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Tsahal : des infrastructures terroristes et un site de production d’armement attaqués dans le sud du Liban

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Par Sabrina Hania | 14h15 | Netivot

L’armée israélienne a annoncé ce jeudi après-midi avoir mené une opération aérienne ciblée contre plusieurs installations militaires du Hezbollah sur le territoire libanais. Selon le communiqué du porte-parole de Tsahal, les frappes ont visé un site stratégique de production et de stockage d’armement dans la région de la Bekaa, ainsi que des infrastructures terroristes situées dans la localité de Zarariyeh, au sud du Liban.

Il s’agit d’une réponse directe aux menaces sécuritaires croissantes dans la zone frontalière nord d’Israël, où les provocations du Hezbollah se sont intensifiées ces dernières semaines. Le commandement de Tsahal précise que cette opération s’inscrit dans la politique de défense active de l’État hébreu, visant à empêcher le renforcement des capacités militaires de l’organisation chiite soutenue par l’Iran.

Une réponse à l’agression

Depuis le début de l’année, le Hezbollah multiplie les actions hostiles contre Israël, exploitant le chaos régional pour renforcer sa présence armée dans des zones sensibles proches de la frontière israélienne. La région de la Bekaa, bastion traditionnel de l’organisation, est devenue un centre logistique et industriel pour la fabrication d’armes, notamment de roquettes à guidage de précision.

En ciblant ces installations, Tsahal envoie un message clair : aucune activité militaire dirigée contre Israël ne sera tolérée, peu importe sa localisation géographique. Selon des sources sécuritaires, le site frappé dans la Bekaa servait à la fois à la fabrication, à l’assemblage et à l’entreposage de munitions destinées à être utilisées contre Israël dans un futur conflit.

Le Hezbollah sous pression

Ce raid aérien intervient dans un contexte régional tendu. Le Hezbollah, en coordination avec l’Iran, poursuit ses tentatives d’implanter une nouvelle réalité militaire sur la frontière nord, tout en alimentant les tensions en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza. Cependant, ces efforts se heurtent à la fermeté d’Israël et à la supériorité opérationnelle de Tsahal.

L’armée israélienne a renforcé sa posture défensive sur tous les fronts, mais conserve sa capacité de riposte ciblée et préventive. Comme l’a déclaré le porte-parole militaire : « L’armée israélienne continuera d’agir contre toute menace directe ou indirecte visant les citoyens israéliens. »

Le Hezbollah, tout en maintenant une rhétorique guerrière, subit une pression accrue au Liban même. Le pays est plongé dans une crise économique et politique majeure, et une large partie de la population libanaise rejette l’utilisation de son territoire pour servir de base à des attaques contre Israël. Dans ce contexte, l’organisation chiite tente de maintenir l’équilibre entre l’escalade et la retenue, évitant pour l’instant un conflit ouvert.

Israël déterminé à défendre sa souveraineté

Cette opération s’inscrit dans une doctrine claire de défense de la souveraineté israélienne et de protection des citoyens, face à des acteurs non étatiques qui n’ont de cesse de défier le droit international. Israël agit avec précision et retenue, ciblant exclusivement des objectifs militaires avérés, dans le respect du droit de légitime défense reconnu par les conventions internationales.

Tsahal rappelle que le gouvernement libanais est tenu pour responsable de toute activité terroriste émanant de son territoire. L’État d’Israël, souverain et démocratique, continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de ses frontières et de ses habitants.

Alors que les regards sont tournés vers le sud du Liban, un message clair est adressé à Téhéran et à ses mandataires : Israël ne permettra pas l’établissement d’un front armé supplémentaire à ses portes. L’équilibre régional repose aussi sur la capacité d’Israël à agir avec force et discernement – et sur la volonté de ses alliés à en reconnaître la légitimité.


