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Juste avant une frappe de Trump : « le joker de l’Iran qui bloque tout »

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À la suite des déclarations du président des États-Unis Donald Trump sur une possible action contre l’Iran, la planification opérationnelle se concentre désormais au Pentagone. Les responsables militaires américains sont chargés d’élaborer les scénarios d’action, mais un point central demeure non tranché : quel objectif stratégique Washington cherche-t-il réellement à atteindre face à Téhéran ?

À ce stade, aucune indication claire ne permet de déterminer si l’administration américaine vise un changement de régime en Iran ou, plus modestement, un affaiblissement ciblé du pouvoir iranien afin de le contraindre à revenir à la table des négociations. L’option privilégiée pourrait consister à imposer de nouvelles limites au programme nucléaire iranien et au développement de capacités balistiques, sans aller jusqu’à une opération destinée à renverser le régime.

Selon les analystes sécuritaires, c’est précisément là que réside ce que certains décrivent comme le « joker » de l’Iran : sa capacité à compliquer toute décision américaine en rendant les conséquences d’une frappe imprévisibles. Téhéran dispose de leviers multiples — militaires, régionaux et politiques — qui pèsent sur les calculs de Washington. Cette réalité oblige les planificateurs américains à mesurer non seulement l’efficacité immédiate d’une action militaire, mais aussi ses répercussions à moyen et long terme dans l’ensemble du Moyen-Orient.

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Les discussions internes portent notamment sur l’usage éventuel de moyens aériens lourds, symbolisés par des appareils stratégiques comme le B-52 Stratofortress, capables de frapper à longue distance. Toutefois, même avec de tels moyens, la question demeure : une démonstration de force suffirait-elle à modifier le comportement iranien, ou risquerait-elle au contraire d’enclencher une escalade régionale difficile à contenir ?

Dans ce contexte, l’incertitude stratégique reste totale. Tant que l’objectif politique final n’est pas clairement défini — affaiblissement du régime ou transformation en profondeur de l’équilibre du pouvoir à Téhéran —, toute option militaire demeure suspendue à ce « joker » iranien qui, pour l’instant, continue de bloquer les décisions les plus radicales.

Accord sur les otages : même sans Ran Gvili, Trump devrait annoncer le passage à la phase B à Gaza

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Selon des sources américaines, le président des États-Unis Donald Trump devrait annoncer ce mercredi le passage à la phase B de l’accord sur les otages à Gaza. Cette décision interviendrait alors même que le corps de Ran Gvili, tué le 7 octobre et toujours retenu dans la bande de Gaza, n’a pas encore été restitué.

D’après ces sources, la phase B prévoit la mise en place d’une instance internationale destinée à superviser la bande de Gaza dans ce qui est présenté comme « le jour d’après ». Le plan inclut la création d’un conseil de paix et d’un organe administratif chargé de gérer les affaires civiles de la population palestinienne. L’objectif affiché à Washington est d’amorcer une transition politique et sécuritaire dans l’enclave, parallèlement au processus en cours sur les otages.

Cette annonce attendue intervient toutefois dans un contexte de fortes tensions avec Israël. À Jérusalem, plusieurs responsables expriment leur colère face à une décision américaine prise alors que, selon eux, le Hamas n’a pas respecté les termes essentiels de l’accord. Le corps de Ran Gvili, tombé lors des combats contre des terroristes dans la région de Saad–Alumim lors de l’attaque du 7 octobre, n’a toujours pas été rendu à sa famille. En Israël, on affirme que le Hamas sait précisément où se trouve la dépouille, mais qu’il en retarde volontairement la restitution.

Des sources israéliennes estiment que le passage à la phase B sans le retour de tous les otages, vivants ou morts, affaiblit la pression exercée sur le Hamas et crée un précédent dangereux. Selon elles, la restitution complète des otages devait constituer un préalable incontournable avant toute évolution vers une nouvelle étape de l’accord. Le fait que cette condition ne soit pas remplie alimente la crainte que le Hamas puisse continuer à utiliser les corps des victimes comme levier politique.

Du côté américain, aucune confirmation officielle n’a encore été donnée, mais les informations concordantes indiquent que la Maison-Blanche considère le lancement de la phase B comme nécessaire pour stabiliser la situation à Gaza et préparer un cadre international de gouvernance. Cette approche semble privilégier une vision stratégique à moyen terme, au risque d’exacerber les divergences avec Israël sur la conduite immédiate du dossier des otages.

