La nuit a été courte pour les défenses aériennes de plusieurs pays du Moyen-Orient. Un haut responsable de l’armée jordanienne a annoncé ce matin (mercredi) que les systèmes de défense antiaérienne du royaume avaient intercepté et abattu cinq missiles tirés depuis l’Iran en direction de la zone d’Al-Azraq, dans le gouvernorat oriental d’Az-Zarqa.
Selon ce responsable, l’interception n’a causé ni blessé ni dommage matériel — seuls des débris ont été retrouvés au sol. Une équipe du génie militaire a été dépêchée sur place pour collecter les éléments et vérifier qu’ils ne contiennent aucune charge explosive résiduelle. Le responsable a ajouté que l’armée jordanienne suit de près les développements régionaux et que ses forces sont déployées aux niveaux d’alerte les plus élevés, avec pour mission de protéger l’espace aérien, la souveraineté et la sécurité du territoire du royaume — « quelle que soit la source de la violation ».
En parallèle, et dans le prolongement de l’annonce des Gardiens de la Révolution iraniens d’une attaque contre la Cinquième Flotte américaine à Bahreïn, le ministère de l’Intérieur bahreïni a indiqué en début de matinée que des sirènes d’alarme avaient été déclenchées sur l’ensemble du territoire. Les autorités ont appelé la population à garder son calme et à rejoindre des abris. Selon l’agence Reuters, les États-Unis ont intercepté la totalité des missiles tirés par l’Iran contre leurs bases en Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
Dans ce contexte, la diplomatie régionale s’est mise en mouvement. La veille, les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte, des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite se sont réunis pour un échange sur les développements en cours dans la région, englobant l’Iran, le Liban et Gaza. Les trois pays ont discuté de la trajectoire de la crise iranienne et du processus de négociation entre Téhéran et Washington sur un éventuel accord.
L’épisode souligne que malgré la fin officielle de la guerre de douze jours entre Israël, les États-Unis et l’Iran, les échanges de tirs et les provocations balistiques se poursuivent. La Jordanie, qui n’est pas partie prenante du conflit entre Israël et l’Iran, se retrouve une fois encore traversée par des trajectoires de missiles qui ne lui sont pas destinées — mais dont elle supporte les risques collatéraux.
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