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Tragédie lors du dîner de Noël en Italie : une mère et sa fille meurent après une intoxication au poison à rats

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Une tragédie familiale d’une rare violence a bouleversé l’Italie à l’issue des fêtes de Noël. Dans la province de Campobasso, au centre-sud du pays, une mère et sa fille sont décédées après avoir consommé un repas familial contaminé par du poison à rats. Le père de famille, lui aussi exposé, se trouve dans un état critique.

Antonella Di Ialsi, 50 ans, et sa fille Sara Di Vita, âgée de 15 ans, ont été hospitalisées après avoir présenté de graves symptômes d’intoxication, évoluant rapidement vers une défaillance multiviscérale. Malgré les soins prodigués, les deux patientes sont décédées quelques jours plus tard dans un hôpital local. Le père, Gianni Di Vita, a également été admis en réanimation ; son pronostic vital demeure engagé.

Les enquêteurs peinent à reconstituer précisément le déroulement des faits, l’état du père ne permettant pas, à ce stade, de recueillir un témoignage détaillé. Dans un premier temps, les autorités ont envisagé une intoxication alimentaire liée à des champignons toxiques, notamment l’amanite phalloïde, surnommée « death cap ». Cette hypothèse a toutefois été écartée au fil des analyses.

Les investigations se concentrent désormais sur une piste jugée beaucoup plus plausible : l’introduction accidentelle de poison à rats dans la farine utilisée pour préparer le repas de Noël. Selon le quotidien italien Corriere della Sera, Gianni Di Vita est propriétaire d’un moulin à farine local et faisait face, ces dernières semaines, à une infestation de rongeurs. Des dératiseurs seraient intervenus sur place, utilisant des appâts et des substances toxiques destinées à éliminer les nuisibles.

La police a saisi plusieurs denrées alimentaires présentes au domicile, notamment des fruits de mer, des mollusques, des calmars et du cabillaud, afin de déterminer précisément quelle préparation a été contaminée. À ce stade, les enquêteurs n’excluent pas une contamination indirecte ou une erreur de manipulation.

Le drame est d’autant plus poignant que Sara avait rassuré ses proches après sa première hospitalisation. Trois de ses amies ont confié à La Repubblica qu’elle se montrait confiante, persuadée que le traitement reçu suffirait à la remettre sur pied. Elle avait même prévu de sortir et de participer à une fête d’anniversaire dans les jours suivants.

Un autre élément alourdit encore le bilan humain et judiciaire : cinq médecins sont actuellement entendus dans le cadre d’une enquête pour suspicion de négligence médicale. La mère et la fille avaient en effet été renvoyées à leur domicile à deux reprises avant que leur état ne se dégrade brutalement. Les autorités cherchent désormais à établir si une prise en charge plus rapide ou des examens complémentaires auraient pu éviter cette issue fatale.

La seconde fille du couple, absente lors du dîner de Noël, n’a pas consommé le repas et n’a pas été exposée au poison. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités exactes et d’établir si cette tragédie relève d’un enchaînement d’erreurs humaines évitables.

La Jordanie confisque des livres religieux druzes venus du Liban – puis les restitue au chef spirituel en Israël

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La Jordanie a récemment confisqué des livres religieux druzes considérés comme confidentiels et sacrés, qui se trouvaient en possession d’un dignitaire religieux druze libanais en transit dans le royaume. Après plusieurs tentatives infructueuses menées par la direction de la communauté druze au Liban, les ouvrages ont finalement été restitués grâce à l’intervention directe du chef spirituel de la communauté druze en Israël, le cheikh Mowafaq Tarif.

Selon des sources proches du dossier, les livres ont été saisis par les autorités jordaniennes lors d’un contrôle, en raison de leur nature religieuse sensible. La direction druze libanaise avait tenté d’obtenir leur restitution par des canaux diplomatiques classiques, y compris une démarche auprès du ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, sans succès.

Face à l’impasse, le cheikh Mowafaq Tarif est intervenu personnellement et a engagé des contacts directs avec les autorités compétentes en Jordanie. Ces démarches ont permis, en un temps relativement court, le transfert de l’ensemble des livres confisqués vers ses mains. Les ouvrages ont ensuite été placés sous la responsabilité de la direction spirituelle druze, afin d’en garantir la conservation et le respect des règles strictes entourant leur usage.

