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Iran dévoile son nouveau drone… en copiant encore les Américains : l’“arme secrète” de Téhéran qui ne fait pas trembler Israël

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Téhéran a présenté cette semaine son nouveau drone furtif “Shahed-161”, censé renforcer la flotte aérienne des Gardiens de la révolution pour des missions de surveillance, de renseignement et de frappe. Mais derrière la mise en scène grandiloquente et le discours triomphaliste du régime, une réalité bien connue des experts apparaît immédiatement : il s’agit d’une copie supplémentaire du RQ-170 “Sentinel” américain, capturé par l’Iran en 2011. Comme souvent, l’innovation iranienne commence par de l’ingénierie inversée – et se termine dans les vitrines d’une exposition militaire plutôt que sur un champ de bataille opérationnel.

Les capacités annoncées par l’Iran impressionneraient peut-être un public non averti : portée maximale de 150 km, endurance de deux heures, altitude de 26 000 pieds, vitesse de croisière de 135 km/h et capacité d’emport de deux bombes de 50 kg. Le “Shahed-161” peut décoller depuis une rampe mobile montée sur un véhicule, ce qui, selon Téhéran, augmenterait sa survivabilité et offrirait une flexibilité accrue dans le déploiement.

Pourtant, une simple observation extérieure suffit : le design, les dimensions et même les entrées d’air rappellent étrangement le RQ-170 américain, reproduit déjà dans deux autres modèles iraniens, le “Shahed-171” et le “Shahed-191”. Ces deux appareils ont d’ailleurs été utilisés par l’Iran lors d’envois vers Israël en 2018 puis pendant la guerre “Épées de Fer” — avec un succès pour le moins discutable, la quasi-totalité ayant été interceptée ou neutralisée avant d’approcher la frontière.


Une démonstration de force… pour masquer les frappes israéliennes

Le message politique de Téhéran est clair : malgré les frappes attribuées à Israël contre des usines de missiles et de drones en Iran, la production continue. Chaque exposition militaire devient une tentative de prouver au monde — et surtout à l’opinion interne — que la machine industrielle de la République islamique reste debout.

Mais les chiffres de la dernière confrontation avec Israël racontent une toute autre histoire : des centaines de drones iraniens envoyés vers Israël ont été abattus, parfois même avant d’avoir quitté l’espace aérien syrien ou irakien. Le rapport coût-efficacité est catastrophique pour Téhéran, qui voit ses drones bon marché échouer contre la technologie israélienne.


Des clones bon marché en vitrine : le rêve iranien, le cauchemar de ses clients

Durant l’exposition récente, les Gardiens de la révolution ont également présenté des versions “améliorées” des drones “Shahed-131” et “Shahed-238”, devenus tristement célèbres en Ukraine où Moscou les utilise en masse. Leur faible coût de production et leur précision acceptable en font un produit très recherché par les régimes sanctionnés qui ne peuvent acheter d’armement occidental.

Mais cette “grande réussite” iranienne révèle aussi la limite du modèle : les drones sont efficaces contre des infrastructures civiles ou des armées peu équipées, pas contre une puissance technologique comme Israël, dont les systèmes de détection et d’interception figurent parmi les plus avancés au monde.


L’écart abyssal entre la propagande iranienne et la réalité opérationnelle

Ce nouveau drone, présenté comme un tournant dans l’industrie aérienne de Téhéran, reste donc fidèle à la tradition iranienne :
– une copie d’un modèle américain,
– des performances surévaluées,
– une efficacité limitée sur le terrain,
– et une utilité principalement médiatique.

Israël, qui a affronté ces drones à plusieurs reprises, sait que la menace est bien moins impressionnante que ce que diffuse la propagande du régime. Pour Tsahal, le “Shahed-161” n’est pas un saut technologique, mais un nouveau clone dans une longue série déjà éprouvée et déjà déjouée.

Téhéran peut bien exhiber des maquettes impeccables dans ses salons d’armement : tant que la technologie restera copiée plutôt que développée, l’avantage restera nettement du côté israélien.

 

Ben-Gourion sous tension : Almog Cohen interrompt le cours d’un enseignant ayant accusé les soldats de Tsahal d’être des “meurtiers de bébés”

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L’Université Ben-Gourion du Néguev se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une tempête politique et morale. Ce mardi, l’ancien vice-ministre Almog Cohen, accompagné d’activistes du mouvement “Im Tirtzou” et de plusieurs réservistes, a fait irruption dans un cours du Dr Sebastian Ben Daniel — connu en ligne sous le pseudonyme “John Brown” — après que ce dernier a publié à plusieurs reprises des déclarations virulentes contre les soldats de Tsahal. Parmi ces propos : l’accusation selon laquelle les combattants israéliens auraient été “éduqués pour devenir des meurtriers de bébés”, une phrase devenue symbole de la polémique.

Suspendu par le passé puis réintégré en mars après des excuses publiques, le Dr Ben Daniel suscite depuis des mois une profonde colère parmi les étudiants, les familles endeuillées et les réservistes revenus du front. Sur les réseaux sociaux, ses prises de position contre l’opération de Tsahal à Gaza ont souvent franchi — aux yeux du public israélien — la ligne séparant la critique politique du dénigrement pur.


Une irruption en plein cours : “Pourquoi traitez-vous les soldats de meurtriers ?”

La scène s’est déroulée durant un cours de rattrapage, prévu notamment pour les étudiants réservistes ayant manqué des sessions pendant la guerre. Plusieurs combattants démobilisés, dont Matane Asher — cousin du sergent Amit Buncel z”l, tombé dans les combats à Gaza — sont entrés dans la salle en demandant des explications au professeur.

“Pourquoi qualifiez-vous les soldats de meurtriers d’enfants ?”, ont lancé les réservistes.
“Pourquoi appelez-vous à retirer l’immunité aux soldats de Tsahal ?”

Le ton est monté rapidement. Cohen, arrivé peu après avec d’autres militants, a exigé des réponses de la part du professeur et de ses collègues venus le soutenir. Selon les manifestants, le recteur de l’université, présent sur place, aurait refusé de s’exprimer et appelé à poursuivre le cours. Face à l’escalade, la séance a finalement été annulée.


