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Une mannequin juive expulsée d’un Uber à Toronto : “Je ne transporte pas les Juifs”

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Une scène glaçante digne d’une autre époque a eu lieu à Toronto, au Canada, lorsqu’une jeune femme juive affirme avoir été chassée d’un Uber en pleine nuit simplement parce qu’elle est juive. Meryam Matouba, 33 ans, mannequin canadienne d’origine juive, raconte avoir vécu un épisode qu’elle qualifie d’humiliant, effrayant, et profondément antisémite, alors qu’elle tentait simplement de rentrer chez elle après minuit le 30 novembre dernier.

Selon son témoignage publié sur le réseau X, tout commence lorsqu’elle engage une conversation téléphonique dans la voiture, mentionnant son récent voyage en Israël. Le conducteur, qui l’écoutait, aurait immédiatement freiné brusquement avant de lui demander d’interrompre la course. D’après Matouba, il lui aurait alors déclaré qu’il “ne se sentait pas à l’aise” avec des passagers juifs — avant de lui dire clairement qu’il “ne transporte pas de Juifs”. Il l’aurait ensuite sommée de descendre du véhicule au milieu de la rue, seule, en pleine nuit glaciale de Toronto.

La jeune femme raconte avoir ressenti un mélange de peur, d’humiliation et de sidération, évoquant que l’incident lui a rappelé les récits d’antisémitisme que sa propre grand-mère avait subis en Europe avant la Shoah. “Ce n’était pas simplement une mauvaise expérience”, écrit-elle. “C’était de l’antisémitisme, pur et simple. Si ce genre d’événements n’est pas stoppé maintenant, il deviendra la norme.”

Après avoir été abandonnée sur le trottoir, Matouba a commandé un autre Uber pour rentrer chez elle en sécurité. Elle a ensuite signalé immédiatement l’incident à la plateforme. Pourtant, malgré la gravité des accusations, elle affirme qu’Uber n’a répondu que quatre jours plus tard, se contentant de lui rembourser la course et de présenter des excuses générales — sans indiquer si le chauffeur avait été suspendu, sanctionné ou définitivement exclu de la plateforme.

Uber Canada a réagi en déclarant qu’elle “interdit toute forme de discrimination” et qu’elle examine la plainte. Toutefois, fidèle à sa politique de confidentialité interne, la compagnie a refusé de dire si des mesures disciplinaires ont été prises contre le chauffeur mis en cause. Cette absence de transparence suscite de nouvelles interrogations sur la capacité réelle des plateformes de transport à gérer efficacement les incidents de haine ou d’agressions envers des passagers vulnérables.

La police de Toronto, pour sa part, a annoncé qu’aucune plainte pénale n’avait été déposée. Matouba n’a pour l’instant pas engagé de procédure formelle, bien qu’elle ait publiquement exprimé son espoir que l’incident serve d’exemple et mène à une prise de conscience plus large.

Cet épisode n’est pas isolé. Depuis le 7 octobre, les organisations juives d’Amérique du Nord documentent une explosion d’incidents antisémites : agressions verbales, refus de service, attaques ciblées contre des écoles, des synagogues et même des commerces. Au Canada comme aux États-Unis, de nombreux Juifs rapportent désormais éviter de parler hébreu ou de porter des signes identifiants dans l’espace public. Ce climat délétère s’étend désormais aux transports privés, pourtant présentés comme des environnements sécurisés et régulés.

L’affaire Matouba pose ainsi un défi plus large : comment empêcher que la haine se normalise dans des services utilisés quotidiennement par des millions de personnes ? Et comment une multinationale comme Uber compte-t-elle rassurer les communautés ciblées lorsqu’elle refuse de communiquer clairement sur les sanctions infligées à ses chauffeurs ?

Pour Matouba, le silence de l’entreprise est aussi problématique que l’incident lui-même. “S’excuser n’est pas suffisant”, écrit-elle. “Si un chauffeur pense qu’il peut mettre une femme seule dehors au milieu de la nuit simplement parce qu’elle est juive, alors il y a un problème beaucoup plus profond.”

L’histoire continue de susciter une vague d’indignation au Canada et au-delà. Plusieurs associations juives locales appellent désormais Uber à publier un protocole clair de gestion des discriminations et à rendre obligatoires des formations contre la haine. Quant à Matouba, elle espère que son témoignage évitera à d’autres femmes de vivre la même peur : “Je n’aurais jamais pensé entendre ces mots au Canada. Mais ils ont été prononcés. Et maintenant il faut agir.”

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Hamas paniqué : les consignes de sécurité extrêmes révélées après la peur d’assassinats ciblés

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Un document interne divulgué par le journal Asharq Al-Awsat expose une série d’instructions de sécurité d’une sévérité inédite distribuées récemment à la haute direction du Hamas à l’étranger. Ces directives, d’une ampleur exceptionnelle, traduisent un climat de paranoïa grandissante au sein de l’organisation terroriste, convaincue qu’Israël prépare de nouveaux assassinats ciblés contre ses cadres. L’inquiétude se serait encore amplifiée depuis l’élimination, jugée spectaculaire, du chef militaire du Hezbollah, Haitham Tabatabai.

