Guerre et Shabbat : les rabbins de Tzohar tranchent — l’ascenseur est autorisé pour descendre à l’abri, et pour en revenir

0
17
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

La guerre pose des questions que la halacha n’avait pas eu à trancher dans ce contexte précis. Depuis le début des hostilités, le centre halakhique de l’organisation rabbinique Tzohar croule sous les demandes du public. Face à l’afflux de questions pratiques et urgentes, les rabbins ont publié une série de décisions nouvelles, pensées pour la réalité concrète de cette période de combat.

La question la plus fréquemment posée concerne l’utilisation de l’ascenseur le Shabbat lors d’une alerte, lorsqu’une personne âgée ou malade est physiquement incapable de descendre à l’abri à pied. La réponse des rabbins de Tzohar est claire et sans condition : les personnes âgées ou malades qui ont besoin de l’ascenseur pour rejoindre l’abri peuvent l’utiliser, aussi bien à l’aller qu’au retour. Et la précision est importante : il faut le faire dès que l’alerte retentit, sans attendre.

Cette décision peut paraître évidente pour un non-pratiquant, mais elle tranche une question réelle pour des milliers de familles religieuses israéliennes, pour lesquelles l’activation d’un appareil électrique le Shabbat constitue normalement une transgression grave. La situation de danger de mort — le pikouah nefesh — suspend en droit juif la quasi-totalité des interdits. Mais la formulation précise de cette permission, son extension au trajet retour, et l’instruction d’agir dès la première alerte constituent des clarifications importantes pour ceux qui vivent dans des immeubles à étages.

Une deuxième décision porte sur les visites de condoléances en temps de guerre. Lorsque la salle de deuil est trop petite pour garantir la sécurité en cas d’alerte, et que les rassemblements sont dangereux, les rabbins de Tzohar autorisent les endeuillés à ne pas publier le lieu de la shiva, afin d’éviter les attroupements. Ils recommandent également de répartir les visites selon des créneaux horaires définis. Et pour ceux qui ne peuvent physiquement pas se déplacer, les condoléances peuvent être présentées par téléphone ou via Zoom — une adaptation notable à la réalité technologique et sécuritaire du moment.

Le président de Tzohar, le rabbin David Stav, a résumé la démarche : en période de guerre, le public fait face à une réalité complexe qui soulève de nombreuses questions. « Notre responsabilité en tant que rabbins est d’être disponibles pour le public, d’écouter et de fournir une réponse claire et responsable en tenant compte des besoins du moment. »

Ce que révèle cette initiative, c’est la vitalité d’un judaïsme halakhique qui ne se réfugie pas dans l’abstraction face à l’urgence. Les rabbins de Tzohar — organisation connue pour son approche accessible et non cléricale — ont choisi de répondre au concret par du concret : des règles claires, applicables immédiatement, qui permettent à des familles religieuses de traverser la guerre sans avoir à arbitrer seules entre leur sécurité et leur observance.

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !