, dès lors que des mesures préventives sont mises en œuvre. Le Conseil de sécurité nationale israélien estime que « la neutralisation des infrastructures du Hamas à Gaza est une condition préalable à toute avancée vers un accord de cessez-le-feu durable ».

Sur le plan régional, la frappe s’inscrit dans un contexte de pressions croisées : le Qatar continue de soutenir financièrement la branche politique du Hamas, tandis que l’Iran alimente sa branche militaire en armes et en fonds. Comme le note Maariv, cette guerre est autant une bataille militaire qu’une guerre psychologique et médiatique, où Israël doit démontrer qu’il combat un ennemi terroriste et non une population civile. La frappe de la tour à Gaza est donc plus qu’un épisode tactique : elle symbolise la détermination israélienne à priver le Hamas de ses yeux et de ses nerfs, malgré les risques d’escalade internationale.

Sources : Haaretz (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Reuters (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Infos-Israel.News, Alyaexpress-News

 

La Tunisie estime que l’attaque contre la flottille pour Gaza était une « agression préméditée »

0

Publié le 11 septembre 2025 – France 24, avec AFP

La Tunisie a annoncé l’ouverture d’une enquête après une attaque présumée de drones contre un bateau de la « Global Sumud Flotilla », dans la nuit de mardi à mercredi, au large de Sidi Bou Saïd, près de Tunis. Selon le ministère tunisien de l’Intérieur, il s’agit d’« une agression préméditée », qui aurait visé à empêcher le départ de cette flottille pro-palestinienne en direction de la bande de Gaza.

Dans un communiqué officiel, Tunis a affirmé vouloir « faire toute la lumière » sur cette affaire, en identifiant « ceux qui ont planifié, les complices et les exécutants » de l’attaque. Le ministère insiste sur le fait que l’opinion publique, « en Tunisie comme dans le monde », doit connaître les résultats de cette enquête.

Des accusations dirigées contre Israël

La flottille, composée de plusieurs navires transportant de l’aide humanitaire et de militants venus de dizaines de pays, affirme avoir été visée à deux reprises : une première fois lundi soir, puis à nouveau mardi soir. Si la Garde nationale tunisienne avait d’abord démenti toute attaque, évoquant même la possibilité d’un incendie accidentel dû à un mégot de cigarette, les organisateurs maintiennent la thèse d’un sabotage.

Ghassen Henchiri, l’un des responsables tunisiens de l’initiative, a déclaré à l’AFP :
« Dès le premier jour, nous avons affirmé qu’il s’agissait d’une attaque préméditée. Personne, à part Israël, n’a intérêt à nuire à la flottille. »

L’armée israélienne, sollicitée par l’AFP après la première annonce, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. Pour les militants pro-palestiniens, l’absence de réponse nourrit la conviction que l’État hébreu chercherait à empêcher symboliquement et matériellement le départ de cette flottille, dont l’objectif affiché est de briser le blocus maritime imposé à Gaza.

Départs reportés et climat d’incertitude

Initialement prévu mercredi, le départ des bateaux vers Gaza a une nouvelle fois été repoussé. Le Brésilien Thiago Avila, l’un des organisateurs, a expliqué au mégaphone devant une foule de sympathisants à Sidi Bou Saïd :
« Nous vous dirons quel est le meilleur moment pour prendre la mer en fonction de la météo. Nous espérons partir demain matin. »

Mais même en cas de départ, la destination immédiate serait le port tunisien de Bizerte, dans le nord du pays, afin de permettre aux navires retardataires de se préparer avant de se diriger collectivement vers Gaza.

Plusieurs bateaux transportant de l’aide humanitaire sont arrivés ces derniers jours de Barcelone. Les organisateurs affirment que des militants venus de dizaines de pays rejoindront la flottille, parmi lesquels figurent des personnalités internationales comme l’activiste écologiste suédoise Greta Thunberg et l’actrice française Adèle Haenel.

Un enjeu politique et symbolique

Cette affaire place la Tunisie dans une position délicate. D’un côté, le pays se présente comme défenseur de la cause palestinienne et protecteur de la liberté d’action de la flottille. De l’autre, les autorités redoutent que leur territoire maritime serve de théâtre à des opérations de déstabilisation impliquant des acteurs extérieurs, au risque de compromettre leur sécurité nationale.

Pour Israël, cette flottille n’est qu’une initiative propagandiste visant à délégitimer son blocus sur Gaza, un blocus qu’il justifie par la nécessité d’empêcher le Hamas et les autres groupes armés d’y introduire des armes. Pour les organisateurs, il s’agit au contraire d’un acte de résistance civile et humanitaire destiné à attirer l’attention du monde sur la situation des habitants de Gaza.

Dans ce climat tendu, la question demeure : cette « agression préméditée » dénoncée par Tunis restera-t-elle une simple affaire diplomatique, ou bien marquera-t-elle une nouvelle étape dans la confrontation symbolique et politique autour du blocus de Gaza ?


Rédaction francophone – Sabrina Hania pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés