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Face aux critiques : le nombre de bébés nés dans la bande de Gaza pendant la guerre est révélé

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Alors que la pression internationale contre Israël s’intensifie autour de la situation humanitaire à Gaza, de nouveaux chiffres et évaluations internes dressent un tableau bien plus complexe que celui largement diffusé à l’étranger. Selon des responsables israéliens impliqués dans la gestion civile et sécuritaire de la bande de Gaza, Israël s’apprête à demander aux États-Unis de réduire drastiquement l’entrée quotidienne de camions humanitaires dans l’enclave, estimant que le dispositif actuel finance directement le Hamas et renforce sa domination économique et politique.

À l’approche de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu, les services du COGAT estiment que le volume actuel — environ 600 camions par jour — dépasse largement les besoins réels de la population civile. En Israël, l’évaluation est claire : l’aide alimentaire ne devrait pas excéder 120 camions quotidiens, et le plafond global ne devrait pas dépasser 200, à condition que leur contenu fasse l’objet de contrôles stricts. Selon les calculs présentés aux décideurs, chaque camion représente une valeur moyenne d’environ 500 000 shekels. Le Hamas prélèverait une taxe d’environ 15 %, soit près de 75 000 shekels par camion, ce qui lui permettrait d’empocher jusqu’à 45 millions de shekels par jour uniquement via ce mécanisme.

D’après les responsables du COGAT et de l’administration civile, les entrepôts à Gaza seraient aujourd’hui pleins, mais la taxation imposée par le Hamas maintient artificiellement des prix très élevés sur les marchés locaux. Paradoxalement, la bande de Gaza souffrirait actuellement d’un manque de liquidités plutôt que d’un manque de marchandises. Face à cette pénurie de cash, le marché gazoui a développé des solutions alternatives : transferts d’argent via des applications numériques, compensations bancaires et circuits informels opérés par des changeurs, permettant au Hamas de continuer à contrôler les flux économiques.

La question du passage de Rafah est, selon les responsables israéliens, déjà tranchée sur le plan stratégique. Toute sortie de Gazaouis nécessiterait une double autorisation israélienne et égyptienne, Le Caire redoutant qu’une ouverture non contrôlée ne se transforme en tentative de déplacement massif de population vers l’Égypte, susceptible de déstabiliser son régime. Les autorités égyptiennes exigent donc que Rafah reste un point de transit limité, et non une porte d’émigration permanente. Israël, de son côté, insiste pour que ce passage ne soit jamais ouvert au transfert de marchandises, même au prix de frictions diplomatiques avec certains acteurs internationaux.

Sur le plan politique et sécuritaire, les évaluations israéliennes envisagent trois scénarios possibles pour la deuxième phase de l’accord. Le premier verrait la mise en place d’un gouvernement technocratique civil, mais avec des cadres professionnels toujours affiliés au Hamas, tandis que l’organisation conserverait le contrôle militaire. Le deuxième scénario, jugé plus probable, permettrait au Hamas de se replier temporairement de la gestion civile tout en se restructurant en vue d’un retour au pouvoir dans une décennie environ. Le troisième scénario — l’effondrement total menant au chaos — est considéré comme peu réaliste, les services de renseignement estimant que le Hamas ne renoncera ni à ses armes ni à son emprise, ce qui pourrait contraindre Tsahal à reprendre des opérations militaires dans la bande.

Les chiffres humains continuent d’alimenter une bataille narrative intense. Selon les données internes du COGAT, environ 70 000 personnes auraient été tuées à Gaza depuis le début de la guerre. Une analyse détaillée est en cours pour distinguer les combattants du Hamas et d’autres organisations terroristes des civils non impliqués. Les autorités israéliennes affirment que le Hamas a systématiquement gonflé le nombre de victimes civiles et dénoncent la campagne internationale sur la « famine », qualifiée de mensongère, affirmant qu’aucun décès par inanition n’a été recensé dans la bande.

Un chiffre retient particulièrement l’attention : malgré la guerre, la natalité à Gaza a fortement augmenté. En 2025, environ 60 000 bébés seraient nés dans la bande de Gaza, un élément que les responsables israéliens mettent en avant pour contester l’idée d’un effondrement humanitaire total. Parallèlement, ils reconnaissent que des considérations politiques internes ont souvent compliqué la diffusion du narratif israélien à l’étranger, y compris sur les initiatives humanitaires mises en œuvre, comme la connexion de plusieurs lignes d’eau fournissant de l’eau potable et agricole depuis Israël vers Gaza pendant les combats.

Au-delà de l’urgence sécuritaire, Israël prépare déjà l’après-guerre. Selon les évaluations officielles, la reconstruction de Gaza pourrait devenir un moteur économique majeur, notamment pour les secteurs israéliens du bâtiment et des infrastructures. Environ deux millions de Gazaouis devraient être relogés sur près de 70 % du territoire, ce qui impliquerait une demande massive de matériaux, quasi exclusivement fournis par Israël. Le premier projet à l’étude, baptisé « Rafah verte », serait implanté à l’est de la ville de Rafah et conçu pour isoler physiquement la population civile de toute emprise du Hamas.

Si les États-Unis soutiennent le principe d’un plan de reconstruction, Israël estime que le financement principal ne viendra ni d’Europe ni de Washington. Les regards se tournent vers le Qatar, désireux d’investir pour préserver son influence régionale, et vers les Émirats arabes unis, qu’Israël espère voir rejoindre le projet. Une chose est certaine, selon les responsables israéliens : sans un changement radical du modèle d’aide et sans assèchement des revenus du Hamas, toute reconstruction risquerait de consolider, plutôt que de neutraliser, le pouvoir de l’organisation terroriste.

