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E1 : Smotrich lance un chantier stratégique pour enterrer définitivement l’idée d’un État palestinien

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À Maalé Adoumim, Bezalel Smotrich n’a pas mâché ses mots. Lors d’une conférence de presse entouré des maires de Judée-Samarie, le ministre israélien des Finances a officialisé la mise en route du projet E1, un programme de 3 401 unités de logement dans cette zone stratégique reliant Jérusalem à Maalé Adoumim.

Considéré depuis des décennies comme une ligne rouge par Washington et Bruxelles — car il coupe le continuum territorial palestinien entre Ramallah et Bethléem —, E1 revient aujourd’hui au centre du jeu politique. Smotrich, déterminé à agir vite, promet que les bulldozers entreront en action dans les prochains mois, transformant un dossier longtemps gelé en chantier concret.

“À ceux qui veulent reconnaître un État palestinien, nous répondrons par des faits sur le terrain, pas par des déclarations creuses”, a martelé Smotrich. Pour lui, ces nouvelles constructions, assorties de routes et d’infrastructures, ne sont pas seulement des logements : elles sont “la réalité juive” qui “met fin une fois pour toutes au rêve mensonger palestinien”.

Le ministre ne s’est pas contenté de s’adresser au monde : il a aussi envoyé un message à Benjamin Netanyahou. “Sur Gaza, nous débattons vivement, mais en Judée-Samarie, il me laisse faire la révolution que nous menons depuis deux ans.” Il appelle désormais à appliquer pleinement la souveraineté israélienne sur l’ensemble du territoire, et ce avant septembre, “afin qu’aucun dirigeant hypocrite d’Europe n’ait plus rien à reconnaître”.

Les autorités locales voient dans ce projet bien plus qu’un geste politique. Guy Yifrah, maire de Maalé Adoumim, parle d’un acte fondateur : “Cette nouvelle zone résidentielle reliera Maalé Adoumim à Jérusalem, renforcera l’implantation et offrira à notre jeunesse la possibilité de construire sa vie ici, auprès de sa famille et de sa communauté.”

Pour ses partisans, E1 est une victoire de la détermination et de “l’amour de la Terre d’Israël”. Pour ses détracteurs, c’est un coup porté à toute perspective de négociation future. Mais dans la vision de Smotrich, l’équation est claire : chaque quartier bâti rend l’hypothèse d’un État palestinien plus théorique… jusqu’à l’effacer totalement.

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Jérusalem : descente de police controversée au domicile du rabbin Dov Lior, deux petits-enfants interpellés

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L’incident, survenu tôt ce jeudi matin, provoque déjà une vive polémique dans les milieux religieux et politiques. Des policiers sont entrés sans mandat au domicile du rabbin Dov Lior à Jérusalem, arrêtant deux de ses petits-enfants, âgés d’environ 12 et 19 ans.

Selon l’organisation juridique Honenu, qui assiste les deux jeunes, l’opération a eu lieu à l’aube, alors que plusieurs enfants et petits-enfants du rabbin et de son épouse se trouvaient dans l’appartement. Les forces de l’ordre soupçonnent que des ballons d’eau et d’autres objets ont été lancés depuis le balcon, en direction de la route voisine.

Un membre de la famille raconte :

“Les policiers sont entrés brutalement dans l’appartement du rabbin, sans mandat, et ont manqué de respect à la rabbanit et aux enfants présents. Tout cela, pour ce qui semble n’être qu’une plaisanterie d’enfants ayant jeté des ballons d’eau.”

La police, elle, donne une autre version : un appel d’un passant au centre de commandement a signalé le jet d’objets sur des véhicules en circulation dans le quartier d’A-Tur, mettant en danger les usagers de la route. Des opérateurs de vidéosurveillance auraient confirmé l’acte et dirigé une patrouille vers les lieux. Les deux suspects ont alors été conduits au commissariat pour audition.

Particularité qui enflamme les réseaux : un responsable policier a reconnu auprès de la chaîne Arutz 7 qu’“au moment de l’intervention, nous ne savions pas qu’il s’agissait de la maison du rabbin Lior”. L’affaire est désormais “en cours de vérification” selon la même source.

