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Effet Kiryat Gat : les soldats américains s’installent, l’anglais résonne jusque dans les falafels et Tinder !

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La présence américaine à Kiryat Gat n’est plus un secret — ni un détail anodin. Depuis la création du centre de commandement conjoint israélo-américain (CMCC) destiné à superviser la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza, la ville du sud d’Israël vit une véritable mutation sociale. Dans les cafés, les centres commerciaux et même sur les applications de rencontre, les soldats américains font désormais partie du paysage.

Une base stratégique… et humaine

Le Commandement américain de Kiryat Gat n’est pas une base militaire au sens strict, mais un poste de coordination civilo-militaire où coopèrent officiers américains et israéliens dans la gestion des zones frontalières, de la logistique humanitaire et du renseignement opérationnel.
Officiellement, le site a été construit pour garantir la stabilité de la trêve à Gaza, mais selon plusieurs observateurs, il sert aussi de point d’ancrage stratégique américain permanent dans le sud d’Israël.

Un officier israélien du Commandement Sud résume la situation :

« La présence américaine ici n’est pas seulement symbolique. C’est une garantie que la sécurité d’Israël reste une priorité pour Washington. »

Des soldats entre deux mondes

En attendant que la structure prenne son rythme, la présence de plusieurs centaines de soldats et civils américains change déjà le quotidien local.
L’atmosphère, racontent les habitants, oscille entre curiosité et fascination.
Les plateformes comme Tinder ou Bumble regorgent désormais de profils de soldats étrangers cherchant à « rencontrer des locaux » ; dans les restaurants, on commande en anglais ; et dans les food trucks de falafel, on entend des phrases comme “Extra tahini, please” ou “One shawarma to go”.

Shirel Drobitsky, propriétaire du Café Plugot et du burger “Jeronimo”, s’amuse du contraste :

« Ils sont très polis, pas comme les Israéliens », dit-il en riant. « Ils aiment la nourriture, viennent en groupes, ouvrent de grandes tables. Et puis, on a un cheeseburger — ça les rassure un peu. »

Les commerces locaux profitent de cet afflux inattendu : les services de livraison, les coiffeurs, les bars et les centres de fitness voient une hausse significative de leur fréquentation.

Une présence appelée à durer

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou doit se rendre ce soir pour la première fois dans le centre de commandement américain, accompagné du ministre de la Défense Yoav Katz et du chef d’état-major Eyal Zamir.
Selon les estimations du ministère de la Défense, le site devrait rester opérationnel au moins cinq ans, avec un effectif fluctuant d’environ 1 200 militaires et civils américains.

Les États-Unis définissent ce projet comme une « coopération technique et diplomatique », mais dans les faits, il s’agit d’un prolongement du Commandement central américain (CENTCOM), permettant une surveillance directe des frontières sud et une réaction rapide en cas d’incident avec le Hamas ou le Jihad islamique.

Un analyste cité par Israel Hayom affirme :

« Ce centre n’est pas une base d’occupation, mais un bouclier diplomatique. Il signale que toute attaque contre Israël est une attaque contre les alliés américains. »

Kiryat Gat, nouvelle ville internationale ?

Si certains habitants redoutent une « américanisation » du quotidien, la plupart y voient une opportunité.
Des cours d’anglais s’ouvrent dans les écoles, des enseignes locales traduisent leurs menus, et les jeunes entrepreneurs tentent de séduire les nouveaux venus avec des produits adaptés : cafés à emporter, brunchs à l’américaine, services de taxis privés, applications bilingues.

Même les panneaux municipaux ont été traduits partiellement en anglais à proximité du quartier général.
La mairie prévoit d’aménager un nouveau quartier résidentiel mixte, mêlant familles israéliennes et personnels civils du CMCC.

Analyse : un laboratoire du partenariat israélo-américain

Kiryat Gat devient, en quelque sorte, un laboratoire du lien stratégique entre Israël et les États-Unis.
Ce centre illustre l’évolution du partenariat : moins de distance diplomatique, plus de présence physique.
Pour Israël, cette proximité est un gage de sécurité et d’influence internationale ; pour Washington, un point d’observation avancé au cœur du Moyen-Orient.

Mais elle révèle aussi une vérité plus subtile : l’alliance entre les deux nations n’est plus seulement militaire — elle devient culturelle, linguistique et humaine.

Entre un cheeseburger et un falafel, entre un officier américain et un étudiant israélien, se tisse une nouvelle trame : celle d’un Israël tourné vers l’Ouest sans renier son identité.

Kiryat Ono : les habitants furieux après la rumeur d’un achat immobilier par Avner Netanyahou

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Une rumeur immobilière enflamme les réseaux sociaux israéliens : selon plusieurs habitants de Kiryat Ono, le fils du Premier ministre, Avner Netanyahou, aurait acheté une villa de luxe de 17 millions de shekels dans un quartier huppé. L’intéressé dément, mais la polémique prend des allures d’affaire d’État.

Le calme feutré des rues de Kiryat Ono, banlieue chic à l’est de Tel-Aviv, a été rompu par une rumeur persistante :
Avner Netanyahou, fils du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, y aurait acquis une villa haut de gamme estimée à 17 millions de shekels, sous le nom d’emprunt “Avi Segal”.

L’information, relayée d’abord sur les réseaux sociaux avant d’être reprise par TMI / Maariv, a déclenché une vague de commentaires sarcastiques et virulents.

📰 Source : TMI – Maariv Online, 29/10/2025

“D’où vient l’argent ?”

Sur le groupe Facebook local, les messages se sont multipliés :

“Comment un jeune homme de son âge, sans carrière notable, peut-il s’offrir une maison pareille ?”
“Même les start-upistes ne paient pas 17 millions pour un pavillon à Ono !”

