Trump avertit : l’Iran « veut tout recommencer » – état des lieux du programme nucléaire iranien après les frappes

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Lors de son discours sur l’état de l’Union, le président des États-Unis Donald Trump a lancé un avertissement clair : selon lui, l’Iran cherche à relancer ses « ambitions malveillantes » dans le domaine nucléaire, malgré les frappes israélo-américaines menées ces derniers mois.

« Nous avons effacé leurs installations nucléaires et ils veulent tout recommencer », a-t-il déclaré, affirmant que Téhéran poursuit toujours ses objectifs stratégiques.

Ces propos interviennent après l’opération israélienne « With a Lion’s Courage » et l’intervention américaine qui a visé les principaux sites nucléaires iraniens.


1. Les frappes contre les infrastructures nucléaires

Lors de l’opération conjointe, Israël a frappé plusieurs composantes majeures du programme nucléaire iranien. Les États-Unis ont, de leur côté, ciblé notamment les sites de Fordow Fuel Enrichment Plant, Natanz Nuclear Facility et Isfahan Nuclear Technology Center.

Le site fortifié de Fordow, enterré en profondeur, est considéré comme particulièrement résistant aux bombardements conventionnels. Les frappes américaines auraient utilisé des munitions lourdes capables de pénétrer les installations souterraines.

Selon diverses estimations, la majorité des quelque 18 000 centrifugeuses iraniennes auraient été endommagées. Par ailleurs, plusieurs scientifiques de haut rang liés au programme nucléaire auraient été tués lors des premières phases de l’opération, ce qui représenterait une atteinte significative au capital humain du projet.

Toutefois, l’ampleur exacte des dégâts reste sujette à débat. Si Washington et Jérusalem évoquent des dommages « très lourds », certaines évaluations indépendantes estiment que le programme n’a été que partiellement neutralisé.


2. Le stock stratégique d’uranium enrichi

Un élément clé n’aurait pas été détruit : le stock d’uranium enrichi à 60 %. Avant les frappes, l’Iran disposait d’environ 400 kilogrammes de matière enrichie à ce niveau, proche du seuil des 90 % requis pour un usage militaire.

Sur le plan technique, le passage de 60 % à 90 % est considéré comme un saut relativement court en termes d’enrichissement, mais il dépend fortement de la disponibilité des centrifugeuses et de l’état des infrastructures.

Selon les estimations actuelles, une grande partie de ce stock n’aurait pas été touchée lors des frappes, et son emplacement exact demeure incertain. Des discussions auraient évoqué la possibilité pour l’Iran de transférer ce matériau à un pays tiers ou de s’en défaire dans le cadre d’un accord diplomatique.


3. Reconstruction et nouveau site secret

Depuis les frappes, des travaux de reconstruction ont été observés sur plusieurs sites. À Natanz et à Ispahan, des toitures auraient été reconstruites pour masquer d’éventuelles réparations. Les tunnels menant à Fordow et à d’autres installations auraient été renforcés.

Parallèlement, l’Iran développerait un nouveau site nucléaire secret près de Natanz, dans la région montagneuse dite du mont Kolang Gaz La. Ce site ne serait pas encore pleinement opérationnel, mais il pourrait à terme accueillir des activités sensibles telles que l’assemblage de centrifugeuses avancées ou un enrichissement dissimulé.

L’International Atomic Energy Agency (AIEA) ne disposerait pas d’un accès complet à ce nouveau complexe, ce qui accroît les interrogations internationales.


4. À quelle distance d’une arme nucléaire ?

La question centrale demeure : à quel horizon l’Iran pourrait-il atteindre le seuil nucléaire s’il décidait d’y consacrer tous ses moyens ?

Certains experts estiment que, dans un scénario maximaliste, l’enrichissement à 90 % pourrait être atteint en quelques mois. Cependant, produire une arme nucléaire opérationnelle nécessite bien davantage que de l’uranium hautement enrichi : conception d’un dispositif explosif, miniaturisation, intégration à un vecteur balistique, essais techniques.

Les frappes ayant visé les infrastructures et le personnel scientifique pourraient avoir ralenti ces étapes critiques. Officiellement, Téhéran affirme ne pas chercher à acquérir l’arme nucléaire et revendique son droit à l’enrichissement civil.

Néanmoins, la stratégie iranienne semble viser le maintien d’un statut de « seuil nucléaire » : disposer des capacités techniques suffisantes pour franchir rapidement le pas, sans pour autant le faire ouvertement.

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