Une polémique qui dure depuis des mois

Les propos du Dr Ben Daniel avaient déjà créé une onde de choc. L’enseignant s’était excusé en mars dans un long message adressé aux étudiants, reconnaissant que ses publications — sorties “de leur contexte”, selon lui — avaient blessé et créé une tension injuste au sein de la classe. Il plaidait pour une stricte séparation entre ses activités académiques et ses opinions politiques.

“Si certains d’entre vous ont été blessés par la façon dont mes propos ont été relayés, je m’en excuse”, écrivait-il alors.

Mais pour une partie du public, le retour du professeur n’a jamais été accepté, considérant que ses déclarations avaient franchi un seuil moral intolérable, en particulier durant une période où des centaines de soldats israéliens risquent leur vie.


Almog Cohen : “La liberté d’expression n’est pas la liberté d’incitation”

Dans un communiqué, Almog Cohen n’a pas mâché ses mots :

“Je suis fier d’avoir été présent pour faire entendre la voix des étudiants contre leur professeur néo-nazi, qui pense qu’ils sont des meurtriers. La liberté d’expression n’est pas la liberté d’incitation. Dommage qu’on l’ait réintégré. Je promets de revenir à chaque fois qu’il enseignera.”

Cohen estime que la présence d’un tel enseignant sur un campus public constitue une offense aux soldats revenus du front, aux familles endeuillées et aux étudiants qui ont servi pendant la guerre.


La réponse de l’Université Ben-Gourion : Cohen a nui aux réservistes qu’il prétend défendre

L’université a immédiatement réagi :

“Almog Cohen a fait irruption dans un cours de rattrapage destiné également aux étudiants réservistes, perturbant leur séance et les pénalisant. C’est un événement regrettable, car il porte atteinte à des combattants revenus du front et qui tentent de poursuivre leurs études. Un comportement agressif n’est pas digne d’un élu public.”

L’institution précise condamner les propos tenus par le Dr Ben Daniel, mais rappelle que ceux-ci ont été exprimés hors du campus et ne constituent pas une infraction pénale.


“Nous ne nous tairons pas” : Im Tirtzou promet de poursuivre la mobilisation

Matane Jerfy, réserviste et directeur de “Im Tirtzou”, assure que la pression ne faiblira pas :

“La direction de l’université ne pourra plus ignorer les étudiants ni la pression publique. Nous continuerons à faire entendre la voix du peuple et des réservistes. Nous ne nous tairons pas.”

Alors que le débat sur la place des discours anti-Tsahal dans le monde universitaire s’intensifie, Ben-Gourion se retrouve une fois encore au centre d’un conflit profond entre liberté académique et respect des soldats. Le fossé entre les deux camps ne cesse de se creuser — et rien n’indique qu’il va se refermer prochainement.

 

Le secret qu’Hitler cachait : une anomalie génétique rare qui aurait influencé sa vie intime et psychique

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Presque quatre-vingts ans après sa mort, Adolf Hitler continue de livrer des fragments d’énigmes aux historiens. Cette fois, c’est un échantillon de tissu imbibé de sang, découpé en mai 1945 sur le canapé du Führerbunker où il s’est suicidé, qui dévoile de nouvelles révélations. Selon une analyse génétique menée au Royaume-Uni, Hitler souffrait d’une anomalie rare – le syndrome de Kallmann – susceptible d’avoir affecté son développement sexuel, ses hormones et une partie de son comportement psychique.

Cette étude sera au cœur d’un documentaire de Channel 4 intitulé « Hitler’s DNA: The Dictator’s Masterplan ». Les chercheurs ont comparé l’ADN trouvé sur le tissu au chromosome Y d’un parent vivant d’Hitler, afin de confirmer l’authenticité de l’échantillon. Cette vérification a permis une analyse plus large, portant sur la sexualité, la santé mentale et l’origine biologique du dictateur nazi.

Une anomalie génétique intime : le syndrome de Kallmann

Le résultat le plus marquant du rapport concerne la découverte du syndrome de Kallmann, une maladie génétique provoquant un développement sexuel incomplet ou anormal. Une condition qui rejoint une piste déjà évoquée : un examen médical de 1923, dévoilé en 2015, suggérait qu’Hitler souffrait d’un testicule non descendu.

Ce syndrome aurait également affecté ses niveaux hormonaux, avec une probabilité élevée – un cas sur dix – qu’Hitler ait présenté un micro-pénis, selon l’article.
Ces aspects, loin d’être anecdotiques, pourraient expliquer certaines caractéristiques de sa personnalité, notamment selon l’historien Alex J. Kay de l’Université de Potsdam.
Kay avance que cette absence de vie intime consistante, associée à une focalisation presque totale sur la politique, pourrait avoir influencé le parcours d’un homme pour qui « seule la figure d’Hitler pouvait porter le mouvement nazi au pouvoir ».

Une hypothèse, mais qui ne relève pas de la psychologie de comptoir : elle interroge la façon dont un individu profondément perturbé physiquement et psychiquement peut avoir façonné l’une des dictatures les plus meurtrières du XXe siècle.

L’ADN balaie les rumeurs sur l’origine juive d’Hitler

L’étude génétique apporte également un démenti complet à l’une des rumeurs les plus tenaces concernant Hitler : celle qui prétendait qu’il possédait un grand-père juif, théorie relancée ces dernières années jusqu’au niveau diplomatique par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Selon les données, rien dans son ADN n’indique une quelconque ascendance juive.
Les résultats confirment une origine austro-allemande, cohérente avec ce que l’on connaissait officiellement de sa généalogie.

Un éclaircissement qui, même tardif, met fin à un récit utilisé depuis longtemps par divers acteurs politiques ou idéologiques, souvent pour relativiser ou détourner les crimes nazis.

Un terrain génétique à haut risque pour des troubles psychiques

Dans les résultats les plus sensibles de l’étude, les chercheurs évoquent une prédisposition génétique élevée pour plusieurs troubles neuro-développementaux et psychiatriques : autisme, schizophrénie, trouble bipolaire. Ces conclusions reposent sur des “scores polygéniques”, une méthode statistique estimant la probabilité théorique de prédispositions génétiques.

