Un dossier sensible s’est ouvert en Israël, loin des frontières mais au cœur des institutions. Un avocat connu du centre du pays, ancien membre du parquet militaire, a été placé en garde à vue lundi soir après des mois d’enquête secrète menée par l’Unité centrale du district Centre. Ce mardi, le tribunal de paix de Rishon LeZion a décidé de prolonger sa détention de cinq jours supplémentaires.
Le tribunal de paix de Rishon LeZion a prolongé ce lundi de cinq jours la détention d’un avocat connu du centre d’Israël, ancien membre du parquet militaire, soupçonné d’avoir commis des infractions sexuelles sur des soldates durant son service. Le suspect a été arrêté la veille, à l’issue d’une enquête secrète menée par l’Unité centrale du district Centre au cours des derniers mois, passée au stade de l’enquête ouverte. Les détectives de l’unité ont perquisitionné son domicile. walla
Le nombre de victimes potentielles dépasse les cinquante selon les informations disponibles — un chiffre qui, s’il est confirmé, ferait de cette affaire l’une des plus graves impliquant un professionnel du droit militaire en Israël. Le fait que l’enquête ait été menée en mode secret pendant plusieurs mois avant le passage à la phase ouverte indique que les enquêteurs ont pris le temps de consolider les preuves et d’identifier l’étendue des faits présumés avant de procéder à l’arrestation.
La position professionnelle du suspect — avocat ayant exercé au sein du parquet militaire — ajoute une dimension institutionnelle particulièrement délicate à ce dossier. Le parquet militaire est l’organe chargé de poursuivre les infractions commises au sein des forces armées israéliennes, y compris les violences sexuelles. Qu’un de ses anciens membres soit lui-même au cœur d’une telle procédure constitue un paradoxe institutionnel que les responsables militaires devront impérativement traiter avec transparence.
Cette affaire, révélée dans un contexte où l’attention nationale est massivement captée par les développements militaires en Iran, risque de passer sous le radar médiatique habituel. Elle mérite pourtant d’être traitée avec la même rigueur — car la protection des soldates contre les agressions au sein de l’institution militaire est un enjeu structurel qui ne souffre pas d’exception, même en temps de guerre.
(Source : Walla – https://news.walla.co.il/break/3824251)






