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Iris Bernstein : « À Gaza, il n’y a pas d’innocents – il faut vaincre l’ennemi »

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À la Knesset, les mots d’Iris Bernstein ont résonné comme une gifle contre l’establishment militaire et judiciaire. Belle-mère du lieutenant-colonel Yonatan (Bernash) Tzur, ancien commandant de l’unité d’élite Nahal tombé lors des combats du 7 octobre, elle a dénoncé avec virulence la conduite de la guerre à Gaza. Pour elle, la retenue israélienne est une erreur mortelle : « Les habitants de Gaza qui refusent de se déplacer vers le sud sont des condamnés. À Gaza, il n’y a pas d’innocents. Cette population qui s’entête à rester dans ses maisons fait partie de la résistance, elle constitue la réserve de combat du Hamas. » En quelques phrases, Bernstein a balayé le discours humanitaire dominant, transformant la question civile en enjeu militaire.

Sa colère s’est tournée aussi contre le système judiciaire israélien, accusé de freiner l’action de Tsahal : « Nous menons une guerre à hauteur de gazon et à hauteur de la Cour suprême. La procureure militaire générale se préoccupe de la vie de l’ennemi au lieu de la vie de nos soldats et leur lie les mains. » Dans ses propos, relayés par Arutz Sheva et Israel Hayom, elle appelle à rompre avec une guerre d’usure où Israël « hésite à faire mal à l’ennemi ». Au contraire, elle exige une stratégie claire : pas de manœuvre terrestre qui enverrait des jeunes combattants « dans les pièges de mort de Gaza », mais un blocus total, l’arrêt des approvisionnements en eau, nourriture et carburant, et des frappes aériennes massives jusqu’à destruction des infrastructures ennemies. Dans une société israélienne où la douleur des familles endeuillées se mêle à la colère, son discours exprime une frustration partagée : celle de voir l’armée engagée dans un conflit long, sans horizon décisif.

Son message va plus loin qu’une critique militaire : il s’agit d’un appel politique à « vaincre l’ennemi sans détour ». Elle réclame une guerre de siège, une pression maximale, et surtout la fin des demi-mesures. Dans son intervention, Bernstein souligne qu’il ne s’agit pas d’une revanche personnelle, mais d’une exigence nationale pour honorer la mémoire des soldats tombés. Sa voix rejoint celles d’un courant de plus en plus audible dans l’opinion israélienne, pour qui la protection des soldats prime sur les considérations internationales. Mais ses propos divisent : pour les uns, elle exprime une vérité nécessaire, pour d’autres, cités par Haaretz, ils risquent d’enraciner encore davantage le cycle de violence et d’aliéner Israël sur la scène diplomatique. Quoi qu’il en soit, son intervention démontre que la société israélienne est travaillée par une tension fondamentale : comment mener une guerre existentielle contre le Hamas, tout en restant fidèle aux principes moraux qu’elle s’est elle-même fixés. Bernstein, en affirmant que « Gaza doit être écrasée depuis les airs », met en lumière ce dilemme brûlant, et place le débat au cœur même de la Knesset.

Sources : Arutz Sheva (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Haaretz (14.09.2025), Infos-Israel.News

 

Gaza : un habitant désespéré demande à Netanyahou « de nous bombarder avec le nucléaire »

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Une vidéo circulant ces derniers jours sur les réseaux sociaux de Gaza a frappé par son ton glaçant. On y entend un habitant local, épuisé par près de deux ans de guerre et de privations, lancer un appel désespéré au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou : « Au lieu de détruire lentement, frappez-nous avec l’arme nucléaire et terminez-en. » Selon Srugim News et Maariv, ses propos mêlent cynisme et désespoir profond, exprimant la lassitude d’une population piégée entre le Hamas et les bombardements israéliens. L’homme raconte qu’il n’a pas les moyens financiers de quitter son quartier pour rejoindre le sud de la bande de Gaza, comme l’exigeaient les consignes israéliennes. « Nous resterons ici à Gaza, nous ne partirons jamais », ajoute-t-il, dans une forme de défi mêlée à un aveu d’impuissance.

Dans son intervention, l’habitant ne se contente pas d’exprimer son désespoir : il déverse également sa colère contre Tsahal, qualifié de « lâche » pour mener des frappes aériennes sans engager davantage de troupes au sol. Selon lui, les réservistes israéliens « refusent d’entrer » dans la bande de Gaza, ce qui empêcherait une véritable conquête. Il tourne également en dérision l’ancien président américain Donald Trump, accusé de trahison à l’égard des Palestiniens. À travers cette diatribe, c’est une double frustration qui s’exprime : la douleur de vivre sous bombardements incessants et le ressentiment envers une direction palestinienne incapable d’offrir une issue. « Mieux vaut une mort rapide par une bombe nucléaire qu’une lente agonie », conclut-il, dans un cri qui reflète une détresse absolue.

Si la vidéo a fait réagir par son extrême brutalité, elle éclaire surtout l’état psychologique d’une partie des civils de Gaza : partagés entre colère, désespoir et obstination à rester malgré tout. Comme le souligne Israel Hayom, ce type de message « traduit moins une adhésion à une quelconque solution qu’un sentiment d’étouffement total ». Pour Israël, ces images peuvent être perçues comme un signe de l’érosion de la résilience gazaouie, mais aussi comme un avertissement : une population acculée reste imprévisible, et ses cris de désespoir peuvent être instrumentalisés par le Hamas à des fins de propagande. Au-delà du choc des mots, cette séquence illustre la réalité tragique d’une guerre qui, des deux côtés, a brisé les repères et brouillé la frontière entre la résistance et l’autodestruction.

Sources : Srigim News (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Alyaexpress-News

 

Reconnu coupable de contact avec un agent étranger : un jeune haredi a travaillé pour l’Iran contre paiement en cryptomonnaie

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Le tribunal de district de Jérusalem a condamné dimanche un jeune haredi de 21 ans, Elimelekh Stern, originaire de Beit Shemesh, pour avoir collaboré avec une agente étrangère liée à l’Iran, connue sous le pseudonyme « Anna ». Selon N12 et Israel Hayom, Stern a été reconnu coupable de contact avec un agent ennemi et de complot en vue de menacer l’ordre public, après avoir mené plusieurs missions financées en cryptomonnaie. Parmi ses actions : l’affichage de posters anti-israéliens dans l’espace public, l’un montrant une main ensanglantée accompagnée du slogan en anglais « It will be written in history that children were killed, let’s stand on the right side of history ». Il a même recruté d’autres Israéliens pour exécuter ces tâches et documenter leurs actions. En contrepartie, des paiements en devises numériques lui étaient transférés, ce qui compliquait la traçabilité des flux.

L’enquête a révélé un mode opératoire inquiétant. Suivant les instructions d’« Anna », un complice a récupéré un téléphone portable dans la région d’Atlit, tandis que Stern activait des circuits financiers à Jérusalem et Tel-Aviv avec l’aide d’un second intermédiaire. L’agente iranienne a tenté d’aller plus loin, demandant notamment l’envoi d’un colis contenant un couteau et un bouquet de fleurs à la résidence de l’ambassadeur israélien auprès de l’AIEA. Cette fois, Stern a refusé, craignant des conséquences judiciaires directes. Lors du procès, il a tenté de minimiser sa responsabilité, affirmant ne pas avoir soupçonné « Anna » d’être liée à une puissance hostile et contestant la validité de ses aveux. Mais pour les juges, les preuves étaient sans équivoque : dès le début, Stern nourrissait des doutes sur la véritable identité de son contact, des doutes qui se sont renforcés à mesure que les missions prenaient une tournure plus ouvertement politique et sécuritaire.

Le jugement insiste sur l’aspect dissuasif de l’affaire. « Le message du tribunal est clair : quiconque coopère avec un agent étranger devra en répondre sévèrement », a déclaré l’avocat de la procureure, Yishai Zigman, cité par Maariv. La justice a relevé que « la participation consciente à un projet piloté par une puissance ennemie constitue une menace directe contre la sécurité de l’État d’Israël », même lorsqu’il s’agit d’actions apparemment symboliques comme l’affichage ou la diffusion de propagande. Ce dossier illustre la capacité de l’Iran à exploiter des failles internes, y compris via des jeunes marginalisés séduits par l’argent facile des cryptomonnaies. Pour les services de renseignement, il s’agit d’une alerte supplémentaire : la guerre de l’ombre ne se joue pas uniquement avec des missiles ou des drones, mais aussi dans l’espace numérique et au cœur même de la société israélienne.

Sources : N12 (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), RakBeIsrael.buzz

 

Tsahal sur la frappe de la tour à Gaza : le Hamas y avait installé des postes d’observation pour préparer des embuscades

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L’armée israélienne a annoncé avoir frappé avec précision un immeuble de grande hauteur dans la ville de Gaza, utilisé, selon ses renseignements, par des terroristes du Hamas pour des activités militaires. Le porte-parole de Tsahal a précisé que le bâtiment servait de centre d’observation pour suivre les mouvements des troupes israéliennes, préparer des embuscades et planifier des actions terroristes contre Israël. Cette frappe s’inscrit dans la continuité des opérations de l’armée depuis le début de la guerre d’octobre 2023, lorsque le Hamas a déclenché les massacres les plus sanglants de l’histoire d’Israël moderne.

Avant d’attaquer, Tsahal affirme avoir pris des mesures pour limiter les victimes civiles : avertissements à la population, surveillance aérienne et emploi de munitions de précision. Comme le rapporte Haaretz, ces précautions s’inscrivent dans une politique israélienne visant à réduire les accusations internationales de « frappes indiscriminées », bien que l’organisation terroriste place volontairement ses infrastructures au cœur des zones habitées.

Le Hamas, pour sa part, dénonce une attaque « criminelle » et accuse Israël de viser délibérément des civils. Pourtant, les preuves recueillies par l’armée et relayées par Israel Hayom montrent que le bâtiment servait bel et bien de tour de commandement militaire et de plateforme de surveillance. Des vidéos publiées par des sources proches de Tsahal montrent des terroristes utilisant les étages supérieurs pour repérer les blindés israéliens et coordonner des attaques à la roquette.

Le porte-parole militaire Daniel Hagari a insisté : « Chaque frappe est fondée sur des renseignements précis, l’objectif étant de protéger la vie des citoyens israéliens et de neutraliser les menaces immédiates. » Le gouvernement israélien souligne que ces opérations sont vitales, alors que plus de 120 000 habitants du sud du pays vivent sous la menace constante des tirs. Des diplomates occidentaux, interrogés par Reuters, admettent en privé que le Hamas fait un usage systématique des civils comme boucliers humains, une pratique qui rend tout combat en milieu urbain extrêmement complexe.

Au-delà du terrain, cette frappe illustre la lutte acharnée entre Israël et le Hamas pour le contrôle du récit international. Tandis que les chancelleries européennes appellent à la « retenue », les responsables israéliens rappellent que le droit international autorise la destruction d’objectifs militaires, même situés dans des zones civiles, dès lors que des mesures préventives sont mises en œuvre. Le Conseil de sécurité nationale israélien estime que « la neutralisation des infrastructures du Hamas à Gaza est une condition préalable à toute avancée vers un accord de cessez-le-feu durable ».

Sur le plan régional, la frappe s’inscrit dans un contexte de pressions croisées : le Qatar continue de soutenir financièrement la branche politique du Hamas, tandis que l’Iran alimente sa branche militaire en armes et en fonds. Comme le note Maariv, cette guerre est autant une bataille militaire qu’une guerre psychologique et médiatique, où Israël doit démontrer qu’il combat un ennemi terroriste et non une population civile. La frappe de la tour à Gaza est donc plus qu’un épisode tactique : elle symbolise la détermination israélienne à priver le Hamas de ses yeux et de ses nerfs, malgré les risques d’escalade internationale.

Sources : Haaretz (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Reuters (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Infos-Israel.News, Alyaexpress-News

 

La Tunisie estime que l’attaque contre la flottille pour Gaza était une « agression préméditée »

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Publié le 11 septembre 2025 – France 24, avec AFP

La Tunisie a annoncé l’ouverture d’une enquête après une attaque présumée de drones contre un bateau de la « Global Sumud Flotilla », dans la nuit de mardi à mercredi, au large de Sidi Bou Saïd, près de Tunis. Selon le ministère tunisien de l’Intérieur, il s’agit d’« une agression préméditée », qui aurait visé à empêcher le départ de cette flottille pro-palestinienne en direction de la bande de Gaza.

Dans un communiqué officiel, Tunis a affirmé vouloir « faire toute la lumière » sur cette affaire, en identifiant « ceux qui ont planifié, les complices et les exécutants » de l’attaque. Le ministère insiste sur le fait que l’opinion publique, « en Tunisie comme dans le monde », doit connaître les résultats de cette enquête.

Des accusations dirigées contre Israël

La flottille, composée de plusieurs navires transportant de l’aide humanitaire et de militants venus de dizaines de pays, affirme avoir été visée à deux reprises : une première fois lundi soir, puis à nouveau mardi soir. Si la Garde nationale tunisienne avait d’abord démenti toute attaque, évoquant même la possibilité d’un incendie accidentel dû à un mégot de cigarette, les organisateurs maintiennent la thèse d’un sabotage.

Ghassen Henchiri, l’un des responsables tunisiens de l’initiative, a déclaré à l’AFP :
« Dès le premier jour, nous avons affirmé qu’il s’agissait d’une attaque préméditée. Personne, à part Israël, n’a intérêt à nuire à la flottille. »

L’armée israélienne, sollicitée par l’AFP après la première annonce, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. Pour les militants pro-palestiniens, l’absence de réponse nourrit la conviction que l’État hébreu chercherait à empêcher symboliquement et matériellement le départ de cette flottille, dont l’objectif affiché est de briser le blocus maritime imposé à Gaza.

Départs reportés et climat d’incertitude

Initialement prévu mercredi, le départ des bateaux vers Gaza a une nouvelle fois été repoussé. Le Brésilien Thiago Avila, l’un des organisateurs, a expliqué au mégaphone devant une foule de sympathisants à Sidi Bou Saïd :
« Nous vous dirons quel est le meilleur moment pour prendre la mer en fonction de la météo. Nous espérons partir demain matin. »

Mais même en cas de départ, la destination immédiate serait le port tunisien de Bizerte, dans le nord du pays, afin de permettre aux navires retardataires de se préparer avant de se diriger collectivement vers Gaza.

Plusieurs bateaux transportant de l’aide humanitaire sont arrivés ces derniers jours de Barcelone. Les organisateurs affirment que des militants venus de dizaines de pays rejoindront la flottille, parmi lesquels figurent des personnalités internationales comme l’activiste écologiste suédoise Greta Thunberg et l’actrice française Adèle Haenel.

Un enjeu politique et symbolique

Cette affaire place la Tunisie dans une position délicate. D’un côté, le pays se présente comme défenseur de la cause palestinienne et protecteur de la liberté d’action de la flottille. De l’autre, les autorités redoutent que leur territoire maritime serve de théâtre à des opérations de déstabilisation impliquant des acteurs extérieurs, au risque de compromettre leur sécurité nationale.

Pour Israël, cette flottille n’est qu’une initiative propagandiste visant à délégitimer son blocus sur Gaza, un blocus qu’il justifie par la nécessité d’empêcher le Hamas et les autres groupes armés d’y introduire des armes. Pour les organisateurs, il s’agit au contraire d’un acte de résistance civile et humanitaire destiné à attirer l’attention du monde sur la situation des habitants de Gaza.

Dans ce climat tendu, la question demeure : cette « agression préméditée » dénoncée par Tunis restera-t-elle une simple affaire diplomatique, ou bien marquera-t-elle une nouvelle étape dans la confrontation symbolique et politique autour du blocus de Gaza ?


Rédaction francophone – Sabrina Hania pour l’actualité israélienne
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Projet d’attentats : deux autres mineurs en garde à vue après l’arrestation d’un adolescent au Mans

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 Ouest-France | 10 septembre 2025

Dix jours après l’interpellation d’un adolescent de 17 ans au Mans, soupçonné de préparer une série d’attentats en France, deux autres mineurs ont été placés en garde à vue. L’information a été confirmée par le Parquet national antiterroriste (Pnat), qui dirige l’enquête confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Ces arrestations, survenues lundi 8 septembre, s’inscrivent dans le prolongement de l’information judiciaire ouverte le 5 septembre pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes ».

Les investigations élargies

Selon le Pnat, les deux nouveaux suspects auraient émergé des éléments saisis lors des perquisitions menées au domicile du premier adolescent interpellé le 1er septembre. L’exploitation de ses supports numériques aurait révélé l’existence de contacts et de projets partagés.

Ces deux mineurs, dont l’âge et le lieu de résidence n’ont pas été précisés, ont vu leur garde à vue prolongée à deux reprises. Ils devraient être présentés à un juge d’instruction à l’issue de la procédure, qui décidera des suites judiciaires, possiblement une mise en examen et un placement en détention provisoire.

Le premier adolescent, déjà mis en examen

Le premier suspect, un lycéen sarthois de 17 ans, avait été arrêté par la DGSI et le Raid, lundi 1er septembre, directement au domicile familial. Décrit comme « acquis aux thèses de l’État islamique », il est soupçonné d’avoir planifié une attaque violente sur le sol français, au nom de l’organisation terroriste.

Les enquêteurs ont mis en évidence des recherches précises sur plusieurs cibles potentielles : ambassades à Paris, Parlement européen, commissariats de police, boîtes de nuit et établissements scolaires. En parallèle, l’adolescent aurait cherché à se procurer des armes et à recruter des complices pour mettre ses projets à exécution.

Sa mise en examen a conduit à son placement en détention provisoire, dans l’attente de son procès.

Un rappel de la menace persistante

Cette affaire rappelle que la menace terroriste islamiste reste bien réelle en France, malgré l’affaiblissement militaire de l’État islamique au Moyen-Orient. Les services de renseignement constatent une persistance du phénomène de radicalisation, notamment auprès de jeunes mineurs vulnérables, souvent séduits par la propagande en ligne et attirés par des discours de violence idéologique.

Les enquêtes en cours visent à déterminer jusqu’où ces adolescents avaient avancé dans la préparation de leurs actions, et si un réseau plus large pourrait être impliqué.

Israël en première ligne contre le terrorisme

Ce dossier s’inscrit dans un contexte international où la lutte contre le terrorisme reste un enjeu majeur. Pour Israël, confronté depuis des décennies à la menace du Hamas, du Hezbollah et d’organisations djihadistes inspirées par Daech, la situation française illustre une réalité déjà bien connue : la radicalisation n’a pas de frontières.

L’expérience israélienne, faite d’anticipation et de prévention, rappelle l’importance de la vigilance permanente, du renseignement et du démantèlement en amont des cellules radicales, avant qu’elles ne passent à l’acte.

Face à une menace qui touche aussi bien Paris que Jérusalem, Le Mans que Tel-Aviv, l’enjeu est partagé : protéger les populations civiles, garantir la sécurité intérieure, et maintenir la fermeté face à des idéologies qui cherchent à semer la terreur.


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Paris : des chercheurs boycottent un colloque sur l’histoire des Juifs de France, déplore le musée organisateur

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Par Le Figaro avec AFP – 11 septembre 2025

Le Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Mahj) à Paris a dénoncé ce jeudi un « boycott sans précédent » : plusieurs universitaires français ont annulé leur participation à un colloque consacré à l’histoire des Juifs de Paris, prévu les 15 et 16 septembre, en raison de la guerre à Gaza et du financement d’une doctorante israélienne par l’Université hébraïque de Jérusalem.

Selon le communiqué du musée, cinq chercheurs français se sont retirés de l’événement, intitulé « Les histoires juives de Paris (Moyen Âge et Époque moderne) ». Le Mahj précise qu’il s’agit de la première fois, depuis sa création en 1998, qu’une telle situation survient.


Des justifications liées à Israël et Gaza

Les universitaires démissionnaires ont invoqué deux raisons principales :

  • certains estiment que leur participation équivaudrait à un soutien implicite au gouvernement israélien, du fait du financement d’une doctorante par une institution israélienne ;
  • d’autres ont directement fait référence à la guerre en cours à Gaza pour remettre en cause les modalités d’organisation du colloque.

Le musée a tenu à maintenir la rencontre scientifique, mais en réaménageant sa programmation.


« Une confusion entre chercheurs et responsables politiques »

Dans son communiqué, le Mahj regrette que ces annulations créent une confusion dangereuse entre travail académique et décisions politiques :
« Ce boycott dessert absurdement le monde universitaire israélien, dont certains représentants figurent parmi les plus opposés à la poursuite de la guerre à Gaza », souligne l’institution.

Le musée insiste sur le fait que conditionner la participation à un événement scientifique à l’actualité politique constitue une remise en cause de la liberté académique.


Réactions indignées

Cette affaire a suscité de vives réactions.
Le président du Crif, Yonathan Arfi, a dénoncé auprès de l’AFP une situation « malheureusement pas surprenante », estimant que l’on assiste en France à une « hégémonie culturelle de la détestation d’Israël ». Pour lui, ce type de boycott devrait « appeler des sanctions ».

La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) a également condamné sur X ce qu’elle qualifie de « crachat idéologique », en accusant les boycotteurs de fragiliser le principe même de la recherche scientifique.
De son côté, Ariel Goldmann, président de la Fondation du judaïsme français, a rappelé que « conditionner la participation à un événement académique au conflit de Gaza constitue un amalgame dangereux » qui menace directement l’autonomie et la liberté de la recherche.


Un climat de boycott croissant

Cet épisode s’inscrit dans un climat plus large de pressions académiques et culturelles contre Israël. Récemment, plus de 1 800 acteurs et réalisateurs ont appelé au boycott du cinéma israélien, et certains responsables politiques français ont demandé l’exclusion de l’équipe cycliste Israël-Premier Tech du Tour de France.

Pour le Mahj, ces pratiques ne font que nuire au dialogue intellectuel et à la recherche historique. L’institution a réaffirmé sa détermination à poursuivre le colloque, malgré les absences, afin d’« honorer la mémoire et l’histoire des Juifs de France » sans céder aux pressions politiques extérieures.


Rédaction francophone – Sabrina Hania pour l’actualité israélienne
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Tel-Aviv : un Palestinien se faisant passer pour un Juif arrêté par la police

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10 septembre 2025

Un Palestinien originaire de Judée-Samarie a été arrêté mardi à la gare routière centrale Savidor de Tel-Aviv alors qu’il portait une kippa et prétendait être un habitant juif de Jaffa.

Selon la police israélienne, l’incident a débuté dans la matinée lorsqu’un appel a signalé la présence d’individus suspects près du terminal. Une patrouille motocycliste de la station Lev Tel-Aviv a été rapidement dépêchée sur place et a repéré un jeune homme au comportement inhabituel.

Un faux profil rapidement découvert

Lors du contrôle d’identité, le suspect, âgé de 24 ans et originaire du village de Beit Awa en Judée-Samarie, a affirmé être juif et résider dans le quartier de Jaffa. Mais les vérifications ont immédiatement révélé qu’il s’agissait d’un Palestinien en séjour illégal sur le territoire israélien.

Le port d’une kippa et sa tentative de se faire passer pour un résident juif visaient, selon la police, à masquer son statut et à circuler librement en territoire israélien.

Une procédure judiciaire accélérée

Le suspect a été interpellé sur place et placé en garde à vue. Dès le lendemain, dans le cadre d’une procédure accélérée, le parquet du district de Tel-Aviv a déposé un acte d’accusation pour séjour illégal et obstruction à agent de police. Une demande de détention jusqu’à la fin de la procédure a également été formulée.

Cette affaire souligne la vigilance permanente de la police israélienne dans les grandes villes, notamment à Tel-Aviv, face aux tentatives d’infiltration de personnes non autorisées en provenance de Judée-Samarie.

Contexte sécuritaire

Ce type d’incident n’est pas anodin. Depuis plusieurs années, les forces de sécurité israéliennes signalent régulièrement des cas de Palestiniens entrant illégalement en Israël, parfois pour chercher du travail, mais aussi pour préparer des actes hostiles. Le port de symboles religieux ou vestimentaires, comme la kippa, peut être utilisé comme un moyen de dissimulation afin d’échapper aux contrôles.

Les services de police rappellent que ces tentatives constituent une menace potentielle pour la sécurité publique et justifient le renforcement des patrouilles, en particulier dans les gares, terminaux et lieux très fréquentés.


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Des synagogues et une école juive cibles d’attaques « révoltantes » – police londonienne

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Par Zev Stub – 9 septembre 2025, 16h08

La police métropolitaine de Londres a ouvert une enquête après une série d’attaques antisémites ciblant plusieurs institutions juives dans le quartier de Golders Green, haut lieu de la vie communautaire juive de la capitale britannique. En moins de deux semaines, quatre incidents distincts ont été recensés, impliquant la même personne selon les organisations communautaires.

Des attaques sordides

Lundi matin, un seau d’urine a été jeté contre une école juive de Golders Green. La veille, les caméras de surveillance avaient filmé un homme barbu, vêtu d’un sweat à capuche et d’un bermuda, en train d’étaler des matières fécales à l’entrée d’une synagogue.

Deux autres profanations similaires avaient déjà eu lieu quelques jours auparavant : le 3 septembre, une synagogue avait été vandalisée, et le 31 août, une maison du quartier avait été souillée d’excréments.

L’organisation de sécurité communautaire Shomrim North West London a confirmé que ces quatre attaques étaient l’œuvre d’un seul et même individu.

Réactions indignées

« Il est révoltant que des synagogues, des maisons et maintenant une école juive soient profanées de la sorte », a dénoncé Shomrim dans un communiqué. L’organisation affirme travailler main dans la main avec la police et apporter un soutien psychologique et matériel aux victimes.

Le commissaire de police Tony Bellis a qualifié ces incidents d’« actes révoltants et épouvantables », appelant les habitants à fournir toute information utile pour identifier et arrêter le suspect. La police traite l’affaire comme un crime motivé par la haine religieuse.

Vague de haine en Europe

Ces attaques à Londres ne sont pas isolées. À Prague, un magasin de judaïca a été vandalisé pour la troisième fois en un mois.

Le dernier incident a eu lieu la semaine dernière : des inscriptions comme « Shoah 2025 » et « Fascistes » ont été taguées sur la vitrine et la porte du magasin, situé rue Belgická, dans le quartier de Vinohrady.

Les caméras de surveillance montrent un homme coiffé d’un sombrero saccageant la devanture. Les autorités tchèques n’ont pas encore identifié le suspect.

Une escalade inquiétante

Les attaques à Prague remontent au 31 juillet, lorsque des graffitis haineux avaient déjà été inscrits, dont les slogans « Free Palestine » et « Benjamin Hitler », une assimilation odieuse entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et Adolf Hitler.

Le 10 août, la même boutique avait été souillée par un homme filmé en train d’uriner sur la vitrine avant de la recouvrir de tags.

Le président de la communauté juive de Prague, Pavel Král, a dénoncé des actes « totalement inacceptables qui dépassent toutes les limites » et rappelé que les auteurs encourent jusqu’à trois ans de prison.

Un climat de haine qui persiste

Ces incidents révèlent une montée préoccupante de l’antisémitisme en Europe, où les institutions juives restent des cibles privilégiées. Qu’il s’agisse de Londres ou de Prague, les attaques ne causent pas seulement des dégâts matériels mais cherchent à intimider et à humilier des communautés entières.

Pour Israël et la diaspora juive, ces événements soulignent l’urgence d’une vigilance accrue et d’une coopération renforcée entre forces de l’ordre et organisations communautaires. Car chaque acte de haine impuni alimente un climat dangereux qui met en péril la sécurité et la liberté de culte des Juifs d’Europe.


Rédaction francophone – Sabrina Hania pour l’actualité israélienne
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En embuscade ? Peut-être qu’une ancienne femme de gauche a révélé Macron

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Par Amnon Lord – Israël Hayom, 11 septembre 2025

L’ancienne ministre et juge à la Cour constitutionnelle française Noëlle Lenoir, venue récemment à Jérusalem, a jeté une lumière crue sur les intentions possibles du président français Emmanuel Macron. Issue autrefois de la gauche socialiste, elle s’inquiète désormais de ce qu’elle appelle une « alliance dangereuse entre l’islamisme et la gauche radicale » en France et en Europe.