Les scientifiques insistent cependant sur plusieurs points fondamentaux :

  • il ne s’agit pas d’un diagnostic,
  • il est impossible d’évaluer rétroactivement un état psychiatrique à partir d’un ADN vieux de 80 ans,
  • et surtout : rien dans ces prédispositions, même si elles étaient avérées, n’explique ni ne justifie la barbarie, le racisme ou l’idéologie génocidaire d’Hitler.

La généticienne Turi King, qui a dirigé l’analyse, résume avec une formule glaçante mais mesurée :
« Si Hitler avait vu ses propres résultats génétiques, il se serait probablement envoyé lui-même dans les chambres à gaz. »

King rappelle cependant que l’éthique scientifique impose de ne jamais associer directement des caractéristiques génétiques à la cruauté ou au mal, au risque de stigmatiser des millions de personnes vivant avec des troubles similaires et qui ne représentent aucun danger pour quiconque.

Un Hitler dévoilé, mais pas réhabilité

Ces révélations ne redéfinissent pas Hitler : elles l’éclairent.
Elles rappellent que même les figures historiques les plus monstrueuses demeurent soumises à une biologie, à un corps, à une vulnérabilité.
Mais elles rappellent également la nécessité absolue de séparer génétique, responsabilité morale et idéologie.

Le documentaire ne cherche pas à pathologiser le nazisme, ni à construire une excuse biologique au génocide.
Au contraire : ces analyses démontrent à quel point Hitler lui-même serait tombé sous ses propres critères eugénistes, ceux qui prévoyaient l’élimination systématique de personnes jugées “imparfaites”.

Ce paradoxe, glaçant, en dit long sur la violence totalitaire qui caractérisait le régime nazi.
Et il rappelle une vérité historique essentielle :
le mal n’est pas dans le génome, mais dans les décisions, les croyances et les idéologies que les hommes choisissent d’embrasser.

Dans un monde où les manipulations historiques et les théories complotistes continuent d’être instrumentalisées politiquement, cette étude apporte un élément de clarté : ni l’origine d’Hitler, ni sa biologie, ni ses pathologies supposées ne diminuent en rien la responsabilité totale et absolue de ses actes.

Le documentaire britannique promet de rouvrir un débat difficile, mais nécessaire : celui de la vérité historique, débarrassée des mythes et des manipulations.
À l’heure où les extrêmes tentent encore de réécrire le passé, ce travail scientifique rappelle qu’il n’existe aucune circonstance atténuante pour la barbarie.

 

Gaza : des images satellite montrent « des quartiers entiers rasés » depuis la trêve — la controverse s’envenime

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Une analyse de photos satellite publiée par BBC Verify et reprise par plusieurs médias révèle que plus de 1 500 bâtiments auraient été détruits dans des zones de la bande de Gaza restées sous contrôle israélien depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 10 octobre. Israël reconnaît des démolitions, les justifie comme opérations de neutralisation d’infrastructures terroristes et invoque les termes du cessez-le-feu. Les ONG et certains experts juridiques s’interrogent quant à la portée et à la légalité d’un tel nivellement urbain, alors que la population civile paie un nouveau tribut. (Arab News)

Les faits — ce que montrent les images

BBC Verify, qui a appliqué un algorithme de détection de changements sur des images radar puis procédé à un comptage manuel, a identifié plus de 1 500 structures détruites depuis le cessez-le-feu, dans des secteurs à l’est de Rafah, à Khan Younès et dans des secteurs de la ville d’ Gaza contrôlés par l’armée israélienne (derrière la « ligne jaune » décrite dans l’accord). Les clichés comparatifs montrent des quartiers qui semblaient intacts au début d’octobre et figurent aujourd’hui comme des zones plates, sans bâtiments ni jardins. BBC elle-même note que le total pourrait être plus élevé, en raison de la couverture satellite incomplète de certaines zones. (Arab News)

Le rapport est corroboré par d’autres évaluations satellitaires internationales et par des agences de presse qui ont géolocalisé des vidéos et images de pelles et d’explosions dans des zones précises, laissant penser à des démolitions contrôlées plutôt qu’à des dégâts résultant d’un combat direct. (saudigazette)

Réponses officielles — la ligne israélienne

Israël n’a pas nié les démolitions mais les a cadrées : selon l’armée, il s’agit d’opérations ciblées de neutralisation de « tunneleries » et d’infrastructures terroristes, prévues par le texte du cessez-le-feu qui oblige à la démilitarisation de la bande (point 13 du plan Trump cité par les parties). L’argument officiel est simple : l’État opère dans des zones qu’il contrôle et détruit des moyens de combat — et non des opérations visant des civils dans des secteurs sous contrôle ennemi. « Nous agissons en réponse à des menaces, violations et infrastructures terroristes », a résumé un porte-parole militaire. (ynetglobal)

Sur le terrain, l’objectif affiché est la mise hors d’état de nuire des réseaux souterrains et la prévention d’un redéploiement rapide du terrorisme dans des zones densément peuplées. Les forces israéliennes indiquent poursuivre la destruction des tunnels et caches d’armement dans le périmètre dont elles assurent le contrôle, avant de procéder à un retrait vers le nouveau périmètre convenu. (ynetglobal)

Réactions internationales et juridiques — alarmes et demandes d’enquête

Des ONG, des experts en droit humanitaire et des observateurs internationaux ont exprimé leur inquiétude. Certains juristes interrogés par la presse estiment que la destruction systématique de biens civils hors d’un cadre de nécessité militaire immédiate pourrait soulever des questions au regard du droit humanitaire et, selon le cas, constituer des violations. D’autres soulignent toutefois la complexité juridique : si une zone est effectivement sous contrôle israélien et abrite des infrastructures militaires ou terroristes, la détection et la neutralisation des menaces s’inscrivent dans un cadre différent. (The Siasat Daily)