La perspective de cette annonce souligne une nouvelle fois les tensions entre impératifs diplomatiques et exigences morales et sécuritaires. Alors que les familles des otages attendent toujours des réponses et des actes concrets, la décision attendue de Washington pourrait marquer un tournant politique majeur, mais aussi approfondir le fossé entre les alliés sur la manière de gérer les suites du 7 octobre et l’avenir de la bande de Gaza.

Argentine : un médecin en soins intensifs suspendu après des appels explicites au meurtre de Juifs

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Un grave scandale a éclaté en Argentine après la diffusion de propos ouvertement antisémites tenus par un médecin en formation en soins intensifs. Le praticien, Dr. Micas Martínez Ski, interne à l’Hôpital général José de San Martín, a été immédiatement suspendu de ses fonctions après la révélation de messages publiés sur les réseaux sociaux dans lesquels il appelait explicitement à tuer des Juifs.

Dans ces publications, rapidement supprimées mais largement capturées et diffusées sous forme de captures d’écran, le médecin écrivait qu’« au lieu de pratiquer la circoncision, il faudrait trancher la gorge des Juifs et leur couper l’artère principale ». Des propos d’une violence extrême, incompatibles avec toute pratique médicale et qui ont provoqué une onde de choc bien au-delà du milieu hospitalier.

Suspension immédiate et enquête en cours

La direction de l’hôpital a confirmé que le médecin avait été mis à pied sans délai, le temps qu’une enquête administrative et judiciaire soit menée. Les autorités sanitaires de la province ont également réagi fermement. Le ministre de la Santé de la Province de Buenos Aires, Nicolás Kreplak, a condamné ces déclarations sans équivoque :

« Tout message agressif ou toute atteinte au respect de la vie humaine est totalement incompatible avec l’exercice de la médecine. Ce sont des valeurs fondamentales de la formation et de la responsabilité d’un professionnel de santé. »

Il a ajouté que le système de santé repose sur la confiance et la protection de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de religion ou d’identité :

« Nous devons être fermes et inflexibles face à toute forme de discrimination ou de racisme. Nous condamnons avec la même force l’antisémitisme, la haine envers les populations autochtones, les musulmans, ou toute autre communauté religieuse, ethnique ou sociale. »

Une onde de choc dans la communauté médicale et juive

L’affaire a suscité une vive inquiétude au sein de la communauté juive argentine, l’une des plus importantes d’Amérique latine, ainsi qu’auprès de nombreux professionnels de santé. Plusieurs organisations ont rappelé que des propos de ce type, tenus par un médecin — même en dehors de son cadre professionnel —, constituent une menace directe pour la confiance des patients et pour l’éthique médicale.

Les autorités ont confirmé que l’enquête devra déterminer si ces déclarations relèvent uniquement de discours de haine ou si elles constituent également une infraction pénale, susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires.

En attendant les conclusions, le médecin reste suspendu de toute activité médicale, et l’hôpital a réaffirmé son engagement à garantir un environnement sûr, respectueux et exempt de toute idéologie de haine pour les patients comme pour le personnel.

France : Paris estime que la répression des manifestations en Iran est la plus violente de l’histoire du pays et ne fait rien.

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La France a exprimé une inquiétude majeure face à la situation en Iran, estimant que la répression en cours contre les manifestations populaires pourrait être la plus violente jamais menée par le régime iranien. Cette évaluation a été formulée par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à la suite d’informations concordantes faisant état d’un usage massif et systématique de la force contre les civils.

S’exprimant sur la base de rapports diplomatiques et de sources internationales, le chef de la diplomatie française a déclaré que Paris soupçonne que « la répression des manifestations à travers l’Iran par le régime est la plus violente de toute son histoire ». Il a ajouté que cette situation était inacceptable et que « cette répression doit cesser complètement ».

Les propos français interviennent alors que de nombreux pays occidentaux et organisations de défense des droits de l’homme alertent sur une escalade sans précédent de la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes. Ces dernières semaines, de multiples témoignages évoquent l’usage d’armes à feu contre des manifestants, des arrestations massives et un climat de terreur destiné à étouffer toute contestation.

