En pleine guerre contre l’Iran, le Shin Bet démantèle une cellule terroriste qui s’entraînait à commettre des attentats

0
28
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

La guerre se mène sur plusieurs fronts à la fois. Pendant que les missiles iraniens s’abattent sur Dimona, Arad et Misgav Am, pendant que les sirènes retentissent de Beer Sheva à Jérusalem, les services de sécurité intérieure israéliens continuent de traquer une autre menace — celle qui se prépare de l’intérieur, dans le silence des villes arabes israéliennes, loin des caméras de la guerre.

Ce dimanche matin 22 mars 2026, le Shin Bet et la police israélienne ont annoncé l’arrestation d’une cellule terroriste en cours de préparation d’attentats sur le sol israélien. Dans le cadre d’une opération conjointe du service de renseignement intérieur et de la police, les détectives de l’unité de lutte contre la criminalité du district côtier, dans le secteur d’Asher, ont arrêté et déféré à l’interrogatoire du Shin Bet quatre résidents d’Umm al-Fahm âgés d’une vingtaine d’années. L’interrogatoire a révélé qu’ils s’entraînaient avec des armes illégales en vue de commettre des attentats en Israël.

Le choix du moment est stratégiquement significatif. Les arrestations interviennent au vingt-deuxième jour d’une guerre directe contre l’Iran, dans un contexte où la tension dans la société israélienne est à son comble — une guerre menée à l’extérieur, des missiles qui traversent la défense aérienne, et maintenant une cellule intérieure neutralisée avant de passer à l’acte. Pour les services, le message est clair : les menaces ne se cumulent pas, elles se traitent en parallèle et simultanément.

À l’issue de l’ensemble des actes d’investigation, la police et le Shin Bet ont réussi à constituer une base probatoire solide contre les suspects. Le parquet du district de Haïfa a déposé une déclaration du procureur, et un acte d’inculpation est attendu dans les prochains jours, accompagné d’une demande de maintien en détention jusqu’à la fin de la procédure.

La ville d’Umm al-Fahm, dans le triangle arabe au nord d’Israël, est régulièrement citée dans des affaires de recrutement terroriste et de trafic d’armes. Ce n’est pas la première fois que le Shin Bet y démantèle une infrastructure de ce type. Ce qui change ici, c’est le contexte dans lequel l’opération est rendue publique : une guerre régionale ouverte, une population sous pression des deux côtés de la ligne verte, et une tentation pour certains acteurs — extérieurs comme intérieurs — d’exploiter le chaos ambiant pour passer à l’acte.

Les quatre suspects sont des citoyens israéliens. C’est cette dimension qui rend l’affaire politiquement et socialement sensible. Elle rouvre les débats récurrents sur la loyauté, sur l’intégration, sur la surveillance des communautés arabes israéliennes en période de tension maximale — débats d’autant plus chargés que la guerre en cours est présentée par certains comme une guerre de civilisation, et que les islamistes de divers horizons tentent de la cadrer comme telle pour recruter.

Le Shin Bet a conclu son communiqué par une déclaration sans ambiguïté : « Le service de sécurité général et la police israélienne continueront d’agir pour contrecarrer toute implication de citoyens israéliens dans des activités mettant en danger la sécurité de l’État et de ses citoyens, et continueront d’œuvrer avec l’ensemble des forces de l’ordre pour appliquer la pleine rigueur de la loi à l’encontre de ceux impliqués dans de telles activités. »

Une formule de clôture institutionnelle, mais qui dit en creux ce que la situation exige : en pleine guerre contre l’Iran, les services n’ont pas le luxe de relâcher leur vigilance intérieure. La menace est partout. Elle vient du ciel, du nord, du sud — et parfois, du milieu même du pays.

 

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !