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Eurovision 2026 : l’Espagne menace de boycotter si Israël reste en lice

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La tempête politique qui entoure la participation d’Israël à l’Eurovision prend une nouvelle ampleur. Mardi, la radiotélévision publique espagnole RTVE a annoncé officiellement qu’elle se retirerait de la compétition de 2026 si Israël n’était pas exclu, rejoignant ainsi l’Irlande, les Pays-Bas et la Slovénie, déjà engagés sur la même ligne.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de boycott lancée sur fond de guerre à Gaza. En Islande et dans d’autres pays nordiques, des appels similaires se multiplient, mais la décision finale sera tranchée en décembre lors d’une assemblée générale de l’Union européenne de radiotélévision (UER) à Vienne, où la question de la participation israélienne sera à l’ordre du jour.

Le ministre espagnol de la Culture, Ernest Urtasun, avait préparé le terrain dès la semaine dernière. Dans un entretien à la presse, il affirmait : « Si nous ne parvenons pas à empêcher la participation d’Israël, nous devrons passer aux actes. Nous ne pouvons pas normaliser sa présence dans des forums internationaux comme si de rien n’était. » Une prise de position claire, qui traduit la volonté du gouvernement Sánchez de capitaliser sur la vague de manifestations pro-palestiniennes en Espagne.

À Jérusalem, cette menace est reçue comme un chantage politique qui dénature la vocation de l’Eurovision, un concours culturel censé rassembler au-delà des divisions géopolitiques. Golan Yochpaz, directeur de la radiotélévision israélienne Kan, a réagi avec fermeté : « Il n’y a aucune raison pour qu’Israël cesse d’être un acteur majeur de cet événement culturel. L’Eurovision ne doit pas devenir un terrain de lutte politique. Depuis sa création, Israël est l’un des pays les plus performants, avec des résultats remarquables ces dernières années. »

En Irlande, la justification du retrait met en avant « la perte de vies humaines à Gaza », et accuse Israël de « ciblage délibéré de journalistes ». Des accusations rejetées en bloc par Israël, qui rappelle que le Hamas instrumentalise les infrastructures civiles et médiatiques pour en faire des bases opérationnelles. « Ceux qui parlent de droits humains devraient commencer par dénoncer l’utilisation systématique des civils comme boucliers par le Hamas », rappellent les responsables israéliens.

Derrière ce bras de fer, c’est une bataille de perception qui se joue. Les boycotts européens entendent isoler Israël sur la scène culturelle internationale, dans la continuité des campagnes BDS qui, depuis des années, cherchent à délégitimer l’État hébreu. Mais la stratégie pourrait se retourner contre ses initiateurs : si l’Eurovision se transforme en arène politique, sa légitimité populaire risque de s’effriter.

Pour Israël, le message est clair : la musique n’est pas un champ de bataille. En brandissant la menace d’un boycott, l’Espagne et ses alliés envoient un signal qui dépasse l’Eurovision : une volonté de normaliser l’exclusion d’Israël des espaces internationaux. Mais l’histoire récente montre qu’Israël, malgré les campagnes hostiles, reste un acteur incontournable, tant sur le plan culturel que politique.

 

L’escroc de Tinder reste derrière les barreaux en Géorgie : son extradition vers l’Allemagne en préparation

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Le feuilleton judiciaire autour de Shimon Yehuda Hayut, alias Simon Leviev, plus connu sous le surnom de « l’escroc de Tinder », connaît un nouveau rebondissement. Âgé de 35 ans, l’Israélien a vu son détention prolongée de trois mois par un tribunal géorgien, dans l’attente de son extradition vers l’Allemagne.

Arrêté en début de semaine à la demande d’Interpol, Hayut est soupçonné par la justice allemande d’avoir orchestré de nouvelles escroqueries en Europe, plusieurs années après la révélation de son mode opératoire par le documentaire à succès de Netflix, The Tinder Swindler.

Le procureur géorgien Gela Tezidze a officiellement demandé l’extension de la détention provisoire afin de permettre l’ouverture formelle des procédures d’extradition. Selon les autorités locales, l’Allemagne a transmis un dossier complet comprenant des éléments probants reliant Hayut à des fraudes commises sur le territoire allemand.

Déjà condamné en Israël pour diverses escroqueries, Hayut avait purgé une peine réduite avant de reprendre ses activités sous d’autres identités. Ses victimes, souvent des femmes séduites via l’application de rencontres Tinder, affirment avoir été manipulées pour lui transférer des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros, sous prétexte de menaces sécuritaires ou de besoins urgents liés à sa prétendue fortune.

Son arrestation en Géorgie marque une nouvelle étape dans une traque internationale qui s’annonce longue. Si l’extradition vers l’Allemagne aboutit, Hayut pourrait faire face à un procès retentissant, susceptible de raviver le débat sur les failles de la coopération judiciaire européenne et la vulnérabilité des utilisateurs des réseaux sociaux et applications de rencontre face aux escrocs numériques.

