Un abri anti-bombes transformé en maison close à Bat Yam : personne ne pouvait entrer pendant les alertes

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C’est une plainte banale en apparence qui a mené à une découverte stupéfiante. Des habitants et des travailleurs du quartier d’affaires de Bat Yam ont contacté le centre municipal de la ville pour signaler un problème qui, dans le contexte actuel de guerre, pouvait avoir des conséquences dramatiques : l’abri public de leur secteur était systématiquement verrouillé de l’intérieur pendant les alertes aux missiles. Personne ne pouvait y entrer. Les inspecteurs municipaux dépêchés sur place ont découvert pourquoi : l’abri avait été entièrement transformé en maison close, avec un lit, une kitchenette, une douche et des toilettes. Une ressortissante étrangère trouvée sur place a refusé de s’identifier et a été remise à la police.

L’abri en question est un espace souterrain public destiné à protéger la population civile lors des alertes aux roquettes et aux missiles. En temps normal, ce type d’infrastructure est maintenu accessible à tous, en permanence. Pendant les opérations militaires en cours, avec des dizaines d’alertes quotidiennes couvrant l’ensemble du territoire israélien, ces abris sont devenus des refuges vitaux pour des milliers de personnes prises par surprise dans la rue, sur leur lieu de travail ou dans les transports. Qu’un tel espace soit non seulement fermé à clé, mais délibérément transformé en lieu de commerce sexuel clandestin, représente une violation grave à la fois des lois sur la protection civile et des règles élémentaires d’humanité en temps de conflit.

Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par Walla, les personnes qui géraient ce lieu seraient des membres d’une minorité résidant à Tel Aviv. Le maire de Bat Yam, Zvika Brot, a personnellement réagi à l’incident en déclarant : « Même après sept ans en tant que maire, certaines histoires réussissent encore à me surprendre. » Il a salué la réactivité des citoyens qui ont alerté le centre municipal, et celle des agents de la ville qui ont agi sans délai. Une grue a été dépêchée sur place pour évacuer l’ensemble du mobilier et du matériel installés dans l’abri. Selon la municipalité, l’espace a été immédiatement remis à sa vocation d’origine après le déblaiement.

La ressortissante étrangère retrouvée dans le local a été conduite au commissariat pour y être interrogée. Elle a été relâchée sous conditions restrictives. Lors de son audition, elle a affirmé qu’un habitant de Bat Yam lui aurait simplement « permis de dormir là une seule nuit » — une version que les enquêteurs examinent, selon toute vraisemblance, avec une certaine distance. Les policiers soulignent que l’enquête n’en est qu’à ses débuts et que la pleine identité des responsables de l’exploitation du lieu reste à établir.

Ce qui frappe dans cette affaire, au-delà du caractère sordide des faits, c’est le moment où elle survient. Israël est en guerre. Les abris sont aujourd’hui des équipements de survie, pas des locaux disponibles à la location. Chaque alerte, chaque salve de roquettes venues du Liban ou d’Iran, transforme ces espaces en dernière ligne de protection pour les civils pris au dépourvu. Qu’un abri public ait pu être privatisé, aménagé et exploité à des fins criminelles pendant des semaines — voire des mois — sans que personne ne s’en aperçoive avant qu’un riverain ne se plaigne de ne pas pouvoir y entrer pendant une alerte, pose des questions sérieuses sur la surveillance de ces infrastructures critiques.

La municipalité de Bat Yam n’a pas précisé depuis combien de temps l’abri était ainsi détourné de sa fonction. L’enquête policière devra répondre à cette question, ainsi qu’à celle de l’identité complète des exploitants du lieu et des éventuels complices qui auraient pu faciliter ou ignorer ce que tout le quartier semblait ne pas savoir — ou ne pas vouloir savoir.

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