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Des négociations en cours pour évacuer des terroristes du Hamas au-delà du « ligne jaune » à Gaza sous escorte du Croissant-Rouge

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Selon des sources relayées par la chaîne qatarie Al-Jazeera, des discussions discrètes ont lieu entre des médiateurs régionaux et les représentants du Hamas afin de permettre l’évacuation sécurisée de plusieurs de ses combattants encore présents dans les zones situées au-delà de la ligne jaune – une zone de sécurité définie par Tsahal à l’intérieur de la bande de Gaza. L’objectif déclaré serait d’éviter tout affrontement direct entre ces groupes armés et les forces israéliennes, alors que les opérations de ratissage et de neutralisation se poursuivent dans plusieurs quartiers de la ville de Gaza.

D’après ces mêmes sources, le Croissant-Rouge et des observateurs égyptiens seraient impliqués dans la mise en place de ce dispositif. Les miliciens du Hamas devraient être transférés à bord de véhicules marqués du symbole humanitaire, afin d’être acheminés vers des secteurs plus au sud, hors des zones de combat directes. La proposition actuelle viserait à garantir une « sortie sécurisée » pour ces combattants, sous supervision internationale, tout en préservant la liberté d’action des unités israéliennes sur le terrain.

Les médiateurs du Qatar et d’Égypte, qui participent depuis plusieurs mois aux pourparlers liés à la question des otages et des dépouilles encore détenus dans la bande, chercheraient à éviter une escalade dans les zones densément peuplées où se cachent des cellules armées résiduelles. Une telle évacuation, si elle est confirmée, représenterait un précédent délicat : le Hamas obtiendrait une sorte de couloir humanitaire réservé à ses propres hommes, alors que les civils gazaouis restent souvent piégés entre les ruines.

Côté israélien, aucune confirmation officielle n’a été donnée, mais plusieurs analystes militaires ont souligné le risque d’une manipulation. Le Hamas a souvent utilisé le Croissant-Rouge et d’autres structures civiles pour dissimuler ses combattants, ses armes ou ses transmissions. « Chaque convoi humanitaire est potentiellement un cheval de Troie, et Tsahal le sait », rappelle le colonel (réserviste) Ronen Bar-On, spécialiste de la guerre urbaine.

Les dernières images diffusées par des médias arabes montrent déjà des véhicules blancs frappés de l’emblème du Croissant-Rouge circulant à proximité du quartier de Shuja’iyya, à l’est de la ville de Gaza. C’est dans cette même zone que les forces israéliennes ont localisé plusieurs tunnels utilisés pour retenir des otages et abriter des commandants du Hamas. Selon Al-Jazeera, des ingénieurs égyptiens accompagnent le dispositif avec des engins de déblaiement afin de retrouver des corps de captifs israéliens tués.

À Jérusalem, des sources proches du ministère de la Défense affirment que toute coordination logistique avec le Croissant-Rouge se limite strictement aux opérations humanitaires déjà encadrées par le droit international. Aucune « garantie de passage » n’aurait été donnée à des terroristes. « Nous ne reconnaîtrons jamais la légitimité d’un accord qui protège les meurtriers du 7 octobre », aurait déclaré un haut responsable israélien cité par Channel 12.

Dans le contexte actuel, où les services de renseignement redoutent un repli stratégique du Hamas vers le sud de la bande, une telle évacuation pourrait en réalité servir à la reconstitution de ses réseaux. Les observateurs militaires notent que l’organisation cherche à conserver un noyau de commandement intact pour continuer à revendiquer une « présence militaire » malgré la destruction massive de ses infrastructures.

Cette opération, présentée par certains comme un geste humanitaire, révèle donc toute la complexité de la guerre informationnelle : derrière le discours de la protection des blessés se cache souvent un effort de survie politique d’un groupe qui a perdu l’essentiel de sa capacité de combat.

« La paix est un but, pas toujours un résultat » : les enregistrements inédits d’Itzhak Rabin enfin révélés

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Près de trente ans après son assassinat, la voix d’Itzhak Rabin résonne à nouveau. Les archives de Tsahal ont dévoilé ce dimanche une série d’enregistrements inédits du Premier ministre israélien, captés entre 1967 et 1977, qui offrent un regard brut et lucide sur la vision stratégique du chef d’État : son rapport à la force, à la solitude diplomatique d’Israël et à l’équilibre fragile entre puissance militaire et quête de paix.

Ces entretiens, longtemps conservés dans les coffres du ministère de la Défense, tracent une décennie charnière du destin israélien — de la victoire éclatante de la guerre des Six Jours à l’après-choc du Yom Kippour et jusqu’à la transition politique de 1977, lorsque Menah’em Begin succède à Shimon Peres. Dans ces enregistrements, Rabin s’exprime sans détour, avec une sobriété désarmante, loin des envolées politiques.