Au sein de la communauté druze, ces livres sont considérés comme des textes religieux de très haute importance, non destinés à la diffusion publique. Leur circulation est traditionnellement limitée à un cercle restreint d’initiés, ce qui explique la sensibilité extrême entourant leur confiscation.

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Dans les milieux druzes, l’issue de cette affaire est perçue comme un succès à la fois religieux et diplomatique, illustrant l’influence régionale du cheikh Mowafaq Tarif et sa capacité à agir au-delà des frontières pour défendre les intérêts spirituels de la communauté. L’épisode a également mis en lumière la nécessité d’une meilleure coordination entre les communautés druzes du Liban, d’Israël et des pays voisins afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Des responsables communautaires ont souligné que cette restitution envoie un message clair sur l’importance du respect des croyances et des biens religieux, en particulier lorsqu’il s’agit de minorités confessionnelles au Moyen-Orient.

« Nous avons prié pour ce jour pendant des années » : les Juifs du Venezuela retrouvent l’espoir à Caracas

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Les membres de la communauté juive de Caracas se sont réveillés en pleine nuit au son de violentes explosions, à proximité immédiate de leurs quartiers résidentiels. Ces détonations, survenues dans le cadre de l’opération américaine ayant conduit à la chute du régime de Nicolás Maduro, ont marqué pour beaucoup un tournant historique après des années de crainte, d’isolement et d’incertitude.

Selon des témoignages recueillis sur place, plusieurs cibles visées par les forces américaines se trouvaient non loin de zones où vivent des familles juives. « Nous avons été réveillés au milieu de la nuit par des explosions extrêmement fortes », ont confié des habitants juifs de la capitale vénézuélienne. Si la peur a été immédiate, elle a rapidement laissé place à un sentiment inattendu : celui d’un changement profond et d’une possible renaissance.

La communauté juive du Venezuela, autrefois florissante, s’est considérablement réduite au fil des années. Dans les décennies passées, elle comptait près de 30 000 membres. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’environ 4 000, concentrés en grande majorité à Caracas. Cette chute démographique s’est accélérée depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez en 1999, puis sous le régime de Nicolás Maduro, marqué par une crise économique sévère, une instabilité politique chronique et une dégradation progressive des conditions de vie.

Si le Venezuela n’a jamais été officiellement défini comme un État antisémite, de nombreux Juifs affirment que les politiques du régime, son alignement international et le climat d’insécurité ont rendu la vie communautaire de plus en plus difficile. « Beaucoup ont quitté le pays par nécessité, pas par choix », explique Zeev Kirtchuk, ancien émissaire du Keren Hayessod au Venezuela et représentant de la communauté juive vénézuélienne en Israël. « Mais ceux qui sont restés ont continué à prier et à espérer un changement. »

Malgré sa réduction, la communauté juive encore présente se distingue par une organisation solide et structurée. Elle dispose de 18 synagogues, d’écoles juives, de conseils communautaires ashkénaze et séfarade, ainsi que d’un organe représentatif commun. Les liens avec Israël demeurent forts, même en l’absence d’ambassade israélienne sur place. « Il existe une véritable culture du don et du soutien à Israël. Dans les moments de crise, y compris après le 7 octobre, les Juifs du Venezuela ont toujours été aux côtés de l’État d’Israël », souligne Kirtchuk.

La chute du régime de Maduro est perçue par beaucoup comme l’ouverture d’une nouvelle page. « Les gens sont profondément soulagés. Ils ont attendu ce jour pendant des années », confie un membre de la communauté. Si l’avenir reste incertain et dépendra de la stabilité politique à venir, l’atmosphère qui règne aujourd’hui à Caracas est marquée par une prudente mais réelle espérance.

Pour une communauté éprouvée par l’exil, la peur et l’effondrement d’un pays autrefois prospère, ces événements ravivent l’idée qu’un avenir différent est peut-être enfin possible, sur la terre même qu’ils n’ont jamais cessé d’appeler leur foyer.

