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Première visite israélienne depuis l’annonce historique : Gideon Sa’ar atterrit au Somaliland, d’autres pays prêts à reconnaître l’État ?

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Près de deux semaines après l’annonce qui a surpris la communauté internationale, Israël franchit une nouvelle étape diplomatique majeure en Afrique. Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a atterri au Somaliland, marquant la toute première visite officielle israélienne depuis la reconnaissance formelle de cette entité comme État souverain. Il doit s’entretenir aujourd’hui avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, selon une confirmation émanant d’une source officielle locale. Le ministère israélien des Affaires étrangères n’a, pour sa part, pas souhaité commenter publiquement cette visite à ce stade.

Cette visite intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. Le 26 décembre dernier, Israël est devenu le premier pays membre de l’Organisation des Nations unies à reconnaître officiellement la République du Somaliland comme État indépendant et souverain. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président somalilandais ont signé une déclaration conjointe établissant des relations diplomatiques complètes, incluant l’ouverture d’ambassades et la nomination d’ambassadeurs.

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Selon plusieurs évaluations diplomatiques, la décision israélienne pourrait faire école. Des pays tels que les Émirats arabes unis, l’Inde, l’Éthiopie, le Maroc et le Kenya seraient sérieusement en train d’examiner la possibilité de reconnaître à leur tour le Somaliland. Une telle dynamique marquerait un bouleversement stratégique dans la Corne de l’Afrique, région clé pour les routes maritimes internationales et la sécurité régionale.

La reconnaissance israélienne n’a toutefois pas été sans provoquer de vives réactions. Plusieurs pays, dont la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Égypte, ont exprimé leur opposition, craignant une déstabilisation régionale. Le gouvernement somalien, quant à lui, a condamné fermement la décision israélienne, qualifiant cette reconnaissance de « violation flagrante » de sa souveraineté territoriale.

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Les contacts entre Jérusalem et Hargeisa ne datent pas d’hier. Les négociations ayant conduit à cette reconnaissance ont été menées dans la plus grande discrétion pendant de longs mois. Gideon Sa’ar, des représentants du Mossad et l’ancien conseiller à la sécurité nationale Tzachi Hanegbi ont conduit des échanges approfondis, organisé des visites bilatérales et accueilli à plusieurs reprises des responsables somalilandais en Israël. Les discussions finales ont été validées lors de réunions présidées par Netanyahou, qui a donné son feu vert définitif au projet dès le mois d’octobre.

La publication de la déclaration conjointe a été soigneusement synchronisée. Les autorités du Somaliland avaient demandé un délai afin de se préparer à d’éventuelles actions hostiles, notamment en provenance des Houthis au Yémen, voisins du nord. Ce n’est qu’une fois ces préparatifs achevés que l’annonce officielle a été rendue publique, ouvrant la voie à une nouvelle alliance stratégique.

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Cette visite marque ainsi bien plus qu’un geste symbolique. Elle pourrait constituer le point de départ d’un réalignement diplomatique régional, avec Israël en acteur central d’une reconnaissance internationale progressive du Somaliland, au cœur d’un espace géopolitique de plus en plus convoité.

« Nous avons prié pour ce jour pendant des années » : les Juifs du Venezuela se réveillent avec un nouvel espoir à Caracas

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Les membres de la communauté juive de Caracas, la capitale du Venezuela, se sont réveillés dans la nuit de vendredi à samedi au son de puissantes détonations, à proximité immédiate de leurs quartiers d’habitation. Ces explosions ont été entendues alors que s’effondrait le régime du président Nicolás Maduro, capturé puis transféré aux États-Unis. Pour une communauté qui a vu ses effectifs fondre de manière dramatique au cours des dernières décennies, ces événements sont vécus comme le début d’une ère nouvelle.

Selon des témoignages recueillis par des médias israéliens, plusieurs cibles frappées lors de l’opération américaine se trouvaient non loin de zones résidentielles juives. « Nous avons entendu des explosions extrêmement fortes et nous nous sommes réveillés en pleine nuit », ont raconté des membres de la communauté. Comme une grande partie de la population vénézuélienne, les Juifs du pays attendaient ce moment depuis des années.

Si le Venezuela n’a jamais été officiellement un État antisémite, le régime de Nicolás Maduro, successeur de Hugo Chávez, a profondément fragilisé la vie juive locale. L’instabilité politique, l’effondrement économique, l’insécurité et la détérioration des relations diplomatiques avec Israël ont poussé une majorité des Juifs à quitter le pays.

D’une grande communauté à une minorité fragile

Au plus fort de son histoire, la communauté juive vénézuélienne comptait près de 30 000 membres. Depuis l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir en 1999, puis sous Nicolás Maduro, l’exode s’est accéléré. Aujourd’hui, environ 4 000 Juifs בלבד vivent encore dans le pays, principalement à Caracas – un chiffre historiquement bas.

« Les Juifs sont extrêmement heureux de ce qui se passe. Beaucoup attendaient la chute de Maduro et ont prié pendant des années pour ce jour », explique Zeev Kirtchuk, ancien émissaire du Keren Hayessod au Venezuela et représentant de la communauté juive vénézuélienne en Israël.

Une communauté organisée, tournée vers Israël

Malgré sa réduction numérique, la communauté juive restante demeure remarquablement structurée. Elle dispose de 18 synagogues, d’écoles juives, d’institutions communautaires ashkénazes et séfarades, ainsi que d’un conseil communautaire commun. « La communauté qui est restée est très organisée et entretient un lien fort avec Israël, même s’il n’y a plus d’ambassade israélienne sur place », souligne Kirtchuk.

Il rappelle également l’engagement constant de cette communauté envers l’État hébreu : « Il existe une véritable culture du don et du soutien à Israël. Dans les moments de crise, y compris après le 7 octobre, les Juifs du Venezuela ont toujours été aux côtés d’Israël. »

Entre prudence et espoir

Si l’avenir reste incertain et dépendra de l’évolution politique du pays, l’ambiance au sein de la communauté juive est marquée par une espérance prudente. Pour beaucoup, la chute du régime de Maduro représente non seulement la fin d’une période de peur et d’instabilité, mais aussi la possibilité d’un renouveau – voire, pour certains, l’idée qu’un jour, le Venezuela puisse redevenir un endroit sûr pour la vie juive.

Rabbin Goldknopf, comment osez-vous ?

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Il y a des paroles qui blessent. D’autres qui choquent. Et puis il y a celles qui franchissent une ligne rouge morale, historique et nationale. Les propos tenus  en commission par le rabbin Yitzhak Goldknopf relèvent de cette dernière catégorie.

Voici une tribune d’opinion en français, directement inspirée de la publication de Yair Lapid, dans la continuité de « Rabbin Goldknopf, comment osez-vous ? », prête à être publiée telle quelle.


Rabbin Goldknopf, comment osez-vous – encore ?

« Rabbin Goldknopf, comment osez-vous ? »
La question posée publiquement par Yair Lapid n’est ni rhétorique ni politicienne. Elle est morale, historique et profondément israélienne.

Mon père portait l’étoile jaune dans le ghetto de Budapest parce qu’il n’existait pas alors d’armée juive pour défendre sa vie.
Mon grand-père portait l’étoile jaune lorsqu’il a été assassiné dans un camp de la mort.

Ces symboles ne sont pas des arguments de débat. Ils sont le témoignage d’une impuissance absolue, imposée par la haine, et scellée par l’absence d’un État juif souverain.

En comparant aujourd’hui le service militaire à cette réalité, Yitzhak Goldknopf réalise exactement ce dont rêvent les antisémites :
– banaliser la Shoah,
– vider de son sens le sacrifice des survivants,
– et délégitimer Tsahal, l’armée qui garantit que plus jamais un Juif ne sera conduit à l’abattoir sans défense.

L’étoile jaune n’était pas un choix.
L’uniforme de Tsahal en est un — un choix de responsabilité, de courage et de continuité historique.

Assimiler l’un à l’autre n’est pas une provocation naïve. C’est une falsification morale de l’histoire juive.

Tsahal n’est pas un instrument idéologique.
Tsahal est la réponse directe à Auschwitz.
Tsahal est la négation même du ghetto.
Tsahal est la promesse faite aux morts que leurs enfants ne seront plus jamais sans protection.

Des soldats religieux, laïcs, issus de toutes les communautés d’Israël, tombent aujourd’hui pour que les Juifs n’aient plus jamais à porter de marque de honte, mais puissent vivre libres sur leur terre.

Utiliser la Shoah pour discréditer ce combat est une profanation de la mémoire.
C’est une blessure infligée aux survivants.
C’est un crachat symbolique sur les tombes de ceux qui n’ont pas eu le privilège de se défendre.

Il existe des désaccords légitimes dans une démocratie.
Mais il existe aussi des lignes rouges.

La Shoah n’est pas un outil politique.
Tsahal n’est pas une métaphore.
Et l’histoire juive n’appartient à aucun parti.

Rabbin Goldknopf, comment osez-vous ?
Parce que certains oublient que l’État d’Israël n’est pas une option idéologique —
il est une nécessité existentielle.

Comparer, relativiser ou instrumentaliser la Shoah dans un débat politique contemporain n’est pas seulement une erreur morale : c’est une faute historique grave. Les paroles prononcées aujourd’hui donnent corps à ce que tout antisémite rêve d’entendre : la banalisation de la Shoah d’un côté, et le mépris affiché envers Tsahal et ses combattants de l’autre.

Il faut le dire clairement : sans Tsahal, il n’y aurait pas d’État d’Israël. Sans Tsahal, il n’y aurait aucune garantie que les Juifs ne soient plus jamais livrés à la merci de leurs bourreaux. L’uniforme que portent aujourd’hui des jeunes Israéliens – religieux, laïcs, issus de toutes les communautés – est l’exact opposé de l’étoile jaune. L’étoile jaune symbolisait l’impuissance imposée, l’humiliation et la mort annoncée. L’uniforme de Tsahal symbolise la souveraineté retrouvée, la capacité à se défendre, et la promesse du « plus jamais ça ».

En tenant de tels propos, on ne blesse pas seulement la mémoire des six millions. On insulte aussi les soldats tombés, ceux qui combattent aujourd’hui encore pour que les Juifs n’aient plus jamais à porter de signe de honte, mais puissent porter leur identité la tête haute, en sécurité, sur leur propre terre.

La Shoah n’est pas un outil rhétorique. Elle n’appartient ni à un parti, ni à un courant religieux, ni à une stratégie politique. Elle est le socle tragique sur lequel s’est imposée une vérité fondamentale : le peuple juif ne survivra que s’il peut se défendre lui-même.

À ceux qui, volontairement ou non, alimentent un discours qui affaiblit cette vérité, il faut répondre avec fermeté. Non par haine, mais par responsabilité historique. Par respect pour ceux qui ont été assassinés sans défense. Et par loyauté envers ceux qui, aujourd’hui, portent l’arme qui garantit que l’histoire ne se répétera pas.

Il y a des débats légitimes dans une démocratie. Mais il y a aussi des lignes qu’on ne franchit pas. Celle-ci en fait partie.

Royaume-Uni : un chauffeur Uber expulse un enfant juif et un éducateur en pleine nuit après une discussion sur Israël

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Un nouvel incident à caractère antisémite secoue le Royaume-Uni et relance le débat sur la sécurité des Juifs dans l’espace public. Un chauffeur de Uber a contraint un enfant juif et un responsable de camp de vacances à quitter son véhicule en pleine nuit, sur une route isolée du comté de Staffordshire, après avoir engagé une discussion sur la religion et Israël. Les faits, survenus il y a une dizaine de jours, ont été révélés par le Jewish Chronicle.

L’incident s’est produit peu après 3 heures du matin. Le responsable du camp – affilié au mouvement de jeunesse Bnei Akiva – et un enfant qu’il accompagnait rentraient d’un hôpital voisin vers le camp de vacances, à l’issue d’une prise en charge médicale nocturne. Selon le témoignage recueilli, le trajet se déroulait normalement jusqu’à ce que le chauffeur initie une conversation portant sur la religion, puis sur Israël.

D’après le récit publié, l’échange est devenu de plus en plus tendu. À un moment donné, le chauffeur a brusquement immobilisé son véhicule sur une route de campagne et a ordonné aux deux passagers de descendre immédiatement, sans égard pour l’heure tardive, l’isolement du lieu ni la présence d’un mineur. L’enfant et l’éducateur se sont retrouvés seuls, dans l’obscurité, contraints de trouver une solution de secours pour regagner le camp en toute sécurité.

Quelques heures plus tard, une lettre a été adressée aux parents des enfants du camp afin de les informer de l’incident. Le message précisait que la direction travaillait en étroite coordination avec son organisation de sécurité, le Community Security Trust, ainsi qu’avec la police locale, afin d’évaluer les faits et de renforcer les mesures de protection. « La sécurité et le bien-être de nos participants restent notre priorité absolue », indiquait le communiqué, soulignant le sérieux avec lequel l’affaire est traitée.

La Staffordshire Police a confirmé l’ouverture d’une enquête. Dans une déclaration transmise au journal, elle a indiqué qu’« un chauffeur de taxi a demandé à un homme et à un enfant de quitter le véhicule à la suite d’une conversation portant sur la religion ». Les investigations sont en cours afin d’établir les circonstances exactes et de déterminer s’il s’agit d’un acte relevant d’une infraction à caractère haineux.