Paris a réaffirmé sa position selon laquelle le droit de manifester pacifiquement doit être respecté et que les autorités iraniennes portent l’entière responsabilité de la protection de leur population civile. La France appelle également à une mobilisation internationale accrue afin de faire pression sur Téhéran pour mettre un terme immédiat aux violences.

Iran : des médecins accusent les forces de sécurité de viser la tête et les yeux des manifestants, provoquant des aveuglements massifs

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Des médecins iraniens et des équipes médicales engagées dans la prise en charge des blessés des manifestations dénoncent une répression d’une brutalité extrême exercée par les forces de sécurité du régime. Selon plusieurs témoignages recueillis par des médias internationaux, les tirs seraient délibérément dirigés vers la tête et les yeux des manifestants, causant des blessures irréversibles et de nombreux cas de cécité.

Un ophtalmologue de Téhéran a rapporté avoir documenté plus de 400 blessures oculaires par balles dans un seul hôpital. Les équipes médicales décrivent des services d’urgence submergés, des salles pleines à craquer et une pénurie dramatique de sang et de matériel. « Ils tirent intentionnellement sur la tête et les yeux pour que les manifestants ne puissent plus voir », a expliqué un médecin de la capitale. « Nous n’avons plus de sang, plus assez d’équipement. Cela ressemble à une zone de guerre. »

Trois médecins, s’exprimant auprès du quotidien britannique The Guardian, ont décrit des hôpitaux saturés par des manifestants blessés par balles. Selon eux, la concentration des impacts sur les yeux et la tête correspond à une tactique déjà observée lors de la répression des manifestations liées au hijab en 2022. Plusieurs patients auraient dû subir une énucléation, perdant définitivement la vue.

Les manifestations, déclenchées le 28 décembre après une chute brutale de la valeur de la monnaie iranienne, sont devenues le plus vaste mouvement de contestation antigouvernementale depuis 2009. Chaque soir, des dizaines de milliers de personnes descendent dans les rues en scandant des slogans hostiles au régime, notamment « mort au dictateur », visant le guide suprême Ali Khamenei.

Face à l’ampleur de la contestation, les autorités ont coupé l’internet et les communications mobiles dans tout le pays, isolant la population du monde extérieur. Des organisations de défense des droits humains accusent le pouvoir d’exploiter ce blackout pour mener une répression encore plus violente. Selon Human Rights Activists News Agency, plus de 2 000 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, dont plus de 90 % seraient des manifestants, et plus de 16 700 personnes auraient été arrêtées.

Les médecins interrogés estiment toutefois que ces chiffres ne reflètent qu’une fraction de la réalité. Ils font état d’une hausse soudaine et massive du nombre de blessés arrivant dans les hôpitaux immédiatement après la coupure des communications. « Les images et les données diffusées à l’étranger ne représentent même pas un pour cent de ce qui se passe réellement », a affirmé un médecin ayant quitté l’Iran pour rejoindre un centre de défense des droits humains.

Les types de blessures observées renforcent la conviction des équipes médicales et des ONG que les forces de sécurité visent volontairement des zones vitales. L’usage de fusils tirant des billes métalliques et de munitions réelles a été documenté. Un médecin a indiqué avoir retiré « une vingtaine de projectiles » du corps d’un seul manifestant. Le Centre Abdorrahman Boroumand pour les droits humains affirme également que des tirs ont touché des organes particulièrement sensibles, provoquant des handicaps permanents dans le but d’intimider la population.

De leur côté, les autorités iraniennes rejettent ces accusations et imputent la violence aux manifestants, diffusant des vidéos qu’elles présentent comme des preuves de sabotage et d’ingérences étrangères. Elles reconnaissent la mort d’au moins 135 personnes liées au régime, selon HRANA.

Malgré la censure et les risques, des témoignages continuent de filtrer. Un manifestant de 20 ans a raconté que, lors d’un rassemblement à Téhéran, des hommes en civil se sont infiltrés dans la foule et ont tiré à bout portant sur les manifestants. « Nous avons fui, et nous ne savons même pas si les corps ont été récupérés », a-t-il confié.

Les médecins iraniens préviennent que le bilan réel des morts et des blessés est probablement bien plus élevé que les chiffres connus, et que l’ampleur de la tragédie reste largement invisible au reste du monde.

Iran : pendant que Trump chauffe les moteurs, l’Europe considère que la crise est une affaire américaine

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Alors que les tensions atteignent un point critique en Iran et que l’administration américaine de Donald Trump multiplie les signaux laissant entrevoir une possible intervention, l’Europe apparaît largement absente du jeu. Au moment même où le régime des ayatollahs pourrait vaciller sous la pression des manifestations et de la répression sanglante, les capitales européennes semblent reléguées à un rôle marginal, observant la crise à distance, sans initiative politique majeure.

Ce n’est pas la première fois que l’Europe se retrouve ainsi sur la touche. Lors d’un précédent épisode de tension majeure avec l’Iran, à l’été dernier, les Européens avaient déjà servi de simple relais diplomatique, envoyés discuter avec Téhéran pendant que Washington prenait, en coulisses, des décisions militaires lourdes de conséquences. Cette fois-ci, le constat est encore plus net : ni Téhéran ni Washington ne semblent considérer l’Union européenne comme un acteur central dans la gestion de la crise actuelle.

Du côté iranien, la méfiance est totale. Les dirigeants de la République islamique ne cherchent plus à faire passer de messages par Paris, Berlin ou Londres, et ne manifestent aucun intérêt à reprendre des discussions sur le nucléaire ou sur une désescalade via des médiations européennes. Côté américain, la priorité est ailleurs : la relation transatlantique est tendue, et l’administration Trump mène une politique de sécurité qui marginalise volontairement les Européens, y compris sur des dossiers stratégiques majeurs.

Après plusieurs jours de répression massive contre les manifestants iraniens, les réactions officielles européennes ont été largement jugées timorées. La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, s’est contentée d’évoquer des « consultations » en vue d’un éventuel nouveau train de sanctions. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont publié une déclaration commune condamnant la violence, sans annoncer de mesures concrètes. Le chancelier allemand Friedrich Merz a reconnu qu’un régime qui ne survit que par la violence est « condamné », mais là encore sans aller au-delà d’un constat politique.

Cette prudence contraste avec la gravité des informations en provenance d’Iran : milliers de morts présumés, usage massif de la force, tirs ciblés contre des manifestants, coupures de communication et arrestations à grande échelle. Pourtant, ces événements ne suscitent pas, dans l’opinion publique européenne, l’émotion observée lors des précédentes vagues de protestation, notamment celles de 2022. Les médias et le débat public semblent davantage analyser la crise à travers le prisme de la stratégie américaine globale que comme une urgence politique et humanitaire nécessitant une réponse européenne.

Dans plusieurs pays européens, la situation en Iran est perçue comme un dossier lointain, relevant avant tout de la confrontation directe entre Washington et Téhéran. Même au Royaume-Uni, seul État européen à évoquer timidement une possible participation à des actions coordonnées avec les États-Unis, les responsables politiques insistent sur les nombreuses « questions ouvertes » et les risques d’escalade.

Pourtant, l’Europe dispose encore de leviers significatifs, si elle décidait de les activer. L’un des plus importants serait la désignation officielle des Gardiens de la révolution comme organisation terroriste, une mesure réclamée de longue date par Israël et soutenue par certains gouvernements européens. Des dossiers détaillant les activités terroristes et les réseaux de financement des Gardiens de la révolution en Europe ont été présentés, et l’Allemagne s’est montrée réceptive. Mais au niveau de l’Union, plusieurs États, dont la France, l’Italie et le Luxembourg, continuent de s’y opposer, bloquant toute décision collective.

En pratique, l’Europe se contente aujourd’hui de déclarations de principe et d’une réflexion sur de nouvelles sanctions, malgré les conséquences potentielles majeures de la crise iranienne sur sa propre sécurité et sur son économie, notamment en matière d’énergie. Cette posture renforce l’impression d’un continent spectateur, incapable de peser réellement sur l’ordre mondial en recomposition.

Au moment où les États-Unis accentuent la pression sur Téhéran et où le régime iranien fait face à une contestation intérieure sans précédent, l’absence d’une initiative européenne forte illustre une fois de plus la faiblesse stratégique de l’Union européenne dans les grandes crises internationales contemporaines.

