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Un maire parle d’une “France trop youpine” : l’Observatoire Juif de France porte plainte

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L’Observatoire Juif de France (OJF) a annoncé le dépôt d’une plainte pour injure publique à caractère antisémite visant Bernard Bazinet, maire d’Augignac en Dordogne, après la publication sur Facebook d’un commentaire dans lequel l’élu écrivait : « Oui au boycott ! La France est trop youpine pour boycotter ! ». En une phrase, un représentant de la République a ravivé le vocabulaire antisémite le plus vulgaire, celui utilisé durant l’entre-deux-guerres pour déshumaniser les Juifs et préparer l’opinion à la persécution.

Pour l’OJF, de tels propos sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat public en France en 2025. Selon l’organisation, il ne s’agit pas d’un simple “dérapage”, mais de l’expression d’un imaginaire antisémite où les Juifs seraient présentés comme trop nombreux, trop visibles ou trop influents, et où la France serait décrite comme “trop judaïsée”. L’Observatoire rappelle que ce vocabulaire n’a rien d’anodin : il s’inscrit dans une tradition de haine visant à marginaliser et salir une partie des citoyens français.

L’OJF a donc décidé :
– de porter plainte sur le fondement de la loi du 29 juillet 1881,
– de saluer la réaction immédiate du Parti socialiste, qui a engagé une procédure d’exclusion contre le maire,
– et de saisir le préfet de la Dordogne ainsi que le ministre de l’Intérieur pour qu’ils examinent les mesures à prendre, notamment la question du maintien de l’élu en fonction.

L’Observatoire rappelle que l’antisémitisme n’est pas une opinion, mais une atteinte directe à la dignité des Juifs de France et au pacte républicain. Cette atteinte est d’autant plus grave lorsqu’elle émane d’un élu chargé de représenter la population. Le signalement initial a été effectué par le collectif Balance Ton Antisémite. L’OJF affirme enfin qu’il poursuivra par tous les moyens légaux ceux qui banalisent la haine des Juifs et contribuent à sa diffusion dans l’espace public.

 

En Israël, l’espoir d’un indice nouveau sur le lieu d’inhumation de Ran Gouili

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Les recherches pour retrouver le corps du policier israélien Ran Gouili, dernier otage tombé encore retenu à Gaza, devaient se poursuivre aujourd’hui dans le quartier de Zaytoun, dans la ville de Gaza. Mais les conditions météorologiques menaçaient dès le matin de provoquer l’annulation ou le report des opérations. Selon des informations diffusées par la radio publique israélienne, les autorités estiment désormais disposer d’un premier « fil conducteur » susceptible d’indiquer l’endroit où il aurait été enterré.

Le chef du Hamas à Gaza, Khalil al-Hayya, a affirmé dans une interview à Al-Jazeera que les équipes de recherche du Hamas et du Comité international de la Croix-Rouge pénétreraient dans des zones encore inexplorées de la bande de Gaza pour tenter de localiser la dépouille de Ran Gouili. Cette annonce intervient alors que la pression s’accentue en Israël pour obtenir la restitution de son corps.

Ce matin, sa sœur Shira a lancé un appel bouleversant dans l’émission « Seder Yom » de Kan : « Nous ne voulons pas devenir la famille Ron Arad. Cela ne doit pas se reproduire. Nous devons ramener Ran à la maison pour sentir que nous avons réussi à le sauver. » Elle a raconté la détresse qui accompagne chaque jour depuis que sa famille est devenue « la dernière » à attendre le retour d’un proche. « Nous ne sommes pas seuls, nous sommes entourés, mais nous ne laisserons pas avancer la phase suivante de l’accord tant que Ran n’est pas revenu. Ce serait nous détruire. »

Âgé de 24 ans, Ran Gouili était policier au sein de l’unité Yassam. Il s’était porté volontaire dès les premières heures du 7 octobre pour rejoindre les combats dans la région d’Otef Aza. Il est tombé lors d’un échange de tirs avec des terroristes, puis sa dépouille a été enlevée vers la bande de Gaza.

Hier soir, plusieurs rassemblements ont eu lieu à travers le pays, notamment à Shaar HaNegev et Karmé Gat, pour exiger le retour de son corps. Les familles d’otages y ont rappelé : « Ran fut parmi les premiers à se battre, il est le dernier à rester. Nous arrivons à la dernière ligne droite d’un combat long et essentiel. Aucun accord ne peut avancer tant qu’il n’est pas revenu. C’est une opportunité unique, le moment d’assurer que personne ne soit laissé derrière. »

Ces mobilisations interviennent peu après la restitution à Israël du corps de Sutadisak Rinthalak, citoyen thaïlandais de 43 ans, enlevé le 7 octobre alors qu’il travaillait dans une plantation d’avocats près du kibboutz Beeri. Rinthalak, originaire de la province de Ratchanawi dans le nord de la Thaïlande, était décrit comme un travailleur apprécié et dévoué. Il laisse derrière lui ses parents et un frère avec lequel il entretenait une relation très proche.