De son côté, le Community Security Trust a dénoncé un « incident honteux », rappelant que l’enfant avait été conduit à l’hôpital et se trouvait sur le chemin du retour lorsqu’il a été expulsé du véhicule. L’organisation a précisé rester en contact étroit avec les forces de l’ordre et a confirmé que l’affaire serait formellement signalée à Uber.

La plateforme de VTC a réagi par l’intermédiaire d’un porte-parole, affirmant que « le comportement décrit est totalement inacceptable » et qu’une équipe spécialisée examinait le dossier « en urgence ». Uber n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles sanctions à l’encontre du chauffeur concerné, mais rappelle officiellement appliquer une politique de tolérance zéro à l’égard des discriminations fondées sur la religion ou l’origine.

Cet épisode s’inscrit dans une série de témoignages similaires rapportés ces derniers mois en Europe et en Amérique du Nord, où des clients juifs affirment avoir été pris pour cible par des chauffeurs ou des prestataires de services en raison de leur identité. Pour les responsables communautaires, l’affaire de Staffordshire est particulièrement grave en raison de l’âge de la victime et du contexte nocturne, qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Alors que l’enquête se poursuit, cet événement alimente une inquiétude croissante au sein des communautés juives britanniques, déjà confrontées à une hausse documentée des actes antisémites depuis les tensions internationales récentes. Pour beaucoup, il s’agit d’un rappel brutal que la vigilance et la responsabilité des grandes plateformes restent plus que jamais nécessaires.

L’ancienne prison de Maduro, l’une des plus redoutées – et le juge chargé du dossier est un Juif orthodoxe de 92 ans

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L’ancienne prison de Maduro, l’une des plus redoutées – et le juge chargé du dossier est un Juif orthodoxe. L’extraction de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro vers les États-Unis ne constitue pas seulement un événement géopolitique majeur. Elle ouvre également un chapitre judiciaire d’une rare intensité symbolique, où la chute brutale d’un chef d’État autoritaire contraste avec la rigueur d’un système judiciaire implacable. À New York, l’un des dossiers les plus sensibles de la décennie est désormais confié à un magistrat hors norme : Alvin Hellerstein, juge fédéral de 92 ans, juif orthodoxe et figure historique de la justice américaine.

Maduro, autrefois retranché dans les palais présidentiels de Caracas, est aujourd’hui détenu dans un centre de détention fédéral à Brooklyn, réservé aux prévenus impliqués dans des procédures complexes et à fort enjeu sécuritaire. Ce lieu de détention traîne une réputation particulièrement sévère. Au fil des années, il a fait l’objet de critiques répétées de la part de magistrats fédéraux, d’inspecteurs officiels et d’organisations de défense des droits civiques, évoquant une surpopulation chronique, un manque d’effectifs, des infrastructures défaillantes et des conditions de détention éprouvantes, tant sur le plan physique que psychologique.

Plusieurs décisions judiciaires passées ont même souligné que le maintien prolongé de détenus non condamnés dans ce centre posait un réel problème au regard des standards attendus dans un État de droit. Dans le cas de Maduro, les autorités américaines justifient ces conditions strictes par des impératifs de sécurité et par la sensibilité internationale du dossier, et non par une volonté de punition anticipée. Dans les faits, le contraste est saisissant : celui qui incarnait encore récemment un pouvoir absolu se retrouve désormais soumis à un régime carcéral rigoureux, sous surveillance constante, avec des contacts et des déplacements extrêmement limités.

Face à lui, la figure du juge Hellerstein intrigue autant qu’elle impressionne. Magistrat du tribunal fédéral du district sud de New York – l’une des juridictions les plus puissantes et influentes des États-Unis, couvrant Manhattan et ses environs – il est connu pour son extrême minutie, son exigence intellectuelle et sa tendance à interroger lui-même longuement les parties, sans jamais se contenter d’arguments superficiels. Son âge avancé n’a en rien altéré sa réputation de juge actif, méthodique et indépendant.

Parallèlement à sa carrière judiciaire, Alvin Hellerstein mène depuis des décennies une vie juive orthodoxe pleinement assumée : respect strict du shabbat, prières quotidiennes, étude régulière et engagement communautaire. Il a notamment présidé une grande synagogue orthodoxe de l’Upper West Side et demeure une personnalité respectée au sein de la communauté juive new-yorkaise, y compris dans les cercles haredim. Malgré cette identité religieuse affirmée, ses pairs soulignent unanimement qu’il n’introduit jamais ses convictions personnelles dans ses décisions : devant lui, seule la loi fait autorité.

