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Gaza sous tutelle internationale ? L’Europe hésite, des soldats étrangers évoqués, et le sort de Raan Guéouili reste dans l’ombre

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Une réunion diplomatique d’envergure s’est tenue à Doha sous la direction du commandement central de l’armée américaine, le CENTCOM, réunissant près de quarante-cinq pays autour d’un objectif aussi sensible que flou : la création d’une force internationale de stabilisation destinée à être déployée dans la bande de Gaza après le cessez-le-feu avec le Hamas. Cette rencontre, organisée à huis clos, s’est déroulée sans la participation d’Israël, un fait lourd de sens alors que la sécurité de l’État hébreu est directement concernée par les décisions envisagées.

Selon plusieurs diplomates occidentaux, la réunion n’a pas permis de clarifier la forme concrète que pourrait prendre cette force, baptisée International Stabilization Force (ISF). Les États-Unis ont demandé aux pays présents de détailler leurs contributions potentielles, qu’il s’agisse d’un engagement militaire direct, d’un soutien financier ou de missions de formation et d’encadrement. Parmi les pays évoqués comme susceptibles d’envoyer des troupes figurent l’Indonésie, l’Azerbaïdjan, le Pakistan et le Bangladesh. L’Italie, quant à elle, a exprimé une disponibilité plus prudente, privilégiant un rôle d’instruction et de supervision, notamment au passage de Rafah, plutôt qu’un déploiement massif de soldats sur le terrain.

Malgré ces pistes, l’incertitude demeure totale. Aucune décision n’a été prise concernant les règles d’engagement, le niveau d’armement des soldats, leur zone exacte de déploiement ou encore la chaîne de commandement. Washington évoque un lancement possible dès le mois de janvier, précédé d’une phase de préparation et d’entraînement, probablement dans un pays tiers de la région. La force serait d’abord positionnée dans le secteur de Rafah, à l’intérieur de la zone actuellement sous contrôle de Tsahal, avec à sa tête un général américain. Le nom du général Jasper Jeffers, déjà impliqué dans les mécanismes de supervision du cessez-le-feu au Liban, circule comme favori.

En toile de fond de ces discussions se joue un autre dossier explosif : le passage à la phase B de l’accord entre Israël et le Hamas. Officiellement, les préparatifs sont en cours, mais aucune date ni déclaration formelle ne viennent confirmer une transition imminente. Les diplomates reconnaissent eux-mêmes que ce processus se fera progressivement, sans rupture nette. L’un des principaux obstacles reste la situation de Raan Guéouili, dernier otage israélien dont le corps est toujours retenu dans la bande de Gaza.

D’après plusieurs sources, même le Hamas admettrait rencontrer de grandes difficultés pour localiser précisément la dépouille de Guéouili, malgré les informations, images aériennes et noms transmis par Israël par l’intermédiaire des médiateurs. Cette incertitude alimente une angoisse profonde en Israël, où le cas de ce jeune combattant est devenu un symbole de l’inachevé et du prix humain de la guerre.

Lors d’une cérémonie de Hanouka au Mur occidental de Jérusalem, les parents de Raan Guéouili ont une nouvelle fois pris la parole pour rappeler leur ligne rouge : aucun passage à une nouvelle phase de l’accord ne peut avoir lieu tant que leur fils ne sera pas rapatrié. Leur message, empreint de douleur mais aussi de détermination, résonne bien au-delà de la sphère familiale et touche une société israélienne encore profondément marquée par le 7 octobre.

Après plus de huit cents jours, le sort de Raan Guéouili demeure incertain, à l’image de l’avenir de Gaza. Entre projets internationaux, calculs diplomatiques et réalités sécuritaires, la perspective d’une force étrangère censée stabiliser la bande palestinienne soulève autant de questions qu’elle n’apporte de réponses. Pour Israël, l’enjeu est clair : aucune architecture sécuritaire durable ne pourra être crédible tant que la question des otages, vivants ou morts, restera sans solution.


Miracle économique israélien après la guerre : simple répit avant un choc mondial ?

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L'image by Israel_photo_gallery est sous licence CC BY-ND 2.0

Ces derniers mois, une idée revient avec insistance dans l’esprit de nombreux Israéliens : celle du calme avant la tempête. Le traumatisme du 7 octobre et les deux années de guerre qui ont suivi ont profondément marqué le pays. Ce fut une période de douleur, de pertes et de bouleversements, mais aussi un choc salutaire. Pour beaucoup, cette épreuve a agi comme un réveil brutal, provoquant un basculement mental, moral et stratégique au sein de la société israélienne.

Dans ce contexte, un nombre croissant d’Israéliens ont remis en question des certitudes idéologiques longtemps dominantes. L’illusion d’une sécurité acquise, portée par une vision progressiste et libérale déconnectée de la réalité régionale, s’est effondrée. La survie même d’Israël est de plus en plus perçue comme un fait exceptionnel, presque miraculeux, inscrit dans une destinée historique et spirituelle. Pour beaucoup, l’existence de l’État juif ne relève pas seulement de la géopolitique, mais d’un dessein plus vaste, qui ne peut être ni effacé ni vaincu.

Cependant, cette prise de conscience s’accompagne aussi d’une lucidité inquiète. Ceux qui étudient les textes bibliques et les prophéties rappellent que les périodes de stabilité apparente n’ont jamais été synonymes de paix durable. Le calme actuel, aussi rassurant soit-il, pourrait n’être qu’une parenthèse avant un conflit d’une ampleur encore inédite. Dans cette lecture, la prochaine guerre serait radicalement différente : des ennemis plus puissants, des alliés plus rares, et une confrontation où les équilibres habituels seraient bouleversés. L’histoire, telle qu’elle est décrite dans les Écritures, ne laisse guère de place à l’illusion d’un repos définitif.

Paradoxalement, cette tension spirituelle et sécuritaire coexiste aujourd’hui avec un succès économique spectaculaire. À peine sorti de la guerre, Israël s’est hissé à la troisième place du classement mondial des économies les plus prospères pour 2025, selon l’hebdomadaire britannique The Economist. Le magazine souligne que l’économie israélienne « continue de se redresser puissamment du chaos de 2023 ». Parmi les indicateurs clés figure la flambée de la Bourse de Tel-Aviv, illustrée notamment par la hausse d’environ 70 % des actions de Bank Leumi, signe d’une confiance retrouvée des investisseurs.

Sur les 36 économies analysées, le Portugal arrive en tête, suivi de l’Irlande, mais Israël se distingue par sa capacité à conjuguer résilience, innovation et croissance dans un environnement géopolitique extrêmement contraint. Cette évaluation rejoint les prévisions de l’OCDE, qui anticipe une croissance israélienne de 4,9 % en 2026 et de 4,6 % en 2027, soit les taux les plus élevés parmi les pays développés. À titre de comparaison, la croissance moyenne des pays de l’OCDE devrait plafonner autour de 1,8 % sur la même période.

Les chiffres du Fonds monétaire international confirment cette dynamique. En 2025, le PIB par habitant d’Israël devrait dépasser les 60 000 dollars, un niveau nettement supérieur à celui de la zone euro et de l’Union européenne. Israël n’est désormais plus qu’à un peu plus de 6 000 dollars du PIB moyen par habitant des pays du G7, le cercle des économies les plus riches du monde.

Pour l’économiste israélien Shlomo Maoz, cité récemment dans Maariv, ces performances ne s’expliquent pas par un simple effet de rebond après la guerre. Elles traduisent un renforcement structurel profond d’une économie déjà solide, portée par la technologie, le capital humain et une remarquable capacité d’adaptation.

Ainsi, Israël se trouve aujourd’hui à un carrefour singulier. D’un côté, une prospérité économique impressionnante et une résilience reconnue sur la scène internationale. De l’autre, une conscience aiguë de la fragilité de l’équilibre régional et de la possibilité de conflits futurs majeurs. Entre réussite matérielle et inquiétude existentielle, le pays avance, conscient que le calme présent pourrait n’être qu’une étape dans une histoire bien plus vaste.

Attaque contre une patrouille américaine à Palmyre : Washington confirme une embuscade de l’EI, les zones d’ombre persistent

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Une attaque meurtrière a visé samedi une patrouille américano-syrienne dans la région de Palmyre, au cœur du désert syrien. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé qu’un assaillant isolé affilié à l’État islamique (EI) a ouvert le feu contre des personnels américains, faisant deux morts et un civil américain tué, ainsi que trois blessés. L’assaillant a été neutralisé sur place par les forces partenaires.

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Selon le communiqué officiel diffusé depuis Tampa (Floride), l’identité des victimes américaines ne sera rendue publique qu’après notification des familles, conformément aux procédures du Département de la Défense. Des mises à jour supplémentaires sont attendues.

Un récit encore non confirmé

Des sources non officielles, dont Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, avancent que l’assaillant aurait été un ancien membre de l’EI intégré dans les structures de sécurité du nouveau régime syrien. D’après ce témoignage, l’homme aurait crié que les Américains étaient des « ennemis d’Allah » au moment de l’attaque. Aucune confirmation officielle n’est venue étayer cette version à ce stade.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent une patrouille américaine composée d’au moins cinq véhicules peu avant l’embuscade. D’autres clichés, abondamment relayés, sont présentés comme montrant l’assaillant à proximité de responsables syriens lors d’événements publics récents. Ces affirmations visuelles ne peuvent pas être vérifiées de manière indépendante et les autorités appellent à la prudence quant aux conclusions hâtives.

Réaction américaine et message de dissuasion

Dans un message publié sur le réseau X par un haut responsable du Pentagone, Washington a réaffirmé sa ligne de fermeté : toute attaque contre des Américains, où qu’elle se produise, entraînera une traque et une neutralisation implacables des responsables. Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de la posture américaine face aux groupes djihadistes encore actifs en Syrie, malgré l’affaiblissement territorial de l’EI.

Un contexte sécuritaire fragile

L’attaque intervient dans une zone où la cohabitation entre forces locales, milices et acteurs internationaux reste complexe. Palmyre, carrefour symbolique et stratégique, demeure exposée aux cellules dormantes de l’EI, capables de frapper par des actions isolées mais létales. La présence américaine, axée sur la lutte antiterroriste et l’appui aux forces partenaires, reste une cible privilégiée pour ces groupes.

À ce stade, les circonstances exactes, l’itinéraire de la patrouille et les éventuelles failles sécuritaires font l’objet d’enquêtes conjointes. Washington promet des informations complémentaires « dès qu’elles seront disponibles ».

Istanbul face à une catastrophe imminente : les scientifiques alertent sur un séisme majeur en approche

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Deux ans à peine après le séisme dévastateur de 2023 qui a ravagé le sud de la Turquie et causé la mort de dizaines de milliers de personnes, un nouveau scénario alarmant se dessine. Cette fois, c’est Istanbul, la plus grande ville du pays, qui se retrouve au centre des inquiétudes des scientifiques. Selon plusieurs études récentes, une succession de secousses sismiques progresse dangereusement sous la mer de Marmara, en direction directe de la métropole où vivent près de 16 millions d’habitants.

Les chercheurs observent depuis plusieurs mois un phénomène préoccupant : des tremblements de terre de plus en plus marqués, alignés le long de la faille nord-anatolienne, qui semblent se déplacer vers l’est. Le séisme d’avril dernier, d’une magnitude de 6,2, est perçu par de nombreux experts non pas comme un événement isolé, mais comme un signal avant-coureur. Selon eux, une pression tectonique massive s’accumule sous la région, formant ce qu’ils décrivent comme un véritable « bouchon de stress » prêt à céder.

Les projections scientifiques sont sans équivoque : une secousse d’une magnitude supérieure à 7 frappant la région d’Istanbul est désormais considérée comme un scénario réaliste. « Istanbul est clairement dans la ligne de mire », avertissent plusieurs spécialistes, soulignant que la libération soudaine de cette énergie pourrait provoquer un désastre humain d’une ampleur sans précédent dans l’histoire moderne de la Turquie.

Judith Hubbard, sismologue à l’université Cornell, a déclaré au New York Times qu’un tel événement constituerait probablement « l’une des pires catastrophes humanitaires de l’ère moderne ». Selon elle, la combinaison entre la puissance attendue du séisme et la densité urbaine extrême d’Istanbul rend la situation particulièrement explosive.

Au-delà des données géologiques, ce sont surtout les faiblesses structurelles de la ville qui inquiètent. Des décennies de construction incontrôlée, de normes antisismiques peu respectées et de corruption dans le secteur immobilier ont fragilisé une grande partie du parc immobilier. De nombreux immeubles résidentiels et infrastructures critiques risquent de s’effondrer comme des châteaux de cartes en cas de secousse majeure, reproduisant — voire dépassant — le drame observé en 2023.