À quelques minutes de l’atterrissage à Tel-Aviv, un vol est dérouté vers Larnaca en raison du mauvais temps

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Un incident aérien inhabituel s’est produit le 1er janvier, alors qu’un vol en provenance de Paris s’apprêtait à atterrir à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. L’appareil, déjà en phase d’approche finale, a été informé de conditions météorologiques défavorables, marquées par des vents violents et une instabilité atmosphérique accrue dans la zone.

Après avoir effectué un circuit d’attente au-dessus de la région, le commandant de bord a pris la décision de ne pas tenter l’atterrissage et de dérouter l’avion vers l’aéroport international de Larnaca, à Chypre. Une décision prise uniquement pour des raisons de sécurité, conformément aux procédures aéronautiques internationales.

Les passagers ont été pris en charge à Larnaca et sont restés au sol pendant environ deux heures. Une fois les conditions améliorées, l’avion a redécollé vers Israël et a finalement atterri sans incident à Tel-Aviv plus tard dans la soirée.

Les autorités aéroportuaires ont précisé que d’autres vols avaient atterri normalement avant et après cet épisode, soulignant le caractère exceptionnel de la situation. Les déroutements pour cause météorologique restent rares à Ben-Gourion, un aéroport généralement réputé pour la stabilité de ses opérations.

Aucun blessé ni dommage matériel n’ont été signalés. La compagnie aérienne a confirmé que l’équipage avait agi conformément aux règles de sécurité et que la priorité absolue avait été donnée à la protection des passagers.

 

« On ne peut pas provoquer un changement de régime en Iran – même en éliminant Khamenei »

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Selon le Dr Raz Zimmt, spécialiste de l’Iran et de l’axe chiite à l’INSS (Institut de recherche sur la sécurité nationale), les troubles actuels en Iran ne signalent pas, à ce stade, l’effondrement imminent du régime des ayatollahs. Intervenant sur les ondes de 103FM, il a livré une analyse prudente mais structurée de la situation intérieure iranienne, rappelant que l’histoire du pays montre une forte résilience autoritaire.

D’après lui, l’ampleur des manifestations observées reste limitée. « Nous parlons de quelques milliers de manifestants. Le régime n’a même pas encore mobilisé l’ensemble de ses capacités de répression », explique-t-il. Pour l’heure, il s’agit d’un nouveau cycle de protestations, comparable à d’autres vagues de colère sociale observées ces dernières années, sans basculement stratégique.

Interrogé sur la possibilité pour Israël ou les États-Unis de favoriser un changement de régime, le Dr Zimmt se montre catégorique : même une action extrême ne suffirait pas. « On ne peut pas renverser le régime iranien, même si l’on éliminait demain matin Ali Khamenei. Un véritable changement ne peut venir que lorsque des millions d’Iraniens modifieront eux-mêmes le rapport de force avec ce régime répressif », affirme-t-il. Les puissances étrangères peuvent soutenir moralement ou politiquement l’opposition, mais la dynamique décisive reste intérieure.

L’expert souligne également une spécificité clé du système iranien : l’existence de deux appareils militaires parallèles. L’armée régulière, déployée principalement aux frontières, n’est pas impliquée dans la répression interne. Celle-ci repose sur trois piliers : les Gardiens de la révolution, la milice Bassidj et les forces de sécurité intérieure, dont la police. « Le véritable tournant interviendrait si l’on observait un manque de volonté ou de détermination de ces forces à réprimer les manifestations », précise-t-il. Tant que cette cohésion demeure, le régime conserve un avantage décisif.

Sur le plan politique, le Dr Zimmt note une différence de ton entre les institutions. Le président iranien actuel adopte une posture plus pragmatique à l’égard de la population et pourrait chercher à atténuer certaines mesures économiques impopulaires, comme des hausses d’impôts. Toutefois, ces gestes restent largement symboliques. « Les problèmes économiques de l’Iran relèvent de facteurs structurels : sanctions internationales, mauvaise gestion et corruption. Les solutions profondes ne dépendent pas du président, mais du guide suprême – et celui-ci n’a montré aucun signe de changement », souligne-t-il.

