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Pas seulement à Haïfa : constats graves dans trois autres succursales de Rami Levy

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Les révélations autour des manquements sanitaires dans un magasin Rami Levy de Haïfa n’étaient, semble-t-il, que la partie émergée de l’iceberg. Une enquête menée par mako Santé dans trois succursales de la chaîne — à Herzliya, Bnei Brak et Ramat HaHayal — a mis au jour une série de dysfonctionnements graves, remettant directement en cause la qualité de la gestion et, surtout, la sécurité sanitaire des consommateurs. Les images recueillies sur place dévoilent des scènes difficilement compatibles avec les standards attendus d’un distributeur majeur : saleté généralisée, légumes pourris, odeurs pestilentielles, humidité, moisissures et même une souricière posée à même le sol près d’un réfrigérateur. Une combinaison alarmante, qui a conduit les enquêteurs à tirer une conclusion simple : la situation n’est pas marginale, elle semble systémique.

Le point de départ de l’enquête remonte à la fermeture complète, ordonnée par le ministère de la Santé, de la succursale Rami Levy de Haïfa. Le rapport officiel faisait état de cafards circulant entre les étals de légumes, de déjections de rongeurs dans des zones de stockage, de moisissures dans les chambres froides, de corrosion sur les étagères et de fuites multiples. Alors que ce cas avait suscité un choc national, mako a voulu vérifier si ces problèmes étaient concentrés dans un seul magasin ou s’ils reflétaient une réalité plus large. Les résultats de leur investigation apportent une réponse inquiétante.

À Herzliya, dans la branche « Rami Levy dans le quartier », située rue Sokolov, les enquêteurs n’ont même pas eu besoin de franchir l’entrée pour constater les premiers signes de négligence : plusieurs employés fumaient des cigarettes juste devant la porte, dans un espace pourtant réservé au passage des clients. À l’intérieur, une odeur forte et persistante se dégageait des zones de fruits et légumes. Des légumes pourris, des nuées de moucherons, des étals tachés et des sols glissants couverts de liquides non identifiés ont été observés. Les étiquettes de prix étaient également souillées, ce qui renforçait l’impression générale d’un manque d’entretien préoccupant.

Le magasin de Bnei Brak, situé rue Mivtsa Kadesh, donnait au premier regard une impression plus positive, mais celle-ci s’est dissipée dès l’ouverture des étals. Des emballages de maïs moisi, des piments et poivrons présentant des taches noires, et des cageots posés à proximité immédiate de poubelles ont été constatés. L’équipe a également noté des caisses de pommes de terre posées à même le sol, à côté d’une flaque, tandis que des courges attiraient des insectes. Une nouvelle fois, les manquements les plus graves se concentraient dans la section fruits et légumes, signe d’une défaillance structurelle de l’entretien quotidien.

À Ramat HaHayal, la succursale de la rue Dévora HaNevia avait, elle aussi, un aspect accueillant à première vue. Des publicités sonnantes et une ambiance soignée laissaient penser à un magasin bien tenu. Pourtant, les équipes ont découvert des tomates pourries, des pommes de terre malodorantes, des emballages de maïs envahis de moisissures vertes, et même des moucherons à l’intérieur de certains paquets. Le magasin étant en rénovation, une partie du désordre pouvait être expliquée, mais certainement pas la présence d’une souricière posée au sol, à côté d’un réfrigérateur, dans un espace accessible aux enfants. Des excréments ont été repérés dans les environs de cette même piège, un signe sans équivoque d’une infiltration de nuisibles.

Malgré l’ampleur des constats, la chaîne Rami Levy n’a pas fourni de réaction aux journalistes. En revanche, une experte en maladies infectieuses, la Dr Marina Maskelito Tamir, a rappelé que ce type de conditions représente une menace immédiate pour la population. « Ce n’est pas seulement une question d’hygiène : c’est une baisse inquiétante du niveau général de vente de produits alimentaires », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que la présence de pièges à rongeurs au contact de zones alimentaires expose directement les consommateurs à des risques d’empoisonnement. L’experte a insisté sur l’importance d’une supervision rigoureuse dans les grandes chaînes, qui ont la responsabilité de maintenir des standards irréprochables compte tenu de leur rôle central dans l’alimentation quotidienne de millions d’Israéliens.

Au cœur de cette affaire se trouve une réalité dérangeante : dans chacun des trois magasins inspectés, aucun rongeur visible n’a été observé, mais les traces d’invasion — odeurs, insectes, moisissures, saletés accumulées — témoignent d’un laisser-aller incompatible avec les normes sanitaires minimales. Le fait que la majorité des problèmes se concentre dans les départements de fruits et légumes, où les produits sont souvent vendus non emballés, amplifie le danger. La question qui demeure, après ces révélations, est simple : combien d’autres succursales dans le pays présentent des conditions similaires, et combien d’entre elles risquent à leur tour la fermeture administrative ?

Ce nouveau scandale sanitaire survient dans un moment où les consommateurs israéliens sont déjà confrontés à une hausse généralisée des prix alimentaires et à une méfiance croissante envers certaines grandes chaînes. La confiance du public, une fois brisée, ne se répare pas facilement. Si Rami Levy veut éviter une crise plus profonde, il devra fournir des explications — et surtout, des actions immédiates et visibles.

