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Avancée spectaculaire sur la peine de mort pour les terroristes : ainsi le Service pénitentiaire devra les exécuter sous 90 jours

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Un document interne transmis aux membres de la commission de la Sécurité nationale détaille désormais les contours précis du projet de loi visant à instaurer la peine de mort pour les terroristes. Une semaine après son adoption en première lecture à la Knesset, les principes directeurs ont été rendus publics : les terroristes condamnés pour meurtre de Juifs en raison de leur identité, ou pour avoir planifié ou commandité de tels attentats, devront être exécutés dans un délai maximal de 90 jours une fois la sentence devenue définitive. Le mode d’exécution retenu serait l’injection létale, administrée directement par le Service pénitentiaire israélien (Shabas).

Le document stipule que la peine de mort s’appliquerait à « toute personne qui tue un Juif en raison de sa judaïté, ainsi qu’à ceux qui planifient ou envoient d’autres personnes commettre un tel meurtre ». Un principe qui vise à couvrir l’ensemble de la chaîne de responsabilité d’un attentat, du terroriste exécutant au commanditaire. Le texte précise également que la procédure d’exécution devra être conforme aux adaptations nécessaires du droit existant, afin de garantir une application juridiquement stable et opérationnelle.

L’un des points les plus marquants est l’obligation, inscrite noir sur blanc, d’exécuter la sentence dans un délai de 90 jours après sa validation juridique définitive. Cette disposition vise explicitement à éviter les reports, appels successifs ou procédures interminables qui ont, dans d’autres pays, neutralisé l’impact déterrent de telles lois. En l’état, si la loi est adoptée en seconde et troisième lecture, Shabas deviendra non seulement responsable de l’incarcération des terroristes, mais aussi de la mise en œuvre de la sentence ultime.

Le président de la commission, le député Tsvika Fogel, a décrit le projet comme un texte à la fois « profondément moral pour le peuple juif vivant sur sa terre » et « strictement pragmatique ». Son objectif, affirme-t-il, n’est pas de formuler une déclaration symbolique, mais de proposer une loi « applicable et réalisable ». Dans la société israélienne, traumatisée par les massacres du 7 octobre et les vagues continues d’attentats en Judée-Samarie, l’idée d’une peine de mort pour les terroristes revient régulièrement dans le débat public. Pour beaucoup, elle apparaît comme un outil supplémentaire pour restaurer une dissuasion affaiblie face à des ennemis qui glorifient le « martyre ».

La proposition intervient dans un contexte où les attaques terroristes, qu’elles soient menées par le Hamas, le Jihad islamique ou des cellules locales, continuent de cibler indistinctement civils et soldats. Dans ce cadre, les familles israéliennes endeuillées demandent de plus en plus d’actions fermes. L’idée qu’un terroriste ayant assassiné des innocents puisse bénéficier de conditions de détention ou d’avantages légaux est devenue intolérable pour une grande partie de la population. Le projet de loi cherche à répondre à cette attente en imposant une sanction irréversible contre ceux qui tuent pour des motifs nationalistes ou religieux.

Mais au-delà de la logique punitive, ce texte soulève des questions opérationnelles majeures. L’injection létale, méthode retenue par les auteurs du projet, nécessite une infrastructure spécifique, un encadrement médical strict et un protocole rigoureux. Le Service pénitentiaire devra donc se préparer, s’équiper et former des équipes dédiées. La société israélienne devra également gérer les implications internationales : plusieurs organisations mondiales et ONG hostiles à Israël ne manqueront pas de dénoncer cette mesure, tout comme certains États européens traditionnellement opposés à la peine de mort. Toutefois, ses promoteurs estiment que, face à un terrorisme d’une brutalité extrême, Israël n’a pas à justifier sa volonté de défendre ses citoyens.

Le texte ne s’attarde pas sur les scénarios complexes, comme les actes terroristes ayant plusieurs auteurs ou les situations où les commanditaires opèrent depuis l’étranger. Mais l’intention est claire : responsabiliser chaque niveau de la chaîne terroriste et ne laisser aucune échappatoire juridique. La loi, si elle passe, marquera un changement historique pour Israël, pays qui n’a appliqué la peine de mort qu’une seule fois dans son histoire — contre Adolf Eichmann en 1962.

Dans un moment où la société israélienne cherche encore un équilibre entre justice, sécurité et résilience, ce projet de loi cristallise des aspirations profondes : celle d’un État déterminé à protéger ses citoyens, sans ambivalence et sans failles.

 

Trump à une journaliste palestinienne à la Maison-Blanche : « Ils m’adorent là-bas »

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La conférence de presse à la Maison-Blanche, organisée à l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, a offert au président américain Donald Trump un moment qui a immédiatement embrasé les réseaux sociaux. Alors qu’il venait de signer avec le dirigeant saoudien une série d’accords économiques et sécuritaires majeurs, Trump a été interpellé par une journaliste au fort accent arabe. Sa question, d’apparence anodine — « Allez-vous bientôt vous rendre à Damas ? » — a donné lieu à un échange aussi inhabituel que révélateur.

Entendant son accent, Trump s’est interrompu : « Vous êtes de Syrie ? D’où venez-vous ? » La journaliste a répondu : « Non, je viens de Palestine. » Un mot que beaucoup de dirigeants occidentaux contournent d’ordinaire par précaution diplomatique, mais auquel Trump a réagi avec son mélange habituel de provocation et de confiance. Souriant, il a répliqué : « Nous faisons beaucoup de progrès. Ils m’aiment. Les Palestiniens m’aiment. Ils réussissent très bien, vraiment. Je pense que nous travaillons très étroitement avec beaucoup de gens pour rendre tout le monde heureux, y compris les Israéliens et les Palestiniens. »

Ces phrases, très caractéristiques de son style, ont immédiatement suscité un ouragan de commentaires. Certains y ont vu une volonté d’apaiser les tensions à un moment où Washington cherche à réorganiser l’axe régional autour d’un rapprochement saoudo-américain. D’autres ont interprété ces propos comme une forme d’optimisme excessif, voire déconnecté de la réalité sur le terrain, où l’Autorité palestinienne maintient une ligne hostile à toute normalisation, y compris indirecte, entre Israël et Arabie saoudite.