« Israël sans puissance militaire ne peut exister, au sens le plus concret du terme — ni politiquement ni physiquement », y affirme-t-il lors d’une réunion de l’état-major en juin 1977, quelques semaines après la défaite du Parti travailliste. « Personne n’a d’idéologie fondée sur la concession. La paix est un but, mais pas toujours un résultat. Le processus de négociation importe autant que son issue. »

Ce ton réfléchi contraste avec la rhétorique souvent belliqueuse de ses contemporains. Dans une autre bande, enregistrée peu après la guerre des Six Jours, Rabin évoque le sentiment d’isolement d’Israël malgré la victoire : « Depuis la fin de la guerre, notre solitude s’accroît. Peu de nations soutiennent encore nos aspirations sionistes. Mais si cette génération comprend la responsabilité qui lui incombe, nous pourrons résister aux pressions et atteindre nos objectifs. »

Ces documents audio, mis en ligne par les Archives de Tsahal, révèlent un dirigeant plus nuancé que l’image simplifiée qu’en ont gardée ses adversaires comme ses partisans. On y entend un militaire pragmatique, conscient de la fragilité d’un État entouré d’ennemis, mais aussi un homme hanté par le poids moral du pouvoir.

Dans un passage particulièrement frappant, Rabin confie sa dépendance au soutien américain : « Sans les armes et le financement des États-Unis, nous ne pourrions survivre. La moitié de notre arsenal vient d’Amérique. » Des mots qui, cinquante ans plus tard, résonnent toujours dans une Israël qui demeure profondément liée à Washington, notamment depuis l’élection du président Donald Trump, ardent défenseur de la coopération militaire bilatérale.

Les historiens saluent la publication de ces bandes comme une contribution majeure à la mémoire nationale. Le professeur Yoav Gelber, spécialiste de l’histoire militaire israélienne, souligne dans Haaretz : « Rabin incarne la dualité d’Israël : un pays qui cherche la paix tout en sachant qu’il doit rester fort pour exister. Ses propos rappellent que la paix n’est pas une faiblesse, mais un calcul de survie. »

Ces révélations surviennent à un moment symbolique, alors que le pays commémore le 30ᵉ anniversaire de l’assassinat de Rabin. Les manifestations de Tel-Aviv ont rassemblé des milliers de jeunes Israéliens venus écouter ses discours d’archive, projetés sur écrans géants. Pour beaucoup, la voix du général évoque un Israël plus uni, plus réfléchi, avant la fracture politique et religieuse qui divise aujourd’hui la société.

Mais ces enregistrements rappellent aussi l’extrême complexité de l’homme. Celui qui avait signé les Accords d’Oslo croyait en la force comme condition de la paix, non comme son opposé. « Le jour où nous cesserons d’être vigilants, nous cesserons d’être libres », disait-il en 1974, dans une phrase restée jusqu’ici inédite.

Dans une région où les alliances se font et se défont au rythme des guerres, la pensée de Rabin conserve une actualité brûlante. Son message d’équilibre entre défense et dialogue, souvent réduit à un slogan, retrouve à travers ces archives toute sa densité : celle d’un homme qui savait que la paix n’est jamais donnée — elle se construit dans la force, la lucidité et le doute.

« Plaqué au sol et poignardé à mort » : un Palestinien illégal de Gaza et son fils inculpés pour le meurtre d’un jeune Israélien de 24 ans à Lod

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Un double visage de la violence a ressurgi à Lod. Le parquet israélien a annoncé l’inculpation de deux hommes — un Palestinien de Gaza en situation illégale et son fils de 22 ans — pour le meurtre brutal d’un jeune Israélien de 24 ans, survenu en juillet dernier dans le parking d’une salle de fête de la ville. L’acte d’accusation, déposé devant le tribunal de district du Centre, décrit une scène d’une sauvagerie extrême : le père aurait maintenu la victime au sol pendant que son fils la poignardait à plusieurs reprises, jusqu’à la mort.

Selon les éléments de l’enquête, révélés par Israel Hayom et confirmés par la porte-parole du parquet, le crime s’est produit dans la soirée du 17 juillet 2025, à la sortie d’un mariage dans le complexe événementiel « HaNessikha ». Les deux accusés — Hasni Abu Garaba, 48 ans, originaire de Deir al-Balah (Gaza) et présent illégalement en Israël, et son fils Mohammed Abu Garaba, habitant de Lod — auraient été impliqués dans une querelle avec un autre jeune homme, Mohammed al-Kadaima, qui tenait une arme à feu. Selon l’acte d’accusation, après un échange tendu, les deux hommes lui auraient arraché l’arme des mains avant de le rouer de coups, puis de le poignarder à mort avec un couteau de cuisine.

