Accueil Blog Page 66

Israël : Miki Zohar coupe les vivres aux Ophir après la victoire d’un film jugé « pro-palestinien »

0

Le ministre israélien de la Culture et des Sports, Miki Zohar, a annoncé la suspension immédiate du financement public des prix Ophir, équivalent local des Oscars. En cause : la victoire du film La Mer, accusé de présenter une vision « pro-palestinienne » et d’attaquer Tsahal en pleine guerre contre le Hamas.


La cérémonie des Ophir, organisée hier soir, s’est transformée en champ de bataille politique. Plusieurs lauréats ont profité de leur tribune pour dénoncer le gouvernement et la guerre qui se poursuit à Gaza. Mais l’élément déclencheur est venu du choix du jury : désigner La Mer comme représentant officiel d’Israël aux Oscars 2026.

Pour Miki Zohar, ministre de la Culture et des Sports, c’en est trop. « Après la victoire honteuse du film pro-palestinien La Mer, financé par l’argent des contribuables israéliens, j’annonce que je stoppe immédiatement le financement de ce festival déconnecté », a-t-il déclaré ce matin. Dans un communiqué, il accuse l’œuvre primée de « présenter les soldats de Tsahal et l’État d’Israël de manière calomnieuse et mensongère ».

Le ministre a poursuivi sur un ton sévère : « Il n’y a pas plus grande gifle au visage des citoyens israéliens que cette cérémonie embarrassante. Le fait que ce film, qui diffame nos soldats héroïques alors qu’ils risquent leur vie pour nous défendre, ait été couronné, n’étonne malheureusement plus personne. »

Cette décision provoque déjà un séisme dans le monde culturel. Les partisans du ministre estiment qu’il est impensable que l’argent public serve à récompenser une production perçue comme hostile à Israël au moment où le pays est engagé dans un conflit existentiel. À l’inverse, plusieurs voix du milieu artistique dénoncent une attaque directe contre la liberté de création et la diversité des points de vue.

L’affaire illustre une fracture profonde dans la société israélienne : entre ceux qui voient dans la culture un prolongement de la lutte nationale, et ceux qui la considèrent comme un espace d’expression critique indispensable. Mais en pleine guerre, la tolérance aux récits qui remettent en cause l’image de Tsahal se réduit comme peau de chagrin.

 

Super-Spartiate ? Pourquoi la comparaison de Netanyahou avec la Grèce antique divise

0

En déclarant récemment qu’Israël devait se transformer en « super-Spartiate » pour faire face à son isolement international, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a ravivé un vieux débat intellectuel et politique : celui du modèle historique sur lequel Israël devrait s’appuyer pour forger son identité collective. La référence à Sparte, cité-État guerrière de la Grèce antique, touche à un nerf sensible de la mémoire israélienne.

Un débat ancien, de Ben Gourion à Netanyahou

Dès la fondation de l’État, David Ben Gourion avait réfléchi à cette alternative : Israël devait-il ressembler à Athènes, foyer de la démocratie, des arts et de la philosophie, ou à Sparte, société militaire où le service des armes était central ? Faute de trancher, Ben Gourion avait puisé dans les deux modèles. La question n’a jamais disparu. Plus récemment, l’artiste Yehoram Gaon avait lui aussi affirmé que « ce pays doit être une Sparte ».

Dans son ouvrage Fortress Israel, le journaliste américain Patrick Tyler voyait déjà Israël se détourner du modèle athénien pour s’enfermer dans une logique spartiate. En choisissant ce terme de « super-Sparte », Netanyahou n’a donc pas improvisé : il a repris une image enracinée dans l’imaginaire politique israélien.

Sparte, Athènes : images d’Épinal et réalités historiques

Pour l’opinion publique, Athènes et Sparte apparaissent comme deux pôles opposés : l’une, démocratique, tournée vers la culture ; l’autre, militariste et autoritaire. Mais la réalité historique est plus complexe.

