Accueil Blog Page 46

Il n’existe pas de terrorisme juif

0

Selon l’autrice Naama Drory, l’expression “terrorisme juif”, utilisée récemment pour qualifier les violences commises par des groupes de jeunes extrémistes en Judée-Samarie, est non seulement inexacte mais politiquement manipulée. Ces actes — incendies, dégradations, agressions — sont graves, inutiles, et nuisent à Israël, mais ne constituent pas du terrorisme au sens strict.

Elle explique : qualifier ces violences de “terrorisme” revient à minimiser le terrorisme arabe, qui frappe les Juifs depuis plus de 120 ans : massacres de 1929, Maalot, Oslo, meurtre de la petite Shalhevet Pass, famille Fogel, enlèvement de trois adolescents, assassinat d’Ori Ansbacher, et bien sûr le 7 octobre. Cette violence est organisée, soutenue socialement, institutionnalisée — ce qui n’a rien à voir avec les actions isolées de quelques dizaines de jeunes juifs immédiatement condamnées par la société israélienne.

Drory rappelle que même lorsqu’un général avait simulé l’enlèvement d’un Arabe par un Juif en 2024, l’opinion publique avait rejeté cette assimilation. Elle cite également les propos de responsables du Shin Bet ayant confondu “terrorisme juif” et “terrorisme arabe”, ce qui selon elle témoigne d’une perte de repères qui a contribué aux échecs du 7 octobre.

Elle conclut : il faut réserver le mot “terrorisme” à ce qu’il est réellement — une stratégie de terreur soutenue par une population et des institutions — pour éviter les amalgames et ne pas affaiblir la lutte contre le terrorisme palestinien.

France : un jeune Marocain ayant crié “sales Juifs” condamné à huit mois de prison

0

Un jeune homme de 25 ans, d’origine marocaine, a été condamné à huit mois de prison ferme et interdit d’approcher des synagogues après avoir insulté une famille juive à Béziers. L’incident a eu lieu un samedi, le 19 juillet, alors que la famille, composée de cinq personnes, marchait le long des boulevards Auguste-Albertini.

Selon la plainte, le jeune homme aurait crié depuis sa voiture : “Libérez la Palestine, sales Juifs !”. Des témoins l’ont suivi et filmé son véhicule, permettant son identification. Devant le tribunal, il reconnaît avoir crié “Libérez la Palestine”, mais nie avoir prononcé “sales Juifs”, affirmant que cela “ne correspond pas à [ses] valeurs”.

Il ajoute ne pas avoir su que les victimes étaient juives : “Je n’ai pas vu de kippa. Je ne savais pas qu’ils portaient des chapeaux ou des manteaux traditionnels. Si j’avais su, je n’aurais rien dit.”

Le procureur, peu convaincu, souligne que le père de famille — un dentiste juif lui-même d’origine marocaine — a parfaitement compris les insultes. En larmes à la barre, ce dernier lance au prévenu :
“Pourquoi me jeter ‘Libérez la Palestine’ à la figure ? Tu crois que je suis responsable ? Même cela, c’est une insulte : c’est le nouveau ‘sale Juif’. Mes petits-enfants ont été traumatisés.”

L’avocate de la famille, Corinne Serfati, rappelle :
“Pas un jour ne passe sans un acte antisémite en France. Dire ‘Libérez la Palestine’ à des Juifs dans la rue n’est pas innocent : c’est une manière codée de dire ‘sale Juif’.”

Le tribunal suit les réquisitions du procureur : 12 mois de prison dont huit ferme, interdiction d’approcher des synagogues, et 5 000 € d’amende. L’avocat du prévenu annonce faire appel.

“Hitler avait raison” et “Tais-toi, Juif” : la tempête antisémite menaçant Nigel Farage

0

Nigel Farage, leader du parti de droite radicale Reform UK, connu pour son combat contre l’immigration et actuellement largement en tête dans les sondages britanniques, fait face à de graves accusations concernant des comportements violents, racistes et antisémites lorsqu’il était adolescent, il y a plus de quarante ans. Après une semaine de silence, il s’est exprimé, mais sans démentir totalement.

Un reportage du Guardian a révélé des témoignages d’anciens camarades et professeurs de Dulwich College, une prestigieuse école privée, affirmant que le jeune Farage aurait harcelé des élèves juifs et issus de minorités, proféré des insultes comme “Hitler avait raison” ou encore chanté “envoyez-les tous dans les chambres à gaz”.

Peter Ettedgui, un ancien élève juif devenu cinéaste primé, raconte que Farage “surgissait” derrière lui pour lui dire : “Hitler avait raison” ou “Mettez-les tous au gaz”. Un autre témoin affirme qu’il chantait :
“Mettez tous les Pakis, tous les Yids, tous les Coons dans les chambres à gaz.”

Farage, interrogé par la BBC, nie avoir jamais “blessé quelqu’un directement” mais reconnaît que “c’était il y a 49 ans” et que certaines plaisanteries “peuvent être interprétées différemment aujourd’hui”. À plusieurs reprises, il évite de confirmer “catégoriquement” les dénégations de son porte-parole, créant davantage de confusion.

Ces révélations provoquent une onde de choc dans un contexte où Reform UK promet une politique d’immigration extrêmement dure et aspire à mettre fin à des décennies d’alternance entre conservateurs et travaillistes. Le Premier ministre Keir Starmer qualifie les accusations de “très préoccupantes”.

Plusieurs témoins cités dans l’enquête affirment ne pas prétendre que Farage a conservé ces opinions aujourd’hui, mais exigent de la “clarté morale” de la part d’un homme susceptible de devenir Premier ministre. Farage, qui a bâti sa carrière sur le Brexit et la lutte contre l’immigration musulmane, nie toute appartenance à des groupes extrémistes mais n’a pas présenté d’excuses claires.

L’affaire divise profondément la scène politique britannique et relance le débat sur l’antisémitisme latent dans certains milieux nationalistes. Selon d’anciens élèves de Dulwich College, Farage avait été décrit à l’époque par certains enseignants comme un “fasciste”, notamment en raison de son admiration pour le politicien anti-immigration Enoch Powell.

Ses adversaires reprochent également à Reform UK une “culture toxique” : plusieurs membres ont récemment tenu des propos racistes, sans être exclus du parti. Les critiques appellent Farage à assumer son passé et à s’excuser auprès des victimes, faute de quoi il “n’est pas apte à diriger le pays”.

 

Du christianisme aux lignes de front : l’histoire bouleversante de Levi Prager, le réserviste venu de Hollande qui a découvert sa judéité à 17 ans

0

L’histoire de Levi Prager pourrait être un scénario de cinéma : un adolescent élevé comme chrétien aux Pays-Bas qui découvre à 17 ans, presque par accident, qu’il est juif — avant de devenir soldat de Tsahal, réserviste dévoué et militant acharné pour les droits des soldats isolés. Le récit publié par Ynet retrace le parcours singulier de ce jeune homme, dont la quête d’identité l’a mené des églises néerlandaises aux combats les plus intenses de la guerre contre le Hamas.

Tout commence en 2016, lorsque sa grand-mère, Sara, reçoit un document officiel du gouvernement allemand. On y reconnaît la survivante de la Shoah parmi les ayants droit à des compensations. Pour la famille, c’est presque une anecdote. Pour Levi, c’est un choc. Il comprend soudain que son identité familiale repose sur un secret : sa grand-mère avait caché sa judéité après la guerre, « par peur que l’histoire se répète », dit-il. Il grandit pourtant comme un chrétien ordinaire, fêtant Noël, Pâques, allant à l’église avec sa grand-mère.

Mais ce document réveille quelque chose. « J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose », raconte-t-il. À la recherche d’un repère, il tape un jour sur Google : “Juifs aux Pays-Bas”. La première adresse qui apparaît est celle du Beth Habad d’Almere. Il s’y rend, rencontre l’émissaire du mouvement, qui confirme : il est juif selon la halakha.

Cette révélation bouleverse son existence. Il commence à étudier le judaïsme, célèbre sa bar-mitsva à 18 ans, puis rejoint un programme Taglit-Birthright pour découvrir Israël. Contrairement à la plupart des participants, qui repartent ensuite chez eux, Levi comprend immédiatement : sa vie est ici.

Il fait son aliyah via Nefesh B’Nefesh, s’installe au kibboutz Maagan Michael, apprend l’hébreu et travaille dans les espaces verts. Le jeune Néerlandais s’enrôle ensuite dans Tsahal. Destiné au renseignement, il insiste pour servir dans une unité combattante : il rejoint finalement la Sayeret Nahal, l’une des unités d’élite.

Au fil des années, Prager effectue plus de 300 jours de réserve, tout en étudiant à l’Université Reichman (ex-IDC Herzliya). Lorsque le Hamas attaque Israël le 7 octobre, Levi est en vacances aux Pays-Bas, prêt à commencer un nouveau semestre. Il allume la télévision, voit les images du massacre, et annonce à ses parents : « Je rentre pour me battre avec mes amis ». Il n’y a pas de vols. Il attend quatre jours, puis embarque dans un avion bondé de soldats revenant d’un bout du monde.

En Israël, il rejoint sa compagnie de réserve, chargée de l’évacuation et du sauvetage des blessés. Pendant des semaines, il vit dans le chaos, combattant, aidant, portant sur ses épaules des camarades gravement blessés. Il admet que le choc psychologique a laissé des traces. Il n’a pourtant jamais envisagé de partir. « Je me sentais juif, je me sentais Israélien. Je ne pouvais pas être ailleurs », raconte-t-il.

À l’université, malgré ses absences prolongées, le personnel académique se plie en quatre pour l’aider. Une conseillère lui est assignée pour prévenir les professeurs lorsqu’il est mobilisé, lui préparer des programmes personnalisés à son retour. « C’était incroyable », dit-il. « Certains professeurs m’ont même aidé bénévolement, après les cours, dans des cafés. »

Son engagement dépasse pourtant sa propre trajectoire. Levi milite depuis quatre ans dans l’association “Matsmikhim Knafayim”, dédiée aux soldats isolés — nouveaux immigrants, jeunes sortis du monde haredi ou jeunes sans soutien familial. Il témoigne à la Knesset, exige plus de droits, raconte aux députés la dure réalité des soldats sans foyer stable. L’un de ses discours est devenu viral :
« Je me suis séparé de mes parents en Hollande sans savoir si je les reverrais. Je me bats pour Israël, mais je dors sur des canapés, de maison en maison. Beaucoup de soldats isolés n’ont nulle part où aller. »

Le témoignage résonne d’autant plus fort que Levi lui-même a vécu une rupture sentimentale qui l’a laissé sans famille d’accueil. « C’était très dur », admet-il. Il poursuit néanmoins ses études et son engagement, convaincu que « chaque soldat isolé mérite un toit, un soutien psychologique, une chance de réussir. »

L’histoire de Levi Prager est celle d’une identité retrouvée, d’un courage discret, d’un devoir assumé. Mais elle dit aussi quelque chose d’Israël : ce pays qui peut absorber, intégrer et transformer un jeune néerlandais chrétien en soldat fier de son uniforme. Un Israël accueilli comme une maison retrouvée.

Dans un monde où l’antisémitisme renaît, où des jeunes juifs cachent leur étoile de David dans les campus européens et américains, Levi Prager a fait le chemin inverse : il a choisi d’être juif au grand jour — au front, en uniforme, en hébreu.

Un choix que seule une identité profondément ressentie peut expliquer.

 

Voici la ville où l’espérance de vie est la plus élevée en Israël, selon le rapport du CBS

0

Le dernier rapport du Bureau central des statistiques (CBS) dresse un portrait saisissant des inégalités sociales en Israël, révélant notamment quelles villes offrent à leurs habitants la vie la plus longue — et lesquelles restent à la traîne. Sans surprise, la corrélation entre richesse, éducation et santé ressort avec une clarté brutale : dans les villes les plus favorisées, on vit près de dix ans de plus que dans les localités les plus pauvres.

La ville qui enregistre l’espérance de vie la plus élevée d’Israël est Modi’in-Maccabim-Reout, avec une moyenne remarquable de 87,5 ans. Ce chiffre dépasse d’environ 5 % la moyenne nationale, qui s’établit entre 2019 et 2023 à 83,1 ans. À l’autre extrémité du classement, la ville où l’espérance de vie est la plus basse est Umm al-Fahm, avec seulement 78,8 ans, un écart qui témoigne de fractures profondes dans l’accès aux soins et dans les conditions de vie.

Juste derrière Modi’in, on retrouve des villes à haut niveau socio-économique : Raanana (86,7), Hod Hasharon (85,7), Givatayim (85,4), Kfar Saba (85,3) et Herzliya (85,2). Toutes appartiennent aux groupes socio-économiques supérieurs et bénéficient d’une forte concentration de diplômés, d’un accès facilité aux services médicaux et d’un niveau de vie globalement élevé.

Les grandes villes, étonnamment, se situent autour de la moyenne haute : Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa affichent toutes une espérance de vie comprise entre 85,3 et 85,4 ans. Pour Haïfa, longtemps pointée du doigt pour sa pollution industrielle, ces chiffres constituent un démenti intéressant aux études alarmistes des dernières années.

À l’inverse, plusieurs villes à faibles revenus figurent parmi les dernières du classement : Acre (79,2), Rah’at (79,8), Tibériade (80,5), Lod (80,5) et Nazareth (80,5). Ces localités cumulent souvent éloignement des grands hôpitaux, densité de population, pauvreté accrue et systèmes éducatifs fragilisés.

Ce constat, déjà bien connu des experts en santé publique, est confirmé par les données du CBS : plus le niveau socio-économique d’une localité est élevé, plus ses habitants vivent longtemps. Plus il est bas, plus l’espérance de vie chute. La santé, en Israël comme ailleurs, reste étroitement liée à la qualité de l’environnement, au niveau d’éducation et au revenu familial.

Le rapport explore également l’univers du logement, révélant une autre facette frappante des inégalités. Quatre villes se démarquent par un taux très élevé de logements loués : Mitzpe Ramon (57 % de locations), Harish (51 %), Tel-Aviv (48 %) et Givatayim (42 %). À l’opposé, à Umm al-Fahm et Nazareth, moins de 10 % des logements sont loués, signe de profils socio-économiques différents — mais également de faibles capacités de mobilité résidentielle.

Du côté de l’éducation, la divergence est tout aussi nette. Dans les deux déciles les plus élevés, 60 % des habitants sont titulaires d’un diplôme universitaire. Dans les localités les plus pauvres, ils ne sont que 12 %. L’une des communautés les plus éduquées du pays se trouve à Elkana, où 74 % des habitants possèdent un diplôme académique. Dans les grandes villes, Tel-Aviv se distingue avec 48 % de diplômés, suivie de Haïfa (35 %) et Jérusalem (18 %). Ces chiffres, très hétérogènes, influent directement sur les revenus, la santé et l’accès aux services essentiels.

Le rapport aborde également les taux de réussite au baccalauréat. Sans surprise, les villes les plus aisées dominent : Givatayim et Modi’in dépassent 90 % de réussite, suivies de Herzliya, Hod Hasharon et Raanana (environ 90 %). À l’inverse, les villes à majorité haredi – Modi’in Illit, Bnei Brak, Beitar Illit et Beit Shemesh – enregistrent des taux inférieurs à 10 %, reflet d’un système éducatif souvent déconnecté du cursus officiel.

Pour les autorités locales, ce rapport met en lumière trois urgences : réduire les écarts éducatifs, améliorer l’accès aux soins dans les villes périphériques, et lutter contre les inégalités structurelles qui fragilisent les populations les plus pauvres. Pour Israël, dont la population vieillit rapidement, ces données sont un miroir sans concession.

Ce qui ressort avec le plus de force du rapport du CBS, c’est que la santé n’est pas simplement affaire de biologie, mais de contexte : infrastructures, niveau de vie, distance aux hôpitaux, qualité de l’éducation, exposition à la pollution. Vivre à cinq kilomètres de plus d’un centre médical peut, littéralement, faire perdre des années de vie.

L’espérance de vie en Israël reste élevée par rapport à la moyenne mondiale, mais les écarts internes montrent une réalité complexe : un pays innovant, performant et moderne, mais aussi profondément inégalitaire. Et tant que la carte socio-économique du pays continuera de se superposer à celle de la santé, ces écarts resteront visibles — et lourds de conséquences.

 

Crise à Ashdod : l’État menace de contourner les salariés d’Elta pour faire avancer un projet stratégique à 3,7 milliards de shekels

0

Un bras de fer inédit se joue autour du géant technologique Elta Systems, filiale de l’Industrie aéronautique israélienne (IAI) et l’un des piliers de la défense nationale, notamment grâce à ses radars utilisés dans le Dôme de Fer — un symbole de souveraineté technologique.
Selon une enquête exclusive publiée par Calcalist, l’État a menacé d’avancer seul le vaste projet de relocalisation de l’usine d’Ashdod, après que le comité des salariés a exigé une compensation de 150 000 shekels par employé, soit près de 700 millions de shekels au total.

Ce projet colossal — d’un montant estimé à 3,7 milliards de shekels — vise à déplacer l’usine actuelle, située à l’est d’Ashdod, vers une zone méridionale proche d’une réserve naturelle, afin de libérer un terrain stratégique destiné à accueillir un nouveau quartier résidentiel haredi sur environ 11 000 dunams.


Un accord historique… bloqué par une demande de compensation

Depuis des années, Israël tente de libérer la zone urbaine bloquée par la présence de l’usine Elta, dont l’emplacement empêche le développement d’un vaste projet immobilier censé transformer le nord-est d’Ashdod.

L’accord, qui devait être signé cette semaine entre :

Elta Systems,
l’Autorité des terres d’Israël (Rami),
– et le ministère des Finances,

prévoit :

– un transfert d’Elta vers un terrain de 250 dunams au sud d’Ashdod,
– un financement massif par Rami pour reconstruire l’usine sur un site modernisé,
– un développement urbain immédiat de la zone libérée.

Mais le comité des salariés d’Elta — représentant 4 500 employés — a posé une condition : 150 000 shekels de compensation par travailleur, soit près de 700 millions de shekels supplémentaires.

Face à cette exigence, Elta a gelé la signature prévue.


La menace de Rami : “Nous avancerons même unilatéralement”

Selon les informations de Calcalist, Ruth Afriat, directrice de la division économique de Rami, a transmis hier un message cinglant à l’Autorité des sociétés publiques, tutelle de l’IAI :

« Nous avons l’intention d’avancer le projet, même de manière unilatérale. »

Cette formulation, rarement utilisée dans des projets d’une telle ampleur, signifie clairement que l’État est prêt à contourner le comité des salariés, voire à créer une pression institutionnelle susceptible de mettre en danger la continuité des activités industrielles locales.

Si Rami met sa menace à exécution :

– les organisations écologistes pourraient exiger l’arrêt ou la réduction de l’activité du site actuel ;
– les institutions d’urbanisme pourraient bloquer toute extension d’Elta ;
– Elta perdrait la garantie d’obtenir un terrain alternatif gratuit pour reconstruire son complexe industriel ;
– la pression sociale et réglementaire pourrait s’accroître.


Une usine stratégique… mais un obstacle urbain majeur

L’usine Elta, qui s’étend sur 194 dunams, n’est pas seulement une installation industrielle : elle développe des technologies critiques de renseignement, de surveillance aérienne, de cybersécurité et d’armement.
Mais sa présence empêche la municipalité de lancer la construction d’un quartier résidentiel de grande ampleur, sur un terrain agricole encerclé par :

– Kibboutz Kvoutsat Yavne,
– Gan Hadarom,
– Gan Yavne,
– et la ville d’Ashdod.

L’enjeu est donc double :

  1. Débloquer un gigantesque projet immobilier pour répondre à la crise du logement,
  2. Assurer la continuité de production de technologies sensibles pour la défense nationale.

Le conflit actuel met ces deux objectifs en collision.


Les employés exigent des garanties financières et sociales

Le comité d’Elta affirme que le déplacement de l’usine :

– impose un changement radical des conditions de travail,
– risque de perturber la mobilité des employés,
– et exige des compensations “proportionnées à l’impact”.

Pour l’État, cette demande de 150 000 shekels par employé est jugée excessive, d’autant que le budget total dépasse déjà les 3,7 milliards de shekels.

Cette exigence pourrait faire exploser le budget et mettre en péril l’accord.


Un dossier explosif entre urbanisme, sécurité nationale et politique sociale

Cette affaire cristallise plusieurs enjeux nationaux :

1. Sécurité israélienne
Elta développe des systèmes essentiels pour la défense, y compris des composants pour Dôme de Fer.
Toute perturbation de sa production aurait un coût sécuritaire.

2. Urbanisme stratégique
La pénurie de logements en Israël rend indispensable l’ouverture de nouveaux quartiers, notamment dans les grandes villes.

3. Gouvernance publique
La menace de passer outre les salariés souligne la frustration de l’État après des années de blocages administratifs.

4. Pression des syndicats
Le comité des salariés d’Elta est l’un des plus puissants de l’industrie israélienne.


Vers un conflit ouvert ?

Si aucun compromis n’est trouvé rapidement, le gouvernement pourrait être entraîné dans :

– un bras de fer avec l’un des syndicats les plus influents du pays,
– des recours juridiques multiples,
– un retard de plusieurs années dans le développement urbain prévu,
– un risque réel de fragilisation d’un acteur stratégique de la défense.

Dans un contexte géopolitique instable et face à la pression démographique interne, Israël ne peut se permettre ni l’enlisement ni la confrontation directe.

À l’heure où l’État cherche à concilier développement urbain massif et besoins stratégiques de défense, l’affaire Elta rappelle une vérité simple :
sans dialogue social solide, même les projets les plus cruciaux peuvent être paralysés.

« Nous avons peur de rester seuls » : l’appel bouleversant de la mère de Ran Gouili, l’un des deux derniers otages israéliens encore détenus à Gaza

0

La restitution du corps de Dror Or a permis de fermer un cercle douloureux. Mais pour deux familles israéliennes, l’enfer continue : celles de Ran Gouili, 24 ans, et de Suthisak Rintalak, 43 ans, derniers otages tombés dont les dépouilles restent entre les mains du Hamas.
Lors d’un événement organisé par le forum de bénévoles “Tikva”, les parents de Ran ont livré un témoignage d’une sincérité brute : la peur de l’oubli, la terreur de devenir les derniers sur la liste, et la lutte quotidienne pour ne pas sombrer dans un silence que Gaza tente d’imposer.

Ran Gouili, 24 ans, membre du Yassam Néguev, originaire de Meitar, avait été enlevé lors du combat d’Aloumin le 7 octobre 2023. Blessé à l’épaule quelques jours avant le massacre — fracture nécessitant une intervention — il avait pourtant choisi de rejoindre le combat dès les premières minutes de l’attaque.
Les images de son dernier selfie en uniforme, publiées par Israel Hayom, sont devenues l’un des symboles de cette génération de jeunes combattants qui ont couru vers le feu, parfois en sachant que les renforts mettraient des heures à arriver.

Une commission d’experts a confirmé le 30 janvier que Ran n’était plus en vie. Mais ses parents, Talik et Itzik, continuent de poser des questions : incohérences dans les éléments transmis, zones d’ombre, témoignages fragmentaires. Comme d’autres familles confrontées à l’absence de corps, ils vivent dans un entre-deux insoutenable : reconnaître la mort, sans pouvoir la toucher.

« On se réveille un matin, et on vous vole votre enfant »

Devant les bénévoles du forum “Tikva”, Talik Gouili a pris la parole. Sa voix, captée dans une vidéo relayée par N12, mêlait force et effondrement intérieur.

« On se réveille le matin, et on vous vole votre enfant. Puis tous commencent à revenir, et soudain surgit la question : quand viendra notre tour ? C’est une sensation atroce. »

Elle poursuit :

« Nous avons peur de rester seuls. Peur d’être les derniers. Mais quand vous êtes là, vous nous donnez de la force. Vous nous montrez que Ran n’est pas seulement notre fils — il est aussi le vôtre. »

Dans la salle, beaucoup pleuraient. Les familles d’otages forment désormais un collectif soudé par un traumatisme commun : celui d’attendre un fils, une fille, un parent que le Hamas utilise comme monnaie de chantage, même lorsqu’il s’agit de dépouilles.

« Nous sommes devenus une énorme famille, celle des otages », ajoute Talik. « Il y a de la joie quand quelqu’un revient, mais aussi la peur que nous restions seuls. »


Un combattant revenu au front malgré sa blessure

Le matin du 7 octobre, alors que le massacre débutait, la famille Gouili s’est réfugiée dans l’abri. Ran s’est habillé en uniforme, son épaule encore immobilisée, et a quitté la maison.
D’après les éléments publiés par Israel Hayom et confirmés par l’armée, il a neutralisé plusieurs terroristes au cours des premières heures, avant d’être porté disparu dans la zone d’Aloumin.

La brutalité du Hamas a fait disparaître les corps, brouillant les preuves, empêchant l’identification, plongeant les familles dans un deuil suspendu.
C’est précisément ce que craignent les parents de Ran : que le temps fasse son œuvre, que les priorités politiques changent, que les survivants saturent l’espace public, et que les morts soient relégués à une ligne de bas de page.


Les familles des derniers otages : une attente glaçante

Avec le retour du corps de Dror Or, seuls deux otages tombés restent détenus à Gaza :
Ran Gouili, 24 ans,
Suthisak Rintalak, 43 ans, Thaïlandais travaillant en Israël.