Selon les sources citées par le journal, la direction du Hamas n’accorde aucun crédit aux messages de « désescalade » envoyés par Washington aux médiateurs turcs, qataris et égyptiens, pour assurer que la tentative d’élimination à Doha en septembre dernier ne se répétera pas. Malgré ces promesses, la direction du Hamas reste persuadée qu’Israël chercherait à frapper des responsables du mouvement pour entraver la progression de la seconde phase de l’accord de cessez-le-feu. L’organisation affirme même qu’elle a identifié des signaux précurseurs pouvant indiquer une opération à venir dans un pays non arabe, sans toutefois fournir plus de détails.

Le document interne révèle des consignes jugées « draconiennes » par les analystes régionaux. Il y est notamment exigé de proscrire toute réunion dans un lieu fixe. Les rencontres doivent obligatoirement être organisées dans des endroits changeants et à des horaires imprévisibles. Tous les téléphones portables doivent être laissés à plus de 70 mètres du lieu de réunion, avec un rappel clair : éteindre un appareil ne suffit pas. Le Hamas avertit que n’importe quel dispositif fonctionnant par Wi-Fi — y compris les montres connectées — peut être piraté, transformé en micro, et même utilisé pour estimer le nombre de personnes présentes dans une pièce.

Le document interdit aussi strictement tout dispositif électronique dans les salles de réunion, même les plus ordinaires : climatiseurs, routeurs Internet, télévisions, interphones domestiques et même certains appareils médicaux. Le Hamas estime que chacun de ces objets peut potentiellement servir de relais pour une technologie de repérage ou d’écoute israélienne. Dans le même esprit, les responsables doivent systématiquement inspecter les lieux pour identifier d’éventuelles caméras cachées, rappelant que les services de renseignement israéliens s’appuient souvent sur des techniciens, des agents de nettoyage ou des membres du cercle privé des dirigeants eux-mêmes pour infiltrer du matériel clandestin.

Le document précise que les équipes israéliennes placeraient régulièrement des dispositifs de surveillance dans des immeubles ciblés, notamment lors de travaux de maintenance. On conseille ainsi au personnel du Hamas de se méfier de quiconque apparaît sous une identité professionnelle banale. Cette stratégie, largement documentée dans les opérations extérieures du Mossad, semble désormais terroriser la direction du Hamas, déjà frappée par une série d’assassinats qui ont profondément bouleversé son organisation à l’étranger.

Depuis le début de la guerre en octobre 2023, trois dirigeants majeurs du Hamas ont été éliminés hors de Gaza : Saleh al-Arouri, numéro deux de l’organisation, tué à Beyrouth en janvier 2024 ; Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique, éliminé à Téhéran en juillet 2024 ; et une tentative d’élimination à Doha, qui a poussé Benyamin Netanyahou à présenter des excuses au Qatar sous pression américaine. Ces opérations, menées à plusieurs milliers de kilomètres de la frontière israélienne, ont eu un impact considérable sur la structure du Hamas, démantelant des niveaux entiers de commandement.

Aujourd’hui, la direction du Hamas à l’étranger vit dans un état d’alerte quasi permanent. Le document interne dévoile une organisation convaincue que le Mossad dispose de moyens d’infiltration omniprésents et d’une capacité technique impossible à contrer. Pour certains analystes, ces nouvelles consignes ne témoignent pas seulement de la peur d’une frappe imminente : elles reflètent un Hamas affaibli, bousculé par ses pertes, méfiant envers ses propres réseaux, et acculé à un niveau de clandestinité qui complique encore davantage sa coordination stratégique.

La peur d’un assassinat ciblé n’est pas nouvelle dans les rangs du Hamas, mais ces directives signalent une intensification notable du sentiment de vulnérabilité. L’organisation reconnaît désormais implicitement que ses cadres sont traqués partout où ils se trouvent, y compris dans des pays réputés sûrs. Dans ce contexte, la révélation du document pourrait également compliquer les relations du Hamas avec ses alliés régionaux, dont certains voient d’un mauvais œil les risques sécuritaires que l’organisation fait planer sur leur territoire.

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Mobilisation aux États-Unis : la communauté juive d’origine iranienne et des activistes hassidiques tentent de libérer le dernier Juif détenu à Téhéran

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Une mobilisation exceptionnelle s’organise actuellement aux États-Unis pour obtenir la libération de Kamran Hakhamati, un ressortissant juif irano-américain de 70 ans, toujours détenu à Téhéran. Alors que tous les autres Juifs arrêtés en Iran pendant la guerre contre Israël ont été relâchés, Hakhamati reste le seul prisonnier encore incarcéré dans la République islamique. La communauté juive issue d’Iran, installée depuis plusieurs décennies en Californie et à New York, s’active désormais auprès de multiples interlocuteurs — y compris des militants hassidiques influents — pour tenter d’obtenir sa libération.

L’affaire remonte au printemps dernier. En mai, Kamran Hakhamati, bijoutier reconnu de Manhattan, a effectué un voyage familial en Iran, comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises sans jamais rencontrer de problème. Mais après l’opération israélienne de juillet contre l’Iran, les autorités de Téhéran ont arrêté des dizaines de Juifs locaux, les suspectant de liens ou de sympathies avec Israël. Dans le climat de paranoïa absolue qui régnait alors au sein du régime, même la petite minorité juive habituellement protégée s’est retrouvée dans le viseur. Alors que tous les détenus ont fini par être libérés, Hakhamati, lui, a été maintenu en détention.

Selon les informations diffusées par Kan ReseT Bet dans l’émission « Le Matin », Hakhamati a été arrêté alors qu’il tentait de quitter le pays. Les autorités iraniennes l’ont accusé de « liens avec Israël », sur la base d’une visite qu’il avait effectuée dans l’État hébreu… treize ans plus tôt. À son arrestation, les forces de sécurité ont confisqué son passeport, son téléphone portable ainsi que ses comptes sur les réseaux sociaux. Rapidement, il a été transféré à la tristement célèbre prison d’Evine, symbole de la répression politique et des violations des droits humains en Iran.

Contrairement aux autres Juifs arrêtés puis relâchés, Hakhamati a été jugé et condamné à plusieurs années de prison. Une décision qui a immédiatement alarmé la diaspora juive d’origine iranienne aux États-Unis. Celle-ci s’emploie désormais à faire pression sur divers réseaux diplomatiques, religieux et communautaires afin d’obtenir une intervention susceptible de convaincre Téhéran de le libérer. Parmi les acteurs impliqués figurent également des activistes hassidiques bien connus à New York, souvent impliqués dans des dossiers humanitaires complexes.

Le mois dernier, des membres anonymes de la famille de Hakhamati ont accordé un entretien au New York Times, espérant susciter une attention internationale sur ce qu’ils considèrent comme une détention arbitraire. Ils ont décrit un homme qui, pendant des années, n’avait jamais eu de problème en Iran et qui continuait d’entretenir des liens avec sa famille restée à Téhéran. Pour eux, sa seule « faute » a été de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment, dans un contexte où le régime cherchait des « coupables » à exhiber pour conforter son récit sécuritaire.

Son cas illustre également la nouvelle stratégie du pouvoir iranien, qui n’hésite plus à arrêter des binationaux ou des étrangers pour obtenir un levier politique. La détention de Hakhamati, considéré par la communauté juive comme un homme paisible et sans engagement politique, renforce l’inquiétude : tout voyageur ayant des liens familiaux avec l’Iran peut, du jour au lendemain, devenir un instrument dans le bras de fer géopolitique entre Téhéran, Washington et Jérusalem.

Pour l’instant, les démarches de la diaspora se poursuivent avec intensité. Des interlocuteurs proches des milieux religieux hassidiques affirment explorer plusieurs canaux indirects — notamment via des hommes d’affaires et des organisations humanitaires ayant déjà mené des négociations en Iran. Du côté américain, aucune réaction officielle n’a encore été rendue publique, mais des pressions diplomatiques discrètes seraient en cours. La communauté juive d’origine iranienne, particulièrement soudée, espère que la médiatisation croissante du dossier permettra d’éviter que Hakhamati ne disparaisse dans le système carcéral du régime, comme tant d’autres prisonniers politiques.

En attendant, Kamran Hakhamati demeure à Evine, isolé, loin de sa famille, symbole tragique de la vulnérabilité d’une minorité prise dans une confrontation qui la dépasse. Sa communauté, elle, se mobilise plus que jamais, convaincue que seule une pression constante pourra sauver le dernier Juif encore emprisonné à Téhéran.

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Un graffiti “Libérez Gaza” peint sur une maternelle juive en Allemagne : les enfants terrorisés à leur arrivée

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Un incident inquiétant a frappé la communauté juive d’Offenbach, en Allemagne, où l’inscription « Libérez Gaza » a été pulvérisée sur le mur extérieur d’un jardin d’enfants appartenant à la communauté locale. Malgré les images enregistrées par les caméras de sécurité, aucun suspect n’a encore été arrêté, ce qui renforce le sentiment d’insécurité dans une période déjà marquée par une recrudescence d’actes antisémites en Europe.

Selon l’enquête préliminaire, un homme a été filmé jeudi vers 17h45 en train de marcher devant l’établissement, d’y inscrire le graffiti, de se filmer lui-même, puis de quitter calmement les lieux. Le lendemain matin, un policier a découvert l’inscription choquante, tandis qu’un point lumineux de laser vert était observé en mouvement sur la façade du bâtiment. Les forces de l’ordre ont indiqué que ce type de laser est parfois utilisé pour intimider, en imitant la visée de tireurs d’élite, un signal propre à générer une peur immédiate chez les témoins.

Le rabbin Mendel Gurewitz, qui dirige la communauté depuis vingt-sept ans, a confié au journal Offenbach-Post l’impact émotionnel de l’agression : « Le pire pour moi a été la peur dans les yeux des enfants lorsqu’ils ont été amenés au jardin d’enfants le matin. Ils connaissaient la signification de cette inscription et étaient très effrayés. » Le rabbin souligne qu’en plusieurs décennies, il n’avait jamais assisté à un acte visant à profaner la synagogue ou une institution juive : « J’ai toujours pensé qu’ici, à Offenbach, la tolérance entre cultures et religions était plus forte qu’à Francfort ou dans d’autres villes. »

Cet événement, bien que sans blessés, intervient dans un climat où les menaces, les tags hostiles et les intimidations à l’encontre de communautés juives se multiplient. Les autorités allemandes ont ouvert une enquête approfondie, tandis que la communauté locale appelle à une protection renforcée et à une réponse ferme face à la banalisation de la haine.


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Incident inhabituel à l’aéroport Heathrow : un gaz inconnu pulvérisé dans un parking

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Un incident qualifié « d’inhabituel et significatif » a provoqué l’intervention immédiate de policiers armés ce dimanche matin à l’aéroport international Heathrow de Londres. Selon les médias britanniques, les forces de sécurité ont ordonné aux conducteurs de rester dans leurs véhicules tandis que l’accès au site était temporairement interrompu. Les trains, bus et routes menant à l’aéroport ont été momentanément bloqués avant de rouvrir quelques minutes plus tard.