Ce qu’a déclaré le père du terroriste : « C’est une fierté. Il est comme les enfants de Gaza. Le plus grand souhait de ma vie était d’être le père d’un shahid »

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L’horreur survenue au carrefour du Gush Etzion a dévoilé, une fois encore, la profondeur du conditionnement idéologique au sein de certaines familles palestiniennes. Quelques heures après l’attentat de rampe et de poignardage qui a coûté la vie à un Israélien de 71 ans et blessé plusieurs autres civils, le père de l’un des terroristes — abattu sur place — s’est exprimé dans les médias palestiniens avec une fierté glaçante. Ses mots ont choqué même les observateurs les plus aguerris : il a revendiqué son rôle de « père d’un martyr », déclarant qu’il attendait ce moment depuis toujours et que son fils n’avait fait que suivre « l’exemple des enfants de Gaza ». Une célébration macabre qui illustre de manière brutale la culture de la mort inculquée dans certaines zones de Judée-Samarie.

Selon les images diffusées par Tsvi Yehezkeli, journaliste reconnu pour son expertise des sociétés arabes, le père du terroriste apparaît souriant, presque exalté. « C’est une fierté. Il est comme les enfants de Gaza. Le plus grand souhait de ma vie était d’être le père d’un shahid », déclare-t-il sans la moindre hésitation. Dans sa lecture, Yehezkeli souligne que cet entretien « prouve à quel niveau se trouve la véritable dissuasion » : non une dissuasion militaire, mais un formatage idéologique profond, transmis dès le plus jeune âge et encouragé par la glorification permanente des attaques contre les civils israéliens.

Les faits de l’attentat sont clairs et ont été confirmés par les autorités : deux Palestiniens originaires de la région d’Hébron — Walid Sabarna, de Beit Ommar, et Amran al-Atrash, de Hébron — sont arrivés en véhicule à proximité du carrefour du Gush Etzion aux alentours de 14h. Ils ont d’abord tenté une attaque à la voiture-bélier contre un groupe de personnes situées près de l’arrêt de bus, avant de sortir du véhicule armés de couteaux et de poignarder les civils présents. Un homme de 70 ans a été assassiné de sang-froid, et trois autres personnes ont été blessées, dont une femme grièvement atteinte. Les terroristes ont été immédiatement neutralisés par des réservistes et des civils armés présents sur les lieux.

Au départ, la présence d’objets ressemblant à des explosifs dans le véhicule a fait craindre une voiture piégée, mais les équipes de démineurs ont rapidement conclu qu’il s’agissait de dispositifs improvisés sans charge explosive. Malgré cela, la violence de l’attaque et la détermination des assaillants ont rappelé un schéma devenu presque routinier dans la région : une radicalisation alimentée par la propagande, les réseaux sociaux et la narration officielle palestinienne, qui persiste à présenter les attaques meurtrières comme des « actes de résistance ».

Dans ce contexte, la réaction de certains responsables israéliens n’a pas tardé. Le chef du conseil régional du Gush Etzion, Yaron Rosenthal, a dénoncé la décision récente adoptée à l’ONU — une résolution visant à favoriser la création d’un État palestinien — en la décrivant comme « un encouragement direct à ceux qui cherchent notre destruction ». Il a rappelé que les communautés juives de Judée-Samarie jouent un rôle stratégique dans la protection des régions centrales et de Jérusalem elle-même : « Comme les habitants du Sud protègent le pays depuis l’enveloppe de Gaza, comme les résidents de Samarie protègent le centre, les habitants du Gush Etzion protègent Jérusalem. Aucun terroriste ne brisera notre détermination. »

Le contraste entre les familles israéliennes endeuillées et les familles palestiniennes glorifiant la mort est au cœur de ce que l’expert Yehezkeli décrit comme « la véritable mécanique du terrorisme ». Tant que la société palestinienne continuera à valoriser les auteurs d’attentats, à les présenter comme des héros et à offrir à leurs proches un statut quasi-sacré, affirme-t-il, aucune mesure sécuritaire — aussi sévère soit-elle — ne pourra suffire. La glorification du shahid rend chaque neutralisation presque caduque : l’individu tombe, mais le modèle survit, porté par les discours, les écoles, les médias et les réseaux sociaux.

De nombreux analystes soulignent que ce phénomène est encouragé par l’absence de condamnation claire de la part de l’Autorité palestinienne, et parfois même par son soutien indirect. Si l’AP joue parfois un jeu diplomatique modéré à l’international, elle diffuse localement un discours où les terroristes « tombés » sont présentés comme des jeunes « morts sur la voie d’Allah ». Le père du terroriste n’est donc pas une exception : il est un produit de cette idéologie. Pour Israël, cette réalité impose une stratégie de sécurité durable, combinant fermeté militaire, infrastructures défensives renforcées et lutte informationnelle continue.