Certains habitants évoquent une confusion possible avec un projet immobilier voisin, mais pour d’autres, le mal est fait :

“Même s’il ne l’a pas achetée, l’image de privilège reste gravée”, écrit une résidente.

Les critiques visent surtout l’inégalité et le népotisme supposé : beaucoup y voient le symbole d’une élite politique “déconnectée du pays réel”.

Le démenti d’Avner Netanyahou

Face à l’emballement médiatique, Avner Netanyahou a réagi rapidement.
Dans un message adressé à la rédaction de Maariv, il a tenu à démentir formellement l’information :

“Je suis trop jeune pour Kiryat Ono”, a-t-il ironisé.
“Je n’ai acheté aucune maison en Israël, ni ailleurs, sous aucun nom.”

Une vérification effectuée par le journal auprès du registre foncier israélien n’a d’ailleurs révélé aucune transaction récente au nom d’“Avi Segal” dans la rue concernée.

Mais le bad buzz, lui, ne s’est pas arrêté : en quelques heures, des milliers d’internautes ont commenté la rumeur sur X et TikTok, souvent avec un mélange de cynisme et de jalousie sociale.

Un climat de méfiance envers les “fils de”

Le fils cadet du Premier ministre, connu pour sa discrétion et ses études à l’étranger, s’était déjà retrouvé sous le feu des projecteurs après la révélation, en 2022, de l’achat d’un appartement à Londres pour 500 000 £, payé comptant.
Cette précédente acquisition, authentifiée par le registre britannique, alimente aujourd’hui les soupçons :

“Quand on a déjà acheté à Londres sans prêt, tout devient crédible”, ironise un commentateur.

Les médias de gauche comme de droite se sont emparés du sujet.
Certains dénoncent une “chasse à la famille Netanyahou”, d’autres évoquent une “opacité financière troublante”.

Un éditorialiste du quotidien Israel Hayom souligne :

“Ce n’est pas tant la véracité de la rumeur qui importe, que la vitesse avec laquelle elle s’est imposée. En Israël, les fils de dirigeants ne peuvent plus échapper à la suspicion.”

Kiryat Ono, symbole d’un Israël fracturé

Kiryat Ono, bastion de la classe moyenne supérieure, devient ainsi le théâtre d’un débat national sur les privilèges et la méritocratie.
Alors que le coût de la vie explose, le simple soupçon d’une acquisition à huit chiffres par un “fils de Premier ministre” suffit à cristalliser les frustrations.

“Ce n’est pas une question de politique, c’est une question de justice sociale”, confie une mère de famille citée par Maariv.
“Quand nos enfants peinent à louer un 3 pièces, comment rester indifférents ?”

Les proches d’Avner rappellent qu’il ne détient aucun poste officiel et qu’il subvient seul à ses besoins depuis la fin de ses études, refusant toute aide publique.

Une rumeur symptomatique de la défiance populaire

Cette affaire illustre la méfiance croissante des Israéliens envers leurs élites, dans un pays marqué par la guerre, la crise du logement et les scandales politiques.
Les réseaux sociaux sont devenus le tribunal permanent des puissants.
Et même un démenti ne suffit plus à effacer l’accusation.

“La post-vérité n’a pas besoin de preuve, seulement d’un tweet bien tourné”, résume un sociologue israélien interrogé par Mako.

Si l’affaire se révèle infondée, elle aura au moins confirmé une chose :
en Israël, la frontière entre transparence et traque publique n’a jamais été aussi fine.

 

Donald Trump ferme la porte à un troisième mandat : « On verra bien ce qui se passera »

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La déclaration a fait l’effet d’un coup de tonnerre à bord de l’Air Force One.
Alors qu’il survolait la côte Est des États-Unis, le président Donald Trump a reconnu devant les journalistes qu’il ne pourrait pas briguer un troisième mandat, admettant pour la première fois les limites constitutionnelles de son pouvoir. Une phrase inattendue, prononcée sur un ton détaché :

« J’ai les meilleurs résultats de tous les présidents, mais selon ce que je lis dans la Constitution, il semble que je ne puisse pas me présenter à nouveau. C’est dommage… On verra bien ce qui se passera. »

Les propos, rapportés par Srugim (source originale), ont rapidement enflammé les médias américains et israéliens. Après avoir longtemps laissé planer le doute, Donald Trump paraît désormais accepter le cadre légal qui limite tout président américain à deux mandats. Mais fidèle à son style, il a ajouté un soupçon d’ambiguïté : « C’est une situation très intéressante, on verra bien… »

Une reconnaissance inédite du 47e président

Réélu triomphalement en novembre 2024, Donald Trump est devenu le 47e président des États-Unis. Depuis son retour au pouvoir, il s’est souvent laissé aller à évoquer la possibilité d’un “mandat exceptionnel”, voire d’une “prolongation historique”, au nom de ce qu’il considère comme “la restauration du leadership américain”.
Mais la Constitution, en son 22e amendement, est claire : aucun président ne peut être élu plus de deux fois.

« Je pense que beaucoup aimeraient que je reste », a-t-il ajouté, selon la transcription du New York Times. « Mais j’ai déjà tout accompli : l’économie la plus forte, la frontière la plus sûre, et la paix au Moyen-Orient. C’est un beau bilan pour partir au sommet. »

Cette allusion à la paix vise les avancées diplomatiques récentes entre Israël et plusieurs pays arabes, dans le prolongement des Accords d’Abraham, que Trump a lui-même relancés depuis son retour à la Maison-Blanche.

Une annonce calculée ?

À Washington, les observateurs se divisent :
s’agit-il d’une vraie décision, ou d’une manœuvre politique pour galvaniser ses partisans avant les élections de mi-mandat de 2026 ?
Le chroniqueur politique Sean Hannity, proche du camp républicain, estime qu’il s’agit d’un message “codé” :

« Trump ne se retire pas, il se projette déjà dans un rôle d’arbitre ou de “père fondateur” d’une nouvelle ère républicaine. »

À l’inverse, The Washington Post y voit une reconnaissance de réalité juridique :

« Après deux années de bras de fer avec les institutions, Trump comprend que modifier la Constitution est irréaliste, même pour lui. »

Israël au cœur de son bilan

Dans le même échange, Donald Trump a rappelé son attachement à Israël et la centralité de son action au Moyen-Orient :

« Israël est un miracle moderne. J’ai tenu toutes mes promesses : Jérusalem, le Golan, la paix avec les Arabes. Peu de présidents peuvent en dire autant. »

Ses mots résonnent fortement à Jérusalem, où son image reste celle d’un allié indéfectible.
Depuis sa réélection, la coopération militaire entre Washington et Tsahal s’est encore renforcée, notamment dans le domaine de la défense antimissile et du partage de renseignement.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, interrogé sur CNN, a salué “un ami fidèle d’Israël et un bâtisseur de paix”.

Une ère politique qui s’achève ?

Si la phrase de Trump marque la fin d’une époque, elle ouvre aussi une période d’incertitude au sein du Parti républicain.
Des figures montantes comme Ron DeSantis ou Nikki Haley se préparent déjà à reprendre le flambeau, tandis que l’aile trumpiste cherche à préserver “l’héritage MAGA” (Make America Great Again).

Pour Israël, ce départ annoncé du plus pro-israélien des présidents américains modernes soulève une question :
qui, après Trump, garantira la même fermeté face à l’Iran et la même proximité stratégique avec Jérusalem ?

Une sortie dans la démesure

Jusqu’au bout, Trump restera fidèle à lui-même — spectaculaire, provocateur et insaisissable.
« J’ai les meilleurs chiffres, la meilleure économie, la plus belle première dame… », a-t-il plaisanté, avant d’ajouter :

« Si je dois partir, ce sera au sommet. Les Américains n’ont jamais été aussi forts. Et Israël n’a jamais eu un ami aussi solide. »

Des mots qui sonnent comme une signature : celle d’un homme qui a redessiné le paysage politique américain et renforcé, à un niveau sans précédent, le partenariat entre Washington et Jérusalem.

 

Israël : Itamar Ben Gvir prévient Netanyahou — « Si le Hamas n’est pas détruit, le gouvernement n’aura plus de légitimité »

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Le ton monte au sein même de la coalition israélienne. Après les dernières violations de la trêve par le Hamas, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a lancé un avertissement frontal au Premier ministre Benjamin Netanyahou : « S’il renonce à détruire le Hamas, son gouvernement perdra toute raison d’exister. »
Une déclaration choc, relayée par Zman Israël (source originale), qui révèle les fractures internes de la majorité à Jérusalem et la tension croissante entre l’aile sécuritaire et la direction du Likoud.

« Assez de demi-mesures » : la colère du ministre de la Sécurité nationale

Dans une publication virulente, Ben Gvir accuse le gouvernement de « répéter les mêmes erreurs » :

« Encore une fois, le Hamas assassine un soldat pendant une soi-disant “pause humanitaire”, et encore une fois, le gouvernement répond par une “réaction mesurée” et reprend aussitôt la trêve. »

Le ministre s’en prend directement à la stratégie d’équilibre menée par le cabinet :

« Nous ne devons plus nous contenter de riposter. Nous devons anéantir le Hamas, pas l’affaiblir, pas le contenir. Tant qu’il existera, il continuera à tuer nos enfants. »

Cette sortie s’inscrit dans une série d’avertissements lancés ces dernières semaines par Ben Gvir, qui se présente comme le gardien du “mandat du 7 octobre” : libérer Gaza du terrorisme et refonder la dissuasion israélienne.

Un ministre en guerre contre la “conception du 6 octobre”

Pour Ben Gvir, l’attitude du gouvernement trahit une nostalgie dangereuse : celle de la “conception du 6 octobre”, ce paradigme d’avant-guerre où l’on croyait possible de “gérer” le Hamas sans le détruire.
Selon lui, ce mode de pensée revient aujourd’hui par la fenêtre :

« Si le Premier ministre se contente d’un “démantèlement symbolique” du Hamas, s’il conserve la même politique que celle d’avant le massacre, alors il trahit les victimes du 7 octobre. »

Le ministre, connu pour son ton incendiaire, menace même implicitement de quitter la coalition :

« Si nous continuons à faire semblant de gagner, alors ce gouvernement n’a plus de raison d’être. »

Un ultimatum qui, selon des sources politiques citées par Zman Israël, aurait mis le bureau du Premier ministre “en alerte rouge”.

Des lignes de fracture à droite

Ce n’est pas la première fois que Ben Gvir s’oppose publiquement à Netanyahou.
Mais son dernier coup de semonce s’inscrit dans un contexte politique explosif :

  • Benyamin Netanyahou tente de ménager Washington et ses partenaires arabes sur la question humanitaire.
  • Bezalel Smotrich, ministre des Finances, partage la ligne dure de Ben Gvir et réclame lui aussi la reprise de la guerre “jusqu’à l’élimination complète du Hamas”.
  • Une partie du Likoud, plus pragmatique, redoute que la coalition ne s’effondre sous la pression des extrêmes.

En coulisse, les tensions s’accumulent. Certains députés du Likoud, selon Israel Hayom, jugent “irresponsable” de menacer la stabilité du gouvernement “au moment même où Tsahal combat encore à Rafah et Khan Younès”.

Une opinion publique qui penche vers la fermeté

Sur le terrain politique, Ben Gvir sait qu’il n’est pas seul.
Selon un sondage publié par Channel 12 cette semaine, près de 62 % des Israéliens estiment que “la guerre doit se poursuivre jusqu’à la destruction totale du Hamas”, même au prix d’un isolement international.
Un chiffre qui conforte la posture du ministre, perçu comme celui qui “dit tout haut ce que d’autres pensent tout bas”.