Cette restitution renforce chez de nombreuses familles l’exigence d’obtenir également le retour du corps de Ran Gouili, considéré comme un impératif moral, humain et national. Pour l’heure, les conditions météorologiques et la guerre en cours continuent de compliquer les recherches, mais l’existence d’un premier indice nourrit un mince espoir : celui de permettre enfin à la famille de Ran de refermer un cycle d’attente insupportable.

 

Volaille et poisson en forte baisse : où les consommateurs israéliens paieront vraiment moins cher cet hiver ?

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Alors que les ménages israéliens tentent encore de se remettre des hausses de prix cumulées de ces dernières années, une nouvelle pression s’exerce désormais sur le marché de la viande. Contrairement aux flambées habituelles dues au coût des matières premières ou du transport, l’augmentation attendue du prix du bœuf provient cette fois d’un facteur interne : un manque croissant de sho’hatim, des retards dans les abattoirs, des difficultés d’obtention de certaines certifications de cacherout et des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Ce goulot d’étranglement provoque une baisse de disponibilité du bœuf et une hausse mécanique de ses tarifs.

Face à cette réalité, de plus en plus de familles se tournent vers des alternatives moins coûteuses : le poulet et le poisson. Ces produits, perçus comme plus accessibles, plus sains et plus simples à cuisiner, deviennent le cœur du panier alimentaire, surtout en hiver lorsque les foyers sortent moins et cuisinent davantage. Le saumon, l’amnon et les produits de volaille comme les cuisses, le blanc de poulet, les schnitzels et les foies sont désormais au centre des habitudes culinaires.

Mais au moment même où la demande grimpe, un phénomène surprenant apparaît : les écarts de prix entre enseignes explosent. Certaines chaînes vendent des produits deux à trois fois plus cher que d’autres, même lorsqu’il s’agit d’articles simples ou standardisés. Un sondage mené début décembre révèle des différences qui défient toute logique commerciale et imposent au consommateur une grande vigilance.

Le cas le plus frappant est celui du foie de poulet frais, un produit extrêmement courant. Alors qu’Ashér Ad le propose à 7,90 ₪, Yohannoff l’affiche à 24,90 ₪ — un écart de plus de 215 %. Un tel gouffre sur un produit basique souligne l’absence totale d’harmonisation entre les réseaux et l’importance cruciale de comparer les prix avant d’acheter.

Les écarts sont tout aussi marqués sur d’autres produits phares. Les cuisses de poulet, l’un des articles les plus achetés par les familles, affichent un écart de 91 % entre Carrefour et Freshmarket. Le blanc de poulet frais atteint un différentiel de 60 %, tandis que le schnitzel, plat national des enfants israéliens, varie de près de 38 % entre les enseignes. Même les filets de poisson, prisés le vendredi soir, montrent une volatilité inquiétante : le filet d’amnon peut doubler de prix selon la chaîne, et le filet de saumon frais affiche une différence de 50 %.

La situation est la même sur le poisson congelé et sur le bœuf haché, qui reste pourtant l’un des produits les plus demandés dans les foyers. Dans ce dernier cas, Carrefour propose 55 ₪, contre 79,90 ₪ chez Shufersal — un écart de 45 % sur un produit essentiel de la cuisine israélienne.

Ces statistiques révèlent une réalité préoccupante : un panier d’hiver standard peut varier de plus de 30 % selon l’endroit où il est acheté. En pratique, une famille peut dépenser 150 ₪ de plus — ou de moins — pour le même panier, simplement en changeant d’enseigne. Dans un contexte où les dépenses alimentaires pèsent lourdement sur le budget mensuel, l’impact est significatif.

Cet hiver, la cuisine maison connaît un regain prononcé : pluie, froid et weekends prolongés à la maison encouragent les Israéliens à consommer davantage de produits de base. La demande accrue pour la volaille et les poissons renforce l’importance d’une transparence tarifaire qui, pour l’instant, fait défaut. Alors que le secteur du bœuf continue de souffrir de pénuries liées à la cacherout, les familles basculent massivement vers ces catégories alternatives — mais y découvrent un labyrinthe de prix disparates.