  • Sparte, malgré sa réputation de société guerrière, limitait ses guerres de conquête et avait inscrit dans sa loi l’interdiction d’affronter sans cesse le même ennemi. Ses femmes bénéficiaient d’un statut et d’un rôle politique plus affirmés qu’à Athènes.
  • Athènes, de son côté, était certes une démocratie… mais réservée à une minorité d’hommes libres, tandis que les femmes et les esclaves vivaient sous tutelle. Elle dirigeait un empire de « cités alliées » réduites à la soumission et n’hésitait pas à détruire des populations entières, comme à Mélos en 416 av. J.-C.

Ainsi, vouloir chercher Israël dans l’un ou l’autre modèle antique est un piège rhétorique : ni Sparte ni Athènes n’offrent un reflet crédible de la société israélienne contemporaine.

Une métaphore à double tranchant

Si l’expression de Netanyahou choque une partie de la société, c’est qu’elle suggère une identité réduite à la survie militaire, au détriment des dimensions démocratiques et culturelles d’Israël. Mais pour ses partisans, l’image parle d’elle-même : un État assiégé doit assumer sa force et bâtir sa cohésion sur la discipline et la puissance armée. Dans le contexte de la guerre contre le Hamas et des pressions diplomatiques, l’analogie spartiate apparaît comme une manière de revendiquer une identité de résilience et de résistance.

Israël, un modèle singulier

Au fond, comme le rappelle l’historien Neil Bar, auteur de Égaux – L’histoire de Sparte, aucune comparaison ne peut vraiment rendre compte de la spécificité israélienne. « L’histoire ne se répète pas, et elle ne rime même pas », écrit-il. Israël est une réalité unique, forgée par la mémoire de la Shoah, par l’aliyah des communautés juives du monde entier, et par un environnement régional où la survie nationale reste une préoccupation quotidienne.

Plutôt que de chercher dans la Grèce antique des modèles de substitution, le défi israélien est de construire un équilibre propre : assurer la sécurité, tout en préservant la vitalité démocratique et culturelle qui fait la richesse du pays. Dans ce sens, Israël n’a pas besoin d’être Athènes ni Sparte. Israël doit être Israël, avec ses contradictions et sa singularité.

 

Offensive à Gaza : Londres et Berlin fustigent Israël, l’Autorité palestinienne appelle Washington à intervenir

0

La nouvelle phase de l’opération terrestre israélienne à Gaza suscite une vague de réactions hostiles en Europe et au sein des instances internationales. Alors que Tsahal a lancé une offensive massive contre les infrastructures du Hamas dans le cœur de Gaza City, la diplomatie britannique et allemande s’est élevée contre ce qu’elles considèrent comme une escalade dangereuse.

La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a dénoncé sur X une action « horrifiante et irresponsable », estimant qu’elle « ne fera qu’entraîner davantage d’effusion de sang, tuer des civils innocents supplémentaires et mettre en danger les otages ». Londres réclame une « trêve immédiate », la libération de tous les captifs et l’acheminement « sans restriction » d’aide humanitaire.

En Allemagne, le gouvernement a jugé cette opération comme « un pas dans la mauvaise direction », signe de la gêne croissante à Berlin, allié traditionnel d’Israël mais soumis à de fortes pressions internes et européennes.

La Palestinian Authority (AP), pour sa part, appelle directement les États-Unis à empêcher Israël de poursuivre l’assaut, accusant Jérusalem de pratiquer un « déplacement forcé » de population. Les Pays-Bas ont également exprimé leur inquiétude, avertissant que « l’escalade entraîne de nouvelles victimes, des déplacements massifs et des expulsions forcées ».

Enfin, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a condamné ce qu’il appelle « un massacre qui doit cesser immédiatement », dans une rhétorique souvent alignée sur les discours accusant Israël de violations massives, sans toujours distinguer entre combattants et civils utilisés comme boucliers humains par le Hamas.

Pour Israël, ces critiques ignorent l’essentiel : l’opération vise à détruire les bastions militaires du Hamas, responsables du massacre du 7 octobre 2023 et de la détention de dizaines d’otages. Tsahal rappelle avoir multiplié les avertissements à la population civile pour qu’elle évacue les zones de combat, tout en accusant le Hamas de bloquer ces départs et de transformer Gaza City en champ de bataille urbain pour prolonger la guerre.

Cette fracture diplomatique illustre une fois de plus le décalage entre la perception européenne et la réalité sécuritaire israélienne. Alors que Londres, Berlin et La Haye plaident pour une désescalade, Jérusalem insiste : sans victoire totale contre le Hamas, aucune paix durable n’est envisageable.

 

L’Europe brandit l’arme économique : Israël sous la menace de sanctions commerciales

0

À Jérusalem, l’inquiétude monte. Après les propos de Benyamin Netanyahou sur un « isolement diplomatique » croissant, l’Union européenne s’apprête à examiner des mesures inédites contre Israël, avec au cœur du débat la suspension partielle des avantages commerciaux dont bénéficie l’État hébreu.

Une réunion cruciale à Bruxelles

Les commissaires européens doivent se réunir mercredi pour examiner une proposition inspirée par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. L’idée : geler certains volets des accords de libre-échange avec Israël, un mécanisme qui réduit taxes et droits de douane pour les produits israéliens exportés vers l’UE.
Mais la procédure est complexe : même si la Commission valide le texte, il faudra ensuite un vote à la majorité qualifiée du Conseil européen — soit 65 % de la population de l’UE représentée. Pour l’heure, Berlin et Rome s’opposent aux sanctions, bloquant toute majorité.

« Sur la voie de Sparte »

Un haut responsable israélien a confié à Ynet : « Si le commerce est touché, nous serons vraiment sur la voie de Sparte. » L’expression renvoie à la rhétorique employée ces derniers jours par Netanyahou, comparant Israël à une Sparte moderne, isolée mais résiliente et armée.
L’avertissement est lourd de sens : l’UE est le premier partenaire commercial d’Israël, avec un volume de 42,6 milliards d’euros en 2024, dont 37 % liés à des régimes de préférences tarifaires.

Sanctions ciblées et divisions internes

Outre le commerce, Bruxelles discute aussi de sanctions individuelles contre certains ministres israéliens. Les précédentes tentatives avaient échoué, mais les Pays-Bas ont déjà appliqué des mesures restrictives contre Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich en invoquant l’accord de Schengen.
Les diplomates européens jugent que plus Israël avancera dans son offensive à Gaza ou dans d’éventuelles mesures d’annexion en Judée-Samarie, plus la dynamique en faveur de sanctions gagnera du terrain.

Des gestes symboliques mais lourds de conséquences

Pour l’instant, les sanctions effectives décidées par Bruxelles restent limitées, touchant surtout des enveloppes d’aide extérieure considérées comme marginales. Certaines institutions, comme Yad Vashem, ont été explicitement exclues de toute mesure. Mais la perspective d’un coup de frein sur le commerce inquiète fortement les milieux économiques israéliens, qui craignent une perte de compétitivité immédiate face à des concurrents asiatiques ou américains.

Israël face au défi de la résilience

À Jérusalem, la ligne officielle reste de minimiser l’effet d’isolement et de rappeler les alliances stratégiques solides avec Washington, Londres, New Delhi ou encore Tokyo. Mais dans les faits, une réduction des échanges avec l’UE obligerait Israël à accélérer son virage vers l’Asie et à renforcer son autosuffisance économique — un scénario qui alimente les discours comparant l’État hébreu à une « super-Sparte », prête à affronter l’hostilité de son environnement.

 

Drame à Beer Yaakov : un homme de 89 ans retrouvé mort, coincé dans la fenêtre de son domicile

0

Un tragique accident s’est produit ce mardi à Beer Yaakov. Un homme âgé de 89 ans a été retrouvé sans vie, coincé dans une petite fenêtre de son domicile alors qu’il tentait d’y pénétrer. Selon ses voisins, la porte de la maison ne s’ouvrait pas et l’octogénaire aurait cherché à entrer par une ouverture latérale, dans laquelle il s’est retrouvé prisonnier.