L’attentat de Gush Etzion ajoute une page sanglante à une liste déjà trop longue, et rappelle que la menace ne vient pas seulement des organisations terroristes structurées, mais aussi de jeunes radicalisés, galvanisés par un environnement familial et communautaire qui sanctifie le meurtre de civils. Dans un tel contexte, la société israélienne continue d’opposer une résilience inébranlable, mais la colère grandit : comment espérer une quelconque paix lorsque des parents se félicitent publiquement de voir leur enfant massacrer un septuagénaire à l’arme blanche ?

 

Tsvi Yehezkeli : « Ben Salman ne veut pas d’État palestinien »

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L’intervention du spécialiste des affaires arabes Tsvi Yehezkeli sur i24NEWS a ravivé un débat sensible autour des signaux envoyés ces derniers jours par Washington et Riyad. L’annonce du président américain Donald Trump sur son intention de vendre des avions F-35 à l’Arabie saoudite a été accueillie avec une certaine inquiétude en Israël, mais Yehezkeli insiste : cette évolution, aussi perturbante soit-elle, ne constitue pas une menace stratégique immédiate. Selon lui, la clé du moment se trouve moins dans la technologie américaine que dans les intentions réelles de Mohammed ben Salman, dont la position régionale reste fragile malgré sa popularité en Occident.

Yehezkeli rappelle que le prince héritier saoudien est arrivé à la Maison-Blanche comme un dirigeant que l’administration précédente avait pratiquement mis au ban. « Il était considéré comme un paria et voilà qu’il est reçu avec les honneurs », souligne-t-il. Ce renversement symbolique traduit, selon lui, la volonté du président Trump de renouer une relation transactionnelle avec Riyad : faire des affaires, renforcer les alliances face à l’Iran et, au passage, replacer les États-Unis au centre du jeu diplomatique au Moyen-Orient. Yehezkeli note que la visite elle-même représente un tournant historique, preuve que Washington ne cache plus son intention de resserrer ses liens stratégiques avec l’Arabie saoudite.

Pour l’expert israélien, la question des F-35 doit toutefois être examinée sous un angle beaucoup plus froid. Oui, explique-t-il, la vente potentielle d’un appareil aussi sensible soulève nécessairement des préoccupations en Israël, mais il estime que le danger est limité : « Ce n’est pas critique, car ces avions ne seront pas livrés immédiatement. » Une manière de rappeler que les processus américains sont longs, encadrés, et que rien n’indique que Riyad pourrait, dans un avenir proche, se retrouver avec une capacité militaire susceptible de modifier l’équilibre aérien régional.

Ce qui alarme davantage Yehezkeli, c’est l’ambiguïté persistante du régime saoudien. « L’Arabie saoudite ne sait toujours pas où elle se situe », affirme-t-il. Aux yeux du monde, Ben Salman se présente comme un modernisateur — concerts à Djeddah, fin des restrictions sur la conduite pour les femmes, réformes internes — mais sur le terrain stratégique, son image est beaucoup moins flatteuse. Yehezkeli rappelle qu’il n’a pas réussi à vaincre les Houthis au Yémen, qu’il a cédé face à l’Iran, qu’il a renoncé à une normalisation ouverte avec Israël et, surtout, qu’il n’a aucune intention de soutenir l’établissement d’un État palestinien. L’analyste ajoute que beaucoup d’acteurs arabes considèrent les Palestiniens comme des « traîtres », une perception désormais assumée à voix haute par des responsables saoudiens.

Selon Yehezkeli, Ben Salman n’est pas un dirigeant doté d’un véritable « colonne vertébrale ». Il navigue en fonction des intérêts, jonglant entre les pressions internes, les attentes de la rue arabe, les ambitions régionales et les avantages stratégiques qu’il peut obtenir de Washington. D’où sa prudence affichée dans le dossier le plus sensible : la normalisation avec Israël. « Il joue avec cela et ne donnera rien rapidement », estime Yehezkeli, soulignant que le prince héritier sait parfaitement que sa capacité à négocier repose sur ce « joker » qu’il garde jalousement en main.

L’expert admet qu’un programme nucléaire civil, sous supervision américaine, pourrait représenter un risque, mais pas un risque immédiat. Quant au rapprochement saoudo-israélien, il affirme qu’Israël doit rester vigilant : mieux vaut, dit-il, que Riyad ne se rapproche pas si c’est pour adopter une posture ambiguë ou instable, ou si cela doit mettre en danger les intérêts israéliens. « L’Arabie saoudite ne nous met pas en danger, mais quand une nation te demande d’attaquer l’Iran, tu t’attends à un minimum de courtoisie », ironise-t-il, rappelant que dans la région, personne n’est réellement « gentil ». Tout est géré par les rapports de force et les intérêts directs.

À travers sa lecture lucide, Yehezkeli dessine un Moyen-Orient où chaque geste diplomatique, chaque contrat d’armement, chaque image prise dans le Bureau ovale participe d’un jeu stratégique infiniment plus large. Israël, déjà confronté à des fronts multiples, doit juger la situation sans naïveté, conscients que les alliances dans la région sont mouvantes, et que certains partenaires d’aujourd’hui pourraient devenir des facteurs d’instabilité demain. Dans un environnement où l’Iran continue d’avancer et où les axes d’influence se recomposent, l’État hébreu doit garder un œil attentif sur les transformations en Arabie saoudite, et surtout sur la question clé : que veut réellement Mohammed ben Salman pour sa région et pour son propre règne ?

