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Israël Katz tranche : la station militaire Galei Tsahal fermera d’ici mars 2026

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C’est une décision historique qui marque la fin d’une ère médiatique en Israël. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé ce matin la fermeture définitive de la station de radio militaire Galei Tsahal (« La Voix de l’Armée »), dont les émissions cesseront au plus tard le 1er mars 2026. La station sœur Galgalatz, dédiée à la musique et à la sécurité routière, continuera de fonctionner.

« C’est une décision nécessaire pour préserver le caractère étatique de Tsahal et renforcer la confiance du public en l’armée », a déclaré Katz dans un communiqué. Le ministre soumettra la proposition à l’approbation du gouvernement, conformément à la procédure légale.

Fondée en 1950, Galei Tsahal (GLZ) a longtemps occupé une place unique dans le paysage médiatique israélien : une radio publique gérée par des soldats, écoutée par des millions de civils. Ses journalistes, souvent issus du service militaire, ont façonné plusieurs générations de grands noms de la presse israélienne. Mais depuis plusieurs années, la station faisait l’objet de vives critiques sur son orientation politique jugée trop marquée, et sur la confusion croissante entre information militaire et commentaire partisan.

La décision d’Israël Katz met fin à des mois de débats internes au ministère de la Défense. Plusieurs hauts gradés considéraient déjà que le maintien d’un média civil sous le giron de l’armée « n’était plus compatible avec la mission première de Tsahal ». D’autres y voyaient au contraire un symbole du lien unique entre l’armée et la société israélienne.

Les réactions n’ont pas tardé. D’anciens journalistes de la station ont dénoncé une « atteinte à la liberté de la presse », tandis que des députés de la coalition ont salué « un acte de restauration de la neutralité militaire ». Selon le député Likoud Miki Zohar, « Galei Tsahal est devenue depuis des années une plateforme politisée, éloignée de la voix de l’armée et du peuple ».

L’opposition, elle, accuse Katz d’« instrumentaliser l’armée à des fins politiques ». Yair Lapid a déclaré sur X (ex-Twitter) : « Fermer Galei Tsahal, c’est museler une voix critique. Après les journalistes, on s’en prend aux soldats ».

Cette fermeture s’inscrit dans un contexte plus large de recentralisation médiatique initiée par le gouvernement Netanyahou, qui souhaite renforcer le contrôle public sur les institutions d’État. Le débat n’est pas sans rappeler les tensions apparues ces dernières années autour de la télévision publique Kan 11, menacée elle aussi à plusieurs reprises de restructuration.

Pour Israël Katz, le choix est clair : Tsahal doit « se recentrer sur la sécurité » et non sur les talk-shows politiques. En interne, l’armée aurait déjà reçu instruction de préparer un plan de transition pour redéployer le personnel militaire et civil employé à la station.

Les émissions emblématiques comme Boker Tov Israël ou HaBoquer Shel Galei Tsahal cesseront donc après 75 ans d’antenne. Une page de la mémoire sonore israélienne se tourne — celle d’une radio née dans les camps de soldats, devenue un pilier du débat public.

Au-delà du symbole, cette fermeture pose une question plus vaste : celle du rapport entre l’armée, la démocratie et la liberté d’expression. Israël, société mobilisée et souvent en état d’urgence, a toujours entretenu un lien intime entre son armée et son espace civique. Katz choisit aujourd’hui de tracer une ligne nette entre les deux. Reste à savoir si le public israélien suivra cette orientation — ou regrettera la disparition d’une des voix les plus familières du pays.

Israël face à une vague d’exode : multiplication par quatre de la fuite des familles juives depuis 2024

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Les images de files d’attente interminables à l’aéroport Ben Gourion ne trompent plus : l’émigration israélienne atteint un niveau inédit. Selon les derniers chiffres publiés par le Bureau central des statistiques (CBS), le nombre de Juifs quittant Israël sans retour a quadruplé depuis 2022, marquant un tournant démographique, social et politique profond.

En 2024, le solde migratoire négatif — la différence entre les départs et les retours — a atteint près de 57 000 Israéliens, dont plus de 78 000 Juifs ayant quitté le pays pour seulement 24 000 retours. À titre de comparaison, le solde n’était que de 15 900 en 2022. Et selon les données partielles de 2025, la tendance se poursuit : plus de 54 000 départs nets sont attendus d’ici la fin de l’année.

Mais le plus préoccupant, selon le rapport, est le changement de profil des émigrants : il ne s’agit plus seulement de jeunes après leur service militaire cherchant une expérience à l’étranger, mais de familles entières, de couples mariés, souvent diplômés et insérés dans la vie active. Près de la moitié des départs concernent aujourd’hui des couples mariés, contre un tiers seulement parmi les retours.

Ce basculement a des conséquences considérables. « Lorsqu’une famille quitte Israël, ce sont non seulement deux adultes qui sortent du marché du travail et du système fiscal, mais aussi leurs enfants qui ne grandiront pas ici, n’iront pas à l’école israélienne et ne serviront pas dans Tsahal », résume un démographe cité par Calcalist.

Cette hémorragie silencieuse touche le cœur productif du pays : la classe moyenne, les actifs qualifiés, les enseignants, les ingénieurs et les entrepreneurs. Selon les chiffres, près de 60 % des émigrants ont entre 25 et 64 ans, âge clé pour la croissance économique et la natalité.

Le phénomène s’accompagne d’un recul du nombre d’olim (nouveaux immigrants). Après le pic de 2022 — 74 400 nouveaux arrivants, principalement venus d’Ukraine et de Russie —, le chiffre a chuté à 46 000 en 2023, puis 31 000 en 2024, et à peine 25 000 en 2025. Le flux d’aliya, longtemps moteur démographique du pays, ne compense donc plus les départs.

Le CBS précise que la définition du « départ permanent » a été révisée : désormais, un Israélien est considéré comme émigré après 275 jours passés à l’étranger sur une période de 12 mois, ce qui permet une mesure plus fine des départs réels.