Des témoins ont rapporté avoir entendu deux coups de feu tirés de l’arme durant la rixe, sans atteindre quiconque. Le corps ensanglanté du jeune Israélien a été retrouvé gisant entre deux voitures. Les secours n’ont pu que constater son décès à l’hôpital. Les meurtriers présumés ont pris la fuite, d’abord vers Lod, puis vers la zone palestinienne de Cisjordanie. Après près de trois mois de cavale, ils ont été interceptés en octobre par une unité spéciale du Yamam dans le village de Kibiya.

Le parquet leur reproche des faits de meurtre avec préméditation, obstruction à la justice et, pour le père, séjour illégal en Israël. Les procureurs ont également demandé leur maintien en détention jusqu’à la fin du procès, estimant que la brutalité du crime et la fuite organisée démontrent « une dangerosité extrême ».

L’affaire a suscité une forte émotion à Lod, ville où cohabitent populations juive et arabe, déjà marquée par de précédents affrontements communautaires. Les habitants dénoncent un climat d’insécurité alimenté par la prolifération d’armes illégales et par l’infiltration de travailleurs sans permis depuis Gaza. « Il ne s’agit plus de querelles isolées, mais d’une explosion de criminalité organisée », confie un officier de police local à Ynet.

Ce drame intervient dans un contexte où les autorités israéliennes renforcent la surveillance des travailleurs palestiniens. Depuis le massacre du 7 octobre, le Shin Bet a identifié plusieurs cas d’infiltration via des permis de travail falsifiés. Le gouvernement de Benjamin Netanyahou a promis de « rétablir la souveraineté totale » sur les points d’entrée et de sanctionner sévèrement les intermédiaires qui facilitent ces passages illégaux.

Le ministre de la Sécurité nationale a réagi publiquement, rappelant que « le sang d’Israéliens est versé chaque fois que l’État ferme les yeux sur les failles de sécurité ». Le crime de Lod illustre, selon lui, « le danger d’un laxisme migratoire qui se transforme en menace intérieure ».

Pour les proches de la victime, ce meurtre n’est pas un simple fait divers. Ils y voient le symbole d’une double faillite : celle d’un système sécuritaire qui n’a pas su empêcher la présence d’un criminel de Gaza sur le sol israélien, et celle d’une société gangrenée par la violence ordinaire. Un cousin du défunt a déclaré à Kan News : « Il a été tué à quelques mètres d’une salle de mariage. Ce pays doit choisir entre la vie et la peur. »

Dans un climat de tensions toujours vives, l’affaire sera suivie de près. Pour Lod et pour Israël, elle soulève des questions profondes : comment garantir la sécurité des citoyens face à la porosité des frontières et à la montée des violences locales ? Et comment éviter que la haine importée de Gaza ne s’enracine au cœur même de la société israélienne ?

Malgré l’opposition de Donald Trump, Israël veut intégrer des entreprises chinoises au projet du métro

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C’est un dossier explosif qui oppose discrètement Jérusalem à Washington. Selon une enquête de N12, le ministère israélien des Finances envisage d’autoriser la participation d’entreprises chinoises à plusieurs projets d’infrastructures stratégiques, dont le grand métro du centre du pays, malgré l’opposition catégorique du président américain Donald Trump.

La réunion décisive aurait eu lieu la semaine dernière au ministère des Finances, avec la participation de hauts responsables des directions du budget et du contrôleur général. L’objectif : trouver une voie juridique permettant de contourner les restrictions imposées par Washington et de relancer la concurrence sur les appels d’offres, évalués à près de 65 milliards de dollars.

Depuis plusieurs mois, les États-Unis multiplient les mises en garde à Israël concernant la participation de sociétés chinoises à ses grands chantiers publics. Le gouvernement Trump considère que la Chine utilise les infrastructures civiles — ports, télécommunications, métros — pour collecter des données sensibles et développer des leviers d’influence économique et stratégique dans les pays alliés.

L’administration américaine avait déjà exprimé ses inquiétudes lors du projet de tramway de Jérusalem et de la ligne rouge du métro de Tel-Aviv, construite en partie par des consortiums asiatiques. Désormais, Washington exige des garanties : aucune entreprise liée à Pékin ne doit avoir accès à des zones jugées critiques pour la sécurité nationale israélienne.

Mais à Jérusalem, le ton se veut plus pragmatique. Des responsables du ministère des Finances affirment que la dépendance d’Israël vis-à-vis des entrepreneurs européens devient problématique : « L’Europe traverse une crise économique et géopolitique, les entreprises du Vieux Continent se retirent des marchés publics israéliens, craignant les sanctions ou les campagnes de boycott. Si nous écartons aussi les groupes asiatiques, il ne restera plus personne pour construire le métro », a confié un haut fonctionnaire au média Calcalist.