Israël conseille à Trump de retarder une frappe contre l’Iran : « Le régime n’est pas encore assez affaibli »

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Selon un reportage de NBC News, des responsables israéliens, rejoints par plusieurs acteurs du monde arabe, ont récemment recommandé à l’administration de Donald Trump de ne pas lancer, à ce stade, une attaque militaire d’envergure contre l’Iran. Leur évaluation commune est que le régime iranien, bien que fortement ébranlé par les manifestations et la répression, n’est pas encore suffisamment affaibli pour qu’une intervention militaire américaine provoque sa chute.

Ces échanges ont eu lieu alors que le président américain examine différentes options en réponse à la répression brutale exercée par le régime iranien contre les manifestants. Donald Trump a multiplié ces derniers jours les déclarations publiques de soutien aux protestataires, les appelant à poursuivre leur mobilisation et affirmant que « l’aide est en route ». Dans le même temps, il a annoncé l’annulation de toutes les rencontres prévues avec des représentants iraniens, conditionnant toute reprise de dialogue à l’arrêt des violences contre la population.

D’après NBC News, les responsables israéliens et arabes estiment qu’une frappe militaire immédiate risquerait de ne pas produire l’effet recherché. Ils craignent qu’une intervention extérieure, à ce stade, ne permette pas de « terminer le travail » engagé par les manifestants eux-mêmes et, pire encore, qu’elle ne conduise à un effet de rassemblement autour du régime à Téhéran. Plusieurs sources citées dans le reportage rappellent que, par le passé, des frappes étrangères ont parfois renforcé la cohésion interne du pouvoir iranien face à un ennemi extérieur.

Les interlocuteurs de Washington soulignent également que la situation en Iran évolue rapidement et que l’équilibre interne pourrait basculer dans un sens ou dans l’autre en fonction de la pression exercée. Ils recommandent donc de laisser le temps jouer contre le régime, en intensifiant les leviers non militaires plutôt que de recourir immédiatement à des bombardements massifs.

Selon des responsables américains interrogés par NBC News, la Maison-Blanche examine actuellement un large éventail d’options, dont certaines n’impliquent pas l’usage direct de la force. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que le Conseil de sécurité nationale s’est réuni pour discuter de la crise iranienne, même en l’absence du président. Elle a rappelé que Donald Trump privilégie, par principe, les solutions diplomatiques, tout en n’excluant pas des frappes aériennes si la situation l’exige.

Un responsable arabe cité par NBC News a indiqué qu’il existait, dans la région, un « manque d’enthousiasme » vis-à-vis d’une attaque américaine contre l’Iran à ce stade. Un autre a averti qu’une escalade militaire, qu’elle soit menée par Israël ou par les États-Unis, pourrait renforcer le sentiment nationaliste iranien et détourner l’attention des fractures internes actuellement visibles au sein de la société.

Les responsables israéliens, tout en réaffirmant leur soutien à un changement de régime en Iran et aux efforts américains en ce sens, ont proposé à Washington une série de mesures alternatives. Parmi celles-ci figurent le renforcement des moyens de communication permettant aux Iraniens de contourner les coupures d’internet imposées par le régime, un durcissement des sanctions économiques, des opérations de cyberattaques ciblées contre les infrastructures du pouvoir, et même, selon certaines sources, des actions militaires très ciblées contre des dirigeants spécifiques du régime.

Ces mesures, estiment-ils, pourraient accroître progressivement la pression sur les autorités iraniennes, affaiblir leur capacité de contrôle et créer les conditions d’une éventuelle action militaire plus large, si celle-ci devenait nécessaire ultérieurement. Pour l’heure, le message transmis à Washington est clair : la chute du régime iranien ne serait pas garantie par une frappe immédiate, et une stratégie graduelle pourrait s’avérer plus efficace.

Le fils du dernier chah appelle l’armée iranienne à rejoindre les manifestants et lance un avertissement au régime : « l’aide est en route »

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Dans un message publié dans la nuit de mardi à mercredi sur le réseau X, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, a appelé ouvertement l’armée iranienne à se ranger du côté des manifestants et à cesser de servir la République islamique. Cette prise de position intervient alors que les manifestations contre le régime se poursuivent à travers le pays, sur fond de répression violente et de signaux croissants d’une possible implication américaine.

S’adressant directement au peuple iranien, Reza Pahlavi a affirmé que la mobilisation populaire n’était plus ignorée par la communauté internationale. « Le monde n’a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, il réagit désormais. Vous avez probablement entendu le message du président des États-Unis. L’aide est en route », a-t-il écrit, faisant écho aux déclarations récentes de Donald Trump en soutien aux manifestants.