Les premières informations rapportées par les chaînes locales indiquent que l’événement s’est produit dans l’un des parkings du complexe aéroportuaire, où un gaz non identifié aurait été pulvérisé. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées et soignées sur place. La chaîne Sky News mentionne des irritations et difficultés respiratoires légères, mais aucun cas grave n’a été signalé jusqu’à présent.

La police britannique affirme qu’il ne s’agit ni d’un acte terroriste ni d’une action militante coordonnée, malgré le climat de vigilance élevé dans la capitale. Les autorités précisent qu’un homme a été interpellé, soupçonné d’avoir aspergé du gaz poivre sur des passants. Selon les premiers éléments, les enquêteurs recherchent d’éventuels complices présents dans la zone au moment de l’incident.

L’événement a entraîné un déploiement sécuritaire massif autour du parking concerné, ainsi qu’une brève paralysie des transports en direction de l’aéroport le plus fréquenté d’Europe. La gestion rapide de l’incident a permis de rétablir le trafic en un temps limité, mais les autorités recommandent encore la prudence aux voyageurs et maintiennent une présence policière accrue sur le site.

Cet épisode survient alors que Heathrow a renforcé récemment ses protocoles de sécurité en raison de plusieurs alertes dans les hubs européens. Pour l’heure, les autorités londoniennes insistent sur le fait que la situation est sous contrôle et qu’aucun risque supplémentaire n’a été identifié.

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Tragédie à Beit Shemesh : un nourrisson retrouvé mort dans son lit, possiblement étouffé par un cordon de tétine

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Un drame a bouleversé ce dimanche matin le quartier de Ramat Beit Shemesh G, où un nourrisson de neuf mois a été retrouvé inerte dans son lit. Les équipes de Magen David Adom et des secours volontaires ont été dépêchées d’urgence après l’appel des parents, qui ont découvert l’enfant inconscient à son réveil. Malgré de longues tentatives de réanimation, le décès du bébé a finalement été prononcé sur place.

Selon les premiers éléments communiqués par les secouristes, l’enfant a été retrouvé sans pouls et sans respiration. Les équipes médicales ont immédiatement entamé des manœuvres de réanimation avancées, comprenant massages cardiaques et ventilations, sans parvenir à inverser son état. Les volontaires arrivés sur place ont rapporté que, d’après la famille, le nourrisson ne s’était simplement pas réveillé de son sommeil.

Les circonstances exactes du drame restent en cours d’examen, mais les premières évaluations laissent penser que le bébé aurait pu s’étouffer accidentellement avec le cordon d’une tétine. Les secouristes, encore sous le choc, ont décrit une scène particulièrement difficile, rappelant la fragilité extrême des nourrissons et la rapidité avec laquelle un accident domestique peut devenir fatal.

Les données de l’organisation « Beterem » pour la sécurité des enfants révèlent l’ampleur de ce type d’incidents : au cours des cinq dernières années en Israël (2021-2025), 45 enfants et adolescents ont perdu la vie par suffocation, dont 29 âgés de moins de quatre ans. Rien que pour l’année 2025, dix mineurs sont morts d’étouffement, dont huit enfants de moins de quatre ans. Parmi ces décès, plusieurs étaient dus à des étranglements externes causés par des cordons, lacets ou objets similaires.

La directrice générale de Beterem, Orly Sylviner, a rappelé que la suffocation demeure l’une des principales causes de mortalité accidentelle chez les enfants. Elle souligne qu’un étouffement peut survenir à la fois par ingestion d’aliments ou de petits objets, mais aussi par étranglement externe dû à un fil ou un cordon enroulé autour du cou. Elle appelle les parents à une vigilance constante : adapter les aliments à l’âge et aux capacités de l’enfant, éviter les objets petits ou démontables, et éloigner tous les cordons, lacets, rideaux ou accessoires susceptibles de s’enrouler autour du cou d’un bébé ou d’un jeune enfant, que ce soit en phase d’éveil, de jeu ou de sommeil.

Cette tragédie rappelle une réalité douloureuse : même au sein du foyer, les risques peuvent être mortels, et la prévention reste la seule barrière efficace pour protéger les plus petits.

 

Les soldats stupéfaits : des roquettes de Hamas découvertes prêtes au tir vers le sud d’Israël

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La scène aurait pu se transformer en catastrophe régionale si elle n’avait pas été détectée à temps. Dans le nord de la bande de Gaza, les soldats de la brigade Carmeli ont découvert cette semaine plusieurs lanceurs de roquettes à cinq tubes, entièrement équipés et chargés, prêts à être tirés vers les localités du sud d’Israël. Les images diffusées par Tsahal montrent des infrastructures opérationnelles, alignées, soigneusement camouflées et visiblement préparées pour une salve massive. Un rappel brutal que, même durant des périodes de calme relatif, le Hamas continue de bâtir et dissimuler ses capacités offensives.

Selon l’évaluation préliminaire de l’armée, ces lanceurs faisaient partie d’un plan coordonné de tirs visant plusieurs communautés du sud, probablement destiné à être déclenché en cas d’effondrement de la trêve actuelle ou comme acte de représailles contre Israël. Les roquettes étaient insérées dans leurs tubes, prêtes à l’emploi, ce qui signifie que l’ordre de tir aurait pu être donné à tout moment — même à distance, via un système de minuterie ou un dispositif de commande électronique, une technique fréquemment utilisée par le Hamas pour contourner les pertes humaines et compliquer l’identification des opérateurs.

