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Les Houthis accusent des employés de l’ONU d’espionnage pour Israël et menacent de les exécuter

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Le groupe terroriste houthi au Yémen a annoncé l’arrestation de plusieurs dizaines d’employés des Nations unies et d’organisations humanitaires, les accusant d’avoir « fourni une aide à Israël pendant la guerre ».
Cette déclaration, d’une gravité inédite, marque un tournant dans le rapport du mouvement soutenu par l’Iran avec la communauté internationale — et suscite une vive inquiétude au sein des agences onusiennes présentes sur le terrain.

Selon le communiqué officiel des Houthis, 43 ressortissants yéménites travaillant pour diverses agences de l’ONU — notamment le Programme alimentaire mondial, l’UNICEF et des ONG partenaires — seraient détenus et traduits devant un tribunal révolutionnaire de Sanaa pour « coopération avec l’ennemi sioniste ».
Leur soi-disant crime : avoir contribué, « directement ou indirectement », à des activités de collecte de renseignements et de logistique ayant « aidé Israël dans sa guerre contre Gaza ».

Le porte-parole du mouvement houthi, cherchant à donner une apparence de légalité à cette répression, a affirmé que « toutes les procédures ont été conduites sous supervision judiciaire complète ».
En réalité, selon plusieurs diplomates à Riyad et à Djibouti, les personnes arrêtées ont été enlevées sans mandat et détenues dans des sites secrets, sans contact avec leurs familles ni assistance juridique.

« Il s’agit d’une prise d’otages politique sous couvert de justice révolutionnaire », confie un responsable onusien basé au Caire.
« Nous craignons que ces travailleurs humanitaires soient utilisés comme monnaie d’échange contre des concessions diplomatiques. »

L’annonce des Houthis a provoqué une onde de choc au sein des instances internationales. À New York, le Secrétaire général de l’ONU a exigé la libération immédiate des employés détenus, rappelant que « les attaques contre le personnel humanitaire constituent une violation du droit international ».
Pour l’heure, le mouvement houthi n’a donné aucun signe d’apaisement et continue d’accuser les agences internationales de « collusion avec les ennemis d’Allah ».

Le Comité international de la Croix-Rouge, lui aussi présent au Yémen, a dénoncé une situation « intolérable » :

« Il est impensable que des civils engagés dans l’aide humanitaire soient accusés d’espionnage. Si ces accusations sont maintenues, nous pourrions assister à de véritables exécutions politiques. »

Selon plusieurs sources régionales, le régime houthi cherche à renforcer sa position face à l’Arabie saoudite et aux États-Unis, tout en s’alignant sur la rhétorique iranienne anti-israélienne.
Depuis plusieurs mois, les Houthis mènent des attaques de missiles et de drones contre des navires liés à Israël dans la mer Rouge, se présentant comme les défenseurs de Gaza. L’arrestation des employés de l’ONU s’inscrit clairement dans cette stratégie de confrontation.

L’affaire soulève aussi la question de la sécurité du personnel international opérant dans les zones contrôlées par les milices soutenues par Téhéran.
De nombreux diplomates occidentaux redoutent que cet épisode n’entraîne un retrait massif des ONG et agences humanitaires du Yémen, aggravant encore une crise humanitaire déjà catastrophique — plus de 17 millions de Yéménites dépendent actuellement de l’aide internationale pour survivre.

Le silence officiel de Téhéran sur cette affaire contraste avec la gravité de la situation. Pour les observateurs, il s’agit d’une manœuvre politique calculée : les Houthis, bras armé de l’Iran dans la péninsule arabique, testent les limites de la tolérance internationale face à leur emprise croissante.

Au siège des Nations unies, la tension monte : si les menaces d’exécution se concrétisent, une crise diplomatique majeure pourrait éclater entre les Houthis et les pays donateurs, dont la France, l’Allemagne et les États-Unis, principaux bailleurs de fonds du programme humanitaire au Yémen.

Crise sans précédent au sein de la justice militaire : la fuite, la démission et l’enquête qui secouent Tsahal

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Le scandale qui éclabousse l’armée israélienne ne cesse de s’amplifier. Après la disparition mystérieuse de son téléphone portable et la découverte d’échanges internes compromettants, la procureure militaire générale sortante, la générale Yifat Tomer-Yerushalmi, a été placée en garde à vue, puis présentée ce matin devant le tribunal militaire pour prolongation de détention.
Les enquêteurs de la police militaire soupçonnent des fuites de données sensibles et des comportements inappropriés parmi plusieurs hauts responsables de la justice militaire, dont certains pourraient être poursuivis dans les prochains jours.

Selon des sources proches du dossier, les documents retrouvés dans les appareils de plusieurs officiers supérieurs de la procurature militaire (« Ha-Patzraya ») laissent entrevoir une série de manquements administratifs et déontologiques qui dépassent le cadre de l’affaire dite de Shde Teyman.
Ces informations « embarrassantes mais pas nécessairement criminelles », selon un haut gradé cité par Yediot Aharonot, pourraient ouvrir une véritable boîte de Pandore pour l’institution juridique de Tsahal. Certains échanges internes révèlent une gestion jugée « chaotique » de dossiers disciplinaires sensibles pendant la guerre.