 

« Si le Hamas ne libère pas les otages et ne se démilitarise, Gaza sera détruite » — Katz durcit le ton alors que l’offensive s’intensifie

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Face à l’échec des négociations sur les otages et à une offensive terrestre qui entre dans une phase décisive, le ministre de la Défense Israël Katz a lancé un ultimatum sans ambiguïté : si le Hamas ne restitue pas immédiatement les captifs et ne renonce pas à ses armes, Israël intensifiera ses opérations jusqu’à l’anéantissement des infrastructures terroristes dans la bande de Gaza. Sa mise en garde, formulée lors d’une visite aux unités engagées dans Gaza City, marque un tournant politique et militaire. (Reuters)

Les faits — Ce mardi, l’armée israélienne a lancé la phase majeure de sa manœuvre terrestre à Gaza City, mobilisant divisions et blindés pour neutraliser les dernières poches de résistance du Hamas. Les autorités militaires estiment qu’entre 2 000 et 3 000 combattants ennemis s’accrochent encore à la ville, et Tsahal affirme contrôler désormais une large portion du territoire de l’enclave après une série d’opérations combinées. L’offensive a provoqué un exode massif : des centaines de milliers d’habitants ont quitté la zone urbaine vers le sud. (Reuters)

La sortie de Katz — En visitant l’unité 162 engagée dans les manœuvres, Israël Katz n’a pas cherché la nuance. « Si le Hamas ne libère pas les otages et ne se démilitarise pas — Gaza sera détruite et deviendra l’état des meurtriers et des violeurs du Hamas », a-t-il déclaré, demandant de frapper « avec toute la puissance nécessaire » pour protéger les soldats et ramener les captifs. Cette rhétorique d’écrasement s’inscrit dans la logique désormais assumée par Jérusalem : la sécurité nationale prime sur toute considération qui laisserait intactes les capacités militaires de l’organisation terroriste. (Israel Hayom)

Pourquoi ce choix stratégique ? — Trois éléments structurent la décision israélienne. D’abord, l’impératif moral et politique de ramener les otages, revendiqué avec force par leurs familles et par l’opinion publique. Ensuite, l’accumulation de preuves — selon les autorités — de l’utilisation systématique par le Hamas des civils comme boucliers et du détournement d’infrastructures humanitaires à des fins militaires. Enfin, la volonté stratégique d’empêcher la reconstitution d’une capacité d’agression à Gaza, susceptible de menacer durablement le territoire israélien. Katz et ses proches estiment qu’une opération à mi-mesure ne ferait que reporter le problème et entraînerait de nouvelles victimes. (Reuters)

La dimension humanitaire et la guerre de l’information — Jérusalem reconnaît le coût humain des opérations, mais met en garde contre la manipulation des faits. L’armée accuse le Hamas de diffuser de la désinformation — tracts falsifiés et images instrumentalisées — pour gêner les évacuations et entretenir la pression internationale. Parallèlement, les organisations internationales dénoncent les frappes sur des bâtiments abritant des civils et des structures de l’ONU ; Israël réplique que plusieurs de ces sites ont été utilisés par des éléments du Hamas, ce qui impose une réponse ciblée. Le bras de fer s’étend donc au champ médiatique et diplomatique, où chaque incident alimente une campagne d’interprétation. (KCRA)

Risques et objectifs politiques — L’option choisie par Katz comporte des risques : prolongation du conflit, coûts militaires, pressions diplomatiques et tensions humanitaires. Mais elle répond à une logique proportionnée aux menaces : neutraliser une organisation qui, selon les services israéliens, détenait la capacité d’opérer attaques et enlèvements à grande échelle. Pour les décideurs israéliens, ne pas frapper aujourd’hui reviendrait à laisser intacte la menace de demain. Katz le dit crûment : l’alternative est soit la démilitarisation complète du Hamas et la libération des otages, soit une escalade destinée à rompre définitivement la machine terroriste. (makorrishon.co.il)

Conséquences régionales et diplomatiques — Sur la scène internationale, la manœuvre israélienne suscite défi et division. Washington réaffirme son soutien politique tout en appelant à limiter les pertes civiles ; plusieurs capitales européennes appellent à des enquêtes et à plus de retenue. Sur le terrain, la défaite annoncée du Hamas modifierait l’équilibre régional — affaiblissement du bras armé pro-iranien et repositionnement des acteurs locaux — mais ouvrira la question cruciale de l’administration post-conflit et de la reconstruction. Katz mise sur un retrait durable du pouvoir terroriste, condition d’une paix durable pour Israël. (Reuters)

Conclusion — La déclaration d’Israël Katz synthétise la ligne politique qui désormais guide Jérusalem : pas de compromis avec une entité qui tient des civils en otage et menace la sécurité nationale. Le prix est lourd — humain et diplomatique — mais l’objectif est clair : briser la capacité du Hamas à nuire et ramener les otages, même si cela exige des mesures d’une sévérité inédite. Pour Katz et pour une large partie de la société israélienne, il en va de la survie de l’État et de la sécurité de ses citoyens. (makorrishon.co.il)