Parmi les causes identifiées, les chercheurs évoquent une perte de confiance dans les institutions de l’État depuis la mise en place du gouvernement Netanyahou–Ben Gvir–Smotrich. Le climat politique tendu, la crise économique, la hausse du coût du logement et les incertitudes liées à la guerre ont renforcé le sentiment d’instabilité. « Ce ne sont pas les plus faibles qui partent, mais les plus forts — ceux qui peuvent se permettre de recommencer ailleurs », résume un économiste du Technion.

Les répercussions sont déjà visibles : baisse des inscriptions scolaires dans certaines villes, ralentissement du marché immobilier, notamment dans les périphéries, et érosion des recettes fiscales. Les départs massifs de familles touchent aussi les réseaux communautaires et la vie associative locale.

Un autre aspect inquiétant : la montée en flèche de l’émigration des nouveaux immigrants eux-mêmes. Deux tiers des sortants en 2023–2024 sont des olim installés depuis moins de cinq ans — un phénomène inédit. Nombre d’entre eux, venus de l’ex-Union soviétique, auraient vu Israël comme une étape temporaire vers l’Europe ou l’Amérique du Nord, profitant des conditions d’intégration avant de repartir.

Ce que certains qualifient désormais de “brain drain israélien” menace l’équilibre social et économique du pays à long terme. Car lorsque les familles instruites et économiquement solides partent, elles emportent avec elles le capital humain, éducatif et fiscal qui soutient les infrastructures publiques — éducation, santé, sécurité sociale.

À Jérusalem, le gouvernement évite pour l’instant de commenter ces données. Mais plusieurs députés de la coalition ont reconnu en privé que le phénomène est « plus grave qu’on ne le pensait », notamment dans les classes moyennes urbaines.

Ce n’est pas une crise conjoncturelle : c’est une fissure structurelle. Une société qui voit partir ses familles perd aussi une part de sa foi collective en l’avenir. Et dans un pays dont l’identité repose sur la promesse du retour, cette fuite des citoyens les plus ancrés est un signal d’alarme que ni les statistiques ni les slogans ne peuvent dissimuler.

Sécheresse en Iran : un régime à court d’eau — et peut-être à court d’options

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Les femmes iraniennes portent des masques de protection pour éviter de contracter un coronavirus, tout en marchant dans le Grand Bazar de Téhéran, Iran, 20 février 2020. (Crédit photo: WANA (WEST ASIA NEWS AGENCY) / NAZANIN TABATABAEE VIA REUTERS)

Une sécheresse historique frappe l’Iran : les réservoirs approchent de l’épuisement, les grandes villes manquent d’eau, et la colère sociale monte. Dans ce contexte, certains analystes avertissent que le régime des ayatollahs pourrait recourir à une distraction extérieure — notamment un nouvel affrontement avec Israël — pour canaliser la contestation intérieure. Le risque n’est pas seulement humanitaire : il est aussi géopolitique. (The Guardian)

Les faits : des barrages vides, des villes au bord du rationnement

Les données publiées ces dernières semaines sont sans appel : pluies exceptionnellement rares, fonte de la neige quasi inexistante et nappes souterraines très surexploitées ont conduit à une situation critique pour les approvisionnements urbains. Les réservoirs desservant Mashhad — la deuxième ville du pays — sont tombés sous la barre des 3 % de capacité, et des responsables ont même évoqué que l’eau potable de Téhéran pourrait « s’épuiser en quelques semaines » si la situation perdurait. Des coupures d’eau et des coupures d’électricité régulières ont déjà frappé plusieurs provinces. (The Guardian)

Réactions officielles et sociales : l’inquiétude grandit

Les autorités iraniennes, habituées à préserver l’image d’un État solide, multiplient les mesures d’urgence — restrictions, appels à l’économie d’eau, tentative d’importation de carburant et matériels — sans pour autant calmer la population. ONG et observateurs internationaux pointent l’échec d’une politique hydrique durable : gestion inefficace, agriculture ultra-consommatrice d’eau et creusement massif de puits clandestins ont aggravé la crise. Le constat est sévère : la sécheresse n’est plus seulement un défi environnemental, elle fragilise l’ordre social. (The Guardian)

Analyse : pourquoi un régime affaibli peut chercher la guerre

Sur le plan stratégique, plusieurs spécialistes soulignent une logique cruelle mais claire : un pouvoir confronté à une crise interne majeure a parfois intérêt à focaliser l’attention sur une menace extérieure pour maintenir la cohésion nationale et dévier la colère. La combinaison d’une économie en tension, de pénuries d’eau et d’un appareil sécuritaire coûteux crée un cocktail instable. Certains commentateurs vont plus loin : même si une confrontation avec Israël entraînerait des dégâts pour Téhéran, l’impact intérieur pourrait être jugé acceptable par le régime — « Israël souffrira, mais l’Iran souffrira cent fois plus », écrivent déjà des éditorialistes pro-gouvernementaux et anti-occidentaux, traduisant la rhétorique belliciste qui peut émerger. (The Guardian)

Dimension internationale : risques de contagion régionale

Une escalade irano-israélienne aurait des retombées au-delà de la frontière directe : renforcement des capacités militaires au Liban, au Yémen et en Syrie, perturbations des routes maritimes et hausse des prix de l’énergie. Par ailleurs, la détérioration humanitaire en Iran — déplacement intérieur, pénurie alimentaire et sanitaire — pourrait alimenter des flux migratoires et des tensions régionales supplémentaires. Les puissances occidentales et régionales surveillent désormais non seulement la posture nucléaire et balistique iranienne, mais aussi la résilience civile du pays. (The Guardian)

Enjeux pour Israël : responsabilité de la prévention et préparation

Pour Israël, la donne est double. D’une part, il s’agit de se préparer à des ripostes à longue distance (missiles, drones, attaques par procuration) et à une possible intensification des hostilités depuis plusieurs axes. D’autre part, la prudence stratégique exige d’exploiter toute fenêtre diplomatique pour isoler la République islamique et éviter une conflagration régionale. Les analystes israéliens rappellent que maintenir la supériorité défensive ne suffit pas : il faut aussi préserver l’espace politique et humanitaire qui limitera la capacité du régime iranien à instrumentaliser la crise domestique. (The Guardian)