L’avocat Adi Kedar et Me Daniel Shimshilashvili assurent la défense des deux jeunes. Dans la communauté du rabbin Lior, figure respectée du sionisme religieux, on dénonce un usage disproportionné de la force et une atteinte à la dignité du foyer rabbinique.

Cet incident, apparemment parti d’un “acte de gamins”, prend donc une tournure politique et symbolique, mettant en lumière la tension persistante entre la police et certains milieux religieux à Jérusalem.

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Agression choquante : un élu de Jérusalem violemment frappé devant sa famille

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La soirée a viré au cauchemar pour Yossef ‘Haïm Moalem, membre du conseil municipal de Jérusalem sous l’étiquette du Shas et membre de l’exécutif de la ville. Alors qu’il circulait en voiture avec son épouse et ses enfants, l’élu a été violemment agressé par trois individus, identifiés comme des résidents arabes de Jérusalem-Est, et a perdu connaissance avant d’être hospitalisé.

Les faits se sont déroulés sur la route n°1, près de l’échangeur de Latroun. Moalem a remarqué un automobiliste en détresse frappant à la vitre de sa voiture, implorant de l’aide : celui-ci venait d’être attaqué par trois hommes qui, selon les premières informations, lui lançaient des pierres après qu’il les aurait filmés en train de conduire dangereusement et de mettre en péril les autres usagers.

Moalem est sorti de son véhicule pour protéger l’homme. Il a tenté de repousser les assaillants avec son corps, mais ces derniers l’ont immédiatement pris pour cible : coups de pied, jets de pierres, frappes violentes au haut du corps… tout cela sous les yeux horrifiés de sa femme et de ses enfants.

Grâce à l’intervention de l’élu, l’automobiliste agressé a pu s’échapper, mais Moalem a fini à terre, inconscient. Les services d’urgence l’ont transféré d’urgence à l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, où il reçoit actuellement des soins.

Une plainte a été déposée auprès de la police. L’agression, à caractère potentiellement nationaliste, alimente déjà de vives réactions au sein de la classe politique et dans la population, certains y voyant un nouvel exemple de l’escalade de la violence visant les responsables publics israéliens et les civils juifs.

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Ashkelon : un homme poignardé à mort lors d’une violente rixe

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Une violente altercation survenue mercredi soir à Ashkelon a tourné au drame. Un homme, grièvement blessé par arme blanche dans la rue Rabbi Maimon, a été transporté d’urgence à l’hôpital Barzilaï dans un état critique. Malgré les efforts des médecins, son décès a été constaté ce jeudi matin.

Un suspect arrêté et hospitalisé
La police israélienne a annoncé l’arrestation d’un suspect âgé de 35 ans, résident d’Ashkelon, soupçonné d’être impliqué dans l’agression mortelle. Ce dernier, lui aussi blessé, est actuellement hospitalisé sous surveillance policière.

Les enquêteurs de l’unité criminelle du district Sud poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de la rixe et les motivations de l’agresseur présumé.

Procédure judiciaire en cours
La police a indiqué qu’elle présenterait le suspect devant le tribunal dans la journée afin de demander la prolongation de sa garde à vue, dans le cadre de l’enquête pour homicide.

Une ville marquée par les violences
Ashkelon, située au sud d’Israël, a été régulièrement sous tension ces dernières années, en raison de la proximité avec la bande de Gaza et d’un climat sécuritaire fragile. Les autorités locales rappellent que la lutte contre la criminalité et les violences urbaines demeure une priorité.

Pour suivre l’actualité sécuritaire et judiciaire en Israël :

 

Choc au Commandement Nord : l’armée reconnaît une erreur stratégique face au Hezbollah

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Le Commandement Nord de Tsahal a vécu hier soir un moment historique et lourd de sens : le passage de témoin entre le général de division Uri Gordin et le général de division Rafi Milo, dans un contexte où la frontière avec le Liban, bien que plus sûre qu’il y a quelques mois, reste un front sous tension permanente.

L’événement, organisé en présence du chef d’état-major, le lieutenant-général Herzi Halevi (remplacé dans le texte officiel par l’actuel chef d’état-major intérimaire, le lieutenant-général Eyal Zamir), a été marqué par des discours d’une rare franchise.