L’Israélien qui a trouvé comment monter à bord sans payer son trolley

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Une vidéo devenue virale en quelques heures a mis le feu aux réseaux sociaux israéliens — et fait grincer des dents certaines compagnies aériennes. Le chanteur et acteur Michael Assoush a documenté son embarquement sur un vol à destination de Rome avec un trolley… sans payer le supplément exigé à l’aéroport. Un « truc » improvisé, assumé publiquement, et qui a fonctionné aussi bien à l’aller qu’au retour.

Dans un entretien accordé à mako, Assoush raconte les circonstances. Parti pour une escapade express d’un jour et demi à Rome avec un ami — propriétaire d’une marque de mode —, l’objectif était simple : profiter de l’ambiance italienne et réaliser quelques photos pour la marque. Mais à l’arrivée au Terminal 1, la réalité des politiques « low cost » les rattrape. La carte d’embarquement n’autorisait qu’un sac à dos jusqu’à 8 kg, malgré le paiement préalable d’un bagage en soute.

« La cheffe d’escale a été très gentille et m’a expliqué que le billet incluait uniquement un sac à dos, pas un trolley. Pour moi, ça ne faisait aucune différence : mon trolley pesait même moins qu’un sac bien rempli », explique-t-il. La réponse de la compagnie étant inflexible, le supplément demandé se chiffrait à plusieurs centaines de shekels.

@michaelashuush

C’est à ce moment-là qu’Assoush a improvisé. Il demande à son ami de patienter, se rend dans une boutique du terminal, et emballe son trolley dans plusieurs sacs de shopping, lui donnant l’apparence d’achats effectués en zone commerciale. Résultat : aucun contrôle supplémentaire, aucun paiement exigé, embarquement sans incident.

Arrivé à Rome, il publie la vidéo du « trolley disparu ». Le clip explose. Certains internautes parlent de coup de chance, d’autres le qualifient de « génie », tandis qu’une partie des réactions tombent dans la critique facile : « radin », « Israélien typique ». Assoush, lui, se défend : « Je ne suis pas radin. Je ne voulais simplement pas payer pour quelque chose d’absurde. Quelle est la différence entre un sac à dos et un petit trolley qui pèse moins ? »

Plus surprenant encore : au retour, à l’aéroport de Rome, il remet ça. Malgré les doutes de son ami, il tente à nouveau l’expérience — et le stratagème fonctionne une seconde fois. Là encore, il filme la scène et la partage.

En quelques jours, les vidéos cumulent des millions de vues sur TikTok et Instagram. Des hôtesses de l’air lui écrivent même en message privé, sur le ton de l’humour : « Merci d’avoir partagé, on fera plus attention la prochaine fois ». Assoush en rit : « Elles m’ont dit que je serais désormais sur liste de surveillance dès qu’on me verra à l’aéroport. Je ne pensais pas une seconde que ça prendrait une telle ampleur. »

L’histoire soulève toutefois une question plus large : la frustration croissante des voyageurs face aux politiques tarifaires des compagnies aériennes, où chaque élément — bagage cabine, choix du siège, priorité d’embarquement — devient une option payante. Si le geste d’Assoush amuse, il illustre aussi un ras-le-bol partagé par de nombreux passagers.

Quant à lui, le principal intéressé ne ferme pas la porte à une récidive. « Je compte bien essayer encore lors de mon prochain vol », dit-il, sourire en coin. Une déclaration qui, à n’en pas douter, a déjà attiré l’attention… des compagnies aériennes.

Le président du Parlement iranien : « Trump peut déclencher une guerre, mais il ne contrôlera pas la façon dont elle se terminera »

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Dans un contexte de tensions extrêmes entre Téhéran et Washington, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lancé un avertissement direct aux États-Unis. Dans une interview accordée à CNN, il affirme que le président américain Donald Trump est peut-être capable d’ouvrir une guerre contre l’Iran, mais qu’il serait incapable d’en maîtriser l’issue. Selon lui, toute attaque américaine entraînerait une riposte iranienne susceptible de mettre en danger des milliers de soldats américains déployés dans la région.

Ghalibaf adopte un double discours mêlant menace et ouverture conditionnelle. Il assure que l’Iran reste prêt à négocier avec Washington, mais uniquement dans le cadre de discussions « honnêtes et sincères ». Il se dit toutefois convaincu que ce n’est pas l’approche recherchée par Donald Trump, qu’il accuse de vouloir imposer sa volonté par la force. « Une négociation sous pression militaire ne mène qu’à l’escalade », affirme-t-il, soulignant que tant que les intérêts économiques du peuple iranien ne seront pas garantis, aucun dialogue réel ne sera possible.

Le responsable iranien est également revenu sur les violences internes qui secouent le pays. Il a accusé des acteurs étrangers d’être à l’origine d’un plan élaboré « entièrement depuis l’extérieur » visant à déstabiliser la République islamique. Il a promis des procès rapides contre les responsables des troubles et a insisté sur la nécessité d’une vengeance pour la mort d’environ 300 membres des forces de sécurité du régime, tués selon lui lors des manifestations récentes. Tout en reconnaissant l’existence de difficultés économiques internes, qu’il attribue partiellement à une mauvaise gestion, Ghalibaf a rejeté la responsabilité principale sur les sanctions américaines.