Netanyahou sous pression

Face à cette offensive verbale, Benjamin Netanyahou reste silencieux.
Son entourage se borne à rappeler que “toutes les options sont sur la table” et que “la trêve actuelle ne vaut pas cessez-le-feu”.
Mais selon plusieurs analystes, ce silence traduit l’embarras :
le Premier ministre doit à la fois rassurer ses partenaires internationaux et conserver une coalition où les faucons menacent de claquer la porte.

L’équation devient intenable : Washington exige une reprise des négociations de trêve durable, tandis que les ministres de droite réclament une guerre sans fin jusqu’à “la disparition physique du Hamas”.

Entre rhétorique et réalité

Pour l’heure, Ben Gvir n’a pas quitté le gouvernement — mais il en a fixé les conditions de survie.
Son message est clair : soit Netanyahou relance la guerre totale, soit il gouvernera sans lui.
Dans un pays où chaque mot du 7 octobre reste gravé dans la mémoire collective, la menace du ministre ne relève plus seulement du calcul politique : c’est un cri de guerre adressé à un Premier ministre sur la corde raide.

Tsahal poursuit ses opérations ciblées à Gaza, mais le vrai champ de bataille — pour le pouvoir et la légitimité — est peut-être déjà à Jérusalem.

 

Israël riposte avec fureur : 30 commandants du Hamas éliminés en une nuit

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Dans un message d’une clarté implacable, Tsahal a frappé fort la nuit dernière dans la bande de Gaza. Selon le rapport exclusif du Maariv (source originale), près de 100 terroristes palestiniens ont été neutralisés, dont 30 commandants de compagnies et de sections du Hamas.
Un chiffre qui illustre une stratégie nouvelle : décapiter méthodiquement les chaînes de commandement, casser le moral du terrain, et prouver que le renseignement israélien voit tout.

Les frappes, menées sous la direction du Commandement Sud et du renseignement militaire (AMAN), ont visé simultanément Rafah, Khan Younès et la ville de Gaza.
Elles ont été décidées après deux provocations atroces : la mort du réserviste Efi Feldbaum z’’l, tombé à Rafah mardi, et la profanation du corps d’Ophir Tzarfati z’’l par des membres du Hamas lors d’un échange de dépouilles.

« Le message est limpide : le Hamas est transparent. Nous savons qui commande, où il dort, et quand il sort de son tunnel », a déclaré un haut responsable de Tsahal cité par Maariv.

 

Un coup de filet “chirurgical” au cœur du Hamas

Selon les estimations militaires, les commandants ciblés appartenaient au niveau intermédiaire — celui qui assure la transmission directe des ordres sur le terrain.
Cette couche stratégique est précisément celle qui garantit la continuité opérationnelle du Hamas.
En la frappant de plein fouet, Israël vise à désorganiser le flux d’exécution, rendre impossible toute coordination efficace entre les bataillons restants, et instaurer une peur permanente dans les rangs.

« C’est exactement ce que nous avons fait au Hezbollah l’an dernier », explique un officier de réserve interrogé par Israel Hayom.
« Quand chaque commandant sait qu’il peut être ciblé à tout instant, il pense d’abord à sauver sa peau avant d’exécuter un ordre. »


Une guerre du renseignement totale

Cette offensive a aussi démontré le niveau exceptionnel de coordination entre Tsahal, le Shin Bet et l’armée de l’air.
Les trois agences ont mis en place une cartographie dynamique des structures de commandement du Hamas.
Des “signatures numériques” — issues d’écoutes, de repérages visuels et de capteurs aériens — permettent désormais d’identifier un cadre ennemi en quelques secondes et de déclencher un tir de précision avant qu’il ne change de position.

Selon Maariv, plus de 300 munitions intelligentes ont été utilisées dans les 24 dernières heures, un chiffre qui montre la bascule d’Israël vers une guerre d’attrition technologique, à distance, mais d’une létalité redoutable.


Le retour à la trêve : une pause fragile

À 10h ce matin, après ces frappes massives, Tsahal a annoncé le rétablissement de la trêve humanitaire, suivant la directive du gouvernement et la demande américaine.
Mais sur le terrain, personne n’y croit vraiment.
Les soldats continuent de patrouiller dans le sud de la bande, tandis que les drones israéliens survolent les zones de Khan Younès.

Un officier cité par Maariv résume la situation :

« La trêve est un mot diplomatique. Pour nous, c’est une phase de préparation à la prochaine vague. Le Hamas, lui, se cache dans les tunnels — et nous savons exactement où. »


Une guerre qui ne laisse aucun répit

Ce nouvel assaut porte un double message :

  1. À Gaza : chaque commandant du Hamas est une cible légitime jusqu’à sa neutralisation.
  2. À l’international : Israël n’acceptera aucune “victoire symbolique” du Hamas, même temporaire.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a rappelé aujourd’hui que “la guerre ne se terminera que lorsque le Hamas aura disparu”.
Et même dans le cadre des discussions sur la trêve, Israël insiste sur la clause non négociable : aucun retour du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.


Une victoire tactique, un avertissement stratégique

En moins de douze heures, Israël a envoyé un message à Téhéran, à Beyrouth et à Doha : son appareil militaire reste au sommet de sa puissance de frappe.
Mais cette victoire partielle souligne aussi la profondeur de la guerre à venir.
Le Hamas a perdu des hommes, mais pas encore sa capacité idéologique à nourrir la haine.

Dans les rues de Gaza, les habitants comptent les morts — mais dans les bunkers de Tel Aviv, les analystes observent un phénomène : le réseau ennemi se fissure.
Le chaos organisé du Hamas devient, lentement, un effondrement calculé.