Mais ce moment inattendu ne doit pas occulter l’essentiel : la visite elle-même. Mohammed ben Salman, longtemps tenu à distance par l’administration précédente, a été accueilli avec les honneurs au cœur du pouvoir américain. Des accords économiques et sécuritaires ont été signés, illustrant une volonté renouvelée de coordination stratégique entre Washington et Riyad. Les médias internationaux ont souligné la portée symbolique de cette rencontre, qui réinscrit l’Arabie saoudite dans le cercle des partenaires centraux des États-Unis au Moyen-Orient.

Le choix du président Trump de mettre en avant des messages conciliants à la fois pour Israël et pour les Palestiniens semble s’inscrire dans la dynamique plus large qu’il tente de mettre en place : une structure régionale stabilisée, articulée autour d’accords économiques, de partenariats militaires, et d’une coopération susceptible — selon son entourage — de calmer certaines frictions persistantes. Sa formule « Ils m’aiment, les Palestiniens m’aiment » reflète une volonté d’afficher un leadership confiant, même si la réalité diplomatique reste plus complexe.

Dans le monde arabe, la séquence a été très commentée : certains y ont vu un geste de légèreté vis-à-vis de la question palestinienne, d’autres un signe que Trump, fidèle à son style direct, ne craint pas de répondre spontanément sans filtres. À Tel-Aviv comme à Jérusalem, les analystes ont davantage scruté les implications des accords signés avec l’Arabie saoudite que la phrase elle-même. Israël observe avec prudence les ambitions régionales de Ben Salman, notamment son désir d’obtenir certains équipements ou garanties américaines — dont les F-35 et une coopération nucléaire civile.

L’épisode du jour illustre une fois de plus le ton très particulier de l’administration Trump, où chaque interaction publique devient un signal, parfois brouillé, aux différents acteurs du Moyen-Orient. En affirmant que « les Palestiniens m’aiment », Trump cherche visiblement à projeter l’image d’un médiateur puissant, capable de dénouer les tensions. Les faits, cependant, montrent une situation bien plus contrastée : l’Autorité palestinienne n’a cessé de s’opposer à Washington, tandis que les dynamiques internes palestiniennes restent profondément hostiles à toute concession vis-à-vis d’Israël.

La visite du prince héritier constitue en revanche un point d’étape majeur dans le repositionnement régional en cours. L’Arabie saoudite cherche à consolider sa stature de puissance pivot, tout en obtenant de Washington les outils nécessaires pour contrer l’influence iranienne. Les États-Unis, de leur côté, visent à sécuriser des partenariats renforcés au Moyen-Orient à un moment où les tensions géopolitiques s’accroissent. Et Israël, bien qu’officiellement en marge de cette visite, observe chaque signe, conscient que les équilibres en jeu pourraient peser sur ses propres intérêts stratégiques.

Au final, ce bref échange entre Trump et une journaliste palestinienne a surtout révélé le style sans filtre du président, sa volonté affichée de projeter un optimisme décomplexé, et la complexité des rapports triangulaires entre Washington, Riyad et la question palestinienne. Un moment de télévision qui dit beaucoup — non pas sur la réalité palestinienne — mais sur la manière dont Trump souhaite être perçu : un dirigeant sûr de lui, capable d’assurer que « tout le monde est heureux », même lorsque les tensions restent vives.

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Ainsi réagit l’Autorité palestinienne à l’attentat meurtrier

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Au lendemain de l’attentat de rampe et de poignardage qui a coûté la vie à un Israélien d’une trentaine d’années au carrefour du Gush Etzion, la réaction officielle de l’Autorité palestinienne a une nouvelle fois illustré l’abîme idéologique qui sépare les récits des deux sociétés. Alors que l’attaque a été clairement documentée par les forces de sécurité — deux terroristes palestiniens arrivant en voiture, tentant d’écraser des civils puis les poignardant — l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne, « Wafa », a présenté les assaillants comme deux « jeunes tombés en martyrs sur la voie d’Allah », abattus par « les forces de l’occupation ». Une inversion totale des faits, conforme à la ligne de glorification systématique des auteurs d’attentats.

Selon la dépêche de Wafa, les deux jeunes hommes — Amran Ibrahim al-Atrash, 18 ans, de Hébron, et Walid Mohammed Khalil Sabarna, 18 ans, de Beit Ommar — auraient été « tués » par les forces israéliennes près de Bethléem, sans mention d’une attaque ou de victimes israéliennes. Le communiqué évoque « des tirs de l’occupation » sans un mot sur le meurtre d’un Israélien, ni sur la femme grièvement blessée, ni sur le jeune homme et l’adolescent blessés à l’arme blanche. L’agence cite également des « sources locales » affirmant qu’Israël aurait ouvert le feu sur « deux jeunes » au carrefour de Gush Etzion — formulation systématiquement employée pour effacer la dimension terroriste et la responsabilité criminelle des assaillants.

Les faits réels, eux, sont parfaitement clairs. Peu après 14h, les deux terroristes sont arrivés en voiture près de la station de bus. Ils ont d’abord tenté de percuter les civils en attente, puis sont sortis du véhicule armés de couteaux. Dans l’attaque qui a suivi, un Israélien d’environ 30 ans a été assassiné, et trois autres personnes blessées, dont une femme dans un état critique. Les terroristes ont été abattus en quelques secondes par des civils armés et des réservistes présents sur place, évitant ainsi un massacre plus large. Dans leur véhicule, plusieurs engins artisanaux ont été retrouvés, mais les équipes de sécurité ont confirmé qu’ils ne contenaient pas de charge explosive fonctionnelle.

La réaction palestinienne, loin d’être isolée, s’inscrit dans une logique bien rodée. À chaque attentat, l’Autorité palestinienne adopte le même schéma narratif : les terroristes deviennent des « martyrs innocents », et les forces israéliennes sont décrites comme des agresseurs exécutant des « jeunes ». Cette mécanique de communication a un objectif précis : légitimer la violence contre les civils israéliens, présenter les meurtriers comme des victimes et maintenir la population dans une idéologie du conflit permanent. Cette rhétorique, diffusée par l’agence officielle elle-même, alimente un climat où l’assassinat de civils juifs est considéré comme un acte héroïque.