Alertés rapidement, les services de secours et les volontaires de ZAKA se sont rendus sur place. Les pompiers ont procédé à l’extraction du corps, tandis que les équipes de ZAKA ont pris en charge la dépouille conformément aux rites juifs. « Il s’agit d’une scène extrêmement difficile », ont témoigné Moti Atia et Shmuel Levy, volontaires de l’organisation. « D’après les voisins, le défunt n’a pas réussi à ouvrir la porte et a tenté de passer par un petit châssis. Malheureusement, il s’est retrouvé coincé et a perdu la vie. »

Le corps de la victime a été libéré pour inhumation après les constatations. Cet accident dramatique rappelle la vulnérabilité des personnes âgées face à des situations banales du quotidien, qui peuvent parfois tourner au drame.

 

Eurovision 2026 : l’Espagne menace de boycotter si Israël reste en lice

0

La tempête politique qui entoure la participation d’Israël à l’Eurovision prend une nouvelle ampleur. Mardi, la radiotélévision publique espagnole RTVE a annoncé officiellement qu’elle se retirerait de la compétition de 2026 si Israël n’était pas exclu, rejoignant ainsi l’Irlande, les Pays-Bas et la Slovénie, déjà engagés sur la même ligne.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de boycott lancée sur fond de guerre à Gaza. En Islande et dans d’autres pays nordiques, des appels similaires se multiplient, mais la décision finale sera tranchée en décembre lors d’une assemblée générale de l’Union européenne de radiotélévision (UER) à Vienne, où la question de la participation israélienne sera à l’ordre du jour.

Le ministre espagnol de la Culture, Ernest Urtasun, avait préparé le terrain dès la semaine dernière. Dans un entretien à la presse, il affirmait : « Si nous ne parvenons pas à empêcher la participation d’Israël, nous devrons passer aux actes. Nous ne pouvons pas normaliser sa présence dans des forums internationaux comme si de rien n’était. » Une prise de position claire, qui traduit la volonté du gouvernement Sánchez de capitaliser sur la vague de manifestations pro-palestiniennes en Espagne.

À Jérusalem, cette menace est reçue comme un chantage politique qui dénature la vocation de l’Eurovision, un concours culturel censé rassembler au-delà des divisions géopolitiques. Golan Yochpaz, directeur de la radiotélévision israélienne Kan, a réagi avec fermeté : « Il n’y a aucune raison pour qu’Israël cesse d’être un acteur majeur de cet événement culturel. L’Eurovision ne doit pas devenir un terrain de lutte politique. Depuis sa création, Israël est l’un des pays les plus performants, avec des résultats remarquables ces dernières années. »

En Irlande, la justification du retrait met en avant « la perte de vies humaines à Gaza », et accuse Israël de « ciblage délibéré de journalistes ». Des accusations rejetées en bloc par Israël, qui rappelle que le Hamas instrumentalise les infrastructures civiles et médiatiques pour en faire des bases opérationnelles. « Ceux qui parlent de droits humains devraient commencer par dénoncer l’utilisation systématique des civils comme boucliers par le Hamas », rappellent les responsables israéliens.

Derrière ce bras de fer, c’est une bataille de perception qui se joue. Les boycotts européens entendent isoler Israël sur la scène culturelle internationale, dans la continuité des campagnes BDS qui, depuis des années, cherchent à délégitimer l’État hébreu. Mais la stratégie pourrait se retourner contre ses initiateurs : si l’Eurovision se transforme en arène politique, sa légitimité populaire risque de s’effriter.

Pour Israël, le message est clair : la musique n’est pas un champ de bataille. En brandissant la menace d’un boycott, l’Espagne et ses alliés envoient un signal qui dépasse l’Eurovision : une volonté de normaliser l’exclusion d’Israël des espaces internationaux. Mais l’histoire récente montre qu’Israël, malgré les campagnes hostiles, reste un acteur incontournable, tant sur le plan culturel que politique.

 

L’escroc de Tinder reste derrière les barreaux en Géorgie : son extradition vers l’Allemagne en préparation

0

Le feuilleton judiciaire autour de Shimon Yehuda Hayut, alias Simon Leviev, plus connu sous le surnom de « l’escroc de Tinder », connaît un nouveau rebondissement. Âgé de 35 ans, l’Israélien a vu son détention prolongée de trois mois par un tribunal géorgien, dans l’attente de son extradition vers l’Allemagne.