Enfin, concernant la poursuite du soutien iranien aux organisations armées régionales, malgré une crise économique aiguë, le spécialiste rappelle la hiérarchie idéologique du pouvoir. « Du point de vue de Khamenei, financer des alliés comme le Hezbollah fait partie de la défense même du régime. Ce sont, à ses yeux, les priorités vitales », conclut-il.

« Il a assassiné neuf âmes, il est pire qu’un terroriste » : le père qui a découvert que l’oncle abusait sexuellement de ses enfants témoigne

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Pendant des années, il était considéré comme un membre exemplaire de la famille, un oncle attentionné, présent et digne de confiance. La vérité n’a éclaté que tardivement, à la veille du mariage de la fille aînée, lorsque celle-ci a décidé de briser le silence et de révéler à son père les abus sexuels répétés qu’elle avait subis durant son enfance. Elle n’était pas la seule. Très vite, d’autres enfants ont parlé. Neuf au total.

Le père raconte l’effondrement brutal de toute une vie familiale. « En quelques minutes, notre maison s’est transformée en ruines », explique-t-il. « L’homme que nous aimions avait détruit nos enfants de l’intérieur. » Selon son témoignage, les agressions ont duré plusieurs années, accompagnées de menaces et d’un climat de peur destiné à maintenir le silence.

Face à ces révélations, les parents ont d’abord cherché conseil auprès de figures religieuses de leur entourage. Certains les auraient encouragés à ne pas porter plainte afin d’éviter un scandale public et de préserver la famille de l’agresseur. Une réaction vécue comme une seconde trahison. « On a eu pitié de lui, jamais de mes enfants », déplore le père.

Refusant de se taire, la famille s’est tournée vers les services sociaux puis vers la police. L’enquête, longue et extrêmement sensible, a permis de reconstituer les faits. Le tribunal a décrit une atteinte grave à la confiance familiale, une destruction de l’innocence et un traumatisme durable pour les victimes. L’accusé a finalement reconnu les faits, ce qui a évité aux enfants de témoigner publiquement, mais a aussi conduit à une peine jugée trop clémente par la famille.

Aujourd’hui, plusieurs enfants suivent des traitements psychologiques intensifs. Certains ont quitté le système scolaire, d’autres tentent lentement de se reconstruire. La famille a également subi l’ostracisme d’une partie de son entourage, accusée d’avoir « cherché l’argent » ou « détruit la réputation » du clan.

Le père conclut avec un message clair : « Le silence protège les agresseurs. Parler, c’est sauver des vies. Même si cela détruit tout autour, la vérité doit sortir. »

 

« Émeutes » du Nouvel An en Europe : morts, églises incendiées et centaines d’arrestations

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Les célébrations du passage à 2026 ont viré au chaos dans de nombreuses capitales et grandes villes européennes. Malgré un dispositif de sécurité massif déployé dans l’ensemble du continent, la nuit de la Saint-Sylvestre a été marquée par des violences graves : morts liées à des feux d’artifice artisanaux, incendies d’édifices religieux, attaques contre les forces de l’ordre et destructions de biens publics et privés. Le bilan, encore provisoire, fait état de plusieurs morts, de centaines de blessés et de milliers d’interventions policières.

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Allemagne : morts, policiers blessés et 400 arrestations à Berlin

En Allemagne, les autorités ont fait état d’une nouvelle nuit de tensions. À Berlin, 400 personnes ont été interpellées après des affrontements avec la police. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des rues envahies de fumée, des tirs de feux d’artifice dirigés vers les forces de l’ordre et des véhicules incendiés.

Dans la ville de Bielefeld, deux jeunes de 18 ans ont trouvé la mort après l’explosion de feux d’artifice artisanaux. Les services d’urgence ont également signalé de graves blessures : amputations, lésions oculaires et brûlures sévères, souvent liées à l’utilisation d’engins pyrotechniques illégaux, parfois introduits depuis la Pologne et la Tchéquie. En Bavière et à Brême, des dizaines d’incendies ont été recensés, tandis que des policiers ont été blessés par des tirs directs de fusées.