Les experts en économie publique rappellent que les groupes chinois comme China Railway Construction Corporation (CRCC) et China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) figurent parmi les seuls capables de livrer des mégaprojets à coûts maîtrisés et dans les délais. Leur exclusion, plaident-ils, risque de faire grimper les prix et de compromettre la qualité des travaux.

Cette volonté de coopération sino-israélienne place le gouvernement dans une position délicate. Israël, allié stratégique des États-Unis, dépend de son soutien militaire et diplomatique, notamment dans le contexte des tensions persistantes avec le Hezbollah et l’Iran. Mais l’État hébreu reste aussi attentif à ses intérêts économiques : la Chine est l’un de ses partenaires commerciaux les plus importants, notamment dans les domaines des technologies vertes et de la construction.

Un responsable israélien cité par Reuters explique : « Nous comprenons les sensibilités américaines, mais notre priorité est d’éviter la paralysie de nos projets. Les entreprises chinoises ne seront pas intégrées à la planification stratégique ni aux systèmes de données sensibles. »

À la Maison-Blanche, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le porte-parole du département d’État a rappelé que « les infrastructures critiques d’un allié comme Israël ne peuvent être ouvertes aux entreprises d’un régime autoritaire qui pratique l’espionnage industriel et la captation technologique ». Selon plusieurs diplomates américains, le dossier pourrait devenir un sujet de friction directe entre le président Trump et le Premier ministre Benyamin Netanyahou lors de leur prochaine rencontre.

Pour les économistes israéliens, le dilemme est clair : comment maintenir une souveraineté économique sans compromettre l’alliance stratégique avec Washington ? Certains y voient un test grandeur nature de l’autonomie israélienne. L’ancien ambassadeur Itamar Rabinovitch estime que « si Israël cède à chaque injonction américaine, il cesse d’être un acteur indépendant. Mais s’il ignore totalement Washington, il met en danger un pilier essentiel de sa sécurité ».

La question dépasse d’ailleurs le seul cadre du métro. La Chine a investi ces dernières années dans les ports d’Haïfa et d’Ashdod, dans des infrastructures énergétiques et dans des start-up israéliennes spécialisées en cybersécurité. Cette présence économique croissante inquiète non seulement les États-Unis, mais aussi certains responsables israéliens du Shin Bet, qui redoutent des intrusions dans les réseaux sensibles.

En toile de fond, cette controverse illustre une tension géopolitique plus large : celle d’un monde fragmenté où Israël, puissance technologique et allié occidental, tente de préserver sa marge de manœuvre entre Washington et Pékin. Dans un contexte post-guerre de Gaza et de réorganisation régionale, le choix des partenaires économiques devient aussi un acte politique.

Car au-delà des rails et des tunnels, ce métro incarne la bataille silencieuse du XXIᵉ siècle : celle du contrôle des infrastructures et des données, là où se joue désormais la souveraineté des nations.

Des militants pro-palestiniens à Venise interrompent une conférence d’un militant juif de gauche : « Sionistes dehors ! »

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Une scène d’intolérance glaçante s’est déroulée à l’université Ca’ Foscari de Venise, où Emanuele Fiano, ancien député italien et ancien chef de la communauté juive de Milan, a vu sa conférence interrompue par des militants pro-palestiniens criant : « Sionistes dehors ! ».

Fiano, 62 ans, est connu pour son engagement dans la gauche démocratique italienne et son combat contre l’antisémitisme. Ironie tragique : il est le fils de Nedo Fiano, survivant d’Auschwitz, seul rescapé de sa famille déportée en 1944.

Les agresseurs, composés d’étudiants et de militants d’extrême gauche, ont empêché Fiano de poursuivre sa présentation sur le processus de paix israélo-palestinien, en l’accusant d’être un « complice du génocide ».

« J’ai tout essayé pour continuer à parler, mais ils n’arrêtaient pas de crier des mensonges à mon sujet », a déclaré Piano au Corriere della Sera. « Je suis choqué par ce qui s’est passé. La dernière fois qu’une personne du nom de Piano a été expulsée de l’académie, c’était en 1938, lorsque mon père a été renvoyé simplement parce qu’il était juif. Nous étions à cette conférence pour discuter des possibilités de paix entre les deux peuples, de l’injustice, de la souffrance, de la violence et de la paix. Quiconque refuse d’entendre parler de ces choses ne se soucie certainement pas de la paix. »

La scène a suscité une onde de choc en Italie, y compris dans la presse de gauche, mais les réactions politiques sont restées timides. Fiano a dénoncé une « nouvelle forme de fascisme idéologique » où toute voix pro-israélienne est criminalisée.