Pendant ce temps, à Washington, les options militaires restent ouvertes mais aucune décision finale n’aurait encore été prise. Selon des sources américaines citées par Reuters, Donald Trump examine plusieurs scénarios allant de frappes ciblées contre des responsables sécuritaires iraniens impliqués dans la répression, à des attaques plus larges visant des infrastructures stratégiques. L’objectif évoqué serait d’affaiblir l’appareil sécuritaire du régime et de redonner de l’élan à la contestation populaire, sans nécessairement s’engager dans une guerre totale.

Ces mêmes sources indiquent que des options plus lourdes sont également sur la table, notamment des frappes contre le programme de missiles balistiques iranien ou contre les installations liées à l’enrichissement de l’uranium, perçues comme une menace directe pour les alliés régionaux des États-Unis, au premier rang desquels Israël. Toutefois, Trump n’aurait pas encore tranché sur la nature exacte de la réponse américaine, ni même sur l’opportunité d’un recours à la force.

Du côté israélien, le scepticisme domine quant à l’efficacité d’une stratégie fondée uniquement sur des frappes aériennes. Un haut responsable israélien, présenté comme directement informé de la coordination entre Israël et les États-Unis, a confié à Reuters que des attaques aériennes, même intensives, ne suffiraient pas à provoquer la chute du régime iranien. Selon lui, sans effondrement interne ou défections massives au sein de l’armée iranienne, une telle campagne pourrait même affaiblir la contestation en permettant au pouvoir de resserrer les rangs.

Ce responsable estime que même l’élimination du guide suprême Ali Khamenei ne garantirait pas un changement fondamental : un nouveau dirigeant émergerait rapidement pour préserver le système. Seule une combinaison de pression extérieure soutenue et d’une opposition intérieure organisée serait, selon cette analyse, capable d’entraîner un basculement réel du pouvoir. Des rapports de renseignement américains parviendraient à une conclusion similaire : les causes profondes de la contestation persistent, mais le régime conserve encore les leviers essentiels du contrôle.

Des sources occidentales avancent enfin que l’objectif réel de Donald Trump pourrait s’apparenter davantage à un « changement de leadership » qu’à un renversement complet du régime, à l’image de scénarios observés ailleurs, comme au Venezuela. À Téhéran, en revanche, le ton se durcit. Un haut responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré à un média proche de l’axe iranien que si l’Iran devait choisir entre l’accord proposé par Trump et la guerre, « la guerre serait moins coûteuse », car elle éviterait, selon lui, une capitulation politique préalable.

Ecstasy dans le champagne : un sénateur français condamné pour avoir drogué une députée afin de l’agresser sexuellement

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La France est une nouvelle fois secouée par une affaire de violence sexuelle impliquant un responsable politique de premier plan. Mardi soir, la justice française a reconnu coupable l’ancien sénateur Joël Guerriau d’avoir drogué une collègue parlementaire avec de la MDMA – plus connue sous le nom d’ecstasy – dans l’intention de l’agresser sexuellement. Les faits se sont déroulés à Paris, à l’automne 2023, lors d’une soirée censée célébrer une victoire électorale.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Joël Guerriau, âgé de 68 ans, à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, le reste étant assorti d’un sursis. Il a également été condamné à verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la victime pour le préjudice psychologique subi. Le jugement retient explicitement que l’ancien sénateur a agi avec l’intention de commettre une agression sexuelle, écartant la thèse de l’accident plaidée par la défense.

Sandrine Josso — Wikipédia

La victime, Sandrine Josso, députée centriste et membre de l’Assemblée nationale, s’était rendue au domicile parisien de Guerriau en novembre 2023 pour fêter avec lui son succès aux élections sénatoriales. Amis de longue date, se connaissant depuis près de dix ans, rien ne laissait présager ce qui allait suivre. « Je suis venue rendre visite à un ami, et j’ai découvert un agresseur », a-t-elle déclaré à la barre.

Selon les éléments retenus par le tribunal, Joël Guerriau a délibérément versé de la MDMA dans une coupe de champagne qu’il a ensuite servie à sa collègue. Rapidement après avoir bu, Sandrine Josso a ressenti un malaise intense : accélération du rythme cardiaque, perte de repères, sensation de danger imminent. Elle a témoigné avoir remarqué un goût inhabituel, « sucré et collant », avant que Guerriau n’insiste pour qu’elle boive un second verre, ce qui a renforcé son inquiétude.

Parvenant à quitter l’appartement, la députée s’est rendue immédiatement à l’hôpital. Les analyses ont révélé une concentration de MDMA dans son sang trois fois supérieure à la dose habituelle, confirmant sans ambiguïté un empoisonnement volontaire. Lors de la perquisition, la police a retrouvé de la drogue au domicile du sénateur.

À la barre, Joël Guerriau n’a pas contesté la présence de la substance, mais a avancé une version jugée peu crédible par la cour. Il a affirmé avoir déposé la MDMA dans le verre la veille, prétendument pour un usage personnel, avant d’oublier la coupe sur une étagère et de la servir « par erreur » le lendemain. « Je suis un idiot », a-t-il déclaré, se disant « dégoûté de lui-même ». Le tribunal a rejeté cette défense, estimant qu’aucune autre intention que l’agression sexuelle ne pouvait être raisonnablement envisagée.

Le procès, qui s’est déroulé sur deux jours, a suscité une forte attention médiatique en France, dans un contexte déjà marqué par une série de scandales liés aux violences sexuelles. L’affaire a ravivé le souvenir du dossier Gisèle Pelicot, devenue un symbole international après avoir témoigné publiquement contre son mari, qui l’avait droguée pendant des années pour la livrer à des viols collectifs.

Joël Guerriau, élu en 2011 au Sénat sous l’étiquette du parti centriste Horizons, avait démissionné de son mandat en octobre 2025 après la mise en examen. Ironie relevée par l’accusation : en tant que sénateur, il avait lui-même voté des lois renforçant la pénalisation du “soumission chimique”, c’est-à-dire l’usage de substances pour faciliter des agressions sexuelles. « Il devait montrer l’exemple », a martelé le procureur, rejetant toute notion d’erreur ou de maladresse.

Pour Sandrine Josso, le verdict représente une « immense libération ». Elle a décrit les conséquences durables de l’agression : six mois d’arrêt de travail, un suivi médical et psychiatrique, des cauchemars récurrents, des épisodes de dissociation, et même l’extraction de plusieurs dents, conséquence directe du stress post-traumatique. Aujourd’hui encore députée, elle s’est engagée activement dans la lutte contre les violences sexuelles et la “soumission chimique”, rejoignant une association dédiée à ce combat.

Au-delà du cas individuel, cette affaire met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des victimes, même au sommet des institutions, et l’ampleur d’un phénomène longtemps minimisé. En condamnant fermement un ancien sénateur, la justice française envoie un message clair : le pouvoir politique n’accorde aucune immunité face aux crimes sexuels.

Drame à Bnei Brak : un nourrisson meurt dans une crèche illégale, la gardienne arrêtée pour négligence

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Un nourrisson âgé de quelques mois est décédé mardi matin dans un jardin d’enfants situé rue Menahem Begin à Bnei Brak, dans un drame qui secoue une nouvelle fois l’opinion publique israélienne. Les circonstances exactes du décès n’ont pas encore été élucidées, mais la responsable de la crèche, une femme de 44 ans, a été arrêtée par la police pour suspicion de mort par négligence et de négligence envers mineur. Lors de son interrogatoire, elle a déclaré que « l’enfant ne se sentait pas bien ». Elle doit être présentée mercredi matin devant le tribunal de paix de Tel Aviv pour une audience consacrée à la prolongation de sa détention.

Selon les informations communiquées par la police, 19 nourrissons se trouvaient dans cet établissement au moment des faits. L’enquête préliminaire a révélé que le jardin d’enfants fonctionnait sans les autorisations réglementaires requises, une donnée particulièrement grave compte tenu de l’âge des enfants accueillis. À la suite de ces révélations, le Ministère israélien de l’Éducation a signé un arrêté administratif de fermeture immédiate pour une durée de 60 jours, interdisant toute activité dans les locaux.

Les secours ont été alertés en début de matinée après qu’un nourrisson a perdu connaissance à l’intérieur de la crèche. Des équipes de Magen David Adom sont rapidement intervenues sur place et ont procédé à des manœuvres de réanimation prolongées. L’enfant a ensuite été évacué en urgence vers le Centre médical Schneider, l’un des principaux hôpitaux pédiatriques du pays. Malgré les efforts des équipes médicales, son décès a été constaté peu après son arrivée.

Ce nouveau drame intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors qu’une affaire similaire avait déjà choqué le pays la semaine précédente. À Jérusalem, deux nourrissons âgés de quatre mois avaient trouvé la mort dans une crèche du quartier de Romema. Dans cette affaire, 53 autres bébés avaient été évacués vers les hôpitaux Shaare Zedek Medical Center et Hadassah Mount Scopus par mesure de précaution. Là encore, selon des témoignages de voisins, l’établissement opérait sans autorisations officielles, soulevant de lourdes questions sur le contrôle des structures de la petite enfance.

Des secouristes intervenus à Jérusalem avaient décrit des conditions alarmantes : un appartement de quatre pièces, manifestement inadapté, dans lequel étaient entassés de nombreux nourrissons. « Il y avait une forte promiscuité, des poussettes dans chaque recoin, y compris dans la cuisine, des bébés couchés dans des landaus et des lits, et des jouets éparpillés partout », avaient-ils témoigné. Ces descriptions font tristement écho aux premiers éléments recueillis à Bnei Brak, même si l’enquête est encore en cours.

Au-delà de la responsabilité pénale individuelle, ces événements relancent un débat de fond sur l’insuffisance des contrôles, la prolifération de crèches non déclarées et les risques encourus par les nourrissons confiés à des structures opérant en marge de la loi. Dans des villes à forte densité de population et à natalité élevée, comme Bnei Brak ou certains quartiers de Jérusalem, la demande en solutions de garde est immense, ce qui favorise parfois l’émergence de cadres informels, au détriment de la sécurité.

Les autorités appellent les parents à une vigilance accrue, rappelant l’importance de vérifier que toute crèche ou tout jardin d’enfants dispose des licences, inspections sanitaires et agréments officiels. « L’absence de supervision réglementaire peut avoir des conséquences tragiques », soulignent des responsables du ministère de l’Éducation, qui promettent un renforcement des inspections et des sanctions contre les structures illégales.

Pendant ce temps, l’enquête policière se poursuit afin de déterminer les causes exactes du décès du nourrisson, les conditions de prise en charge dans la crèche, et d’éventuelles responsabilités supplémentaires. Pour de nombreuses familles, ce drame ravive une inquiétude profonde : celle de confier leurs enfants les plus vulnérables à un système qui, dans certains cas, semble avoir failli à sa mission première – protéger la vie.

Yeux au-dessus de Téhéran : le déploiement du renseignement américain qui marque une escalade avant une possible frappe

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La montée des tensions entre Washington et Téhéran a franchi un nouveau seuil ces derniers jours avec le déploiement dans la région d’un appareil de renseignement stratégique américain, symbole d’une préparation militaire de plus en plus assumée. Alors que les spéculations sur une frappe américaine imminente contre l’Iran se multiplient, l’armée américaine a transféré sous la responsabilité du United States Central Command (CENTCOM) un avion de renseignement électronique de premier plan : le RC-135V Rivet Joint. Ce mouvement, loin d’être anodin, est perçu par de nombreux observateurs comme un indicateur clair d’une phase avancée de préparation opérationnelle.