La convergence de ces deux trajectoires – celle d’un dirigeant autoritaire déchu et celle d’un juge discret mais inflexible – donne à ce procès une dimension presque symbolique. D’un côté, un homme qui a concentré pouvoir, richesses et réseaux internationaux, aujourd’hui réduit à l’attente d’audiences dans une cellule austère ; de l’autre, un magistrat âgé, sans ostentation, incarnation d’un système judiciaire où nul n’est censé se trouver au-dessus des règles.

Pour de nombreux observateurs, ce dossier illustre avec une force rare le principe fondamental de l’État de droit : quelles que soient la puissance passée, l’influence politique ou la crainte qu’inspirait un régime, l’heure des comptes peut finir par arriver. Et dans cette salle d’audience new-yorkaise, sous l’autorité calme et déterminée d’Alvin Hellerstein, c’est moins un homme que tout un système qui se retrouve jugé.

Après sa visite au passage de Rafah, Angelina Jolie quitte les États-Unis pour l’Europe et vend ses biens

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L’actrice hollywoodienne a commencé à présenter sa résidence à des acheteurs potentiels après avoir décidé de tourner la page américaine pour s’installer en Europe. « Elle n’arrive pas à s’éloigner de la dramatisation permanente qui l’entoure. La seule façon de souffler, c’est de partir », confie un proche de la star.

Le week-end dernier, Angelina Jolie s’est rendue du côté égyptien du passage de Rafah dans le cadre d’une tournée dite « humanitaire » en faveur des habitants de la bande de Gaza. Une visite qui a suscité de vives réactions. Beaucoup auraient souhaité que l’actrice fasse quelques kilomètres de plus pour se rendre au kibboutz Be’eri ou sur le site du festival Nova afin de constater les atrocités du 7 octobre. Mais ce débat-là, diront certains, relève d’un autre article.

Dans la foulée de ce déplacement controversé, une autre information a filtré : la star serait en train de concrétiser un projet de longue date, quitter les États-Unis pour s’établir en Europe. Selon plusieurs sources, Jolie est actuellement en train de vendre son imposante propriété de Los Angeles, estimée à environ 25 millions de dollars, afin de préparer son départ.

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« Angelina n’arrive pas à se détacher de la pression médiatique constante. La seule manière de prendre une vraie pause est de changer de pays », a expliqué l’acteur et producteur Jay Benjamin, un ami proche, au média Page Six. « Elle va partir, se relocaliser, relâcher la pression et se consacrer uniquement à des projets qui lui font du bien. C’est une femme exceptionnelle, talentueuse et profondément engagée. »

Ce désir de renouveau s’inscrit aussi dans le contexte des tensions interminables avec son ex-mari, l’acteur Brad Pitt, avec qui elle partage six enfants. Une source a récemment confié au magazine People que l’actrice faisait déjà visiter la maison à des acheteurs potentiels. « Après tout ce qu’elle a traversé — et traverse encore — avec Brad, vivre dans une ville où l’on ne peut pas sortir sans croiser quelqu’un que l’on connaît est devenu insupportable pour elle. »

L’idée de quitter Los Angeles n’est pas nouvelle. Angelina Jolie avait déjà expliqué qu’elle attendait que tous ses enfants atteignent l’âge de 18 ans pour pouvoir partir librement. Cette échéance approche : les jumeaux Vivienne et Knox atteindront bientôt la majorité. « Je reste ici par obligation depuis le divorce. Mais dès que tous mes enfants auront 18 ans, je pourrai partir », avait-elle déclaré au Hollywood Reporter.

Enfin, rappelons que trois des filles de Jolie et Pitt — Vivienne, Shiloh et Zahara — ont récemment choisi de ne plus porter le nom de famille de leur père, un symbole de plus de la rupture profonde au sein de cette famille ultra-médiatisée.

Reste une question, volontairement provocatrice : l’Europe offrira-t-elle à Angelina Jolie la sérénité qu’elle recherche, ou n’est-ce qu’une nouvelle étape dans une trajectoire où l’engagement humanitaire sélectif continue de faire débat ?

Iran : la communauté juive adopte un profil bas face aux manifestations

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Alors que l’Iran est secoué depuis plusieurs jours par une vague de manifestations inédites, la communauté juive du pays adopte une attitude de grande prudence et évite soigneusement les foyers de contestation. Selon des informations diffusées par les médias publics israéliens, les responsables communautaires cherchent à réduire au maximum toute exposition susceptible d’être interprétée comme une prise de position contre le régime des mollahs.