Selon les mécanismes habituels du Hamas, les dépouilles sont conservées comme outils de négociation, souvent dans les tunnels ou dans des caches en zone civile.
La pression diplomatique, déjà faible, se heurte aux priorités militaires et aux équilibres internes du mouvement terroriste.

« Le plus terrible, explique Talik, c’est ce sentiment d’être au bord du vide. Chaque fois qu’un otage revient, nous sommes heureux — vraiment heureux. Mais nous regardons autour de nous et nous avons peur que notre tour ne vienne jamais. »


« Des contradictions dans les données » : l’ombre des zones grises

Les parents de Ran ne cachent pas leur malaise :

« Les informations reçues comportent des contradictions. Les conclusions ne correspondent pas toujours aux témoignages. »

Un sentiment partagé par d’autres familles confrontées au même drame.
Ces zones d’ombre alimentent une angoisse supplémentaire : l’idée d’un scénario mal expliqué, d’un récit incomplet, d’un dossier où chaque incohérence devient un espoir toxique.


Pression morale, pression politique

En toile de fond, une réalité lourde :
Le maintien en captivité de dépouilles israéliennes constitue une stratégie éprouvée du Hamas.
Chaque famille plongée dans l’attente devient un levier politique.
Et chaque hésitation du gouvernement devient un angle d’attaque pour l’opposition, qui accuse Netanyahu de ne pas avoir fait assez pour ramener « tous les fils et filles d’Israël ».

Les familles, elles, ne parlent pas politique. Elles parlent de vide, de nuits sans sommeil, de ces messages WhatsApp envoyés à des groupes de soutien à trois heures du matin.

Elles parlent surtout de peur.
Pas de la mort — mais de l’oubli.
De ce moment où l’opinion se lassera, où les caméras partiront, où les noms ne seront plus cités.


L’issue : ramener Ran, ramener Suthisak, ramener tous les autres

L’appel de Talik Gouili résonne comme un cri traversant le cœur d’un pays encore meurtri :

« Tout ce que nous voulons, c’est la fin. Que Ran revienne. Que tous reviennent. Qu’on puisse refermer ce chapitre et respirer à nouveau. »

La guerre continue. Les batailles diplomatiques se succèdent.
Mais la question des otages — vivants ou tombés — demeure la ligne rouge morale d’Israël.
Un pays qui a bâti sa doctrine sur la protection de ses citoyens ne peut pas laisser derrière lui ses morts.

Dans les couloirs du forum “Tikva”, un panneau affichait une phrase simple :
“Ramenez-les maintenant. Pas demain.”

C’est ce que répète, chaque matin, la mère de Ran Gouili.
Et c’est ce que répète, tout bas, une nation entière.

 

Crise au sommet : le chef d’état-major Eyal Zamir sèche un briefing stratégique — et l’armée fournit d’abord une version trompeuse

0

Dans un épisode embarrassant pour l’establishment sécuritaire israélien, le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a manqué un briefing stratégique sensible convoqué par le Premier ministre Benjamin Netanyahu — malgré l’exigence explicite de sa présence.
Plus grave encore : le porte-parole de Tsahal a d’abord publié une version inexacte, affirmant que l’absence du chef d’état-major était “coordonnée à l’avance pour un événement familial”, avant d’être contraint de rectifier.

Cette affaire, révélée par Kan News, met en lumière des tensions internes entre le pouvoir politique et la hiérarchie militaire, à un moment où la guerre contre le Hamas et les menaces régionales exigent une cohésion totale.


Un briefing crucial sur l’influence turque — sans le chef d’état-major

Le 9 novembre, un briefing de sécurité de haut niveau portant sur les actions d’influence de la Turquie dans la région a été réuni par le cabinet du Premier ministre.
Autour de la table : des représentants du renseignement, des responsables stratégiques, des hauts fonctionnaires du bureau du Premier ministre.
Parmi les invités obligatoires : le chef d’état-major, Eyal Zamir.

Mais selon les documents consultés par Kan, le bureau de Zamir a demandé à annuler sa participation, évoquant “un événement personnel”.
La demande a été refusée par le bureau de Netanyahu : le chef d’état-major devait venir.

Pourtant, il n’est pas venu.


Révélation : Zamir assistait à un mariage militaire — pas à un événement familial immédiat

Les enquêtes journalistiques révèlent que le chef d’état-major ne participait pas à une cérémonie privée liée à sa famille proche.
Il assistait en réalité au mariage de la fille du chef de la Direction des ressources humaines de Tsahal (Aka), le général Dado Bar Khalifa.

Autour de lui : plusieurs officiers supérieurs.
Un événement représentatif, peut-être important sur le plan personnel — mais certainement pas une urgence familiale, contrairement à la première communication diffusée par l’armée.


Le porte-parole de Tsahal diffuse d’abord une version fausse

Interrogé immédiatement sur l’absence de Zamir, le porte-parole de l’armée publie une déclaration officielle :

« Le chef d’état-major n’a pas assisté au briefing en raison d’un événement familial et en coordination préalable. »

Une réponse simple — mais qui s’avère partiellement fausse.

Après vérification, il apparaît que l’événement n’était pas familial, mais professionnel et social.
Face à cette contradiction, le porte-parole de Tsahal publie une seconde déclaration, reconnaissant un “détail erroné transmis par inadvertance”.


Une explication confuse et une communication maladroite

Dans un nouveau commentaire diffusé après la controverse, le porte-parole de Tsahal déclare :

« Le chef d’état-major n’a pas participé en raison d’un mariage, après mise à jour et coordination.
La réponse initiale était incorrecte, transmise de bonne foi.
Toute tentative de présenter cela comme un mensonge volontaire est sans fondement. »

Mais dans les coulisses, plusieurs questions demeurent :

– Pourquoi Zamir a-t-il refusé de participer à un briefing exigé par le Premier ministre ?
– Pourquoi son bureau a-t-il tenté de remplacer sa présence par un autre officier ?
– Pourquoi l’armée a-t-elle fourni une version incomplète, voire trompeuse, des faits ?
– Pourquoi la clarification n’a-t-elle été fournie qu’après la révélation médiatique ?

Ces interrogations alimentent un malaise plus profond : la fracture croissante entre l’autorité politique de Netanyahu et une partie de la direction militaire.


Un signal inquiétant dans un contexte sécuritaire explosif

L’incident survient dans une période particulièrement critique :

– tensions croissantes avec la Turquie d’Erdogan ;
– instabilité en Cisjordanie ;
– attaques répétées de milices pro-iraniennes ;
– incertitudes sur le front nord face au Hezbollah ;
– et besoin absolu d’une coordination politico-militaire sans faille.

Un chef d’état-major absent, une communication erronée, un Premier ministre contredit publiquement :
le symbole est lourd.

Même si Tsahal affirme qu’il ne s’agit que d’un “quiproquo administratif”, l’épisode révèle une gestion interne brouillée à un moment où Israël ne peut se permettre aucune dissonance stratégique.


La confiance, le maillon le plus fragile

En Israël, la relation entre le pouvoir politique et Tsahal est l’un des piliers de la stabilité nationale.
Ébranler cette confiance, même symboliquement, peut avoir des conséquences majeures :
– affaiblissement de la chaîne de commandement,
– brouillage des responsabilités,
– perception internationale négative de la gouvernance sécuritaire,
– exploitation politique interne.

Pour un pays confronté à de multiples fronts, la cohésion entre le Premier ministre et le chef d’état-major n’est pas un luxe : c’est une nécessité vitale.

Ce qui s’est joué ce soir-là — un mariage au lieu d’un briefing de sécurité — dépasse donc largement l’anecdote.
C’est une faille de crédibilité, que l’armée et le gouvernement devront réparer rapidement.

Netanyahu envisage d’évincer un ministre clé : un remaniement majeur se prépare à Jérusalem

0

Un nouveau séisme politique pourrait frapper la coalition : selon plusieurs sources citées par Israel Hayom et confirmées par des responsables politiques, le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisage de remplacer Israël Katz au ministère de la Défense, dans un contexte de tensions croissantes avec le chef d’état-major Eyal Zamir.
Le portefeuille stratégique de la Défense serait transféré à Gideon Sa’ar, tandis qu’Eli Cohen quitterait l’Énergie pour retrouver le ministère des Affaires étrangères. Israël Katz, lui, serait renvoyé… à l’Énergie, un poste qu’il a déjà occupé.

Ce remaniement, encore à l’étude, pourrait modifier en profondeur l’équilibre interne du gouvernement et redessiner la stratégie sécuritaire d’Israël.


Selon les informations publiées par Israel Hayom, l’idée d’un remplacement de Katz s’est accélérée ces dernières 48 heures, notamment après la confrontation publique entre le ministre de la Défense et le chef d’état-major, Eyal Zamir.
Les désaccords, qui portaient sur les conclusions de l’enquête interne menée après les événements du 7 octobre, ont mis en lumière une rupture de confiance entre les deux hommes — et par ricochet, entre Katz et le Premier ministre.

Cette querelle intervient dans un climat particulièrement tendu : pressions américaines, menace iranienne, reprise partielle des hostilités au nord, et critiques internes sur la gestion du dossier des otages.
Selon plusieurs conseillers politiques, Netanyahu craint que les frictions entre Katz et Zamir ne paralysent la prise de décision stratégique.


Un remaniement à trois têtes

La configuration que Netanyahu étudie comprendrait :

Gideon Sa’ar → ministre de la Défense,
Eli Cohen → ministre des Affaires étrangères,
Israël Katz → ministère de l’Énergie.

Il ne s’agirait pas seulement d’un changement cosmétique.
Le ministère de la Défense, plus que tout autre, nécessite une coordination totale entre le pouvoir politique et l’état-major.
La bataille publique entre Katz et Zamir a mis cette coordination en danger.

Dans les coulisses, plusieurs hauts responsables confirment que Netanyahu a été irrité par la gestion de Katz lors de l’affaire de l’enquête du 7 octobre, et encore plus par leur confrontation médiatique.
« Le Premier ministre ne peut pas se permettre une guerre froide permanente au sein du cabinet sécuritaire », explique une source citée par Kan News.