La conclusion est sans appel : dans un marché où les fluctuations deviennent extrêmes, le consommateur doit comparer, vérifier et ajuster son panier. L’enseigne la plus familière n’est pas toujours la moins chère, et renoncer à comparer revient parfois à payer près du double pour les mêmes produits. Le “hiver alimentaire” que traverse Israël n’est pas seulement saisonnier : il traduit aussi un changement économique profond où les habitudes de consommation se redéfinissent sous la pression des prix.

Les milices anti-Hamas défient la terreur : “Nous sommes des centaines, la fin du Hamas est proche”

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La lutte pour le contrôle de la bande de Gaza continue de se jouer bien au-delà du champ de bataille visible. Deux jours après la mort de Yasser Abu Shabab, figure centrale des milices soutenues par Israël dans la région de Rafah, l’un de ses principaux collaborateurs, Houssam al-Astal, affirme que leur activité militaire ne cessera pas. Dans une déclaration relayée ce dimanche sur la radio publique israélienne, il a assuré que les milices sont loin d’être affaiblies, malgré les tentatives du Hamas de minimiser leur importance ou d’infiltrer leurs rangs.

Selon al-Astal, qui commande une milice active dans la zone de Khan Younès, la disparition d’Abu Shabab n’entraîne aucun changement stratégique : son successeur, Rasan al-Dehaini, est déjà opérationnel et connaît parfaitement les réseaux de coordination entre les différents groupes. Ce dernier, ancien adjoint du chef assassiné, a repris le commandement avec l’objectif affiché de poursuivre la lutte contre le Hamas et de consolider la présence des milices dans les secteurs contrôlés par Israël.

Dans ses déclarations, al-Astal accuse le Hamas de chercher à infiltrer ses hommes au sein des milices rivales, mais il promet que toute tentative sera détectée et neutralisée. Ce discours fait écho à une réalité complexe, où chaque acteur tente de gagner du terrain dans une bande de Gaza fragmentée depuis la guerre et depuis l’arrêt partiel des combats. “Il y a des centaines d’entre nous dans les organisations actives à Gaza”, affirme-t-il, contredisant directement les affirmations du Hamas selon lesquelles ces groupes ne compteraient que quelques dizaines de combattants. Pour al-Astal, ces efforts de propagande visent uniquement à créer l’illusion d’une supériorité du Hamas, alors que celui-ci fait face à une contestation interne sans précédent.

L’un des points les plus sensibles évoqués par al-Astal concerne la coopération opérationnelle entre ces milices et l’armée israélienne. Selon lui, les groupes anti-Hamas, armés et coordonnés avec Tsahal, disposent aujourd’hui de la capacité de “vaincre le Hamas”, qu’il décrit comme un “mouvement en déclin”. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les deux camps, alors que Tsahal tente d’établir des structures alternatives d’autorité dans certaines zones de la bande de Gaza où l’influence du Hamas s’est érodée.

L’assassinat de Yasser Abu Shabab, jeudi dernier à Rafah, continue d’alimenter les spéculations. Selon les renseignements israéliens, il aurait été tué lors d’une violente rixe avec des membres de sa propre milice et des gardes armés qui l’accompagnaient en permanence. Ces informations contrastent avec d’autres versions diffusées sur les réseaux sociaux gazaouis, suggérant que des familles liées au Hamas auraient été impliquées dans cette attaque. Ce flou alimente le sentiment d’un chaos interne grandissant au sein des factions palestiniennes.

Abu Shabab avait été l’un des interlocuteurs les plus visibles des milices anti-Hamas. Mieux armé, mieux organisé et bénéficiant d’un soutien israélien direct, il représentait une menace réelle pour le contrôle du Hamas sur certaines zones clés du sud de Gaza. Son élimination — qu’elle soit due à un conflit interne ou à une opération indirectement orchestrée — affaiblit incontestablement la cohésion des groupes dissidents, même si al-Astal insiste sur le contraire.

Pour les autorités sécuritaires israéliennes, cette fragmentation peut jouer en faveur des efforts destinés à réduire l’emprise du Hamas sur la population palestinienne, tout en permettant à Tsahal de limiter sa présence directe au sol. Toutefois, les experts avertissent que ces alliances sont fragiles, parfois changeantes, et que la stabilité de la bande de Gaza reste loin d’être assurée.

Le discours d’al-Astal, volontairement triomphaliste, s’adresse autant à ses partisans qu’à ses adversaires. Il cherche à prouver que les milices restent structurées, motivées et capables de poursuivre leur action malgré le choc causé par la mort d’Abu Shabab. Mais il reflète également l’instabilité chronique de Gaza, où des acteurs armés non étatiques tentent de redéfinir les équilibres de pouvoir dans un paysage politique et sécuritaire bouleversé.