Arrêté en début de semaine à la demande d’Interpol, Hayut est soupçonné par la justice allemande d’avoir orchestré de nouvelles escroqueries en Europe, plusieurs années après la révélation de son mode opératoire par le documentaire à succès de Netflix, The Tinder Swindler.

Le procureur géorgien Gela Tezidze a officiellement demandé l’extension de la détention provisoire afin de permettre l’ouverture formelle des procédures d’extradition. Selon les autorités locales, l’Allemagne a transmis un dossier complet comprenant des éléments probants reliant Hayut à des fraudes commises sur le territoire allemand.

Déjà condamné en Israël pour diverses escroqueries, Hayut avait purgé une peine réduite avant de reprendre ses activités sous d’autres identités. Ses victimes, souvent des femmes séduites via l’application de rencontres Tinder, affirment avoir été manipulées pour lui transférer des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros, sous prétexte de menaces sécuritaires ou de besoins urgents liés à sa prétendue fortune.

Son arrestation en Géorgie marque une nouvelle étape dans une traque internationale qui s’annonce longue. Si l’extradition vers l’Allemagne aboutit, Hayut pourrait faire face à un procès retentissant, susceptible de raviver le débat sur les failles de la coopération judiciaire européenne et la vulnérabilité des utilisateurs des réseaux sociaux et applications de rencontre face aux escrocs numériques.

 

« Si le Hamas ne libère pas les otages et ne se démilitarise, Gaza sera détruite » — Katz durcit le ton alors que l’offensive s’intensifie

0

Face à l’échec des négociations sur les otages et à une offensive terrestre qui entre dans une phase décisive, le ministre de la Défense Israël Katz a lancé un ultimatum sans ambiguïté : si le Hamas ne restitue pas immédiatement les captifs et ne renonce pas à ses armes, Israël intensifiera ses opérations jusqu’à l’anéantissement des infrastructures terroristes dans la bande de Gaza. Sa mise en garde, formulée lors d’une visite aux unités engagées dans Gaza City, marque un tournant politique et militaire. (Reuters)

Les faits — Ce mardi, l’armée israélienne a lancé la phase majeure de sa manœuvre terrestre à Gaza City, mobilisant divisions et blindés pour neutraliser les dernières poches de résistance du Hamas. Les autorités militaires estiment qu’entre 2 000 et 3 000 combattants ennemis s’accrochent encore à la ville, et Tsahal affirme contrôler désormais une large portion du territoire de l’enclave après une série d’opérations combinées. L’offensive a provoqué un exode massif : des centaines de milliers d’habitants ont quitté la zone urbaine vers le sud. (Reuters)

La sortie de Katz — En visitant l’unité 162 engagée dans les manœuvres, Israël Katz n’a pas cherché la nuance. « Si le Hamas ne libère pas les otages et ne se démilitarise pas — Gaza sera détruite et deviendra l’état des meurtriers et des violeurs du Hamas », a-t-il déclaré, demandant de frapper « avec toute la puissance nécessaire » pour protéger les soldats et ramener les captifs. Cette rhétorique d’écrasement s’inscrit dans la logique désormais assumée par Jérusalem : la sécurité nationale prime sur toute considération qui laisserait intactes les capacités militaires de l’organisation terroriste. (Israel Hayom)

Pourquoi ce choix stratégique ? — Trois éléments structurent la décision israélienne. D’abord, l’impératif moral et politique de ramener les otages, revendiqué avec force par leurs familles et par l’opinion publique. Ensuite, l’accumulation de preuves — selon les autorités — de l’utilisation systématique par le Hamas des civils comme boucliers et du détournement d’infrastructures humanitaires à des fins militaires. Enfin, la volonté stratégique d’empêcher la reconstitution d’une capacité d’agression à Gaza, susceptible de menacer durablement le territoire israélien. Katz et ses proches estiment qu’une opération à mi-mesure ne ferait que reporter le problème et entraînerait de nouvelles victimes. (Reuters)

