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Neuilly-sur-Seine : un couteau à la main, il menace des fidèles juifs — et la France détourne encore le regard

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Un homme armé d’un couteau a menacé plusieurs fidèles juifs aux abords d’une synagogue à Neuilly-sur-Seine. Interpellé sans difficulté, il a immédiatement été placé en garde à vue. Ce nouvel épisode rappelle, une fois encore, que l’antisémitisme n’est plus cantonné aux marges mais s’affiche désormais en plein jour, y compris dans les rues les plus huppées de la capitale.

Les faits se sont déroulés vendredi 29 août en plein après-midi, dans une artère de Neuilly-sur-Seine, ville cossue de l’ouest parisien qui abrite une école juive et une synagogue. Selon le parquet de Nanterre, un quadragénaire a invectivé quatre personnes, dont l’une portait une kippa. Insultes antisémites, menaces répétées, puis sortie d’un couteau. Aucun coup n’a été porté, mais deux des victimes ont dû s’enfuir précipitamment tandis qu’une troisième se réfugiait à l’entrée des locaux de la maison Dior, à une centaine de mètres. C’est là que l’agresseur a été interpellé « sans difficulté », selon les autorités judiciaires.

Le parquet de Nanterre a confirmé l’ouverture d’une enquête en flagrance pour « menaces avec arme et violences volontaires en raison de l’appartenance à une religion ». La perquisition menée au domicile du suspect s’est révélée infructueuse. Aucun blessé n’a été recensé. Le maire de la ville, Jean-Christophe Fromantin (DVD), a dénoncé des propos « incohérents » mais bel et bien « à caractère antisémite ». « Nous devons rester en alerte et mobiliser tous les moyens devant la poussée de l’antisémitisme », a-t-il insisté dans un message publié sur LinkedIn.

Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a réagi sur X (ex-Twitter), affirmant partager « l’émotion légitime suscitée par cet acte » et annonçant un renforcement immédiat de la sécurité autour des lieux de culte et des établissements fréquentés par la communauté juive dans les Hauts-de-Seine. « Ces dispositifs resteront en place pour les prochains jours », a-t-il ajouté.

Cet épisode survient dans un contexte explosif. Depuis les attaques du 7 octobre 2023 menées par le Hamas contre Israël — événement qui a bouleversé l’opinion internationale et provoqué la guerre de Gaza — les actes antisémites en France se sont multipliés. Selon le ministère de l’Intérieur, 646 incidents ont été recensés au premier semestre 2025, soit une baisse de 27,5 % par rapport à l’an dernier, mais une augmentation vertigineuse de 112,5 % par rapport à 2023. Les chiffres traduisent une réalité implacable : la haine antijuive reste ancrée, et sa visibilité croît à mesure que les tensions au Moyen-Orient se répercutent en Europe.

Ces agressions à répétition soulignent une inquiétante banalisation. À Lyon, à Paris, à Marseille, des menaces ou attaques visent régulièrement des synagogues, des écoles, des commerces ou de simples passants identifiés comme juifs. La réponse de l’État, souvent réactive et policière, peine à répondre à la dimension culturelle et idéologique de ce phénomène. « On se contente d’interpeller un individu, mais le problème est bien plus large », glisse un élu de la communauté juive, interrogé par Infos-Israel.News (infos-israel.news).

Car derrière chaque couteau brandi, chaque insulte hurlée dans la rue, il y a un climat qui se dégrade. Les slogans du Hamas ou d’autres mouvances islamistes, visibles sur les réseaux sociaux et dans certaines manifestations, nourrissent une légitimation implicite de ces violences. Comme l’explique un responsable sécuritaire israélien, « ce qui est toléré en France aujourd’hui, c’est précisément ce que nous combattons chaque jour à Jérusalem ou à Tel-Aviv » (Wikipédia – Hamas).

La dimension internationale est cruciale. Israël a fait de la lutte contre la propagande antisémite et terroriste une priorité nationale. Les réseaux sociaux sont surveillés, les financements étrangers traqués, et la coopération avec certains États arabes dans le cadre des Accords d’Abraham s’inscrit aussi dans ce combat. La France, en comparaison, semble hésitante, tiraillée entre le souci de préserver la liberté d’expression et la nécessité de protéger ses citoyens juifs. Or, comme le rappelle un expert en sécurité interrogé par RakBeIsrael.buzz (rakbeisrael.buzz), « la tolérance envers les discours de haine finit toujours par se transformer en actes ».