Dans une conversation accordée à Israël Hayom, Lenoir avertit : « L’antisémitisme contemporain est utilisé comme un outil de mobilisation de la jeunesse. Antisionisme et antisémitisme sont la même chose. Les jeunes ne le comprennent pas, mais ils agissent en réalité contre eux-mêmes. »

Une critique de Macron et de la gauche française

Aux yeux de Lenoir, Emmanuel Macron traverse une crise de légitimité : sa popularité est tombée à 15 % en France. Sa décision de reconnaître un État palestinien pourrait être liée, selon elle, à deux facteurs :

  • une stratégie électorale, destinée à séduire l’électorat musulman en vue d’un éventuel retour politique après sa présidence ;
  • une démarche inscrite dans la tradition gaulliste de confrontation avec les États-Unis, où la France cherche à « piquer l’Amérique » sur la scène internationale, souvent aux dépens d’Israël.

Elle rappelle que le général de Gaulle avait imposé un embargo sur les armes destinées à Israël avant même la guerre des Six Jours, forçant l’État hébreu à frapper le premier. Selon elle, Macron suit une logique similaire en s’opposant à la politique américaine au Moyen-Orient, quitte à affaiblir Israël.

« L’alliance rouge-verte » : un danger pour l’Europe

Lenoir, catholique de naissance mais surtout militante politique, se dit alarmée par ce qu’elle appelle « le mariage entre la gauche radicale et l’islamisme ». Dans ses mots :
« En France, environ 26 % de la communauté musulmane est considérée comme radicalisée. Ces jeunes sont instrumentalisés pour miner la démocratie de l’intérieur, tout en séduisant les courants de gauche par un discours victimaire. »

Elle dénonce notamment les élites intellectuelles et universitaires françaises, héritières des thèses de Michel Foucault, qui ont remplacé le prolétariat comme moteur de la révolution par l’immigration musulmane. Ainsi, dans les sièges de la gauche française, on trouve des drapeaux palestiniens plutôt que des références à l’héritage républicain.

Le spectre d’un antisémitisme réinventé

Lenoir cite le philosophe Vladimir Jankélévitch, qui dès les années 1950 avait prédit qu’on accuserait un jour les Juifs de génocide. Elle observe : « Aujourd’hui, ouvrir un journal suffit pour lire une nouvelle version des Protocoles des Sages de Sion. »

Cette inversion morale – où les Juifs deviennent accusés des crimes dont ils ont été victimes – nourrit selon elle une montée d’antisémitisme en Europe, attisée par certains médias et ONG.

Les institutions internationales « détournées »

Spécialiste du droit international, Lenoir critique la dérive des institutions onusiennes et judiciaires, en particulier la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui considère déjà la « Palestine » comme un État. Pour elle, il s’agit d’une violation flagrante des compétences de ces tribunaux, désormais instrumentalisés par une majorité de pays du Sud global hostiles à Israël et à l’Occident.

« Si même les juges trahissent leur rôle, alors tout est permis », déplore-t-elle, tout en notant que l’Occident a longtemps laissé faire sans réagir.

Une mise en garde pour l’avenir

Noëlle Lenoir estime qu’une guerre culturelle souterraine est en cours entre les valeurs de l’Occident et des forces islamistes déterminées à transformer l’Europe de l’intérieur. Elle regrette de ne pas avoir identifié plus tôt ce danger :
« Les jeunes issus de l’immigration musulmane, loin de chercher à s’intégrer, rejettent les valeurs du pays d’accueil et veulent imposer un modèle proche de celui qu’ils ont fui. C’est une menace existentielle pour la démocratie. »

Face à cette situation, elle appelle à la lucidité et à la fermeté : défendre Israël, affirme-t-elle, c’est aussi défendre l’Europe et ses valeurs.


Rédaction francophone – Sabrina Hania pour l’actualité israélienne
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