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Tragédie à Beit Shemesh : un nourrisson retrouvé mort dans son lit, possiblement étouffé par un cordon de tétine

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Un drame a bouleversé ce dimanche matin le quartier de Ramat Beit Shemesh G, où un nourrisson de neuf mois a été retrouvé inerte dans son lit. Les équipes de Magen David Adom et des secours volontaires ont été dépêchées d’urgence après l’appel des parents, qui ont découvert l’enfant inconscient à son réveil. Malgré de longues tentatives de réanimation, le décès du bébé a finalement été prononcé sur place.

Selon les premiers éléments communiqués par les secouristes, l’enfant a été retrouvé sans pouls et sans respiration. Les équipes médicales ont immédiatement entamé des manœuvres de réanimation avancées, comprenant massages cardiaques et ventilations, sans parvenir à inverser son état. Les volontaires arrivés sur place ont rapporté que, d’après la famille, le nourrisson ne s’était simplement pas réveillé de son sommeil.

Les circonstances exactes du drame restent en cours d’examen, mais les premières évaluations laissent penser que le bébé aurait pu s’étouffer accidentellement avec le cordon d’une tétine. Les secouristes, encore sous le choc, ont décrit une scène particulièrement difficile, rappelant la fragilité extrême des nourrissons et la rapidité avec laquelle un accident domestique peut devenir fatal.

Les données de l’organisation « Beterem » pour la sécurité des enfants révèlent l’ampleur de ce type d’incidents : au cours des cinq dernières années en Israël (2021-2025), 45 enfants et adolescents ont perdu la vie par suffocation, dont 29 âgés de moins de quatre ans. Rien que pour l’année 2025, dix mineurs sont morts d’étouffement, dont huit enfants de moins de quatre ans. Parmi ces décès, plusieurs étaient dus à des étranglements externes causés par des cordons, lacets ou objets similaires.

La directrice générale de Beterem, Orly Sylviner, a rappelé que la suffocation demeure l’une des principales causes de mortalité accidentelle chez les enfants. Elle souligne qu’un étouffement peut survenir à la fois par ingestion d’aliments ou de petits objets, mais aussi par étranglement externe dû à un fil ou un cordon enroulé autour du cou. Elle appelle les parents à une vigilance constante : adapter les aliments à l’âge et aux capacités de l’enfant, éviter les objets petits ou démontables, et éloigner tous les cordons, lacets, rideaux ou accessoires susceptibles de s’enrouler autour du cou d’un bébé ou d’un jeune enfant, que ce soit en phase d’éveil, de jeu ou de sommeil.

Cette tragédie rappelle une réalité douloureuse : même au sein du foyer, les risques peuvent être mortels, et la prévention reste la seule barrière efficace pour protéger les plus petits.

 

Les soldats stupéfaits : des roquettes de Hamas découvertes prêtes au tir vers le sud d’Israël

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La scène aurait pu se transformer en catastrophe régionale si elle n’avait pas été détectée à temps. Dans le nord de la bande de Gaza, les soldats de la brigade Carmeli ont découvert cette semaine plusieurs lanceurs de roquettes à cinq tubes, entièrement équipés et chargés, prêts à être tirés vers les localités du sud d’Israël. Les images diffusées par Tsahal montrent des infrastructures opérationnelles, alignées, soigneusement camouflées et visiblement préparées pour une salve massive. Un rappel brutal que, même durant des périodes de calme relatif, le Hamas continue de bâtir et dissimuler ses capacités offensives.

Selon l’évaluation préliminaire de l’armée, ces lanceurs faisaient partie d’un plan coordonné de tirs visant plusieurs communautés du sud, probablement destiné à être déclenché en cas d’effondrement de la trêve actuelle ou comme acte de représailles contre Israël. Les roquettes étaient insérées dans leurs tubes, prêtes à l’emploi, ce qui signifie que l’ordre de tir aurait pu être donné à tout moment — même à distance, via un système de minuterie ou un dispositif de commande électronique, une technique fréquemment utilisée par le Hamas pour contourner les pertes humaines et compliquer l’identification des opérateurs.

Cette découverte intervient alors que les forces de la brigade Carmeli, renforcées par les unités du Commandement Sud, poursuivent des opérations de sécurisation dans la zone dite du « corridor jaune », conformément au dispositif de cessez-le-feu temporaire. Malgré la réduction des échanges de tirs, l’armée doit maintenir une pression constante pour empêcher la reconstitution des cellules terroristes. Le porte-parole de Tsahal insiste : « Les forces continueront d’identifier et de neutraliser toute infrastructure opérationnelle susceptible de menacer les civils israéliens, même durant la période de pause humanitaire ».

Les lanceurs mis au jour témoignent du savoir-faire tactique du Hamas. Les cinq tubes montés sur chaque plateforme correspondent à un schéma observé à plusieurs reprises depuis le début des hostilités : des systèmes artisanaux mais robustes, construits dans des ateliers souterrains, souvent reliés à des câbles ou à des dispositifs à retardement. Ce type d’armement est conçu pour saturer le Dôme de fer sur une courte période — une technique que les factions terroristes de Gaza emploient depuis plus d’une décennie.

D’après des experts militaires interrogés dans la presse israélienne et étrangère, la quantité et l’état opérationnel des roquettes capturées montrent que le Hamas n’a jamais cessé de préparer son prochain round d’affrontements. La possibilité d’un tir simultané de plusieurs batteries pourrait avoir entraîné des pertes importantes dans les zones civiles proches de la frontière, de Sdérot à Netivot, en passant par les kibboutzim du Shaar HaNegev. Le fait que ces infrastructures aient été retrouvées pendant une période de cessez-le-feu souligne un constat clair : pour le Hamas, les pauses humanitaires ne constituent qu’une opportunité de réorganisation.

Depuis le début de la guerre, Tsahal a découvert plus de 2 000 rampes de missiles, tunnels de lancement, caches de munitions et sites de production camouflés dans des zones densément peuplées. Plusieurs rapports, dont ceux de l’ONU durant les différentes opérations à Gaza, ont confirmé que le Hamas dissimule systématiquement ses lanceurs près d’écoles, de mosquées, de centres médicaux ou de quartiers civils, afin de maximiser l’effet de bouclier humain et de compliquer la riposte israélienne. La zone où les lanceurs ont été trouvés, proche d’axes urbains, correspond parfaitement à cette méthode.

Pour les soldats sur le terrain, la découverte a suscité un mélange de stupéfaction et de soulagement. Dans un témoignage relayé par des journalistes militaires, l’un d’eux a confié : « En voyant les roquettes déjà armées, on comprend à quel point la menace était imminente. Elles auraient pu partir cette nuit, demain matin ou au moindre signal du Hamas ». Plusieurs officiers de Carmeli précisent que l’arme était orientée vers le sud-ouest, en direction de localités israéliennes qui ont déjà subi, au fil des années, des milliers de tirs.

Au-delà du choc opérationnel, cette découverte met une nouvelle fois en lumière la nécessité d’une vigilance totale dans la bande de Gaza. Même lorsque les combats diminuent, les groupes terroristes poursuivent leurs préparatifs. Le Hamas, dont l’idéologie reste fondée sur la destruction de l’État juif, n’a jamais accepté les cessez-le-feu comme une étape vers la paix. Il les conçoit comme une parenthèse tactique. Le politologue Michael Herzog le résumait déjà en 2022 : « Pour le Hamas, chaque pause dans les combats est un investissement dans le prochain cycle de violence ».

La diffusion des images par Tsahal n’est pas anodine. Elle vise à renforcer la compréhension publique de la menace constante, à rappeler aux alliés internationaux qu’Israël ne peut ni baisser sa garde ni compter sur les bonnes intentions d’un mouvement armé soutenu par l’Iran. Dans un contexte où certaines voix à l’étranger demandent à Israël de réduire ses opérations, ces preuves rappellent que le Hamas continue de préparer l’offensive suivante.

Pour les habitants du sud, cette découverte n’est qu’un nouvel épisode d’une réalité familière : celle d’une menace qui se régénère sans cesse. Mais elle est aussi la démonstration que l’armée israélienne reste vigilante, capable de prévenir un désastre avant qu’il ne se produise. Une bataille silencieuse, sans sirènes ni explosions, mais cruciale pour que les familles de Sdérot, Ofakim et des kibboutzim voisins puissent dormir ne serait-ce qu’un peu plus en sécurité.

Rav Sherlow lance un appel urgent : « Les synagogues doivent changer. C’est une obligation religieuse »

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À l’occasion de la Journée internationale des droits des personnes handicapées, le rabbin Yuval Sherlow, président du comité d’éthique de l’organisation Tzohar, a lancé un cri d’alarme qui résonne bien au-delà du monde religieux. Dans un contexte où des centaines de soldats reviennent du front avec des blessures visibles et invisibles, le rabbin appelle les communautés à reconnaître une réalité douloureuse : de nombreux lieux de prière en Israël ne sont pas adaptés aux besoins des blessés, et surtout pas à ceux qui souffrent de traumatismes psychologiques depuis le 7 octobre. Pour lui, il ne s’agit pas d’un « supplément de confort », mais d’une obligation halakhique et morale.

Dans une intervention diffusée sur la chaîne Mishav, affiliée aux rabbins de Tzohar, le rabbin Sherlow décrit un décalage inquiétant entre les attentes spirituelles de la communauté et les obstacles physiques et sensoriels que rencontrent ceux qui cherchent simplement à rejoindre la prière. « Les soldats reviennent, et parmi eux, beaucoup de blessés du corps et de l’âme », explique-t-il. « Ce changement ne viendra pas d’eux. Il doit venir de nous. »

Il évoque les réalités techniques – des escaliers trop raides, des entrées étroites, l’absence de rampes ou d’ascenseurs, des salles mal éclairées – mais surtout les obstacles invisibles : le bruit. « Il y a un vacarme insupportable pour ceux qui souffrent de stress post-traumatique », dit-il. « Les gens qui ont survécu à des tirs, à des explosions, ou à des scènes traumatiques, ne peuvent tout simplement pas rester dans un environnement sonore non maîtrisé. » Ce constat rejoint les études publiées récemment par l’hôpital Sheba et l’université de Tel-Aviv, qui soulignent l’explosion du nombre de soldats atteints de PTSD depuis l’attaque du Hamas (source : Sheba Medical Center, rapport 2024).

L’enjeu dépasse la simple ergonomie : le rabbin Sherlow rappelle que l’accessibilité est inscrite au cœur même de la vision juive du monde. « La synagogue doit être accessible à tous. Ce n’est pas un bonus, ce n’est pas un luxe. C’est l’essence même de la maison de prière. Un lieu ouvert à tous doit permettre à chacun d’y entrer. » Il invoque la tradition prophétique : « Les prophètes nous ont appris à regarder vers le converti, l’orphelin et la veuve – des symboles de ceux dont la voix ne porte pas. » Dans le cas des blessés, insiste-t-il, « leur voix ne se fera pas entendre. C’est à nous de parler et d’agir. »

Cette prise de parole reflète un débat qui enfle dans tout le pays depuis le début de la guerre. Plusieurs organisations de blessés, dont « Etgarim » et « Brothers in Arms », affirment que de nombreux lieux publics et institutionnels ne sont toujours pas accessibles, malgré les obligations prévues par la loi pour l’égalité des droits des personnes handicapées (1998). Les synagogues, souvent construites avant ces réglementations, échappent parfois aux mises aux normes, faute de budget ou de décision communautaire. Or, selon Sherlow, ce manque d’adaptation porte atteinte à l’essence même de la prière publique.

Il souligne aussi le silence des blessés eux-mêmes : « Ils ne le diront pas. Ils pensent souvent qu’ils dérangent, qu’ils exagèrent, qu’ils doivent s’adapter. Mais c’est faux. C’est nous qui devons changer. » Le rabbin insiste sur une inversion morale nécessaire : « Quand nous demandons à D.ieu d’écouter notre prière, nous devons commencer par écouter ceux qui ont besoin de nous. »

L’appel de Sherlow arrive alors qu’Israël connaît un nombre inédit de soldats blessés psychologiquement depuis la guerre du 7 octobre. D’après un rapport publié en 2025 par le ministère de la Défense, plus de 19 000 soldats et civils ont été reconnus comme souffrant de traumatismes liés à l’attaque et à ses suites – un chiffre en augmentation constante (source : ministère israélien de la Défense, rapport annuel). Beaucoup d’entre eux témoignent que les espaces clos, les bruits soudains, les chants forts ou l’agitation rapide d’une synagogue peuvent déclencher une détresse immédiate.

Cela oblige les communautés à repenser leur fonctionnement : proposer des zones calmes, former les responsables des offices aux besoins sensoriels spécifiques, adapter la lumière, installer des rampes et des ascenseurs, repenser l’acoustique ou créer un espace d’accueil pour les soldats et blessés traumatisés. Certaines synagogues, notamment dans le centre du pays, ont déjà entamé des travaux d’adaptation, souvent financés par des dons privés ou des fondations. D’autres hésitent encore, perçues comme freinées par la tradition ou le budget.

Pour Sherlow, cet argument financier ne peut plus servir d’excuse : « Une synagogue qui n’est pas prête à accueillir les blessés n’est pas une synagogue de tous. » Il ajoute que parler d’accessibilité uniquement après des crises nationales serait une faute morale : « Ce n’est pas un projet ponctuel. C’est une révolution spirituelle. »

L’un des passages les plus puissants de son allocution réside dans sa conclusion : « Ce n’est que lorsque nous permettrons à chacun d’entrer dans la maison de prière que nous pourrons vraiment demander à D.ieu d’entrer dans nos vies. Une synagogue accessible est une synagogue fidèle à sa mission. »

Dans un pays où la prière joue un rôle central dans la résilience sociale après la guerre, l’appel du rabbin Sherlow apparaît comme une invitation à transformer la tradition non pas en réduction, mais en élargissement. Une exigence qui, selon lui, doit naître non pas d’une loi, mais d’une responsabilité spirituelle.