Dans les prochains jours, l’enquête dira si l’homme interpellé relève davantage de la psychiatrie ou de l’idéologie. Mais cette distinction, si souvent invoquée, ne saurait masquer la tendance de fond : la judéophobie prospère. Chaque incident mine un peu plus le sentiment de sécurité de la communauté juive française, qui, depuis des années déjà, fait face à une tentation croissante de l’aliyah. Comme le souligne Alyaexpress-News (alyaexpress-news.com), de plus en plus de familles quittent la France pour Israël, convaincues que leur avenir ne peut plus se construire dans un pays où les couteaux se dégainent devant les synagogues.

L’affaire de Neuilly n’est pas qu’un fait divers. Elle illustre un malaise profond : dans un pays qui se veut patrie des droits de l’homme, il est devenu risqué de porter une kippa en plein jour dans la rue. Tant que cette réalité ne sera pas affrontée avec courage, tant que la peur primera, les Juifs de France continueront de vivre avec la certitude amère que leur sécurité est conditionnelle. Et la République, une fois de plus, aura échoué à tenir sa promesse la plus élémentaire : protéger ses citoyens.

 

L’arme invisible d’Israël : comment les téléphones des gardes du corps ont trahi les secrets de Téhéran

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L’un des secrets les mieux gardés du régime iranien a volé en éclats. Selon une enquête du New York Times cosignée par le journaliste israélien Ronen Bergman, Israël aurait réussi à cibler les plus hauts responsables politiques et militaires de la République islamique non pas en traquant directement leurs communications, mais en exploitant une faille dans leur dispositif de sécurité : les téléphones portables de leurs gardes du corps. Ce point faible, longtemps ignoré, aurait permis à Tsahal et aux services de renseignement de suivre les déplacements des dignitaires iraniens, d’identifier des réunions ultra-secrètes et de porter des frappes chirurgicales contre le cœur du pouvoir à Téhéran.

Au lendemain du déclenchement de la guerre de « douze jours », Israël a frappé des dizaines de cibles militaires, nucléaires et gouvernementales iraniennes. Trois jours seulement après le début des hostilités, la plus haute instance sécuritaire de Téhéran, le Conseil suprême de sécurité nationale, s’est réunie dans un bunker creusé à trente mètres sous terre, à l’ouest de la capitale. Tout avait été conçu pour échapper à l’œil israélien : trajets séparés, absence de téléphones portables, huis clos total. Mais à peine la réunion commencée, des chasseurs-bombardiers israéliens larguaient six projectiles sur les accès du bunker. Les dirigeants sont sortis vivants, mais à l’extérieur les corps de leurs propres gardes gisaient au sol, trahis par leurs appareils mobiles.

 

Pour le renseignement iranien, la découverte a eu l’effet d’un séisme. L’analyse interne a montré que l’ennemi avait obtenu la localisation des lieux par l’intermédiaire des téléphones des gardes du corps et chauffeurs, qui non seulement utilisaient leurs appareils, mais publiaient parfois sur les réseaux sociaux. « Nous savions que les chefs militaires ne portaient pas de téléphones. Mais leurs entourages, eux, ne prenaient aucune précaution », a admis Sassan Karimi, ancien haut fonctionnaire iranien, interrogé par la presse locale.

La révélation a confirmé, côté israélien, une stratégie mûrie de longue date : pousser l’Iran à renforcer son dispositif de sécurité jusqu’à créer de nouvelles vulnérabilités. Un responsable israélien cité par le New York Times résume : « Nous avons forcé leur main. Plus ils déploient de gardes, plus il y a d’appareils à pirater. C’est une faiblesse que nous avons su exploiter. »

L’affaire s’ajoute à une série de coups portés par le Mossad depuis plusieurs années. Déjà en 2018, Israël avait saisi l’« archive nucléaire » iranienne, des milliers de documents attestant de l’avancée clandestine du programme atomique. Depuis, Tel-Aviv a établi des listes de scientifiques à surveiller, voire à éliminer. D’après les sources israéliennes citées par le Times, un « groupe décapitation » a ainsi passé au crible près de 400 noms pour réduire sa cible à une centaine d’individus-clés. Selon les autorités de Téhéran, treize scientifiques auraient déjà été assassinés.