Ce décalage flagrant entre les faits et la narration palestinienne constitue l’un des obstacles majeurs à toute perspective d’apaisement. Au moment même où Israël enterre ses morts et soigne ses blessés, l’Autorité palestinienne glorifie publiquement ceux qui les ont poignardés à mort. Cette glorification institutionnelle n’est pas seulement un mensonge : elle est un mécanisme d’encouragement. De nombreux jeunes Palestiniens, confrontés à ce lavage idéologique continu, voient dans chaque attaque une source de prestige familial et communautaire.

Dans ce contexte, les propos du chef du conseil régional du Gush Etzion, Yaron Rosenthal, prennent une résonance particulière. Lors de sa déclaration après l’attentat, il a rappelé que cette attaque survenait moins de 24 heures après une résolution votée à l’ONU destinée à promouvoir la création d’un État palestinien. « Une résolution qui bénéficiera à ceux qui veulent nous détruire », a-t-il accusé. Il a insisté sur le rôle stratégique des communautés juives de Judée-Samarie : « Comme les habitants de l’enveloppe de Gaza protègent le Sud, comme les résidents de Samarie protègent le centre, les habitants du Gush Etzion protègent Jérusalem. Aucun terroriste ne brisera notre détermination. »

La réaction de Wafa souligne également la contradiction fondamentale entre le discours diplomatique tenu par l’Autorité palestinienne devant les pays occidentaux et le message diffusé à sa propre population. Dans les instances internationales, elle se présente comme un acteur modéré, défenseur des droits civiques et adversaire du terrorisme. Mais sur le terrain, dans ses médias officiels, elle encourage par un vocabulaire codifié — « martyrs », « voie d’Allah », « jeunes abattus » — une culture de la confrontation permanente. Cette dualité contribue directement à l’enracinement du terrorisme en Judée-Samarie et ruine toute possibilité d’entamer un dialogue sincère.

L’attentat de Gush Etzion n’est donc pas seulement un acte de violence : il révèle encore une fois un système idéologique structuré, entretenu par les institutions palestiniennes elles-mêmes, où la mort est glorifiée et où l’assassinat d’innocents devient un outil politique. Tant que l’Autorité palestinienne continuera de transformer des assassins en héros nationaux, aucune initiative diplomatique ne pourra modifier la réalité du terrain. Israël fait face non seulement à des terroristes armés, mais à une machine de propagande qui justifie, encourage et recycle sans relâche la violence.

L’école pour surdoués indemnisera une famille juive à hauteur de 100 000 dollars

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Un accord juridique inédit a été conclu en Virginie après une affaire d’antisémitisme ayant conduit au renvoi de trois élèves juifs d’une école privée pour enfants surdoués. L’établissement, Naismith School, a accepté de verser 100 000 dollars de compensation à la famille, ainsi que 50 000 dollars supplémentaires couvrant les frais et honoraires du Brandeis Center, l’organisme qui les a représentés. Au-delà de l’indemnisation financière, l’école s’engage à revoir entièrement sa politique interne, à intégrer la définition IHRA de l’antisémitisme, à mettre en place un mécanisme de plaintes structuré, et à financer un contrôle externe pendant cinq ans.

L’affaire remonte à la période qui a suivi les massacres du 7 octobre, lorsque la fille de la famille — âgée de 11 ans — a subi des brimades répétées de la part d’autres élèves. Selon la plainte déposée, elle a été insultée, qualifiée de « meurtrière de bébés », et menacée, tandis que des élèves lui affirmaient que « tout le monde ici déteste les Juifs et Israël ». Certains sont même allés jusqu’à se réjouir de la mort d’un proche de la fillette en Israël. Des dessins représentant Hitler, moustache et arme au poing, ont circulé dans le cadre d’un projet scolaire. L’école, au lieu de condamner ces agissements, aurait affirmé que l’élève devait « devenir plus résistante ».

Quelques jours après que les parents eurent demandé des explications à la direction, un message leur est parvenu : leurs trois enfants étaient expulsés immédiatement, malgré leurs bons résultats académiques. La famille a alors saisi le Brandeis Center, une organisation spécialisée dans la défense juridique des Juifs victimes de discrimination, qui a porté l’affaire devant les autorités de Virginie. L’été dernier, le bureau des droits civiques de l’État a ouvert une enquête contre l’école et son directeur, pour discrimination et représailles.

L’accord dévoilé cette semaine ne constitue pas une reconnaissance de responsabilité juridique de la part de Naismith School, mais il marque une transformation profonde et obligatoire de ses pratiques internes. L’institution devra publier une nouvelle politique anti-discrimination dans ses brochures et sur son site officiel, où l’antisémitisme sera explicitement défini selon les critères de l’IHRA — une mention essentielle, car cette définition englobe l’antisionisme lorsqu’il cible l’identité juive. Le directeur sera tenu d’admettre publiquement que l’expulsion de la famille était une erreur, et qu’aucun élève ne doit jamais être ostracisé ou placé en insécurité au sein de l’établissement.

Le dispositif imposé inclut la création d’un comité d’examen chargé de traiter chaque plainte liée à des discriminations ou harcèlements. Ce comité devra entendre toutes les parties, analyser les faits, déterminer si une plainte est fondée et recommander des sanctions appropriées. En parallèle, un inspecteur indépendant recevra tous les dossiers et identifiera les manquements éventuels du comité, afin d’assurer que chaque incident soit traité selon les normes de l’État de Virginie.

Le volet éducatif est également crucial : enseignants et personnel devront suivre des formations obligatoires sur l’antisémitisme, les droits des élèves juifs et la détection des stéréotypes. Pour les élèves, des programmes pédagogiques seront intégrés, notamment le rétablissement d’un événement annuel consacré à la Shoah, qui avait été annulé l’année où la plainte avait été déposée. Cet hommage, destiné aux élèves étudiant la Seconde Guerre mondiale, sera de nouveau proposé pour garantir une compréhension historique précise et lutter contre la banalisation du nazisme chez les jeunes.

L’affaire, largement relayée par la presse américaine, intervient dans un climat de montée spectaculaire des actes antisémites dans les écoles et universités aux États-Unis depuis le 7 octobre. Selon l’ADL, les incidents ont augmenté de manière exponentielle, nourris par la désinformation et une rhétorique de haine omniprésente sur les réseaux sociaux. Cette décision en Virginie est perçue comme un signal important : les établissements scolaires ne pourront plus ignorer ni minimiser les agressions antijuives. Ils devront désormais faire preuve de transparence, protéger les élèves juifs et répondre à toute dérive idéologique dans leurs classes.