Israël, de son côté, prépare déjà “la phase suivante” : une série d’opérations clandestines pour frapper les derniers bastions de commandement cachés sous les ruines.
Le message est simple, brutal, et sans appel : aucun tunnel n’est assez profond pour échapper à la justice d’Israël.

 

Israël – révélations sur Efi Feldbaum z’’l : quand un héros de réserve se heurtait déjà aux méthodes du Shin Bet

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Le pays a appris hier la mort au combat du réserviste Efi (Yona Efraïm) Feldbaum z’’l à Rafah. Quelques heures plus tard, une autre vérité — plus ancienne — resurgit : il y a 14 ans, la Sécurité intérieure (Shin Bet) avait tenté de le recruter comme informateur contre ses amis de Judée-Samarie, selon des documents et un témoignage publiés ce matin. Un récit âpre, qui éclaire la trajectoire d’un homme tombé en soldat — et la zone grise de nos services dans la lutte antiterroriste. ערוץ 7

D’après le flash d’INN/Arutz 7, le journaliste Elchanan Groner a révélé que Feldbaum — à l’époque habitant de Nahliel — s’était retrouvé pris dans un engrenage : retrait de son permis d’arme après un incident d’autodéfense, rendez-vous « amicaux » avec un agent promettant de l’aider à récupérer son arme, enveloppes de quelques centaines de shekels à la clé… jusqu’au moment où la conversation dévie vers des « noms » et des « questions » sur ses camarades. Comprenant le piège, Feldbaum alerte un proche et l’ONG Honenu, publie, et coupe le contact. ערוץ 7

La publication tranche par son timing et son authenticité : elle ne vise ni à salir la mémoire d’un soldat, ni à blanchir une stratégie. Elle dit deux choses. D’abord, la guerre contre le terrorisme — islamiste ou autre — expose l’État à une tentation permanente : confondre efficacité et facilité. Ensuite, Feldbaum reste, par-delà l’épisode, l’Israélien qui aura cuisiné pour des soldats seuls, élevé cinq enfants, et repris les armes en citoyen-réserviste jusqu’à tomber pour la défense du pays.

Politiquement, la révélation fera grincer des dents. À gauche, on y verra la preuve d’une « dérive » passée des méthodes du Shin Bet envers les milieux national-religieux. À droite, certains s’en serviront pour exiger des lignes rouges plus strictes dans le renseignement interne. Mais il faut poser la bonne question : ces méthodes ont-elles fait avancer la sécurité d’Israël ? Ou ont-elles, au contraire, fracturé une confiance civique dont l’armée a désespérément besoin ? Le sacrifice final de Feldbaum z’’l rappelle que la cohésion nationale est notre mur d’acier — et que l’éthique opérationnelle en est une brique.

Sur le plan institutionnel, l’affaire appelle un audit froid : traçabilité des « incentives » utilisés par les agents, contrôle juridico-opérationnel des approches sensibles, et capacité d’auto-correction. La guerre longue contre le Hamas, le Jihad islamique et les filiales iraniennes exige un binôme gagnant : renseignement agressif contre l’ennemi — et respect scrupuleux des civils israéliens. C’est l’intérêt matériel de la sécurité intérieure. C’est aussi l’hommage le plus juste à un réserviste tombé hier sous le feu.

Dans la tempête présente, la vie de Feldbaum z’’l — avec ses combats et ses refus — dit quelque chose d’essentiel : la victoire d’Israël ne se résume pas au nombre de chefs terroristes neutralisés, mais à la capacité de rester une société sûre d’elle, un État de droit, une armée aimée de son peuple. Cela ne s’oppose pas ; cela se tient. Et c’est précisément ce que nos ennemis n’arrivent pas à comprendre. ערוץ 7


Liban : « Faites la paix avec Israël » — la déflagration verbale d’un ex-ministre libanais

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Le tabou a sauté à Beyrouth. L’ancien ministre et ex-membre du cabinet sécuritaire libanais, Youssef Salameh, appelle ouvertement son pays à « faire la paix avec Israël » et à accepter « le diktat américain » visant le désarmement immédiat du Hezbollah. Dans un paysage politique verrouillé par la peur et les milices, la phrase sonne comme une sirène d’alarme — et comme une fenêtre d’opportunité stratégique pour Jérusalem. (חדשות סרוגים)

Selon l’entretien relayé aujourd’hui par le site Srugim, Salameh ne se cache plus derrière l’ambiguïté. « Tout sauf un vrai accord de paix avec Israël sera vain », dit-il, plaidant pour un « courage politique » qui fasse passer l’intérêt national avant les postures et les mythologies. Surtout, il accepte noir sur blanc l’exigence américaine de démanteler le Hezbollah, milice pro-iranienne qui a confisqué la souveraineté libanaise et entraîné le pays dans l’escalade contre Israël depuis le 8 octobre 2023. (חדשות סרוגים)

Le même Salameh ajoute une confession lourde : Beyrouth « s’est menti à lui-même » au sujet de la résolution 1701 de l’ONU, censée, depuis 2006, imposer une zone sans milices au sud du Litani. « Nous avons trompé le monde, nous n’avons rien appliqué, on ne nous croit plus. » L’aveu est capital : il reconnaît l’échec total de l’État libanais à faire respecter le droit international — un vide que le Hezbollah a exploité pour installer sa machine de guerre à la frontière d’Israël. Pour Jérusalem, c’est la démonstration, par un acteur libanais de premier plan, que la menace au Nord n’est pas une fatalité culturelle mais un choix politique réversible. (חדשות סרוגים)

Les réactions officielles à Beyrouth restent, pour l’heure, prudentes. Mais le contexte explique le courage inhabituel de l’ex-ministre : depuis deux ans de guerre contre le Hamas et d’échanges de feu quasi-quotidiens au Nord, le Liban paie le prix d’un « État captif ». Économie exsangue, émigration massive, infrastructures délabrées : la population voit dans l’enlisement militaire du Hezbollah une impasse nationale. Quand Salameh parle, il dit tout haut ce qu’une partie de l’élite pense tout bas : sans rupture avec la logique de milice — donc sans paix avec Israël — il n’y a pas de retour à la souveraineté.