Face à cette pénétration technologique, les responsables iraniens oscillent entre déni et panique. Début août, un nouveau commandant de l’unité Ansar al-Mahdi, chargée de la protection rapprochée des dirigeants, a été nommé en urgence. Ali Khamenei lui-même a exigé l’interdiction stricte des téléphones portables et des messageries chiffrées comme WhatsApp. Mais les consignes sont arrivées trop tard. « L’ennemi dispose de satellites, d’outils d’écoute et d’une puissance d’analyse que nous ne pouvons pas contrer avec nos méthodes actuelles », a reconnu Ahmad Vahidi, chef des Gardiens de la révolution.

La crainte d’infiltrations internes alimente aussi la paranoïa du régime. Ces dernières semaines, plusieurs dizaines de militaires, de fonctionnaires et même un scientifique nucléaire ont été arrêtés ou exécutés, accusés d’espionnage au profit d’Israël. Les aveux forcés et les purges traduisent moins une certitude qu’une angoisse : celle de voir le renseignement israélien omniprésent, capable de transformer un simple téléphone de garde du corps en arme de destruction stratégique.

À Jérusalem, on se garde bien de confirmer officiellement. Mais pour les experts israéliens, la démonstration est éclatante : la suprématie technologique reste la meilleure garantie de sécurité nationale. Dans un Moyen-Orient fracturé où l’Iran tente d’imposer sa puissance régionale, Israël a prouvé qu’il pouvait frapper le régime au cœur même de ses forteresses.

Le message est clair : l’obsession de Téhéran pour son programme nucléaire n’a pas d’avenir face à une puissance de renseignement qui allie patience, créativité et précision. Une fois encore, le régime iranien découvre que dans la guerre de l’ombre, ce ne sont pas les bunkers de béton qui sauvent, mais la capacité à se protéger de l’ennemi invisible.

Retour d’Idan Shtaywi : un héros du 7 octobre enfin ramené en Israël

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Après 694 jours d’angoisse et d’attente, le corps d’Idan Shtaywi ז״ל, enlevé au festival Nova le 7 octobre 2023, a été restitué à Israël grâce à une opération conjointe de Tsahal et du Shin Bet. Contrairement à ce que l’on avait cru pendant de longs mois, Idan n’a pas été assassiné sur place : il a combattu les terroristes du Hamas, a sauvé des participants à la fête et a été exécuté plus tard, en territoire ennemi.

Étudiant en durabilité et gouvernance à l’Université Reichman, passionné de photographie et de nature, Idan avait rejoint le festival pour filmer ses amis musiciens. Lorsque l’attaque a commencé, il a aidé un jeune homme et une jeune femme qu’il ne connaissait pas à fuir. Mais leur véhicule a été pris pour cible : les deux passagers ont été tués, et Idan, blessé, a été capturé et emmené à Gaza. Pendant un an, sa famille a cru — ou voulu croire — qu’il était vivant. « J’ai prié chaque matin, j’ai mis les téfilines en espérant qu’il rentrerait sain et sauf », a confié son père Eli. « Mais ils l’ont tué lâchement, après qu’il s’est battu comme un lion. »

Tsahal a localisé ses restes dans un complexe souterrain sous l’hôpital européen de Khan Younès, un site utilisé par le Hamas pour diriger ses attaques tout en exploitant cyniquement des infrastructures civiles. « Voilà où est allé l’argent de l’aide humanitaire », a accusé le porte-parole de l’armée, le général Effi Dufrin, en montrant les tunnels aménagés. « Ce lieu devait soigner, il a servi à planifier meurtres et massacres. »

La douleur de la famille est immense. « Je n’ai jamais accepté de m’asseoir pour la shiva », a dit le père, qui avait mené une grève de la faim devant la résidence du Premier ministre en 2024 pour réclamer la libération de son fils. Son frère Omri a évoqué la mémoire de leurs grands-parents survivants de la Shoah : « Je vis cela comme une nouvelle tragédie juive. Idan est parti danser, il n’est jamais revenu. Mais il a sauvé d’autres vies. C’est ainsi qu’il doit être rappelé. »

Du côté politique, les hommages se sont multipliés. Le président Isaac Herzog a salué « un jeune homme courageux, tombé en héros », exprimant son espoir que le retour de son corps apporte « un peu de consolation » à ses proches. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a promis de « poursuivre le combat jusqu’au retour de tous les otages, vivants ou morts ».