Exode à Gaza : 370 000 habitants fuient face à l’avancée de Tsahal et à la désinformation du Hamas

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L’avancée militaire israélienne dans la bande de Gaza provoque un bouleversement sans précédent. Selon les estimations de la défense israélienne, plus de 370 000 habitants de Gaza City ont quitté leurs foyers pour se diriger vers le sud de l’enclave. Pour Tsahal, ce déplacement massif n’est pas seulement le signe d’une tragédie humanitaire, mais surtout la preuve de l’effondrement du contrôle du Hamas, désormais incapable de protéger une population qu’il a instrumentalisée pendant des années comme bouclier humain.

Depuis plusieurs jours, l’armée israélienne a intensifié ses opérations dans les quartiers centraux de Gaza City : Sheikh Radwan au nord, Al-Karama à l’ouest, Rimal et Tel al-Hawa au sud. L’offensive combine frappes aériennes de précision, tirs d’artillerie massifs et infiltration de blindés et véhicules téléguidés. L’objectif déclaré est clair : détruire les infrastructures stratégiques du Hamas — tunnels, dépôts d’armes, postes de commandement — et neutraliser les milliers de terroristes encore retranchés au cœur de la ville.

Hamas en panique : la guerre de la désinformation

Face à cette avancée, le Hamas multiplie les manipulations. Tsahal a révélé que l’organisation diffuse des tracts et images falsifiées pour semer la panique et brouiller les consignes d’évacuation. L’armée a pourtant répété à de nombreuses reprises que les civils devaient se diriger vers la zone humanitaire de Muwassi, à l’ouest de Khan Younès, où ils pourraient trouver refuge.

« Le Hamas est en état d’hystérie, il utilise le mensonge comme une arme supplémentaire », a déclaré un porte-parole militaire. Les responsables israéliens insistent : chaque civil resté au nord le fait sous la pression du Hamas, qui les empêche de quitter les zones de combat afin de continuer à les exploiter comme boucliers humains.

Des témoignages sous contrôle du Hamas

Dans les médias locaux et sur les réseaux sociaux circulent des récits de familles décrivant leur fuite comme un « voyage de mort ». Mais ces témoignages, largement relayés par des canaux affiliés au Hamas, servent à nourrir une narration accusant Israël d’attaques indiscriminées. Tsahal, de son côté, rappelle que les frappes sont systématiquement ciblées sur des positions terroristes, et que les pertes civiles sont la conséquence directe de la présence volontaire du Hamas au cœur des zones habitées.

Cette stratégie cynique, qui consiste à cacher armes et combattants dans des immeubles résidentiels, des écoles ou des hôpitaux, est dénoncée depuis des années par Israël. Aujourd’hui, l’ampleur des destructions à Gaza City illustre à quel point le Hamas a transformé ses propres habitants en otages d’une guerre qu’il a déclenchée.

La controverse autour de l’UNRWA

Les Nations unies, par la voix de Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, ont dénoncé la frappe de plusieurs bâtiments utilisés comme abris, notamment des écoles et des cliniques. Mais Israël souligne que nombre de ces installations ont été détournées par le Hamas à des fins militaires, servant à lancer des roquettes ou à stocker des armes. L’accusation n’est pas nouvelle : de nombreux rapports, y compris européens, ont déjà montré que l’UNRWA a perdu tout contrôle sur ses infrastructures, devenues des bases arrière du terrorisme islamiste.

Israël rejette donc les appels à une « enquête internationale », estimant que la véritable enquête devrait se concentrer sur l’infiltration systématique du Hamas dans les structures civiles et humanitaires.

Une avancée militaire majeure

Au-delà de la bataille de communication, la réalité militaire est sans appel : Tsahal contrôle désormais environ 75 % du territoire de la bande de Gaza. L’exode massif en est une preuve supplémentaire : des centaines de milliers de civils quittent les zones que le Hamas disait « invincibles », confirmant la perte de légitimité et de pouvoir de l’organisation terroriste.

Cette avancée est le fruit d’une stratégie méthodique : après l’échec des négociations pour une nouvelle libération d’otages, Israël a décidé de porter l’effort principal sur Gaza City. Les opérations « Oz VeHerev » puis « Merkavot Gidéon B » ont permis de briser les lignes ennemies et de pénétrer dans les quartiers centraux. Pour les familles d’otages, regroupées dans le Forum Tikva, l’exigence est claire : cette fois, l’opération doit se solder par l’écrasement total du Hamas et non par une demi-victoire.

Une bataille aux répercussions régionales

Sur le plan diplomatique, la pression s’accroît. Les ONG et l’ONU parlent de « catastrophe humanitaire », tandis que Washington réaffirme son soutien à Israël tout en demandant de limiter les pertes civiles. L’Europe, de son côté, reste divisée : certaines capitales, comme Paris ou Madrid, appellent à reconnaître un État palestinien, tandis que d’autres, comme Budapest ou Prague, refusent toute sanction contre Israël.