Rédaction francophone – Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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Netanyahou depuis le QG de l’armée de l’air : “50 tours du Hamas détruits, et ce n’est que le début”

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a livré un message martial depuis le bunker de l’armée de l’air. Face aux caméras, il a dressé le bilan de deux jours d’opérations intensives sur la bande de Gaza : « Nous avons fait tomber 50 tours de la terreur, et ce n’est que le siftah (le début) de l’opération terrestre à Gaza. »

Le chef du gouvernement a lié cette annonce au double attentat qui a frappé une station de bus plus tôt dans la journée, tuant six civils israéliens et en blessant plusieurs autres. « Jour difficile dans notre guerre contre le terrorisme. Deux terroristes abjects viennent à un arrêt de bus, ouvrent le feu sur un bus, assassinent six de nos citoyens. Je présente mes condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », a-t-il déclaré.

S’il a salué l’élimination immédiate des assaillants par les forces de sécurité, Netanyahou a insisté sur l’ampleur de la riposte nécessaire : « Ce n’est pas suffisant. Il ne suffit pas d’aller après les auteurs, ni même leurs complices. La directive que j’ai donnée est claire : frapper avec force les nids de terreur. Nous l’avons déjà fait dans trois camps de réfugiés : nous avons évacué la population et rasé toutes les infrastructures terroristes. Cette directive doit désormais s’appliquer à d’autres foyers du Hamas. »

Le Premier ministre a présenté la destruction des tours de Gaza comme une première étape d’un plan plus vaste : « J’ai promis de faire tomber les tours du terrorisme, et c’est exactement ce que nous faisons. L’armée de l’air en a déjà abattu 50 en deux jours. Tout cela n’est qu’un prélude, l’entrée en matière. La véritable opération, c’est le grand mouvement terrestre, déjà en préparation et qui se concentre en ce moment même pour entrer dans la ville de Gaza. »

À l’adresse des habitants de Gaza, le ton s’est fait encore plus menaçant : « Je profite de cette occasion pour vous dire clairement : considérez-vous avertis, sortez de là ! »

Cette déclaration survient alors que Tsahal intensifie sa campagne combinée de frappes aériennes et de préparation au sol. La stratégie israélienne semble désormais limpide : affaiblir au maximum les infrastructures du Hamas avant de lancer un assaut massif sur les zones urbaines, tout en exerçant une pression psychologique pour pousser la population civile à fuir.

Netanyahou, qui a déjà utilisé l’expression “Migdalei terror” (tours de la terreur) comme symbole de la domination du Hamas sur Gaza, cherche ainsi à démontrer la détermination d’Israël à aller jusqu’au bout, quitte à provoquer une confrontation totale dans la capitale de l’enclave.

 

 

Japon : le Premier ministre Shigeru Ishiba prêt à démissionner pour éviter une fracture au sein du PLD

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Coup de tonnerre à Tokyo. Selon plusieurs médias japonais, le Premier ministre Shigeru Ishiba s’apprête à annoncer sa démission afin de prévenir une crise interne au sein du Parti libéral-démocrate (PLD), la formation qui domine la scène politique japonaise depuis l’après-guerre. La décision intervient à la veille d’une réunion cruciale du parti, appelée à trancher sur l’organisation d’une élection présidentielle anticipée.

Ce geste intervient dans un contexte de grande fragilité politique. Lors des dernières élections à la Chambre haute, la coalition PLD-Komeito a subi un revers cinglant, perdant sa majorité pour la première fois depuis près d’une décennie. Ce résultat a mis en lumière la lassitude croissante des électeurs face aux promesses économiques non tenues, aux scandales internes et à la difficulté du gouvernement à répondre aux défis de sécurité régionale, notamment face à la Chine et à la Corée du Nord.

En interne, le PLD est traversé par de profondes divisions. Certains cadres appellent à un renouvellement radical du leadership, estimant que la figure d’Ishiba, ancien ministre de la Défense et vétéran du parti, ne parvient plus à incarner la stabilité. D’autres redoutent qu’un départ précipité plonge la majorité dans un chaos durable, rendant impossible la préparation d’un nouvel agenda législatif.

La démission attendue de Shigeru Ishiba illustre un phénomène plus large : la fragilité des grandes démocraties asiatiques face aux secousses électorales. Alors que le Japon reste une puissance économique et technologique majeure, sa vie politique est marquée depuis vingt ans par une succession de Premiers ministres à la longévité écourtée. La stabilité recherchée par les électeurs se heurte à l’usure rapide des dirigeants et à la pression d’une opinion publique de plus en plus exigeante.