Pour le siège des familles des otages, cette restitution est une victoire amère : « C’est un cercle douloureux qui se ferme, mais aussi un rappel cruel du danger constant de voir nos proches disparaître sous les ruines de Gaza. La seule voie vers la victoire israélienne passe par le retour de tous les captifs. »

Idan Shtaywi n’était pas seulement une victime du 7 octobre, il en fut aussi un héros. Son histoire résonne comme un symbole : face à la barbarie, il a choisi d’aider, de sauver, de se battre. En le ramenant sur sa terre, Israël honore son courage et réaffirme son engagement : personne ne sera abandonné, ni les vivants, ni les morts.

 

 

Gaza : l’armée israélienne déclare la ville « zone de combat dangereuse »

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Après un mois de trêves humanitaires quotidiennes, l’armée israélienne a annoncé vendredi matin la fin des pauses dans la ville de Gaza. Depuis 10h, le secteur est officiellement considéré comme une « zone de combat dangereuse ». Un signal fort qui marque une intensification de l’offensive terrestre.

Durant plusieurs semaines, Tsahal avait instauré des arrêts tactiques de 10h à 20h afin de permettre le passage des convois humanitaires et d’acheminer vivres et médicaments. Mais selon le porte-parole de l’armée, la situation a changé : « À compter d’aujourd’hui, la trêve locale ne s’appliquera plus à la ville de Gaza, qui constitue un espace de combat actif et dangereux. »

L’armée souligne que le soutien humanitaire se poursuivra via des corridors sécurisés dans le sud de la bande et par l’ouverture de nouveaux centres de distribution, mis en place avec l’appui américain. Plus de 2,3 millions de colis alimentaires ont déjà été distribués ces derniers mois.

Mais dans la capitale de la bande, Israël entend reprendre l’initiative militaire. Des frappes massives, qualifiées de « ceinture de feu », visent les infrastructures du Hamas, ses centres de commandement et ses stocks d’armes. « Tsahal poursuivra ses opérations offensives afin de protéger la population civile israélienne », a insisté le communiqué.

Sur le plan politique, la décision illustre une ligne dure : il n’est plus question d’accorder à Gaza le statut d’« espace protégé ». Israël assume le prix diplomatique de cette intensification, considérant que l’urgence sécuritaire prime. Pour les habitants de la ville, l’annonce signifie une aggravation des risques, tandis que la communauté internationale s’inquiète de la montée des pertes civiles.

En mettant fin aux pauses humanitaires dans la zone la plus dense de Gaza, Israël envoie un message clair : le temps des concessions est terminé. Gaza n’est plus un espace sanctuarisé, mais un champ de bataille déclaré.



Espagne : plus de 100 touristes victimes d’une intoxication alimentaire dans un hôtel de luxe

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Ce qui devait être des vacances de rêve à La Manga, sur la côte espagnole, s’est transformé en cauchemar sanitaire. Plus d’une centaine de touristes, dont des enfants et des femmes enceintes, ont été hospitalisés ou traités en urgence après une grave intoxication alimentaire dans un hôtel quatre étoiles. Les autorités locales enquêtent, tandis que les vacanciers dénoncent un silence coupable de la direction.

L’affaire concerne l’hôtel Izan Cavanna, un établissement réputé de La Manga, où les premiers cas ont éclaté ce week-end. Un nourrisson de 15 mois figure parmi les malades. Face à l’afflux massif, un hôpital de campagne a été installé directement dans l’enceinte de l’hôtel. D’après les premières hypothèses, il s’agirait d’une contamination à la salmonelle, provoquée par des plats servis au buffet.

Les témoignages affluent sur les réseaux sociaux. Un touriste britannique raconte : « Ma femme, enceinte de huit mois, a dû être transférée d’urgence à l’hôpital Santa Lucia de Carthagène. À ce jour, aucun membre du personnel de l’hôtel ne nous a contactés pour prendre des nouvelles. » D’autres dénoncent des chambres délabrées, une hygiène douteuse et une restauration qualifiée de « médiocre, parfois immangeable ».