Au plan diplomatique, le manque de transparence sur l’évaluation indépendante des opérations inquiète : le plan de cessez-le-feu prévoit la présence de « surveillants indépendants » pour la démilitarisation — un point désormais au centre des débats sur la conformité des actions israéliennes avec les engagements pris. Plusieurs capitales et organisations internationales appellent à des inspections impartiales et à l’admission sans entrave d’aides humanitaires dans les zones affectées. (Arab News)

Témoignages — la voix des habitants

Des riverains déplacés décrivent une réalité humaine brutale : « C’était notre jardin, nos arbres, notre maison — un petit paradis », témoigne une habitante d’Abasan al-Kabira déplacée vers al-Mawasi. Les pertes en logements, en biens cultivés et en repères sociaux aggravent la crise humanitaire déjà extrême dans la bande de Gaza, où, selon des évaluations onusiennes antérieures, une part massive du parc immobilier est endommagée ou détruite après plus de deux années de conflit. (saudigazette)

Analyse — enjeux militaires, politiques et humanitaires

La tension entre impératifs militaires et protection des civils se joue aujourd’hui sur plusieurs registres. Sur le plan strictement opérationnel, Israël met en avant la nécessité stratégique d’empêcher la reconstitution de capacités offensives souterraines — une menace qui, à ses yeux, justifie des opérations localisées même après la signature d’un cessez-le-feu. Sur le plan politique, en revanche, l’intensification de destructions visibles fragilise la crédibilité du cadre négocié et alimente une critique internationale potentiellement dommageable pour le parrainage américain et la coalition régionale qui soutiennent la feuille de route. Enfin, sur le plan humanitaire, la reconstruction et la relocalisation massives de populations déplacées constituent un défi titanesque, susceptible d’entraver toute phase de stabilisation. (ynetglobal)

Ce qu’il faut surveiller — points de bascule

Trois éléments peuvent changer la donne dans les jours et semaines à venir : (1) la publication ou non d’un rapport indépendant de vérification sur la nature et l’étendue des démolitions ; (2) la capacité des acteurs humanitaires à accéder rapidement aux populations affectées via les points de passage (le passage de Zikim pour l’aide au nord de la bande vient d’être annoncé) ; (3) l’attitude des parrains internationaux du cessez-le-feu (États-Unis, Égypte, Qatar, Turquie) sur la suite du processus de démilitarisation et sur les garanties de non-reconstruction. (ynetglobal)

Conclusion — entre sécurité et responsabilité

Les images satellite dévoilées par BBC Verify posent une question embarrassante : comment concilier l’impératif de sécurité d’un État confronté à des réseaux terroristes et l’obligation de protection des populations civiles et de leurs biens ? La réponse ne se résume pas à un choix binaire. Elle exige transparence, supervision internationale effective et un effort soutenu de reconstruction et d’assistance. Sans ces éléments, la démilitarisation annoncée risque de se transformer en un nouveau cycle de fragilisation, au détriment des civils et de la stabilité régionale. (Arab News)

Crise évitée entre Paris et Jérusalem : la France recule sur l’exclusion de huit sociétés israéliennes du salon Milipol

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Sous la pression israélienne et après plusieurs heures de tractations diplomatiques, Paris a finalement levé l’interdiction visant huit entreprises israéliennes qui devaient participer au salon international Milipol, prévu la semaine prochaine à Paris. Une volte-face qui met fin à une crise ouverte entre la France et Israël.

L’affaire a éclaté mardi soir, lorsque le ministère français de l’Intérieur a informé Israël que huit sociétés israéliennes ne seraient pas autorisées à exposer leurs produits au salon Milipol Paris 2025, grand rendez-vous mondial de la sécurité intérieure.
Les autorités françaises avaient justifié leur décision par une « sensibilité particulière du contexte », évoquant des risques de manifestations pro-palestiniennes et la nécessité de « préserver l’ordre public ».

Mais à Jérusalem, la réaction a été immédiate et virulente. Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a convoqué l’ambassadeur de France et transmis un message clair à l’Élysée : « un tel geste aurait des conséquences dramatiques sur les relations bilatérales ».

« Ce n’est pas seulement un affront commercial, c’est une faute politique », a déclaré un diplomate israélien.
« Comment expliquer qu’en pleine trêve à Gaza, Paris choisisse d’isoler Israël — seule démocratie du Moyen-Orient — dans un salon consacré à la sécurité ? »


Une marche arrière précipitée de Paris

Face à la fermeté d’Israël et à la médiatisation rapide de l’affaire, le gouvernement français a finalement reculé.
Tard dans la soirée, un message officiel transmis au ministère israélien des Affaires étrangères confirmait que toutes les entreprises israéliennes pourraient participer au salon, sans exception.

Selon les médias français, l’Élysée redoutait un incident diplomatique majeur susceptible de fragiliser davantage des relations déjà tendues depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron d’un « État palestinien » lors de son discours à l’ONU en septembre.
La volte-face aurait été décidée après plusieurs appels directs entre les cabinets de Gideon Sa’ar et du Quai d’Orsay.

« La France a compris que céder à la pression des groupes pro-Hamas reviendrait à saper sa crédibilité au sein de l’Union européenne et de l’OTAN », confie une source proche du ministère israélien de la Défense.


Un épisode de plus dans une relation sous tension

Ce n’est pas la première fois que Paris tente d’imposer des restrictions aux exposants israéliens.
Lors du salon Eurosatory 2024, les autorités françaises avaient déjà ordonné le retrait des armes offensives des stands israéliens et l’installation de parois noires pour isoler visuellement leurs espaces d’exposition — une décision perçue à Tel-Aviv comme une humiliation diplomatique.
Le tribunal du commerce de Paris avait alors annulé la mesure, jugeant qu’elle contrevenait aux règles du marché international.

Cette fois encore, la manœuvre française est interprétée comme un signal politique adressé à la gauche radicale et aux mouvements pro-palestiniens, très actifs en France depuis la guerre contre le Hamas.