Les experts insistent sur un point clé : le facteur humain pourrait transformer un séisme naturel en tragédie historique. Routes, ponts, hôpitaux et réseaux d’eau ou d’électricité sont, pour beaucoup, mal préparés à encaisser un choc de grande ampleur. Dans une ville aussi dense, l’évacuation et les secours pourraient rapidement devenir ingérables.

Certes, les scientifiques rappellent qu’il est impossible de prédire la date exacte d’un tel événement. Mais le message est clair : le temps joue contre Istanbul. Que le séisme survienne brutalement ou qu’il soit précédé de secousses annonciatrices, le compte à rebours est enclenché. Une des villes les plus emblématiques du monde repose aujourd’hui sur une véritable bombe sismique, dont la mèche se raccourcit de jour en jour.

Selon un rapport : Israël serait tenu de financer l’évacuation des décombres à Gaza

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Le Wall Street Journal a rapporté ce jeudi que, après le refus de plusieurs pays arabes — dont le Qatar et la Turquie — d’accepter la proposition américaine visant à financer l’évacuation des décombres à Gaza dans le cadre de la reconstruction de l’enclave, un message a été transmis à Israël l’informant qu’il lui reviendrait de prendre en charge ces coûts.

Selon le rapport, les États-Unis exigent qu’Israël finance l’évacuation des destructions causées durant les combats, notamment celles résultant des frappes de l’armée de l’air et du nivellement de bâtiments à l’aide de bulldozers D9. Le média américain affirme qu’Israël aurait accepté cette exigence, dont le coût pourrait atteindre plusieurs centaines de millions de shekels. Le projet global de reconstruction est, quant à lui, estimé à plusieurs milliards de shekels.

Toujours selon le Wall Street Journal, la bande de Gaza compterait actuellement environ 68 millions de tonnes de débris de construction, la majorité des bâtiments ayant été détruits ou endommagés. Il est précisé que l’évacuation de ces décombres devrait s’étaler sur de nombreuses années. Le rapport ne précise pas si la proposition américaine concerne uniquement la zone définie comme se trouvant « à l’intérieur de la ligne jaune », actuellement sous contrôle de Tsahal, ou également d’autres secteurs de la bande de Gaza.

Il a par ailleurs été rapporté il y a environ deux semaines que les États-Unis souhaitaient entamer la reconstruction de la région de Rafah, vers laquelle une population gazaouie devrait revenir, et qui serait considérée comme « débarrassée du Hamas ». Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou n’a pas réagi à ces informations.

Un maire parle d’une “France trop youpine” : l’Observatoire Juif de France porte plainte

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L’Observatoire Juif de France (OJF) a annoncé le dépôt d’une plainte pour injure publique à caractère antisémite visant Bernard Bazinet, maire d’Augignac en Dordogne, après la publication sur Facebook d’un commentaire dans lequel l’élu écrivait : « Oui au boycott ! La France est trop youpine pour boycotter ! ». En une phrase, un représentant de la République a ravivé le vocabulaire antisémite le plus vulgaire, celui utilisé durant l’entre-deux-guerres pour déshumaniser les Juifs et préparer l’opinion à la persécution.

Pour l’OJF, de tels propos sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat public en France en 2025. Selon l’organisation, il ne s’agit pas d’un simple “dérapage”, mais de l’expression d’un imaginaire antisémite où les Juifs seraient présentés comme trop nombreux, trop visibles ou trop influents, et où la France serait décrite comme “trop judaïsée”. L’Observatoire rappelle que ce vocabulaire n’a rien d’anodin : il s’inscrit dans une tradition de haine visant à marginaliser et salir une partie des citoyens français.

L’OJF a donc décidé :
– de porter plainte sur le fondement de la loi du 29 juillet 1881,
– de saluer la réaction immédiate du Parti socialiste, qui a engagé une procédure d’exclusion contre le maire,
– et de saisir le préfet de la Dordogne ainsi que le ministre de l’Intérieur pour qu’ils examinent les mesures à prendre, notamment la question du maintien de l’élu en fonction.

L’Observatoire rappelle que l’antisémitisme n’est pas une opinion, mais une atteinte directe à la dignité des Juifs de France et au pacte républicain. Cette atteinte est d’autant plus grave lorsqu’elle émane d’un élu chargé de représenter la population. Le signalement initial a été effectué par le collectif Balance Ton Antisémite. L’OJF affirme enfin qu’il poursuivra par tous les moyens légaux ceux qui banalisent la haine des Juifs et contribuent à sa diffusion dans l’espace public.