Pour la famille concernée, l’accord permet enfin une forme de reconnaissance. Il confirme que leurs enfants ont été victimes non seulement de harcèlement, mais aussi de discrimination institutionnelle, lorsque l’école a choisi d’écarter la victime plutôt que d’éduquer les coupables. L’affaire souligne aussi l’isolement ressenti par de nombreux élèves juifs dans les systèmes éducatifs américains, où l’importation du conflit israélo-palestinien crée un climat de tension permanente, parfois encouragé par l’ignorance ou l’indifférence de certains responsables.

Cet accord marque également une victoire importante pour le Brandeis Center, qui multiplie les actions en justice face à la poussée d’antisémitisme. Dans un contexte où les Juifs sont pris pour cible dans les rues, sur les campus et désormais dans les écoles privées, ce type de décision crée un précédent et trace une ligne claire : les institutions éducatives ont l’obligation légale de protéger leurs élèves juifs — et de sanctionner ceux qui encouragent la haine.

 

Pas agréable : un touriste arabe attaque un touriste britannique en Thaïlande – et se fait corriger

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La scène filmée dans un minibus touristique de Phuket a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, non seulement en raison de la violence de l’échange, mais surtout pour ce qu’elle révèle des tensions croissantes autour du comportement de certains voyageurs. Selon les informations rapportées, un touriste arabe a posé ses pieds nus sur le siège d’un touriste britannique, déclenchant une altercation filmée sous plusieurs angles. Le Britannique, d’abord calme et poli, a demandé à l’homme d’enlever ses pieds. La réponse a été un éclat de rire et un mépris évident, prélude à une confrontation physique qui a nécessité l’intervention de l’équipe du voyage.

Les images montrent le Britannique frappant l’homme au visage tandis que celui-ci, toujours assis, tente maladroitement de se défendre en lui donnant des coups de pied. Le guide thaïlandais présent sur place, Yutachai Sami, a témoigné de la scène : « Le problème a commencé lorsque le touriste arabe a mis ses pieds sur le siège du Britannique. Le Britannique a parlé calmement, il a essayé d’expliquer que ce n’était pas approprié. L’autre s’est moqué, a ri et s’est comporté avec grossièreté. » Sami précise que le touriste britannique a ensuite filmé l’incident pour documenter la situation, mais cela n’a fait qu’irriter davantage l’agresseur, qui a frappé son téléphone lorsque le minibus est arrivé à l’agence touristique. C’est à ce moment que le Britannique a répliqué par un coup de poing.

La séquence diffusée par Daily Mail et par des médias thaïlandais montre une tension grandissante avant l’explosion de violence, et l’on entend clairement les membres du groupe tenter de calmer les deux hommes. Le guide affirme que l’équipe a essayé de séparer les protagonistes « autant que possible », et que le touriste arabe s’est ensuite servi de sa chaussure comme d’un bouclier de fortune en pensant que le groupe de Britanniques était plus jeune et moins nombreux. « Il semblait croire qu’il pouvait se permettre ce comportement », explique Sami, soulignant que le Britannique s’est ensuite excusé auprès du groupe, bien qu’il ne soit pas à l’origine de la provocation.

À la suite de l’incident, le touriste arabe a demandé à être reconduit immédiatement à son hôtel, tandis que le reste du groupe a poursuivi l’excursion sans autre incident. Les autorités locales n’ont pas signalé de blessés graves, mais l’incident a été largement relayé dans le contexte d’une montée des tensions entre touristes à Phuket, où les comportements agressifs, les disputes sur la voie publique et les extorsions liées à la surfréquentation touristique ont récemment été signalés.

Cet épisode met également en lumière une réalité plus large : les destinations touristiques populaires, comme Phuket, subissent une pression intense due à l’afflux massif de visiteurs internationaux. Les autorités thaïlandaises ont récemment exprimé leur inquiétude face aux nombreuses bagarres filmées dans les rues, aux altercations dans les bars, et aux comportements intrusifs et irrespectueux qui se multiplient. L’affaire du minibus symbolise ce climat pesant, où les tensions culturelles, l’irrespect et la promiscuité se mêlent facilement pour dégénérer en violence.

Les internautes, notamment étrangers, ont largement commenté la vidéo, beaucoup saluant la maîtrise initiale du touriste britannique avant sa réaction. D’autres ont pointé du doigt le comportement provocateur du touriste arabe, qui a été décrit comme irrespectueux dès le début. Dans les pays occidentaux, la séquence a été interprétée comme un exemple supplémentaire de la difficulté croissante à maintenir un minimum de respect mutuel dans les zones touristiques saturées.

Dans un contexte mondial où les frictions entre communautés s’exacerbent, les incidents de ce type prennent rapidement une dimension symbolique. Si l’événement reste mineur sur le plan sécuritaire, il témoigne d’un malaise plus profond : les codes de conduite ne sont plus partagés par tous, et certaines attitudes jugées offensantes — en particulier dans les cultures occidentales — peuvent rapidement dégénérer lorsqu’elles sont ignorées ou tournées en dérision. Le simple refus d’un geste respectueux, comme retirer ses pieds d’un siège occupé, peut ainsi devenir le déclencheur d’une spirale inutilement violente.

Pour la Thaïlande, dont l’industrie touristique représente un pilier de l’économie, ces scènes posent un risque réel : celui de ternir l’image d’une destination réputée accueillante. Les autorités encouragent désormais les guides et opérateurs à intervenir plus rapidement face aux comportements problématiques, et à rappeler les règles fondamentales de respect entre voyageurs. Dans un monde où les images circulent instantanément, chaque incident devient une vitrine — positive ou négative — pour la réputation d’un pays.

 

Pas seulement à Haïfa : constats graves dans trois autres succursales de Rami Levy

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Les révélations autour des manquements sanitaires dans un magasin Rami Levy de Haïfa n’étaient, semble-t-il, que la partie émergée de l’iceberg. Une enquête menée par mako Santé dans trois succursales de la chaîne — à Herzliya, Bnei Brak et Ramat HaHayal — a mis au jour une série de dysfonctionnements graves, remettant directement en cause la qualité de la gestion et, surtout, la sécurité sanitaire des consommateurs. Les images recueillies sur place dévoilent des scènes difficilement compatibles avec les standards attendus d’un distributeur majeur : saleté généralisée, légumes pourris, odeurs pestilentielles, humidité, moisissures et même une souricière posée à même le sol près d’un réfrigérateur. Une combinaison alarmante, qui a conduit les enquêteurs à tirer une conclusion simple : la situation n’est pas marginale, elle semble systémique.

Le point de départ de l’enquête remonte à la fermeture complète, ordonnée par le ministère de la Santé, de la succursale Rami Levy de Haïfa. Le rapport officiel faisait état de cafards circulant entre les étals de légumes, de déjections de rongeurs dans des zones de stockage, de moisissures dans les chambres froides, de corrosion sur les étagères et de fuites multiples. Alors que ce cas avait suscité un choc national, mako a voulu vérifier si ces problèmes étaient concentrés dans un seul magasin ou s’ils reflétaient une réalité plus large. Les résultats de leur investigation apportent une réponse inquiétante.

À Herzliya, dans la branche « Rami Levy dans le quartier », située rue Sokolov, les enquêteurs n’ont même pas eu besoin de franchir l’entrée pour constater les premiers signes de négligence : plusieurs employés fumaient des cigarettes juste devant la porte, dans un espace pourtant réservé au passage des clients. À l’intérieur, une odeur forte et persistante se dégageait des zones de fruits et légumes. Des légumes pourris, des nuées de moucherons, des étals tachés et des sols glissants couverts de liquides non identifiés ont été observés. Les étiquettes de prix étaient également souillées, ce qui renforçait l’impression générale d’un manque d’entretien préoccupant.

Le magasin de Bnei Brak, situé rue Mivtsa Kadesh, donnait au premier regard une impression plus positive, mais celle-ci s’est dissipée dès l’ouverture des étals. Des emballages de maïs moisi, des piments et poivrons présentant des taches noires, et des cageots posés à proximité immédiate de poubelles ont été constatés. L’équipe a également noté des caisses de pommes de terre posées à même le sol, à côté d’une flaque, tandis que des courges attiraient des insectes. Une nouvelle fois, les manquements les plus graves se concentraient dans la section fruits et légumes, signe d’une défaillance structurelle de l’entretien quotidien.

À Ramat HaHayal, la succursale de la rue Dévora HaNevia avait, elle aussi, un aspect accueillant à première vue. Des publicités sonnantes et une ambiance soignée laissaient penser à un magasin bien tenu. Pourtant, les équipes ont découvert des tomates pourries, des pommes de terre malodorantes, des emballages de maïs envahis de moisissures vertes, et même des moucherons à l’intérieur de certains paquets. Le magasin étant en rénovation, une partie du désordre pouvait être expliquée, mais certainement pas la présence d’une souricière posée au sol, à côté d’un réfrigérateur, dans un espace accessible aux enfants. Des excréments ont été repérés dans les environs de cette même piège, un signe sans équivoque d’une infiltration de nuisibles.

Malgré l’ampleur des constats, la chaîne Rami Levy n’a pas fourni de réaction aux journalistes. En revanche, une experte en maladies infectieuses, la Dr Marina Maskelito Tamir, a rappelé que ce type de conditions représente une menace immédiate pour la population. « Ce n’est pas seulement une question d’hygiène : c’est une baisse inquiétante du niveau général de vente de produits alimentaires », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que la présence de pièges à rongeurs au contact de zones alimentaires expose directement les consommateurs à des risques d’empoisonnement. L’experte a insisté sur l’importance d’une supervision rigoureuse dans les grandes chaînes, qui ont la responsabilité de maintenir des standards irréprochables compte tenu de leur rôle central dans l’alimentation quotidienne de millions d’Israéliens.

Au cœur de cette affaire se trouve une réalité dérangeante : dans chacun des trois magasins inspectés, aucun rongeur visible n’a été observé, mais les traces d’invasion — odeurs, insectes, moisissures, saletés accumulées — témoignent d’un laisser-aller incompatible avec les normes sanitaires minimales. Le fait que la majorité des problèmes se concentre dans les départements de fruits et légumes, où les produits sont souvent vendus non emballés, amplifie le danger. La question qui demeure, après ces révélations, est simple : combien d’autres succursales dans le pays présentent des conditions similaires, et combien d’entre elles risquent à leur tour la fermeture administrative ?

Ce nouveau scandale sanitaire survient dans un moment où les consommateurs israéliens sont déjà confrontés à une hausse généralisée des prix alimentaires et à une méfiance croissante envers certaines grandes chaînes. La confiance du public, une fois brisée, ne se répare pas facilement. Si Rami Levy veut éviter une crise plus profonde, il devra fournir des explications — et surtout, des actions immédiates et visibles.

Ce qu’a déclaré le père du terroriste : « C’est une fierté. Il est comme les enfants de Gaza. Le plus grand souhait de ma vie était d’être le père d’un shahid »

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L’horreur survenue au carrefour du Gush Etzion a dévoilé, une fois encore, la profondeur du conditionnement idéologique au sein de certaines familles palestiniennes. Quelques heures après l’attentat de rampe et de poignardage qui a coûté la vie à un Israélien de 71 ans et blessé plusieurs autres civils, le père de l’un des terroristes — abattu sur place — s’est exprimé dans les médias palestiniens avec une fierté glaçante. Ses mots ont choqué même les observateurs les plus aguerris : il a revendiqué son rôle de « père d’un martyr », déclarant qu’il attendait ce moment depuis toujours et que son fils n’avait fait que suivre « l’exemple des enfants de Gaza ». Une célébration macabre qui illustre de manière brutale la culture de la mort inculquée dans certaines zones de Judée-Samarie.

Selon les images diffusées par Tsvi Yehezkeli, journaliste reconnu pour son expertise des sociétés arabes, le père du terroriste apparaît souriant, presque exalté. « C’est une fierté. Il est comme les enfants de Gaza. Le plus grand souhait de ma vie était d’être le père d’un shahid », déclare-t-il sans la moindre hésitation. Dans sa lecture, Yehezkeli souligne que cet entretien « prouve à quel niveau se trouve la véritable dissuasion » : non une dissuasion militaire, mais un formatage idéologique profond, transmis dès le plus jeune âge et encouragé par la glorification permanente des attaques contre les civils israéliens.