En parallèle, la police a arrêté le colonel Matan Solomesh, jusqu’à récemment procureur en chef de l’armée, suspecté d’avoir étouffé la fuite initiale et d’avoir dissimulé des éléments d’enquête. Les autorités demandent une prolongation de garde à vue de cinq jours pour les deux officiers.

Selon plusieurs témoins, l’ambiance au sein du département juridique militaire est « délétère » depuis plusieurs mois. Certains officiers envisagent déjà de démissionner avant d’être limogés. Des sources internes confirment que plusieurs renvois et retraits temporaires de fonction sont attendus dans les 48 heures.

Pendant ce temps, la question de la succession de Tomer-Yerushalmi divise les plus hauts niveaux de l’État-major. Le ministre de la Défense Israël Katz et le chef d’état-major Eyal Zamir s’accordent sur la nécessité de nommer un remplaçant « venant de l’extérieur » pour restaurer la crédibilité du système. Katz privilégie un profil politique, tandis que Zamir souhaite un officier chevronné mais apolitique, issu du terrain militaire mais connaissant la justice de l’intérieur.

Parmi les noms évoqués figure le brigadier-général (rés.) Doron Ben-Barak, ancien censeur militaire et ex-adjoint de la procureure. Mais cette option est rejetée par Katz, qui s’oppose à tout retour de figure associée à l’ancienne direction.
D’autres voix au sein de Tsahal suggèrent de nommer un général de terrain retraité ayant une formation juridique minimale, accompagné d’un adjoint issu de la procure militaire — une solution de compromis pour « rétablir la confiance du public » et rompre avec les cercles fermés du commandement juridique.

« Ce que nous vivons, c’est une perte de foi dans le système », confie un ancien officier de la division légale.
« Pendant des années, la procureure militaire a fonctionné en vase clos, sans supervision civile. Cette affaire montre combien il faut repenser toute la chaîne de commandement juridique. »

Les tensions entre Zamir et Katz s’ajoutent à la crise. Le chef d’état-major, désireux de protéger l’autonomie militaire, redoute une politisation du poste clé de procureur général militaire. Katz, de son côté, estime que le ministère doit avoir un droit de regard sur les nominations dans un contexte où les décisions juridiques influencent directement les opérations.
Cette rivalité pourrait retarder la désignation du nouveau chef de la procure militaire, alors même que plusieurs dossiers explosifs, notamment sur la gestion des prisonniers et les enquêtes internes, attendent d’être clos.

Selon des sources proches du dossier, les téléphones saisis contiennent aussi des correspondances privées entre officiers évoquant des manipulations internes et des tensions hiérarchiques.

« Si ces messages sortent dans le domaine public, cela ferait l’effet d’un tremblement de terre au sein de Tsahal », confie un responsable sécuritaire. « Ce n’est pas seulement une affaire de discipline, mais de confiance entre l’armée et la justice. »

L’affaire Tomer-Yerushalmi met à nu une institution déjà fragilisée par la guerre, les critiques médiatiques et les tensions internes sur le rôle de la justice militaire dans la conduite des combats et la gestion des prisonniers palestiniens.
Pour beaucoup, il s’agit du plus grand scandale interne depuis la guerre du Liban — et d’un signal d’alarme sur la nécessité de réformer en profondeur le système de supervision juridique de l’armée.

Le Hamas gagne du temps, Israël s’impatiente : les négociations bloquées et la menace du Nord

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Le ton monte à Jérusalem. Selon les sources gouvernementales israéliennes, le Hamas poursuit une stratégie délibérée d’usure en ne restituant les dépouilles des otages assassinés qu’au compte-gouttes. Une manœuvre cynique que les responsables israéliens qualifient de « torture psychologique ». Tandis que les familles attendent, le mouvement terroriste cherche à renforcer sa position, convaincu que les États-Unis ne permettront pas à Israël de rompre le cessez-le-feu. Le président Donald Trump, artisan de l’accord initial, refuse de voir son « succès historique » remis en cause — une position qui irrite profondément Tsahal et le gouvernement israélien.

« Le Hamas joue la montre », confie une source militaire. « Il teste les limites, convaincu que la Maison-Blanche n’autorisera aucune réaction militaire immédiate ». En réalité, la marge de manœuvre israélienne est étroite : Washington insiste pour préserver la trêve et avancer vers « la phase deux » de l’accord, celle du retour progressif des dépouilles. Les Américains considèrent la libération des 20 otages vivants comme un triomphe diplomatique, et n’envisagent pas de risquer l’effondrement du fragile équilibre obtenu.

Sur le terrain, la situation reste explosive. Le passage de Rafah demeure fermé depuis deux semaines, seule mesure de rétorsion qu’Israël a pu imposer avec l’accord des États-Unis. D’autres sanctions envisagées — comme la saisie de nouvelles zones sous contrôle du Hamas — ont été bloquées par un veto américain. En parallèle, les médiateurs internationaux tentent d’obtenir la restitution des corps, mais le Hamas continue de manipuler la situation. Vendredi soir, trois dépouilles ont été remises à Israël : toutes appartenaient à des terroristes et non à des otages.