Un symbole religieux n’a pas été épargné : à Erfurt, le toit de la cathédrale a pris feu, vraisemblablement après l’impact d’un feu d’artifice, avant que les pompiers ne parviennent à circonscrire l’incendie.

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Pays-Bas : une église historique détruite à Amsterdam

Aux Pays-Bas, l’événement le plus marquant s’est produit à Amsterdam, où l’église historique Wendel, construite en 1872, a été ravagée par les flammes. Selon les premières conclusions de l’enquête, des feux d’artifice auraient atteint la structure du bâtiment, provoquant l’incendie. Le clocher, une partie du toit et des éléments centraux de l’édifice se sont effondrés.

L’électricité a été coupée dans le quartier et plusieurs habitants ont dû être évacués. Si aucune victime n’est à déplorer sur place, les autorités n’excluent pas que l’édifice soit irrécupérable, tant les dégâts sont importants.

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France : voitures brûlées et attaques contre la police

En France, la nuit a également été agitée. Des centaines de véhicules ont été incendiés et des affrontements ont opposé des groupes violents aux forces de l’ordre à Paris, mais aussi à Nantes, Bordeaux et dans des dizaines d’autres communes.

À Brest, une station de police a été visée par des tirs de feux d’artifice. Le ministère de l’Intérieur a confirmé plusieurs policiers blessés, de nombreuses interpellations et l’usage de gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers.

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Belgique et Suède : attaques contre secouristes et forces de l’ordre

En Belgique, malgré l’interdiction officielle de l’usage privé de feux d’artifice, la police a fait état de 344 interventions et de 63 arrestations administratives à Bruxelles. Des policiers et un ambulancier ont été pris pour cible, tandis que des véhicules de transport public ont été vandalisés.

La Suède n’a pas été épargnée. Plusieurs villes ont signalé des tirs de feux d’artifice dirigés contre la police, des incendies et des dégradations. Des dizaines de personnes ont été blessées, dont un jeune homme grièvement atteint par une explosion.

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Un contraste saisissant avec les festivités officielles

Ces violences contrastent fortement avec les images diffusées plus tôt dans la soirée : Champs-Élysées illuminés, feux d’artifice spectaculaires au-dessus des capitales et rassemblements festifs encadrés par des centaines de milliers de policiers et d’agents de sécurité. Les autorités européennes avaient pourtant renforcé les dispositifs, tirant les leçons des troubles observés lors des précédents réveillons.

Malgré ces mesures, la multiplication d’incidents graves interroge sur la capacité des États à prévenir durablement ces explosions de violence, souvent concentrées dans certains quartiers urbains et alimentées par l’usage massif de feux d’artifice illégaux.

Une inquiétude croissante pour les prochaines années

Alors que les bilans définitifs continuent d’être consolidés, plusieurs gouvernements européens annoncent déjà des révisions des règles encadrant les festivités du Nouvel An, notamment sur la vente et l’utilisation de produits pyrotechniques. Les syndicats de police, eux, réclament un durcissement des sanctions et des moyens supplémentaires pour protéger les forces de l’ordre et les services de secours.

Le passage à 2026, censé être un moment de célébration, laisse ainsi derrière lui une image sombre : celle d’une Europe où la nuit du Nouvel An devient, année après année, un défi sécuritaire majeur.

Amit Segal : la phrase de Trump qui a particulièrement inquiété Netanyahou

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Malgré l’image d’un front commun soigneusement affiché lors de leur récente rencontre à Washington, une phrase prononcée par le président américain Donald Trump continue de troubler profondément l’entourage du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. C’est ce que révèle le commentateur politique Amit Segal dans son analyse hebdomadaire.

Selon Segal, le malaise ne vient pas d’un désaccord stratégique apparent, mais d’un détail politique lourd de sens : lors d’un discours marquant à la Knesset, Trump avait qualifié le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, de « type sympa », allant jusqu’à recommander à Netanyahou de ne pas être « trop dur avec lui ». Une remarque anodine en apparence, mais perçue comme un signal inquiétant au sein du Likoud, à l’approche d’une nouvelle campagne électorale en Israël.