Mais pour Jérusalem, l’enjeu dépasse les critiques internationales : il s’agit de garantir la sécurité des citoyens israéliens, de libérer les otages encore aux mains du Hamas et d’envoyer un message de souveraineté : Israël ne reculera pas face à une organisation terroriste.

Conclusion

L’exode de 370 000 Gazaouis ne traduit pas seulement la détresse d’une population prise en otage : il révèle l’effondrement progressif du Hamas et la réussite stratégique de Tsahal. À mesure que l’armée avance vers le cœur de Gaza City, l’organisation islamiste se trouve acculée, décrédibilisée et isolée.

Israël sait que le prix de cette guerre est lourd, mais la leçon est claire : il n’y aura pas de retour en arrière. Ni pour les otages, ni pour la sécurité des villes israéliennes bombardées, ni pour l’avenir du Proche-Orient. La bataille de Gaza est plus qu’un combat militaire : c’est un acte de survie nationale et une démonstration que, face au terrorisme, l’État d’Israël ne pliera jamais.

 

Les familles d’otages exigent une rencontre urgente avec le chef d’état-major : “Nos proches sont devenus des boucliers humains”

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À l’approche de l’opération terrestre « Merkavot Guidon B’ » dans la ville de Gaza, la tension monte à un niveau insupportable pour les familles des otages israéliens encore détenus dans l’enclave. Ce lundi matin, le quartier général des familles a adressé une lettre directe au chef d’état-major, le général Eyal Zamir, lui demandant une rencontre immédiate. Selon Ynet, cette requête intervient alors que Zamir lui-même a récemment reconnu devant une commission parlementaire que l’opération exposait à de graves risques non seulement les soldats de Tsahal, mais aussi les captifs israéliens utilisés par le Hamas comme boucliers humains.

Le message transmis est glaçant : « Nous exigeons que le sort de nos proches ne soit pas abandonné. Plus jamais d’otages assassinés en captivité sous la pression militaire, plus jamais de dépouilles disparues sous les ruines », écrivent les familles. Elles redoutent que l’assaut terrestre sur Gaza ne conduise à une issue tragique : otages vivants tués par le Hamas dans ses souterrains, ou corps des victimes effacés à jamais par les bombardements. D’après leurs informations, certains prisonniers israéliens auraient été déplacés dans la ville de Gaza pour servir de protection humaine contre l’entrée de Tsahal.

Les témoignages individuels renforcent ce cri d’alarme. Merav, mère de Guy Gilboa-Dalal, a raconté que son fils était maintenu au-dessus du sol, exposé comme rempart, souffrant de faim et de déshydratation. « C’est le fond du gouffre. Nous ne respirons plus », a-t-elle confié, décrivant un amaigrissement extrême masqué par une chemise longue pour dissimuler sa condition. D’autres familles ont dénoncé une « politique d’abandon » et ont supplié l’armée comme le gouvernement de ne pas sacrifier leurs enfants pour des objectifs militaires jugés incertains.

La lettre des familles intervient dans un climat politique électrique. Lors d’une réunion confidentielle à la Knesset, Zamir a mis en garde le gouvernement contre les limites d’une conquête totale de Gaza : selon lui, « le Hamas ne sera pas vaincu militairement ni politiquement même après l’opération ». Il a aussi souligné l’absence de plan clair pour « l’après », un aveu qui a choqué jusque dans les cercles militaires. Cette franchise a renforcé les inquiétudes des familles, qui craignent que le coût de l’offensive soit disproportionné par rapport à ses résultats réels. « Ce plan ne conduira pas à la défaite du Hamas, mais à une guerre sans fin », écrivent-elles.

La colère s’exprime aussi dans l’opposition. Yair Golan, chef des Démocrates, a dénoncé sur le réseau X la fuite en avant du Premier ministre Netanyahou : « Il se précipite vers une occupation militaire de Gaza qui apportera un désastre à Israël : les otages seront exécutés, des soldats mourront et les coûts économiques seront colossaux ». Pour Golan, comme pour une partie de l’establishment sécuritaire, le chef d’état-major a un devoir de résistance morale face à un pouvoir civil accusé d’ignorer les mises en garde. Ces critiques révèlent une fracture grandissante entre les impératifs politiques et la réalité militaire.

Au-delà des luttes internes, le dilemme reste tragique : Israël veut affaiblir durablement le Hamas par une opération terrestre de grande ampleur, mais chaque pas vers Gaza met en danger ses propres citoyens retenus en captivité. Entre impératif sécuritaire et obligation morale, le pays se trouve face à une équation insoluble. Pour les familles, il ne s’agit pas seulement d’un drame personnel : « Protéger les otages n’est pas seulement un devoir moral, c’est un intérêt national », rappellent-elles dans leur lettre. Alors que l’opération se profile, la question demeure : Israël pourra-t-il concilier sa guerre contre le Hamas et la survie de ses captifs ?