La dimension humanitaire et la guerre de l’information — Jérusalem reconnaît le coût humain des opérations, mais met en garde contre la manipulation des faits. L’armée accuse le Hamas de diffuser de la désinformation — tracts falsifiés et images instrumentalisées — pour gêner les évacuations et entretenir la pression internationale. Parallèlement, les organisations internationales dénoncent les frappes sur des bâtiments abritant des civils et des structures de l’ONU ; Israël réplique que plusieurs de ces sites ont été utilisés par des éléments du Hamas, ce qui impose une réponse ciblée. Le bras de fer s’étend donc au champ médiatique et diplomatique, où chaque incident alimente une campagne d’interprétation. (KCRA)

Risques et objectifs politiques — L’option choisie par Katz comporte des risques : prolongation du conflit, coûts militaires, pressions diplomatiques et tensions humanitaires. Mais elle répond à une logique proportionnée aux menaces : neutraliser une organisation qui, selon les services israéliens, détenait la capacité d’opérer attaques et enlèvements à grande échelle. Pour les décideurs israéliens, ne pas frapper aujourd’hui reviendrait à laisser intacte la menace de demain. Katz le dit crûment : l’alternative est soit la démilitarisation complète du Hamas et la libération des otages, soit une escalade destinée à rompre définitivement la machine terroriste. (makorrishon.co.il)

Conséquences régionales et diplomatiques — Sur la scène internationale, la manœuvre israélienne suscite défi et division. Washington réaffirme son soutien politique tout en appelant à limiter les pertes civiles ; plusieurs capitales européennes appellent à des enquêtes et à plus de retenue. Sur le terrain, la défaite annoncée du Hamas modifierait l’équilibre régional — affaiblissement du bras armé pro-iranien et repositionnement des acteurs locaux — mais ouvrira la question cruciale de l’administration post-conflit et de la reconstruction. Katz mise sur un retrait durable du pouvoir terroriste, condition d’une paix durable pour Israël. (Reuters)

Conclusion — La déclaration d’Israël Katz synthétise la ligne politique qui désormais guide Jérusalem : pas de compromis avec une entité qui tient des civils en otage et menace la sécurité nationale. Le prix est lourd — humain et diplomatique — mais l’objectif est clair : briser la capacité du Hamas à nuire et ramener les otages, même si cela exige des mesures d’une sévérité inédite. Pour Katz et pour une large partie de la société israélienne, il en va de la survie de l’État et de la sécurité de ses citoyens. (makorrishon.co.il)

Exode à Gaza : 370 000 habitants fuient face à l’avancée de Tsahal et à la désinformation du Hamas

0

L’avancée militaire israélienne dans la bande de Gaza provoque un bouleversement sans précédent. Selon les estimations de la défense israélienne, plus de 370 000 habitants de Gaza City ont quitté leurs foyers pour se diriger vers le sud de l’enclave. Pour Tsahal, ce déplacement massif n’est pas seulement le signe d’une tragédie humanitaire, mais surtout la preuve de l’effondrement du contrôle du Hamas, désormais incapable de protéger une population qu’il a instrumentalisée pendant des années comme bouclier humain.

Depuis plusieurs jours, l’armée israélienne a intensifié ses opérations dans les quartiers centraux de Gaza City : Sheikh Radwan au nord, Al-Karama à l’ouest, Rimal et Tel al-Hawa au sud. L’offensive combine frappes aériennes de précision, tirs d’artillerie massifs et infiltration de blindés et véhicules téléguidés. L’objectif déclaré est clair : détruire les infrastructures stratégiques du Hamas — tunnels, dépôts d’armes, postes de commandement — et neutraliser les milliers de terroristes encore retranchés au cœur de la ville.

Hamas en panique : la guerre de la désinformation

Face à cette avancée, le Hamas multiplie les manipulations. Tsahal a révélé que l’organisation diffuse des tracts et images falsifiées pour semer la panique et brouiller les consignes d’évacuation. L’armée a pourtant répété à de nombreuses reprises que les civils devaient se diriger vers la zone humanitaire de Muwassi, à l’ouest de Khan Younès, où ils pourraient trouver refuge.