 

Ben Gvir avertit : « Une cellule est prête pour Mahmoud Abbas à Ktziot »

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La tension autour des initiatives internationales visant à reconnaître une « voie vers un État palestinien » continue de s’intensifier, et le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a choisi d’y répondre avec une fermeté inhabituelle, même pour lui. Lors de l’ouverture de la réunion de son groupe à la Knesset, le chef du parti Otzma Yehudit a dénoncé ce qu’il considère comme un retour en force des pressions diplomatiques pour établir un État palestinien — cette fois via un projet de résolution présenté au Conseil de sécurité de l’ONU.

Selon Ben Gvir, l’initiative n’est pas seulement dangereuse : elle constitue une menace directe pour l’existence même d’Israël. « Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Un État palestinien — pour ce peuple inventé qui s’appelle “palestinien” — ne doit jamais voir le jour. Ceux qui rêvent de cet État veulent l’établir sur les ruines de l’État d’Israël. »

Il a souligné que les événements du 7 octobre 2023 restent indissociables de ces ambitions : « Ceux qui ont perpétré le massacre du 7 octobre aspirent à un État palestinien. Ceux qui versent encore aujourd’hui des salaires aux terroristes, qui donnent le nom de meurtriers juifs à des places publiques à Ramallah, qui nient la Shoah — aspirent aussi à cet État. »


Un message direct à Netanyahu : « Abbas et ses hommes doivent savoir qu’ils n’ont aucune immunité »

Ben Gvir s’est également adressé frontalement au Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant que toute indulgence envers l’Autorité palestinienne (AP) serait une grave erreur stratégique. « Mahmoud Abbas et ses complices doivent comprendre qu’ils n’ont aucune forme d’immunité. Aucune. »

Dans une montée rhétorique marquée, il a déclaré que si l’ONU allait de l’avant et reconnaissait une entité palestinienne, Israël devrait immédiatement adopter une politique d’assassinations ciblées contre les hauts responsables de l’Autorité palestinienne.

« Si le Conseil de sécurité accélère la reconnaissance de ce que j’appelle “l’État terroriste palestinien”, il faudra ordonner des éliminations ciblées contre les dirigeants de l’Autorité palestinienne — ce sont des terroristes à part entière. Il faudra aussi ordonner l’arrestation de Mahmoud Abbas. Une cellule est prête pour lui à la prison de Ktziot. »


Un discours qui s’inscrit dans un bras de fer international

La prise de position de Ben Gvir intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques circulent, notamment autour d’un texte discuté au Conseil de sécurité, évoquant pour la première fois la formulation : « pathway to a Palestinian state ».

Des discussions de ce type surviennent régulièrement lorsque Washington souhaite faire avancer un cadre diplomatique régional. Toutefois, depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump en janvier 2025, les positions américaines ont évolué de manière notable. Washington pousse désormais pour un modèle de stabilisation régionale post-Gaza, mais sans reconnaître un État palestinien tant que les conditions de sécurité — définies notamment dans le Trump Peace Framework — ne sont pas remplies.

Sources réelles :
• Sur les discussions actuelles au Conseil de sécurité :
https://www.reuters.com/world/middle-east
• Position américaine (administration Trump 2025) :
Déclarations du département d’État sur https://www.state.gov
• Politique israélienne sur l’Autorité palestinienne :
https://www.gov.il/fr/departments/news


Une ligne dure assumée, en rupture totale avec les approches diplomatiques traditionnelles

Ben Gvir poursuit ce qui est désormais sa marque politique : dénoncer l’Autorité palestinienne comme une organisation « structurellement liée au terrorisme ». Il évoque régulièrement :

  • les salaires versés par Ramallah aux terroristes condamnés (“pay for slay”), documentés par le Congrès américain ;
  • les hommages publics aux auteurs d’attentats ;
  • la coopération fluctuante entre les forces de sécurité de l’AP et Israël.

Depuis des années, les rapports de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS) et de l’ONG Palestinian Media Watch mettent en évidence ces pratiques, régulièrement citées dans les débats publics israéliens.

Sources :
• Palestinian Media Watch — https://palwatch.org
• INSS – mémos et analyses sur l’AP — https://www.inss.org.il

Dans ce contexte, les propos du ministre ne surprennent pas ses électeurs : ils reflètent la vision selon laquelle une AP renforcée pourrait faciliter, plutôt qu’empêcher, un futur conflit.


Une stratégie qui vise à influencer Netanyahu et à moduler le rapport de force interne

Au-delà de la scène internationale, le discours de Ben Gvir vise clairement aussi la politique intérieure. Il rappelle à Netanyahu que sa coalition dépend du camp national-religieux, lequel refuse catégoriquement toute avancée vers un État palestinien — même théorique ou symbolique.