Conséquences humanitaires et environnementales à long terme

Au-delà des calculs stratégiques, la sécheresse inflige des dégâts durables : affaissement des sols (sinkholes), salinisation des terres, effondrement des rendements agricoles et migrations internes massives. Sans réformes profondes — modernisation de l’irrigation, réorientation des cultures, investissements dans le traitement et la désalinisation — l’Iran risque une dégradation irréversible de certaines de ses régions fertiles, accentuant la précarité sociale et la pression sur les institutions. (The Guardian)

Conclusion — prévenir l’escalade, protéger les populations

La sécheresse iranienne est d’abord une tragédie humaine et environnementale. Mais elle est aussi un catalyseur de risques géopolitiques : un régime acculé peut préférer l’embrasement extérieur à la réforme intérieure. Pour Israël et la communauté internationale, la priorité doit rester double : se préparer à toutes les éventualités militaires, tout en multiplier les canaux diplomatiques et humanitaires susceptibles d’atténuer la crise et de réduire l’incitation à l’escalade. À défaut, le prix payé — en vies, en infrastructures et en stabilité régionale — pourrait être très lourd. (Al Jazeera)

« Ils m’ont torturé parce que je suis Juif » : le témoignage bouleversant d’un otage israélien libéré de Gaza

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Rom Breslavsky, ex-otage du Jihad islamique, livre un récit glaçant de son calvaire à Gaza. Dans une interview diffusée sur la chaîne 13, il raconte les coups, les humiliations et les tortures subies pendant sa captivité — et sa résistance, ancrée dans la foi.

C’est une voix tremblante, mais déterminée. Celle de Rom Breslavsky, jeune Israélien enlevé lors des attaques du 7 octobre et resté de longs mois captif à Gaza.
Son témoignage, diffusé cette semaine par Channel 13, a bouleversé l’opinion israélienne.
Il y décrit, avec une précision douloureuse, les violences infligées par ses geôliers et les tentatives d’humiliation filmées pour la propagande terroriste.

« Entre chaque prise, ils arrêtaient le tournage, me frappaient, et recommençaient », raconte-t-il.
« Ils disaient : “Sois plus sérieux, insulte Netanyahou, insulte Ben Gvir”. Puis un coup de poing. »


Family of Israeli Hostage Rom Braslavski Clears Islamic Jihad Captivity  Video for Publication - Israel News

La torture transformée en spectacle

Dans les vidéos diffusées par le Jihad islamique, les otages étaient forcés à lire des textes préparés, accusant Israël et ses dirigeants.
Mais derrière la mise en scène, Breslavsky décrit une cruauté systématique, conçue pour briser l’esprit de ses captifs.

« Ils me disaient : pleure, fais semblant d’avoir faim. Et quand je pleurais vraiment, ils riaient. »

Les tortures étaient quotidiennes : coups de câbles, privation de nourriture, musiques arabes diffusées en boucle pour empêcher le sommeil.
Le jeune homme se souvient de ce moment où la douleur est devenue insupportable :

« J’ai dit à mon tortionnaire : prends ton falafel du jour, garde-le, laisse-moi mourir de faim. Je préfère ça aux coups. »


Rom Braslavski's emotional reunion with his family Prime Minister's Office

La foi comme ultime résistance

Au milieu de cette barbarie, Rom Breslavsky s’accroche à sa foi.
Dans un élan de courage, il ose défier son bourreau :

« Je lui ai dit : tu crois qu’on est seuls ici ? Dieu nous voit. Il voit ce que tu me fais. Et Il te jugera. »

Ces mots lui valent une pluie de coups. Mais ils deviendront le symbole de sa survie.

« Je savais qu’ils pouvaient me tuer. Mais au moins, je voulais qu’ils sachent que j’étais encore un Juif, que je n’avais pas honte de l’être. »


💔 Quand vous entendez le témoignage de 💛Rom Breslavsky💛, votre cœur  refuse de croire. Deux ans seul. Deux années entières ,non pas dans un  tunnel, mais seul, enfermé parfois à côté des

“Pas à cause de Ben Gvir ou de Bibi — parce que je suis Juif”

Depuis sa libération, Breslavsky a dû affronter une autre épreuve : la récupération politique de son témoignage.
Certains médias de gauche ont insinué que les tortures seraient liées aux politiques sécuritaires d’Israël, notamment les mesures imposées par Ben Gvir dans les prisons.

Mais l’ancien otage balaie ces arguments avec fermeté :

« Ils m’ont torturé pour une seule raison : parce que je suis Juif.
Pas à cause de la politique, pas à cause d’un ministre. Juste parce que je suis Juif. »

Son affirmation résonne avec une intensité rare.
Elle rappelle la nature idéologique de la guerre menée par les organisations terroristes de Gaza, pour qui le simple fait d’être israélien — ou juif — suffit à condamner un être humain.


Un cri qui dépasse le témoignage

Le récit de Breslavsky n’est pas seulement celui d’un survivant ; c’est un acte d’accusation contre la barbarie islamiste.
Dans ses mots transparait l’abîme moral entre les ravisseurs et leurs victimes :

« Ils parlaient de Dieu, mais ils n’en ont aucune crainte. Leur Dieu, c’est la haine. »

Son témoignage s’ajoute à ceux d’autres otages libérés, confirmant le régime de terreur organisé dans les tunnels de Gaza : exécutions simulées, menaces d’abandon, violences physiques et psychologiques.


Israël écoute, le monde détourne les yeux

En Israël, ces récits suscitent un profond mélange de colère et de fierté : colère contre la cruauté du Hamas et du Jihad islamique ; fierté devant la dignité de ceux qui ont survécu sans renier leur foi.
Mais sur la scène internationale, le silence reste assourdissant.
Les grandes capitales, promptes à condamner Israël pour sa riposte à Gaza, restent muettes sur les crimes de guerre avérés commis contre les otages.