Pour l’instant, le Hamas continue de nier l’importance de ces groupes, minimisant leur rôle et leurs capacités. Mais les tensions internes, les rivalités entre clans, et la guerre d’influence menée parallèlement par Israël et par les factions locales laissent présager une phase d’affrontements et de réorganisations dont l’issue reste incertaine.

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Crise au sein de Tsahal : la lanceuse d’alerte suspendue, tandis que Yifat Tomer-Yerushalmi continue de toucher son salaire

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La tension continue de monter autour de l’affaire explosive qui secoue le système militaire israélien : la suspension de l’officière qui a révélé le scandale impliquant la procureure militaire en chef (הפצ »רית). Alors que l’armée a décidé de l’écarter immédiatement du service, des voix internes dénoncent une sanction injustifiée infligée à une femme qui, selon eux, n’a fait que dire la vérité. Une indignation d’autant plus vive que l’ancienne procureure militaire, l’aluf Yifat Tomer-Yerushalmi, suspendue par le chef d’état-major, continue quant à elle de percevoir l’intégralité de son salaire et de ses avantages de grade.

Selon Tsahal, la décision de suspendre l’officière repose sur l’enquête interne, au cours de laquelle elle aurait échoué à plusieurs reprises au test du polygraphe, et n’aurait pas livré une version complète des faits dès le départ. Mais des sources impliquées dans le dossier affirment exactement l’inverse : elles soutiennent que l’officière n’a commis aucune infraction, qu’elle a agi conformément aux instructions de ses supérieurs, et qu’elle est aujourd’hui punie uniquement parce qu’elle a révélé une affaire embarrassante pour l’institution. Pour ces sources, le message envoyé est dangereux : “quiconque dira la vérité en paiera le prix”.

D’après un haut responsable cité dans Maariv, la hiérarchie a choisi la voie la plus dure contre elle : l’aluf Dado Bar-Kalifa aurait estimé que le simple fait qu’elle ait été initialement interrogée sous avertissement, dans une affaire “grave”, suffisait à justifier sa suspension immédiate. La colère est d’autant plus forte que dans le même temps, Tomer-Yerushalmi demeure officiellement une officier en service, malgré sa mise à l’écart par le chef d’état-major. Non seulement elle conserve ses droits financiers, mais elle continue de percevoir la rémunération pleine correspondant à son grade d’aluf.

La critique interne ne s’arrête pas là. Certains rappellent que ces décisions interviennent alors que les enquêtes sur les événements du 7 octobre font déjà l’objet de soupçons de dissimulation et d’omissions. Pour eux, l’attitude de Tsahal dans cette affaire encourage une culture de silence. “Nous parlons sans cesse du besoin de tirer les leçons du 7 octobre”, dit une source. “Mais voilà qu’une officier qui expose des faits est punie. Quel signal est envoyé aux autres ?”

Selon les informations publiées, l’officière avait été d’abord placée en congé temporaire, puis suspendue après réexamen interne. Les sources proches du dossier soulignent qu’elle n’a plus été convoquée pour aucun interrogatoire supplémentaire après la première série. Elles affirment également que l’examen de son téléphone portable, ainsi que les conclusions de la police militaire et du Shin Bet, n’ont révélé aucune contradiction dans ses déclarations, contrairement à l’argument officiel.

Pourtant, Tsahal maintient qu’elle n’a pas révélé la vérité dès le début et qu’elle aurait recueilli et transmis certaines informations seulement après plusieurs mois. Selon un responsable de l’Agaa (Direction des ressources humaines), l’officière aurait échoué trois fois au polygraphe — c’est seulement après ces échecs, affirment-ils, qu’elle aurait admis sa participation à certains aspects de l’affaire. L’armée estime donc que la suspension est justifiée.

Les retombées de l’affaire ne s’arrêtent pas à cette seule officière : l’enquête a aussi conduit à la convocation, la semaine dernière, du brigadier général Gal Asael, l’adjoint de la procureure militaire. Il n’est pas encore clair si d’autres hauts responsables seront interrogés à nouveau lorsque la procureure elle-même sera réentendue. Une source militaire précise : “Toutes les suspensions, hormis celle de la procureure militaire, ont été effectuées strictement selon les règles et directives d’enquête.”

L’affaire met en lumière un malaise croissant : d’un côté, une institution militaire qui tente de gérer une crise complexe liée à un enregistrement vidéo divulgué et à la conduite interne de sa procureure en chef ; de l’autre, un climat d’incompréhension parmi les officiers qui voient une collègue sanctionnée alors que l’une des plus hautes responsables continue de profiter de ses privilèges. Pour beaucoup, cette asymétrie nourrit l’idée d’un système qui protège les sommets et sanctionne les échelons inférieurs.