 

En Israël, l’espoir d’un indice nouveau sur le lieu d’inhumation de Ran Gouili

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Les recherches pour retrouver le corps du policier israélien Ran Gouili, dernier otage tombé encore retenu à Gaza, devaient se poursuivre aujourd’hui dans le quartier de Zaytoun, dans la ville de Gaza. Mais les conditions météorologiques menaçaient dès le matin de provoquer l’annulation ou le report des opérations. Selon des informations diffusées par la radio publique israélienne, les autorités estiment désormais disposer d’un premier « fil conducteur » susceptible d’indiquer l’endroit où il aurait été enterré.

Le chef du Hamas à Gaza, Khalil al-Hayya, a affirmé dans une interview à Al-Jazeera que les équipes de recherche du Hamas et du Comité international de la Croix-Rouge pénétreraient dans des zones encore inexplorées de la bande de Gaza pour tenter de localiser la dépouille de Ran Gouili. Cette annonce intervient alors que la pression s’accentue en Israël pour obtenir la restitution de son corps.

Ce matin, sa sœur Shira a lancé un appel bouleversant dans l’émission « Seder Yom » de Kan : « Nous ne voulons pas devenir la famille Ron Arad. Cela ne doit pas se reproduire. Nous devons ramener Ran à la maison pour sentir que nous avons réussi à le sauver. » Elle a raconté la détresse qui accompagne chaque jour depuis que sa famille est devenue « la dernière » à attendre le retour d’un proche. « Nous ne sommes pas seuls, nous sommes entourés, mais nous ne laisserons pas avancer la phase suivante de l’accord tant que Ran n’est pas revenu. Ce serait nous détruire. »

Âgé de 24 ans, Ran Gouili était policier au sein de l’unité Yassam. Il s’était porté volontaire dès les premières heures du 7 octobre pour rejoindre les combats dans la région d’Otef Aza. Il est tombé lors d’un échange de tirs avec des terroristes, puis sa dépouille a été enlevée vers la bande de Gaza.

Hier soir, plusieurs rassemblements ont eu lieu à travers le pays, notamment à Shaar HaNegev et Karmé Gat, pour exiger le retour de son corps. Les familles d’otages y ont rappelé : « Ran fut parmi les premiers à se battre, il est le dernier à rester. Nous arrivons à la dernière ligne droite d’un combat long et essentiel. Aucun accord ne peut avancer tant qu’il n’est pas revenu. C’est une opportunité unique, le moment d’assurer que personne ne soit laissé derrière. »

Ces mobilisations interviennent peu après la restitution à Israël du corps de Sutadisak Rinthalak, citoyen thaïlandais de 43 ans, enlevé le 7 octobre alors qu’il travaillait dans une plantation d’avocats près du kibboutz Beeri. Rinthalak, originaire de la province de Ratchanawi dans le nord de la Thaïlande, était décrit comme un travailleur apprécié et dévoué. Il laisse derrière lui ses parents et un frère avec lequel il entretenait une relation très proche.

Cette restitution renforce chez de nombreuses familles l’exigence d’obtenir également le retour du corps de Ran Gouili, considéré comme un impératif moral, humain et national. Pour l’heure, les conditions météorologiques et la guerre en cours continuent de compliquer les recherches, mais l’existence d’un premier indice nourrit un mince espoir : celui de permettre enfin à la famille de Ran de refermer un cycle d’attente insupportable.

 

Volaille et poisson en forte baisse : où les consommateurs israéliens paieront vraiment moins cher cet hiver ?

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Alors que les ménages israéliens tentent encore de se remettre des hausses de prix cumulées de ces dernières années, une nouvelle pression s’exerce désormais sur le marché de la viande. Contrairement aux flambées habituelles dues au coût des matières premières ou du transport, l’augmentation attendue du prix du bœuf provient cette fois d’un facteur interne : un manque croissant de sho’hatim, des retards dans les abattoirs, des difficultés d’obtention de certaines certifications de cacherout et des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Ce goulot d’étranglement provoque une baisse de disponibilité du bœuf et une hausse mécanique de ses tarifs.