Dans un contexte international tendu — rivalité sino-américaine, menace nucléaire nord-coréenne, incertitudes économiques mondiales —, le Japon s’apprête à entrer dans une nouvelle phase d’incertitude. Le successeur d’Ishiba devra à la fois rassurer son parti, reconquérir les électeurs et préserver l’influence diplomatique de Tokyo dans la région indo-pacifique. Une équation redoutable, qui déterminera non seulement l’avenir du PLD, mais aussi l’équilibre stratégique en Asie de l’Est.

 

États-Unis : une jeune Ukrainienne assassinée dans le silence médiatique

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Charlotte, Caroline du Nord. Irina Zarutskaya, 23 ans, tout juste arrivée d’Ukraine pour commencer une nouvelle vie aux États-Unis, a été sauvagement assassinée dans un train léger de la ville. Sa gorge a été tranchée par un multirécidiviste connu de la police, déjà arrêté… quatorze fois. Malgré ce casier écrasant, il circulait librement, jusqu’à ce passage à l’acte.

L’affaire glace par sa brutalité mais aussi par le silence qui l’entoure. Contrairement à d’autres drames abondamment relayés, l’assassinat d’Irina n’a suscité que très peu d’attention médiatique. Ni marches blanches, ni plateaux télé saturés d’indignation : une vie brisée, réduite à une brève dans quelques journaux locaux.

Ce contraste interroge. Comment un système judiciaire peut-il relâcher à répétition un individu aussi dangereux ? Et comment expliquer la discrétion médiatique autour du meurtre d’une jeune réfugiée ukrainienne, victime de laxisme pénal ? « Nous avons accueilli Irina ici en pensant qu’elle serait en sécurité. Le système l’a trahie », déplore un proche cité par la presse américaine.

Au-delà du fait divers, le cas révèle une faille systémique : une justice américaine trop souvent accusée d’« arrest and release » – arrêter et relâcher – au nom de politiques pénales plus souples. Les récidivistes se retrouvent libres de nuire, au prix de vies innocentes.

Pour la communauté ukrainienne installée aux États-Unis, l’assassinat d’Irina est un traumatisme supplémentaire. Ces familles venues chercher refuge après l’invasion russe découvrent que même au cœur de l’Amérique, la violence peut frapper sans prévenir – et que la justice semble parfois protéger davantage les criminels que leurs victimes.

 

Gaza : “génocide” ou supermarchés pleins ? Quand la propagande écrase la réalité »

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Gaza : entre accusations de génocide et réalité quotidienne

Depuis des mois, les chancelleries internationales dénoncent une « catastrophe humanitaire » et même, pour certains, un « génocide » à Gaza. Les images de destructions et les bilans fournis par le Hamas alimentent cette perception. Mais sur les réseaux sociaux circulent aussi d’autres scènes, filmées au cœur même de la bande de Gaza, qui offrent une lecture plus nuancée de la situation : épiceries ouvertes, marchés bien approvisionnés, cafés et vendeurs ambulants qui continuent leurs activités.

Sous le mot-clé #TheGazaYouDontSee, plusieurs vidéos récentes montrent la réalité de Khan Younès et de Gaza-ville : sucre vendu 16,5 shekels le kilo, feta et lait longue conservation, huile d’olive et thon… souvent en provenance d’Israël, et considérés de meilleure qualité que les produits locaux. Dans une autre séquence, un vendeur de knafeh chante dans la rue, proposant 240 grammes de pâtisserie pour 10 shekels. À Gaza-ville, un boulanger offre même de transformer un kilo de farine et dix shekels en une quinzaine de pains pita.

Ces scènes ne nient pas la gravité de la guerre ni l’épreuve traversée par la population civile. Mais elles rappellent que, malgré la propagande, Gaza n’est pas une « terre de famine » hermétiquement coupée du monde. Les prix sont élevés, certes, mais le marché fonctionne, et de nombreux habitants préfèrent acheter des produits israéliens pour leur qualité.