Selon plusieurs médias américains, dont le New York Times, des responsables à Washington n’excluent plus une action militaire contre l’Iran « dans les prochains jours ». Ces mêmes sources évoquent en parallèle la crainte d’une riposte iranienne ciblant des bases américaines dans la région ou des États alliés, ce qui explique l’intensification visible des moyens de surveillance et de dissuasion.

Le RC-135V Rivet Joint est l’un des piliers du renseignement aérien américain. Exploité par l’United States Air Force, cet appareil est spécialisé dans le recueil de renseignements d’origine électromagnétique. Grâce à ses systèmes SIGINT et ELINT, il est capable d’intercepter, d’identifier et d’analyser les communications radio, les émissions radar et les signaux électroniques utilisés par les structures militaires adverses. Concrètement, cela permet de cartographier les réseaux de commandement et de contrôle, de suivre les mouvements de forces et de mieux comprendre les intentions opérationnelles de l’adversaire.

À bord de l’appareil, une trentaine de membres d’équipage travaillent de concert : pilotes, officiers navigateurs, opérateurs de guerre électronique et analystes du renseignement. Les données collectées peuvent être transmises en temps quasi réel aux centres de commandement, offrant aux décideurs militaires une vision actualisée de la situation sur le terrain. Dans un contexte de tension extrême, cette capacité constitue une couche critique de la supériorité militaire américaine.

L’intérêt stratégique de ce déploiement tient aussi à son environnement. L’avion opère en coordination avec d’autres moyens aériens, notamment des chasseurs, des avions de veille et de contrôle aérien de type AWACS, ainsi qu’avec des capteurs terrestres et navals. L’objectif est de produire une image globale et cohérente du dispositif militaire iranien, depuis les défenses aériennes jusqu’aux centres de commandement situés à proximité de Téhéran.

Pour les experts, la présence d’un tel appareil dans la zone ne relève pas d’une simple mesure de routine. Elle traduit une volonté de réduire au maximum l’incertitude avant toute action militaire. Dans une éventuelle campagne aérienne, la maîtrise du spectre électromagnétique est déterminante : identifier les radars, comprendre les chaînes de décision, anticiper les réactions ennemies. Le RC-135V joue précisément ce rôle de « capteur avancé », indispensable avant toute frappe de grande ampleur.

Ce déploiement intervient dans un contexte régional déjà extrêmement tendu. Les relations entre les États-Unis et l’Iran se sont fortement dégradées, sur fond de crise nucléaire, de menaces réciproques et de déstabilisation régionale. Washington accuse Téhéran de poursuivre des activités susceptibles de mener à l’arme nucléaire, tandis que le régime iranien dénonce une politique d’encerclement et de pression maximale.

En parallèle du déploiement du RC-135V, le CENTCOM a annoncé le lancement d’un exercice aérien de grande envergure au Moyen-Orient, destiné à tester la capacité des forces américaines à projeter, disperser et soutenir une puissance aérienne de combat sur plusieurs théâtres simultanément. Officiellement, cet exercice vise à améliorer l’interopérabilité, à renforcer les partenariats régionaux et à garantir une disponibilité opérationnelle maximale. Officieusement, son calendrier alimente l’idée d’un message dissuasif adressé directement à Téhéran.

Du côté israélien, cette montée en puissance américaine est suivie avec la plus grande attention. Les autorités de Israël ont fait état d’un renforcement de la vigilance de leurs systèmes de défense aérienne, par crainte qu’une action américaine n’entraîne des représailles iraniennes indirectes ou directes. Dans ce scénario, Israël pourrait devenir une cible secondaire, ce qui explique la coordination étroite entre les deux alliés.

L’effet psychologique de la présence du RC-135V ne doit pas non plus être sous-estimé. Pour l’Iran, savoir que ses communications militaires sont potentiellement surveillées en permanence constitue un facteur de pression important. Cette « transparence forcée » limite la liberté de manœuvre et complique la préparation d’une riposte surprise. En ce sens, le renseignement devient à la fois un outil opérationnel et un instrument de dissuasion.

À ce stade, aucune décision officielle de frappe n’a été annoncée. Les déclarations américaines restent volontairement ambiguës, laissant planer l’incertitude sur le calendrier et l’ampleur d’une éventuelle action. Mais l’accumulation de signaux – déploiement d’actifs de renseignement stratégique, exercices aériens, messages de fermeté – dessine une trajectoire claire : Washington se prépare à tous les scénarios, y compris le plus extrême.

Dans ce jeu d’ombres et de signaux, le RC-135V Rivet Joint apparaît comme l’un des acteurs silencieux mais centraux de la séquence actuelle. Invisible pour le grand public, il est pourtant au cœur de la mécanique décisionnelle qui précède toute opération militaire moderne. Son déploiement au-dessus du théâtre moyen-oriental marque une escalade mesurée mais réelle, et rappelle que, dans les conflits contemporains, l’information est souvent la première arme.

Général Amir Avivi : « Il est possible qu’Israël frappe l’Iran avant les États-Unis »

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La tension sécuritaire au Moyen-Orient continue de monter d’un cran. Lors de la conférence du journal Hayom en Galilée supérieure, le général de brigade (réserve) Amir Avivi, président du mouvement Bithonistim, a livré une analyse alarmante mais structurée de la situation stratégique d’Israël. Selon lui, la perception selon laquelle la guerre serait terminée est erronée : Israël entre dans une phase de reprise des combats, sur plusieurs fronts simultanément, avec l’Iran au cœur de l’équation.