Dans son message, Pahlavi a exhorté les protestataires à ne pas permettre au régime de donner l’illusion d’un retour à la normale. Il a décrit une rupture irréversible entre la population et les autorités, déclarant qu’« après tous ces massacres, il y a une mer de sang entre nous et ce régime ». Selon lui, toute tentative du pouvoir de reprendre le contrôle par la force ne ferait qu’accentuer la colère populaire.

Le cœur de son appel s’est toutefois adressé aux forces armées iraniennes. Dans un message direct aux soldats, Reza Pahlavi a affirmé : « Vous êtes l’armée nationale de l’Iran, pas l’armée de la République islamique. Vous avez le devoir de protéger la vie de vos compatriotes. Vous n’avez plus beaucoup de temps. Rejoignez-les dès que possible. » Cet appel vise explicitement à provoquer une fracture au sein de l’appareil sécuritaire, pilier central du maintien du régime.

Ces déclarations surviennent alors que les organisations de défense des droits humains continuent de faire état d’un lourd bilan humain. L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) rapporte, sur la base de données vérifiées, que plus de 2 400 personnes ont été tuées depuis le début de la répression et que plus de 18 000 manifestants ont été arrêtés à travers le pays.

Parallèlement, le président américain a été interrogé par la chaîne CBS sur la possibilité d’une action militaire américaine contre l’Iran. Sans détailler les options envisagées, des responsables de l’administration ont indiqué qu’une telle frappe était « plus probable que l’inverse ». Donald Trump est d’ailleurs rentré à la Maison-Blanche pour des consultations et des réunions d’évaluation de la situation iranienne dans le Bureau ovale.

Interrogé ultérieurement sur ce qu’il entendait par « l’aide est en route », le président américain a évoqué différentes formes de soutien, notamment économique, tout en soulignant que les États-Unis n’avaient pas l’intention d’aider le régime iranien. Il a insisté sur le fait que l’ampleur réelle des pertes humaines restait difficile à établir, mais que les chiffres évoqués semblaient suffisamment élevés pour créer, selon ses mots, « d’énormes problèmes » pour les autorités de Téhéran.

« Un moment historique » : Zvi Yehezkeli affirme qu’une véritable révolution est désormais possible en Iran

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Le spécialiste israélien du monde arabe Zvi Yehezkeli a livré ce matin une analyse particulièrement alarmante – et sans précédent – de la situation en Iran, estimant que le régime des ayatollahs fait face à son défi le plus sérieux depuis 1979. Selon lui, les événements en cours pourraient déboucher sur une véritable révolution, voire une chute du pouvoir en place, conséquence directe de la guerre dite des “12 jours”.

Dans une vidéo diffusée par Arutz Sheva, Yehezkeli décrit une dynamique totalement nouvelle : « C’est un processus dramatique, historique. Cela ne s’est jamais produit depuis la révolution islamique. Pour la première fois, le régime est confronté à une menace réelle. Une véritable prise de pouvoir peut se produire face à ce que nous voyons sur le terrain. »

Selon lui, les manifestants ont franchi un seuil critique. Ils ne se contentent plus de protester, mais s’attaquent directement aux symboles du pouvoir, prenant le contrôle de postes de police locaux et de positions liées aux Gardiens de la Révolution. Dans un pays immense – près de soixante fois la taille d’Israël et peuplé de près de cent millions d’habitants – ces avancées locales prennent une dimension stratégique.

Yehezkeli insiste sur la brutalité de la réponse du régime. « Le pouvoir a dégoupillé la grenade. Ils tirent. Internet est coupé depuis près de deux jours. Nous n’avons aucune idée précise de ce qui se passe sur place, mais les informations qui filtrent parlent déjà de massacres. Et c’est malheureusement cohérent avec la nature de ce régime. » Pour lui, la confrontation est désormais entrée dans sa phase décisive : le régime tue, et les manifestants continuent de sortir.

Il cite également les paroles glaçantes d’un manifestant iranien : « Après ma mort, j’espère que vous atteindrez votre objectif : renverser le régime des ayatollahs. » Un témoignage qui, selon l’analyste, illustre la détermination absolue de la jeunesse iranienne, prête à payer le prix ultime pour mettre fin à la dictature.