Chaque mot de Rom Breslavsky rappelle que derrière les débats diplomatiques, il y a des vies brisées, des corps suppliciés, et une haine viscérale d’Israël.
Et que dans cette guerre, la foi et la mémoire demeurent les seules armes d’un peuple qui refuse de s’effacer.


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Maroc : scandale après l’enterrement d’un militant BDS dans un cimetière juif de Casablanca

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La communauté juive du Maroc est sous le choc. À Casablanca, des proches du militant pro-BDS Tsion Oussidoun ont organisé son enterrement dans le cimetière juif de la ville, sans autorisation. L’incident, survenu ce week-end, a provoqué la colère des responsables communautaires, qui dénoncent une profanation et une provocation politique.

Le nom de Tsion Oussidoun, 77 ans, était bien connu des cercles antisionistes marocains. Chef de file du mouvement BDS local, il avait organisé de nombreuses manifestations contre Israël, accusant l’État hébreu de « crimes de guerre » à Gaza et appelant publiquement à boycotter les produits israéliens.
Sa mort, survenue après trois mois de coma, aurait pu passer inaperçue. Mais c’est la manière dont ses partisans ont choisi de lui rendre hommage qui a déclenché la tempête.

Selon plusieurs sources locales, les funérailles ont eu lieu au cimetière juif de Casablanca, un site historique datant du XIXᵉ siècle, où reposent de nombreux rabbins et notables de la communauté. L’événement s’est déroulé sans autorisation préalable des responsables communautaires, et s’est transformé en un rassemblement politique sous des drapeaux palestiniens.

« Ils ont piétiné des tombes, brisé des stèles anciennes et insulté les fidèles juifs venus protester », a dénoncé un responsable du comité juif local, cité par Mako.
« Voir un militant qui a soutenu le Hamas et applaudi le massacre du 7 octobre enterré parmi nos morts, c’est une honte nationale. »


Une humiliation ressentie comme une profanation

Les images circulant sur les réseaux sociaux montrent plusieurs dizaines de personnes brandissant des drapeaux palestiniens pendant la cérémonie.
Selon les témoins, des pierres tombales ont été endommagées et des fidèles juifs ont été expulsés manu militari lorsqu’ils ont tenté d’intervenir.
La scène a profondément choqué une communauté déjà éprouvée par les tensions politiques autour du rapprochement diplomatique entre Rabat et Jérusalem.

Des leaders communautaires envisagent désormais de demander le transfert du corps d’Oussidoun vers un autre cimetière, afin de restaurer la dignité du lieu.

« Cet homme n’avait rien de juif, ni dans ses actes ni dans ses paroles », a déclaré un notable de Casablanca.
« Il a fait campagne pour ceux qui ont assassiné nos frères en Israël. Comment pourrait-il reposer parmi nos ancêtres ? »


Le silence embarrassé des autorités marocaines

Les autorités de Casablanca n’ont pour l’heure publié aucun communiqué officiel.
Le ministère de l’Intérieur aurait toutefois demandé un rapport sur les conditions d’accès au cimetière, normalement surveillé et administré conjointement par la communauté juive et la municipalité.

En arrière-plan, cet incident intervient dans un contexte diplomatique délicat.
Le Maroc, signataire des Accords d’Abraham, entretient depuis 2020 des relations officielles avec Israël.
L’affaire Oussidoun risque de raviver les tensions entre les partisans du rapprochement et les mouvances islamistes pro-Hamas, très actives dans le pays.

« Les islamistes profitent du climat post-guerre de Gaza pour semer la discorde et affaiblir le dialogue interreligieux », analyse un universitaire de Rabat.
« Le choix de ce cimetière n’était pas une erreur : c’était un geste politique calculé. »


Un symbole de haine jusqu’au dernier souffle

Pour de nombreux observateurs, l’affaire dépasse le cadre local : elle révèle le retour d’un antisémitisme militant qui ne dit pas son nom.
Oussidoun, qui s’était autoproclamé “porte-voix du peuple palestinien au Maroc”, avait soutenu publiquement les attaques du Hamas après le 7 octobre.
Ses réseaux sociaux regorgeaient de propos virulents contre les Juifs marocains et les Israéliens.

Qu’un tel personnage repose aujourd’hui dans un cimetière juif, au milieu des victimes de pogroms et des figures religieuses du judaïsme marocain, est perçu comme une profanation morale et historique.

« Il a combattu la mémoire juive toute sa vie, et il vient aujourd’hui salir nos morts », résume avec amertume un membre de la communauté.


Entre mémoire et provocation

Cet incident souligne l’extrême fragilité du vivre-ensemble dans un royaume longtemps cité en exemple pour sa tolérance religieuse.
Si le roi Mohammed VI a réaffirmé à plusieurs reprises son attachement au patrimoine juif marocain, les actes de vandalisme récents, notamment à Fès et Tanger, montrent une radicalisation croissante d’une minorité influencée par la propagande islamiste internationale.

La communauté juive de Casablanca, l’une des plus anciennes du monde séfarade, demande désormais une enquête officielle et des excuses publiques.
Elle craint que cet épisode n’encourage d’autres provocations contre les sites juifs du pays.

« Ce n’est pas seulement une question de respect des morts », conclut un rabbin local.
« C’est une question de respect de notre histoire commune. »


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Le Hezbollah prépare la reprise des hostilités : Israël se remet en ordre de bataille dans le Nord

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Un an après la trêve fragile conclue sous médiation américaine, le Liban s’enfonce à nouveau dans les tensions. Ce jeudi matin, le Hezbollah a publié une série de communiqués enflammés dénonçant “la poursuite des agressions sionistes” et affirmant “le droit légitime de résister”. Dans le même temps, Tsahal a confirmé avoir frappé plusieurs positions du groupe dans le secteur de Saïda et de la vallée de la Bekaa, en réponse à des mouvements suspects repérés par ses drones de surveillance.

Pour la première fois depuis des mois, des signes clairs laissent entrevoir une reprise des tirs de roquettes contre les localités israéliennes du Nord. Dans un message adressé “au peuple libanais”, Hezbollah affirme que “l’ennemi ne vise pas seulement la résistance, mais tout le Liban”, reprenant la rhétorique classique d’un État “agresseur”.