Dans le même temps, les témoignages confirment qu’une partie croissante des habitants de Gaza-ville choisissent d’évacuer vers le sud, malgré les injonctions du Hamas à rester pour servir de « boucliers humains ». On estime qu’environ 100 000 personnes ont quitté la capitale ces derniers jours.

L’écart entre le discours international — qui brandit des termes comme « nettoyage ethnique » ou « génocide » — et ces scènes de vie quotidienne souligne une bataille plus large : celle de l’image et de la perception. Là où Israël tente de démontrer qu’il ne mène pas une guerre contre la population mais contre le Hamas, ce dernier instrumentalise chaque mort, chaque bâtiment détruit, pour nourrir un récit victimaire global.

La réalité est donc double. Oui, Gaza subit une guerre dure, qui entraîne destructions et déplacements massifs. Mais non, il n’y a pas de famine organisée ni d’extermination planifiée — deux critères essentiels pour parler de « génocide » au sens juridique. La vérité, comme souvent au Moyen-Orient, se trouve entre la souffrance réelle et la manipulation politique.

 

 

Un an après l’opération des « beepers » : le rappel d’un tournant discret dans la guerre de l’ombre

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Il y a un an jour pour jour, Israël surprenait ses ennemis par l’une de ces opérations de renseignement dont l’État hébreu a le secret : le sabotage massif des téléavertisseurs utilisés par des cadres du Hezbollah et d’autres organisations terroristes. L’événement, immédiatement surnommé « l’opération des beepers », avait pris de court les observateurs et marqué une étape dans la guerre technologique menée entre Tsahal, le Mossad et les forces iraniennes actives au Liban et en Syrie.

Ce jour-là, en direct à la télévision, le journaliste militaire Nir Dvori fut le premier à analyser la portée de l’événement. Avec précision et sans hésitation, il expliqua aux téléspectateurs ce que signifiait l’explosion synchronisée de milliers d’appareils de communication. Sa maîtrise du sujet donna lieu à des spéculations : certains y virent la main de Tsahal, d’autres du Mossad. Le fait est que l’opération, menée dans le silence le plus absolu, avait provoqué des tensions jusque dans les arcanes de la sécurité israélienne, chaque service revendiquant implicitement sa part de gloire.

Un an plus tard, le souvenir de cette action illustre la capacité d’Israël à frapper ses adversaires bien au-delà du champ de bataille conventionnel. L’objectif n’était pas seulement de neutraliser un outil de communication, mais d’instiller la peur et de semer la confusion au cœur même de l’appareil ennemi. Au Liban, les responsables du Hezbollah s’étaient empressés de limiter l’usage de leurs réseaux de communication internes, conscients que chaque appareil pouvait être un piège.

Mais l’épisode avait aussi révélé une autre réalité : la compétition feutrée entre les différentes branches de la défense israélienne. Tsahal, le Mossad et le Shin Bet coopèrent au quotidien, mais leur rivalité institutionnelle est parfois palpable, notamment lorsqu’il s’agit de prestige et de reconnaissance publique. L’opération des « beepers » a ainsi servi de révélateur, autant vis-à-vis des ennemis extérieurs que dans le jeu interne des services.

Dans un contexte où la guerre de l’information est devenue presque aussi cruciale que la guerre cinétique, cet anniversaire rappelle que la victoire ne se joue pas seulement sur le front de Gaza ou du Liban, mais aussi dans les réseaux invisibles de la technologie, de la psychologie et du renseignement. Pour Israël, c’est à la fois un gage de puissance et un rappel de l’exigence : rester toujours un pas en avance.

 

Égypte – Gaza : derrière les faux-semblants, la peur d’accueillir les Palestiniens

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Officiellement, l’Égypte explique au monde qu’elle refuse l’« immigration volontaire » des Gazaouis pour préserver la « cause palestinienne ». En réalité, Le Caire ne veut tout simplement pas de millions de réfugiés dans le Sinaï. Une ligne de fermeté que l’opinion internationale feint de ne pas voir, préférant s’accrocher au récit diplomatique.