« La guerre n’est pas terminée, elle change de forme »

Dès le début de son intervention, Avivi a tenu à corriger ce qu’il considère comme une illusion dangereuse dans l’opinion publique.
« Lorsque nous avons accepté un cessez-le-feu, beaucoup ont compris que la guerre était finie. C’est faux », a-t-il affirmé. « Nous entrons dans une période de renouvellement des combats, sur l’ensemble des fronts. »

Selon lui, la situation au Liban, la relative accalmie face au Hezbollah et les développements régionaux sont directement liés à ce qui se joue actuellement avec l’Iran. Israël, affirme-t-il, se prépare activement à une confrontation élargie.

Une possible frappe israélienne avant Washington

La déclaration la plus marquante de son intervention concerne l’ordre des opérations militaires contre Téhéran.
« Il est possible qu’Israël lance une attaque contre l’Iran avant les Américains », a déclaré Avivi, soulignant que les dirigeants iraniens envisagent déjà des scénarios dans lesquels leurs proxys seraient engagés simultanément afin de ne pas rester isolés.

Il évoque une forte probabilité d’un scénario combiné :
– une frappe majeure contre des cibles iraniennes,
– accompagnée de tirs et d’attaques depuis d’autres fronts régionaux, notamment le Liban.

Cette analyse expliquerait, selon lui, les frappes continues de Tsahal au Liban, destinées à maintenir la pression sur le Hezbollah et à réduire sa capacité de nuisance en cas d’escalade régionale.

Le Hezbollah et la stratégie de dissuasion

Avivi s’est montré catégorique sur la réponse israélienne en cas d’ouverture des hostilités par le Hezbollah :
« Si le Hezbollah ouvre le feu, Tsahal le frappera jusqu’à l’effondrement. »

Mais il insiste sur un point stratégique central : le véritable verrou de la région n’est pas Beyrouth, mais Téhéran.
« La clé, c’est la chute du régime iranien. Cela entraînerait l’effondrement de tous ses proxys », a-t-il affirmé. Une orientation stratégique qui, selon lui, a évolué ces derniers mois, sous l’effet conjugué de la détermination américaine et des changements géopolitiques régionaux.

Une crise interne tout aussi dangereuse

Au-delà des menaces extérieures, Avivi a consacré une large partie de son intervention à ce qu’il décrit comme une crise interne profonde en Israël.
« La sécurité se construit de l’intérieur vers l’extérieur. Quand l’intérieur est pourri, cela finit par exploser à l’extérieur », a-t-il averti.

Il évoque une perte de contrôle de l’État dans plusieurs régions : Galilée, Néguev, Judée-Samarie. Selon lui, le phénomène du racket (protection), la criminalité organisée et la prolifération massive d’armes illégales — jusqu’à un million selon certaines estimations — constituent une menace nationale, pas seulement criminelle.

« 80 % des commerces du Nord sont soumis au racket. L’État est lui-même sous protection », a-t-il lancé, dénonçant l’incapacité des institutions à définir clairement la situation comme une véritable guerre intérieure.

Appel à un changement de paradigme

Pour Avivi, les outils classiques du droit pénal sont insuffisants. Il appelle à une mobilisation coordonnée des forces de sécurité, incluant le Shin Bet, et à un leadership politique capable de nommer la réalité sans détour.
« Quand Israël décide qu’un sujet est prioritaire, elle sait le traiter. Le problème, c’est que l’État n’est pas encore entré dans l’événement. »

Un avertissement stratégique clair

Les propos du général Avivi résonnent comme un avertissement stratégique :
– la guerre est loin d’être terminée,
– l’Iran est au centre de la prochaine phase,
– et Israël pourrait agir de manière autonome, si nécessaire, avant ses alliés.

Dans un contexte régional de plus en plus instable, son message est limpide : la prochaine confrontation pourrait être plus large, plus simultanée et plus décisive que les précédentes.

Trump menace l’Iran : « Le temps presse – la prochaine attaque sera bien plus violente »

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La tension entre les États-Unis et l’Iran a franchi un nouveau seuil ce mercredi, après une déclaration particulièrement agressive du président américain Donald Trump. Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a exhorté Téhéran à revenir immédiatement à la table des négociations en vue d’un nouvel accord nucléaire, tout en brandissant la menace explicite d’une intervention militaire massive en cas de refus.

« Une armada massive est en route »

Dans son message, Trump affirme qu’une force navale américaine de grande ampleur se dirige vers la région, évoquant une « armada massive » prête à agir « rapidement et avec violence » si nécessaire. Il cite notamment le porte-avions USS Abraham Lincoln, récemment déployé au Moyen-Orient, qu’il décrit comme le fer de lance d’un dispositif plus important encore que celui utilisé récemment face au Venezuela.

« Le temps est compté. J’espère que l’Iran fera le bon choix et conclura un accord juste – sans armes nucléaires. La dernière fois qu’ils ont refusé, cela s’est terminé par une destruction massive. La prochaine attaque sera bien plus dure », a écrit Trump.

Le président américain insiste sur le fait qu’il privilégie toujours un accord, mais qu’il n’hésitera pas à recourir à la force si Téhéran persiste à refuser toute concession.

Refus iranien de négocier sous la menace

La réponse iranienne n’a pas tardé. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a nié toute reprise actuelle de négociations avec Washington, affirmant qu’aucun dialogue ne pouvait avoir lieu sous la contrainte militaire.