Cette découverte intervient alors que les forces de la brigade Carmeli, renforcées par les unités du Commandement Sud, poursuivent des opérations de sécurisation dans la zone dite du « corridor jaune », conformément au dispositif de cessez-le-feu temporaire. Malgré la réduction des échanges de tirs, l’armée doit maintenir une pression constante pour empêcher la reconstitution des cellules terroristes. Le porte-parole de Tsahal insiste : « Les forces continueront d’identifier et de neutraliser toute infrastructure opérationnelle susceptible de menacer les civils israéliens, même durant la période de pause humanitaire ».

Les lanceurs mis au jour témoignent du savoir-faire tactique du Hamas. Les cinq tubes montés sur chaque plateforme correspondent à un schéma observé à plusieurs reprises depuis le début des hostilités : des systèmes artisanaux mais robustes, construits dans des ateliers souterrains, souvent reliés à des câbles ou à des dispositifs à retardement. Ce type d’armement est conçu pour saturer le Dôme de fer sur une courte période — une technique que les factions terroristes de Gaza emploient depuis plus d’une décennie.

D’après des experts militaires interrogés dans la presse israélienne et étrangère, la quantité et l’état opérationnel des roquettes capturées montrent que le Hamas n’a jamais cessé de préparer son prochain round d’affrontements. La possibilité d’un tir simultané de plusieurs batteries pourrait avoir entraîné des pertes importantes dans les zones civiles proches de la frontière, de Sdérot à Netivot, en passant par les kibboutzim du Shaar HaNegev. Le fait que ces infrastructures aient été retrouvées pendant une période de cessez-le-feu souligne un constat clair : pour le Hamas, les pauses humanitaires ne constituent qu’une opportunité de réorganisation.

Depuis le début de la guerre, Tsahal a découvert plus de 2 000 rampes de missiles, tunnels de lancement, caches de munitions et sites de production camouflés dans des zones densément peuplées. Plusieurs rapports, dont ceux de l’ONU durant les différentes opérations à Gaza, ont confirmé que le Hamas dissimule systématiquement ses lanceurs près d’écoles, de mosquées, de centres médicaux ou de quartiers civils, afin de maximiser l’effet de bouclier humain et de compliquer la riposte israélienne. La zone où les lanceurs ont été trouvés, proche d’axes urbains, correspond parfaitement à cette méthode.

Pour les soldats sur le terrain, la découverte a suscité un mélange de stupéfaction et de soulagement. Dans un témoignage relayé par des journalistes militaires, l’un d’eux a confié : « En voyant les roquettes déjà armées, on comprend à quel point la menace était imminente. Elles auraient pu partir cette nuit, demain matin ou au moindre signal du Hamas ». Plusieurs officiers de Carmeli précisent que l’arme était orientée vers le sud-ouest, en direction de localités israéliennes qui ont déjà subi, au fil des années, des milliers de tirs.

Au-delà du choc opérationnel, cette découverte met une nouvelle fois en lumière la nécessité d’une vigilance totale dans la bande de Gaza. Même lorsque les combats diminuent, les groupes terroristes poursuivent leurs préparatifs. Le Hamas, dont l’idéologie reste fondée sur la destruction de l’État juif, n’a jamais accepté les cessez-le-feu comme une étape vers la paix. Il les conçoit comme une parenthèse tactique. Le politologue Michael Herzog le résumait déjà en 2022 : « Pour le Hamas, chaque pause dans les combats est un investissement dans le prochain cycle de violence ».

La diffusion des images par Tsahal n’est pas anodine. Elle vise à renforcer la compréhension publique de la menace constante, à rappeler aux alliés internationaux qu’Israël ne peut ni baisser sa garde ni compter sur les bonnes intentions d’un mouvement armé soutenu par l’Iran. Dans un contexte où certaines voix à l’étranger demandent à Israël de réduire ses opérations, ces preuves rappellent que le Hamas continue de préparer l’offensive suivante.

Pour les habitants du sud, cette découverte n’est qu’un nouvel épisode d’une réalité familière : celle d’une menace qui se régénère sans cesse. Mais elle est aussi la démonstration que l’armée israélienne reste vigilante, capable de prévenir un désastre avant qu’il ne se produise. Une bataille silencieuse, sans sirènes ni explosions, mais cruciale pour que les familles de Sdérot, Ofakim et des kibboutzim voisins puissent dormir ne serait-ce qu’un peu plus en sécurité.

Rav Sherlow lance un appel urgent : « Les synagogues doivent changer. C’est une obligation religieuse »

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À l’occasion de la Journée internationale des droits des personnes handicapées, le rabbin Yuval Sherlow, président du comité d’éthique de l’organisation Tzohar, a lancé un cri d’alarme qui résonne bien au-delà du monde religieux. Dans un contexte où des centaines de soldats reviennent du front avec des blessures visibles et invisibles, le rabbin appelle les communautés à reconnaître une réalité douloureuse : de nombreux lieux de prière en Israël ne sont pas adaptés aux besoins des blessés, et surtout pas à ceux qui souffrent de traumatismes psychologiques depuis le 7 octobre. Pour lui, il ne s’agit pas d’un « supplément de confort », mais d’une obligation halakhique et morale.