« Nous savons qu’ils détiennent encore au moins cinq corps identifiés, qu’ils pourraient rendre immédiatement », affirme un haut responsable israélien. « Leur objectif est clair : se réorganiser, éliminer les milices qui s’opposent à eux et tirer profit de l’aide internationale. »
Dans ce contexte, Israël hésite entre patience diplomatique et fermeté militaire. « Faut-il activer des sanctions ? Oui. Mais nous devons rester coordonnés avec Washington », résume un ministre. « L’enjeu est d’éviter un éclatement du front international. »

Les services de renseignement estiment que le Hamas conserve encore huit dépouilles d’otages israéliens. Parmi elles, celle du capitaine Omer Nautra, dont la mort a été confirmée après la restitution de son corps ce week-end.

Au-delà de Gaza, la diplomatie américaine s’active aussi sur le dossier du “Force de stabilisation de Gaza” (ISF), un dispositif multinational censé sécuriser la bande côtière. Selon les informations diffusées, le contingent sera exclusivement composé de soldats musulmans et arabes — issus notamment d’Indonésie, d’Azerbaïdjan, des Émirats arabes unis et du Pakistan — afin d’éviter que la population palestinienne ne perçoive cette présence comme une « occupation étrangère ».
Israël, cependant, redoute un retournement de ces forces contre elle-même. Les discussions en cours visent à définir un mandat précis afin d’empêcher tout dérapage. L’inquiétude est réelle : « Le Hamas est en train de berner tout le monde », confie un officier israélien. « Pendant que les Américains s’occupent de la coordination, il reconstruit ses tunnels et ses arsenaux. »

Dans le même temps, le Premier ministre Benyamin Netanyahou affirme que l’Iran et ses alliés sont « grièvement affaiblis mais encore actifs ». Lors du conseil des ministres, il a rappelé que « le front de Gaza reste prioritaire », et que « la destruction totale du Hamas demeure l’objectif ».
« Nous informons nos amis américains, mais nous n’avons pas à demander leur autorisation », a-t-il déclaré. « Si la démilitarisation de Gaza n’est pas obtenue par voie diplomatique, elle le sera autrement. »

Sur le front nord, la menace du Hezbollah s’intensifie. Israël constate que le gouvernement libanais ne parvient pas à désarmer la milice chiite, malgré les engagements pris après la guerre de 2006. Le ministre de la Défense Yoav Katz a averti : « Le Hezbollah joue avec le feu. »
Les échanges de tirs se multiplient le long de la frontière, et l’armée israélienne renforce sa présence. Les États-Unis, eux, semblent « à court d’idées » selon des sources diplomatiques israéliennes, tandis que Netanyahou promet de faire respecter la souveraineté d’Israël : « Nous n’autoriserons pas le Liban à redevenir un bastion de la terreur », a-t-il insisté.

En toile de fond, l’Iran poursuit sa stratégie d’encerclement : financement du Hamas, soutien logistique aux Houthis du Yémen et coordination avec le Hezbollah.
« Le régime iranien, bien que blessé, tente toujours de renouveler son arsenal et de préparer de nouvelles offensives », a conclu Netanyahou. « Nous ferons tout pour l’en empêcher. »

En Iran, la terreur d’État : un mois d’octobre marqué par un record d’exécutions

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L’Iran traverse un nouvel épisode de répression sanglante. Selon les chiffres publiés par l’organisation des droits humains Hengaw, basée en Norvège, au moins 241 prisonniers ont été exécutés en octobre 2025, soit une hausse de près de 50 % par rapport à la même période l’an dernier. Ce chiffre terrifiant constitue le plus haut niveau d’exécutions mensuelles enregistré en vingt ans dans la République islamique.

Ces données, relayées par la chaîne d’opposition Iran International, confirment une tendance à la radicalisation du régime, qui use de la peine de mort comme instrument politique. La plupart des condamnations concernent des affaires de drogue ou des accusations vagues de « corruption sur terre », une formulation fréquemment utilisée contre les opposants politiques, les militants kurdes ou baloutches, ainsi que contre les minorités religieuses.

Selon le rapport, le mois d’octobre 2025 serait même « le plus sanglant depuis les exécutions de masse de 1988 », où des milliers de prisonniers politiques avaient été pendus dans les prisons iraniennes à la suite d’un décret du Guide suprême. La multiplication des pendaisons actuelles, souvent réalisées dans le secret, rappelle ce sombre passé.

Un précédent rapport publié par HRANA (l’Agence des militants des droits de l’homme, basée aux États-Unis) évaluait à 1 537 le nombre de personnes exécutées entre octobre 2024 et octobre 2025, un bond de 86 % par rapport à l’année précédente. Parmi les victimes, 49 femmes et trois mineurs âgés de moins de 18 ans. Huit exécutions ont eu lieu publiquement, dans la rue, pour servir d’exemple — une méthode d’intimidation toujours en vigueur.

Les observateurs affirment que ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité, de nombreuses exécutions étant dissimulées par les autorités iraniennes, notamment dans les prisons régionales. L’information provient d’un croisement de sources judiciaires, de rapports locaux et de témoins issus du réseau indépendant de HRANA.

Face à cette vague d’exécutions, Amnesty International a lancé le 16 octobre un appel urgent à la communauté internationale pour « un moratoire immédiat sur les mises à mort en Iran ». L’organisation dénonce un système judiciaire inique, marqué par des procès expéditifs et des aveux extorqués sous la torture. Selon son communiqué, plus de 1 000 exécutions ont déjà eu lieu depuis le début de l’année 2025, soit une moyenne de quatre exécutions par jour.

« Les États membres des Nations unies doivent affronter d’urgence cette campagne macabre orchestrée par les autorités iraniennes », a déclaré Amnesty, accusant Téhéran d’utiliser la peine capitale pour « museler les dissidents, terroriser les minorités et maintenir la peur comme outil de contrôle ».

La République islamique, dirigée par le Guide suprême Ali Khamenei, justifie ces exécutions au nom de la loi islamique et de la « stabilité sociale ». Mais les défenseurs des droits humains y voient une stratégie politique visant à étouffer la contestation après des mois de troubles internes et de crise économique. La répression touche particulièrement les provinces périphériques du pays, où vivent les minorités ethniques kurdes, arabes et baloutches.

Les experts rappellent que le régime iranien n’a jamais signé de moratoire sur la peine de mort, contrairement à la majorité des États du monde. L’Iran figure depuis des années dans le trio des pays qui exécutent le plus, aux côtés de la Chine et de l’Arabie saoudite.

Ce nouveau record macabre, en plein effondrement économique et diplomatique, témoigne d’un pouvoir aux abois, qui choisit la peur comme ultime moyen de survie. Derrière les chiffres, ce sont des familles brisées, des mères qui n’ont même pas le droit de récupérer le corps de leurs enfants, et une jeunesse iranienne qui comprend qu’en 2025, la vie humaine en République islamique reste tragiquement sans valeur.

Double coup dur pour la Turquie : le revers inattendu du secteur touristique

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Un nouveau classement mondial des aéroports pour 2025 vient de porter un coup sévère à la Turquie, dont deux des principales plateformes touristiques figurent parmi les dix pires au monde. L’étude, réalisée à partir des données combinées de AirHelp et de milliers d’avis de voyageurs, révèle un fossé spectaculaire entre les aéroports les plus performants — modernité, propreté, ponctualité — et ceux englués dans les retards, les files interminables et les infrastructures dépassées. Une image qui illustre la fracture croissante entre excellence opérationnelle et désorganisation chronique.

Trois critères essentiels ont été pris en compte : la ponctualité des vols, la satisfaction des passagers et la qualité globale des services (commerces, restauration, signalétique). Les aéroports les mieux notés sont ceux qui allient efficacité, propreté et rapidité, tandis que les moins performants affichent des retards à répétition, un manque de personnel et des zones d’attente saturées.

En tête du classement mondial figure l’aéroport Haneda de Tokyo, symbole du génie logistique japonais : temps d’attente quasi nul, propreté irréprochable, calme absolu et coordination millimétrée. Juste derrière, l’aéroport de Doha, au Qatar, s’impose comme un hub incontournable entre l’Asie et l’Europe, salué pour son architecture futuriste et son confort exceptionnel. Le troisième, Changi à Singapour, reste un modèle planétaire, avec ses jardins intérieurs, cascades et restaurants étoilés — preuve qu’un aéroport peut devenir une destination à part entière.

Viennent ensuite Incheon (Corée du Sud), Narita (Japon), Munich, Zurich, Helsinki et Dubaï, tous plébiscités pour leur rigueur, leur propreté et leurs services fluides. Tel-Aviv – Ben Gourion ferme le top 10, un succès relatif mais encourageant : classé autour de la 50e place mondiale, l’aéroport israélien progresse grâce à une amélioration notable de la ponctualité des vols et du contrôle des frontières, malgré des pics d’affluence saisonniers.

À l’inverse, le classement des pires aéroports du monde pour 2025 dresse un constat alarmant. En tête du palmarès des retards et du chaos : Carthage (Tunisie), Héraklion (Crète) et Rhodes (Grèce). Mais c’est la Turquie qui encaisse le choc le plus dur : Antalya et Dalaman figurent respectivement à la cinquième et à la sixième place des pires aéroports de la planète. Deux piliers du tourisme méditerranéen qui affichent pourtant des volumes record de passagers, mais qui échouent à répondre aux exigences élémentaires de confort et d’efficacité.

Les voyageurs se plaignent de retards constants, d’attentes interminables aux contrôles de sécurité et d’un manque flagrant de propreté. Les terminaux, surchargés et mal ventilés, peinent à absorber la hausse du trafic. À Antalya, les boutiques et restaurants ne suffisent pas à compenser une organisation jugée chaotique, tandis qu’à Dalaman, les passagers évoquent des files d’attente dignes « d’une frontière en crise ».