« On peut critiquer la politique israélienne, mais nier le droit d’Israël à exister, c’est de l’antisémitisme pur », a-t-il rappelé.

Ces incidents rappellent combien l’antisionisme s’est mué en antisémitisme déguisé dans les universités européennes. En Italie, plusieurs établissements ont même suspendu leurs partenariats académiques avec Israël depuis la guerre à Gaza.


Jérusalem – Peine dérisoire pour un Arabe ayant agressé un vieil homme juif

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Quatre ans après avoir attaqué un octogénaire juif dans les rues de Jérusalem, un homme arabe a été condamné à seulement huit mois de travaux d’intérêt général et au versement d’une amende de 15 000 ₪. Une décision de justice qui soulève l’indignation, tant elle illustre la faiblesse du système judiciaire face à la violence antijuive en Israël.

L’affaire remonte à 2021. Alors qu’il se rendait à un traitement de dialyse, le vieil homme s’est approché d’un Arabe qu’il soupçonnait d’avoir volé le chargeur de sa voiturette électrique. L’homme, au lieu de nier calmement, l’a violemment repoussé au sol, provoquant de multiples fractures – au fémur et au bras – ainsi qu’une longue hospitalisation.

Pire encore, lorsque le fils du vieil homme a tenté de lui venir en aide, le suspect l’a aspergé de gaz lacrymogène avant de s’enfuir. Ce n’est qu’après une longue bataille judiciaire, menée par l’avocat Haïm Bleicher de l’organisation Honenu, qu’un acte d’accusation a été enfin déposé.

« Une telle brutalité envers un vieillard n’est pas un simple délit de rue, c’est un acte de haine », a rappelé Me Bleicher. « Nous continuerons à exiger des peines de prison réelles. Le sentiment de sécurité des citoyens fidèles d’Israël ne doit pas être abandonné. »

Cette affaire choque d’autant plus qu’elle survient dans un contexte d’agressions répétées contre des civils juifs, souvent minimisées par les tribunaux. Une justice trop clémente envoie, selon les organisations de victimes, un signal de faiblesse face à la haine antijuive.


Gal Gadot met en garde ses 130 millions d’abonnés : « Ne tombez pas dans le piège des faux comptes »

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L’actrice israélienne Gal Gadot, véritable icône mondiale et ambassadrice officieuse d’Israël à Hollywood, a publié dans la nuit de mercredi à jeudi un message exceptionnel sur toutes ses plateformes officielles. L’objectif : prévenir ses 130 millions d’abonnés contre la prolifération de faux profils utilisant son nom et son image pour tromper les internautes.

Un appel rare à la vigilance

Dans un post simultanément diffusé sur Instagram, Facebook, TikTok et X (Twitter), la star de Wonder Woman a déclaré :

« J’ai été informée qu’un grand nombre de personnes se font passer pour moi sur diverses plateformes. Il est important que vous sachiez : voici mes seuls comptes officiels, tous vérifiés par un badge bleu. Si vous voyez un autre compte prétendant être moi – signalez-le. »

Elle a ensuite listé ses profils authentiques :

Et de conclure :

« Prenez soin de vous et merci pour tout l’amour et le soutien constant. »

Une célébrité ciblée par les escrocs numériques

Les faux comptes de célébrités constituent un phénomène croissant sur les réseaux sociaux. Dans le cas de Gal Gadot, les autorités israéliennes du cybercrime avaient déjà signalé plusieurs tentatives d’arnaque en ligne menées via de faux profils imitant l’actrice — notamment des messages promettant des rencontres privées, des dons caritatifs ou la participation à des projets fictifs.

Selon la Cyber Unit de la police israélienne, des dizaines de signalements ont été reçus ces derniers mois concernant des escroqueries menées au nom de personnalités israéliennes, parmi lesquelles Gal Gadot figure en tête de liste.

« Ces fraudeurs savent que les stars israéliennes jouissent d’une grande confiance à l’étranger, et ils en profitent », précise un expert en cybersécurité cité par Globes.

Une figure publique au-delà du cinéma

Connue pour son rôle de Wonder Woman, mais aussi pour son attachement assumé à Israël, Gal Gadot reste une voix influente sur la scène internationale. Elle a souvent pris la parole pour défendre le droit d’Israël à se protéger et pour sensibiliser aux ravages du terrorisme.
Chaque publication de la star est ainsi scrutée et partagée par des millions d’internautes — ce qui explique l’intérêt des fraudeurs à imiter ses comptes officiels.

L’actrice israélienne, qui a récemment terminé le tournage d’une nouvelle production hollywoodienne pour Netflix, reste une ambassadrice culturelle majeure de l’image d’Israël dans le monde.
Son équipe a rappelé dans un communiqué que « toute communication directe avec le public se fait uniquement par ses canaux certifiés ».

Un message simple mais crucial

Cette mise en garde de Gal Gadot illustre un phénomène plus large : la confusion grandissante entre identité numérique authentique et usurpation. Dans un monde où la frontière entre célébrité, influence et manipulation se brouille, la transparence devient un enjeu de sécurité publique.

À l’heure où les réseaux sociaux sont utilisés autant pour la solidarité que pour la désinformation, l’actrice israélienne a choisi de rappeler une règle simple mais essentielle :

« Ne croyez que ce que vous pouvez vérifier. »

Un terroriste libéré dans un échange d’otages arrêté à nouveau : il reprenait la fabrication d’explosifs

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Un terroriste libéré dans un échange d’otages arrêté à nouveau : il reprenait la fabrication d’explosifs

Les forces israéliennes ont arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi un terroriste originaire de Bethléem, récemment libéré dans le cadre d’une échange d’otages avec le Hamas. Selon la police du district de Judée et Samarie (Shai), l’homme est soupçonné d’avoir repris la production de bombes artisanales, quelques mois à peine après sa remise en liberté.

Une arrestation fondée sur des renseignements précis

L’opération a été menée par les agents de l’unité de lutte contre la criminalité du district de Judée, appuyés par les forces spéciales du Yassam.
Les forces ont fait irruption dans le domicile du suspect, après avoir reçu des informations croisées des services de renseignement israéliens et de la brigade antiterroriste, indiquant qu’il avait repris contact avec des cellules actives de fabrication d’explosifs.

Le suspect avait déjà été arrêté il y a un an en possession de 25 engins explosifs improvisés, qu’il avait lui-même conçus et fournis à des groupes terroristes opérant dans la région de Hébron et de Bethléem. À l’époque, un dossier de sécurité lourd avait été constitué contre lui, mais il avait été libéré il y a quelques mois dans le cadre d’un accord d’échange d’otages supervisé par des médiateurs qataris et égyptiens.

Le retour rapide à la terreur

D’après les premiers éléments de l’enquête, le terroriste aurait reconstitué un atelier clandestin dans une annexe de sa maison et repris la production de détonateurs à partir de matériaux civils détournés. Les enquêteurs ont saisi sur place des composants d’explosifs, des fils électriques et des schémas de circuits de mise à feu.

Un officier du district de Judée et Samarie a déclaré :

« Cette arrestation démontre une fois de plus que nombre de détenus relâchés dans le cadre des accords humanitaires retournent immédiatement au terrorisme. C’est une preuve tragique de l’échec de la logique de libération sous conditions. »

L’homme a été transféré pour interrogatoire au siège de l’unité de lutte contre la criminalité de la région de Judée, où il sera inculpé pour activité terroriste et fabrication d’armes en zone hostile.

Une faille dangereuse dans les accords de libération

Cette affaire relance le débat sur la politique d’échanges de prisonniers et de libérations de détenus palestiniens décidée après les accords humanitaires conclus à Gaza.
Plusieurs députés de la Knesset, notamment du Likoud et du Parti sioniste religieux, ont appelé à suspendre tout nouvel échange avec le Hamas tant qu’il n’existe pas de garantie sur la non-récidive des prisonniers libérés.

Le ministre de la Défense Yoav Katz a réagi dans un communiqué :

« L’arrestation de ce terroriste, à peine quelques mois après sa libération, prouve que nous avons affaire à des ennemis qui ne recherchent pas la paix mais la guerre. Israël continuera d’agir sans relâche pour neutraliser toute menace, où qu’elle se trouve. »

Le chef d’état-major Eyal Zamir a, de son côté, félicité les forces du district de Judée pour la précision de leur opération et leur coopération étroite avec le Shin Bet :

« Cet exemple montre que la vigilance israélienne ne s’arrête jamais, même après une trêve. La sécurité de nos citoyens passe avant toute considération diplomatique. »

Contexte sécuritaire tendu en Judée-Samarie

Cette arrestation intervient alors que les forces israéliennes mènent une série d’opérations préventives dans les villes palestiniennes de Cisjordanie. Depuis le début de l’année, plus de 120 suspects liés à des réseaux du Hamas ou du Jihad islamique ont été arrêtés, la plupart dans les zones de Jénine, Naplouse et Hébron.
Selon des responsables de la sécurité, les ateliers de fabrication d’explosifs artisanaux se multiplient dans la région, notamment après la libération de plusieurs experts en armement dans le cadre d’accords humanitaires récents.

