Le bunker, le fils et la trahison : les secrets du bureau du Guide suprême mis à nu

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Une enquête du New York Times publiée ce mardi lève le voile sur le mécanisme le plus secret du pouvoir iranien — « The Bayt », le bureau du Guide suprême. Ce que révèle l’investigation est à la mesure de ce que l’on pressentait sans pouvoir le documenter : derrière la façade institutionnelle du régime des mollahs se cache un État dans l’État, un gouvernement parallèle de 4 000 agents de l’ombre qui prend toutes les décisions qui comptent — nucléaire, opérations militaires à l’étranger, contrôle des ressources économiques — sans rendre de comptes ni au président iranien ni au Parlement. Selon les documents internes obtenus par le journal, toutes les décisions militaires significatives de l’année écoulée ont été prises à l’intérieur de ce bureau, parfois à l’insu même du chef du gouvernement ou du ministre des Affaires étrangères.

La révélation la plus spectaculaire de l’enquête concerne l’infrastructure physique de ce système. Sous le quartier Pastar, au cœur de Téhéran, s’étend un réseau de tunnels fortifiés de cinq kilomètres de long, reliant les bâtiments gouvernementaux à des bunkers enfouis à des dizaines de mètres sous terre. Ce complexe souterrain comprend des centres de commandement, des hôpitaux de campagne et des réserves alimentaires calculées pour tenir des années. Ce qui est particulièrement troublant dans les découvertes du renseignement américain, c’est l’emplacement délibéré des entrées de ce réseau : elles se situent sous des écoles primaires, des dispensaires fréquentés et des mosquées bondées. Le régime utilise sa propre population civile comme bouclier humain vivant pour dissuader l’Occident de frapper directement le « cerveau du pouvoir ». Malgré cela, le New York Times confirme que des frappes anti-bunkers ont réussi à atteindre des parties de ce dispositif le 28 février, entraînant l’élimination d’Ali Khamenei et des hauts responsables de son état-major.

L’enquête dévoile également les coulisses de la succession. Le transfert du pouvoir à Mojtaba Khamenei — le fils du Guide suprême assassiné — n’aurait pas été le résultat d’un processus naturel au sein du Conseil des experts, mais le fruit d’un coup de force silencieux orchestré par les Gardiens de la Révolution. Mojtaba, qui gérait le bureau de son père d’une main de fer depuis quinze ans, était perçu comme la garantie de la continuité du financement et de l’autorité de l’armée. Il est décrit comme un idéologue encore plus radical que son père, et sa désignation marquerait le basculement officiel de l’Iran vers un régime totalement militaro-religieux, sans même la fiction d’une légitimité cléricale classique.

La question de la trahison occupe une part centrale du reportage. Dans les jours suivant l’élimination de Khamenei père, des dizaines d’officiers et d’agents du bureau ont été arrêtés pour soupçon de collaboration avec le Mossad et la CIA. Plus grave encore : le New York Times confirme des informations selon lesquelles Ismaïl Qaani, le commandant de la Force Qods, aurait été interrogé pour avoir prétendument divulgué la position exacte du Guide dans son bunker en échange de promesses de protection diplomatique. La paranoïa à l’intérieur du bureau a atteint un niveau tel que Mojtaba aurait ordonné le remplacement intégral de son équipe de sécurité personnelle à trois reprises au cours de la seule dernière semaine. Le régime serait en état de « cannibalisme interne », chaque responsable soupçonnant son voisin d’être un agent double au service de l’Occident.

Le portrait final brossé par le New York Times est celui d’un régime qui affiche une puissance de façade, mais qui se consume de l’intérieur. Tandis que les États-Unis et Israël approfondissent leur pénétration des infrastructures militaires iraniennes, la menace la plus sérieuse pour « The Bayt » viendrait de ses propres tunnels — de l’infiltration renseignement profonde et des luttes sanglantes pour la succession. L’enquête conclut que l’Iran sous Mojtaba est une « bête blessée acculée dans un coin », susceptible de réagir avec un désespoir total à mesure que l’étau se resserre autour des galeries souterraines de Téhéran.

Source : C14

 

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