Devant la gravité de la situation, le ministère de la Santé espagnol a ordonné la fermeture immédiate des cuisines de l’hôtel, soumises à une désinfection complète. La police locale a ouvert une enquête pour déterminer si la contamination provient de plats de poissons ou de pâtes farcies aux épinards.

Mais le scandale ne s’arrête pas là : des vacanciers arrivés le lendemain n’ont reçu aucune information et ont mangé au buffet… quelques heures seulement avant la fermeture des restaurants. En pleine saison touristique, l’affaire fait grand bruit en Espagne, où la presse rappelle d’autres incidents sanitaires récents touchant le secteur hôtelier.

Un détail, enfin, a mis le feu aux poudres : alors que les plaintes se multipliaient, la direction de l’hôtel continuait à publier sur ses réseaux des photos promotionnelles de cocktails au bar, comme si de rien n’était. Pour les vacanciers, l’image est claire : le luxe promis s’est transformé en désastre sanitaire.

 

L’ambassadeur israélien à Washington craque en direct : « Mon fils est tombé à Gaza »

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C’est une séquence rare, lourde d’émotion et de symbolisme. En plein entretien avec CNN, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a laissé tomber le masque de diplomate. Face aux critiques internationales sur la conduite de la guerre à Gaza, il a rappelé la réalité implacable du terrain — et le prix personnel qu’il a lui-même payé.

« Israël fait tout pour éviter des pertes inutiles parmi les civils, mais nous affrontons 450 miles de tunnels terroristes et un ennemi qui se cache derrière sa population », a déclaré Leiter, visiblement éprouvé. « Nous ne pouvons pas arrêter avant que le Hamas soit vaincu. »

Puis, la voix tremblante, il a ajouté : « Peut-être que si nous avions agi autrement, mon fils serait encore en vie. Mais nous choisissons la voie difficile, celle des valeurs. » Interrogé sur le nom de son fils tombé au combat, l’ambassadeur n’a pu retenir ses larmes : « Moshe », a-t-il murmuré.

Le diplomate faisait référence au major (réserve) Moshe Yedidya Leiter, 39 ans, habitant d’Ein Tzurim, père de six enfants. Commandant de compagnie au sein du bataillon 697 de la brigade 551, ancien officier dans l’unité d’élite Shaldag, il est tombé au combat dans le nord de la bande de Gaza en novembre 2023, un mois après le déclenchement de la guerre.

Au-delà de l’émotion personnelle, le message de Leiter était clair : Israël est accusé de crimes qu’il s’efforce précisément d’éviter. « On nous reproche des choses dont nous nous abstenons. Nous aurions pu agir différemment, de façon plus brutale, mais nous avons choisi de limiter les frappes, au prix de vies de soldats », a-t-il insisté.

Concernant les manifestations en Israël contre la guerre, il a nuancé : « Les caméras ne montrent qu’un côté. Mais de l’autre, il y a des familles de soldats qui demandent au Premier ministre : il faut finir cette guerre par la défaite du Hamas, sinon nous reviendrons au 6 octobre. »

La séquence a profondément marqué l’opinion. Elle illustre le dilemme moral auquel Israël est confronté : défendre ses citoyens en anéantissant une organisation terroriste retranchée dans les zones civiles, tout en subissant une pression internationale croissante. Elle met aussi en lumière le prix payé par les familles israéliennes, jusqu’au sommet de la diplomatie.

Dans le sillage de l’ambassadeur Leiter, c’est tout un pays qui parle d’une même voix : Israël n’a pas le luxe de perdre cette guerre. L’émotion du père et la fermeté du diplomate fusionnent en un même message : la sécurité d’Israël ne peut être sacrifiée, même au prix des larmes les plus intimes.

 

Grèce : des Israéliens pris pour cible sur un navire de croisière, caillassés par des manifestants pro-palestiniens

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Ce qui devait être une escale paisible sur l’île de Crète s’est transformé en cauchemar pour des centaines de touristes israéliens. Arrivés jeudi à Héraklion à bord d’un navire de la compagnie Mano Cruises, ils ont été encerclés par une manifestation violente de militants pro-palestiniens. Plusieurs passagers, dont des familles avec enfants, ont été attaqués à coups de pierres et de bouteilles.