Alors que l’aluf Itay Ofir doit prochainement entrer en fonction comme nouveau procureur militaire, c’est désormais à lui qu’il reviendra de décider si cette suspension doit être maintenue, annulée ou ajustée. Cette affaire s’inscrit dans une période où l’armée fait déjà face à de nombreuses critiques sur sa capacité à admettre ses échecs et à imposer une transparence réelle. Et pour certains observateurs, cette nouvelle crise interne ne fait qu’exacerber les doutes.

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Une mannequin juive expulsée d’un Uber à Toronto : “Je ne transporte pas les Juifs”

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Une scène glaçante digne d’une autre époque a eu lieu à Toronto, au Canada, lorsqu’une jeune femme juive affirme avoir été chassée d’un Uber en pleine nuit simplement parce qu’elle est juive. Meryam Matouba, 33 ans, mannequin canadienne d’origine juive, raconte avoir vécu un épisode qu’elle qualifie d’humiliant, effrayant, et profondément antisémite, alors qu’elle tentait simplement de rentrer chez elle après minuit le 30 novembre dernier.

Selon son témoignage publié sur le réseau X, tout commence lorsqu’elle engage une conversation téléphonique dans la voiture, mentionnant son récent voyage en Israël. Le conducteur, qui l’écoutait, aurait immédiatement freiné brusquement avant de lui demander d’interrompre la course. D’après Matouba, il lui aurait alors déclaré qu’il “ne se sentait pas à l’aise” avec des passagers juifs — avant de lui dire clairement qu’il “ne transporte pas de Juifs”. Il l’aurait ensuite sommée de descendre du véhicule au milieu de la rue, seule, en pleine nuit glaciale de Toronto.

La jeune femme raconte avoir ressenti un mélange de peur, d’humiliation et de sidération, évoquant que l’incident lui a rappelé les récits d’antisémitisme que sa propre grand-mère avait subis en Europe avant la Shoah. “Ce n’était pas simplement une mauvaise expérience”, écrit-elle. “C’était de l’antisémitisme, pur et simple. Si ce genre d’événements n’est pas stoppé maintenant, il deviendra la norme.”

Après avoir été abandonnée sur le trottoir, Matouba a commandé un autre Uber pour rentrer chez elle en sécurité. Elle a ensuite signalé immédiatement l’incident à la plateforme. Pourtant, malgré la gravité des accusations, elle affirme qu’Uber n’a répondu que quatre jours plus tard, se contentant de lui rembourser la course et de présenter des excuses générales — sans indiquer si le chauffeur avait été suspendu, sanctionné ou définitivement exclu de la plateforme.

Uber Canada a réagi en déclarant qu’elle “interdit toute forme de discrimination” et qu’elle examine la plainte. Toutefois, fidèle à sa politique de confidentialité interne, la compagnie a refusé de dire si des mesures disciplinaires ont été prises contre le chauffeur mis en cause. Cette absence de transparence suscite de nouvelles interrogations sur la capacité réelle des plateformes de transport à gérer efficacement les incidents de haine ou d’agressions envers des passagers vulnérables.

La police de Toronto, pour sa part, a annoncé qu’aucune plainte pénale n’avait été déposée. Matouba n’a pour l’instant pas engagé de procédure formelle, bien qu’elle ait publiquement exprimé son espoir que l’incident serve d’exemple et mène à une prise de conscience plus large.

Cet épisode n’est pas isolé. Depuis le 7 octobre, les organisations juives d’Amérique du Nord documentent une explosion d’incidents antisémites : agressions verbales, refus de service, attaques ciblées contre des écoles, des synagogues et même des commerces. Au Canada comme aux États-Unis, de nombreux Juifs rapportent désormais éviter de parler hébreu ou de porter des signes identifiants dans l’espace public. Ce climat délétère s’étend désormais aux transports privés, pourtant présentés comme des environnements sécurisés et régulés.

L’affaire Matouba pose ainsi un défi plus large : comment empêcher que la haine se normalise dans des services utilisés quotidiennement par des millions de personnes ? Et comment une multinationale comme Uber compte-t-elle rassurer les communautés ciblées lorsqu’elle refuse de communiquer clairement sur les sanctions infligées à ses chauffeurs ?

Pour Matouba, le silence de l’entreprise est aussi problématique que l’incident lui-même. “S’excuser n’est pas suffisant”, écrit-elle. “Si un chauffeur pense qu’il peut mettre une femme seule dehors au milieu de la nuit simplement parce qu’elle est juive, alors il y a un problème beaucoup plus profond.”