Face à cette réalité, de plus en plus de familles se tournent vers des alternatives moins coûteuses : le poulet et le poisson. Ces produits, perçus comme plus accessibles, plus sains et plus simples à cuisiner, deviennent le cœur du panier alimentaire, surtout en hiver lorsque les foyers sortent moins et cuisinent davantage. Le saumon, l’amnon et les produits de volaille comme les cuisses, le blanc de poulet, les schnitzels et les foies sont désormais au centre des habitudes culinaires.

Mais au moment même où la demande grimpe, un phénomène surprenant apparaît : les écarts de prix entre enseignes explosent. Certaines chaînes vendent des produits deux à trois fois plus cher que d’autres, même lorsqu’il s’agit d’articles simples ou standardisés. Un sondage mené début décembre révèle des différences qui défient toute logique commerciale et imposent au consommateur une grande vigilance.

Le cas le plus frappant est celui du foie de poulet frais, un produit extrêmement courant. Alors qu’Ashér Ad le propose à 7,90 ₪, Yohannoff l’affiche à 24,90 ₪ — un écart de plus de 215 %. Un tel gouffre sur un produit basique souligne l’absence totale d’harmonisation entre les réseaux et l’importance cruciale de comparer les prix avant d’acheter.

Les écarts sont tout aussi marqués sur d’autres produits phares. Les cuisses de poulet, l’un des articles les plus achetés par les familles, affichent un écart de 91 % entre Carrefour et Freshmarket. Le blanc de poulet frais atteint un différentiel de 60 %, tandis que le schnitzel, plat national des enfants israéliens, varie de près de 38 % entre les enseignes. Même les filets de poisson, prisés le vendredi soir, montrent une volatilité inquiétante : le filet d’amnon peut doubler de prix selon la chaîne, et le filet de saumon frais affiche une différence de 50 %.

La situation est la même sur le poisson congelé et sur le bœuf haché, qui reste pourtant l’un des produits les plus demandés dans les foyers. Dans ce dernier cas, Carrefour propose 55 ₪, contre 79,90 ₪ chez Shufersal — un écart de 45 % sur un produit essentiel de la cuisine israélienne.

Ces statistiques révèlent une réalité préoccupante : un panier d’hiver standard peut varier de plus de 30 % selon l’endroit où il est acheté. En pratique, une famille peut dépenser 150 ₪ de plus — ou de moins — pour le même panier, simplement en changeant d’enseigne. Dans un contexte où les dépenses alimentaires pèsent lourdement sur le budget mensuel, l’impact est significatif.

Cet hiver, la cuisine maison connaît un regain prononcé : pluie, froid et weekends prolongés à la maison encouragent les Israéliens à consommer davantage de produits de base. La demande accrue pour la volaille et les poissons renforce l’importance d’une transparence tarifaire qui, pour l’instant, fait défaut. Alors que le secteur du bœuf continue de souffrir de pénuries liées à la cacherout, les familles basculent massivement vers ces catégories alternatives — mais y découvrent un labyrinthe de prix disparates.

La conclusion est sans appel : dans un marché où les fluctuations deviennent extrêmes, le consommateur doit comparer, vérifier et ajuster son panier. L’enseigne la plus familière n’est pas toujours la moins chère, et renoncer à comparer revient parfois à payer près du double pour les mêmes produits. Le “hiver alimentaire” que traverse Israël n’est pas seulement saisonnier : il traduit aussi un changement économique profond où les habitudes de consommation se redéfinissent sous la pression des prix.

Les milices anti-Hamas défient la terreur : “Nous sommes des centaines, la fin du Hamas est proche”

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La lutte pour le contrôle de la bande de Gaza continue de se jouer bien au-delà du champ de bataille visible. Deux jours après la mort de Yasser Abu Shabab, figure centrale des milices soutenues par Israël dans la région de Rafah, l’un de ses principaux collaborateurs, Houssam al-Astal, affirme que leur activité militaire ne cessera pas. Dans une déclaration relayée ce dimanche sur la radio publique israélienne, il a assuré que les milices sont loin d’être affaiblies, malgré les tentatives du Hamas de minimiser leur importance ou d’infiltrer leurs rangs.

Selon al-Astal, qui commande une milice active dans la zone de Khan Younès, la disparition d’Abu Shabab n’entraîne aucun changement stratégique : son successeur, Rasan al-Dehaini, est déjà opérationnel et connaît parfaitement les réseaux de coordination entre les différents groupes. Ce dernier, ancien adjoint du chef assassiné, a repris le commandement avec l’objectif affiché de poursuivre la lutte contre le Hamas et de consolider la présence des milices dans les secteurs contrôlés par Israël.

Dans ses déclarations, al-Astal accuse le Hamas de chercher à infiltrer ses hommes au sein des milices rivales, mais il promet que toute tentative sera détectée et neutralisée. Ce discours fait écho à une réalité complexe, où chaque acteur tente de gagner du terrain dans une bande de Gaza fragmentée depuis la guerre et depuis l’arrêt partiel des combats. “Il y a des centaines d’entre nous dans les organisations actives à Gaza”, affirme-t-il, contredisant directement les affirmations du Hamas selon lesquelles ces groupes ne compteraient que quelques dizaines de combattants. Pour al-Astal, ces efforts de propagande visent uniquement à créer l’illusion d’une supériorité du Hamas, alors que celui-ci fait face à une contestation interne sans précédent.

L’un des points les plus sensibles évoqués par al-Astal concerne la coopération opérationnelle entre ces milices et l’armée israélienne. Selon lui, les groupes anti-Hamas, armés et coordonnés avec Tsahal, disposent aujourd’hui de la capacité de “vaincre le Hamas”, qu’il décrit comme un “mouvement en déclin”. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les deux camps, alors que Tsahal tente d’établir des structures alternatives d’autorité dans certaines zones de la bande de Gaza où l’influence du Hamas s’est érodée.

L’assassinat de Yasser Abu Shabab, jeudi dernier à Rafah, continue d’alimenter les spéculations. Selon les renseignements israéliens, il aurait été tué lors d’une violente rixe avec des membres de sa propre milice et des gardes armés qui l’accompagnaient en permanence. Ces informations contrastent avec d’autres versions diffusées sur les réseaux sociaux gazaouis, suggérant que des familles liées au Hamas auraient été impliquées dans cette attaque. Ce flou alimente le sentiment d’un chaos interne grandissant au sein des factions palestiniennes.

Abu Shabab avait été l’un des interlocuteurs les plus visibles des milices anti-Hamas. Mieux armé, mieux organisé et bénéficiant d’un soutien israélien direct, il représentait une menace réelle pour le contrôle du Hamas sur certaines zones clés du sud de Gaza. Son élimination — qu’elle soit due à un conflit interne ou à une opération indirectement orchestrée — affaiblit incontestablement la cohésion des groupes dissidents, même si al-Astal insiste sur le contraire.

Pour les autorités sécuritaires israéliennes, cette fragmentation peut jouer en faveur des efforts destinés à réduire l’emprise du Hamas sur la population palestinienne, tout en permettant à Tsahal de limiter sa présence directe au sol. Toutefois, les experts avertissent que ces alliances sont fragiles, parfois changeantes, et que la stabilité de la bande de Gaza reste loin d’être assurée.

Le discours d’al-Astal, volontairement triomphaliste, s’adresse autant à ses partisans qu’à ses adversaires. Il cherche à prouver que les milices restent structurées, motivées et capables de poursuivre leur action malgré le choc causé par la mort d’Abu Shabab. Mais il reflète également l’instabilité chronique de Gaza, où des acteurs armés non étatiques tentent de redéfinir les équilibres de pouvoir dans un paysage politique et sécuritaire bouleversé.

Pour l’instant, le Hamas continue de nier l’importance de ces groupes, minimisant leur rôle et leurs capacités. Mais les tensions internes, les rivalités entre clans, et la guerre d’influence menée parallèlement par Israël et par les factions locales laissent présager une phase d’affrontements et de réorganisations dont l’issue reste incertaine.

https://infos-israel.news/category/alerte-info-24-24/
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Crise au sein de Tsahal : la lanceuse d’alerte suspendue, tandis que Yifat Tomer-Yerushalmi continue de toucher son salaire

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La tension continue de monter autour de l’affaire explosive qui secoue le système militaire israélien : la suspension de l’officière qui a révélé le scandale impliquant la procureure militaire en chef (הפצ »רית). Alors que l’armée a décidé de l’écarter immédiatement du service, des voix internes dénoncent une sanction injustifiée infligée à une femme qui, selon eux, n’a fait que dire la vérité. Une indignation d’autant plus vive que l’ancienne procureure militaire, l’aluf Yifat Tomer-Yerushalmi, suspendue par le chef d’état-major, continue quant à elle de percevoir l’intégralité de son salaire et de ses avantages de grade.

Selon Tsahal, la décision de suspendre l’officière repose sur l’enquête interne, au cours de laquelle elle aurait échoué à plusieurs reprises au test du polygraphe, et n’aurait pas livré une version complète des faits dès le départ. Mais des sources impliquées dans le dossier affirment exactement l’inverse : elles soutiennent que l’officière n’a commis aucune infraction, qu’elle a agi conformément aux instructions de ses supérieurs, et qu’elle est aujourd’hui punie uniquement parce qu’elle a révélé une affaire embarrassante pour l’institution. Pour ces sources, le message envoyé est dangereux : “quiconque dira la vérité en paiera le prix”.

D’après un haut responsable cité dans Maariv, la hiérarchie a choisi la voie la plus dure contre elle : l’aluf Dado Bar-Kalifa aurait estimé que le simple fait qu’elle ait été initialement interrogée sous avertissement, dans une affaire “grave”, suffisait à justifier sa suspension immédiate. La colère est d’autant plus forte que dans le même temps, Tomer-Yerushalmi demeure officiellement une officier en service, malgré sa mise à l’écart par le chef d’état-major. Non seulement elle conserve ses droits financiers, mais elle continue de percevoir la rémunération pleine correspondant à son grade d’aluf.

La critique interne ne s’arrête pas là. Certains rappellent que ces décisions interviennent alors que les enquêtes sur les événements du 7 octobre font déjà l’objet de soupçons de dissimulation et d’omissions. Pour eux, l’attitude de Tsahal dans cette affaire encourage une culture de silence. “Nous parlons sans cesse du besoin de tirer les leçons du 7 octobre”, dit une source. “Mais voilà qu’une officier qui expose des faits est punie. Quel signal est envoyé aux autres ?”

Selon les informations publiées, l’officière avait été d’abord placée en congé temporaire, puis suspendue après réexamen interne. Les sources proches du dossier soulignent qu’elle n’a plus été convoquée pour aucun interrogatoire supplémentaire après la première série. Elles affirment également que l’examen de son téléphone portable, ainsi que les conclusions de la police militaire et du Shin Bet, n’ont révélé aucune contradiction dans ses déclarations, contrairement à l’argument officiel.

Pourtant, Tsahal maintient qu’elle n’a pas révélé la vérité dès le début et qu’elle aurait recueilli et transmis certaines informations seulement après plusieurs mois. Selon un responsable de l’Agaa (Direction des ressources humaines), l’officière aurait échoué trois fois au polygraphe — c’est seulement après ces échecs, affirment-ils, qu’elle aurait admis sa participation à certains aspects de l’affaire. L’armée estime donc que la suspension est justifiée.

Les retombées de l’affaire ne s’arrêtent pas à cette seule officière : l’enquête a aussi conduit à la convocation, la semaine dernière, du brigadier général Gal Asael, l’adjoint de la procureure militaire. Il n’est pas encore clair si d’autres hauts responsables seront interrogés à nouveau lorsque la procureure elle-même sera réentendue. Une source militaire précise : “Toutes les suspensions, hormis celle de la procureure militaire, ont été effectuées strictement selon les règles et directives d’enquête.”

L’affaire met en lumière un malaise croissant : d’un côté, une institution militaire qui tente de gérer une crise complexe liée à un enregistrement vidéo divulgué et à la conduite interne de sa procureure en chef ; de l’autre, un climat d’incompréhension parmi les officiers qui voient une collègue sanctionnée alors que l’une des plus hautes responsables continue de profiter de ses privilèges. Pour beaucoup, cette asymétrie nourrit l’idée d’un système qui protège les sommets et sanctionne les échelons inférieurs.

Alors que l’aluf Itay Ofir doit prochainement entrer en fonction comme nouveau procureur militaire, c’est désormais à lui qu’il reviendra de décider si cette suspension doit être maintenue, annulée ou ajustée. Cette affaire s’inscrit dans une période où l’armée fait déjà face à de nombreuses critiques sur sa capacité à admettre ses échecs et à imposer une transparence réelle. Et pour certains observateurs, cette nouvelle crise interne ne fait qu’exacerber les doutes.

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