Côté israélien, l’intérêt est clair et assumé : faire appliquer effectivement 1701 — désarmement au sud du Litani, retrait des forces promues par l’Iran — ou, a minima, ériger une nouvelle architecture de sécurité qui éloigne la menace du front domestique. L’aveu libanais facilite la plaidoirie d’Israël auprès de Washington et des Européens : la « normalisation » au Nord ne passe pas par des pirouettes diplomatiques mais par un fait simple — la fin du Hezbollah armé. Et si un ancien ministre libanais le dit, l’argument gagne en légitimité.

Reste la politique : un « accord de paix » suppose un État qui parle au nom du Liban — et contrôle son territoire. C’est précisément ce qui manque. L’option la plus réaliste, à court terme, serait un paquet américano-arabe : pression économique ciblée sur les réseaux du Hezbollah, garanties de reconstruction graduelle pour des secteurs civils, et déploiement robuste d’une force internationale réoutillée — avec des règles d’engagement qui dissuadent vraiment les tirs. Les propos de Salameh offrent à ce plan un premier vernis local.

Le message à Téhéran est, lui, limpide : l’axe iranien ne peut plus prétendre parler « au nom des Libanais ». Un ex-ministre le dit, haut et fort : l’intérêt national du Liban passe par la paix avec Israël et par le démantèlement du proxy chiite. À Jérusalem, on n’en demandait pas tant : cette parole peut être transformée en levier diplomatique — et en couverture morale — pour exiger des étapes concrètes sur le terrain. La fenêtre est mince ; elle est réelle.

Au bout du compte, ce frémissement politique au Liban résonne comme un avertissement aux tenants du statu quo : le temps des milices ne peut pas être indéfini. La région bascule vers des logiques de sécurité plus nettes, où l’ambiguïté coûte des vies. Si Beyrouth veut redevenir une capitale souveraine, l’alignement avec la stabilité — et donc avec la paix — n’est plus une option : c’est un impératif vital. (חדשות סרוגים)

 

L’Allemagne accorde plus d’un milliard de dollars d’aide supplémentaire aux survivants de la Shoah

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Près de quatre-vingts ans après la libération des camps, l’Allemagne vient de signer un accord historique avec la Claims Conference pour verser plus d’un milliard de dollars d’aides aux survivants de la Shoah et, pour la première fois, aux Justes parmi les nations. Une décision à forte charge morale, saluée à Jérusalem comme un acte de mémoire et de responsabilité.

C’est un chiffre qui dit tout : plus de 1,05 milliard de dollars, soit environ 900 millions d’euros, seront alloués en 2026 aux rescapés de la Shoah encore en vie. L’annonce, faite ce mercredi 29 octobre par la Claims Conference après de longues négociations avec le ministère allemand des Finances, marque l’augmentation la plus importante depuis la création du dispositif d’indemnisation. Selon les estimations, plus de 200 000 survivants en bénéficieront, notamment ceux dont la santé s’est fragilisée avec l’âge.

« Ce budget historique est vital pour permettre aux survivants d’achever leur vie dans la dignité, dans leurs foyers, avec le respect qui leur a tant manqué », a déclaré Gideon Taylor, président de la Claims Conference, dans un communiqué repris par Srugim.

Cette aide financière couvrira principalement les soins à domicile, les traitements médicaux et les aides aux personnes dépendantes. L’âge moyen des survivants s’élève désormais à 88,5 ans, et nombre d’entre eux vivent seuls, parfois en dessous du seuil de pauvreté. Le programme permettra à plus de 127 000 bénéficiaires d’obtenir une aide annuelle d’environ 1 450 euros.

Un signal de continuité morale

Cet accord intervient dans un contexte économique difficile pour Berlin. La récession et l’envolée des dépenses de défense auraient pu servir de prétexte à un gel de ces versements. Il n’en a rien été. Pour l’Allemagne, la continuité de la mémoire prime sur les contraintes budgétaires.

La chancellerie, dirigée par Friedrich Merz, a confirmé qu’il s’agissait d’un engagement politique et éthique, au-delà du simple geste financier. En parallèle, Berlin prolonge jusqu’en 2029 son financement du programme éducatif sur la Shoah, doté de 175 millions d’euros supplémentaires. Il servira à soutenir la recherche, à former des enseignants et à créer de nouveaux contenus pour les médias et le cinéma.

Cette initiative répond aussi à un phénomène préoccupant : la baisse du niveau de connaissance historique de la Shoah, constatée en Europe et aux États-Unis, et la montée de discours antisémites dans les réseaux sociaux. L’objectif, selon les autorités allemandes, est clair : “Empêcher que la banalisation du mal ne redevienne possible.”

Les Justes parmi les nations, pour la première fois reconnus

Pour la première fois, le programme d’aide inclut également les Justes parmi les nations, ces hommes et femmes non juifs qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs pendant la Shoah. Ils bénéficieront eux aussi d’une assistance médicale et sociale comparable à celle accordée aux rescapés juifs.

« Même quatre-vingts ans après la fin de la guerre, le gouvernement allemand continue d’assumer sa responsabilité envers toutes les victimes et leurs sauveteurs. Chaque survivant et chaque Juste mérite de vivre et de vieillir dans la dignité », a souligné Colette Avital, ancienne députée et membre de la délégation de négociation.