 

Netanya sous tension : un criminel humilié lance une vendetta après avoir été agressé violemment lors d’un mariage

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La ville de Netanya, longtemps marquée par des rivalités dans le milieu criminel, replonge dans une atmosphère explosive. Un simple différend entre deux jeunes délinquants, connus des services de police pour leur implication dans le marché illégal des prêts usuraires, s’est transformé en une spirale de vengeance qui fait désormais craindre une flambée de violence dans tout le Sharon. L’affaire a éclaté il y a deux semaines, lors d’un mariage où l’un des deux protagonistes a été roué de coups et humilié publiquement, un affront perçu dans ces cercles comme la pire atteinte possible à la réputation. Depuis cette agression spectaculaire, la tension ne cesse de monter, les deux camps se réorganisent, et la police redoute une confrontation armée imminente : « Ils les attendent en bas de chez eux », avertissent même certaines sources du milieu.

Selon les premières informations recueillies par les enquêteurs, le conflit trouverait son origine dans un différend lié à des dettes non réglées ou à un combat pour le contrôle d’une partie du marché local des prêts à taux usuraires. Dans ce secteur, chaque territoire, chaque client, chaque « dossier » représente une source de revenus, et la moindre remise en cause de l’autorité d’un délinquant est susceptible d’engendrer une réaction disproportionnée. L’un des deux criminels, âgé d’une vingtaine d’années, aurait décidé de « régler ses comptes » lors d’un événement familial de son rival, une forme de mise en scène violente destinée à briser symboliquement son adversaire.

Les témoignages recueillis sur place décrivent une attaque brutale. Le jeune homme pris pour cible sortait de la salle de réception lorsque plusieurs individus l’ont encerclé avant de lui asséner coups de poing, coups de bâton et violentes frappes au corps. L’agression a été si rapide et violente que les assaillants ont eu le temps de s’enfuir avant même que la sécurité du mariage ne puisse intervenir. « Il a été blessé, oui, mais la blessure la plus grave était son ego », explique un membre du milieu criminel local. « Être humilié ainsi, devant ses amis, en public, c’est quelque chose qu’aucun d’eux ne laisse passer. »

Effectivement, la réaction ne s’est pas fait attendre. Encore meurtri et profondément choqué, le jeune homme agressé a immédiatement réuni autour de lui une poignée d’individus appartenant à son cercle d’influence. En quelques heures, une petite troupe s’était formée, déterminée à localiser les agresseurs et à répliquer avec une violence équivalente, voire supérieure. Des sources policières et criminelles concordent : le groupe s’est équipé d’armes blanches et d’armes à feu artisanales dans le but explicite de venger l’humiliation subie. « Ils sont prêts, armés, et surveillent les domiciles de leurs ennemis », confie une source du milieu.

Dans ce climat tendu, la ville a connu hier un épisode qui a temporairement fait craindre le pire. En milieu de journée, des coups de feu ont retenti dans la rue Hativat Harel, non loin de la résidence du criminel ciblé pour représailles. Les habitants, inquiets d’un règlement de comptes annoncé, ont immédiatement prévenu la police. Des dizaines de policiers sont arrivés en urgence, certains en vêtements civils, d’autres en unités mobiles, persuadés qu’une fusillade liée au conflit était en cours. Mais très vite, les agents ont réalisé que l’incident n’était pas lié à l’affaire. Selon un officier présent sur les lieux, « nous pensions que c’était le début de la vengeance. Finalement, il s’agissait d’un autre incident : des criminels venus des territoires tentaient de percuter des policiers avec leur véhicule, ce qui a contraint nos agents à ouvrir le feu ». L’affaire n’a donc pas fait de victime, mais elle a mis en lumière l’état d’alerte permanent dans lequel vit désormais Netanya.

Malgré ce malentendu, les autorités ne cachent pas leur inquiétude. La zone reste sous haute surveillance. Les deux clans, même repliés momentanément dans la clandestinité, restent imprévisibles. « Quand des jeunes criminels blessés dans leur orgueil commencent à accumuler des armes et des soutiens, on connaît la suite », explique un enquêteur expérimenté de la région du Sharon. « Cela peut partir très vite, pour un regard, un mot, ou une opportunité perçue. Nous faisons tout pour éviter une fusillade qui mettrait en danger les habitants. »

La montée de ces phénomènes violents à Netanya n’est pas nouvelle. La ville, autrefois considérée comme un pôle touristique en plein essor, est depuis des années le théâtre de luttes internes entre plusieurs groupes criminels cherchant à monopoliser les commerces illégaux : prêts usuraires, paris clandestins, extorsions et trafics divers. Les experts de la criminalité israélienne notent que les humiliations publiques, les attaques filmées et les représailles instantanées se multiplient à mesure que les plus jeunes cherchent à imposer leur nom dans une hiérarchie où seule la force compte.

Dans ce contexte, l’affaire actuelle apparaît comme un symptôme frappant d’un phénomène plus large : l’ascension de criminels inexpérimentés, souvent imprévisibles, qui n’hésitent plus à mener leurs querelles en pleine rue, au mépris total de la sécurité publique. Si la police tente tant bien que mal de contenir ces dérives, elle peine à anticiper les explosions soudaines qui naissent d’ego blessés ou de luttes territoriales.

Reste à savoir si la situation s’apaisera ou si la ville se trouve au bord d’une escalade dangereuse. Les deux camps n’ont pas encore trouvé un terrain d’entente, et dans les coulisses du milieu criminel, beaucoup redoutent qu’un simple faux pas ne mette le feu aux poudres. Dans une région déjà traversée par des tensions plus larges, l’espoir reste que la police parvienne à intervenir avant que les rues de Netanya ne deviennent le théâtre d’un règlement de comptes sanglant.

 

« Pour rappeler aux générations » : le message bouleversant derrière le prénom choisi par Amit Segal pour son quatrième enfant

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Il suffit parfois d’un simple post sur les réseaux sociaux pour dévoiler toute une époque, ses peurs, ses blessures, mais aussi sa force silencieuse. C’est ce qu’a accompli le célèbre journaliste politique Amit Segal en annonçant, dans un texte d’une sincérité rare, la naissance de son quatrième enfant et le prénom qu’il a choisi pour lui : Elam Oz. Un nom court, mais chargé d’histoire, de mémoire et de sens, né d’une réflexion intime au cœur d’un Israël meurtri, résilient et déterminé à transmettre une flamme à la génération suivante.