L’inquiétude est d’autant plus vive que l’histoire récente alimente la méfiance. En 2019, alors même que Netanyahou affichait son alliance étroite avec Trump à coups de gigantesques affiches de campagne, le président américain avait pris soin d’inviter également son rival Benny Gantz à la Maison-Blanche, s’efforçant de conserver une posture officielle de neutralité. Pour Segal, ce précédent démontre que même le président américain le plus favorable à Israël peut éviter toute implication directe dans les batailles électorales israéliennes.

Au sein de l’administration américaine actuelle, les lignes de fracture seraient bien réelles. D’un côté, des figures influentes comme le secrétaire d’État Marco Rubio ou d’autres responsables décrits comme résolument pro-Netanyahou. De l’autre, des cercles proches du président, notamment autour de Jared Kushner ou de conseillers stratégiques clés, dont l’hostilité personnelle et idéologique envers le Premier ministre israélien ne serait plus un secret. Ces tensions internes expliqueraient, selon Segal, certaines fuites et critiques apparues dans les médias américains à la veille de la rencontre bilatérale.

Trump lui-même entretient volontairement l’ambiguïté. S’il a déclaré que « sans Netanyahou, Israël n’aurait probablement pas survécu avec presque n’importe quel autre dirigeant », une phrase accueillie avec soulagement à Jérusalem, il laisse parallèlement planer le doute sur son positionnement futur. Des tentatives sont d’ailleurs en cours pour orienter ses choix, notamment en encourageant des figures comme Naftali Bennett à bâtir une large alliance politique capable de séduire un président américain amateur de projets d’envergure plutôt que de partis fragmentés.

Pour Netanyahou, l’enjeu est crucial : conserver l’image d’un soutien américain solide sans tomber dans l’illusion d’un appui électoral explicite. Car derrière les sourires diplomatiques, le message implicite de Washington pourrait être bien plus nuancé — et potentiellement déstabilisant pour la droite israélienne.

Décès à 47 ans du général de brigade Amit Saar, chef de la division Recherche du renseignement militaire le 7 octobre

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Le général de brigade Amit Saar, qui occupait le poste de chef de la division Recherche au sein de la Direction du renseignement militaire israélien (Aman) lors des événements du 7 octobre, est décédé à l’âge de 47 ans. Il avait quitté Tsahal en avril 2024, environ six mois après l’attaque, à la suite du diagnostic d’une tumeur cancéreuse maligne nécessitant un traitement immédiat.

Officier de renseignement chevronné, Amit Saar avait occupé de nombreuses fonctions clés au cours de sa carrière : adjoint au chef d’Aman, chef de la branche antiterroriste au renseignement du commandement Sud, responsable du dossier palestinien à la division Recherche, puis officier du renseignement du commandement Sud. Il avait été nommé à la tête de la division Recherche fin 2020, un poste stratégique qu’il a occupé jusqu’à sa démission contrainte par la maladie.

Dans un entretien accordé à la chaîne publique israélienne peu après le 7 octobre, Saar avait exprimé avec une rare franchise le sentiment d’échec qui l’habitait : « Nous avons manqué quelque chose d’énorme, et je comprends que je me suis trompé ». Dans la lettre adressée à ses subordonnés lors de son départ de l’armée, il évoquait à la fois la secousse nationale provoquée par l’attaque et la « tempête personnelle » liée à sa maladie. « Dès le premier instant, j’ai clairement indiqué que j’entendais prendre mes responsabilités », écrivait-il. « Nous n’avons pas été à la hauteur de ce qui était attendu de nous, ni de ce que nous attendions de nous-mêmes ».

Il ajoutait que diriger la division Recherche avait été « la mission de sa vie », soulignant le profond sentiment de responsabilité qui l’animait et la confiance qu’il plaçait dans les femmes et les hommes du renseignement, qu’il décrivait comme « une équipe exceptionnelle, engagée corps et âme pour le peuple et l’État d’Israël ». Après le 7 octobre, insistait-il, l’enjeu n’était pas seulement l’enquête opérationnelle, mais aussi une prise de position morale et de commandement claire face à l’échec.