 

Mai Golan défie la justice : “Je n’ai pas peur des menaces, je n’ai jamais pris de pot-de-vin”

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La tension est montée d’un cran entre la ministre israélienne de l’Égalité sociale, Mai Golan, et la justice. Lundi, après une série de perquisitions menées dans ses bureaux de Jérusalem et l’arrestation de plusieurs de ses collaborateurs, la ministre a violemment attaqué la procureure générale Gali Baharav-Miara et menacé de ne pas se présenter à sa convocation. « Je suis une ministre qui a grandi dans le sud de Tel-Aviv parmi les toxicomanes et les prostituées. Je n’ai pas peur des intimidations », a-t-elle lancé, accusant la magistrate de nourrir un conflit d’intérêts et de chercher à la faire taire.

Selon les enquêteurs de l’unité nationale anti-fraude Lahav 433, l’affaire vise des soupçons de corruption, de fraude et d’utilisation abusive de fonds publics au sein du ministère de l’Égalité sociale. Des documents révèlent notamment des soupçons d’emplois fictifs, de détournements par le biais d’associations et de paiements injustifiés. Lors des perquisitions, la police a également découvert chez une employée de la ministre une petite plantation de cannabis, ce qui a conduit à l’arrestation de son mari. Golan dénonce, elle, une opération “politique” orchestrée par ses adversaires et amplifiée par les médias.

Dans une déclaration enflammée publiée sur ses réseaux sociaux, la ministre a affirmé : « Pendant des mois, on m’a accusée d’avoir reçu des pots-de-vin. Aujourd’hui, la police reconnaît qu’il n’y a aucune preuve. Tout est faux, il n’y a jamais eu de corruption. » Elle a conditionné sa venue à l’interrogatoire à la libération immédiate de ses collaborateurs arrêtés : « J’envisagerai de me présenter uniquement lorsque mes gens seront libérés. Ils n’ont commis aucun crime, leur seul tort est d’avoir travaillé avec moi. »

Le parquet rappelle toutefois que ce n’est pas la première fois que Golan se retrouve sous le feu de la justice. En janvier déjà, elle avait dû comparaître après avoir longtemps refusé de coopérer à une enquête sur un accident de la route survenu en 2020, dans lequel elle était soupçonnée d’avoir brûlé un feu rouge et percuté un motard. À l’époque, le dossier avait été classé en raison de son immunité parlementaire, avant d’être rouvert sous la pression du plaignant. Cet épisode avait renforcé l’image d’une élue rétive à toute mise en cause judiciaire.

L’affaire actuelle, baptisée dans la presse israélienne “la fête de l’argent”, constitue toutefois un test bien plus sérieux. Si les soupçons venaient à être confirmés, il s’agirait d’un cas majeur de corruption au sein d’un ministère clé de la coalition Netanyahou. Le Premier ministre, fragilisé par la guerre et les tensions diplomatiques, n’a pas encore réagi officiellement, mais la pression monte sur le gouvernement. L’opposition, de son côté, accuse Netanyahou de protéger des ministres contestés pour préserver sa majorité, au détriment de l’intégrité de l’État.

Au-delà de la bataille judiciaire, l’affaire Golan illustre la polarisation extrême de la vie politique israélienne. Pour ses soutiens, la ministre est une cible d’un système judiciaire hostile à la droite nationaliste, une “bibiste” victime de persécutions. Pour ses détracteurs, elle incarne l’arrogance d’une classe politique persuadée de pouvoir échapper à la loi. Une chose est sûre : en menaçant de boycotter sa convocation, Mai Golan a ouvert un bras de fer inédit avec la justice israélienne. Et ce duel, au cœur d’un gouvernement déjà miné par les scandales, pourrait bien avoir des conséquences explosives pour l’équilibre fragile de la coalition.

 

Jérusalem : l’inauguration de la voie des pèlerins vers le Temple, une découverte majeure célébrée à la Cité de David

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Après treize années de fouilles, Israël s’apprête à inaugurer l’un des chantiers archéologiques les plus emblématiques de Jérusalem : la voie monumentale qui, il y a deux millénaires, reliait la piscine de Siloé, au sud de la Cité de David, au Mont du Temple. Cette rue pavée, artère principale de la Jérusalem du Second Temple, a vu passer, selon l’historien Flavius Josèphe, des millions de pèlerins juifs et étrangers venus se recueillir dans le sanctuaire. L’événement, organisé ce lundi, réunit des personnalités israéliennes de premier plan, mais aussi des invités américains prestigieux : le secrétaire d’État Marco Rubio et l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee. Leur présence souligne la portée diplomatique de cette inauguration, qui dépasse le cadre archéologique pour devenir un symbole de l’alliance judéo-américaine.