Une confession publique : “Nous avons laissé le Hezbollah s’armer”
En ouvrant son intervention, Uri Gordin a reconnu ce que peu de hauts gradés osent formuler en public :

« Pendant des années, nous avons laissé la menace du Hezbollah se renforcer à notre frontière nord – c’est une erreur opérationnelle et stratégique, la mienne et celle de mes prédécesseurs. Une erreur grave qu’il ne faut plus jamais répéter. »

Ce constat, lourd, intervient alors que Tsahal affirme avoir “éliminé la menace immédiate” grâce aux opérations menées ces derniers mois contre les positions de l’organisation terroriste. Gordin a insisté : “Le Nord est aujourd’hui plus sûr qu’à aucun autre moment de ces dernières décennies.” Il appelle désormais à transformer cette sécurité retrouvée en véritable essor économique et démographique pour la Galilée et le Golan.

Rafi Milo : “La sécurité est fragile, notre mission continue”
Son successeur, le général Rafi Milo, ancien commandant du Commandement de la Défense passive, a tenu un discours empreint de réalisme :

« Je sais que la réalité sécuritaire est fragile. Nous devons prolonger et approfondir les acquis de la guerre, modeler une situation sécuritaire stable, maintenir notre liberté d’action et permettre à chaque habitant du Nord de revenir chez lui en paix. »

Il a souligné la nécessité d’une coopération étroite avec les élus locaux pour que le nord d’Israël devienne non seulement une zone sûre, mais aussi une région en pleine croissance.

Eyal Zamir : “Pas de recul face à nos ennemis”
Le chef d’état-major a martelé que la doctrine israélienne sur le front nord resterait offensive, combinant opérations visibles et clandestines, et en maintenant une préparation constante à l’élimination de toute menace.

En évoquant la situation au sud, il a rappelé les objectifs restants :

  • Garantir la sécurité des habitants du sud.
  • Démanteler totalement le régime du Hamas.
  • Ramener tous les otages – vivants pour une réhabilitation complète, morts pour un enterrement digne.

Ce discours ferme confirme que la sécurité nationale reste une priorité absolue, qu’il s’agisse du Hezbollah au nord ou du Hamas au sud.

Contexte stratégique :
Le passage de commandement au nord n’est pas seulement un changement de visages : il reflète une recomposition stratégique après des années où l’ennemi a consolidé ses capacités militaires. Israël affirme aujourd’hui avoir inversé la tendance, mais la frontière reste une poudrière que Tsahal entend surveiller avec un doigt en permanence sur la gâchette.

Pour aller plus loin :

 

France : suspension immédiate du contrôleur aérien qui a crié “Free Palestine” lors de l’atterrissage d’un vol El Al

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Scandale en plein ciel : un contrôleur aérien français, en fonction à l’aéroport Charles-de-Gaulle, a été suspendu après avoir proféré, via la radio de contrôle, le slogan “Free Palestine” pendant la phase d’atterrissage d’un avion de la compagnie israélienne El Al.

L’incident s’est produit alors que l’appareil, en provenance de Tel-Aviv, approchait de la piste. Les enregistrements radio, immédiatement analysés par les autorités, ont confirmé les faits. Cette intervention, totalement inappropriée et étrangère à toute mission de contrôle aérien, a été perçue comme une provocation politique ciblée à l’encontre d’Israël et de ses passagers.

Réaction ferme du gouvernement français
Le ministre français des Transports, Philippe Tabreau, a annoncé sans ambiguïté la sanction :

« Il lui est retiré toute capacité d’exercer dans le domaine, jusqu’à nouvel ordre. L’analyse des enregistrements prouve les faits. Une procédure disciplinaire est ouverte immédiatement. La sanction doit être à la hauteur de la gravité des faits. »

La suspension est effective sur-le-champ. Selon des sources internes, la direction générale de l’aviation civile française envisage même une radiation définitive de l’agent.