« Il est temps que la France choisisse son camp », a commenté un haut responsable israélien.
« On ne peut pas se prétendre partenaire stratégique d’Israël tout en cédant à la rue islamiste dès qu’elle crie au boycott. »


Israël reste vigilante

Bien que la crise semble désamorcée, le ton reste glacial entre Jérusalem et Paris.
Des sources diplomatiques indiquent que le gouvernement israélien prépare une réévaluation de ses coopérations industrielles et militaires avec la France, notamment dans les programmes conjoints de cybersécurité et de défense intérieure.

Pour Israël, le message est clair : la sécurité nationale n’est pas négociable.

« Nos entreprises participent à des salons dans le monde entier — y compris aux États-Unis, en Inde et dans les Émirats — sans le moindre incident », rappelle un représentant du ministère de la Défense.
« Il serait paradoxal qu’en France, au nom de la liberté et des droits de l’homme, on interdise des exposants israéliens pour des raisons politiques. »

L’épisode du Milipol 2025 restera comme un avertissement : les pressions antisionistes en Europe ne passent plus inaperçues, et Israël entend désormais répondre coup pour coup.


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Israël Katz tranche : la station militaire Galei Tsahal fermera d’ici mars 2026

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C’est une décision historique qui marque la fin d’une ère médiatique en Israël. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé ce matin la fermeture définitive de la station de radio militaire Galei Tsahal (« La Voix de l’Armée »), dont les émissions cesseront au plus tard le 1er mars 2026. La station sœur Galgalatz, dédiée à la musique et à la sécurité routière, continuera de fonctionner.

« C’est une décision nécessaire pour préserver le caractère étatique de Tsahal et renforcer la confiance du public en l’armée », a déclaré Katz dans un communiqué. Le ministre soumettra la proposition à l’approbation du gouvernement, conformément à la procédure légale.

Fondée en 1950, Galei Tsahal (GLZ) a longtemps occupé une place unique dans le paysage médiatique israélien : une radio publique gérée par des soldats, écoutée par des millions de civils. Ses journalistes, souvent issus du service militaire, ont façonné plusieurs générations de grands noms de la presse israélienne. Mais depuis plusieurs années, la station faisait l’objet de vives critiques sur son orientation politique jugée trop marquée, et sur la confusion croissante entre information militaire et commentaire partisan.

La décision d’Israël Katz met fin à des mois de débats internes au ministère de la Défense. Plusieurs hauts gradés considéraient déjà que le maintien d’un média civil sous le giron de l’armée « n’était plus compatible avec la mission première de Tsahal ». D’autres y voyaient au contraire un symbole du lien unique entre l’armée et la société israélienne.

Les réactions n’ont pas tardé. D’anciens journalistes de la station ont dénoncé une « atteinte à la liberté de la presse », tandis que des députés de la coalition ont salué « un acte de restauration de la neutralité militaire ». Selon le député Likoud Miki Zohar, « Galei Tsahal est devenue depuis des années une plateforme politisée, éloignée de la voix de l’armée et du peuple ».

L’opposition, elle, accuse Katz d’« instrumentaliser l’armée à des fins politiques ». Yair Lapid a déclaré sur X (ex-Twitter) : « Fermer Galei Tsahal, c’est museler une voix critique. Après les journalistes, on s’en prend aux soldats ».

Cette fermeture s’inscrit dans un contexte plus large de recentralisation médiatique initiée par le gouvernement Netanyahou, qui souhaite renforcer le contrôle public sur les institutions d’État. Le débat n’est pas sans rappeler les tensions apparues ces dernières années autour de la télévision publique Kan 11, menacée elle aussi à plusieurs reprises de restructuration.

Pour Israël Katz, le choix est clair : Tsahal doit « se recentrer sur la sécurité » et non sur les talk-shows politiques. En interne, l’armée aurait déjà reçu instruction de préparer un plan de transition pour redéployer le personnel militaire et civil employé à la station.

Les émissions emblématiques comme Boker Tov Israël ou HaBoquer Shel Galei Tsahal cesseront donc après 75 ans d’antenne. Une page de la mémoire sonore israélienne se tourne — celle d’une radio née dans les camps de soldats, devenue un pilier du débat public.

Au-delà du symbole, cette fermeture pose une question plus vaste : celle du rapport entre l’armée, la démocratie et la liberté d’expression. Israël, société mobilisée et souvent en état d’urgence, a toujours entretenu un lien intime entre son armée et son espace civique. Katz choisit aujourd’hui de tracer une ligne nette entre les deux. Reste à savoir si le public israélien suivra cette orientation — ou regrettera la disparition d’une des voix les plus familières du pays.

Israël face à une vague d’exode : multiplication par quatre de la fuite des familles juives depuis 2024

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Les images de files d’attente interminables à l’aéroport Ben Gourion ne trompent plus : l’émigration israélienne atteint un niveau inédit. Selon les derniers chiffres publiés par le Bureau central des statistiques (CBS), le nombre de Juifs quittant Israël sans retour a quadruplé depuis 2022, marquant un tournant démographique, social et politique profond.

En 2024, le solde migratoire négatif — la différence entre les départs et les retours — a atteint près de 57 000 Israéliens, dont plus de 78 000 Juifs ayant quitté le pays pour seulement 24 000 retours. À titre de comparaison, le solde n’était que de 15 900 en 2022. Et selon les données partielles de 2025, la tendance se poursuit : plus de 54 000 départs nets sont attendus d’ici la fin de l’année.

Mais le plus préoccupant, selon le rapport, est le changement de profil des émigrants : il ne s’agit plus seulement de jeunes après leur service militaire cherchant une expérience à l’étranger, mais de familles entières, de couples mariés, souvent diplômés et insérés dans la vie active. Près de la moitié des départs concernent aujourd’hui des couples mariés, contre un tiers seulement parmi les retours.

Ce basculement a des conséquences considérables. « Lorsqu’une famille quitte Israël, ce sont non seulement deux adultes qui sortent du marché du travail et du système fiscal, mais aussi leurs enfants qui ne grandiront pas ici, n’iront pas à l’école israélienne et ne serviront pas dans Tsahal », résume un démographe cité par Calcalist.