Les Juifs d’Iran, dont le nombre est aujourd’hui estimé à quelques milliers de personnes, tentent avant tout de préserver leur sécurité dans un climat politique de plus en plus tendu. Aucun changement officiel n’a été observé dans la vie quotidienne de la communauté, mais la consigne dominante est à la discrétion et à l’évitement des zones où se concentrent les affrontements avec les forces de sécurité.

In this Wednesday, Sept. 21, 2022, photo taken by an individual not employed by the Associated Press and obtained by the AP outside Iran, protesters chant slogans during a protest over the death of a woman who was detained by the morality police, in downtown Tehran, Iran. Iranians saw their access to Instagram, one of the few Western social media platforms still available in the country, disrupted on Wednesday following days of the mass protests. (AP Photo)

Un signal de loyauté envers le régime

Dans ce contexte, Younes Hammami, l’un des responsables reconnus de la communauté juive iranienne, a participé ces derniers jours à une conférence virtuelle organisée à Téhéran à l’occasion du sixième anniversaire de l’élimination de Qassem Soleimani, ancien commandant de la Force al-Qods, tué en 2020 lors d’une frappe américaine.

Cet événement, auquel ont également pris part des représentants du Hezbollah et du Hamas, a été perçu par plusieurs observateurs comme un message politique clair : celui d’une communauté qui cherche à démontrer sa loyauté au régime iranien et à se dissocier de toute tentative de déstabilisation interne.

Un passé récent marqué par des arrestations

Cette stratégie de prudence s’explique aussi par des événements récents. Lors de l’opération sécuritaire baptisée « Comme un lion », menée par les autorités iraniennes, plusieurs membres de la communauté juive avaient été arrêtés. La majorité d’entre eux ont depuis été libérés, mais au moins une personne reste détenue, ce qui entretient un climat d’inquiétude latent.

Dans ces conditions, les responsables communautaires redoutent que toute visibilité excessive ou ambiguë puisse entraîner de nouvelles mesures répressives à l’encontre de la minorité juive, régulièrement soupçonnée par le régime de liens avec Israël ou l’Occident.

Les propos de Khamenei et la dynamique de la contestation

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a réagi aux manifestations en dénonçant ce qu’il qualifie de « guerre douce » menée contre l’Iran. Selon lui, l’objectif de cette contestation serait de semer le désespoir, le doute et la démoralisation au sein de la population. « La nation iranienne a prouvé qu’elle tenait bon dans les épreuves les plus difficiles, et c’est précisément cette résilience qui inquiète l’ennemi », a-t-il affirmé.

La protestation civile, initialement déclenchée au grand bazar de Téhéran, s’est rapidement étendue à plus de vingt foyers à travers le pays. Outre la capitale, des manifestations ont été signalées à Ispahan, Chiraz, Kermanchah, Karaj et, plus récemment, dans la ville de Fasa, au sud-est de l’Iran. Dans cette dernière localité, des manifestants ont tenté de pénétrer dans des bâtiments gouvernementaux avant d’être repoussés par les forces de sécurité.

Une minorité sous pression permanente

Dans ce climat d’instabilité, la communauté juive iranienne se retrouve une nouvelle fois prise en étau entre une contestation populaire grandissante et un régime soupçonneux à l’égard de toute minorité perçue comme potentiellement dissidente. En choisissant la discrétion et en affichant publiquement sa fidélité au pouvoir en place, elle cherche avant tout à éviter d’être entraînée dans une confrontation qui pourrait lui être fatale.

Pour l’heure, cette stratégie semble permettre le maintien d’une relative normalité, mais l’évolution rapide de la situation en Iran laisse planer de fortes incertitudes sur l’avenir des minorités religieuses dans le pays.

L’unité d’élite américaine : le commando qui a capturé Nicolás Maduro

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La capture spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération américaine à Caracas a mis en lumière l’une des unités les plus secrètes et redoutées de l’armée des États-Unis. Selon plusieurs sources sécuritaires américaines, une seule force disposait du niveau de discrétion, de précision et de capacité opérationnelle requis pour une mission aussi sensible : la Delta Force, également connue sous son nom officiel de 1st Special Forces Operational Detachment-Delta.

Spécialisée dans les opérations clandestines à très haut risque, la Delta Force est considérée comme le fer de lance des forces spéciales américaines pour les missions de capture ou d’élimination de cibles de tout premier plan en territoire hostile. L’opération menée au Venezuela s’inscrit dans une longue série d’actions attribuées à cette unité d’élite, souvent menées loin des projecteurs et rarement reconnues officiellement par Washington.