Les faits de l’attentat sont clairs et ont été confirmés par les autorités : deux Palestiniens originaires de la région d’Hébron — Walid Sabarna, de Beit Ommar, et Amran al-Atrash, de Hébron — sont arrivés en véhicule à proximité du carrefour du Gush Etzion aux alentours de 14h. Ils ont d’abord tenté une attaque à la voiture-bélier contre un groupe de personnes situées près de l’arrêt de bus, avant de sortir du véhicule armés de couteaux et de poignarder les civils présents. Un homme de 70 ans a été assassiné de sang-froid, et trois autres personnes ont été blessées, dont une femme grièvement atteinte. Les terroristes ont été immédiatement neutralisés par des réservistes et des civils armés présents sur les lieux.

Au départ, la présence d’objets ressemblant à des explosifs dans le véhicule a fait craindre une voiture piégée, mais les équipes de démineurs ont rapidement conclu qu’il s’agissait de dispositifs improvisés sans charge explosive. Malgré cela, la violence de l’attaque et la détermination des assaillants ont rappelé un schéma devenu presque routinier dans la région : une radicalisation alimentée par la propagande, les réseaux sociaux et la narration officielle palestinienne, qui persiste à présenter les attaques meurtrières comme des « actes de résistance ».

Dans ce contexte, la réaction de certains responsables israéliens n’a pas tardé. Le chef du conseil régional du Gush Etzion, Yaron Rosenthal, a dénoncé la décision récente adoptée à l’ONU — une résolution visant à favoriser la création d’un État palestinien — en la décrivant comme « un encouragement direct à ceux qui cherchent notre destruction ». Il a rappelé que les communautés juives de Judée-Samarie jouent un rôle stratégique dans la protection des régions centrales et de Jérusalem elle-même : « Comme les habitants du Sud protègent le pays depuis l’enveloppe de Gaza, comme les résidents de Samarie protègent le centre, les habitants du Gush Etzion protègent Jérusalem. Aucun terroriste ne brisera notre détermination. »

Le contraste entre les familles israéliennes endeuillées et les familles palestiniennes glorifiant la mort est au cœur de ce que l’expert Yehezkeli décrit comme « la véritable mécanique du terrorisme ». Tant que la société palestinienne continuera à valoriser les auteurs d’attentats, à les présenter comme des héros et à offrir à leurs proches un statut quasi-sacré, affirme-t-il, aucune mesure sécuritaire — aussi sévère soit-elle — ne pourra suffire. La glorification du shahid rend chaque neutralisation presque caduque : l’individu tombe, mais le modèle survit, porté par les discours, les écoles, les médias et les réseaux sociaux.

De nombreux analystes soulignent que ce phénomène est encouragé par l’absence de condamnation claire de la part de l’Autorité palestinienne, et parfois même par son soutien indirect. Si l’AP joue parfois un jeu diplomatique modéré à l’international, elle diffuse localement un discours où les terroristes « tombés » sont présentés comme des jeunes « morts sur la voie d’Allah ». Le père du terroriste n’est donc pas une exception : il est un produit de cette idéologie. Pour Israël, cette réalité impose une stratégie de sécurité durable, combinant fermeté militaire, infrastructures défensives renforcées et lutte informationnelle continue.

L’attentat de Gush Etzion ajoute une page sanglante à une liste déjà trop longue, et rappelle que la menace ne vient pas seulement des organisations terroristes structurées, mais aussi de jeunes radicalisés, galvanisés par un environnement familial et communautaire qui sanctifie le meurtre de civils. Dans un tel contexte, la société israélienne continue d’opposer une résilience inébranlable, mais la colère grandit : comment espérer une quelconque paix lorsque des parents se félicitent publiquement de voir leur enfant massacrer un septuagénaire à l’arme blanche ?

 

Tsvi Yehezkeli : « Ben Salman ne veut pas d’État palestinien »

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L’intervention du spécialiste des affaires arabes Tsvi Yehezkeli sur i24NEWS a ravivé un débat sensible autour des signaux envoyés ces derniers jours par Washington et Riyad. L’annonce du président américain Donald Trump sur son intention de vendre des avions F-35 à l’Arabie saoudite a été accueillie avec une certaine inquiétude en Israël, mais Yehezkeli insiste : cette évolution, aussi perturbante soit-elle, ne constitue pas une menace stratégique immédiate. Selon lui, la clé du moment se trouve moins dans la technologie américaine que dans les intentions réelles de Mohammed ben Salman, dont la position régionale reste fragile malgré sa popularité en Occident.

Yehezkeli rappelle que le prince héritier saoudien est arrivé à la Maison-Blanche comme un dirigeant que l’administration précédente avait pratiquement mis au ban. « Il était considéré comme un paria et voilà qu’il est reçu avec les honneurs », souligne-t-il. Ce renversement symbolique traduit, selon lui, la volonté du président Trump de renouer une relation transactionnelle avec Riyad : faire des affaires, renforcer les alliances face à l’Iran et, au passage, replacer les États-Unis au centre du jeu diplomatique au Moyen-Orient. Yehezkeli note que la visite elle-même représente un tournant historique, preuve que Washington ne cache plus son intention de resserrer ses liens stratégiques avec l’Arabie saoudite.

Pour l’expert israélien, la question des F-35 doit toutefois être examinée sous un angle beaucoup plus froid. Oui, explique-t-il, la vente potentielle d’un appareil aussi sensible soulève nécessairement des préoccupations en Israël, mais il estime que le danger est limité : « Ce n’est pas critique, car ces avions ne seront pas livrés immédiatement. » Une manière de rappeler que les processus américains sont longs, encadrés, et que rien n’indique que Riyad pourrait, dans un avenir proche, se retrouver avec une capacité militaire susceptible de modifier l’équilibre aérien régional.