« Le Hamas est en état d’hystérie, il utilise le mensonge comme une arme supplémentaire », a déclaré un porte-parole militaire. Les responsables israéliens insistent : chaque civil resté au nord le fait sous la pression du Hamas, qui les empêche de quitter les zones de combat afin de continuer à les exploiter comme boucliers humains.

Des témoignages sous contrôle du Hamas

Dans les médias locaux et sur les réseaux sociaux circulent des récits de familles décrivant leur fuite comme un « voyage de mort ». Mais ces témoignages, largement relayés par des canaux affiliés au Hamas, servent à nourrir une narration accusant Israël d’attaques indiscriminées. Tsahal, de son côté, rappelle que les frappes sont systématiquement ciblées sur des positions terroristes, et que les pertes civiles sont la conséquence directe de la présence volontaire du Hamas au cœur des zones habitées.

Cette stratégie cynique, qui consiste à cacher armes et combattants dans des immeubles résidentiels, des écoles ou des hôpitaux, est dénoncée depuis des années par Israël. Aujourd’hui, l’ampleur des destructions à Gaza City illustre à quel point le Hamas a transformé ses propres habitants en otages d’une guerre qu’il a déclenchée.

La controverse autour de l’UNRWA

Les Nations unies, par la voix de Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, ont dénoncé la frappe de plusieurs bâtiments utilisés comme abris, notamment des écoles et des cliniques. Mais Israël souligne que nombre de ces installations ont été détournées par le Hamas à des fins militaires, servant à lancer des roquettes ou à stocker des armes. L’accusation n’est pas nouvelle : de nombreux rapports, y compris européens, ont déjà montré que l’UNRWA a perdu tout contrôle sur ses infrastructures, devenues des bases arrière du terrorisme islamiste.

Israël rejette donc les appels à une « enquête internationale », estimant que la véritable enquête devrait se concentrer sur l’infiltration systématique du Hamas dans les structures civiles et humanitaires.

Une avancée militaire majeure

Au-delà de la bataille de communication, la réalité militaire est sans appel : Tsahal contrôle désormais environ 75 % du territoire de la bande de Gaza. L’exode massif en est une preuve supplémentaire : des centaines de milliers de civils quittent les zones que le Hamas disait « invincibles », confirmant la perte de légitimité et de pouvoir de l’organisation terroriste.

Cette avancée est le fruit d’une stratégie méthodique : après l’échec des négociations pour une nouvelle libération d’otages, Israël a décidé de porter l’effort principal sur Gaza City. Les opérations « Oz VeHerev » puis « Merkavot Gidéon B » ont permis de briser les lignes ennemies et de pénétrer dans les quartiers centraux. Pour les familles d’otages, regroupées dans le Forum Tikva, l’exigence est claire : cette fois, l’opération doit se solder par l’écrasement total du Hamas et non par une demi-victoire.

Une bataille aux répercussions régionales

Sur le plan diplomatique, la pression s’accroît. Les ONG et l’ONU parlent de « catastrophe humanitaire », tandis que Washington réaffirme son soutien à Israël tout en demandant de limiter les pertes civiles. L’Europe, de son côté, reste divisée : certaines capitales, comme Paris ou Madrid, appellent à reconnaître un État palestinien, tandis que d’autres, comme Budapest ou Prague, refusent toute sanction contre Israël.

Mais pour Jérusalem, l’enjeu dépasse les critiques internationales : il s’agit de garantir la sécurité des citoyens israéliens, de libérer les otages encore aux mains du Hamas et d’envoyer un message de souveraineté : Israël ne reculera pas face à une organisation terroriste.

Conclusion

L’exode de 370 000 Gazaouis ne traduit pas seulement la détresse d’une population prise en otage : il révèle l’effondrement progressif du Hamas et la réussite stratégique de Tsahal. À mesure que l’armée avance vers le cœur de Gaza City, l’organisation islamiste se trouve acculée, décrédibilisée et isolée.