« Les négociations ne se font pas sous la menace. Les États-Unis doivent comprendre qu’un dialogue ne peut exister que sur la base du respect et de l’égalité », a-t-il déclaré.

Selon des sources iraniennes citées par des médias régionaux, la priorité actuelle de Téhéran serait la préparation à une éventuelle guerre, avec un niveau d’alerte relevé à ce qui est décrit comme « 200 % ». Les autorités iraniennes assurent que toute attaque américaine entraînerait une riposte ciblée contre les bases ou points de départ des opérations.

Risque d’embrasement régional

Cette escalade verbale intervient dans un contexte déjà explosif, marqué par une grave crise interne en Iran. Depuis la fin décembre, le pays est secoué par une vague de manifestations sans précédent depuis la révolution islamique de 1979. La répression violente menée par le régime a suscité une condamnation internationale croissante et renforcé la pression exercée par Washington.

Trump, qui avait publiquement soutenu les manifestants iraniens, oscille depuis plusieurs semaines entre menaces militaires directes et appels à la négociation, une stratégie que ses proches décrivent comme une tentative de forcer Téhéran à céder sans guerre ouverte.

Israël en alerte maximale

En toile de fond, Israël observe la situation avec une extrême vigilance. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récemment averti que toute attaque iranienne contre Israël constituerait une « erreur fatale », promettant une réponse d’une ampleur inédite.

Les responsables sécuritaires israéliens redoutent qu’en cas de confrontation directe entre Washington et Téhéran, les proxys iraniens – Hezbollah au Liban, milices en Irak ou Houthis au Yémen – puissent ouvrir des fronts parallèles, entraînant une escalade régionale majeure.

Une stratégie du bord du gouffre

La rhétorique de Trump marque un retour assumé à la politique de pression maximale, combinant sanctions, déploiement militaire et ultimatum public. Si cette stratégie vise officiellement à empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, elle accroît également le risque d’erreur de calcul dans une région déjà instable.

À ce stade, aucun canal diplomatique formel n’a été annoncé, mais Washington affirme que les lignes de communication restent ouvertes. Reste à savoir si l’Iran cédera à la pression ou choisira l’épreuve de force, dans ce qui pourrait devenir l’une des crises géopolitiques majeures de l’année.

Après deux ans de fermeture, Israël rouvre le passage de Rafah : une décision explosive à la frontière de Gaza

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Après près de deux années de fermeture totale, le passage de Rafah, principal point de sortie de la bande de Gaza vers l’Égypte, s’apprête à rouvrir à la circulation dans les deux sens. Cette décision, finalisée par l’establishment sécuritaire israélien, provoque déjà une onde de choc politique et sécuritaire, tant en Israël qu’au sein de l’opinion publique concernée par les enjeux de sécurité nationale.

Selon les informations diffusées mercredi matin, les préparatifs opérationnels sont désormais achevés et l’ouverture effective du passage pourrait intervenir dans les tout prochains jours, voire dès jeudi. Il s’agirait de la première ouverture à la circulation des personnes vers et depuis Gaza depuis près de deux ans, une période marquée par des restrictions extrêmes liées à la situation sécuritaire et aux affrontements répétés avec le Hamas.

D’après les modalités retenues, toute personne souhaitant entrer ou sortir de la bande de Gaza devra obtenir une autorisation égyptienne préalable. Les listes de passagers seront ensuite transmises aux services de sécurité israéliens, en particulier au Shin Bet, pour validation sécuritaire. En revanche, et c’est l’un des points les plus controversés de la décision, les personnes quittant Gaza ne seront pas soumises à un contrôle physique israélien direct.

Contrairement aux déclarations récentes du Premier ministre israélien, le filtrage sur place ne sera pas assuré par des forces israéliennes, mais par une mission de l’Union européenne, assistée de personnels locaux gazaouis opérant pour le compte de l’Autorité palestinienne. Israël, de son côté, se contentera d’un contrôle à distance, fondé sur des moyens technologiques avancés.

Concrètement, un agent de sécurité israélien sera positionné dans une salle de contrôle et observera en temps réel la zone dite de la « carrousel », par laquelle transitent les voyageurs vers l’Égypte. Grâce à des systèmes de reconnaissance faciale, il pourra vérifier que les personnes autorisées correspondent bien aux identités validées en amont. À l’aide d’un dispositif de commande à distance, l’agent pourra également ouvrir ou fermer le passage instantanément, notamment en cas de tentative de sortie non autorisée ou de soupçon d’infiltration.

Cette architecture sécuritaire inédite suscite de vives critiques en Israël. Plusieurs responsables politiques et experts sécuritaires dénoncent un affaiblissement du contrôle souverain israélien, estimant que la délégation de responsabilités à des acteurs étrangers et à des structures palestiniennes locales constitue un risque majeur. « Il s’agit d’un pari dangereux, surtout après ce que nous avons vécu ces dernières années », confie un ancien haut responsable sécuritaire sous couvert d’anonymat.

Du côté de l’armée israélienne, Tsahal assure toutefois que le dispositif mis en place permet un niveau de contrôle suffisant, combinant coopération internationale, renseignement préalable et surveillance technologique continue. Selon des sources militaires, la possibilité de bloquer immédiatement le passage en cas d’incident constitue une garantie opérationnelle essentielle.