Créée en 1977 à l’initiative du colonel Charles Beckwith, vétéran influencé par le modèle du SAS britannique, la Delta Force est née dans un contexte de montée du terrorisme international. Son objectif initial était clair : doter les États-Unis d’une unité capable de répondre rapidement et efficacement aux prises d’otages, aux menaces terroristes transnationales et aux opérations spéciales les plus complexes.

US Special Operators Carry Out Helicopter Raid On ISIS Leader In ...

Le recrutement au sein de la Delta Force est réputé pour être l’un des plus sélectifs au monde. Les candidats sont issus d’unités déjà prestigieuses de l’armée américaine, notamment les Green Berets. Après une sélection physique et psychologique extrêmement exigeante, seuls quelques-uns sont retenus. Ils suivent ensuite un entraînement intensif couvrant le combat rapproché, le renseignement humain, les opérations nocturnes, l’infiltration aérienne et les interventions en milieu urbain dense.

Au fil des décennies, la Delta Force a été associée à certaines des opérations les plus marquantes de l’histoire militaire américaine. En 2003, ses opérateurs ont participé à la capture de Saddam Hussein en Irak. En 2019, ils ont joué un rôle central dans l’opération ayant conduit à l’élimination du chef de l’organisation État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, en Syrie. Ces missions ont forgé la réputation d’une unité capable de frapper vite, loin et avec une précision chirurgicale.

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D’après les informations disponibles, l’opération menée à Caracas aurait mobilisé des équipes d’assaut autonomes appuyées par des moyens aériens, notamment des hélicoptères de type Black Hawk, ainsi qu’un important dispositif de renseignement en amont. La rapidité de l’intervention et l’extraction du dirigeant vénézuélien hors du pays témoignent d’une planification minutieuse et d’une maîtrise totale du tempo opérationnel.

Malgré sa notoriété, la Delta Force demeure enveloppée d’un secret quasi absolu. La majorité de ses missions ne sont jamais rendues publiques, et les détails concernant la capture de Maduro restent, à ce stade, largement classifiés. Ce silence fait partie intégrante de la doctrine de l’unité, dont l’efficacité repose autant sur la surprise que sur la discrétion.

La révélation de son implication dans cette opération exceptionnelle souligne l’importance stratégique que Washington accordait à la neutralisation du régime vénézuélien. Elle envoie également un message clair à d’autres dirigeants accusés de violations graves : même au sommet de l’État, nul n’est hors de portée des forces spéciales américaines.

Moran Atias attaque frontalement Angelina Jolie après sa visite à Rafah

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La visite d’Angelina Jolie au poste-frontière de Rafah, côté égyptien, a provoqué une vague d’indignation en Israël. Parmi les réactions les plus virulentes figure celle de Moran Atias, actrice israélienne installée à Hollywood, qui a choisi de répondre publiquement sur les réseaux sociaux.

Sur son compte Instagram, suivi par plus de 450 000 abonnés à travers le monde, Atias a publié une image générée par intelligence artificielle montrant Angelina Jolie en « visite » sur les sites du massacre du Festival Nova et du Kibboutz Nir Oz. Une mise en scène volontairement fictive, destinée à dénoncer ce qu’elle considère comme la sélectivité morale et l’aveuglement de certaines figures internationales face aux victimes israéliennes du 7 octobre.

תמונת AI שמורן אטיאס פרסמה בסטורי: אנג'לינה ג'ולי ב"ביקור" בנובה ובניר עוז , אינסטגרם מורן אטיאס

« J’aimerais que ce soit réel, mais ce ne l’est pas. Pas encore », a-t-elle écrit en légende, avant de publier un message plus long, prenant la forme d’une lettre ouverte adressée à l’actrice américaine. Dans ce texte, Atias invite explicitement Jolie à se rendre en Israël : « Nous sommes tout près. Tu es invitée. Viens rencontrer les survivants et les familles des milliers de victimes assassinées et torturées par les terroristes du Hamas. »

L’actrice insiste notamment sur la nécessité d’écouter les femmes et les jeunes filles, en particulier celles qui ont survécu à la captivité et aux violences sexuelles. Selon elle, une telle visite constituerait « un véritable message de paix et d’espoir », bien plus qu’un déplacement unilatéral à Rafah.