Cette hémorragie silencieuse touche le cœur productif du pays : la classe moyenne, les actifs qualifiés, les enseignants, les ingénieurs et les entrepreneurs. Selon les chiffres, près de 60 % des émigrants ont entre 25 et 64 ans, âge clé pour la croissance économique et la natalité.

Le phénomène s’accompagne d’un recul du nombre d’olim (nouveaux immigrants). Après le pic de 2022 — 74 400 nouveaux arrivants, principalement venus d’Ukraine et de Russie —, le chiffre a chuté à 46 000 en 2023, puis 31 000 en 2024, et à peine 25 000 en 2025. Le flux d’aliya, longtemps moteur démographique du pays, ne compense donc plus les départs.

Le CBS précise que la définition du « départ permanent » a été révisée : désormais, un Israélien est considéré comme émigré après 275 jours passés à l’étranger sur une période de 12 mois, ce qui permet une mesure plus fine des départs réels.

Parmi les causes identifiées, les chercheurs évoquent une perte de confiance dans les institutions de l’État depuis la mise en place du gouvernement Netanyahou–Ben Gvir–Smotrich. Le climat politique tendu, la crise économique, la hausse du coût du logement et les incertitudes liées à la guerre ont renforcé le sentiment d’instabilité. « Ce ne sont pas les plus faibles qui partent, mais les plus forts — ceux qui peuvent se permettre de recommencer ailleurs », résume un économiste du Technion.

Les répercussions sont déjà visibles : baisse des inscriptions scolaires dans certaines villes, ralentissement du marché immobilier, notamment dans les périphéries, et érosion des recettes fiscales. Les départs massifs de familles touchent aussi les réseaux communautaires et la vie associative locale.

Un autre aspect inquiétant : la montée en flèche de l’émigration des nouveaux immigrants eux-mêmes. Deux tiers des sortants en 2023–2024 sont des olim installés depuis moins de cinq ans — un phénomène inédit. Nombre d’entre eux, venus de l’ex-Union soviétique, auraient vu Israël comme une étape temporaire vers l’Europe ou l’Amérique du Nord, profitant des conditions d’intégration avant de repartir.

Ce que certains qualifient désormais de “brain drain israélien” menace l’équilibre social et économique du pays à long terme. Car lorsque les familles instruites et économiquement solides partent, elles emportent avec elles le capital humain, éducatif et fiscal qui soutient les infrastructures publiques — éducation, santé, sécurité sociale.

À Jérusalem, le gouvernement évite pour l’instant de commenter ces données. Mais plusieurs députés de la coalition ont reconnu en privé que le phénomène est « plus grave qu’on ne le pensait », notamment dans les classes moyennes urbaines.

Ce n’est pas une crise conjoncturelle : c’est une fissure structurelle. Une société qui voit partir ses familles perd aussi une part de sa foi collective en l’avenir. Et dans un pays dont l’identité repose sur la promesse du retour, cette fuite des citoyens les plus ancrés est un signal d’alarme que ni les statistiques ni les slogans ne peuvent dissimuler.

Sécheresse en Iran : un régime à court d’eau — et peut-être à court d’options

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Les femmes iraniennes portent des masques de protection pour éviter de contracter un coronavirus, tout en marchant dans le Grand Bazar de Téhéran, Iran, 20 février 2020. (Crédit photo: WANA (WEST ASIA NEWS AGENCY) / NAZANIN TABATABAEE VIA REUTERS)

Une sécheresse historique frappe l’Iran : les réservoirs approchent de l’épuisement, les grandes villes manquent d’eau, et la colère sociale monte. Dans ce contexte, certains analystes avertissent que le régime des ayatollahs pourrait recourir à une distraction extérieure — notamment un nouvel affrontement avec Israël — pour canaliser la contestation intérieure. Le risque n’est pas seulement humanitaire : il est aussi géopolitique. (The Guardian)

Les faits : des barrages vides, des villes au bord du rationnement

Les données publiées ces dernières semaines sont sans appel : pluies exceptionnellement rares, fonte de la neige quasi inexistante et nappes souterraines très surexploitées ont conduit à une situation critique pour les approvisionnements urbains. Les réservoirs desservant Mashhad — la deuxième ville du pays — sont tombés sous la barre des 3 % de capacité, et des responsables ont même évoqué que l’eau potable de Téhéran pourrait « s’épuiser en quelques semaines » si la situation perdurait. Des coupures d’eau et des coupures d’électricité régulières ont déjà frappé plusieurs provinces. (The Guardian)

Réactions officielles et sociales : l’inquiétude grandit

Les autorités iraniennes, habituées à préserver l’image d’un État solide, multiplient les mesures d’urgence — restrictions, appels à l’économie d’eau, tentative d’importation de carburant et matériels — sans pour autant calmer la population. ONG et observateurs internationaux pointent l’échec d’une politique hydrique durable : gestion inefficace, agriculture ultra-consommatrice d’eau et creusement massif de puits clandestins ont aggravé la crise. Le constat est sévère : la sécheresse n’est plus seulement un défi environnemental, elle fragilise l’ordre social. (The Guardian)

Analyse : pourquoi un régime affaibli peut chercher la guerre

Sur le plan stratégique, plusieurs spécialistes soulignent une logique cruelle mais claire : un pouvoir confronté à une crise interne majeure a parfois intérêt à focaliser l’attention sur une menace extérieure pour maintenir la cohésion nationale et dévier la colère. La combinaison d’une économie en tension, de pénuries d’eau et d’un appareil sécuritaire coûteux crée un cocktail instable. Certains commentateurs vont plus loin : même si une confrontation avec Israël entraînerait des dégâts pour Téhéran, l’impact intérieur pourrait être jugé acceptable par le régime — « Israël souffrira, mais l’Iran souffrira cent fois plus », écrivent déjà des éditorialistes pro-gouvernementaux et anti-occidentaux, traduisant la rhétorique belliciste qui peut émerger. (The Guardian)