Les autres aéroports à la traîne incluent Hurghada et Charm el-Cheikh (Égypte), Lisbonne, Hanoï et Hô Chi Minh-Ville (Vietnam) — des plateformes où infrastructures vieillissantes et sous-effectif chronique provoquent les mêmes maux : retards, manque de signalisation et mauvaise gestion des flux.

Les experts notent une constante : les aéroports qui ont massivement investi dans la technologie, l’automatisation et le recrutement — comme Munich, Zurich ou Doha — sont ceux qui affichent les meilleurs résultats. À l’inverse, les plateformes restées figées dans les années 1990 subissent de plein fouet la reprise du tourisme mondial post-pandémie.

Le rapport conclut que la réussite d’un aéroport ne tient pas à son architecture spectaculaire, mais à sa discipline opérationnelle : propreté, signalétique claire, fluidité, ponctualité et formation du personnel. En d’autres termes, la beauté des halls ne remplace pas l’efficacité du tarmac. Et dans cette équation, la Turquie — autrefois vitrine du tourisme de masse — vient de perdre de précieux points de crédibilité face à ses concurrents régionaux.

Des négociations en cours pour évacuer des terroristes du Hamas au-delà du « ligne jaune » à Gaza sous escorte du Croissant-Rouge

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Selon des sources relayées par la chaîne qatarie Al-Jazeera, des discussions discrètes ont lieu entre des médiateurs régionaux et les représentants du Hamas afin de permettre l’évacuation sécurisée de plusieurs de ses combattants encore présents dans les zones situées au-delà de la ligne jaune – une zone de sécurité définie par Tsahal à l’intérieur de la bande de Gaza. L’objectif déclaré serait d’éviter tout affrontement direct entre ces groupes armés et les forces israéliennes, alors que les opérations de ratissage et de neutralisation se poursuivent dans plusieurs quartiers de la ville de Gaza.

D’après ces mêmes sources, le Croissant-Rouge et des observateurs égyptiens seraient impliqués dans la mise en place de ce dispositif. Les miliciens du Hamas devraient être transférés à bord de véhicules marqués du symbole humanitaire, afin d’être acheminés vers des secteurs plus au sud, hors des zones de combat directes. La proposition actuelle viserait à garantir une « sortie sécurisée » pour ces combattants, sous supervision internationale, tout en préservant la liberté d’action des unités israéliennes sur le terrain.

Les médiateurs du Qatar et d’Égypte, qui participent depuis plusieurs mois aux pourparlers liés à la question des otages et des dépouilles encore détenus dans la bande, chercheraient à éviter une escalade dans les zones densément peuplées où se cachent des cellules armées résiduelles. Une telle évacuation, si elle est confirmée, représenterait un précédent délicat : le Hamas obtiendrait une sorte de couloir humanitaire réservé à ses propres hommes, alors que les civils gazaouis restent souvent piégés entre les ruines.

Côté israélien, aucune confirmation officielle n’a été donnée, mais plusieurs analystes militaires ont souligné le risque d’une manipulation. Le Hamas a souvent utilisé le Croissant-Rouge et d’autres structures civiles pour dissimuler ses combattants, ses armes ou ses transmissions. « Chaque convoi humanitaire est potentiellement un cheval de Troie, et Tsahal le sait », rappelle le colonel (réserviste) Ronen Bar-On, spécialiste de la guerre urbaine.

Les dernières images diffusées par des médias arabes montrent déjà des véhicules blancs frappés de l’emblème du Croissant-Rouge circulant à proximité du quartier de Shuja’iyya, à l’est de la ville de Gaza. C’est dans cette même zone que les forces israéliennes ont localisé plusieurs tunnels utilisés pour retenir des otages et abriter des commandants du Hamas. Selon Al-Jazeera, des ingénieurs égyptiens accompagnent le dispositif avec des engins de déblaiement afin de retrouver des corps de captifs israéliens tués.

À Jérusalem, des sources proches du ministère de la Défense affirment que toute coordination logistique avec le Croissant-Rouge se limite strictement aux opérations humanitaires déjà encadrées par le droit international. Aucune « garantie de passage » n’aurait été donnée à des terroristes. « Nous ne reconnaîtrons jamais la légitimité d’un accord qui protège les meurtriers du 7 octobre », aurait déclaré un haut responsable israélien cité par Channel 12.

Dans le contexte actuel, où les services de renseignement redoutent un repli stratégique du Hamas vers le sud de la bande, une telle évacuation pourrait en réalité servir à la reconstitution de ses réseaux. Les observateurs militaires notent que l’organisation cherche à conserver un noyau de commandement intact pour continuer à revendiquer une « présence militaire » malgré la destruction massive de ses infrastructures.

Cette opération, présentée par certains comme un geste humanitaire, révèle donc toute la complexité de la guerre informationnelle : derrière le discours de la protection des blessés se cache souvent un effort de survie politique d’un groupe qui a perdu l’essentiel de sa capacité de combat.