Les fouilles menées par l’Autorité israélienne des Antiquités et la fondation de la Cité de David ont permis de dégager près de 600 mètres de cette voie antique. Les archéologues rappellent que cette rue n’était pas seulement un chemin de pèlerinage : elle constituait également le centre de la vie urbaine, avec ses commerces, ses marchés et ses lieux d’échange. La richesse des trouvailles confirme cette vitalité : poids de commerce, objets usuels et surtout une collection exceptionnelle de monnaies. Parmi elles, une pièce rare découverte par une fillette de onze ans, Liel Karotokop, lors d’un atelier de tamisage de terre archéologique. Sur cette monnaie d’argent figurent les mots « Jérusalem la Sainte », attestant de son usage pour le paiement de la demi-sicle destiné aux offrandes du Temple.

Cette dimension humaine des fouilles fascine autant que l’ampleur des infrastructures mises au jour. Sous la rue, les archéologues ont découvert une canalisation antique ayant servi d’égout, mais aussi de refuge dramatique : à la veille de la destruction de Jérusalem par les Romains en l’an 70, des habitants s’y étaient cachés pour tenter d’échapper au massacre. L’archéologie raconte ainsi une double histoire, faite à la fois de gloire et de tragédie, où l’éclat de la ville sainte se mêle à son effondrement. Chaque fragment retrouvé ouvre une fenêtre sur le quotidien des pèlerins et sur la mémoire des assiégés.

L’inauguration d’aujourd’hui s’inscrit aussi dans une continuité politique. Déjà en 2019, l’ambassadeur américain de l’époque, David Friedman, avait qualifié la Cité de David de “site du patrimoine américain”, affirmant que “les valeurs qui fondent l’Amérique et inspirent l’Occident trouvent leur source ici, à Jérusalem”. La participation de Marco Rubio et de Mike Huckabee prolonge cette reconnaissance symbolique, rappelant que le lien entre Israël et les États-Unis s’ancre autant dans l’histoire biblique que dans les enjeux contemporains. Le message est limpide : Jérusalem n’est pas seulement une capitale politique, c’est aussi un héritage spirituel universel.

Pour Israël, ce projet est un double triomphe. Sur le plan scientifique, il consacre une décennie d’efforts acharnés pour révéler une artère emblématique de son histoire nationale. Sur le plan diplomatique, il confère à la Cité de David un statut de vitrine internationale, où archéologie et politique s’entremêlent. Le choix de l’inauguration à la veille des fêtes de Tichri n’est pas anodin : alors que le peuple juif célèbre la mémoire et la renaissance, cette rue antique témoigne de la permanence de son lien avec Jérusalem et le Temple.

Cette inauguration, enfin, résonne comme un avertissement à ceux qui contestent la légitimité d’Israël sur sa capitale. Les pierres de la voie des pèlerins, gravées d’histoire et mises au jour par la science moderne, parlent d’elles-mêmes. Elles rappellent qu’avant la conquête romaine, avant l’exil, Jérusalem était déjà le cœur battant du peuple juif. En invitant la communauté internationale à marcher sur ces pavés, Israël affirme que ce patrimoine n’appartient pas seulement au passé, mais qu’il éclaire l’avenir.

 

États-Unis : le suspect du meurtre de Charlie Kirk se moque des enquêteurs et plaisante en ligne après son crime

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Cinq jours après l’assassinat de Charlie Kirk, figure de la droite conservatrice américaine et fondateur de Turning Point USA, l’Amérique reste sous le choc. Le principal suspect, Tyler Robinson, 22 ans, originaire de l’Utah, a été arrêté mais refuse de coopérer avec les enquêteurs. Selon les révélations du New York Times, il aurait même plaisanté sur Discord quelques heures après avoir tiré sur Kirk, se décrivant comme la “victime d’un sosie” et allant jusqu’à ironiser : “En fait, je suis Charlie Kirk, j’ai simulé ma mort pour vivre le rêve au Kansas”. Ces échanges, désormais confirmés par les autorités locales, illustrent la désinvolture inquiétante du jeune homme face à un acte qui bouleverse la scène politique américaine.

Robinson a été identifié grâce à son propre entourage. Son père, conservateur convaincu, a reconnu son fils sur les images de l’enquête fédérale, l’a confronté puis, avec l’aide d’un pasteur, l’a convaincu de se livrer. Mais jusqu’ici, le suspect n’a fourni aucune explication cohérente. Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox, a affirmé à NBC que “toute sa famille coopère pleinement, mais lui refuse de parler”. Les enquêteurs n’ont retrouvé aucun manifeste idéologique, malgré des spéculations initiales sur un éventuel mobile lié aux positions anti-LGBT de Kirk.

Les conversations interceptées sur Discord dressent un portrait troublant. Alors que ses amis diffusaient les photos du FBI, certains notaient sa ressemblance avec le suspect. Robinson répondait en plaisantant : “Mon doppelgänger essaie de m’attirer des ennuis”. Lorsque l’un d’eux a évoqué la prime de 100 000 dollars promise pour des informations, il a rétorqué : “Seulement si je touche ma part”. Plus tard, il ironisait encore sur la nécessité de se débarrasser de son “manifeste” et d’une copie de son arme. Ces légèretés, tenues quelques heures après le crime, renforcent l’idée d’un passage à l’acte prémédité, accompagné d’une volonté de provocation.