Dans l’immédiat, le Premier ministre continue d’affirmer publiquement son opposition à la création d’un État palestinien, position réaffirmée à plusieurs reprises depuis janvier 2024. Mais la pression américaine, régionale et onusienne pourrait revenir au centre du débat dans les prochaines semaines, notamment dans le cadre des discussions sur l’après-guerre à Gaza.

Ben Gvir, quant à lui, confirme qu’il ne reculera pas. Son message est clair : toute reconnaissance internationale d’un État palestinien doit entraîner une réponse sécuritaire implacable.

 

Drame à Brooklyn : la conductrice qui a tué une mère hassidique et ses deux filles accepte un accord de plaidoyer

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Huit mois après un accident d’une violence inouïe qui avait bouleversé la communauté juive de Brooklyn, la conductrice impliquée a accepté un accord de plaidoyer prévoyant une peine de trois à neuf ans de prison. La tragédie avait coûté la vie à Natasha (Sarah) Saada, 35 ans, ainsi qu’à ses deux petites filles, Diana, 8 ans, et Devorah, 5 ans. La scène, filmée par plusieurs caméras de surveillance, avait déclenché une vague d’émotion internationale et une demande pressante de justice.

Selon Yeshiva World News (source : https://www.theyeshivaworld.com), l’accident s’est produit un samedi après-midi à Flatbush, à l’intersection d’Ocean Parkway, l’une des artères les plus fréquentées du quartier. L’enquête a rapidement établi que la conductrice, Miriam, 32 ans, roulait à plus du double de la vitesse autorisée, avant de brûler un feu rouge et de percuter violemment un Uber Toyota Camry. La collision a projeté son véhicule en direction d’un passage piéton où se trouvait la famille Saada, de retour de la synagogue.

Les images filmées par les caméras du Département des Transports de New York montrent la voiture dévier, heurter l’Uber puis faucher la famille en quelques secondes. Selon la police de New York (NYPD), dix personnes ont été blessées : le fils âgé de quatre ans, grièvement touché, a été transporté d’urgence à l’hôpital, de même que le chauffeur de l’Uber et la conductrice elle-même. Les trois passagers qui se trouvaient dans l’Uber ont également été hospitalisés.

Le maire de New York, Eric Adams, s’était rendu sur les lieux quelques heures après le drame. Il avait qualifié l’accident d’« inimaginable tragédie », déclarant :
« Une mère et deux de ses enfants ont été fauchés lors d’une belle après-midi de printemps. C’est un drame insoutenable. Nous prions pour cette famille et pour la guérison du petit garçon toujours entre la vie et la mort », avait-il affirmé dans un communiqué repris par ABC7 New York et CBS New York (sources : https://abc7ny.com et https://www.cbsnews.com/newyork/).

La conductrice, qui avait initialement plaidé non coupable, a finalement accepté un accord négocié avec le bureau du procureur du district de Brooklyn. Elle a reconnu les faits d’homicide involontaire et de négligence criminelle, deux chefs d’accusation justifiés par la vitesse excessive, la violation du feu rouge et la perte de contrôle du véhicule. Le parquet avait demandé une peine plus lourde — entre cinq et quinze ans — mais le juge a validé l’accord conclu entre les parties.

Ce compromis a suscité un débat brûlant dans les médias et au sein de la communauté juive locale. Beaucoup s’interrogent sur la clémence de la peine, compte tenu de la gravité du drame et du comportement dangereux de la conductrice. Plusieurs familles hassidiques de Flatbush et Borough Park ont exprimé leur colère, estimant que « la justice aurait dû refléter l’ampleur de la catastrophe ».

Le procès, qui s’achemine vers son épilogue, doit s’achever mercredi avec l’annonce officielle de la peine. L’accord de plaidoyer met fin à une procédure qui avait été retardée à plusieurs reprises en raison de l’état de santé de la conductrice, hospitalisée après divers problèmes médicaux survenus durant l’enquête.

Plus largement, cette affaire relance le débat sur la sécurité routière à New York et sur les comportements dangereux répétés constatés dans certains quartiers. Ocean Parkway, où se trouve une importante communauté juive orthodoxe, est connue pour ses excès de vitesse, malgré des limitations strictes et des contrôles fréquents. Les associations locales rappellent que plusieurs accidents mortels impliquant des enfants se sont produits ces dernières années dans cette zone.

Pour la famille Saada, profondément ancrée dans la communauté religieuse de Flatbush, la tragédie laisse un vide insondable. Le père, qui se trouvait à la maison avec le bébé au moment du drame, avait appris la catastrophe plusieurs heures plus tard, lorsqu’il a été informé de la mort de sa femme et de ses deux filles.

La communauté juive, soutenue par les organisations locales telles que Shomrim et Misaskim, prépare désormais des actions de sensibilisation pour réclamer une meilleure sécurité routière et des sanctions exemplaires pour les conducteurs irresponsables. Plusieurs élus municipaux ont également promis de suivre de près l’application de la peine.

L’accord de plaidoyer, bien qu’il mette fin légalement au dossier, laisse de nombreuses familles avec un sentiment amer. Pour une mère et deux petites filles percutées en plein shabbat, le besoin de justice dépasse les limites de la procédure pénale. Et dans un Brooklyn où les communautés juives vivent sous pression et sous tension, cette affaire rappelle que la sécurité publique reste une bataille quotidienne.