Cette prise de position intervient dans une journée particulièrement chargée émotionnellement pour Moran Atias. Quelques heures plus tôt, elle réagissait déjà, avec une rare dureté envers elle-même, au témoignage de Romi Gonen, diffusé à la télévision israélienne. Dans un texte poignant, Atias reconnaît avoir refusé d’admettre l’ampleur des violences sexuelles commises pendant la captivité des otages : « Je me suis trouvée des excuses pour faire taire ces pensées. Aujourd’hui, savoir que c’était vrai me glace le sang. »

Elle évoque également un clip qu’elle avait aidé à produire au début de la guerre, dénonçant le silence des organisations féministes internationales. Bien que viral, ce projet lui laisse aujourd’hui un sentiment d’insuffisance : « Je suis en colère contre moi-même de ne pas avoir crié plus fort, de ne pas avoir fait davantage. »

רומי גונן בראיון ב"עובדה" , צילום מסך, קשת 12

En conclusion, Atias adresse un message direct à Romi Gonen, saluant son courage et sa détermination à témoigner : « Tu es une véritable héroïne. Ton courage est une source d’inspiration. La douleur ne te contrôle pas : c’est toi qui choisis comment vivre. »

Cette polémique illustre une fracture de plus en plus visible entre une partie de l’opinion israélienne et certaines figures internationales, accusées de compassion à géométrie variable dans le traitement du conflit.

 

« Le chauffeur s’est mis à crier et à devenir incontrôlable » : des Israéliennes piégées par une arnaque aux taxis à Bucarest

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Ce qui devait être un simple trajet de cinq minutes s’est transformé en une scène de tension et de peur. En visite à Bucarest, trois touristes israéliennes ont été confrontées à une tentative d’extorsion de la part d’un chauffeur de taxi local, une pratique que les habitants connaissent bien et dont les autorités peinent à venir à bout.

Les faits se sont déroulés la semaine dernière, à la sortie d’un centre commercial de la capitale roumaine. Incapables de commander un véhicule via une application de transport, les jeunes femmes se sont tournées vers un taxi jaune stationné à proximité. Avant de monter, elles ont demandé le prix de la course jusqu’à leur hôtel. Le chauffeur leur a d’abord répondu qu’il utiliserait le compteur, puis a finalement annoncé un tarif fixe : 18 lei, soit environ 14 shekels — un montant cohérent avec les trajets précédents qu’elles avaient effectués.

D’un trajet banal à une confrontation violente

La course elle-même s’est déroulée sans incident. « Il était aimable, parlait un anglais parfait, plaisantait avec nous et s’intéressait à notre séjour », raconte l’une des voyageuses. Mais à l’arrivée devant l’hôtel, le ton a brusquement changé.

Lorsque les jeunes femmes ont voulu régler la course par carte bancaire, le chauffeur a refusé catégoriquement, exigeant un paiement en espèces. Elles lui ont alors tendu un billet de 20 lei. C’est à ce moment-là que la situation a dégénéré : le chauffeur a affirmé que le prix était en réalité de 180 lei, dix fois plus que le montant convenu.

Face à leur refus, l’homme serait devenu agressif, aurait jeté le billet par la fenêtre et commencé à crier, expliquant que cette somme était « ridicule ». « Il s’est mis à hurler et à perdre le contrôle », témoigne la touriste. « Je lui ai dit que j’allais appeler la police. C’est là qu’il a commencé à paniquer. »

Finalement, sous la pression et par crainte d’une escalade, l’une des voyageuses a ajouté un billet de 10 euros. Le chauffeur a pris l’argent et a quitté les lieux sans un mot.

Une arnaque bien connue des habitants

Selon des résidents israéliens vivant à Bucarest, ce type d’incident est loin d’être isolé. « C’est une pratique connue ici », explique l’un d’eux. « Des chauffeurs non affiliés aux applications de transport profitent du fait que les touristes ne connaissent pas les prix réels et n’osent pas appeler la police dans un pays étranger. »

D’après ces témoignages, certains visiteurs auraient payé jusqu’à 400 lei pour des trajets très courts, après que les chauffeurs ont soudainement modifié le prix à l’arrivée. La méthode est presque toujours la même : accord verbal initial, puis changement brutal de tarif accompagné d’intimidation.

Les recommandations des locaux

Les habitants et les expatriés conseillent aux touristes de privilégier exclusivement les applications reconnues ou les compagnies officielles, et d’éviter les taxis indépendants, en particulier à proximité des centres commerciaux et des zones touristiques.

« Bucarest est une ville agréable et sûre dans l’ensemble », souligne un résident. « Mais comme dans beaucoup de grandes villes européennes, certaines arnaques ciblent les visiteurs. La meilleure protection reste l’information et la prudence. »

Pour les trois Israéliennes, l’épisode a laissé un goût amer, mais aussi une leçon claire : dans une ville étrangère, même un trajet de quelques minutes peut parfois réserver de mauvaises surprises.