États-Unis : Lance Twigs, transgenre, est complice de Tyler Robinson, l'assassin de Charlie Kirk
Le partenaire transgenre Lance Twigs, avec qui Robinson aurait eu une relation amoureuse

Le profil du suspect intrigue. Ancien étudiant de l’université de l’Utah Valley, Robinson aurait rompu avec l’univers familial conservateur pour s’orienter vers des idées radicalement opposées. Le Wall Street Journal cite le gouverneur Cox, selon lequel le jeune homme “a subi une profonde indoctrination idéologique de gauche”. Mais aucune preuve concrète ne permet de relier ce basculement à son geste meurtrier. Le Daily Mail révèle qu’il partageait un logement avec une femme transgenre, Lance Twigg, en transition, avec laquelle il entretenait une relation. Celle-ci coopère désormais avec les enquêteurs et a remis des messages où Robinson évoquait l’arme utilisée, retrouvée plus tard dans une forêt.

L’assassinat de Charlie Kirk a provoqué une onde de choc à droite. Ses partisans dénoncent une campagne de haine contre les conservateurs. Dans certains cercles progressistes, des réactions de joie ou de cynisme ont circulé sur les réseaux, suscitant une indignation nationale. Les funérailles de Kirk doivent avoir lieu dans un stade de NFL sous haute sécurité, signe de la polarisation extrême du pays. Pour les Républicains, ce meurtre s’inscrit dans un climat d’hostilité politique alimenté par la radicalisation idéologique. Pour les Démocrates, il soulève surtout la question de la prolifération des armes et de la dérive des jeunes Américains en rupture sociale.

Robinson doit comparaître devant un juge cette semaine. Il est détenu sous surveillance renforcée, les autorités craignant un risque suicidaire après qu’il a confié préférer “se donner la mort plutôt que se rendre”. Son silence, ses provocations en ligne et les zones d’ombre autour de son mobile entretiennent le mystère d’un crime aux répercussions nationales. Plus qu’un simple fait divers, l’affaire Robinson–Kirk cristallise les fractures d’une Amérique où le débat politique vire de plus en plus souvent à la violence.

 

En raison de l’expulsion de l’UNRWA : le gouvernement alloue 60 millions de shekels pour remplacer ses services à Jérusalem

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La décision de couper les liens avec l’UNRWA, adoptée par la Knesset en octobre 2024 et appliquée au début de l’année 2025, entre désormais dans une phase concrète. Le gouvernement israélien doit voter un budget de 57 à 60 millions de shekels pour financer des services de santé, d’éducation et de propreté dans les quartiers de Jérusalem-Est, des missions jusque-là assurées par l’agence onusienne. Selon N12 et Maariv, les fonds proviendront du programme quinquennal visant à réduire les inégalités à Jérusalem-Est et seront gérés par le ministère de Jérusalem et du Patrimoine d’Israël. La mesure fait suite à une série de révélations explosives : depuis la guerre d’octobre 2023, Tsahal et le Shin Bet ont découvert que des infrastructures civiles de l’UNRWA étaient utilisées par le Hamas pour des activités militaires, et que plusieurs employés figuraient dans ses rangs. Un épisode particulièrement choquant fut la découverte qu’un travailleur social affilié à l’agence avait enlevé vers Gaza le corps de Yonatan Samrano, assassiné lors du massacre du festival de Re’im. Pour le gouvernement, ces éléments démontrent l’imbrication dangereuse entre l’organisation et le terrorisme, justifiant une interdiction totale de ses activités en Israël et en Cisjordanie.

La rupture avec l’UNRWA, saluée par une partie de la droite israélienne comme une mesure « de souveraineté et de sécurité », n’est pas sans conséquences. Dès février 2025, Benyamin Netanyahou avait ordonné « l’application immédiate » de la loi d’expulsion, mais la mise en œuvre s’est révélée plus complexe que prévue. En mars, le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Yuli Edelstein, avait dénoncé des lenteurs, affirmant que des budgets promis pour des services alternatifs en matière d’éducation et de santé n’avaient pas été transférés. Il accusait même le ministère des Finances d’avoir bloqué une enveloppe de 10 millions de shekels destinée à remplacer les services de nettoyage fournis jusque-là par l’UNRWA à Jérusalem. En parallèle, les critiques internationales se sont multipliées : le commissaire général de l’agence, Philippe Lazzarini, a dénoncé ce qu’il qualifie de « punition collective », accusant Israël de compromettre l’avenir de milliers d’élèves palestiniens. Haaretz note cependant que l’UNRWA, depuis sa création en 1949, est régulièrement accusée d’entretenir le statut de réfugiés palestiniens au lieu de favoriser leur intégration, ce qui explique la détermination du gouvernement à s’en affranchir.