L’arrestation de ce terroriste de Bethléem rappelle un constat implacable : les libérations de prisonniers dictées par la diplomatie se heurtent à la réalité du terrain.
Face à des ennemis déterminés à reprendre les armes dès leur sortie de prison, Israël n’a d’autre choix que de maintenir une vigilance constante et une politique de tolérance zéro.
La réhabilitation des terroristes libérés n’existe pas — seul le retour à la lutte armée les anime. Tsahal, sous le commandement d’Eyal Zamir, et le ministère de la Défense dirigé par Yoav Katz, s’engagent à poursuivre leurs opérations jusqu’à ce que chaque menace potentielle soit neutralisée.

Massacres au Soudan : exécutions de masse et “bassins de sang” à El-Fasher

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Le monde détourne les yeux, mais l’horreur continue. Selon les derniers rapports des Nations unies et des organisations humanitaires locales, la ville d’El-Fasher, capitale du Darfour-Nord, est le théâtre d’un massacre d’ampleur inédite. Les Forces de soutien rapide (RSF), milice paramilitaire issue des Janjawid, ont conquis la ville après un siège de plus d’un an et demi — et ont aussitôt lancé une campagne d’exécutions massives contre les civils.

Des images satellites publiées par des ONG et confirmées par l’ONU montrent des piles de corps et des zones transformées en « bassins de sang », expression utilisée par les observateurs pour décrire l’ampleur du carnage. Les premières estimations font état de plusieurs milliers de morts, hommes, femmes et enfants exécutés sans distinction.

La chute d’El-Fasher : un enfer à ciel ouvert

Les miliciens de la RSF ont pénétré dans El-Fasher après le retrait des dernières unités de l’armée soudanaise. La population, affamée après 18 mois de siège, n’a eu aucun moyen de fuir.
D’après un témoin cité par Reuters,

« Ceux qui ont tenté de s’échapper ont été abattus par des snipers. Les autres ont été rassemblés et exécutés sur place. »

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux — dont certaines vérifiées par BBC Africa Eye — montrent des combattants de la RSF tirant sur des civils dans les rues, parfois sur des enfants, tandis que des cadavres jonchent les routes principales.

Les survivants décrivent des rafles systématiques, des familles entières massacrées et des quartiers réduits en cendres.
Un habitant a confié à une chaîne étrangère :

« Ils ont pris tout le monde. Ma famille a été rassemblée dans un champ et tuée. Je ne sais pas qui est encore en vie. »

Un génocide silencieux

Les Nations unies ont confirmé « des preuves crédibles d’exécutions de masse et de nettoyage ethnique » commises par la milice RSF, dirigée par Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti.
Cette milice, soutenue financièrement par des puissances régionales, notamment des réseaux tribaux du Soudan occidental et des intermédiaires arabes, est accusée de persécuter les minorités non arabes, notamment les populations Zaghawa et Massalit.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme évoque un scénario proche de celui du génocide du Darfour des années 2000.

« L’échelle et la rapidité des tueries n’ont pas d’équivalent depuis un quart de siècle », a déclaré un enquêteur de l’ONU.

Le silence coupable de la communauté internationale

Malgré l’ampleur du drame, aucune force internationale d’intervention n’a été déployée. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence mais n’a adopté aucune résolution contraignante.
Les États-Unis et l’Union européenne ont condamné le massacre, mais se sont contentés d’appels « à la retenue » envers les parties au conflit.
En Israël, plusieurs diplomates et ONG humanitaires dénoncent cette passivité mondiale.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a publié un communiqué affirmant :

« Les crimes de masse au Soudan rappellent la nécessité d’une vigilance internationale constante face aux milices pro-iraniennes et islamistes dans la région. »

Le ministre de la Défense Yoav Katz a ajouté que Tsahal suivait « avec inquiétude » l’évolution de la situation humanitaire dans la corne de l’Afrique, rappelant que les RSF entretiennent des liens logistiques avec des réseaux armés opérant à proximité de la mer Rouge.

Une menace régionale croissante

L’embrasement du Soudan pourrait rapidement déborder au-delà de ses frontières. Des convois de réfugiés se dirigent vers le Tchad, le Soudan du Sud et la mer Rouge, où l’instabilité renforce le risque d’infiltrations terroristes et de trafic d’armes.
Pour Israël, la déstabilisation de cette zone représente une menace directe pour la sécurité maritime et énergétique, notamment autour du port d’Eilat.

Les RSF, déjà accusées de trafics d’armes avec des groupes islamistes au Yémen, pourraient devenir un maillon stratégique du réseau iranien dans la région.