« La paix est un but, pas toujours un résultat » : les enregistrements inédits d’Itzhak Rabin enfin révélés

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Près de trente ans après son assassinat, la voix d’Itzhak Rabin résonne à nouveau. Les archives de Tsahal ont dévoilé ce dimanche une série d’enregistrements inédits du Premier ministre israélien, captés entre 1967 et 1977, qui offrent un regard brut et lucide sur la vision stratégique du chef d’État : son rapport à la force, à la solitude diplomatique d’Israël et à l’équilibre fragile entre puissance militaire et quête de paix.

Ces entretiens, longtemps conservés dans les coffres du ministère de la Défense, tracent une décennie charnière du destin israélien — de la victoire éclatante de la guerre des Six Jours à l’après-choc du Yom Kippour et jusqu’à la transition politique de 1977, lorsque Menah’em Begin succède à Shimon Peres. Dans ces enregistrements, Rabin s’exprime sans détour, avec une sobriété désarmante, loin des envolées politiques.

« Israël sans puissance militaire ne peut exister, au sens le plus concret du terme — ni politiquement ni physiquement », y affirme-t-il lors d’une réunion de l’état-major en juin 1977, quelques semaines après la défaite du Parti travailliste. « Personne n’a d’idéologie fondée sur la concession. La paix est un but, mais pas toujours un résultat. Le processus de négociation importe autant que son issue. »

Ce ton réfléchi contraste avec la rhétorique souvent belliqueuse de ses contemporains. Dans une autre bande, enregistrée peu après la guerre des Six Jours, Rabin évoque le sentiment d’isolement d’Israël malgré la victoire : « Depuis la fin de la guerre, notre solitude s’accroît. Peu de nations soutiennent encore nos aspirations sionistes. Mais si cette génération comprend la responsabilité qui lui incombe, nous pourrons résister aux pressions et atteindre nos objectifs. »

Ces documents audio, mis en ligne par les Archives de Tsahal, révèlent un dirigeant plus nuancé que l’image simplifiée qu’en ont gardée ses adversaires comme ses partisans. On y entend un militaire pragmatique, conscient de la fragilité d’un État entouré d’ennemis, mais aussi un homme hanté par le poids moral du pouvoir.

Dans un passage particulièrement frappant, Rabin confie sa dépendance au soutien américain : « Sans les armes et le financement des États-Unis, nous ne pourrions survivre. La moitié de notre arsenal vient d’Amérique. » Des mots qui, cinquante ans plus tard, résonnent toujours dans une Israël qui demeure profondément liée à Washington, notamment depuis l’élection du président Donald Trump, ardent défenseur de la coopération militaire bilatérale.

Les historiens saluent la publication de ces bandes comme une contribution majeure à la mémoire nationale. Le professeur Yoav Gelber, spécialiste de l’histoire militaire israélienne, souligne dans Haaretz : « Rabin incarne la dualité d’Israël : un pays qui cherche la paix tout en sachant qu’il doit rester fort pour exister. Ses propos rappellent que la paix n’est pas une faiblesse, mais un calcul de survie. »

Ces révélations surviennent à un moment symbolique, alors que le pays commémore le 30ᵉ anniversaire de l’assassinat de Rabin. Les manifestations de Tel-Aviv ont rassemblé des milliers de jeunes Israéliens venus écouter ses discours d’archive, projetés sur écrans géants. Pour beaucoup, la voix du général évoque un Israël plus uni, plus réfléchi, avant la fracture politique et religieuse qui divise aujourd’hui la société.

Mais ces enregistrements rappellent aussi l’extrême complexité de l’homme. Celui qui avait signé les Accords d’Oslo croyait en la force comme condition de la paix, non comme son opposé. « Le jour où nous cesserons d’être vigilants, nous cesserons d’être libres », disait-il en 1974, dans une phrase restée jusqu’ici inédite.

Dans une région où les alliances se font et se défont au rythme des guerres, la pensée de Rabin conserve une actualité brûlante. Son message d’équilibre entre défense et dialogue, souvent réduit à un slogan, retrouve à travers ces archives toute sa densité : celle d’un homme qui savait que la paix n’est jamais donnée — elle se construit dans la force, la lucidité et le doute.

« Plaqué au sol et poignardé à mort » : un Palestinien illégal de Gaza et son fils inculpés pour le meurtre d’un jeune Israélien de 24 ans à Lod

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Un double visage de la violence a ressurgi à Lod. Le parquet israélien a annoncé l’inculpation de deux hommes — un Palestinien de Gaza en situation illégale et son fils de 22 ans — pour le meurtre brutal d’un jeune Israélien de 24 ans, survenu en juillet dernier dans le parking d’une salle de fête de la ville. L’acte d’accusation, déposé devant le tribunal de district du Centre, décrit une scène d’une sauvagerie extrême : le père aurait maintenu la victime au sol pendant que son fils la poignardait à plusieurs reprises, jusqu’à la mort.