La réallocation budgétaire représente donc un double défi : combler le vide laissé par une agence internationale bien implantée, et le faire tout en évitant une crise humanitaire qui servirait la propagande du Hamas. D’après Israel Hayom, environ 2 000 employés israéliens et arabes seront mobilisés pour assurer la continuité des services à Jérusalem-Est. Des cliniques locales devraient être renforcées, des partenariats avec les hôpitaux Hadassah et Shaare Zedek élargis, et un système scolaire alternatif mis en place sous supervision directe du ministère. Pour l’exécutif, l’objectif est clair : reprendre le contrôle sur des services essentiels afin d’éviter que des acteurs étrangers soupçonnés de collusion avec le terrorisme ne dictent leur loi dans la capitale israélienne. Mais cette politique pose aussi des questions diplomatiques : l’Union européenne et plusieurs agences de l’ONU voient dans cette décision une violation des accords internationaux, tandis que Washington reste prudent, cherchant à ménager à la fois Israël et ses alliés arabes. En toile de fond, cette réorganisation traduit une volonté plus large de redéfinir la place des organismes internationaux dans les zones sensibles. Pour Israël, c’est une bataille de souveraineté : assurer par lui-même la santé, l’éducation et la propreté dans Jérusalem-Est, au risque d’accroître les tensions politiques, mais aussi de renforcer l’idée que la capitale unifiée relève exclusivement de sa responsabilité.

Sources : N12 (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Haaretz (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), Infos-Israel.News

 

« Les pièges étaient pleins de souris » : des dizaines de recrues de la police des frontières victimes d’une intoxication alimentaire près de Jérusalem

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Un incident sanitaire embarrassant a frappé la police des frontières (Magav) en fin de semaine. Selon les informations rapportées par Walla et confirmées par la porte-parole de la police, plusieurs dizaines de jeunes recrues du camp d’entraînement de Maalé Mikhmash, près de Jérusalem, ont souffert de maux de ventre sévères et d’intoxications gastriques après un repas servi sur la base. Les soldats ont été immédiatement pris en charge par l’équipe médicale sur place et placés au repos sous surveillance. Mais les témoignages recueillis par la presse mettent en lumière un problème plus profond : « La semaine dernière, nous avons placé cinq pièges à souris et dès le lendemain matin ils étaient pleins », raconte l’un des recrues. « Nous avons même vu des souris ronger nos draps, elles sont partout. » Ces propos, relayés par Maariv, confirment un état de vétusté et de manque d’hygiène préoccupant au sein d’une infrastructure censée former des combattants de première ligne.

Face à la gravité des révélations, la réaction de la police des frontières a été rapide : le mess de la base a été fermé immédiatement pour des contrôles sanitaires, un nettoyage complet et une désinfection. Dans un communiqué, la police a précisé qu’« environ 30 recrues ayant signalé des malaises ont été examinées, leurs constantes se sont révélées normales et elles ont reçu repos et suivi médical sur la base ». Mais derrière la réponse officielle se dessinent des critiques plus larges. L’affaire intervient alors que les forces israéliennes, engagées depuis près de deux ans dans une guerre d’usure contre le Hamas et confrontées à des menaces multiples, dépendent plus que jamais de l’efficacité et de la santé de leurs troupes. Pour des familles de recrues, citées par Haaretz, voir leurs enfants malades à cause d’une nourriture contaminée par des rongeurs soulève une question de confiance envers l’institution : « Comment peuvent-ils être envoyés au combat si leur propre camp ne garantit pas des conditions minimales d’hygiène ? »

Ce scandale, qui pourrait paraître anecdotique, a en réalité des implications lourdes pour l’image et le fonctionnement de Magav. La police des frontières est en première ligne pour sécuriser Jérusalem, la Judée-Samarie et parfois les frontières sensibles avec Gaza. Toute faille interne, qu’il s’agisse d’un problème logistique, sanitaire ou disciplinaire, est immédiatement exploitée par l’opinion publique et par les ennemis d’Israël. Pour Israel Hayom, cette affaire « révèle le contraste entre le niveau d’exigence imposé aux combattants et la négligence parfois flagrante des infrastructures militaires ». Le ministère de la Sécurité nationale a annoncé l’ouverture d’une enquête interne et promis que des mesures correctives seraient appliquées, notamment la dératisation complète du site et un suivi sanitaire renforcé. Mais au-delà de la correction ponctuelle, se pose la question structurelle : Israël, mobilisé sur de multiples fronts, peut-il se permettre de négliger le bien-être de ses jeunes recrues, alors qu’elles représentent la relève de sa sécurité intérieure ? Cet épisode rappelle qu’une armée forte repose aussi sur la discipline logistique et le respect de normes élémentaires de santé publique, sans lesquelles la préparation opérationnelle risque de se fissurer de l’intérieur.

Sources : Walla (14.09.2025), Maariv (14.09.2025), Haaretz (14.09.2025), Israel Hayom (14.09.2025), RakBeIsrael.buzz