Un enfant est rentré d’un jardin d’éducation spécialisée avec une pancarte humiliante sur ses vêtements : « Merci de prévoir demain des couches ! »

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Un incident choquant secoue le système éducatif à Tel-Aviv après qu’un enfant autiste est rentré chez lui depuis son jardin d’enfants avec une pancarte jaune de grande taille, attachée à ses vêtements à l’aide d’épingles. Le message, signé « la maîtresse et les aides », demandait aux parents de fournir dès le lendemain des « besoins de base », notamment un paquet entier de couches, des lingettes et des vêtements de rechange.

Selon les premiers éléments, l’acte aurait été commis par une ou plusieurs assistantes éducatives au sein d’un jardin privé d’éducation spécialisée géré par Agoudat Israël à Tel-Aviv. L’affaire a immédiatement suscité une vague d’indignation publique, avec des centaines de réactions dénonçant un geste qualifié d’humiliant, violent et contraire à toute éthique éducative.

Les parents ont découvert la pancarte en fin de journée, stupéfaits de voir leur enfant transformé en support de message, exposé publiquement à une forme de stigmatisation. Pour de nombreux professionnels de l’éducation spécialisée, l’incident dépasse largement une simple maladresse : il s’agit d’une atteinte directe à la dignité d’un enfant vulnérable, incapable de se défendre ou de comprendre la portée de ce qui lui est imposé.

La Municipalité de Tel-Aviv-Jaffa a réagi rapidement, déclarant voir l’événement « avec la plus grande gravité ». Dans un communiqué officiel, la municipalité a précisé que ce comportement « ne correspond en rien aux standards professionnels et aux valeurs attendues d’une équipe éducative », ajoutant qu’elle agit en coordination totale avec le Ministère de l’Éducation israélien pour établir les responsabilités et garantir une prise en charge appropriée.

Le ministère de l’Éducation a, de son côté, qualifié les images et témoignages de « bouleversants ». Il a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête approfondie, menée conjointement avec la municipalité et l’organisme gestionnaire du jardin. « Tous les moyens légaux et disciplinaires seront utilisés pour faire la lumière sur cet incident grave et extrême », a souligné le ministère, laissant entendre que des sanctions pourraient être prises.

Au-delà du cas particulier, cette affaire ravive un débat sensible sur les conditions de supervision dans les structures privées d’éducation spécialisée, notamment lorsqu’elles accueillent des enfants sur le spectre autistique. Les experts rappellent que ces enfants nécessitent une approche empreinte de respect, de patience et de professionnalisme, et que toute communication avec les parents doit se faire de manière directe, discrète et bienveillante, jamais par l’exposition publique de l’enfant.

Des associations de défense des droits des personnes handicapées ont également réagi, soulignant que l’incident pourrait constituer une forme de maltraitance psychologique. Même si aucune violence physique n’est en cause, l’impact émotionnel et symbolique d’un tel acte est considérable, tant pour l’enfant que pour sa famille.

Alors que l’enquête se poursuit, les autorités assurent que des mesures seront prises pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise. Pour de nombreux observateurs, cette affaire doit servir de signal d’alarme national : l’éducation spécialisée ne peut tolérer aucun compromis sur la dignité humaine, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants parmi les plus fragiles de la société.

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