Des bandes de jeunes bédouins terrorisent les adolescents à Be’er Sheva : vols, menaces et absence totale de police

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À Be’er Sheva, les témoignages se multiplient depuis plusieurs semaines : des bandes organisées de jeunes bédouins, parfois accompagnées de mineurs issus de familles de collaborateurs palestiniens, attendent les adolescents à la sortie des centres commerciaux et des parcs pour les dépouiller sous la menace de couteaux, d’outils et même de tournevis. Les habitants parlent d’un sentiment d’abandon complet, d’un vide sécuritaire qui laisse la ville aux mains de ces groupes violents, tandis que les autorités policières peinent à fournir la moindre réponse.

Le phénomène a éclaté au grand jour après plusieurs agressions filmées et partagées sur les réseaux sociaux. Des adolescents racontent avoir été suivis en sortant du Grand Canyon, l’un des plus grands centres commerciaux du sud du pays, puis encerclés par des groupes de jeunes armés. “Je suis sorti du centre, ils ont sauté sur moi et m’ont arraché le sac de vêtements que je venais d’acheter”, raconte G., 14 ans. “Ils attendent les enfants qui sortent, ils savent qu’on n’a aucun moyen de se défendre. Les gens ont peur de marcher seuls.”

Selon les habitants, les méthodes sont devenues systématiques : repérage des adolescents à la sortie des magasins, menaces, coups, confiscation des téléphones et vols de sacs contenant vêtements, friandises et parfois même des chaussures. A., agressé lui aussi récemment, affirme : “Ils m’ont volé un sac rempli de bonbons. Ils se déplacent en groupe, ils ont des couteaux et des tournevis. On n’ose plus aller au centre-ville ou acheter quelque chose sans regarder partout.”

Le plus inquiétant est la multiplication des attaques dans les parcs publics. Les groupes arrivent souvent en voiture depuis les zones bédouines environnantes, se rassemblent en dizaines et enchaînent les agressions éclair. Plusieurs habitants parlent d’un climat de peur permanent dès la tombée de la nuit : adolescents dépouillés, intimidations, bouteilles d’alcool arrachées, téléphones subtilisés. Aucun quartier ne semble épargné.

Les habitants évoquent une absence totale d’intervention policière. “La police n’existe pas dans cette ville”, affirme D., une mère de famille, dans un témoignage qui circule massivement. “Be’er Sheva est abandonnée. On paie une taxe de sécurité municipale mais il n’y a ni policiers, ni gardiens, ni présence rassurante dans les rues.” Les critiques visent à la fois la municipalité et la police nationale, accusées de laisser le terrain aux bandes criminelles issues des zones bédouines du Néguev.

Cette montée de violence s’inscrit dans un contexte plus large : le crime organisé bédouin dans le sud d’Israël a connu une expansion fulgurante ces dernières années, alimenté par la prolifération d’armes illégales, la faiblesse de l’application de la loi dans certaines zones non reconnues et la radicalisation d’une partie de la jeunesse. À cela s’ajoute l’impact du 7 octobre, qui a mobilisé une grande partie des forces de sécurité sur le front sud et dans les localités proches de Gaza, laissant des zones urbaines comme Be’er Sheva plus exposées.

Des experts en sécurité interrogés par Mako soulignent que ces bandes sont composées majoritairement de jeunes mineurs, souvent déscolarisés, qui considèrent les adolescents israéliens comme des cibles faciles et peu risquées. Certaines de ces attaques seraient imitées de vidéos circulant sur TikTok, alimentant une dynamique d’“exploits” violents destinés à impressionner leurs pairs ou à gagner du statut au sein de leur groupe.
Source réelle et vérifiable (Mako) : https://www.mako.co.il/news-law/2025_q4/Article-552d7e4f1ecbf81027.htm

Les habitants expliquent aussi que les zones commerciales sont devenues des points chauds, car les bandes savent que les adolescents y achètent vêtements, nourriture ou accessoires faciles à revendre. L’absence de caméras et de patrouilles régulières facilite encore leurs opérations. Plusieurs parents affirment désormais interdire à leurs enfants de sortir seuls après 18 heures, ce qui témoigne de la gravité du climat d’insécurité.

Alors que les médias locaux s’emparent du sujet, des élus du sud demandent une intervention massive du ministère de la Sécurité nationale, avec des renforts policiers permanents et des opérations ciblées dans la périphérie bédouine. Les habitants, eux, réclament une présence visible dans les rues, l’installation de caméras dans les zones sensibles et des mesures concrètes contre les mineurs récidivistes. Beaucoup estiment que seule une politique de tolérance zéro pourra ramener l’ordre dans une ville désormais perçue comme laissée à elle-même.

Dans ce contexte, Be’er Sheva devient un symbole d’un problème national : le fossé sécuritaire qui oppose les grandes villes bien protégées du centre à la périphérie sud, exposée à la criminalité bédouine et à la faiblesse structurelle des forces de l’ordre. Pour les habitants, le problème dépasse le simple banditisme. Il touche au cœur du sentiment d’appartenance et de sécurité, dans une ville située à seulement quelques dizaines de kilomètres de Gaza, au croisement de lignes de fracture sociales, sécuritaires et nationales.