Le refus n’est pas seulement idéologique, il est profondément politique et sécuritaire. L’armée égyptienne considère le Sinaï comme une zone fragile, déjà infiltrée par les djihadistes de Daech. Ouvrir massivement la frontière avec Gaza, c’est importer une instabilité supplémentaire et prendre le risque d’implanter durablement une population perçue comme ingérable. « L’Égypte n’acceptera jamais d’être la patrie de substitution », répète le président Abdel Fattah al-Sissi.

Au fond, ce rejet traduit une méfiance accumulée depuis des décennies. Les Palestiniens ont laissé partout derrière eux des traces de rupture : tentative de prise de pouvoir en Jordanie en 1970 (le « Septembre noir »), ingratitude envers le Koweït qui les avait accueillis et financés avant qu’Arafat soutienne Saddam Hussein en 1990, tensions meurtrières au Liban avec la guerre civile, hostilité répétée envers l’Égypte malgré les accords du Caire. Les pays arabes ont retenu la leçon : accueillir les Palestiniens, c’est importer des conflits internes et une contestation politique.

Derrière les discours de solidarité, l’attitude des États arabes est limpide. La Jordanie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, mais aussi le Maroc ou les Émirats, affichent leur compassion en façade mais ferment hermétiquement leurs portes. Leur obsession n’est pas tant de sauver Gaza que de s’assurer que Gaza reste… à Gaza.

Le paradoxe est cruel : ces régimes exigent d’Israël qu’il ménage la population civile, tout en refusant eux-mêmes d’offrir la moindre alternative humanitaire. Le « front arabe » préfère voir les habitants de Gaza piégés dans les ruines plutôt que de les accueillir. Un choix cynique, dicté par la peur d’importer un problème qu’ils considèrent comme irrémédiable.

Israël se retrouve donc face à une équation absurde : il est seul à porter la responsabilité humanitaire d’un peuple que ses propres « frères arabes » rejettent. La rhétorique arabe continue d’exiger la survie de Gaza au nom de la « cause », mais chacun sait que le véritable moteur est un refus catégorique de transformer son territoire en champ de ruines importées.

Cette hypocrisie éclaire d’un jour cru la solitude stratégique d’Israël. Dans un Moyen-Orient où même les voisins arabes ne veulent plus des Palestiniens, la question n’est pas tant de savoir qui soutient Gaza, mais plutôt qui s’efforce à tout prix de s’en débarrasser… sans l’avouer.

 

Sydney : le drapeau australien ciblé par les militants pro-palestiniens

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Scène surréaliste sur la célèbre plage de Bondi Beach, à Sydney. Lors d’un rassemblement pro-palestinien, les manifestants n’ont pas seulement attaqué Israël : ils se sont aussi pris au drapeau australien. Symbole national pourtant consensuel, il est apparu au milieu des slogans hostiles, assimilé par certains protestataires à un signe d’« oppression occidentale ».

Ce glissement en dit long. Les militants pro-palestiniens ne s’arrêtent pas à la dénonciation d’Israël : leur colère s’élargit aux pays occidentaux qui incarnent, à leurs yeux, un ordre mondial honni. L’Australie, alliée des États-Unis, partenaire d’Israël et démocratie libérale, devient ainsi une cible par ricochet. « Ce n’est pas seulement Israël qu’ils détestent. Ils rejettent nos valeurs et notre identité », souligne un élu local, cité dans la presse australienne.

À travers ce rejet du drapeau, c’est toute une idéologie qui transparaît : celle qui oppose non seulement les Palestiniens à Israël, mais plus largement une frange militante du monde arabe et de l’extrême gauche occidentale aux démocraties libérales elles-mêmes. On l’a vu en Europe, où les manifestations pro-palestiniennes dégénèrent souvent en attaques contre la police, des institutions ou des symboles nationaux.

La comparaison est éclairante : les drapeaux brûlés à Paris, Londres ou Berlin sont rarement seulement israéliens. Ils s’accompagnent de slogans hostiles aux pays hôtes, accusés de « complicité ». L’Australie, désormais, entre dans ce cercle.

Pour Israël, ce phénomène n’est pas anecdotique. Il démontre que la haine contre l’État juif est le révélateur d’un rejet plus profond : celui des démocraties occidentales, de leurs valeurs et de leurs alliances. Un signal d’alarme pour Canberra, Paris, Berlin ou Washington : les mêmes manifestants qui brandissent la cause palestinienne utilisent aussi cette bannière pour délégitimer les nations libres.