Sur le plan régional, l’Égypte joue un rôle central dans ce mécanisme. Le Caire apparaît une nouvelle fois comme un acteur pivot dans la gestion du dossier gazaoui, servant d’intermédiaire entre Israël, les Palestiniens et les instances internationales. L’implication de l’Union européenne vise quant à elle à donner une dimension internationale et « neutre » au contrôle du passage, tout en réduisant les frictions diplomatiques.

Pour les habitants de la bande de Gaza, cette réouverture représente un espoir concret de mobilité après des mois d’enfermement quasi total. Mais en Israël, la décision est perçue par une partie de la population comme un geste prématuré, voire comme une concession injustifiée dans un contexte de menaces persistantes.

À l’approche de l’ouverture effective du passage de Rafah, une chose est certaine : cette décision marque un tournant stratégique sensible, dont les conséquences sécuritaires, politiques et humaines ne manqueront pas de se faire sentir très rapidement.

À Jérusalem, des chefs d’Églises accusés d’antisémitisme somment les chrétiens pro-Israël de se taire

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Le 17 janvier 2026, les patriarches et chefs des Églises chrétiennes de Jerusalem ont publié une déclaration commune condamnant le sionisme chrétien, qualifié d’« idéologie dommageable » qui tromperait les fidèles, menacerait l’unité chrétienne et nuirait à la présence chrétienne en Terre sainte. Ils y affirment également être les seuls représentants légitimes des chrétiens en matière religieuse et communautaire, et reprochent aux responsables israéliens et internationaux de dialoguer avec d’autres voix chrétiennes.

Le texte est frappant par ce qu’il ne contient pas. Aucune argumentation théologique n’y est développée contre le sionisme ou contre le soutien chrétien à l’État d’Israël. La déclaration n’expose ni débat doctrinal, ni réfutation biblique. Elle se concentre presque exclusivement sur une question de territoire d’influence : qui a le droit de parler au nom des chrétiens, qui a le droit d’interagir avec Israël, et quelles opinions sont jugées acceptables. Le message implicite est clair : les chrétiens qui soutiennent Israël, ou qui rencontrent des responsables israéliens sans passer par ces hiérarchies, sont perçus comme une menace.

Cette hostilité ne surgit pas dans le vide. Les Églises à l’origine de cette déclaration, principalement des institutions orthodoxes orientales et orientales anciennes, portent une histoire lourde et non résolue d’hostilité théologique envers la souveraineté juive. Contrairement à l’Église catholique romaine, qui a opéré une rupture doctrinale majeure avec l’antijudaïsme chrétien après le concile Vatican II, ces institutions n’ont jamais formellement rejeté le supersessionisme, ni reconnu leur rôle historique dans la diffusion d’une théologie hostile aux Juifs et au retour du peuple juif sur sa terre.

Cette continuité idéologique s’est manifestée de manière explicite dans des textes récents. En 2009, des responsables ecclésiastiques palestiniens ont publié le document Kairos Palestine, qui présentait l’existence même d’Israël comme un péché, reformulant des thèmes classiques de l’antijudaïsme chrétien dans le langage contemporain de la « théologie de la libération ». Loin d’être marginal, ce texte est devenu une référence centrale pour les campagnes chrétiennes internationales visant à isoler et délégitimer l’État juif.

D’autres déclarations antérieures ont également marqué les esprits. En 2006, le porte-parole du Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem avait accusé des femmes israéliennes de propager volontairement le sida parmi des hommes palestiniens, une affirmation aux accents ouvertement diffamatoires et antisémites. Ce type de propos n’a jamais fait l’objet d’une repentance institutionnelle claire.

C’est dans cette continuité que s’inscrit la déclaration de janvier 2026. Le texte invoque à plusieurs reprises la notion d’« unité », mais l’unité qui y est décrite n’est ni le dialogue ni le respect mutuel entre traditions chrétiennes diverses. Elle signifie soumission à une ligne idéologique unique. Les chrétiens visiteurs – évangéliques, catholiques post-Vatican II ou autres – sont implicitement sommés de comprendre que soutenir Israël ou dialoguer avec ses dirigeants constituerait une atteinte morale et communautaire.

L’asymétrie de cette exigence est frappante. Personne n’imagine sérieusement que des responsables religieux étrangers acceptent d’être réduits au silence s’ils visitaient Rome, Washington ou Paris. Une telle injonction serait immédiatement dénoncée comme une censure inacceptable. À Jérusalem, pourtant, cette prétention à l’exclusivité morale est présentée comme allant de soi.

Le sionisme chrétien n’est donc pas condamné parce qu’il serait hérétique – aucun argument doctrinal n’est avancé – mais parce qu’il rejette une théologie politique qui considère la souveraineté juive comme illégitime et l’État d’Israël comme une faute morale. Pour de nombreux chrétiens, au contraire, le soutien à Israël représente une démarche de repentance historique, un refus conscient de siècles d’antisémitisme chrétien. C’est précisément cette remise en cause qui apparaît menaçante pour des institutions qui n’ont jamais renoncé à la théologie du remplacement.

Des Églises au passé documenté d’hostilité envers les Juifs et Israël se posent aujourd’hui en arbitres du « bon christianisme », dénonçant des « idéologies dangereuses » sans le moindre examen de conscience. Aucune reconnaissance des fautes passées, aucune réflexion sur les conséquences historiques de leur enseignement, aucune responsabilité assumée.

Ce texte n’est pas un appel à l’unité. Il s’agit d’une tentative d’imposer une conformité idéologique, tout en protégeant un héritage théologique profondément problématique de toute remise en question. À Jérusalem, le langage de l’unité sert ici moins à rassembler qu’à faire taire – et à délégitimer toute voix chrétienne qui refuse de considérer l’existence d’Israël comme une anomalie morale.