Selon les éléments de l’enquête, révélés par Israel Hayom et confirmés par la porte-parole du parquet, le crime s’est produit dans la soirée du 17 juillet 2025, à la sortie d’un mariage dans le complexe événementiel « HaNessikha ». Les deux accusés — Hasni Abu Garaba, 48 ans, originaire de Deir al-Balah (Gaza) et présent illégalement en Israël, et son fils Mohammed Abu Garaba, habitant de Lod — auraient été impliqués dans une querelle avec un autre jeune homme, Mohammed al-Kadaima, qui tenait une arme à feu. Selon l’acte d’accusation, après un échange tendu, les deux hommes lui auraient arraché l’arme des mains avant de le rouer de coups, puis de le poignarder à mort avec un couteau de cuisine.

Des témoins ont rapporté avoir entendu deux coups de feu tirés de l’arme durant la rixe, sans atteindre quiconque. Le corps ensanglanté du jeune Israélien a été retrouvé gisant entre deux voitures. Les secours n’ont pu que constater son décès à l’hôpital. Les meurtriers présumés ont pris la fuite, d’abord vers Lod, puis vers la zone palestinienne de Cisjordanie. Après près de trois mois de cavale, ils ont été interceptés en octobre par une unité spéciale du Yamam dans le village de Kibiya.

Le parquet leur reproche des faits de meurtre avec préméditation, obstruction à la justice et, pour le père, séjour illégal en Israël. Les procureurs ont également demandé leur maintien en détention jusqu’à la fin du procès, estimant que la brutalité du crime et la fuite organisée démontrent « une dangerosité extrême ».

L’affaire a suscité une forte émotion à Lod, ville où cohabitent populations juive et arabe, déjà marquée par de précédents affrontements communautaires. Les habitants dénoncent un climat d’insécurité alimenté par la prolifération d’armes illégales et par l’infiltration de travailleurs sans permis depuis Gaza. « Il ne s’agit plus de querelles isolées, mais d’une explosion de criminalité organisée », confie un officier de police local à Ynet.

Ce drame intervient dans un contexte où les autorités israéliennes renforcent la surveillance des travailleurs palestiniens. Depuis le massacre du 7 octobre, le Shin Bet a identifié plusieurs cas d’infiltration via des permis de travail falsifiés. Le gouvernement de Benjamin Netanyahou a promis de « rétablir la souveraineté totale » sur les points d’entrée et de sanctionner sévèrement les intermédiaires qui facilitent ces passages illégaux.

Le ministre de la Sécurité nationale a réagi publiquement, rappelant que « le sang d’Israéliens est versé chaque fois que l’État ferme les yeux sur les failles de sécurité ». Le crime de Lod illustre, selon lui, « le danger d’un laxisme migratoire qui se transforme en menace intérieure ».

Pour les proches de la victime, ce meurtre n’est pas un simple fait divers. Ils y voient le symbole d’une double faillite : celle d’un système sécuritaire qui n’a pas su empêcher la présence d’un criminel de Gaza sur le sol israélien, et celle d’une société gangrenée par la violence ordinaire. Un cousin du défunt a déclaré à Kan News : « Il a été tué à quelques mètres d’une salle de mariage. Ce pays doit choisir entre la vie et la peur. »

Dans un climat de tensions toujours vives, l’affaire sera suivie de près. Pour Lod et pour Israël, elle soulève des questions profondes : comment garantir la sécurité des citoyens face à la porosité des frontières et à la montée des violences locales ? Et comment éviter que la haine importée de Gaza ne s’enracine au cœur même de la société israélienne ?

Malgré l’opposition de Donald Trump, Israël veut intégrer des entreprises chinoises au projet du métro

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C’est un dossier explosif qui oppose discrètement Jérusalem à Washington. Selon une enquête de N12, le ministère israélien des Finances envisage d’autoriser la participation d’entreprises chinoises à plusieurs projets d’infrastructures stratégiques, dont le grand métro du centre du pays, malgré l’opposition catégorique du président américain Donald Trump.

La réunion décisive aurait eu lieu la semaine dernière au ministère des Finances, avec la participation de hauts responsables des directions du budget et du contrôleur général. L’objectif : trouver une voie juridique permettant de contourner les restrictions imposées par Washington et de relancer la concurrence sur les appels d’offres, évalués à près de 65 milliards de dollars.

Depuis plusieurs mois, les États-Unis multiplient les mises en garde à Israël concernant la participation de sociétés chinoises à ses grands chantiers publics. Le gouvernement Trump considère que la Chine utilise les infrastructures civiles — ports, télécommunications, métros — pour collecter des données sensibles et développer des leviers d’influence économique et stratégique dans les pays alliés.

L’administration américaine avait déjà exprimé ses inquiétudes lors du projet de tramway de Jérusalem et de la ligne rouge du métro de Tel-Aviv, construite en partie par des consortiums asiatiques. Désormais, Washington exige des garanties : aucune entreprise liée à Pékin ne doit avoir accès à des zones jugées critiques pour la sécurité nationale israélienne.

Mais à Jérusalem, le ton se veut plus pragmatique. Des responsables du ministère des Finances affirment que la dépendance d’Israël vis-à-vis des entrepreneurs européens devient problématique : « L’Europe traverse une crise économique et géopolitique, les entreprises du Vieux Continent se retirent des marchés publics israéliens, craignant les sanctions ou les campagnes de boycott. Si nous écartons aussi les groupes asiatiques, il ne restera plus personne pour construire le métro », a confié un haut fonctionnaire au média Calcalist.