Dans une intervention diffusée sur la chaîne Mishav, affiliée aux rabbins de Tzohar, le rabbin Sherlow décrit un décalage inquiétant entre les attentes spirituelles de la communauté et les obstacles physiques et sensoriels que rencontrent ceux qui cherchent simplement à rejoindre la prière. « Les soldats reviennent, et parmi eux, beaucoup de blessés du corps et de l’âme », explique-t-il. « Ce changement ne viendra pas d’eux. Il doit venir de nous. »

Il évoque les réalités techniques – des escaliers trop raides, des entrées étroites, l’absence de rampes ou d’ascenseurs, des salles mal éclairées – mais surtout les obstacles invisibles : le bruit. « Il y a un vacarme insupportable pour ceux qui souffrent de stress post-traumatique », dit-il. « Les gens qui ont survécu à des tirs, à des explosions, ou à des scènes traumatiques, ne peuvent tout simplement pas rester dans un environnement sonore non maîtrisé. » Ce constat rejoint les études publiées récemment par l’hôpital Sheba et l’université de Tel-Aviv, qui soulignent l’explosion du nombre de soldats atteints de PTSD depuis l’attaque du Hamas (source : Sheba Medical Center, rapport 2024).

L’enjeu dépasse la simple ergonomie : le rabbin Sherlow rappelle que l’accessibilité est inscrite au cœur même de la vision juive du monde. « La synagogue doit être accessible à tous. Ce n’est pas un bonus, ce n’est pas un luxe. C’est l’essence même de la maison de prière. Un lieu ouvert à tous doit permettre à chacun d’y entrer. » Il invoque la tradition prophétique : « Les prophètes nous ont appris à regarder vers le converti, l’orphelin et la veuve – des symboles de ceux dont la voix ne porte pas. » Dans le cas des blessés, insiste-t-il, « leur voix ne se fera pas entendre. C’est à nous de parler et d’agir. »

Cette prise de parole reflète un débat qui enfle dans tout le pays depuis le début de la guerre. Plusieurs organisations de blessés, dont « Etgarim » et « Brothers in Arms », affirment que de nombreux lieux publics et institutionnels ne sont toujours pas accessibles, malgré les obligations prévues par la loi pour l’égalité des droits des personnes handicapées (1998). Les synagogues, souvent construites avant ces réglementations, échappent parfois aux mises aux normes, faute de budget ou de décision communautaire. Or, selon Sherlow, ce manque d’adaptation porte atteinte à l’essence même de la prière publique.

Il souligne aussi le silence des blessés eux-mêmes : « Ils ne le diront pas. Ils pensent souvent qu’ils dérangent, qu’ils exagèrent, qu’ils doivent s’adapter. Mais c’est faux. C’est nous qui devons changer. » Le rabbin insiste sur une inversion morale nécessaire : « Quand nous demandons à D.ieu d’écouter notre prière, nous devons commencer par écouter ceux qui ont besoin de nous. »

L’appel de Sherlow arrive alors qu’Israël connaît un nombre inédit de soldats blessés psychologiquement depuis la guerre du 7 octobre. D’après un rapport publié en 2025 par le ministère de la Défense, plus de 19 000 soldats et civils ont été reconnus comme souffrant de traumatismes liés à l’attaque et à ses suites – un chiffre en augmentation constante (source : ministère israélien de la Défense, rapport annuel). Beaucoup d’entre eux témoignent que les espaces clos, les bruits soudains, les chants forts ou l’agitation rapide d’une synagogue peuvent déclencher une détresse immédiate.

Cela oblige les communautés à repenser leur fonctionnement : proposer des zones calmes, former les responsables des offices aux besoins sensoriels spécifiques, adapter la lumière, installer des rampes et des ascenseurs, repenser l’acoustique ou créer un espace d’accueil pour les soldats et blessés traumatisés. Certaines synagogues, notamment dans le centre du pays, ont déjà entamé des travaux d’adaptation, souvent financés par des dons privés ou des fondations. D’autres hésitent encore, perçues comme freinées par la tradition ou le budget.

Pour Sherlow, cet argument financier ne peut plus servir d’excuse : « Une synagogue qui n’est pas prête à accueillir les blessés n’est pas une synagogue de tous. » Il ajoute que parler d’accessibilité uniquement après des crises nationales serait une faute morale : « Ce n’est pas un projet ponctuel. C’est une révolution spirituelle. »

L’un des passages les plus puissants de son allocution réside dans sa conclusion : « Ce n’est que lorsque nous permettrons à chacun d’entrer dans la maison de prière que nous pourrons vraiment demander à D.ieu d’entrer dans nos vies. Une synagogue accessible est une synagogue fidèle à sa mission. »

Dans un pays où la prière joue un rôle central dans la résilience sociale après la guerre, l’appel du rabbin Sherlow apparaît comme une invitation à transformer la tradition non pas en réduction, mais en élargissement. Une exigence qui, selon lui, doit naître non pas d’une loi, mais d’une responsabilité spirituelle.