« On ne nous avait rien dit sur un éventuel danger. Au contraire, on nous a assuré que tout était sous contrôle », raconte Nofar Bruchim, passagère du navire, dans un témoignage relayé par mako. « Beaucoup de ceux qui ont osé descendre se sont fait frapper ou lapider. Certains ont dû recevoir des soins. Aujourd’hui, nous sommes retranchés à bord, sans savoir ce qui nous attend. »

Les images et récits diffusés montrent des pneus en feu, des drapeaux palestiniens et des slogans criés contre Israël. « Ils nous ont crié Free Palestine, puis ont jeté des pierres. Ils ont même frappé des femmes », témoigne un adolescent israélien de 13 ans, sous le choc après avoir été pris pour cible avec sa famille.

Ce n’est pas la première fois que la compagnie Mano Cruises se retrouve au centre d’un tel incident. Il y a un mois, sur l’île de Syros, des centaines de militants avaient déjà bloqué l’accès du navire « Crown Iris », déployant une immense bannière palestinienne sur le port et scandant des slogans hostiles à Israël et à sa guerre contre le Hamas.

Dans le cas présent, il s’agissait d’une manifestation planifiée, connue à l’avance des autorités locales. La police grecque a fini par intervenir pour contenir la foule, mais seulement après plusieurs minutes de chaos et de panique parmi les touristes. Des familles entières, dont des enfants en pleurs, ont dû courir pour se protéger avant de se réfugier à bord du navire.

Ces scènes soulignent la montée de l’hostilité anti-israélienne en Europe, particulièrement visible depuis le 7 octobre et la guerre contre le Hamas. Pour les Israéliens voyageant à l’étranger, le risque n’est plus abstrait : il se traduit par des menaces directes sur leur sécurité, même dans des destinations touristiques populaires comme la Grèce.

La diplomatie israélienne suit de près l’incident. Des voix s’élèvent déjà pour demander à Jérusalem d’émettre des consignes de prudence renforcées pour les voyageurs, en particulier dans les pays méditerranéens où des manifestations pro-palestiniennes sont régulièrement organisées.

L’image est saisissante : sur les quais d’Héraklion, des familles en vacances transformées en cibles, simplement parce qu’elles venaient d’un navire battant pavillon israélien. Un rappel brutal que la guerre menée à Gaza se joue aussi dans l’espace public européen, où la haine d’Israël se donne libre cours.

 

Une affaire inhabituelle devant la Cour suprême : un Palestinien en conversion marié à une Israélienne arrêté sans mandat

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C’est une histoire qui illustre à la fois la complexité du terrain sécuritaire en Judée-Samarie et les zones grises du droit. Cette semaine, un Palestinien engagé dans un processus de conversion au judaïsme, marié à une citoyenne israélienne originaire d’Ofra, a été arrêté dans un village près d’Hébron – sans mandat, sans explication claire, et surtout sans qu’aucun organe d’enquête n’ait officiellement demandé sa détention. L’affaire a atterri en urgence devant la Cour suprême, suscitant un embarras rare.

Selon le récit de son épouse, relayé par i24News, les soldats venus l’interpeller n’ont donné aucune justification. L’homme, dont l’état de santé s’est détérioré, a été transféré menotté à l’hôpital, puis a disparu sans que sa femme puisse le localiser. Interdit de voir un avocat, son cas a immédiatement fait l’objet d’une requête au Bagatz (Cour suprême) exigeant sa libération ou sa présentation devant un juge.

Lors de l’audience, le juge Noam Sohlberg a découvert que la détention n’avait été demandée par aucune autorité d’enquête. Face à cette anomalie, il a ordonné sa remise en liberté. Dans sa décision, il a exigé de l’État qu’il fournisse des explications précises sur « le déroulement des événements qui ont conduit à un emprisonnement sans base juridique claire ».

L’armée israélienne a de son côté affirmé qu’une opération dans le village avait permis de découvrir un tunnel souterrain sous la maison du détenu. Mais aucune explication n’a été donnée quant au caractère irrégulier de son arrestation. L’intéressé, pour sa part, nie toute activité hostile et affirme qu’il s’agit d’un simple puits d’eaux usées creusé avec l’autorisation municipale, un dispositif courant dans la région.