Un climat antisémite en toile de fond
Cet incident intervient dans un contexte de tensions accrues pour les voyageurs israéliens et juifs en Europe, où les slogans anti-israéliens et pro-palestiniens se mêlent de plus en plus à des actes de haine et d’intimidation. Le choix de ce contrôleur aérien de polluer une communication critique pour la sécurité aérienne avec un message politique démontre un grave manquement à l’éthique professionnelle et à la neutralité requise dans ce métier.

El Al : symbole de résilience
La compagnie aérienne israélienne, déjà habituée à opérer dans des environnements hostiles et sous menace permanente, a confirmé que le vol s’était déroulé sans incident technique. Les passagers, informés après l’atterrissage, ont exprimé colère et inquiétude. El Al a indiqué qu’elle transmettrait plainte formelle auprès des autorités françaises et internationales.

Sécurité avant tout
Pour Israël, cet épisode illustre une réalité : même dans le ciel européen, la guerre psychologique menée contre l’État hébreu trouve des relais inattendus. Mais il montre aussi que la vigilance diplomatique et sécuritaire israélienne reste indispensable, y compris dans des pays amis comme la France.

Pour comprendre le contexte :

 

Vers une “émigration volontaire” de Gaza vers le Soudan du Sud ? Israël explore l’option avec l’État le plus corrompu du monde

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Alors que la guerre contre le Hamas se poursuit et que la question de l’après-Gaza reste centrale, Israël envisagerait une piste radicale : organiser l’émigration volontaire de résidents de Gaza vers le Soudan du Sud, conformément à l’esprit du plan annoncé par Donald Trump en février dernier. L’Agence Associated Press a rapporté que des discussions étaient en cours entre Jérusalem et Djouba, une information qui intervient alors que la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Sharren Haskel, a annoncé une visite officielle dans le pays africain.

Cependant, l’idée se heurte à une réalité brutale : le Soudan du Sud, dernier né des États (indépendant depuis 2011), est l’un des pays les plus pauvres et instables de la planète.

Un État en crise permanente
Selon le Programme des Nations unies pour le développement, le pays se classe 192e sur 193 à l’indice de développement humain. Plus de 9,3 millions de ses 12 millions d’habitants dépendent déjà de l’aide humanitaire. Entre avril et juillet, 7,8 millions de personnes ont eu besoin d’une aide alimentaire d’urgence, dont 83 000 confrontées à des niveaux “catastrophiques” de famine.

Le pays a traversé des décennies de guerre contre le Soudan, puis une guerre civile interne (2013-2020) qui a coûté près de 400 000 vies. La guerre civile dans le Soudan voisin depuis 2023 a aggravé la situation, avec l’arrivée de plus d’un million de réfugiés et un effondrement de l’économie.

À cela s’ajoute une corruption endémique : le Soudan du Sud occupe la dernière place (180e sur 180) du classement de Transparency International. Le taux d’alphabétisation plafonne à 27 % et l’espérance de vie n’atteint que 58,6 ans (OMS), avec une mortalité maternelle record : 1 223 décès pour 100 000 naissances vivantes.

Relations anciennes avec Israël
Les liens entre Israël et le Soudan du Sud remontent bien avant son indépendance. Selon des sources étrangères, Jérusalem aurait soutenu militairement les forces sud-soudanaises dans leur lutte contre Khartoum. Depuis, Israël y mène des projets humanitaires, tout en étant accusé par certains ONG d’avoir fourni des armes malgré les embargos internationaux.

Le lobbyiste américain Joe Shalavik, travaillant avec le gouvernement sud-soudanais, affirme que des discussions incluraient la création de camps temporaires financés par Israël pour accueillir les Gazaouis volontaires. En échange, Djouba espérerait obtenir de l’administration Trump la levée de sanctions et de restrictions de voyage.

Démenti officiel à Djouba
Dans un communiqué publié sur X, le gouvernement du Soudan du Sud a démenti les informations selon lesquelles il existerait des négociations avec Israël sur l’accueil de Palestiniens. La république parle de “rumeurs sans fondement” qui “ne reflètent pas la position officielle”.

Une faisabilité en question
Au vu de la situation catastrophique du pays, la perspective d’y installer des Gazaouis interroge : infrastructures inexistantes, système de santé effondré, dépendance totale à l’aide internationale. Pourtant, du point de vue israélien, toute solution permettant de réduire la population hostile de Gaza pourrait constituer un levier stratégique, à condition de s’inscrire dans un cadre diplomatique sûr et contrôlé.