En Israël, le ton est tout autre. Les renseignements militaires ont détecté des préparatifs logistiques dans plusieurs villages chiites situés entre Nabatiyeh et Tyr : renforcement de caches d’armes, déploiement de petites unités de reconnaissance, et augmentation du trafic radio entre commandants locaux du Hezbollah.

Le chef d’état-major Eyal Zamir a réuni hier le ministre de la Défense Israël Katz pour faire le point sur la situation. “Nous considérons ces signaux comme un avertissement”, a déclaré Katz. “Si le Hezbollah franchit la ligne rouge, nous réagirons avec la pleine puissance de Tsahal.”

Les tensions ont aussi une dimension politique interne. Au Liban, le président Joseph Aoun tente de préserver une façade de neutralité tout en subissant les pressions d’un Hezbollah de plus en plus isolé, critiqué pour son alliance stratégique avec l’Iran. Le Premier ministre Nawaf Salam plaide pour “le maintien du cessez-le-feu”, mais son autorité réelle sur les milices est inexistante.

Côté israélien, les dernières semaines ont vu une intensification des activités de renseignement aérien au-dessus du Sud-Liban. Tsahal affirme avoir éliminé Hussein Jaber Dib, membre de la redoutée unité “Radwan”, impliqué dans des attaques planifiées contre les avant-postes israéliens. Le porte-parole de l’armée a précisé : “Ce terroriste était l’un des cerveaux opérationnels de la branche sud du Hezbollah. Son élimination est un message clair.”

Selon les estimations du renseignement militaire israélien (Aman), le Hezbollah dispose encore de plus de 130 000 roquettes, dont certaines capables d’atteindre Tel Aviv. Mais sa capacité de lancement rapide aurait été largement amoindrie par les frappes israéliennes ciblées sur les dépôts d’armes et les tunnels frontaliers depuis 2024.

Les analystes rappellent que le Hezbollah traverse une période de fragilité financière et politique. Les sanctions américaines sur ses circuits de financement, combinées à la crise économique libanaise, ont réduit son influence dans plusieurs bastions historiques. “Le mouvement cherche à restaurer son image de résistance, même au prix d’une confrontation limitée avec Israël”, estime Eyal Ben-Reuven, général (rés.) et ancien commandant du front Nord.

Pour Israël, cette “préparation à la guerre” ne signifie pas une attaque imminente, mais une prudence maximale. Le nord du pays, de Metula à Kiryat Shmona, reste en état d’alerte élevée. Les villages évacués lors des dernières escalades sont toujours partiellement vides, certains habitants refusant de revenir tant que le Hezbollah n’aura pas été désarmé au sud du Litani, comme l’exige la résolution 1701 de l’ONU.

Dans les airs, les avions de chasse de Tsahal multiplient les passages à basse altitude. “Le Hezbollah tente de tester notre réactivité, mais nous restons prêts”, déclare un officier de l’armée de l’air. Le ministère de la Défense a par ailleurs confirmé que le plan d’évacuation des civils du Nord avait été mis à jour “en cas d’incident majeur”.

Les États-Unis suivent de près la situation. Le département d’État a exhorté “toutes les parties à la retenue”, tout en rappelant le “droit d’Israël à se défendre”. En coulisse, Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche, entretient un canal direct avec Jérusalem pour prévenir toute escalade incontrôlée. Selon Politico, un émissaire américain aurait déjà rencontré les autorités libanaises pour les avertir qu’“une attaque du Hezbollah provoquerait une riposte dévastatrice”.

La France, encore influente à Beyrouth, tente de sauver l’accord de trêve signé l’an dernier sous médiation conjointe de l’ONU et du Qatar. Mais les diplomates sur place reconnaissent que “la patience d’Israël s’épuise”.

Les militaires israéliens en sont convaincus : le Hezbollah se prépare à la guerre, même s’il n’ose pas encore la déclencher. Dans les salles de commandement du Nord, les cartes sont prêtes, les cibles connues, les escadrilles alignées.

“Nous avons quitté Gaza et réduit notre présence en Syrie”, résume un officier supérieur de Tsahal. “Si Nasrallah veut tester Israël, il le fera cette fois à ses dépens. L’armée est prête à frapper Dahiyeh, la Bekaa et au-delà.”

L’automne 2025 pourrait bien marquer la fin de la “pause stratégique” entre Israël et le Hezbollah — et le début d’un nouveau cycle d’affrontement que plus personne, ni à Beyrouth ni à Jérusalem, ne semble en mesure d’arrêter.

Juan Carlos, le roi déchu d’Espagne, brise le silence : “Oui, j’ai tué mon frère — et je vis avec ça depuis soixante-dix ans”

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C’est une confession tardive, presque une absolution publique. À 87 ans, l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos Ier, exilé à Dubaï depuis 2020 après des scandales financiers, vient de publier ses mémoires, “Pious”, où il révèle pour la première fois les détails du drame qui a marqué sa vie : la mort accidentelle de son frère cadet Alfonso, tué par une balle tirée de sa main en 1956.

“Nous jouions avec un pistolet que nous pensions vide”, écrit-il. “J’ai pressé la détente. Le coup est parti. Le projectile l’a frappé au visage. Il s’est effondré. Il avait quatorze ans.”
Des mots sobres, sans détour, mais d’une intensité glaçante. Ce passage d’à peine deux pages suffit à faire trembler tout un pays.

L’accident s’était produit dans la résidence familiale de Estoril, au Portugal, où vivait la famille royale en exil depuis la chute du roi Alphonse XIII. Juan Carlos, alors âgé de 18 ans, était cadet à l’académie militaire espagnole — et pressenti, déjà, pour incarner la restauration monarchique que préparait le dictateur Francisco Franco.

À l’époque, l’événement avait été entouré de silence. Aucune enquête officielle n’avait été ouverte, aucune responsabilité n’avait été publiquement établie. Le régime franquiste, soucieux de protéger l’image du jeune prince, avait parlé d’un “accident domestique”. Pendant des décennies, l’Espagne s’était tue, entre compassion et malaise.

Dans ses mémoires, Juan Carlos brise enfin ce tabou : “Il n’y a pas un jour où je n’y pense pas. Si Alfonso n’était pas mort, ma vie aurait été moins sombre, moins solitaire.” Il décrit son frère comme “un enfant joyeux, plus brillant que moi, plus libre”.

Mais le livre ne se limite pas à ce souvenir tragique. C’est un règlement de comptes politique et familial. Le roi déchu y accuse son fils, le roi Felipe VI, de “l’avoir abandonné par devoir politique”, et confie sa colère face à une monarchie qui, selon lui, “a renié ses racines”.

Il y exprime aussi sa nostalgie de Franco — celui qui l’avait formé, adoubé, et fait roi en 1975 à sa mort. “Franco avait un sens aigu de l’unité nationale. Il m’a dit un jour : ‘Majesté, quoi qu’il arrive, gardez l’Espagne unie’. Je lui ai promis de le faire.” Une phrase qui a choqué nombre d’Espagnols, rappelant l’ombre pesante du franquisme sur la transition démocratique.

Pourtant, ce même Juan Carlos est celui qui, en 1981, a tenu tête aux putschistes militaires, apparaissant en uniforme à la télévision pour défendre la démocratie. Ce geste héroïque lui valut une adoration quasi mystique. Mais les dernières années de son règne ont terni ce prestige : chasse aux éléphants en Afrique, amitiés douteuses, commissions occultes versées par des monarchies du Golfe, puis exil.

Dans son autobiographie, il reconnaît avoir accepté “une donation de 100 millions de dollars du roi d’Arabie saoudite”, mais la qualifie de “cadeau symbolique”. “J’ai commis une erreur. J’aurais dû refuser. C’était une autre époque”, écrit-il.

Il évoque également sa maîtresse, la mondaine germano-danoise Corinna Larsen, avec laquelle il vécut un long scandale amoureux. “Je ne justifie rien, mais je n’ai jamais cessé d’aimer mon épouse Sofia”, écrit-il, évoquant la reine émérite restée à Madrid.

Dans un ton presque testamentaire, Juan Carlos dit espérer mourir en Espagne : “Je veux être enterré à Madrid, aux côtés de mes ancêtres. Je ne veux pas que la honte de l’exil soit ma dernière demeure.”

La sortie du livre, publiée d’abord en France avant son édition espagnole prévue en décembre, provoque un séisme médiatique. Les journaux madrilènes oscillent entre compassion et gêne. El País parle d’un “cri d’âme d’un roi brisé”. ABC, plus monarchiste, salue “la confession d’un homme avant tout humain”.

Mais une partie de la gauche républicaine réclame déjà que la justice rouvre certains dossiers financiers liés à l’ancien monarque. “Cette autobiographie n’efface ni les mensonges ni les millions cachés dans les paradis fiscaux”, a réagi Íñigo Errejón, chef du parti Más País.

Pour les monarchistes, au contraire, c’est un acte de vérité : “Juan Carlos a incarné l’Espagne moderne, imparfaite mais courageuse. Il mérite d’être jugé pour ses erreurs, pas pour ses ennemis”, a déclaré un éditorial de La Razón.

La scène la plus poignante du livre reste cette phrase, écrite d’une main tremblante :

“Je l’ai tué sans le vouloir, et je me suis condamné à vivre pour le dire.”

Soixante-dix ans après, le roi déchu fait enfin face à son propre passé — celui d’un adolescent devenu symbole d’un pays en reconstruction, puis d’un homme seul face à sa faute et à son déclin.

Rafah : Israël dément les rumeurs sur la dépouille d’Hadar Goldin parmi les 200 terroristes – les tunnels du Hamas deviennent une poudrière diplomatique

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La rumeur avait enflammé les réseaux sociaux : la dépouille du lieutenant Hadar Goldin, tombé au combat à Rafah en 2014 et retenue depuis par le Hamas, aurait été localisée dans le même réseau de tunnels où se trouvent près de 200 terroristes piégés sous le sol de la ville. Ce jeudi matin, Tsahal a formellement démenti ces informations, accusant certains médias arabes et des comptes pro-Hamas de “diffuser des mensonges à visée psychologique”.

L’armée israélienne a précisé que les forces spéciales opérant dans le secteur sud de Rafah “n’ont trouvé à ce stade aucun élément prouvant la présence de dépouilles de soldats israéliens dans les galeries concernées”. Ces tunnels, situés de l’autre côté du “ligne jaune” — limite technique entre la zone palestinienne et le territoire israélien —, sont au centre d’une crise humanitaire et stratégique majeure, puisque plusieurs centaines de combattants du Hamas y seraient bloqués depuis le début des frappes ciblées.

La rumeur s’est propagée après une série de publications sur la chaîne Telegram Al-Manar, liée au Hezbollah, évoquant la “récupération d’un corps d’officier israélien”. Très vite, des chaînes arabes comme Al-Mayadeen ont relayé cette version, prétendant que l’ADN correspondait à celui du lieutenant Goldin. Tsahal a immédiatement réagi : “Ces allégations sont fausses et visent à provoquer la douleur des familles endeuillées.”

Pour la famille Goldin, chaque rumeur est un supplice. Depuis onze ans, Leah et Simha Goldin se battent pour que leur fils soit restitué. “Nous vivons entre l’espoir et la manipulation”, a déclaré la mère. “Le Hamas continue d’utiliser les corps comme une arme politique, et certains médias s’en rendent complices.”

Cette affaire survient dans un contexte explosif. Selon plusieurs sources diplomatiques, Washington fait pression sur Israël pour permettre un couloir de sortie à quelque 150 à 200 terroristes retranchés dans les tunnels de Rafah, en échange de leur reddition et du démantèlement symbolique de certaines unités du Hamas. Un “test” du plan Trump en vingt points pour la fin de la guerre, dont la sixième clause prévoit une amnistie partielle pour les combattants acceptant de déposer les armes.