Israël sait que le prix de cette guerre est lourd, mais la leçon est claire : il n’y aura pas de retour en arrière. Ni pour les otages, ni pour la sécurité des villes israéliennes bombardées, ni pour l’avenir du Proche-Orient. La bataille de Gaza est plus qu’un combat militaire : c’est un acte de survie nationale et une démonstration que, face au terrorisme, l’État d’Israël ne pliera jamais.

 

Les familles d’otages exigent une rencontre urgente avec le chef d’état-major : “Nos proches sont devenus des boucliers humains”

0

À l’approche de l’opération terrestre « Merkavot Guidon B’ » dans la ville de Gaza, la tension monte à un niveau insupportable pour les familles des otages israéliens encore détenus dans l’enclave. Ce lundi matin, le quartier général des familles a adressé une lettre directe au chef d’état-major, le général Eyal Zamir, lui demandant une rencontre immédiate. Selon Ynet, cette requête intervient alors que Zamir lui-même a récemment reconnu devant une commission parlementaire que l’opération exposait à de graves risques non seulement les soldats de Tsahal, mais aussi les captifs israéliens utilisés par le Hamas comme boucliers humains.

Le message transmis est glaçant : « Nous exigeons que le sort de nos proches ne soit pas abandonné. Plus jamais d’otages assassinés en captivité sous la pression militaire, plus jamais de dépouilles disparues sous les ruines », écrivent les familles. Elles redoutent que l’assaut terrestre sur Gaza ne conduise à une issue tragique : otages vivants tués par le Hamas dans ses souterrains, ou corps des victimes effacés à jamais par les bombardements. D’après leurs informations, certains prisonniers israéliens auraient été déplacés dans la ville de Gaza pour servir de protection humaine contre l’entrée de Tsahal.

Les témoignages individuels renforcent ce cri d’alarme. Merav, mère de Guy Gilboa-Dalal, a raconté que son fils était maintenu au-dessus du sol, exposé comme rempart, souffrant de faim et de déshydratation. « C’est le fond du gouffre. Nous ne respirons plus », a-t-elle confié, décrivant un amaigrissement extrême masqué par une chemise longue pour dissimuler sa condition. D’autres familles ont dénoncé une « politique d’abandon » et ont supplié l’armée comme le gouvernement de ne pas sacrifier leurs enfants pour des objectifs militaires jugés incertains.

La lettre des familles intervient dans un climat politique électrique. Lors d’une réunion confidentielle à la Knesset, Zamir a mis en garde le gouvernement contre les limites d’une conquête totale de Gaza : selon lui, « le Hamas ne sera pas vaincu militairement ni politiquement même après l’opération ». Il a aussi souligné l’absence de plan clair pour « l’après », un aveu qui a choqué jusque dans les cercles militaires. Cette franchise a renforcé les inquiétudes des familles, qui craignent que le coût de l’offensive soit disproportionné par rapport à ses résultats réels. « Ce plan ne conduira pas à la défaite du Hamas, mais à une guerre sans fin », écrivent-elles.

La colère s’exprime aussi dans l’opposition. Yair Golan, chef des Démocrates, a dénoncé sur le réseau X la fuite en avant du Premier ministre Netanyahou : « Il se précipite vers une occupation militaire de Gaza qui apportera un désastre à Israël : les otages seront exécutés, des soldats mourront et les coûts économiques seront colossaux ». Pour Golan, comme pour une partie de l’establishment sécuritaire, le chef d’état-major a un devoir de résistance morale face à un pouvoir civil accusé d’ignorer les mises en garde. Ces critiques révèlent une fracture grandissante entre les impératifs politiques et la réalité militaire.

Au-delà des luttes internes, le dilemme reste tragique : Israël veut affaiblir durablement le Hamas par une opération terrestre de grande ampleur, mais chaque pas vers Gaza met en danger ses propres citoyens retenus en captivité. Entre impératif sécuritaire et obligation morale, le pays se trouve face à une équation insoluble. Pour les familles, il ne s’agit pas seulement d’un drame personnel : « Protéger les otages n’est pas seulement un devoir moral, c’est un intérêt national », rappellent-elles dans leur lettre. Alors que l’opération se profile, la question demeure : Israël pourra-t-il concilier sa guerre contre le Hamas et la survie de ses captifs ?