L’histoire continue de susciter une vague d’indignation au Canada et au-delà. Plusieurs associations juives locales appellent désormais Uber à publier un protocole clair de gestion des discriminations et à rendre obligatoires des formations contre la haine. Quant à Matouba, elle espère que son témoignage évitera à d’autres femmes de vivre la même peur : “Je n’aurais jamais pensé entendre ces mots au Canada. Mais ils ont été prononcés. Et maintenant il faut agir.”

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Hamas paniqué : les consignes de sécurité extrêmes révélées après la peur d’assassinats ciblés

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Un document interne divulgué par le journal Asharq Al-Awsat expose une série d’instructions de sécurité d’une sévérité inédite distribuées récemment à la haute direction du Hamas à l’étranger. Ces directives, d’une ampleur exceptionnelle, traduisent un climat de paranoïa grandissante au sein de l’organisation terroriste, convaincue qu’Israël prépare de nouveaux assassinats ciblés contre ses cadres. L’inquiétude se serait encore amplifiée depuis l’élimination, jugée spectaculaire, du chef militaire du Hezbollah, Haitham Tabatabai.

Selon les sources citées par le journal, la direction du Hamas n’accorde aucun crédit aux messages de « désescalade » envoyés par Washington aux médiateurs turcs, qataris et égyptiens, pour assurer que la tentative d’élimination à Doha en septembre dernier ne se répétera pas. Malgré ces promesses, la direction du Hamas reste persuadée qu’Israël chercherait à frapper des responsables du mouvement pour entraver la progression de la seconde phase de l’accord de cessez-le-feu. L’organisation affirme même qu’elle a identifié des signaux précurseurs pouvant indiquer une opération à venir dans un pays non arabe, sans toutefois fournir plus de détails.

Le document interne révèle des consignes jugées « draconiennes » par les analystes régionaux. Il y est notamment exigé de proscrire toute réunion dans un lieu fixe. Les rencontres doivent obligatoirement être organisées dans des endroits changeants et à des horaires imprévisibles. Tous les téléphones portables doivent être laissés à plus de 70 mètres du lieu de réunion, avec un rappel clair : éteindre un appareil ne suffit pas. Le Hamas avertit que n’importe quel dispositif fonctionnant par Wi-Fi — y compris les montres connectées — peut être piraté, transformé en micro, et même utilisé pour estimer le nombre de personnes présentes dans une pièce.

Le document interdit aussi strictement tout dispositif électronique dans les salles de réunion, même les plus ordinaires : climatiseurs, routeurs Internet, télévisions, interphones domestiques et même certains appareils médicaux. Le Hamas estime que chacun de ces objets peut potentiellement servir de relais pour une technologie de repérage ou d’écoute israélienne. Dans le même esprit, les responsables doivent systématiquement inspecter les lieux pour identifier d’éventuelles caméras cachées, rappelant que les services de renseignement israéliens s’appuient souvent sur des techniciens, des agents de nettoyage ou des membres du cercle privé des dirigeants eux-mêmes pour infiltrer du matériel clandestin.

Le document précise que les équipes israéliennes placeraient régulièrement des dispositifs de surveillance dans des immeubles ciblés, notamment lors de travaux de maintenance. On conseille ainsi au personnel du Hamas de se méfier de quiconque apparaît sous une identité professionnelle banale. Cette stratégie, largement documentée dans les opérations extérieures du Mossad, semble désormais terroriser la direction du Hamas, déjà frappée par une série d’assassinats qui ont profondément bouleversé son organisation à l’étranger.

Depuis le début de la guerre en octobre 2023, trois dirigeants majeurs du Hamas ont été éliminés hors de Gaza : Saleh al-Arouri, numéro deux de l’organisation, tué à Beyrouth en janvier 2024 ; Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique, éliminé à Téhéran en juillet 2024 ; et une tentative d’élimination à Doha, qui a poussé Benyamin Netanyahou à présenter des excuses au Qatar sous pression américaine. Ces opérations, menées à plusieurs milliers de kilomètres de la frontière israélienne, ont eu un impact considérable sur la structure du Hamas, démantelant des niveaux entiers de commandement.

Aujourd’hui, la direction du Hamas à l’étranger vit dans un état d’alerte quasi permanent. Le document interne dévoile une organisation convaincue que le Mossad dispose de moyens d’infiltration omniprésents et d’une capacité technique impossible à contrer. Pour certains analystes, ces nouvelles consignes ne témoignent pas seulement de la peur d’une frappe imminente : elles reflètent un Hamas affaibli, bousculé par ses pertes, méfiant envers ses propres réseaux, et acculé à un niveau de clandestinité qui complique encore davantage sa coordination stratégique.