Dimension internationale : risques de contagion régionale

Une escalade irano-israélienne aurait des retombées au-delà de la frontière directe : renforcement des capacités militaires au Liban, au Yémen et en Syrie, perturbations des routes maritimes et hausse des prix de l’énergie. Par ailleurs, la détérioration humanitaire en Iran — déplacement intérieur, pénurie alimentaire et sanitaire — pourrait alimenter des flux migratoires et des tensions régionales supplémentaires. Les puissances occidentales et régionales surveillent désormais non seulement la posture nucléaire et balistique iranienne, mais aussi la résilience civile du pays. (The Guardian)

Enjeux pour Israël : responsabilité de la prévention et préparation

Pour Israël, la donne est double. D’une part, il s’agit de se préparer à des ripostes à longue distance (missiles, drones, attaques par procuration) et à une possible intensification des hostilités depuis plusieurs axes. D’autre part, la prudence stratégique exige d’exploiter toute fenêtre diplomatique pour isoler la République islamique et éviter une conflagration régionale. Les analystes israéliens rappellent que maintenir la supériorité défensive ne suffit pas : il faut aussi préserver l’espace politique et humanitaire qui limitera la capacité du régime iranien à instrumentaliser la crise domestique. (The Guardian)

Conséquences humanitaires et environnementales à long terme

Au-delà des calculs stratégiques, la sécheresse inflige des dégâts durables : affaissement des sols (sinkholes), salinisation des terres, effondrement des rendements agricoles et migrations internes massives. Sans réformes profondes — modernisation de l’irrigation, réorientation des cultures, investissements dans le traitement et la désalinisation — l’Iran risque une dégradation irréversible de certaines de ses régions fertiles, accentuant la précarité sociale et la pression sur les institutions. (The Guardian)

Conclusion — prévenir l’escalade, protéger les populations

La sécheresse iranienne est d’abord une tragédie humaine et environnementale. Mais elle est aussi un catalyseur de risques géopolitiques : un régime acculé peut préférer l’embrasement extérieur à la réforme intérieure. Pour Israël et la communauté internationale, la priorité doit rester double : se préparer à toutes les éventualités militaires, tout en multiplier les canaux diplomatiques et humanitaires susceptibles d’atténuer la crise et de réduire l’incitation à l’escalade. À défaut, le prix payé — en vies, en infrastructures et en stabilité régionale — pourrait être très lourd. (Al Jazeera)

« Ils m’ont torturé parce que je suis Juif » : le témoignage bouleversant d’un otage israélien libéré de Gaza

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Rom Breslavsky, ex-otage du Jihad islamique, livre un récit glaçant de son calvaire à Gaza. Dans une interview diffusée sur la chaîne 13, il raconte les coups, les humiliations et les tortures subies pendant sa captivité — et sa résistance, ancrée dans la foi.

C’est une voix tremblante, mais déterminée. Celle de Rom Breslavsky, jeune Israélien enlevé lors des attaques du 7 octobre et resté de longs mois captif à Gaza.
Son témoignage, diffusé cette semaine par Channel 13, a bouleversé l’opinion israélienne.
Il y décrit, avec une précision douloureuse, les violences infligées par ses geôliers et les tentatives d’humiliation filmées pour la propagande terroriste.

« Entre chaque prise, ils arrêtaient le tournage, me frappaient, et recommençaient », raconte-t-il.
« Ils disaient : “Sois plus sérieux, insulte Netanyahou, insulte Ben Gvir”. Puis un coup de poing. »


Family of Israeli Hostage Rom Braslavski Clears Islamic Jihad Captivity  Video for Publication - Israel News

La torture transformée en spectacle

Dans les vidéos diffusées par le Jihad islamique, les otages étaient forcés à lire des textes préparés, accusant Israël et ses dirigeants.
Mais derrière la mise en scène, Breslavsky décrit une cruauté systématique, conçue pour briser l’esprit de ses captifs.

« Ils me disaient : pleure, fais semblant d’avoir faim. Et quand je pleurais vraiment, ils riaient. »

Les tortures étaient quotidiennes : coups de câbles, privation de nourriture, musiques arabes diffusées en boucle pour empêcher le sommeil.
Le jeune homme se souvient de ce moment où la douleur est devenue insupportable :

« J’ai dit à mon tortionnaire : prends ton falafel du jour, garde-le, laisse-moi mourir de faim. Je préfère ça aux coups. »


Rom Braslavski's emotional reunion with his family Prime Minister's Office

La foi comme ultime résistance

Au milieu de cette barbarie, Rom Breslavsky s’accroche à sa foi.
Dans un élan de courage, il ose défier son bourreau :

« Je lui ai dit : tu crois qu’on est seuls ici ? Dieu nous voit. Il voit ce que tu me fais. Et Il te jugera. »

Ces mots lui valent une pluie de coups. Mais ils deviendront le symbole de sa survie.

« Je savais qu’ils pouvaient me tuer. Mais au moins, je voulais qu’ils sachent que j’étais encore un Juif, que je n’avais pas honte de l’être. »


💔 Quand vous entendez le témoignage de 💛Rom Breslavsky💛, votre cœur  refuse de croire. Deux ans seul. Deux années entières ,non pas dans un  tunnel, mais seul, enfermé parfois à côté des

“Pas à cause de Ben Gvir ou de Bibi — parce que je suis Juif”

Depuis sa libération, Breslavsky a dû affronter une autre épreuve : la récupération politique de son témoignage.
Certains médias de gauche ont insinué que les tortures seraient liées aux politiques sécuritaires d’Israël, notamment les mesures imposées par Ben Gvir dans les prisons.

Mais l’ancien otage balaie ces arguments avec fermeté :

« Ils m’ont torturé pour une seule raison : parce que je suis Juif.
Pas à cause de la politique, pas à cause d’un ministre. Juste parce que je suis Juif. »

Son affirmation résonne avec une intensité rare.
Elle rappelle la nature idéologique de la guerre menée par les organisations terroristes de Gaza, pour qui le simple fait d’être israélien — ou juif — suffit à condamner un être humain.