Dans ce message publié mercredi, Segal raconte l’instant suspendu qui suit une naissance, ce moment où les questions se bousculent, où les pensées affluent comme un torrent. La scène est banale et miraculeuse à la fois : une salle d’accouchement, une sage-femme qui en a vu mille, une doula expérimentée, Rêout — sa compagne — et lui, qui en sont à leur quatrième enfant. « Personne ne se souviendra de quelque chose d’extraordinaire », écrit-il. Et pourtant, c’est précisément dans cette normalité que surgit l’essentiel.

Il décrit son fils, roux, calme, les yeux ouverts. Un enfant qui ne saura jamais, dit-il, qui était présent le matin de sa naissance. Ce qu’il saura, en revanche, c’est que deux Juifs sont arrivés dans ce monde et qu’ils en ont laissé quatre — un symbole de continuité, une réponse intime à la fragilité d’un peuple qui compte chaque vie comme un monde entier. La pensée de Segal glisse alors vers ce que signifie donner la vie dans un pays qui ne connaît jamais vraiment le repos. « Chaque Juif est une flèche envoyée vers les brumes du futur », écrit-il, en écho à une phrase de l’écrivain Yosef Haim Ohana : même lorsque quelque chose se termine, il y a toujours un début.

Puis viennent les pensées qui se mélangent, comme dans ces moments de bonheur traversés d’inquiétudes et de souvenirs. Il évoque le désir presque enfantin que son fils naisse à l’aube, à 6h15, heure symbolique de lumière. Il craint ensuite qu’il ne naisse à 6h29, « l’heure de la grande obscurité ». Et il finit par accepter ce qui advient, laissant la poésie des instants l’emporter. Il confie même avoir pensé à une chanson qu’il se surprendrait à chanter — une manière de célébrer le quatrième enfant comme un rappel que la vie, malgré tout, continue.

Puis il remercie D.ieu, simplement, profondément : « Modé ani lefaneikha… pour tout le bien et la vérité. Pour le bien et pour le mal, et pour le bien qui s’est trouvé dans ce mal ». Une gratitude qui n’a rien d’abstrait, car, immédiatement après, Segal évoque le poids des années, les quatre grossesses, les chemins parcourus, les incertitudes politiques qui l’ont accompagné — « les allers-retours entre Londres et les puits de Beer Sheva » — comme un fil reliant la vie personnelle au tumulte national.

Mais le moment le plus fort de son texte apparaît lorsqu’il explique la signification du deuxième prénom, Oz — « force ». Là, la dimension intime rencontre celle de la nation. Segal choisit ce prénom, dit-il, « pour rappeler aux générations la force biblique qui a surgi soudain sur nous à Simhat Torah et refuse depuis de nous quitter ». Un clin d’œil bouleversant aux événements du 7 octobre, à l’héroïsme des soldats, aux communautés du sud frappées de plein fouet — Nahal Oz, Nir Oz — symboles de douleur mais aussi de courage inébranlable.

Il cite même l’« opération Am Kavlavî », référence à un épisode biblique évoquant la puissance, inscrivant ainsi son choix dans une continuité historique, identitaire, presque prophétique. Dans ce prénom se cristallisent les forces contradictoires de l’époque : la perte et la renaissance, l’effroi et la détermination, la mémoire et l’espoir. Un prénom pour dire : nous sommes encore là.

Segal pense également à ses trois aînés — Avri, Aner, Éliana — chacun décrit avec tendresse : « le sage et beau », « le doux et sensible », « la magnifique et malicieuse ». Il voit dans leur présence la beauté simple du monde, une beauté qui existe malgré tout, et peut-être même à cause de tout. Dans un trait d’humour qui lui ressemble, il confie que si Rêout se lève déjà pour le bébé la nuit, « où est le risque pour moi ? ».

Les pensées défilent comme en mode « shuffle », dit-il, passant de l’émotion la plus profonde au détail le plus trivial : le siège-auto qu’il a oublié d’acheter ; la liste des soldats tombés — 923, précise-t-il — dont il pense aux parents, à la phrase prononcée à chaque brit : « Préserve cet enfant pour son père et sa mère ». Une phrase qui résonne autrement dans un pays où chaque naissance est une victoire sur la tragédie.

Il conclut son message en reconnaissant la confusion touchante de ces minutes-là, mais en affirmant qu’il voulait partager ces pensées « entre amis », car peut-être — sûrement — le public comprendra.

Dans un pays sous tension, où l’actualité est souvent dure, brutale, implacable, ce récit intime d’Amit Segal a offert autre chose : un souffle. Un rappel que la vie continue, que les enfants naissent, que des prénoms sont donnés, que la mémoire se transmet. Et que même dans l’incertitude, l’identité juive porte en elle une force qui refuse de disparaître.

 

L’amie stratégique d’Israël envoie un message direct à l’Iran : Bakou se dit prête à un affrontement si nécessaire

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Dans un Moyen-Orient secoué par les tensions et les jeux d’influence iraniens, un signal puissant s’est élevé du nord : l’Azerbaïdjan, alliée stratégique d’Israël, adresse à Téhéran un avertissement clair. Selon des médias locaux, une délégation sécuritaire israélienne de premier plan — dirigée par le brigadier-général (rés.) Dr Daniel Gold, chef de la direction israélienne de la recherche et du développement des armements (MAFAT) — a effectué une visite discrète mais hautement significative à Bakou. Le gouvernement israélien reste officiellement silencieux, mais du côté azerbaïdjanais, le message est assumé : l’armée s’équipe, s’entraîne et se prépare à repousser toute provocation iranienne dans la région de la mer Caspienne.

Ce déplacement intervient quelques semaines seulement après la première présentation publique, lors d’un « défilé de la victoire » à Bakou, des missiles Ice Breaker, la variante aérienne du Sea Breaker israélien développé par Rafael. Jusqu’alors, cette acquisition demeurait confidentielle. Le choix de la dévoiler lors d’un événement national révèle une volonté politique ferme : montrer à l’Iran — voisin direct et rival historique — que l’Azerbaïdjan ne laissera plus sa sécurité stratégique dépendre des humeurs de Téhéran.

Le Sea Breaker, déjà décrit par de nombreux experts comme un « game changer », est au cœur de cette dissuasion. Conçu pour opérer dans des environnements saturés de contre-mesures électroniques — un domaine où l’Iran, fortement soutenu par la Russie, excelle — ce missile dispose d’une autonomie de navigation lui permettant de fonctionner sans GPS. Avec un rayon d’action allant jusqu’à 300 km, une capacité de vol rasant « mer-rase » et une tête militaire de 113 kg, le Sea Breaker peut neutraliser une frégate ou un navire de guerre en un seul impact. Les analystes de Army Recognition affirment que sa simple présence au sein de la marine azerbaïdjanaise « oblige l’Iran à redéfinir complètement sa posture en mer Caspienne ».