Sur le rôle des États-Unis, Yehezkeli estime que le signal envoyé par le président Donald Trump a été décisif. « Trump leur fait clairement signe : je suis avec vous. Ce message, transmis depuis environ deux semaines, a servi de déclencheur. Les manifestants lui font confiance. Il est possible que les États-Unis soient amenés à intervenir, et l’Iran menace déjà de frapper des cibles américaines en cas d’ingérence. »

Quant à l’état du régime, le diagnostic est sans appel : « Le combat pour la survie du pouvoir commence maintenant. Le régime se bat pour sa vie. Il n’aura aucune limite. C’est un régime cruel qui fera tout pour rester en place. Et tout cela découle directement de la guerre des 12 jours. »

Yehezkeli va plus loin encore en évoquant le rôle d’Israël. Selon lui, les frappes israéliennes, bien que tardives, ont eu un impact stratégique majeur. « Regardez combien ils attendaient ce moment. Cela montre à quel point Israël est une puissance. Ce qui a commencé le 7 octobre pourrait se terminer par le plus grand séisme jamais subi par ce régime – peut-être même par sa chute. Et avec elle, la disparition de la menace nucléaire existentielle contre Israël. »

En conclusion, l’analyste esquisse un scénario inédit : un Iran post-ayatollahs, potentiellement non hostile à Israël. « Si le pays parvient à ne pas sombrer dans une guerre civile totale, si l’armée bascule du côté du peuple, nous pourrions découvrir que le peuple iranien, contrairement au cas syrien, n’a aucun problème avec Israël – et pourrait même envisager un jour un accord de paix. »

Zvi Yehezkeli conclut avec prudence mais gravité : « Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Mais ouvrons les yeux : des processus historiques se déroulent sous nos yeux. »

 

Le ministre libanais des Affaires étrangères : « Israël a le droit de poursuivre ses attaques tant que le Hezbollah n’est pas totalement désarmé »

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Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a tenu des propos particulièrement fermes à l’égard du Hezbollah, du Hamas et de l’Iran, dans une interview accordée lundi à Sky News Arabia. Il a également indiqué avoir adressé un message clair à son homologue iranien, Abbas Araqchi, dénonçant l’implication de factions armées soutenues par Téhéran sur le territoire libanais.

Selon Youssef Raggi, le soutien du Hamas à la guerre a eu des conséquences désastreuses pour le Liban, entraînant « destruction, morts et souffrances ». Il a souligné que l’annonce du cessez-le-feu s’est faite, selon ses termes, « en faveur d’Israël, qui était la partie gagnante », insistant sur le fait que l’accord conclu ne se limite pas à un simple arrêt des combats.

Le chef de la diplomatie libanaise a précisé que le cessez-le-feu implique des obligations concrètes, notamment le retrait et le désarmement du Hezbollah. Il a affirmé qu’en l’absence d’un désarmement complet de la milice chiite, Israël conserve, selon lui, le droit de poursuivre ses opérations militaires. Cette déclaration marque une prise de position inhabituelle par sa clarté au sein d’un gouvernement libanais traditionnellement prudent sur ces questions.

Youssef Raggi a également critiqué ouvertement le rôle de l’Iran, déclarant que « l’Iran arme une faction armée », tandis que les États-Unis soutiennent, de leur côté, l’armée libanaise. Cette comparaison visait à souligner la différence entre un appui à une institution étatique reconnue et le soutien à une organisation armée opérant en dehors du cadre de l’État.

S’adressant directement au secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Qassem, le ministre a tenu à dissocier la communauté chiite libanaise de la question de l’armement du Hezbollah. Il a affirmé que « les chiites sont une composante fondamentale du Liban et ne sont menacés par personne », rejetant l’argument selon lequel l’arsenal du Hezbollah serait nécessaire à leur protection.

Selon Raggi, « les armes du Hezbollah ne protègent ni les chiites ni le Liban » et sont devenues « un fardeau pour la communauté chiite et pour le pays dans son ensemble ». Il a ainsi présenté le désarmement non comme une exigence extérieure, mais comme une nécessité interne pour la stabilité, la souveraineté et l’avenir du Liban.

Ces déclarations, formulées publiquement par un ministre en exercice, illustrent un durcissement du discours officiel libanais face aux factions armées non étatiques et à l’influence iranienne, dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.