Pour approfondir :

 

Lynchage de Ramallah : un meurtrier palestinien réclamait 8 millions de shekels… la Cour suprême tranche

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Vingt-cinq ans après l’un des crimes les plus barbares de l’Intifada, l’affaire du lynchage de Ramallah revient sur le devant de la scène judiciaire israélienne. L’un des condamnés, Hatem Faiz al-Maghari, ancien policier de l’Autorité palestinienne, a osé réclamer à l’État d’Israël 8 millions de shekels en guise de « compensation », arguant que la justice l’aurait lésé en dissimulant des informations pendant son procès.

Rappel des faits : le 12 octobre 2000, en pleine seconde Intifada, deux réservistes de Tsahal, le sergent-chef Yossi Avrahami et le caporal Vadim Nurzhitz, égarés à Ramallah, sont arrêtés par la police palestinienne, battus à mort et mutilés par une foule enragée dans l’enceinte même du poste de police. Les images de ce massacre ont choqué le monde entier : un homme brandissant ses mains couvertes de sang par la fenêtre, symbole de la haine anti-juive déchaînée.

En 2004, al-Maghari est condamné à la prison à vie pour participation au meurtre de l’adjudant Avrahami. Sa condamnation repose sur les déclarations d’un autre policier palestinien, Hussein al-Loh, qui avait cité huit policiers impliqués dans le passage à tabac mortel. Cinq d’entre eux ont été jugés et condamnés ; deux, « Darwish » et « Tsipi », ne l’ont jamais été.

C’est là qu’al-Maghari croit déceler une faille : selon lui, le fait que l’État ait renoncé à poursuivre ces deux hommes aurait dû semer un « doute sérieux » sur la fiabilité des témoignages… et donc sur sa propre condamnation. Il accuse Israël de ne pas lui avoir communiqué cette information, ce qui, à ses yeux, aurait changé l’issue de son procès.

En 2017, il obtient un nouveau procès. Le verdict est revu : il n’est plus reconnu coupable de meurtre mais de délits moindres – ce qui ne change rien au fait qu’il a pris part à une tuerie ignoble – et il est libéré après avoir purgé une longue peine. Fort de ce « succès », il attaque l’État en justice.

Trois juges, deux visions
Le juge Khaled Kabub estime que l’État a commis une erreur en ne transmettant pas l’information, mais reconnaît la responsabilité personnelle d’al-Maghari, qui a menti tout au long de son procès. Selon lui, l’ex-policier palestinien aurait pu recevoir 880 000 shekels, amputés de 60 % pour faute de sa part.

Les juges Ruth Ronen et Yael Wilner ne partagent pas cet avis. Pour elles, Israël n’avait aucune obligation légale de lui fournir ces détails au stade de l’appel, surtout dans un dossier où les faits sont clairs : un lynchage à mort, avec des dizaines de participants, et où la majorité des accusés cités par la source ont bien été condamnés. Elles concluent qu’aucun lien direct n’existe entre la non-communication des informations et les années de prison purgées par l’intéressé.

Verdict final : appel rejeté. L’État ne versera pas un seul shekel au meurtrier. Israël rappelle ainsi qu’il ne subventionnera pas, même indirectement, ceux qui ont du sang de soldats sur les mains.

L’affaire illustre un principe fondamental : la démocratie israélienne, si elle respecte scrupuleusement le droit, n’oublie pas pour autant la mémoire des victimes ni le devoir de justice envers les familles endeuillées. Le lynchage de Ramallah reste, dans la conscience nationale, une blessure vive – et aucune manœuvre judiciaire ne pourra effacer l’horreur de ces minutes sanglantes.