Ce qui alarme davantage Yehezkeli, c’est l’ambiguïté persistante du régime saoudien. « L’Arabie saoudite ne sait toujours pas où elle se situe », affirme-t-il. Aux yeux du monde, Ben Salman se présente comme un modernisateur — concerts à Djeddah, fin des restrictions sur la conduite pour les femmes, réformes internes — mais sur le terrain stratégique, son image est beaucoup moins flatteuse. Yehezkeli rappelle qu’il n’a pas réussi à vaincre les Houthis au Yémen, qu’il a cédé face à l’Iran, qu’il a renoncé à une normalisation ouverte avec Israël et, surtout, qu’il n’a aucune intention de soutenir l’établissement d’un État palestinien. L’analyste ajoute que beaucoup d’acteurs arabes considèrent les Palestiniens comme des « traîtres », une perception désormais assumée à voix haute par des responsables saoudiens.

Selon Yehezkeli, Ben Salman n’est pas un dirigeant doté d’un véritable « colonne vertébrale ». Il navigue en fonction des intérêts, jonglant entre les pressions internes, les attentes de la rue arabe, les ambitions régionales et les avantages stratégiques qu’il peut obtenir de Washington. D’où sa prudence affichée dans le dossier le plus sensible : la normalisation avec Israël. « Il joue avec cela et ne donnera rien rapidement », estime Yehezkeli, soulignant que le prince héritier sait parfaitement que sa capacité à négocier repose sur ce « joker » qu’il garde jalousement en main.

L’expert admet qu’un programme nucléaire civil, sous supervision américaine, pourrait représenter un risque, mais pas un risque immédiat. Quant au rapprochement saoudo-israélien, il affirme qu’Israël doit rester vigilant : mieux vaut, dit-il, que Riyad ne se rapproche pas si c’est pour adopter une posture ambiguë ou instable, ou si cela doit mettre en danger les intérêts israéliens. « L’Arabie saoudite ne nous met pas en danger, mais quand une nation te demande d’attaquer l’Iran, tu t’attends à un minimum de courtoisie », ironise-t-il, rappelant que dans la région, personne n’est réellement « gentil ». Tout est géré par les rapports de force et les intérêts directs.

À travers sa lecture lucide, Yehezkeli dessine un Moyen-Orient où chaque geste diplomatique, chaque contrat d’armement, chaque image prise dans le Bureau ovale participe d’un jeu stratégique infiniment plus large. Israël, déjà confronté à des fronts multiples, doit juger la situation sans naïveté, conscients que les alliances dans la région sont mouvantes, et que certains partenaires d’aujourd’hui pourraient devenir des facteurs d’instabilité demain. Dans un environnement où l’Iran continue d’avancer et où les axes d’influence se recomposent, l’État hébreu doit garder un œil attentif sur les transformations en Arabie saoudite, et surtout sur la question clé : que veut réellement Mohammed ben Salman pour sa région et pour son propre règne ?

 

Ben Gvir avertit : « Une cellule est prête pour Mahmoud Abbas à Ktziot »

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La tension autour des initiatives internationales visant à reconnaître une « voie vers un État palestinien » continue de s’intensifier, et le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a choisi d’y répondre avec une fermeté inhabituelle, même pour lui. Lors de l’ouverture de la réunion de son groupe à la Knesset, le chef du parti Otzma Yehudit a dénoncé ce qu’il considère comme un retour en force des pressions diplomatiques pour établir un État palestinien — cette fois via un projet de résolution présenté au Conseil de sécurité de l’ONU.

Selon Ben Gvir, l’initiative n’est pas seulement dangereuse : elle constitue une menace directe pour l’existence même d’Israël. « Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Un État palestinien — pour ce peuple inventé qui s’appelle “palestinien” — ne doit jamais voir le jour. Ceux qui rêvent de cet État veulent l’établir sur les ruines de l’État d’Israël. »

Il a souligné que les événements du 7 octobre 2023 restent indissociables de ces ambitions : « Ceux qui ont perpétré le massacre du 7 octobre aspirent à un État palestinien. Ceux qui versent encore aujourd’hui des salaires aux terroristes, qui donnent le nom de meurtriers juifs à des places publiques à Ramallah, qui nient la Shoah — aspirent aussi à cet État. »


Un message direct à Netanyahu : « Abbas et ses hommes doivent savoir qu’ils n’ont aucune immunité »

Ben Gvir s’est également adressé frontalement au Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant que toute indulgence envers l’Autorité palestinienne (AP) serait une grave erreur stratégique. « Mahmoud Abbas et ses complices doivent comprendre qu’ils n’ont aucune forme d’immunité. Aucune. »

Dans une montée rhétorique marquée, il a déclaré que si l’ONU allait de l’avant et reconnaissait une entité palestinienne, Israël devrait immédiatement adopter une politique d’assassinations ciblées contre les hauts responsables de l’Autorité palestinienne.

« Si le Conseil de sécurité accélère la reconnaissance de ce que j’appelle “l’État terroriste palestinien”, il faudra ordonner des éliminations ciblées contre les dirigeants de l’Autorité palestinienne — ce sont des terroristes à part entière. Il faudra aussi ordonner l’arrestation de Mahmoud Abbas. Une cellule est prête pour lui à la prison de Ktziot. »


Un discours qui s’inscrit dans un bras de fer international

La prise de position de Ben Gvir intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques circulent, notamment autour d’un texte discuté au Conseil de sécurité, évoquant pour la première fois la formulation : « pathway to a Palestinian state ».

Des discussions de ce type surviennent régulièrement lorsque Washington souhaite faire avancer un cadre diplomatique régional. Toutefois, depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump en janvier 2025, les positions américaines ont évolué de manière notable. Washington pousse désormais pour un modèle de stabilisation régionale post-Gaza, mais sans reconnaître un État palestinien tant que les conditions de sécurité — définies notamment dans le Trump Peace Framework — ne sont pas remplies.

Sources réelles :
• Sur les discussions actuelles au Conseil de sécurité :
https://www.reuters.com/world/middle-east
• Position américaine (administration Trump 2025) :
Déclarations du département d’État sur https://www.state.gov
• Politique israélienne sur l’Autorité palestinienne :
https://www.gov.il/fr/departments/news


Une ligne dure assumée, en rupture totale avec les approches diplomatiques traditionnelles

Ben Gvir poursuit ce qui est désormais sa marque politique : dénoncer l’Autorité palestinienne comme une organisation « structurellement liée au terrorisme ». Il évoque régulièrement :

  • les salaires versés par Ramallah aux terroristes condamnés (“pay for slay”), documentés par le Congrès américain ;
  • les hommages publics aux auteurs d’attentats ;
  • la coopération fluctuante entre les forces de sécurité de l’AP et Israël.