Pour l’Azerbaïdjan, dont la façade maritime se situe face à l’armée navale iranienne, cette technologie représente un bond stratégique. L’équilibre militaire dans la zone, longtemps dominé par la puissance navale iranienne et l’influence russe, s’en trouve bouleversé. La guerre du Haut-Karabakh de 2020 avait déjà démontré le rôle déterminant des technologies israéliennes dans la victoire de Bakou — en particulier grâce aux drones Harop et Bayraktar TB2, équipés de composants israéliens. L’acquisition de missiles avancés Sea Breaker prolonge cette dynamique et renforce l’axe Jérusalem-Bakou, une relation critiquée par Téhéran qui accuse l’Azerbaïdjan d’héberger des infrastructures israéliennes près de sa frontière.

Le Dr Daniel Gold, artisan du Dôme de fer et figure centrale de l’innovation militaire israélienne, ne se déplace jamais sans raison. Sa présence à Bakou, non commentée par Jérusalem, indique que la coopération dépasse la simple vente de systèmes d’armes : elle touche désormais au transfert technologique, à l’intégration opérationnelle et, selon certains analystes occidentaux, à la préparation de scénarios conjoints en cas d’escalade régionale. Plus tôt cette année, les États-Unis ont annoncé que la technologie du Sea Breaker serait adaptée et produite sous licence américaine sous le nom de Bullseye, confirmant son importance dans l’architecture militaire occidentale.

Pour Israël, l’intérêt est double. D’une part, l’Azerbaïdjan sert de point d’appui stratégique face à l’Iran — une proximité géographique qui offre, selon plusieurs médias étrangers dont le Times et Foreign Policy, une profondeur opérationnelle précieuse. D’autre part, Bakou reste l’un des rares pays musulmans chiites à afficher un partenariat ouvert avec Israël, malgré les protestations iraniennes et les campagnes de pression diplomatique orchestrées par Téhéran. La coopération énergétique entre les deux pays — Israël importe environ 40 % de son pétrole d’Azerbaïdjan selon les données du ministère de l’Énergie — renforce encore cette alliance.

La réaction iranienne n’a pas tardé. Les médias liés au Corps des Gardiens de la révolution ont dénoncé la présentation des missiles Ice Breaker comme une « provocation directe », accusant Israël d’« militariser la mer Caspienne ». Téhéran voit d’un très mauvais œil tout renforcement militaire azerbaïdjanais, y compris sur son propre territoire, en raison de sa minorité azérie très importante — près de 20 millions de personnes — dont la loyauté inquiète régulièrement les autorités iraniennes.

Mais Bakou ne plie pas. Plusieurs responsables militaires azerbaïdjanais ont réaffirmé que le pays était prêt à un affrontement si l’Iran « continuait de menacer ses frontières et de soutenir des groupes subversifs ». Un message rare, direct, assumé. Dans ce paysage tendu, la coopération avec Israël apparaît non seulement comme un choix stratégique, mais comme un moyen indispensable de garantir la souveraineté du pays.

Pour Israël, cette situation s’inscrit dans une logique régionale claire : encercler et contenir l’influence iranienne en renforçant les alliances périphériques. Face à un Iran qui avance son programme nucléaire, multiplie les provocations via le Hezbollah, soutient les Houthis au Yémen et arme les milices chiites en Syrie et en Irak, la présence d’un partenaire solide au nord constitue un atout géopolitique majeur.

La visite de Daniel Gold, tout comme la mise en lumière publique des Sea Breaker, n’est donc pas un hasard. C’est un message en trois dimensions : technologique, stratégique et psychologique.
Un message qui dit à l’Iran que son expansion répond désormais à une résistance régionale organisée — et que l’État juif ne laissera pas ses alliés seuls face aux ambitions impériales de Téhéran.

 

Incident grave lors d’un voyage scolaire à Eilat : 25 adolescents hospitalisés après une intoxication alimentaire présumée

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La nuit a été longue et angoissante pour les élèves d’un lycée en voyage scolaire à Eilat. Vingt-cinq adolescents, âgés de 16 à 17 ans, ainsi que plusieurs enseignants ont été évacués en urgence vers le centre médical Yosseftal après avoir souffert de violentes nausées, vomissements et douleurs abdominales. L’incident, survenu alors que le groupe séjournait dans un hôtel de la ville, rappelle une fois encore la fragilité des systèmes de contrôle sanitaire dans les grands complexes touristiques du sud du pays, particulièrement durant les périodes de forte affluence.

L’hôpital Yosseftal a confirmé dans un communiqué que les premiers symptômes sont apparus dans la soirée, entraînant un afflux continu de jeunes affaiblis, certains incapables de se tenir debout. Les équipes médicales ont immédiatement administré des perfusions, des traitements anti-nauséeux et des médicaments destinés à stabiliser les élèves les plus touchés. Plusieurs adolescents ont pu rentrer après observation, mais d’autres ont été gardés en hospitalisation courte pour surveillance rapprochée. Selon le Dr Daher Agbaria, directeur des urgences du centre Yosseftal, « les symptômes correspondent clairement à une intoxication alimentaire, mais l’origine exacte doit encore être établie ».

La réaction du personnel hospitalier souligne la gravité de la situation. Anath Ben Moshe, cheffe des infirmières du service, a décrit un afflux « inhabituel », les élèves arrivant par vagues successives, accompagnés de professeurs eux-mêmes très inquiets. « À un moment donné, nous avons compris que ce n’était pas une série de cas isolés mais un événement massif », a-t-elle affirmé. Selon les témoignages recueillis, les premiers signes sont apparus quelques heures après le dîner à l’hôtel. Les parents, alertés au cœur de la nuit, ont été informés en temps réel de l’état de leurs enfants.

Ce type d’incident n’est malheureusement pas inédit en Israël. Ces dernières années, plusieurs cas d’intoxications dans des hôtels ou restaurants ont été recensés, notamment dans des zones touristiques comme la mer Morte ou Tibériade. Selon les données du ministère de la Santé publiées en 2024, environ 3 000 cas d’intoxications alimentaires collectives sont rapportés chaque année, la plupart en raison d’un mauvais stockage des aliments, d’erreurs dans la chaîne du froid ou d’une contamination bactérienne — Salmonella et E. coli étant les agents les plus fréquemment identifiés. L’environnement chaud d’Eilat et la forte rotation des visiteurs augmentent ces risques.

Le ministère de la Santé a été immédiatement informé de la situation, comme l’exige le protocole. Des inspecteurs devraient être dépêchés dans l’hôtel concerné pour prélever des échantillons alimentaires, vérifier les cuisines et analyser les conditions de conservation. Si la responsabilité de l’établissement venait à être confirmée, celui-ci s’exposerait à une fermeture temporaire, voire à des poursuites administratives. En 2023, plusieurs hôtels de la région d’Eilat avaient déjà reçu des avertissements pour non-respect des normes sanitaires, un problème récurrent dans l’industrie hôtelière locale.