 

Netanya sous tension : un criminel humilié lance une vendetta après avoir été agressé violemment lors d’un mariage

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La ville de Netanya, longtemps marquée par des rivalités dans le milieu criminel, replonge dans une atmosphère explosive. Un simple différend entre deux jeunes délinquants, connus des services de police pour leur implication dans le marché illégal des prêts usuraires, s’est transformé en une spirale de vengeance qui fait désormais craindre une flambée de violence dans tout le Sharon. L’affaire a éclaté il y a deux semaines, lors d’un mariage où l’un des deux protagonistes a été roué de coups et humilié publiquement, un affront perçu dans ces cercles comme la pire atteinte possible à la réputation. Depuis cette agression spectaculaire, la tension ne cesse de monter, les deux camps se réorganisent, et la police redoute une confrontation armée imminente : « Ils les attendent en bas de chez eux », avertissent même certaines sources du milieu.

Selon les premières informations recueillies par les enquêteurs, le conflit trouverait son origine dans un différend lié à des dettes non réglées ou à un combat pour le contrôle d’une partie du marché local des prêts à taux usuraires. Dans ce secteur, chaque territoire, chaque client, chaque « dossier » représente une source de revenus, et la moindre remise en cause de l’autorité d’un délinquant est susceptible d’engendrer une réaction disproportionnée. L’un des deux criminels, âgé d’une vingtaine d’années, aurait décidé de « régler ses comptes » lors d’un événement familial de son rival, une forme de mise en scène violente destinée à briser symboliquement son adversaire.

Les témoignages recueillis sur place décrivent une attaque brutale. Le jeune homme pris pour cible sortait de la salle de réception lorsque plusieurs individus l’ont encerclé avant de lui asséner coups de poing, coups de bâton et violentes frappes au corps. L’agression a été si rapide et violente que les assaillants ont eu le temps de s’enfuir avant même que la sécurité du mariage ne puisse intervenir. « Il a été blessé, oui, mais la blessure la plus grave était son ego », explique un membre du milieu criminel local. « Être humilié ainsi, devant ses amis, en public, c’est quelque chose qu’aucun d’eux ne laisse passer. »

Effectivement, la réaction ne s’est pas fait attendre. Encore meurtri et profondément choqué, le jeune homme agressé a immédiatement réuni autour de lui une poignée d’individus appartenant à son cercle d’influence. En quelques heures, une petite troupe s’était formée, déterminée à localiser les agresseurs et à répliquer avec une violence équivalente, voire supérieure. Des sources policières et criminelles concordent : le groupe s’est équipé d’armes blanches et d’armes à feu artisanales dans le but explicite de venger l’humiliation subie. « Ils sont prêts, armés, et surveillent les domiciles de leurs ennemis », confie une source du milieu.

Dans ce climat tendu, la ville a connu hier un épisode qui a temporairement fait craindre le pire. En milieu de journée, des coups de feu ont retenti dans la rue Hativat Harel, non loin de la résidence du criminel ciblé pour représailles. Les habitants, inquiets d’un règlement de comptes annoncé, ont immédiatement prévenu la police. Des dizaines de policiers sont arrivés en urgence, certains en vêtements civils, d’autres en unités mobiles, persuadés qu’une fusillade liée au conflit était en cours. Mais très vite, les agents ont réalisé que l’incident n’était pas lié à l’affaire. Selon un officier présent sur les lieux, « nous pensions que c’était le début de la vengeance. Finalement, il s’agissait d’un autre incident : des criminels venus des territoires tentaient de percuter des policiers avec leur véhicule, ce qui a contraint nos agents à ouvrir le feu ». L’affaire n’a donc pas fait de victime, mais elle a mis en lumière l’état d’alerte permanent dans lequel vit désormais Netanya.

Malgré ce malentendu, les autorités ne cachent pas leur inquiétude. La zone reste sous haute surveillance. Les deux clans, même repliés momentanément dans la clandestinité, restent imprévisibles. « Quand des jeunes criminels blessés dans leur orgueil commencent à accumuler des armes et des soutiens, on connaît la suite », explique un enquêteur expérimenté de la région du Sharon. « Cela peut partir très vite, pour un regard, un mot, ou une opportunité perçue. Nous faisons tout pour éviter une fusillade qui mettrait en danger les habitants. »

La montée de ces phénomènes violents à Netanya n’est pas nouvelle. La ville, autrefois considérée comme un pôle touristique en plein essor, est depuis des années le théâtre de luttes internes entre plusieurs groupes criminels cherchant à monopoliser les commerces illégaux : prêts usuraires, paris clandestins, extorsions et trafics divers. Les experts de la criminalité israélienne notent que les humiliations publiques, les attaques filmées et les représailles instantanées se multiplient à mesure que les plus jeunes cherchent à imposer leur nom dans une hiérarchie où seule la force compte.

Dans ce contexte, l’affaire actuelle apparaît comme un symptôme frappant d’un phénomène plus large : l’ascension de criminels inexpérimentés, souvent imprévisibles, qui n’hésitent plus à mener leurs querelles en pleine rue, au mépris total de la sécurité publique. Si la police tente tant bien que mal de contenir ces dérives, elle peine à anticiper les explosions soudaines qui naissent d’ego blessés ou de luttes territoriales.

Reste à savoir si la situation s’apaisera ou si la ville se trouve au bord d’une escalade dangereuse. Les deux camps n’ont pas encore trouvé un terrain d’entente, et dans les coulisses du milieu criminel, beaucoup redoutent qu’un simple faux pas ne mette le feu aux poudres. Dans une région déjà traversée par des tensions plus larges, l’espoir reste que la police parvienne à intervenir avant que les rues de Netanya ne deviennent le théâtre d’un règlement de comptes sanglant.