L’effondrement humanitaire

Depuis le début du conflit entre les RSF et l’armée régulière en 2023, plus de 9 millions de Soudanais ont été déplacés, dont 2 millions réfugiés à l’étranger.
Les agences humanitaires évoquent une « catastrophe totale » : les hôpitaux sont détruits, les réserves alimentaires épuisées, et les infrastructures d’eau contaminées.
Le Programme alimentaire mondial estime que 20 millions de personnes risquent la famine dans les prochains mois.

Alors que des fosses communes se remplissent à El-Fasher, le monde détourne le regard.
Les Nations unies parlent de « possible crime contre l’humanité », mais aucune force n’intervient.
Le Soudan sombre dans un nouveau Darfour — un génocide en temps réel, sous les yeux d’une planète paralysée.
Et dans ce chaos, les réseaux pro-iraniens, islamistes et terroristes avancent leurs pions, aux portes mêmes d’Israël.

Homicide dans le nord d’Israël : un commerçant abattu devant son entreprise à Kaokab Abu al-Hija

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La vague de criminalité continue de secouer la société arabe israélienne. Rasem Na’amane, 54 ans, originaire d’Arraba (Galilée inférieure), a été abattu ce jeudi matin alors qu’il ouvrait son commerce dans la localité voisine de Kaokab Abu al-Hija, au nord du pays.
Les équipes du Magen David Adom (MDA) arrivées sur place n’ont pu que constater son décès. Selon la police, les premiers éléments pointent vers un conflit d’ordre criminel, sans lien terroriste.

Un nouveau meurtre dans une spirale incontrôlée

L’homme venait tout juste d’ouvrir les portes de son entreprise lorsque des tirs ont retenti. Des témoins ont indiqué qu’un véhicule s’est approché du commerce, qu’un ou plusieurs individus ont ouvert le feu, avant de prendre la fuite à grande vitesse.
Les forces de la police du district nord ont immédiatement lancé une vaste opération de ratissage, appuyée par des hélicoptères et des unités cynophiles.

« Nous traitons cet événement comme un homicide à caractère criminel. Toutes les pistes sont examinées », a indiqué un porte-parole de la police.

Depuis le début de l’année 2025, 216 personnes ont été assassinées au sein de la société arabe israélienne, un chiffre dramatique qui illustre l’effondrement du contrôle policier dans plusieurs localités du nord.
Parmi ces affaires, seules 18 ont été élucidées à ce jour, selon les données publiées par Ynet et confirmées par le ministère de la Sécurité nationale.

Une série noire sans fin

Cet assassinat survient à peine trois jours après deux autres meurtres dans la région :

  • Mohammed Marazka, 17 ans, poignardé à mort lundi matin lors d’une bagarre dans une école de Kafr Qara ;
  • Qassem Asala, 18 ans, également originaire d’Arraba, abattu dans sa voiture alors qu’il se rendait à son travail, devant son père.

Ces drames successifs traduisent une réalité alarmante : le nord d’Israël, longtemps considéré comme une zone tranquille, est devenu le théâtre d’une explosion de la violence communautaire, mêlant règlements de comptes, rivalités tribales et trafics d’armes.

Un échec politique et policier reconnu

La multiplication des meurtres au sein de la population arabe met le gouvernement sous pression.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a été critiqué pour son incapacité à enrayer la spirale meurtrière.
De son côté, le ministre de la Défense Yoav Katz a confirmé que Tsahal apporte un soutien logistique à la police dans certaines zones « où l’ordre public s’est effondré ».

Le chef d’état-major Eyal Zamir a même autorisé la mise à disposition d’équipements de surveillance militaire, afin d’aider à localiser les réseaux de contrebande d’armes dans le nord du pays.

Des familles livrées à elles-mêmes

À Arraba, la famille Na’amane a dénoncé la lenteur des enquêtes et l’inaction des autorités.

« On tue nos fils au grand jour, et personne ne paie le prix », a déclaré un proche du défunt à Kan News.
Des centaines de résidents se sont rassemblés dans la matinée devant le domicile familial, accusant la police d’« avoir abandonné les citoyens arabes aux gangs armés ».

Des élus arabes de la Knesset, dont Ayman Odeh et Mansour Abbas, ont exigé un plan d’urgence gouvernemental, évoquant un « terrorisme criminel qui déchire la société israélienne de l’intérieur ».

L’assassinat de Rasem Na’amane porte à 216 le nombre de victimes arabes depuis janvier, une statistique insoutenable pour un pays qui se veut à la pointe de la technologie et de la sécurité.
Derrière les chiffres, c’est une fracture sociale qui s’élargit : celle d’une communauté abandonnée aux trafiquants, où la peur et la méfiance ont remplacé la confiance dans l’État.
Tant que la criminalité sera traitée comme un problème secondaire, les armes continueront de parler dans les rues du nord, transformant chaque matin ordinaire en scène de guerre.