Dans un communiqué officiel, le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, ainsi que le forum de l’état-major général, ont exprimé leur profonde tristesse. Zamir a salué « un officier et commandant de tout premier plan, animé par un sens aigu de la mission et un engagement total envers la sécurité d’Israël », ajoutant que l’armée partage la douleur de la famille et s’incline devant des décennies de contribution au renseignement et à la défense nationale.

L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot a également rendu hommage à Saar, rappelant son courage intellectuel et moral. Il a souligné qu’au début de la guerre, le 11 octobre 2023, Saar avait été pratiquement le seul au sein de Tsahal à plaider avec force pour une concentration immédiate sur Gaza, une position qu’Eisenkot considère rétrospectivement comme ayant permis d’éviter une erreur stratégique majeure. « Il a regardé l’échec en face, avec courage, en en assumant la responsabilité, tout en poursuivant un travail de renseignement crucial pour la suite de la guerre », a-t-il déclaré.

De son côté, le général de division (réserviste) Tamir Hayman, aujourd’hui à la tête de l’Institut pour les études de sécurité nationale (INSS), a livré un hommage particulièrement poignant. Il a décrit Amit Saar comme « un officier brillant, qui a porté l’échec plus que quiconque », ajoutant avec émotion que la maladie avait frappé « précisément la partie la plus forte de son corps – son esprit – celui-là même qu’il accusait de l’avoir trahi le 7 octobre ».

Amit Saar laisse derrière lui son épouse, leurs trois enfants, sa mère et son frère. Sa disparition marque la perte d’un officier intellectuellement exigeant, profondément éthique et sincèrement patriote, dont le nom restera associé à l’une des périodes les plus douloureuses de l’histoire récente d’Israël, mais aussi à une conception rare et exigeante de la responsabilité du commandement.

« Ils étaient furieux qu’il fréquente des femmes juives – ils ne l’ont pas lâché » : une affaire qui secoue la ville de Netanya

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Deux individus bien connus des services de police, Netanel Bouchbout (34 ans) et Nissim Douani (28 ans), originaires de Kfar Yona, ont été présentés jeudi devant le tribunal de première instance de Petah Tikva. Leur détention a été prolongée de quatre jours dans le cadre d’une enquête pour extorsion, violences et dégradations à caractère ‘raciste’.

Les deux suspects sont accusés d’avoir gravement endommagé un restaurant à Netanya et d’avoir mené une campagne d’intimidation contre son propriétaire, un homme non juif, en raison de ses relations personnelles avec des femmes juives.

Selon la police, l’affaire n’a été révélée qu’à la suite d’une enquête proactive, fondée sur des renseignements, des images de vidéosurveillance et des témoignages indirects. Le restaurateur, craignant des représailles, s’était abstenu de déposer plainte malgré les violences répétées.

Une « justice privée » imposée par la force

Les enquêteurs estiment que les suspects, accompagnés d’autres individus, ont décidé de mener ce qu’ils appelaient un « jugement de terrain », motivé par une idéologie preventive pour les autres femmes juives. Après avoir appris que le restaurateur fréquentait des femmes juives, ils l’auraient contraint à se soumettre à un test de polygraphe, qu’il aurait initialement refusé.

Malgré ce test, les pressions n’auraient pas cessé. Selon la police, les suspects auraient continué à le menacer et à vandaliser son établissement à plusieurs reprises. Lors de l’un des incidents, un spray au poivre aurait été utilisé contre la victime.

Des accusations graves

La police soupçonne les deux hommes de chantage avec menaces, agression, dégradations de biens et infraction à caractère raciste, des chefs d’accusation considérés comme particulièrement graves. Les forces de l’ordre estiment que l’absence de plainte initiale de la victime est directement liée à la peur de représailles violentes.

Lors de l’audience, l’avocate de la défense a affirmé que le restaurateur aurait accepté de se rendre au test de polygraphe de son plein gré. Cette version est fermement rejetée par la police, qui parle d’une contrainte exercée par la force et la menace.

L’enquête se poursuit, et d’autres arrestations ne sont pas exclues.