Sur le plan humain, la scène vécue au centre Yosseftal n’a laissé personne indifférent. Une enseignante accompagnatrice, interrogée par Walla! News, a raconté une nuit d’angoisse : « Ils vomissaient sans arrêt. Nous étions à l’hôpital depuis dix heures du soir, et les admissions n’arrêtaient pas. Les enfants étaient épuisés, certains en pleurs ». D’autres témoins évoquent un hôtel dépassé par les événements et des tentatives tardives de calmer les élèves. Pour les familles, l’essentiel reste le rétablissement complet des adolescents, même si beaucoup exigent déjà une enquête rigoureuse.

Cet incident soulève également des questions plus larges. Les voyages scolaires à Eilat sont très fréquents et impliquent chaque année des dizaines de milliers d’élèves. Les écoles font confiance aux hôtels partenaires, mais la multiplication des alertes sanitaires pourrait demain imposer de nouvelles directives : contrôles renforcés, certifications obligatoires, audits surprises. Le ministère de l’Éducation, pour sa part, a assuré suivre de près la situation et a promis de « tirer toutes les conclusions nécessaires » une fois l’enquête du ministère de la Santé achevée.

L’épisode rappelle en outre les défis propres à Eilat, ville dont l’économie repose entièrement sur le tourisme. L’afflux saisonnier et le rythme intensif imposé aux infrastructures peuvent créer des failles. Le maire d’Eilat avait déjà alerté en 2024 sur la nécessité d’investir dans la formation du personnel hôtelier et dans des systèmes de contrôle plus stricts. Mais comme souvent, ces recommandations restent en suspens jusqu’à ce qu’un drame soit évité de justesse.

Pour l’heure, l’hôpital Yosseftal assure que la majorité des adolescents devraient quitter l’établissement dans la journée ou le lendemain, et leur état n’inspire plus d’inquiétude. Une bonne nouvelle dans une nuit qui aurait pu virer à la catastrophe. Mais pour les parents, les enseignants et le public israélien, le dossier ne se refermera pas si vite : la confiance dans les infrastructures touristiques est à nouveau ébranlée, et chacun attend les résultats de l’enquête pour comprendre comment un groupe de mineurs a pu être exposé à un tel danger.

 

Bolivie : un assouplissement des visas pour les Israéliens, signe d’un basculement stratégique en Amérique latine

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La décision, annoncée hier par le gouvernement bolivien, d’assouplir les exigences de visa pour les voyageurs israéliens représente un tournant diplomatique qui dépasse largement la simple question de l’entrée sur le territoire. Ce geste, voulu par le nouveau président Rodrigo Paz, constitue le premier mouvement concret destiné à « ouvrir une nouvelle voie » entre La Paz et Jérusalem, après des années de tensions et deux ruptures diplomatiques successives en quinze ans, la plus récente durant la guerre de 2023. Pour un pays considéré comme l’un des bastions pro-palestiniens en Amérique latine, le changement est profond.

L’élection surprise de Rodrigo Paz en octobre 2025 a déjà marqué une rupture majeure. Après près de vingt ans de gouvernements de gauche sous le mouvement MAS, son orientation chrétienne-démocrate et libérale entend « ramener la Bolivie dans le monde ». Concrètement, cela se traduit par une prise de distance avec la politique étrangère idéologique qui dominait jusque-là et voyait l’opposition à Israël comme un élément central de l’identité anti-impérialiste du pays. Sous Evo Morales puis Luis Arce, la Bolivie s’était imposée comme l’un des soutiens les plus farouches de la cause palestinienne : rupture des relations avec Israël en 2009, puis à nouveau en 2023, accusations de crimes de guerre à Gaza et appui aux démarches judiciaires contre Israël devant la Cour internationale de justice.

L’assouplissement des visas constitue ainsi un signal diplomatique lourd de sens. La Bolivie suggère qu’elle est disposée à reconsidérer sa position dans un continent où l’attitude envers Israël est en plein bouleversement, sous l’effet de la guerre, des pressions internationales et de l’émergence de nouveaux acteurs politiques.

Ce geste arrive dans un contexte où, depuis deux ans, une vague quasi unanime de condamnations contre Israël a déferlé sur l’Amérique latine. Le président colombien Gustavo Petro en est devenu la figure principale, allant jusqu’à rompre les relations avec Israël en 2024, geler des avoirs, interrompre les exportations de charbon et s’associer à l’initiative sud-africaine contre Israël à La Haye. Petro a accusé Israël de « génocide à Gaza », comparant certaines actions au nazisme, et s’est imposé comme l’un des leaders mondiaux du discours anti-israélien.

Ce front critique s’est étendu au Chili de Gabriel Boric, au Mexique d’Andrés Manuel López Obrador, et au Brésil de Lula da Silva. Même des gouvernements traditionnellement plus modérés, comme ceux du Pérou ou d’Équateur, ont durci leur rhétorique. La région est ainsi apparue comme un bloc quasi homogène dans sa dénonciation d’Israël, malgré d’importantes nuances politiques internes.

Cette attitude puise ses racines dans une histoire longue : l’immigration massive d’origine arabe, des millions de personnes au Brésil notamment ; la mémoire des ventes d’armes israéliennes aux dictatures latino-américaines durant le XXe siècle ; et la montée de gouvernements de gauche identifiés à des mouvements indigénistes et anti-impérialistes, qui perçoivent la lutte palestinienne comme un miroir des revendications locales.

Cependant, la région n’a jamais été parfaitement uniforme. À côté des gouvernements de gauche solidaires des Palestiniens, des pays comme l’Argentine, le Paraguay, le Guatemala ou le Panama ont renforcé leurs liens avec Israël. L’élément déterminant y est moins la géographie que l’idéologie.

Le contraste est particulièrement marqué entre la Colombie de Petro et l’Argentine de Javier Milei. Petro s’est engagé dans une croisade diplomatique contre Israël malgré les sanctions américaines – allant jusqu’à perdre sa propre autorisation d’entrée aux États-Unis. Milei, au contraire, a inversé en quelques mois des décennies de politique étrangère argentine, se présentant comme un allié indéfectible d’Israël et préparant le transfert de l’ambassade argentine à Jérusalem au printemps 2026. Son rapprochement a entraîné d’autres pays de droite, comme le Paraguay, à s’aligner sur des positions similaires.

Au milieu de ces deux pôles antagonistes, de nombreux États se retrouvent en état d’hésitation. Le Venezuela continue d’attaquer Israël avec virulence, tandis que Cuba, le Nicaragua et le Honduras maintiennent une ligne pro-palestinienne constante. Le Brésil tente d’endosser un rôle de médiateur, mais les déclarations du président Lula compliquent parfois cette posture.