Depuis des années, les rapports de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS) et de l’ONG Palestinian Media Watch mettent en évidence ces pratiques, régulièrement citées dans les débats publics israéliens.

Sources :
• Palestinian Media Watch — https://palwatch.org
• INSS – mémos et analyses sur l’AP — https://www.inss.org.il

Dans ce contexte, les propos du ministre ne surprennent pas ses électeurs : ils reflètent la vision selon laquelle une AP renforcée pourrait faciliter, plutôt qu’empêcher, un futur conflit.


Une stratégie qui vise à influencer Netanyahu et à moduler le rapport de force interne

Au-delà de la scène internationale, le discours de Ben Gvir vise clairement aussi la politique intérieure. Il rappelle à Netanyahu que sa coalition dépend du camp national-religieux, lequel refuse catégoriquement toute avancée vers un État palestinien — même théorique ou symbolique.

Dans l’immédiat, le Premier ministre continue d’affirmer publiquement son opposition à la création d’un État palestinien, position réaffirmée à plusieurs reprises depuis janvier 2024. Mais la pression américaine, régionale et onusienne pourrait revenir au centre du débat dans les prochaines semaines, notamment dans le cadre des discussions sur l’après-guerre à Gaza.

Ben Gvir, quant à lui, confirme qu’il ne reculera pas. Son message est clair : toute reconnaissance internationale d’un État palestinien doit entraîner une réponse sécuritaire implacable.

 

Drame à Brooklyn : la conductrice qui a tué une mère hassidique et ses deux filles accepte un accord de plaidoyer

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Huit mois après un accident d’une violence inouïe qui avait bouleversé la communauté juive de Brooklyn, la conductrice impliquée a accepté un accord de plaidoyer prévoyant une peine de trois à neuf ans de prison. La tragédie avait coûté la vie à Natasha (Sarah) Saada, 35 ans, ainsi qu’à ses deux petites filles, Diana, 8 ans, et Devorah, 5 ans. La scène, filmée par plusieurs caméras de surveillance, avait déclenché une vague d’émotion internationale et une demande pressante de justice.

Selon Yeshiva World News (source : https://www.theyeshivaworld.com), l’accident s’est produit un samedi après-midi à Flatbush, à l’intersection d’Ocean Parkway, l’une des artères les plus fréquentées du quartier. L’enquête a rapidement établi que la conductrice, Miriam, 32 ans, roulait à plus du double de la vitesse autorisée, avant de brûler un feu rouge et de percuter violemment un Uber Toyota Camry. La collision a projeté son véhicule en direction d’un passage piéton où se trouvait la famille Saada, de retour de la synagogue.

Les images filmées par les caméras du Département des Transports de New York montrent la voiture dévier, heurter l’Uber puis faucher la famille en quelques secondes. Selon la police de New York (NYPD), dix personnes ont été blessées : le fils âgé de quatre ans, grièvement touché, a été transporté d’urgence à l’hôpital, de même que le chauffeur de l’Uber et la conductrice elle-même. Les trois passagers qui se trouvaient dans l’Uber ont également été hospitalisés.

Le maire de New York, Eric Adams, s’était rendu sur les lieux quelques heures après le drame. Il avait qualifié l’accident d’« inimaginable tragédie », déclarant :
« Une mère et deux de ses enfants ont été fauchés lors d’une belle après-midi de printemps. C’est un drame insoutenable. Nous prions pour cette famille et pour la guérison du petit garçon toujours entre la vie et la mort », avait-il affirmé dans un communiqué repris par ABC7 New York et CBS New York (sources : https://abc7ny.com et https://www.cbsnews.com/newyork/).

La conductrice, qui avait initialement plaidé non coupable, a finalement accepté un accord négocié avec le bureau du procureur du district de Brooklyn. Elle a reconnu les faits d’homicide involontaire et de négligence criminelle, deux chefs d’accusation justifiés par la vitesse excessive, la violation du feu rouge et la perte de contrôle du véhicule. Le parquet avait demandé une peine plus lourde — entre cinq et quinze ans — mais le juge a validé l’accord conclu entre les parties.

Ce compromis a suscité un débat brûlant dans les médias et au sein de la communauté juive locale. Beaucoup s’interrogent sur la clémence de la peine, compte tenu de la gravité du drame et du comportement dangereux de la conductrice. Plusieurs familles hassidiques de Flatbush et Borough Park ont exprimé leur colère, estimant que « la justice aurait dû refléter l’ampleur de la catastrophe ».

Le procès, qui s’achemine vers son épilogue, doit s’achever mercredi avec l’annonce officielle de la peine. L’accord de plaidoyer met fin à une procédure qui avait été retardée à plusieurs reprises en raison de l’état de santé de la conductrice, hospitalisée après divers problèmes médicaux survenus durant l’enquête.

Plus largement, cette affaire relance le débat sur la sécurité routière à New York et sur les comportements dangereux répétés constatés dans certains quartiers. Ocean Parkway, où se trouve une importante communauté juive orthodoxe, est connue pour ses excès de vitesse, malgré des limitations strictes et des contrôles fréquents. Les associations locales rappellent que plusieurs accidents mortels impliquant des enfants se sont produits ces dernières années dans cette zone.

Pour la famille Saada, profondément ancrée dans la communauté religieuse de Flatbush, la tragédie laisse un vide insondable. Le père, qui se trouvait à la maison avec le bébé au moment du drame, avait appris la catastrophe plusieurs heures plus tard, lorsqu’il a été informé de la mort de sa femme et de ses deux filles.

La communauté juive, soutenue par les organisations locales telles que Shomrim et Misaskim, prépare désormais des actions de sensibilisation pour réclamer une meilleure sécurité routière et des sanctions exemplaires pour les conducteurs irresponsables. Plusieurs élus municipaux ont également promis de suivre de près l’application de la peine.

L’accord de plaidoyer, bien qu’il mette fin légalement au dossier, laisse de nombreuses familles avec un sentiment amer. Pour une mère et deux petites filles percutées en plein shabbat, le besoin de justice dépasse les limites de la procédure pénale. Et dans un Brooklyn où les communautés juives vivent sous pression et sous tension, cette affaire rappelle que la sécurité publique reste une bataille quotidienne.