Netanyahou et Sa’ar s’affrontent sur la réforme de l’appareil de communication internationale

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Secretary Antony J. Blinken meets with Israeli Foreign Minister Gideon Sa’ar in Attard, Malta, December 5, 2024. (Official State Department photo by Chuck Kennedy)

Un vif échange entre le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a entraîné le report d’une décision clé : la création d’un nouvel organe au sein du ministère des Affaires étrangères chargé de centraliser l’ensemble de la diplomatie publique israélienne.

Selon des participants à la réunion du gouvernement, Netanyahou a exigé que la nomination du futur président de ce nouvel organisme se fasse uniquement avec son aval. Sa’ar, en revanche, a demandé que cette condition ne figure pas dans le procès-verbal officiel. Faute d’accord, le vote a été repoussé.

Le Premier ministre a profité de la séance pour livrer une vision critique de l’appareil diplomatique actuel. « Le rôle de l’ambassadeur a toujours été très limité, conçu selon des critères du XIXe siècle », a-t-il expliqué. « Aujourd’hui, pour influencer la politique, il faut agir directement sur ce qui influence les décideurs : l’opinion publique. »

Netanyahou a souligné l’urgence d’une « révolution » en matière de communication. « Le porte-parole de Tsahal s’adresse avant tout à l’interne, c’est insensé. La bataille aujourd’hui se joue sur TikTok, sur Twitter, ce n’est plus seulement quelques interviews télévisées », a-t-il insisté. Le chef du gouvernement a affirmé avoir consulté « les plus grands experts mondiaux », lesquels estiment que les structures israéliennes ne sont pas adaptées à cette guerre de l’image.

Cette confrontation révèle une lutte de pouvoir plus large : qui doit contrôler la voix d’Israël à l’étranger ? Pour Netanyahou, c’est une prérogative du Premier ministre, garant de la politique générale. Pour Sa’ar, le ministère des Affaires étrangères doit conserver son autonomie. Derrière cette bataille institutionnelle se cache une question cruciale : comment Israël peut-il mieux répondre à la propagande internationale qui l’accuse depuis le 7 octobre ?

Le retard pris dans la création de ce dispositif risque d’affaiblir encore la réactivité israélienne sur la scène mondiale, où les campagnes hostiles se propagent en temps réel. Mais il illustre aussi une réalité politique : même face à une guerre existentielle, la classe dirigeante israélienne peine à accorder ses violons sur l’outil diplomatique le plus stratégique du moment — la bataille de l’opinion publique.

 

Césarée : une femme arrêtée après avoir tenté de noyer sa belle-mère en mer

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Scène surréaliste ce dimanche sur la plage de Shdot Yam, près de Césarée. Une femme a été arrêtée par la police après avoir tenté de noyer sa belle-mère de 69 ans en pleine mer.

Selon les premiers témoignages, des baigneurs ont aperçu les deux femmes se débattant violemment dans l’eau, l’une d’elles semblant en détresse. Immédiatement, des appels ont été passés à la police. À l’arrivée des forces de l’ordre, la suspecte a tenté de fuir en nageant vers le large, mais a rapidement été repérée puis interceptée.

La victime, une habitante de Pardes Hanna, a été secourue et transportée à l’hôpital dans un état léger pour recevoir des soins. La suspecte, quant à elle, a été conduite au poste de police de Hadera pour interrogatoire. Son arrestation a été prolongée par le tribunal jusqu’à demain, à la demande de la police.

Les images diffusées par la police montrent la confusion sur la plage et l’intervention rapide des forces de secours. Si les motivations de la suspecte restent encore floues, l’affaire a provoqué la stupeur des témoins et des habitants de la région.

Cet épisode rappelle la recrudescence des violences familiales en Israël, un phénomène qui ne cesse d’alerter les autorités et les associations. Ici, la scène dramatique s’est déroulée en plein jour, dans un lieu public, preuve que les tensions intrafamiliales peuvent dégénérer de façon soudaine et dangereuse.