Sources réelles et vérifiables :
Mako (texte original) : https://www.mako.co.il/news-law/2025_q4/Article-552d7e4f1ecbf81027.htm

Deux jeunes de Jérusalem-Est arrêtés après l’enlèvement violent d’un jeune près de Qalandiya

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Une affaire d’une violence inhabituelle a mobilisé dans la nuit les forces de police de Jérusalem et les unités de la police des frontières : deux jeunes de Jérusalem-Est ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’enlever un autre jeune homme près du poste de contrôle de Qalandiya, au nord de la capitale. L’intervention rapide des forces de sécurité a permis de retrouver la victime, battue et laissée à l’arrière du véhicule des suspects, et de mettre fin à ce qui aurait pu devenir un drame supplémentaire dans une région déjà marquée par l’instabilité sécuritaire.

L’incident a commencé lorsque le centre de commandement de la police a reçu un appel signalant une agression en cours aux abords du checkpoint. Selon les premiers éléments, deux jeunes ont violemment frappé un autre garçon, avant de le traîner jusqu’à leur véhicule dans une tentative manifeste de kidnapping. Les policiers de la station de Shafat, renforcés par des équipes de la police des frontières opérant dans le secteur Jérusalem–Qalandiya, ont immédiatement établi un périmètre de recherche et activé les moyens de localisation du véhicule.

Quelques minutes plus tard, la voiture suspecte a été repérée dans une zone proche. Lorsque les agents ont procédé à son interception, ils ont découvert les deux suspects à l’avant et, à l’arrière, la victime en état de choc, présentant de multiples blessures au visage et sur le corps. Les services médicaux l’ont immédiatement évacuée vers un centre hospitalier pour des soins urgents. Son état a été décrit comme grave mais stable.

Les deux suspects, résidents de Jérusalem-Est, ont été arrêtés et transférés au poste de police pour être interrogés. La police indique que l’enquête préliminaire fait apparaître un contexte de règlement de comptes ou de conflit personnel, un différend qui aurait dégénéré en tentative d’enlèvement et en violences extrêmes. Les suspects ont été présentés devant un juge qui a prolongé leur détention jusqu’au mercredi suivant, afin de permettre aux enquêteurs de poursuivre les interrogatoires et de récolter des preuves supplémentaires.

Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la situation sécuritaire fragile autour de Jérusalem et la nécessité de maintenir une présence policière renforcée dans les zones sensibles. Le secteur de Qalandiya, en particulier, est régulièrement le théâtre d’incidents violents allant des altercations entre groupes rivaux aux attaques contre les forces de sécurité. Les autorités israéliennes rappellent que la région nécessite une vigilance constante, non seulement en raison des tensions terroristes, mais aussi du crime organisé et de phénomènes de délinquance locale qui se nourrissent du vide sécuritaire entre Jérusalem et Ramallah.

Les forces de l’ordre israéliennes soulignent que ce cas s’inscrit dans une tendance préoccupante : l’augmentation des violences entre jeunes de Jérusalem-Est, parfois motivées par des rivalités locales, parfois alimentées par l’incitation permanente sur les réseaux sociaux, ou encore par les organisations affiliées au Hamas et au Fatah qui cherchent à exploiter les tensions internes. Les services de renseignement israéliens surveillent de près ces micro-cellules de jeunes susceptibles de basculer vers des actions plus graves.

Les habitants de Jérusalem et des localités voisines expriment quant à eux un sentiment de lassitude face à la recrudescence de telles affaires. Des responsables municipaux évoquent la nécessité d’investir davantage dans des programmes de prévention destinés à éloigner cette jeunesse radicalisée de la violence et à renforcer la coordination entre police, autorités civiles et services sociaux. Ils rappellent toutefois que le climat post-7 octobre, marqué par la menace terroriste permanente et l’incitation croissante des organisations islamistes, complique considérablement les efforts de stabilisation.

Pour la police israélienne, l’affaire illustre également l’importance de la présence rapide des unités de la police des frontières dans les zones de friction. Leur capacité à intervenir en quelques minutes a probablement évité que l’enlèvement ne se transforme en meurtre. L’un des officiers a déclaré à la presse locale que « ce type d’événement montre pourquoi nous devons maintenir un niveau de vigilance maximal autour de Jérusalem. La région est saturée de flux humains, de tensions et de groupes criminels, et chaque incident peut dégénérer en tragédie ».

Cette agression survient alors que les forces de sécurité israéliennes sont particulièrement mobilisées sur plusieurs fronts : la menace terroriste en Judée-Samarie, les tensions à la frontière nord avec le Hezbollah et la surveillance renforcée de Jérusalem. L’incident de Qalandiya s’ajoute à une série d’événements récents qui rappellent l’importance pour Israël de maintenir une politique de fermeté, tant pour freiner l’essor de la criminalité que pour prévenir les tentatives d’instrumentalisation politique par les organisations terroristes.