Un cri qui dépasse le témoignage

Le récit de Breslavsky n’est pas seulement celui d’un survivant ; c’est un acte d’accusation contre la barbarie islamiste.
Dans ses mots transparait l’abîme moral entre les ravisseurs et leurs victimes :

« Ils parlaient de Dieu, mais ils n’en ont aucune crainte. Leur Dieu, c’est la haine. »

Son témoignage s’ajoute à ceux d’autres otages libérés, confirmant le régime de terreur organisé dans les tunnels de Gaza : exécutions simulées, menaces d’abandon, violences physiques et psychologiques.


Israël écoute, le monde détourne les yeux

En Israël, ces récits suscitent un profond mélange de colère et de fierté : colère contre la cruauté du Hamas et du Jihad islamique ; fierté devant la dignité de ceux qui ont survécu sans renier leur foi.
Mais sur la scène internationale, le silence reste assourdissant.
Les grandes capitales, promptes à condamner Israël pour sa riposte à Gaza, restent muettes sur les crimes de guerre avérés commis contre les otages.

Chaque mot de Rom Breslavsky rappelle que derrière les débats diplomatiques, il y a des vies brisées, des corps suppliciés, et une haine viscérale d’Israël.
Et que dans cette guerre, la foi et la mémoire demeurent les seules armes d’un peuple qui refuse de s’effacer.


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Maroc : scandale après l’enterrement d’un militant BDS dans un cimetière juif de Casablanca

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La communauté juive du Maroc est sous le choc. À Casablanca, des proches du militant pro-BDS Tsion Oussidoun ont organisé son enterrement dans le cimetière juif de la ville, sans autorisation. L’incident, survenu ce week-end, a provoqué la colère des responsables communautaires, qui dénoncent une profanation et une provocation politique.

Le nom de Tsion Oussidoun, 77 ans, était bien connu des cercles antisionistes marocains. Chef de file du mouvement BDS local, il avait organisé de nombreuses manifestations contre Israël, accusant l’État hébreu de « crimes de guerre » à Gaza et appelant publiquement à boycotter les produits israéliens.
Sa mort, survenue après trois mois de coma, aurait pu passer inaperçue. Mais c’est la manière dont ses partisans ont choisi de lui rendre hommage qui a déclenché la tempête.

Selon plusieurs sources locales, les funérailles ont eu lieu au cimetière juif de Casablanca, un site historique datant du XIXᵉ siècle, où reposent de nombreux rabbins et notables de la communauté. L’événement s’est déroulé sans autorisation préalable des responsables communautaires, et s’est transformé en un rassemblement politique sous des drapeaux palestiniens.

« Ils ont piétiné des tombes, brisé des stèles anciennes et insulté les fidèles juifs venus protester », a dénoncé un responsable du comité juif local, cité par Mako.
« Voir un militant qui a soutenu le Hamas et applaudi le massacre du 7 octobre enterré parmi nos morts, c’est une honte nationale. »


Une humiliation ressentie comme une profanation

Les images circulant sur les réseaux sociaux montrent plusieurs dizaines de personnes brandissant des drapeaux palestiniens pendant la cérémonie.
Selon les témoins, des pierres tombales ont été endommagées et des fidèles juifs ont été expulsés manu militari lorsqu’ils ont tenté d’intervenir.
La scène a profondément choqué une communauté déjà éprouvée par les tensions politiques autour du rapprochement diplomatique entre Rabat et Jérusalem.

Des leaders communautaires envisagent désormais de demander le transfert du corps d’Oussidoun vers un autre cimetière, afin de restaurer la dignité du lieu.

« Cet homme n’avait rien de juif, ni dans ses actes ni dans ses paroles », a déclaré un notable de Casablanca.
« Il a fait campagne pour ceux qui ont assassiné nos frères en Israël. Comment pourrait-il reposer parmi nos ancêtres ? »


Le silence embarrassé des autorités marocaines

Les autorités de Casablanca n’ont pour l’heure publié aucun communiqué officiel.
Le ministère de l’Intérieur aurait toutefois demandé un rapport sur les conditions d’accès au cimetière, normalement surveillé et administré conjointement par la communauté juive et la municipalité.

En arrière-plan, cet incident intervient dans un contexte diplomatique délicat.
Le Maroc, signataire des Accords d’Abraham, entretient depuis 2020 des relations officielles avec Israël.
L’affaire Oussidoun risque de raviver les tensions entre les partisans du rapprochement et les mouvances islamistes pro-Hamas, très actives dans le pays.

« Les islamistes profitent du climat post-guerre de Gaza pour semer la discorde et affaiblir le dialogue interreligieux », analyse un universitaire de Rabat.
« Le choix de ce cimetière n’était pas une erreur : c’était un geste politique calculé. »


Un symbole de haine jusqu’au dernier souffle

Pour de nombreux observateurs, l’affaire dépasse le cadre local : elle révèle le retour d’un antisémitisme militant qui ne dit pas son nom.
Oussidoun, qui s’était autoproclamé “porte-voix du peuple palestinien au Maroc”, avait soutenu publiquement les attaques du Hamas après le 7 octobre.
Ses réseaux sociaux regorgeaient de propos virulents contre les Juifs marocains et les Israéliens.

Qu’un tel personnage repose aujourd’hui dans un cimetière juif, au milieu des victimes de pogroms et des figures religieuses du judaïsme marocain, est perçu comme une profanation morale et historique.

« Il a combattu la mémoire juive toute sa vie, et il vient aujourd’hui salir nos morts », résume avec amertume un membre de la communauté.


Entre mémoire et provocation

Cet incident souligne l’extrême fragilité du vivre-ensemble dans un royaume longtemps cité en exemple pour sa tolérance religieuse.
Si le roi Mohammed VI a réaffirmé à plusieurs reprises son attachement au patrimoine juif marocain, les actes de vandalisme récents, notamment à Fès et Tanger, montrent une radicalisation croissante d’une minorité influencée par la propagande islamiste internationale.

La communauté juive de Casablanca, l’une des plus anciennes du monde séfarade, demande désormais une enquête officielle et des excuses publiques.
Elle craint que cet épisode n’encourage d’autres provocations contre les sites juifs du pays.

« Ce n’est pas seulement une question de respect des morts », conclut un rabbin local.
« C’est une question de respect de notre histoire commune. »


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