Pour comprendre le contexte historique :

 

L’Iran menace de quitter le traité de non-prolifération : la réponse cinglante à Londres, Paris et Berlin

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La tension monte d’un cran entre Téhéran et l’Europe. Après l’annonce de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne de réactiver les sanctions internationales contre l’Iran, la République islamique riposte par un ultimatum nucléaire : quitter purement et simplement le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

C’est Manouchehr Mottaki, membre influent du parlement iranien, qui a brandi la menace ce mercredi. Objectif : mettre la pression avant la date butoir de fin août, moment choisi par les Européens pour enclencher le fameux mécanisme snapback. Ce dispositif juridique permet de rétablir automatiquement toutes les sanctions levées dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015 – un accord déjà moribond depuis le retrait spectaculaire de Donald Trump en 2018.

Un accord vidé de sa substance
En 2015, le Plan d’action global commun (JCPOA) limitait strictement l’enrichissement d’uranium iranien et instaurait un contrôle permanent par l’AIEA. En échange, les sanctions économiques écrasantes étaient levées. Mais après le départ des États-Unis sous l’administration Trump et le retour des sanctions américaines, Téhéran a franchi ligne rouge après ligne rouge.

Aujourd’hui, selon les Européens, les stocks d’uranium enrichi de l’Iran dépassent quarante fois la limite autorisée par le texte initial. Le pays multiplie les entraves à l’AIEA, bloque l’accès aux inspecteurs et poursuit ses recherches sur les capacités balistiques, tout en finançant le Hamas, le Hezbollah et les Houthis, au détriment de ses propres citoyens.

L’Europe sonne le tocsin
Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et au Conseil de sécurité, les trois capitales européennes accusent Téhéran de violations « massives et systématiques » de ses engagements. Si aucun compromis diplomatique n’est trouvé d’ici deux mois, elles affirment disposer d’un « fondement juridique solide » pour déclencher le snapback et isoler encore davantage l’Iran.

Un risque d’escalade majeur
Une sortie iranienne du TNP signifierait la fin de tout contrôle international sur son programme nucléaire et ouvrirait la voie à une course effrénée vers la bombe atomique. Pour Israël, déjà dans la ligne de mire de Téhéran et de ses mandataires régionaux, ce scénario serait un casus belli clair. Comme l’a rappelé récemment Infos-Israel.News, l’État hébreu ne permettra jamais à la République islamique d’atteindre le seuil nucléaire.

Ce nouvel épisode illustre la duplicité du régime : se poser en victime face aux sanctions, tout en violant sans relâche ses engagements internationaux. Et pendant que l’économie iranienne s’effondre, le pouvoir préfère injecter des milliards dans les guerres par procuration, au détriment de ses propres infrastructures, hôpitaux et écoles.

Pour suivre l’évolution de la crise :

 

Avocat du nord d’Israël soupçonné d’avoir dissimulé 8 millions de shekels au fisc

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Un avocat de la région nord d’Israël, résident de Sakhnin, est dans la ligne de mire de l’Autorité fiscale israélienne. Selon les enquêteurs du service des investigations fiscales de Haïfa et du Nord, il est soupçonné d’avoir dissimulé environ 8 millions de shekels de revenus entre 2021 et 2024.

L’analyse de ses comptes bancaires, comparée à ses déclarations officielles au fisc, a révélé d’importants écarts. Ces montants proviendraient de chèques, de transactions en espèces et de virements bancaires non déclarés.

Une fraude présumée organisée

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’avocat aurait tenu une comptabilité falsifiée, utilisant la fraude et la manipulation délibérée pour échapper au paiement des impôts dus. Cette affaire met en lumière la sophistication de certaines fraudes fiscales en Israël, où l’usage combiné d’espèces, de chèques tiers et de virements permet de masquer l’origine réelle des fonds.

L’homme, convoqué puis présenté ce mercredi devant le tribunal de première instance de Haïfa, a été libéré sous conditions restrictives, l’instruction se poursuivant.

Une intensification des contrôles fiscaux

Cette affaire survient dans un contexte de durcissement des mesures contre la fraude fiscale en Israël. Les autorités mènent régulièrement des opérations ciblées dans les professions libérales – avocats, médecins, consultants – considérées comme à haut risque de dissimulation de revenus.

Ces enquêtes, qui croisent désormais données bancaires, transactions en ligne et informations issues de sociétés de paiement, permettent de repérer plus rapidement les écarts entre revenus déclarés et flux financiers réels.


Pour approfondir :