La peur d’un assassinat ciblé n’est pas nouvelle dans les rangs du Hamas, mais ces directives signalent une intensification notable du sentiment de vulnérabilité. L’organisation reconnaît désormais implicitement que ses cadres sont traqués partout où ils se trouvent, y compris dans des pays réputés sûrs. Dans ce contexte, la révélation du document pourrait également compliquer les relations du Hamas avec ses alliés régionaux, dont certains voient d’un mauvais œil les risques sécuritaires que l’organisation fait planer sur leur territoire.

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Mobilisation aux États-Unis : la communauté juive d’origine iranienne et des activistes hassidiques tentent de libérer le dernier Juif détenu à Téhéran

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Une mobilisation exceptionnelle s’organise actuellement aux États-Unis pour obtenir la libération de Kamran Hakhamati, un ressortissant juif irano-américain de 70 ans, toujours détenu à Téhéran. Alors que tous les autres Juifs arrêtés en Iran pendant la guerre contre Israël ont été relâchés, Hakhamati reste le seul prisonnier encore incarcéré dans la République islamique. La communauté juive issue d’Iran, installée depuis plusieurs décennies en Californie et à New York, s’active désormais auprès de multiples interlocuteurs — y compris des militants hassidiques influents — pour tenter d’obtenir sa libération.

L’affaire remonte au printemps dernier. En mai, Kamran Hakhamati, bijoutier reconnu de Manhattan, a effectué un voyage familial en Iran, comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises sans jamais rencontrer de problème. Mais après l’opération israélienne de juillet contre l’Iran, les autorités de Téhéran ont arrêté des dizaines de Juifs locaux, les suspectant de liens ou de sympathies avec Israël. Dans le climat de paranoïa absolue qui régnait alors au sein du régime, même la petite minorité juive habituellement protégée s’est retrouvée dans le viseur. Alors que tous les détenus ont fini par être libérés, Hakhamati, lui, a été maintenu en détention.

Selon les informations diffusées par Kan ReseT Bet dans l’émission « Le Matin », Hakhamati a été arrêté alors qu’il tentait de quitter le pays. Les autorités iraniennes l’ont accusé de « liens avec Israël », sur la base d’une visite qu’il avait effectuée dans l’État hébreu… treize ans plus tôt. À son arrestation, les forces de sécurité ont confisqué son passeport, son téléphone portable ainsi que ses comptes sur les réseaux sociaux. Rapidement, il a été transféré à la tristement célèbre prison d’Evine, symbole de la répression politique et des violations des droits humains en Iran.

Contrairement aux autres Juifs arrêtés puis relâchés, Hakhamati a été jugé et condamné à plusieurs années de prison. Une décision qui a immédiatement alarmé la diaspora juive d’origine iranienne aux États-Unis. Celle-ci s’emploie désormais à faire pression sur divers réseaux diplomatiques, religieux et communautaires afin d’obtenir une intervention susceptible de convaincre Téhéran de le libérer. Parmi les acteurs impliqués figurent également des activistes hassidiques bien connus à New York, souvent impliqués dans des dossiers humanitaires complexes.

Le mois dernier, des membres anonymes de la famille de Hakhamati ont accordé un entretien au New York Times, espérant susciter une attention internationale sur ce qu’ils considèrent comme une détention arbitraire. Ils ont décrit un homme qui, pendant des années, n’avait jamais eu de problème en Iran et qui continuait d’entretenir des liens avec sa famille restée à Téhéran. Pour eux, sa seule « faute » a été de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment, dans un contexte où le régime cherchait des « coupables » à exhiber pour conforter son récit sécuritaire.

Son cas illustre également la nouvelle stratégie du pouvoir iranien, qui n’hésite plus à arrêter des binationaux ou des étrangers pour obtenir un levier politique. La détention de Hakhamati, considéré par la communauté juive comme un homme paisible et sans engagement politique, renforce l’inquiétude : tout voyageur ayant des liens familiaux avec l’Iran peut, du jour au lendemain, devenir un instrument dans le bras de fer géopolitique entre Téhéran, Washington et Jérusalem.

Pour l’instant, les démarches de la diaspora se poursuivent avec intensité. Des interlocuteurs proches des milieux religieux hassidiques affirment explorer plusieurs canaux indirects — notamment via des hommes d’affaires et des organisations humanitaires ayant déjà mené des négociations en Iran. Du côté américain, aucune réaction officielle n’a encore été rendue publique, mais des pressions diplomatiques discrètes seraient en cours. La communauté juive d’origine iranienne, particulièrement soudée, espère que la médiatisation croissante du dossier permettra d’éviter que Hakhamati ne disparaisse dans le système carcéral du régime, comme tant d’autres prisonniers politiques.