Les experts en économie publique rappellent que les groupes chinois comme China Railway Construction Corporation (CRCC) et China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) figurent parmi les seuls capables de livrer des mégaprojets à coûts maîtrisés et dans les délais. Leur exclusion, plaident-ils, risque de faire grimper les prix et de compromettre la qualité des travaux.

Cette volonté de coopération sino-israélienne place le gouvernement dans une position délicate. Israël, allié stratégique des États-Unis, dépend de son soutien militaire et diplomatique, notamment dans le contexte des tensions persistantes avec le Hezbollah et l’Iran. Mais l’État hébreu reste aussi attentif à ses intérêts économiques : la Chine est l’un de ses partenaires commerciaux les plus importants, notamment dans les domaines des technologies vertes et de la construction.

Un responsable israélien cité par Reuters explique : « Nous comprenons les sensibilités américaines, mais notre priorité est d’éviter la paralysie de nos projets. Les entreprises chinoises ne seront pas intégrées à la planification stratégique ni aux systèmes de données sensibles. »

À la Maison-Blanche, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le porte-parole du département d’État a rappelé que « les infrastructures critiques d’un allié comme Israël ne peuvent être ouvertes aux entreprises d’un régime autoritaire qui pratique l’espionnage industriel et la captation technologique ». Selon plusieurs diplomates américains, le dossier pourrait devenir un sujet de friction directe entre le président Trump et le Premier ministre Benyamin Netanyahou lors de leur prochaine rencontre.

Pour les économistes israéliens, le dilemme est clair : comment maintenir une souveraineté économique sans compromettre l’alliance stratégique avec Washington ? Certains y voient un test grandeur nature de l’autonomie israélienne. L’ancien ambassadeur Itamar Rabinovitch estime que « si Israël cède à chaque injonction américaine, il cesse d’être un acteur indépendant. Mais s’il ignore totalement Washington, il met en danger un pilier essentiel de sa sécurité ».

La question dépasse d’ailleurs le seul cadre du métro. La Chine a investi ces dernières années dans les ports d’Haïfa et d’Ashdod, dans des infrastructures énergétiques et dans des start-up israéliennes spécialisées en cybersécurité. Cette présence économique croissante inquiète non seulement les États-Unis, mais aussi certains responsables israéliens du Shin Bet, qui redoutent des intrusions dans les réseaux sensibles.

En toile de fond, cette controverse illustre une tension géopolitique plus large : celle d’un monde fragmenté où Israël, puissance technologique et allié occidental, tente de préserver sa marge de manœuvre entre Washington et Pékin. Dans un contexte post-guerre de Gaza et de réorganisation régionale, le choix des partenaires économiques devient aussi un acte politique.

Car au-delà des rails et des tunnels, ce métro incarne la bataille silencieuse du XXIᵉ siècle : celle du contrôle des infrastructures et des données, là où se joue désormais la souveraineté des nations.

Des militants pro-palestiniens à Venise interrompent une conférence d’un militant juif de gauche : « Sionistes dehors ! »

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Une scène d’intolérance glaçante s’est déroulée à l’université Ca’ Foscari de Venise, où Emanuele Fiano, ancien député italien et ancien chef de la communauté juive de Milan, a vu sa conférence interrompue par des militants pro-palestiniens criant : « Sionistes dehors ! ».

Fiano, 62 ans, est connu pour son engagement dans la gauche démocratique italienne et son combat contre l’antisémitisme. Ironie tragique : il est le fils de Nedo Fiano, survivant d’Auschwitz, seul rescapé de sa famille déportée en 1944.

Les agresseurs, composés d’étudiants et de militants d’extrême gauche, ont empêché Fiano de poursuivre sa présentation sur le processus de paix israélo-palestinien, en l’accusant d’être un « complice du génocide ».

« J’ai tout essayé pour continuer à parler, mais ils n’arrêtaient pas de crier des mensonges à mon sujet », a déclaré Piano au Corriere della Sera. « Je suis choqué par ce qui s’est passé. La dernière fois qu’une personne du nom de Piano a été expulsée de l’académie, c’était en 1938, lorsque mon père a été renvoyé simplement parce qu’il était juif. Nous étions à cette conférence pour discuter des possibilités de paix entre les deux peuples, de l’injustice, de la souffrance, de la violence et de la paix. Quiconque refuse d’entendre parler de ces choses ne se soucie certainement pas de la paix. »

La scène a suscité une onde de choc en Italie, y compris dans la presse de gauche, mais les réactions politiques sont restées timides. Fiano a dénoncé une « nouvelle forme de fascisme idéologique » où toute voix pro-israélienne est criminalisée.

« On peut critiquer la politique israélienne, mais nier le droit d’Israël à exister, c’est de l’antisémitisme pur », a-t-il rappelé.

Ces incidents rappellent combien l’antisionisme s’est mué en antisémitisme déguisé dans les universités européennes. En Italie, plusieurs établissements ont même suspendu leurs partenariats académiques avec Israël depuis la guerre à Gaza.