Dans un entretien accordé au quotidien Haaretz après sa libération, l’homme accuse un habitant du village d’avoir orchestré une vengeance personnelle : « Dans le village, ils m’appellent ‘le Juif’, parce que je défends Israël et que je n’ai aucun problème à le dire. Cet homme m’a dit que je recevrais une correction comme jamais. Deux jours plus tard, l’armée et la police sont venues m’arrêter. »

Son épouse, rencontrée à l’origine sur TikTok et qu’il a épousée en Jordanie, estime également qu’il s’agit d’un « règlement de comptes » de la part de voisins hostiles à leur union. « C’est une véritable chasse à l’homme, motivée par son mariage avec une femme juive », déclare-t-elle.

Cette affaire, au carrefour de la sécurité, du droit et des tensions identitaires, met en lumière la fragilité des équilibres dans les villages palestiniens où des voix dissonantes – favorables à Israël ou engagées dans des trajectoires atypiques comme la conversion – peuvent devenir la cible de leurs propres communautés.

Au-delà de l’incident individuel, c’est une question plus large qui émerge : comment garantir l’État de droit dans un contexte où l’armée mène des opérations incessantes contre le terrorisme, mais où chaque dérapage juridique alimente la critique internationale ? La Cour suprême, en exigeant des explications, rappelle que même en situation de guerre asymétrique, les procédures doivent être respectées.

 

Hongrie : une pétition juive contre le gouvernement Netanyahou et en solidarité avec les Palestiniens

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Un texte venu de Budapest fait déjà polémique. Trois cents personnes « d’origines juives diverses », certaines athées, d’autres chrétiennes ou pratiquantes, ont signé une pétition intitulée Pour l’Humanité Commune des Palestiniens et des Juifs. Leur objectif affiché : dénoncer la politique du gouvernement israélien et marquer leur solidarité avec le peuple palestinien.

Dans le texte, les signataires affirment vouloir « rompre l’omerta qui règne dans la communauté juive hongroise » et rappeler que « l’histoire des Juifs de Hongrie nous a appris le prix du silence. C’est pourquoi nous ne nous taisons pas. Nous défendons la paix, la justice et les droits humains des Israéliens et des Palestiniens ».

Parmi les soutiens figurent des intellectuels, des membres engagés dans des communautés juives locales, mais aussi des personnes n’ayant avec le judaïsme que des attaches familiales lointaines. Tous revendiquent une « responsabilité morale » face à la guerre en cours au Proche-Orient.

Un contexte historique et politique sensible

La démarche prend une dimension particulière en Hongrie, où l’histoire de la Shoah reste une plaie ouverte : plus de 500 000 Juifs hongrois furent exterminés pendant la Seconde Guerre mondiale【Wikipédia – Juifs de Hongrie】(https://fr.wikipedia.org/wiki/Juifs_de_Hongrie). Le choix de se positionner publiquement contre Israël s’inscrit dans cette mémoire douloureuse, certains affirmant que « jamais plus » doit aussi s’appliquer aux Palestiniens.

Sur le plan politique, la Hongrie de Viktor Orbán affiche pourtant depuis plusieurs années une proximité avec Israël et Benjamin Netanyahou, notamment dans les forums européens où Budapest a souvent servi de contrepoids aux critiques de l’UE envers Jérusalem. Cette pétition vient donc fissurer un consensus jusque-là relativement stable.

Israël au centre des fractures européennes

Cette initiative hongroise s’ajoute à d’autres prises de position critiques en Europe centrale et orientale, où des collectifs intellectuels et universitaires multiplient les lettres ouvertes. Une « lettre ukrainienne de solidarité avec le peuple palestinien » a d’ailleurs circulé récemment, démontrant que le conflit au Moyen-Orient agit comme un catalyseur de divisions bien au-delà de la région.

Pour Israël, ce type de mobilisation illustre une dérive préoccupante : alors que l’antisémitisme renaît sur le continent, certains choisissent de blâmer directement l’État hébreu, brouillant la frontière entre critique politique et hostilité identitaire. À Jérusalem, on rappelle que ce genre de textes « ne fait qu’encourager le Hamas et délégitimer le droit d’Israël à se défendre ».