En attendant, Kamran Hakhamati demeure à Evine, isolé, loin de sa famille, symbole tragique de la vulnérabilité d’une minorité prise dans une confrontation qui la dépasse. Sa communauté, elle, se mobilise plus que jamais, convaincue que seule une pression constante pourra sauver le dernier Juif encore emprisonné à Téhéran.

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Un graffiti “Libérez Gaza” peint sur une maternelle juive en Allemagne : les enfants terrorisés à leur arrivée

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Un incident inquiétant a frappé la communauté juive d’Offenbach, en Allemagne, où l’inscription « Libérez Gaza » a été pulvérisée sur le mur extérieur d’un jardin d’enfants appartenant à la communauté locale. Malgré les images enregistrées par les caméras de sécurité, aucun suspect n’a encore été arrêté, ce qui renforce le sentiment d’insécurité dans une période déjà marquée par une recrudescence d’actes antisémites en Europe.

Selon l’enquête préliminaire, un homme a été filmé jeudi vers 17h45 en train de marcher devant l’établissement, d’y inscrire le graffiti, de se filmer lui-même, puis de quitter calmement les lieux. Le lendemain matin, un policier a découvert l’inscription choquante, tandis qu’un point lumineux de laser vert était observé en mouvement sur la façade du bâtiment. Les forces de l’ordre ont indiqué que ce type de laser est parfois utilisé pour intimider, en imitant la visée de tireurs d’élite, un signal propre à générer une peur immédiate chez les témoins.

Le rabbin Mendel Gurewitz, qui dirige la communauté depuis vingt-sept ans, a confié au journal Offenbach-Post l’impact émotionnel de l’agression : « Le pire pour moi a été la peur dans les yeux des enfants lorsqu’ils ont été amenés au jardin d’enfants le matin. Ils connaissaient la signification de cette inscription et étaient très effrayés. » Le rabbin souligne qu’en plusieurs décennies, il n’avait jamais assisté à un acte visant à profaner la synagogue ou une institution juive : « J’ai toujours pensé qu’ici, à Offenbach, la tolérance entre cultures et religions était plus forte qu’à Francfort ou dans d’autres villes. »

Cet événement, bien que sans blessés, intervient dans un climat où les menaces, les tags hostiles et les intimidations à l’encontre de communautés juives se multiplient. Les autorités allemandes ont ouvert une enquête approfondie, tandis que la communauté locale appelle à une protection renforcée et à une réponse ferme face à la banalisation de la haine.


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Incident inhabituel à l’aéroport Heathrow : un gaz inconnu pulvérisé dans un parking

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Un incident qualifié « d’inhabituel et significatif » a provoqué l’intervention immédiate de policiers armés ce dimanche matin à l’aéroport international Heathrow de Londres. Selon les médias britanniques, les forces de sécurité ont ordonné aux conducteurs de rester dans leurs véhicules tandis que l’accès au site était temporairement interrompu. Les trains, bus et routes menant à l’aéroport ont été momentanément bloqués avant de rouvrir quelques minutes plus tard.

Les premières informations rapportées par les chaînes locales indiquent que l’événement s’est produit dans l’un des parkings du complexe aéroportuaire, où un gaz non identifié aurait été pulvérisé. Plusieurs personnes ont été légèrement blessées et soignées sur place. La chaîne Sky News mentionne des irritations et difficultés respiratoires légères, mais aucun cas grave n’a été signalé jusqu’à présent.

La police britannique affirme qu’il ne s’agit ni d’un acte terroriste ni d’une action militante coordonnée, malgré le climat de vigilance élevé dans la capitale. Les autorités précisent qu’un homme a été interpellé, soupçonné d’avoir aspergé du gaz poivre sur des passants. Selon les premiers éléments, les enquêteurs recherchent d’éventuels complices présents dans la zone au moment de l’incident.

L’événement a entraîné un déploiement sécuritaire massif autour du parking concerné, ainsi qu’une brève paralysie des transports en direction de l’aéroport le plus fréquenté d’Europe. La gestion rapide de l’incident a permis de rétablir le trafic en un temps limité, mais les autorités recommandent encore la prudence aux voyageurs et maintiennent une présence policière accrue sur le site.

Cet épisode survient alors que Heathrow a renforcé récemment ses protocoles de sécurité en raison de plusieurs alertes dans les hubs européens. Pour l’heure, les autorités londoniennes insistent sur le fait que la situation est sous contrôle et qu’aucun risque supplémentaire n’a été identifié.

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