Les motivations stratégiques derrière le choix Sa’ar

Gideon Sa’ar, actuellement ministre des Affaires étrangères, est perçu comme :

– discipliné,
– expérimenté,
– doté d’une relation plus stable avec l’establishment militaire,
– et politiquement moins imprévisible.

Pour Netanyahu, Sa’ar pourrait offrir une gestion plus calme, plus professionnelle, et moins conflictuelle de la Défense — un poste devenu explosif depuis le 7 octobre.

Le retour d’Eli Cohen aux Affaires étrangères, en revanche, correspond à l’accord politique initial de la coalition.
Quant à Israël Katz, son retour à l’Énergie serait perçu comme une rétrogradation.


Pourquoi maintenant ? Les tensions avec Zamir comme déclencheur

L’incident qui a mis le feu aux poudres concerne l’absence du chef d’état-major Zamir lors d’un briefing stratégique, à laquelle Katz avait réagi vivement.
Les versions contradictoires entre Tsahal et le ministère de la Défense ont fini par éclabousser politiquement Katz.

Le Premier ministre, selon les sources, a jugé l’affaire “ingérable”, précisant que « la Défense ne peut pas être dirigée par un ministre en guerre ouverte avec l’armée ».


Un remaniement qui pourrait changer la ligne sécuritaire de l’État

L’éventuelle nomination de Sa’ar à la Défense pourrait entraîner des changements concrets :

– relation plus structurée avec Tsahal ;
– gestion révisée du front nord ;
– réorganisation de la doctrine d’emploi de la force ;
– approche différente des opérations secrètes ;
– coordination accrue avec les États-Unis et l’administration Trump.

Ce remaniement, s’il a lieu, sera probablement présenté comme une “réorganisation professionnelle”.
Mais la réalité est plus brutale : la coalition traverse une zone de turbulences, et Netanyahu doit reprendre le contrôle de son gouvernement.


Conclusion : un mouvement qui redéfinit le pouvoir

Encore à l’état de projet, ce remaniement a déjà provoqué des remous dans la coalition.
Il confirme une vérité simple : derrière les discours officiels, la structure de pouvoir est instable, les tensions internes sont profondes, et l’exécutif tente de retrouver une unité stratégique face à une période d’incertitude nationale.

Si Netanyahu franchit le pas, ce ne sera pas seulement un changement de portefeuille — mais un signal fort :
la Défense doit être tenue par quelqu’un qui peut coopérer pleinement avec Tsahal.

Greta Thunberg expulsée de Venise après avoir teint le Grand Canal en vert

0

La militante écologiste Greta Thunberg a été expulsée de Venise pour 48 heures et condamnée à une amende de 150 euros après avoir versé une solution colorante verte dans le Grand Canal, provoquant une perturbation majeure dans l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine mondial. L’action, destinée à coïncider avec le sommet mondial sur le climat qui se tient au Brésil, a suscité un mélange d’indignation, de stupéfaction et de condamnations politiques en Italie.

Selon les autorités locales, Thunberg et plusieurs militants ont déversé une substance non toxique pour « alerter sur l’urgence climatique ». La police municipale est intervenue rapidement et a conduit à l’expulsion temporaire de la jeune Suédoise, connue pour ses interventions spectaculaires et souvent controversées.
Source – Reuters :
https://www.reuters.com/world/europe

Venise, une ville fragile menacée par la montée des eaux, n’a pas apprécié que son symbole le plus célèbre soit transformé en décor de happening militant. Les responsables locaux ont rappelé que la ville est en pleine opération de restauration massive financée par l’Union européenne et qu’un tel acte, même non toxique, interfère avec les mesures de protection. Certains responsables estiment que ces actions finissent par nuire à la cause qu’elles prétendent défendre.

Les réactions politiques ont été rapides. Plusieurs députés italiens ont accusé Thunberg de chercher « la provocation pour la provocation », sans considération pour les populations locales. D’autres ont rappelé que la défense du climat ne peut pas justifier des atteintes au patrimoine.
Contexte – fragile écosystème de Venise (UNESCO) :
https://whc.unesco.org/en/list/394

Greta Thunberg, devenue au fil des ans une figure mondiale mais aussi un symbole de division, est souvent critiquée pour ses positions radicales, notamment sa rhétorique contre Israël, fréquemment jugée hostile ou partiale. Son expulsion de Venise s’inscrit dans une série d’incidents où ses actions finissent par susciter davantage de controverses que de consensus. Beaucoup notent que son activisme récent se détache de la stricte défense du climat pour s’engager dans des causes idéologiques plus larges, y compris le conflit israélo-palestinien.

Si les intentions environnementales affichées peuvent sembler légitimes, l’impact réel de ces actions reste questionné. Les autorités italiennes ont affirmé que les ressources policières mobilisées auraient pu être mieux utilisées dans des tâches de protection civile, surtout dans une ville qui lutte déjà contre l’érosion, le tourisme de masse et les défis climatiques.

Cet épisode rappelle le dilemme d’un activisme qui oscille entre mobilisation et provocation, et qui parfois dégrade l’espace public au lieu de l’unir. Venise, joyau du patrimoine mondial et symbole de fragilité, mérite mieux qu’un slogan visuel coloré. La défense de l’environnement exige sérieux, crédibilité et respect des lieux — une leçon que Greta semble ignorer à mesure que son activisme se radicalise.