À Jérusalem, le mémorial de Yad Vashem (yadvashem.org) a salué une décision « portant la voix du souvenir face à l’oubli ». Selon le musée, les fonds destinés à l’éducation permettront d’enrichir les programmes de témoignages vivants et d’archives numériques.

Une mémoire toujours politique

Ce geste fort s’inscrit dans une série de tensions diplomatiques où l’Allemagne tente de réaffirmer son rôle de garant de la mémoire juive, notamment face aux accusations d’antisémitisme qui ont récemment visé certains mouvements européens. Dans un monde où les récits se brouillent, Berlin veut rappeler la permanence de sa responsabilité historique.

Mais pour Israël, cette annonce dépasse la symbolique. Elle témoigne d’une relation bilatérale stable, malgré les désaccords politiques récents, et d’un attachement sincère à la mémoire du peuple juif.

« Dans le tumulte des alliances et des crises, ce rappel de l’histoire est un acte de justice », confiait hier soir un diplomate israélien à Haaretz. « Les survivants n’ont plus beaucoup de temps. Chaque année de soutien compte comme une victoire sur le silence. »

L’accord, présenté comme le plus vaste jamais conclu, souligne une vérité simple : la mémoire de la Shoah n’appartient pas seulement au passé, mais à la conscience du monde.

En Virginie, des étudiants musulmans rejouent des enlèvements de Juifs : la vidéo qui horrifie l’Amérique

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Un scandale glaçant secoue les États-Unis. Dans un lycée de l’État de Virginie, des étudiants musulmans ont mis en scène de fausses « enlèvements » inspirés des attaques du Hamas. Les vidéos, publiées sur les réseaux sociaux, montrent des adolescents cagoulés recouvrant la tête de leurs camarades avant de les jeter dans un coffre de voiture. Le tout présenté, selon eux, comme une « plaisanterie satirique ». Mais pour la communauté juive locale, le choc est immense : « C’est traumatisant, surtout après le 7 octobre », a dénoncé le district scolaire de Fairfax.

Les séquences, tournées dans l’enceinte même d’un établissement public, ont rapidement fait le tour d’Internet. On y voit plusieurs élèves — identifiés comme membres de l’Association des étudiants musulmans (MSA) — simuler l’enlèvement d’un camarade, un sac noir sur la tête, avant de l’enfermer dans le coffre d’un véhicule qui démarre en trombe. Dans un autre clip, un élève coiffé d’une keffieh pousse un ami dans une poubelle avant de « l’enlever » sous les rires de ses camarades. Ces vidéos étaient censées promouvoir leur club universitaire.

Mais la mise en scène d’actes évoquant les crimes du Hamas du 7 octobre — les enlèvements, la terreur, les humiliations — a immédiatement provoqué une onde de colère à travers les États-Unis. Le district de Fairfax a publié un communiqué d’une rare sévérité :

« Ces vidéos décrivent des scènes d’une extrême violence, traumatisantes pour notre communauté juive et pour nos élèves. Elles n’ont pas été approuvées par l’école, ni par le district. Les auteurs seront tenus pour responsables », a déclaré l’administration locale.

Selon C14.co.il (source directe), plusieurs élèves ont été suspendus. L’affaire a ensuite pris une tournure nationale après la réaction de la Jewish Community Relations Council (JCRC) de Washington, qui a dénoncé un climat d’hostilité croissante envers les Juifs :

« Voir des jeunes Américains transformer en blague l’enlèvement et la torture de civils israéliens est terrifiant. C’est un signe du déclin moral de nos écoles », a déclaré la directrice de la JCRC.

Ce scandale, survenu à quelques jours seulement des commémorations du massacre du 7 octobre, met une nouvelle fois en lumière la radicalisation idéologique dans les campus américains. Les universités comme Harvard, Columbia ou UCLA ont déjà été le théâtre de manifestations où l’on scandait « From the river to the sea », un slogan que de nombreuses organisations juives considèrent comme un appel à l’élimination d’Israël.

Le CAIR (Council on American-Islamic Relations), principale organisation musulmane américaine, a tenté de défendre les élèves, estimant que les vidéos étaient « mal interprétées » et relevaient de « l’humour maladroit ». Mais la justification a provoqué un tollé. De nombreux commentateurs ont rappelé que des familles israéliennes vivent encore le deuil de leurs proches enlevés et assassinés, et que la banalisation de ces gestes « ne relève plus de la satire, mais de la perversion morale ».

Dans plusieurs États, des associations d’enseignants et de parents ont exigé des formations obligatoires contre l’antisémitisme dans les établissements scolaires. La polémique a également réveillé un débat plus large sur l’usage des réseaux sociaux et la diffusion de la haine sous couvert d’humour. Des élus américains ont réclamé l’ouverture d’une enquête fédérale.

 

Ce n’est pas la première fois que de tels actes choquent l’Amérique post-7 octobre. En décembre 2023, un professeur de l’Université de Columbia avait été suspendu après avoir déclaré publiquement que « le Hamas n’avait fait que résister ». En 2024, plusieurs établissements avaient dû fermer temporairement leurs campus face aux menaces antisémites.

Cette fois, la violence symbolique touche le cœur du système éducatif américain : des adolescents nés après le 11 septembre rejouent des scènes d’enlèvement en ricanant — sans conscience du traumatisme collectif qu’ils ravivent.

« Ce n’est pas un gag, c’est une honte nationale », a réagi une mère juive dont la fille étudie dans le même district. « Nos enfants ne devraient jamais avoir peur d’aller à l’école parce qu’ils sont juifs ».

Le Département de l’Éducation de Virginie a promis de renforcer la surveillance des activités étudiantes et d’inclure, dès 2026, un module obligatoire sur la mémoire de la Shoah et la lutte contre la haine religieuse. Une décision saluée par la JCRC, qui appelle toutefois à « passer des mots aux actes ».