 

« Pour rappeler aux générations » : le message bouleversant derrière le prénom choisi par Amit Segal pour son quatrième enfant

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Il suffit parfois d’un simple post sur les réseaux sociaux pour dévoiler toute une époque, ses peurs, ses blessures, mais aussi sa force silencieuse. C’est ce qu’a accompli le célèbre journaliste politique Amit Segal en annonçant, dans un texte d’une sincérité rare, la naissance de son quatrième enfant et le prénom qu’il a choisi pour lui : Elam Oz. Un nom court, mais chargé d’histoire, de mémoire et de sens, né d’une réflexion intime au cœur d’un Israël meurtri, résilient et déterminé à transmettre une flamme à la génération suivante.

Dans ce message publié mercredi, Segal raconte l’instant suspendu qui suit une naissance, ce moment où les questions se bousculent, où les pensées affluent comme un torrent. La scène est banale et miraculeuse à la fois : une salle d’accouchement, une sage-femme qui en a vu mille, une doula expérimentée, Rêout — sa compagne — et lui, qui en sont à leur quatrième enfant. « Personne ne se souviendra de quelque chose d’extraordinaire », écrit-il. Et pourtant, c’est précisément dans cette normalité que surgit l’essentiel.

Il décrit son fils, roux, calme, les yeux ouverts. Un enfant qui ne saura jamais, dit-il, qui était présent le matin de sa naissance. Ce qu’il saura, en revanche, c’est que deux Juifs sont arrivés dans ce monde et qu’ils en ont laissé quatre — un symbole de continuité, une réponse intime à la fragilité d’un peuple qui compte chaque vie comme un monde entier. La pensée de Segal glisse alors vers ce que signifie donner la vie dans un pays qui ne connaît jamais vraiment le repos. « Chaque Juif est une flèche envoyée vers les brumes du futur », écrit-il, en écho à une phrase de l’écrivain Yosef Haim Ohana : même lorsque quelque chose se termine, il y a toujours un début.

Puis viennent les pensées qui se mélangent, comme dans ces moments de bonheur traversés d’inquiétudes et de souvenirs. Il évoque le désir presque enfantin que son fils naisse à l’aube, à 6h15, heure symbolique de lumière. Il craint ensuite qu’il ne naisse à 6h29, « l’heure de la grande obscurité ». Et il finit par accepter ce qui advient, laissant la poésie des instants l’emporter. Il confie même avoir pensé à une chanson qu’il se surprendrait à chanter — une manière de célébrer le quatrième enfant comme un rappel que la vie, malgré tout, continue.

Puis il remercie D.ieu, simplement, profondément : « Modé ani lefaneikha… pour tout le bien et la vérité. Pour le bien et pour le mal, et pour le bien qui s’est trouvé dans ce mal ». Une gratitude qui n’a rien d’abstrait, car, immédiatement après, Segal évoque le poids des années, les quatre grossesses, les chemins parcourus, les incertitudes politiques qui l’ont accompagné — « les allers-retours entre Londres et les puits de Beer Sheva » — comme un fil reliant la vie personnelle au tumulte national.

Mais le moment le plus fort de son texte apparaît lorsqu’il explique la signification du deuxième prénom, Oz — « force ». Là, la dimension intime rencontre celle de la nation. Segal choisit ce prénom, dit-il, « pour rappeler aux générations la force biblique qui a surgi soudain sur nous à Simhat Torah et refuse depuis de nous quitter ». Un clin d’œil bouleversant aux événements du 7 octobre, à l’héroïsme des soldats, aux communautés du sud frappées de plein fouet — Nahal Oz, Nir Oz — symboles de douleur mais aussi de courage inébranlable.

Il cite même l’« opération Am Kavlavî », référence à un épisode biblique évoquant la puissance, inscrivant ainsi son choix dans une continuité historique, identitaire, presque prophétique. Dans ce prénom se cristallisent les forces contradictoires de l’époque : la perte et la renaissance, l’effroi et la détermination, la mémoire et l’espoir. Un prénom pour dire : nous sommes encore là.

Segal pense également à ses trois aînés — Avri, Aner, Éliana — chacun décrit avec tendresse : « le sage et beau », « le doux et sensible », « la magnifique et malicieuse ». Il voit dans leur présence la beauté simple du monde, une beauté qui existe malgré tout, et peut-être même à cause de tout. Dans un trait d’humour qui lui ressemble, il confie que si Rêout se lève déjà pour le bébé la nuit, « où est le risque pour moi ? ».

Les pensées défilent comme en mode « shuffle », dit-il, passant de l’émotion la plus profonde au détail le plus trivial : le siège-auto qu’il a oublié d’acheter ; la liste des soldats tombés — 923, précise-t-il — dont il pense aux parents, à la phrase prononcée à chaque brit : « Préserve cet enfant pour son père et sa mère ». Une phrase qui résonne autrement dans un pays où chaque naissance est une victoire sur la tragédie.

Il conclut son message en reconnaissant la confusion touchante de ces minutes-là, mais en affirmant qu’il voulait partager ces pensées « entre amis », car peut-être — sûrement — le public comprendra.

Dans un pays sous tension, où l’actualité est souvent dure, brutale, implacable, ce récit intime d’Amit Segal a offert autre chose : un souffle. Un rappel que la vie continue, que les enfants naissent, que des prénoms sont donnés, que la mémoire se transmet. Et que même dans l’incertitude, l’identité juive porte en elle une force qui refuse de disparaître.