Dans ce contexte polarisé, le geste de Rodrigo Paz apparaît comme un baromètre régional. Sa politique, centrée sur l’économie et la modernisation, laisse entrevoir un repositionnement stratégique : recherche de coopération technologique, intérêts agricoles, besoins industriels – autant de domaines où Israël pourrait devenir un partenaire utile. L’assouplissement des visas pour les Israéliens est ainsi perçu comme un test, destiné à jauger la réaction de l’opinion publique, de l’opposition et des acteurs régionaux.

Si les réactions internes restent modérées, le gouvernement bolivien pourrait aller plus loin : reprise de programmes de coopération, ouverture de canaux diplomatiques et, potentiellement, rétablissement complet des relations bilatérales.

Cette initiative reste cependant fragile. Les élections colombiennes de mai 2026 pourraient reconfigurer l’équilibre régional. Au Brésil, la pression interne peut influer sur les ambitions internationales de Lula. Au Venezuela et à Cuba, l’hostilité envers Israël persiste mais leur influence décroît. Dans ce paysage mouvant, la Bolivie pourrait devenir l’un des premiers signaux d’un rééquilibrage plus large.

La portée du geste n’est pas dans son ampleur, mais dans son moment. Alors que l’Amérique latine s’est inclinée en masse vers une critique virulente d’Israël, et que Gaza est devenue un symbole politique majeur pour de nombreux dirigeants, toute inflexion dans la direction opposée devient immédiatement visible. La décision bolivienne, discrète mais assumée, ouvre peut-être un nouveau chapitre diplomatique – et rappelle que les lignes géopolitiques peuvent se déplacer plus vite qu’on ne le croit.

 

À Gaza, la colère gronde : les familles de terroristes du Hamas quittent la bande sans difficulté, tandis que la population reste piégée

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Alors que des milliers de Gazaouis tentent depuis deux ans d’obtenir un permis pour sortir de la bande, confrontés à une bureaucratie étouffante et à un contrôle systématique, un phénomène provoque une indignation croissante : les familles de cadres du Hamas et de pseudo-journalistes affiliés quittent Gaza sans obstacles, embarquant pour la Turquie, la Malaisie ou le Qatar — souvent avec l’aval discret d’Israël, dans un mécanisme complexe lié aux accords humanitaires.

Selon les informations révélées par N12, les proches de plusieurs membres du Hamas ayant opéré sous couverture de journalistes d’Al-Jazeera ont, ces derniers jours, quitté la bande, bénéficiant d’un accès prioritaire aux autorisations et à des documents de sortie obtenus en quelques heures. Une situation qui scandalise une population épuisée, privée de perspective et d’issue.

“Pourquoi eux sortent en deux jours, alors que nous sommes coincés ici depuis deux ans ?”, s’indigne A., une résidente de Gaza interrogée par N12.
“Les familles du Hamas prennent l’avion comme si de rien n’était, et nous, nous n’avons même pas une porte ouverte.”


Un mécanisme de sortie qui passe… par Israël

Contrairement à ce que diffusent les sources pro-Hamas, ce ne sont pas les autorités du mouvement qui contrôlent les départs officiels, mais Israël, via un mécanisme supervisé par le COGAT, dans le cadre des autorisations humanitaires, médicales et de nationalités étrangères.

Selon les rapports publiés par N12, TPS et des correspondants de terrain :

  • la liste des personnes autorisées à quitter Gaza via Kerem Shalom (Kerem Shalom Crossing) est validée par Israël,
  • les personnes éligibles doivent répondre à plusieurs critères : double nationalité, visa tiers, ou dossier médical reconnu,
  • les vols sont ensuite effectués via l’aéroport de Ramon ou le pont Allenby pour les départs vers la Jordanie.

Mais dans les faits, les familles des terroristes du Hamas bénéficient d’un traitement expéditif, s’insérant dans ces catégories grâce à des documents préparés avant la guerre ou obtenus avec l’aide des réseaux du mouvement à Doha, Istanbul ou Kuala Lumpur.


Qui sont ceux qui ont déjà quitté Gaza ?

La liste révélée par N12 inclut les familles de plusieurs terroristes opérant sous le camouflage journalistique d’Al-Jazeera — une pratique déjà mise au jour par Tsahal depuis 2023 :

  • La mère et l’épouse d’Anas Al-Sharif, chef de cellule du Hamas ayant utilisé sa fonction de reporter pour coordonner des tirs de roquettes.
    → Éliminé par Tsahal en août 2025.
  • L’épouse de Mohammed Karika, correspondant d’Al-Jazeera tué en même temps qu’Al-Sharif.
  • L’épouse d’Ismaïl Al-Ghul, membre de la force Nukhba et acteur direct du massacre du 7 octobre, également présenté comme “journaliste”.
    → Éliminé lors d’une frappe du camp d’Al-Shati en juillet 2024.
  • L’épouse de Rami Al-Rifi, photographe d’Al-Jazeera, tué avec Al-Ghul dans la même frappe.
  • La mère de Houssam Shabat, membre du bataillon de Beit Hanoun et encore un “journaliste” affilié à Al-Jazeera.
    → Éliminé en mars 2025.
  • L’épouse d’Ismaïl Haniyeh, chef politique du Hamas, résidant désormais à Doha.**

Ce tableau révèle un schéma clair : les familles de terroristes du Hamas vivent à l’abri, souvent dans des hôtels de luxe au Qatar, pendant que les habitants de Gaza restent piégés dans un territoire ruiné que le Hamas a transformé en base militaire.


À Gaza, l’exaspération populaire atteint un seuil critique

Les témoignages recueillis par N12 montrent une colère rarement exprimée si ouvertement :

G., habitant de Gaza :
“Les gens ici meurent de faim, vivent dans les ruines, et eux… ils voyagent. Haniyeh vit en palace. Le Hamas nous a enterrés vivants. Et Netanyahu n’a jamais réussi à les arrêter.”

Pour de nombreux Gazaouis, l’injustice est flagrante :

  • Ils attendent des mois pour un rendez-vous administratif,
  • ils doivent soudoyer des intermédiaires,
  • et même en cas d’urgence médicale, moins de 15 % des demandes sont approuvées.

Pendant ce temps, les proches des cadres du Hamas quittent Gaza en 48 heures, utilisant le mécanisme humanitaire pour fuir vers l’étranger et parfois rejoindre des pays qui financent le mouvement.


6 000 Gazaouis ont déjà quitté le territoire depuis la trêve

Depuis le début de la cessation des hostilités, plus de 6 000 personnes ont quitté Gaza via Kerem Shalom.
Selon les données obtenues par N12, Israël valide la grande majorité des demandes — pour des raisons humanitaires et pour éviter l’effondrement total des infrastructures civiles.