Mais Jérusalem reste inflexible. Le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré ce matin : “Aucun terroriste ne sortira vivant de ces tunnels sans reddition totale et sans que justice soit rendue pour nos morts et nos otages.” Il a aussi confirmé que les unités du génie de combat poursuivent “une opération chirurgicale de neutralisation” des galeries souterraines, en évitant les zones où des civils pourraient être piégés.

Le lieutenant-colonel (réserviste) Ronen Tzur, spécialiste du renseignement, résume la situation : “Ce réseau souterrain est devenu le cimetière du Hamas. Ce que certains appellent une trêve humanitaire, eux l’utilisent pour se réorganiser.”

Les négociations menées par le Qatar et la Turquie n’ont pour l’instant pas abouti. Ankara aurait proposé une “médiation humanitaire” sous contrôle international, permettant l’extraction de blessés palestiniens et la récupération de dépouilles — y compris israéliennes. Mais pour Jérusalem, la proposition est jugée inacceptable tant que le Hamas détient encore quatre otages israéliens vivants.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a rappelé la ligne rouge du gouvernement : “La récupération des corps de nos soldats est un devoir sacré, mais elle ne se fera pas au prix de concessions à des assassins.” Une position partagée par l’état-major, qui redoute que l’exploitation politique du dossier Goldin n’affaiblisse la pression militaire.

Dans les médias israéliens, la colère est palpable. “Utiliser les morts pour un gain médiatique, c’est franchir un seuil d’inhumanité que même le Hamas dépasse rarement”, écrit le chroniqueur Amit Segal. Sur les réseaux sociaux, des milliers d’Israéliens ont partagé la photo d’Hadar avec le hashtag #BringHadarHome accompagné du drapeau bleu et blanc.

Sur le terrain, les opérations se poursuivent. Tsahal a confirmé la destruction de plusieurs tunnels connectés à Rafah, équipés de systèmes de communication indépendants et de stocks d’armes lourdes. Selon des estimations militaires, près de 40 % des infrastructures souterraines du Hamas seraient désormais neutralisées.

Mais l’enjeu dépasse la tactique. Pour Israël, la bataille des tunnels symbolise la lutte morale contre un ennemi qui se cache derrière les morts, vivants ou disparus. “C’est une guerre pour la dignité”, a confié un officier. “Hadar Goldin n’est pas un symbole de deuil, mais de fidélité. Nous ne cesserons pas tant que chaque soldat ne sera pas rentré chez lui.”

Toronto : des étudiants juifs attaqués lors d’un événement pro-israélien – la police parle d’acte de haine

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Une nouvelle flambée d’antisémitisme secoue le Canada. Mercredi soir, un groupe d’étudiants juifs réunis à l’université de Toronto pour un événement de soutien à Tsahal a été pris à partie par des militants pro-palestiniens. La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, montre des dizaines d’individus encerclant les participants, hurlant « Free Palestine ! » et « Zionists go home ! » avant que des coups ne soient échangés. Plusieurs jeunes ont été blessés, deux hospitalisés, tandis que la police de Toronto a ouvert une enquête pour crime haineux.

L’événement, organisé par une association d’étudiants israéliens en collaboration avec des vétérans de Tsahal, devait être un moment d’échange et de témoignage. Selon les organisateurs, les soldats invités — tous récemment démobilisés — devaient parler de leur expérience humanitaire à Gaza et du soutien moral de la diaspora. Mais dès le début de la soirée, des groupes pro-palestiniens avaient appelé à manifester. « Nous avons vu les messages circuler sur Instagram, avec des appels explicites à “faire taire les soldats sionistes” », raconte l’une des organisatrices, Sarah Levy, encore sous le choc. « La sécurité du campus n’a rien fait pour nous protéger. »

Vers 20h30, les manifestants ont pénétré dans le hall du bâtiment où se tenait la conférence. Des drapeaux palestiniens ont été brandis, des slogans anti-israéliens scandés, puis des projectiles — bouteilles et œufs — ont été lancés vers les participants. Un témoin affirme avoir entendu un agresseur crier : « Nous allons faire de Toronto une nouvelle Gaza ! » Des étudiants se sont réfugiés dans une salle, barricadant la porte jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.

La police de Toronto a confirmé que l’enquête avait été confiée à l’unité spécialisée dans les crimes haineux. Le chef de la police, Myron Demkiw, a dénoncé un acte « intolérable et incompatible avec les valeurs canadiennes ». Le Premier ministre Justin Trudeau, régulièrement critiqué pour sa tiédeur face à la montée de l’antisémitisme, a réagi sur X (ancien Twitter) : « Aucune idéologie ne justifie la violence contre les étudiants juifs. Le Canada est un pays où la peur ne doit pas remplacer le débat. »

Mais cette déclaration n’a guère calmé les inquiétudes. Selon la Fédération juive du Grand Toronto, les incidents antisémites ont augmenté de 400 % depuis le 7 octobre 2023. Graffitis, menaces, agressions verbales : le Canada anglophone, longtemps perçu comme un bastion de tolérance, découvre une radicalisation croissante sur ses campus.

Le président du Centre pour Israël et les Affaires juives (CIJA), Shimon Koffler Fogel, a dénoncé « l’hypocrisie des universités canadiennes, qui prétendent défendre la diversité mais laissent prospérer la haine anti-juive sous couvert de militantisme politique ». Il rappelle que plusieurs établissements — dont McGill et UBC — ont refusé de sanctionner des associations ayant justifié les massacres du 7 octobre.

Du côté israélien, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem a condamné « une attaque antisémite violente et coordonnée contre des jeunes juifs pacifiques », exhortant Ottawa à « prendre des mesures concrètes pour protéger ses citoyens juifs ». Selon un diplomate israélien en poste au Canada, « les ambassades israéliennes reçoivent chaque semaine des signalements d’étudiants agressés ou ostracisés pour avoir affiché leur soutien à Israël ».

L’incident de Toronto illustre un phénomène global : la démonisation d’Israël dans le monde académique occidental. Des groupes se réclamant du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) ont investi les campus, transformant le discours antisioniste en véritable idéologie de la haine. « Aujourd’hui, être pro-Israël sur un campus nord-américain, c’est risquer sa sécurité », déplore l’essayiste Barbara Kay, qui évoque « un climat d’intimidation qui rappelle les années 1930 en Europe ».

Les États-Unis connaissent une dérive similaire. À New York, Harvard, Columbia ou UCLA, des étudiants juifs ont dû être escortés par la police. Au Royaume-Uni, des professeurs ont démissionné après avoir reçu des menaces pour avoir dénoncé le Hamas. En France, le ministère de l’Enseignement supérieur a recensé plus de 300 incidents antisémites depuis 2023.

À Toronto, l’université a publié un communiqué prudent, condamnant « toute forme de violence » mais sans évoquer explicitement l’antisémitisme. Une neutralité jugée insultante par les victimes. « Nous ne sommes pas un groupe politique », réagit une étudiante blessée. « Nous parlions de la vie des soldats, pas de politique. Et ils ont voulu nous faire taire parce que nous sommes juifs. »

Le lendemain, une veillée silencieuse a été organisée sur le campus. Des centaines d’étudiants juifs et chrétiens y ont participé, brandissant des pancartes : “Never again is now” et “Jews have the right to speak.”

L’agression de Toronto ne changera peut-être pas les mentalités du jour au lendemain. Mais elle rappelle une vérité dérangeante : en 2025, même au Canada, l’antisémitisme n’a pas disparu — il a simplement changé de visage.

Israël : reconnaissance officielle du Forum Takana, une victoire morale contre les abus dans le monde religieux

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C’est un tournant discret mais historique : après plus de vingt ans d’existence, le Forum Takana, organisme indépendant chargé de traiter les plaintes pour abus sexuels commis par des figures d’autorité dans le public religieux, a obtenu sa reconnaissance officielle par le ministère du Bien-être et des Affaires sociales. Un acte administratif, certes, mais porteur d’une portée symbolique majeure dans une société où le silence autour des violences sexuelles religieuses fut longtemps la norme.

Créé au début des années 2000 par un groupe de rabbins, d’enseignants, de psychologues et de juristes issus du courant sioniste religieux, le Forum Takana (mot hébreu signifiant “réparation”) avait pour objectif de répondre à un vide moral : comment dénoncer et sanctionner des abus commis par des éducateurs, rabbins ou dirigeants communautaires, lorsque les victimes, souvent mineures ou dépendantes spirituellement, craignaient la honte, l’exclusion ou l’incrédulité ?

Désormais reconnu comme centre officiel d’aide et de conseil, le forum bénéficie d’un soutien institutionnel qui lui permettra d’étendre ses activités et de renforcer la coordination avec la police et la justice. “Cette reconnaissance n’est pas qu’un tampon administratif, c’est une affirmation de valeurs”, a déclaré Me Lili Getz-Horowitz, directrice du Forum. “Nous disons haut et fort que la sainteté n’est pas une immunité, et que la foi ne saurait être un prétexte à l’impunité.”

Le Forum Takana s’est souvent trouvé à contre-courant d’une culture du silence bien enracinée. Ses interventions, parfois polémiques, ont abouti à la mise à l’écart de plusieurs enseignants et responsables religieux accusés d’abus sexuels sur des mineurs ou des élèves adultes. Le modèle du Forum est unique : il offre à la fois une écoute confidentielle pour les victimes et une procédure d’interpellation des auteurs présumés, pouvant aller jusqu’à des sanctions internes (suspension, retrait de fonctions, suivi thérapeutique).

Ce fonctionnement, longtemps perçu comme “interne” au monde religieux, a suscité des critiques de juristes laïcs, inquiets d’un risque d’“autarcie judiciaire”. Mais le Forum Takana a progressivement évolué vers une collaboration directe avec le système judiciaire israélien. Aujourd’hui, toute affaire grave est signalée au parquet, tout en maintenant un accompagnement des victimes sur le plan spirituel et psychologique.

Pour le ministère du Bien-être, cette reconnaissance traduit “une convergence entre justice civile et éthique religieuse”. Dans son communiqué, le ministre a salué “le courage de ceux qui ont choisi la transparence dans un milieu où la réputation a souvent primé sur la vérité”.

Dans le monde religieux, la décision est perçue comme un “changement d’époque”. Le rabbin Yuval Cherlow, cofondateur du Forum, parle d’“un jour de purification morale”. “Pendant trop longtemps, nous avons cru que laver le linge sale en famille suffisait. Mais la dissimulation est un poison. La véritable réparation passe par la vérité.”

Les victimes, elles, se disent soulagées. Une jeune femme, ancienne élève d’une école religieuse, confie sous anonymat : “Quand j’ai contacté le Forum Takana il y a cinq ans, j’étais terrifiée. Ils m’ont écoutée, ils m’ont crue. Sans eux, je n’aurais jamais eu la force de parler.”

Le mouvement féministe religieux salue aussi cette reconnaissance. L’organisation Bat Melech, qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales, parle d’“une avancée essentielle pour la dignité des victimes dans la société orthodoxe”.

Les opposants au Forum, principalement dans les milieux ultra-orthodoxes non sionistes, dénoncent quant à eux “une ingérence de l’État dans les affaires du clergé”. Mais l’opinion publique israélienne, marquée par les scandales récents ayant impliqué des figures charismatiques de la religion, perçoit la décision comme un signal salutaire : désormais, nul n’est au-dessus de la loi.

En recevant l’accréditation officielle, Me Lili Getz-Horowitz a prononcé une phrase qui résume l’esprit du Forum : “Notre mission n’est pas de punir, mais d’empêcher. Nous voulons que chaque victime sache qu’elle n’est plus seule, et que chaque auteur potentiel sache qu’il sera vu.”

Le Forum Takana, longtemps marginal, devient ainsi un acteur central dans la lutte contre les violences sexuelles dans le secteur religieux — une alliance rare entre la Thora et la justice civile, entre l’écoute et la vérité. Dans un pays où la foi est souvent perçue comme un bouclier, cette reconnaissance sonne comme un rappel : la lumière divine ne tolère pas l’ombre du silence.