Le journaliste et analyste israélien des affaires arabes Tzvi Yehezkeli a exprimé, ce mercredi, de vives réserves quant à la nouvelle « Conseil de la paix » annoncée par le président américain Donald Trump. Selon lui, la manière dont cette initiative débute soulève de sérieuses inquiétudes.
S’exprimant dans les médias israéliens, Yehezkeli a déclaré que la nature même de ce conseil reste floue. « Pour l’instant, on ne sait absolument pas ce qu’est cette “Conseil de la paix” de Trump. Il invite toutes sortes de personnes dont le lien avec la paix est, au mieux, très indirect », a-t-il averti.
L’analyste a particulièrement pointé la présence ou l’invitation envisagée de pays et d’acteurs qu’il considère comme problématiques. Il a rappelé le rôle du Qatar, qu’il accuse d’avoir financé le Hamas, ainsi que celui de la Turquie, dont les dirigeants ont publiquement salué les attaques du 7 octobre et soutiennent le Hamas. « Il voulait aussi inviter Vladimir Putin, et maintenant il invite Benjamin Netanyahu. On ne comprend pas vraiment vers où Trump veut aller », a-t-il ajouté.
Yehezkeli estime par ailleurs que les signaux actuels indiquent la mise en place progressive d’une administration de transition à Gaza qui, selon lui, « ressemble déjà à un processus de type Oslo ». « D’après la façon dont cela commence, pour l’instant, ça ne s’annonce pas bien du tout », a-t-il insisté.
Il a également rappelé qu’un an plus tôt, Donald Trump avait évoqué un projet de migration régionale qui avait finalement été abandonné. « Il aurait mieux valu se concentrer sur ce plan-là », a conclu l’analyste.
Plus tôt dans la journée, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé qu’il avait accepté l’invitation à participer au Conseil de la paix proposé par Trump, malgré les nombreuses interrogations qu’il suscite en Israël.