Conclusion

Si cette pétition reste limitée en nombre de signataires, sa portée symbolique est forte. En revendiquant une identité juive pour critiquer Israël, ses auteurs donnent des arguments aux adversaires de l’État hébreu. Pour la Hongrie, le paradoxe est saisissant : un pays historiquement marqué par l’extermination de ses Juifs voit aujourd’hui certains de leurs descendants reprendre la plume pour se dresser non pas contre l’antisémitisme, mais contre Jérusalem. Une confusion qui fragilise le combat universel contre la haine et détourne l’attention des véritables menaces.

Antisémitisme : l’inquiétude grandit en France malgré le discours rassurant des autorités

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Avec 646 actes recensés au premier semestre 2025, la France reste confrontée à une résurgence inquiétante de l’antisémitisme. Le chiffre, communiqué par le ministère de l’Intérieur, représente certes une baisse de 27,5 % par rapport à 2024, mais traduit une augmentation de plus de 110 % par rapport à 2023, avant l’embrasement consécutif aux attaques du Hamas du 7 octobre et à la guerre à Gaza.

Dans la plus grande communauté juive d’Europe, forte de près d’un demi-million de personnes, le climat est décrit comme « tendu », oscillant entre peur et volonté de résilience. À Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, un fidèle portant la kippa a été agressé en août à proximité d’une synagogue. « Il a été très réactif », témoigne Jean-Marc Elbézé, président de la communauté locale, en évoquant le maire qui a aussitôt mobilisé la police municipale pour sécuriser les offices. Mais il déplore que le parquet n’ait pas retenu le caractère antisémite de l’attaque.

Un paradoxe français

Beaucoup de responsables communautaires soulignent les efforts de l’État, mais jugent ces mesures insuffisantes. « On met des actions en place qu’on n’aurait pas dû prendre », confie Elbézé en mentionnant l’installation imminente d’un sas de sécurité à l’entrée de la synagogue rénovée en 2023. « Aujourd’hui, c’est dommage de dire aux enfants d’enlever leur kippa dans la rue. Ce n’est pas normal. »

Le grand rabbin de France Haïm Korsia a rappelé sur BFMTV que « la détermination du gouvernement, du président de la République, celui-ci comme ses prédécesseurs, a toujours été absolue ». Mais il reconnaît que le problème se situe dans l’absence de sanctions et dans l’éducation. Michel Serfaty, rabbin de Ris-Orangis, appelle Emmanuel Macron à faire de la lutte contre l’antisémitisme une « cause nationale », avec des programmes renforcés dans les écoles et les quartiers.

Des tensions politiques et internationales

Cette montée des actes survient alors que Paris est engagé dans un bras de fer diplomatique avec Jérusalem. Benyamin Netanyahou a accusé Emmanuel Macron de « nourrir la haine antisémite » en annonçant la reconnaissance d’un État palestinien. Dans une lettre publiée par Le Monde, le président français a rétorqué que « le combat contre l’antisémitisme ne peut servir d’arme politique » et a mis en garde contre toute instrumentalisation.

De son côté, l’ambassadeur américain Charles Kushner a également pointé « l’absence d’action suffisante » de Paris, suscitant l’ire des autorités françaises. La communauté juive française, elle, se trouve prise en étau : inquiète face à la hausse des agressions, mais prudente dans ses critiques à l’égard d’un gouvernement dont elle reconnaît les efforts en matière de protection.

Une rentrée sous tension

À l’approche de la rentrée scolaire, les inquiétudes se renforcent. Richard Zelmati, président du Crif en Auvergne-Rhône-Alpes, estime que « l’Éducation nationale n’est pas à la hauteur ». Selon lui, « le conflit Israël-Hamas a lieu à 4 000 km d’ici, mais il a été importé. À cause de cela, les Juifs souffrent et je m’attends à des débordements plus marqués avec l’aggravation de la crise économique ».

Le paradoxe français est là : une protection policière renforcée autour des synagogues et des écoles juives, une solidarité affichée par les élus locaux, mais une insécurité ressentie qui perdure. Entre sentiment d’abandon et reconnaissance des efforts étatiques, la communauté juive vit au quotidien la contradiction d’un pays qui se veut garant de la liberté religieuse mais où l’antisémitisme s’exprime encore trop souvent dans la rue.