Mais l’écart entre les citoyens ordinaires et les cercles du Hamas reste immense :
👉 Les premiers affrontent des refus, des files d’attente interminables, et des exigences administratives inatteignables.
👉 Les seconds contournent le système grâce à des réseaux politiques et financiers opérant depuis le Qatar.

Ce double standard, déjà dénoncé en interne, contribue à alimenter la colère populaire contre le Hamas — colère que le mouvement tente, sans succès, d’étouffer.


Une contradiction profonde : le Hamas laisse fuir les siens tout en empêchant les civils de partir

Les critiques pointent un paradoxe glaçant :

  • Le Hamas impose aux civils un maintien forcé dans la bande pour servir de boucliers humains,
  • tout en permettant à ses propres familles de se mettre en sécurité à l’étranger.

Cette pratique est conforme à la stratégie traditionnelle du mouvement : préserver l’élite, sacrifier la population, puis accuser Israël de la crise humanitaire résultante.


Conclusion : une fracture morale qui pourrait coûter cher au Hamas

La fuite des familles de terroristes révèle au grand jour ce que les habitants de Gaza savent déjà :
le Hamas ne se soucie pas de son peuple, mais uniquement de sa survie et de celle de son noyau dirigeant.

À mesure que la liste des sortants s’allonge, et que les Gazaouis comprennent que seuls les proches des cadres ont accès à l’étranger, la légitimité du Hamas se délite.

Pour Israël, cette situation confirme ce que Tsahal affirme depuis le 7 octobre :
un mouvement terroriste ne peut pas prétendre représenter un peuple qu’il utilise comme monnaie d’échange et abandonne aux décombres.


Sources réelles

  • N12 – reportage de Sapir Lipkin sur les départs de familles du Hamas
  • TPS – images et données sur les mouvements civils dans la bande
  • Reuters – rapports sur les évacuations humanitaires via Kerem Shalom
  • Times of Israel – analyses sur les mécanismes de sortie

 

Scandale à Ben Gourion : un invalide de Tsahal forcé de sauter sur une jambe au duty-free après le refus injustifié de United Airlines

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L’incident survenu il y a quelques jours à l’aéroport Ben Gourion dépasse le simple dysfonctionnement logistique. Il s’agit d’un épisode humiliant, profondément choquant, mettant en lumière les dérives d’une compagnie aérienne internationale face à un invalide de Tsahal — un soldat blessé au combat, amputé, cumulant plus de dix ans de souffrance et d’opérations — contraint d’avancer en sautant sur une jambe, au cœur du duty-free de Tel-Aviv, pour rejoindre sa porte d’embarquement.

Un traitement indigne, incompréhensible et injustifiable, d’autant plus révoltant qu’il a été infligé par United Airlines, l’une des compagnies américaines revenues récemment vers Israël.


Un héros de Tsahal confronté à l’absurde

Eli (nom modifié), amputé d’une jambe depuis sa blessure lors de l’opération “Tsouk Eitan”, vit aujourd’hui à Chicago où il suit des traitements lourds et répétés : opérations invasives, interventions régulières, atteintes à la main et à la colonne vertébrale.

Son handicap est tel qu’il ne peut ni porter de prothèse, ni utiliser des béquilles sur de longues distances.
Son unique moyen de mobilité : sa trottinette médicale électrique, approuvée pour les vols internationaux, utilisée sans le moindre problème sur « des dizaines de vols », y compris avec United elle-même.

Mais ce jour-là, au comptoir d’enregistrement de l’aéroport Ben Gourion, tout a basculé.


United décide soudainement d’interdire sa trottinette

Le personnel au sol de United lui a sèchement annoncé qu’il ne serait pas autorisé à embarquer avec son équipement, arguant que la batterie ne correspondait pas aux normes FAA.

Eli leur a pourtant présenté :

  • la fiche technique du fabricant,
  • la mention claire de conformité FAA,
  • la preuve qu’il avait voyagé une semaine plus tôt sur le même modèle d’avion, avec la même compagnie, sans aucun problème.

Tout a été ignoré.

Une heure de discussions, d’explications, d’efforts physiques et de souffrance n’y ont rien changé.


Abandonné, épuisé, il finit par sauter sur une jambe jusqu’à la porte d’embarquement

Pendant que sa femme, pensant que le problème serait résolu en quelques minutes, avait déjà franchi la zone duty-free, Eli a fini par perdre espoir.

À bout de forces, sous la douleur, il a dû abandonner sa trottinette médicale au comptoir et rejoindre la porte d’embarquement en sautant sur une jambe, parfois contraint d’utiliser des béquilles malgré l’interdiction médicale — et ce sur une distance considérable.

Une scène humiliante, dont les témoins rapportent qu’elle a choqué plusieurs passagers présents.


La réponse glaciale de United

Interrogée, United Airlines s’est contentée d’une déclaration laconique :

« La batterie de la trottinette ne correspondait pas aux réglementations FAA. Nous contactons le client. »

Une réponse jugée insuffisante par plusieurs associations d’invalides de Tsahal.
Le président de l’Organisation des Invalides de Tsahal, Idan Klinman, a dénoncé une « atteinte grave à la dignité d’un soldat blessé ».


Un épisode qui soulève une question de fond

L’incident n’est pas seulement un dysfonctionnement bureaucratique.
Il s’agit d’un faux prétexte dangereux, dans un contexte où :

  • la trottinette était déjà approuvée FAA,
  • Eli avait déjà volé plusieurs fois avec le même appareil,
  • United elle-même l’avait transporté une semaine plus tôt avec ce matériel.

Pour de nombreux observateurs, la décision ne peut s’expliquer que par :

  • un zèle mal placé,
  • un manque de formation du personnel,
  • ou une politique discriminatoire non assumée.

La communauté des blessés de Tsahal exige des explications

Selon plusieurs associations, cet incident ne doit pas être classé sans suite.
Un invalide de Tsahal, amputé, ayant sacrifié sa santé pour protéger Israël, ne peut être traité comme un poids mort dans un comptoir d’aéroport.

À Tel-Aviv comme à Chicago, les proches d’Eli réclament :

  • une enquête interne de United,
  • une réévaluation des procédures pour les équipements médicaux,
  • des excuses officielles.

Pour l’instant, la compagnie se contente d’un communiqué minimaliste.


Une humiliation qui marque profondément

Pour Eli, habitué aux salles d’opération mais pas aux humiliations, l’épisode restera comme l’un des moments les plus douloureux de ces dernières années.
Il avait déjà affronté la guerre.
Aujourd’hui, il a dû affronter l’indifférence.

Une scène qui, selon ses proches, « n’aurait jamais dû se produire dans un pays civilisé, et encore moins à Tel-Aviv, envers un soldat blessé ».


Sources réelles

  • Israel Hayom, reportage de Mati Tuchfeld
  • Reuters – visuels et informations sur United Airlines
  • N12 – contexte sur la reprise des vols américains vers Israël
  • FAA – réglementation batteries lithium pour équipements médicaux