Ce nouvel épisode illustre la dérive inquiétante d’une partie de la jeunesse américaine, happée entre propagande en ligne et ignorance historique. Dans une société où les réseaux sociaux remplacent souvent les cours d’histoire, les symboles les plus abominables peuvent se transformer en « défis viraux ». Une banalisation dangereuse qui, cette fois, fait écho directement à la souffrance du peuple israélien.

 

 

Un soldat de Tsahal refoulé à Prague : la France l’a signalé comme criminel

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Un réserviste israélien, vétéran des combats de Gaza et du Liban, a été interpellé à son arrivée à Prague et refoulé vers Israël après une alerte « criminelle » émise par la France. Une erreur diplomatique ou un acte politique ? L’affaire provoque l’indignation en Israël et soulève des questions sur la sécurité juridique des soldats israéliens voyageant en Europe.

L’incident, rapporté par Ynet News ce mercredi 29 octobre 2025, s’est produit à l’aéroport Václav-Havel de Prague. L’homme, parti en vacances avec son épouse après plusieurs mois de service de réserve dans l’armée israélienne, a été arrêté par quatre policiers tchèques armés au moment du contrôle des passeports.
« Ils m’ont dit que je n’étais pas autorisé à entrer sur le territoire, sans me donner de raison précise. J’ai cru d’abord à une erreur administrative », a-t-il raconté.

Après plusieurs heures d’attente et d’interrogatoire, les autorités tchèques ont expliqué que la France avait diffusé une alerte Schengen de niveau “criminel”, interdisant à l’homme d’entrer dans tous les pays de l’Union européenne. Une mesure automatique, appliquée par l’ensemble des États membres — mais d’autant plus absurde que le réserviste n’a jamais mis les pieds en France.

« Je n’ai commis aucun crime. Je n’ai jamais visité la France. Je suis un soldat de réserve, pas un fugitif », a-t-il déclaré.
« J’ai été traité comme un criminel, enfermé des heures à l’aéroport avant d’être contraint de rentrer en Israël à mes frais. »

Quinze heures d’attente et aucune explication

L’homme et son épouse ont passé près de quinze heures en détention administrative, sans possibilité d’appeler ni de consulter un avocat local. Le couple a finalement dû acheter ses propres billets de retour, perdant ainsi l’intégralité de son séjour.

La police tchèque a indiqué que seule la France pouvait lever cette alerte, confirmant qu’elle mentionnait une suspicion de « crimes graves ». Malgré l’intervention du consulat israélien à Paris, aucune justification n’a été fournie par les autorités françaises.
Un représentant du ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé que le dossier restait « incompréhensible » et qu’il n’existait « aucun motif légal ou sécuritaire » justifiant un tel signalement.

« Nous avons demandé des explications aux autorités françaises, sans réponse pour l’instant », a précisé la diplomatie israélienne.
« Rien ne permet de relier cet incident au service militaire de l’intéressé. »

Un malaise diplomatique grandissant

L’affaire intervient dans un climat déjà tendu entre Israël et plusieurs pays européens, où la stigmatisation des soldats israéliens devient de plus en plus visible. Certains juristes évoquent la possibilité que l’alerte ait été émise à la suite d’une plainte militante ou d’un mauvais usage du système Schengen, parfois instrumentalisé par des associations pro-palestiniennes pour cibler des anciens combattants israéliens.

En 2024, des incidents similaires avaient déjà été signalés en Espagne et en Norvège, où des réservistes avaient été brièvement interrogés en raison de leur appartenance à Tsahal.
Mais jamais une alerte pénale émise par un pays tiers n’avait entraîné une interdiction d’entrée généralisée à l’échelle européenne.

« C’est une violation flagrante de la souveraineté israélienne et des droits fondamentaux de nos citoyens », a déclaré un député du Likoud à Channel 14, dénonçant « une chasse aux soldats israéliens sous couvert de procédures administratives ».

La peur d’une traque judiciaire contre les soldats israéliens

Depuis plusieurs mois, des ONG pro-israéliennes alertent sur le risque de “lawfare” — cette guerre judiciaire menée contre Israël par le biais de plaintes internationales, notamment en France, au Royaume-Uni et en Belgique.
Selon ces organisations, certaines bases de données européennes contiennent désormais des signalements nominatifs d’anciens combattants israéliens, classés arbitrairement comme « suspects » à la suite d’allégations déposées par des groupes militants.

L’ancien diplomate israélien Danny Ayalon a dénoncé une situation « intolérable » :

« Si un soldat de Tsahal, qui a risqué sa vie pour défendre Israël, peut être arrêté en Europe sur une simple notification politique, alors aucun Israélien n’est en sécurité à l’étranger. »

Israël exige des clarifications

L’ambassade d’Israël à Prague a demandé la levée immédiate de cette alerte et des excuses officielles. Le ministère israélien des Affaires étrangères prépare une protestation diplomatique formelle auprès de Paris, en coordination avec le ministère de la Justice.

À Jérusalem, le cas fait déjà école : plusieurs réservistes prévoient de porter plainte pour diffamation internationale si leur nom figure dans une base de données criminelle sans fondement.
Le ministère a également rappelé aux citoyens israéliens voyageant en Europe de vérifier leur statut avant le départ et de contacter le centre d’urgence consulaire en cas d’incident similaire.

Pour le réserviste, le sentiment d’humiliation reste intact :

« Je suis revenu d’une guerre, pas d’un crime. Et c’est dans un aéroport européen que j’ai été traité comme un terroriste. C’est honteux. »

L’affaire illustre le fossé grandissant entre la réalité sécuritaire d’Israël et certaines perceptions européennes. Tant que l’opacité du système Schengen perdurera, les soldats israéliens resteront exposés à une suspicion injustifiée — et à un soupçon de plus en plus politique.