Sources réelles et vérifiables :
Mako (article original) : https://www.mako.co.il/news-law/2025_q4/Article-d1bb6bdc1ecbf81027.htm
Police d’Israël : https://www.gov.il/he/departments/israel_police

La mesure de la police face à la vague de criminalité à Hadera, et les doutes : « C’est comme donner de l’aspirine à un mourant »

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La police a décidé de créer un quartier général spécial à Hadera après des publications sur mako révélant les défaillances répétées dans la lutte contre la criminalité dans la ville, et après l’entrée en scène de l’unité centrale et les avertissements adressés aux criminels influents. Malgré cet effort ciblé, certains avertissent qu’il ne s’agit que d’une solution temporaire : « On ne peut pas maintenir des centaines de policiers dans la ville. »

La police israélienne a décidé de créer un quartier général spécial pour traiter la vague de criminalité grave à Hadera, à la suite d’une série d’enquêtes publiées ces deux dernières années sur mako révélant l’incapacité persistante du commissariat local à répondre de manière adéquate aux criminels responsables de la violence.

Les policiers de l’unité centrale du district Nord ont commencé à opérer en ville, avertissant des criminels de haut niveau qu’ils étaient « dans la ligne de mire » et que des moyens technologiques avancés seraient utilisés pour mener à leur arrestation. En parallèle, il a été décidé d’établir un commandement dédié pour traiter spécifiquement la criminalité dans la ville. Dans ce cadre, des unités spéciales de la police seront actives à Hadera, fourniront une réponse aux habitants et s’attaqueront également au phénomène de criminels influents du secteur arabe ayant récemment déménagé en ville.

« Comme donner de l’aspirine à un mourant »

Un haut responsable de la police a déclaré :
« Le problème avec un tel quartier général, c’est son caractère temporaire. On ne peut pas maintenir des centaines de policiers à Hadera à long terme. Une initiative similaire a été mise en place à Netanya, et après un mois — quand les unités sont parties — les criminels sont immédiatement revenus. C’est comme donner de l’aspirine à un mourant. Il faut des centaines de policiers permanents patrouillant dans les rues. C’est la seule manière d’éliminer la criminalité et de faire baisser le profil des criminels. »

Habitants inquiets et armes en quantité

La ville est devenue tristement célèbre cette année pour la criminalité rampante. Des gangs et organisations criminelles ont terrorisé les habitants et les commerçants, impliqués dans des dizaines de jets de grenades, fusillades et tentatives d’assassinat. La police locale n’a pas pu fournir une réponse efficace : bien que de grands criminels comme Eli Arbiv ou Yanis Yoshevayev aient été arrêtés, ils ont été relâchés faute de preuves — et la criminalité n’a fait que s’aggraver.

Un criminel local révèle :
« Hadera est remplie d’armes capables d’équiper des compagnies d’infanterie : fusils, pistolets, grenades offensives et défensives. Les organisations criminelles arabes se sont alliées avec des criminels juifs, et la police n’arrive pas à les attraper. Même à Or Akiva, des criminels arabes ont armé des criminels locaux et là aussi il y a un chaos. »

Les habitants, eux, sont très inquiets :
« La police est très faible. Elle ne peut pas faire face à la criminalité qui explose et met les habitants en danger. Il n’y a pas de capacités de renseignement, pas assez de policiers sur le terrain. La ville est abandonnée. Les criminels l’ont prise. Nous avons contacté le commissaire et le ministre Ben Gvir, mais la situation ne fait qu’empirer. »

L’ancien directeur de l’Autorité fiscale : « Quelle personne normale garde 300 000 shekels en liquide ? »

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D’immenses sommes disparaissent chaque année dans l’économie souterraine, mais au cours de l’année écoulée, l’État n’a réussi à révéler qu’une petite partie de ce capital noir — principalement grâce aux réformes sur les factures et sur l’usage du liquide. L’ancien directeur de l’Autorité fiscale : « La clé est d’identifier en temps réel les transactions illégitimes et de les empêcher. Nous utilisons l’IA. »

L’ampleur du capital noir en Israël et dans le monde est inconnue : il n’existe aucun moyen d’évaluer précisément les sommes circulant dans l’économie clandestine. En Israël, les estimations varient entre 12 % et 21 % du PIB. Selon des études de l’OCDE, le capital noir en Israël est estimé à environ 300 milliards de shekels, soit 20 % du PIB. « Cela importe peu », explique un haut responsable de l’Autorité fiscale. « Même si l’on adopte les estimations les plus basses, 12 % du PIB, cela représente encore des milliards de shekels dissimulés. »

L’Autorité fiscale a compris depuis longtemps que la lutte contre le capital noir passe par la prévention, et non par la poursuite dans les profondeurs de l’économie souterraine. L’un des programmes phares de cette approche est le projet « Factures pour Israël », visant à réduire les factures fictives, un véritable fléau national. Selon les estimations, des milliards de shekels sont soustraits chaque année à l’État par ce biais, perçu comme une méthode simple à appliquer et difficile à repérer — du moins jusqu’à récemment.

Le programme, lancé en 2024, a permis de bloquer des transactions d’une valeur totale d’environ 16 milliards de shekels — y compris des factures fictives et des impôts récupérés à la suite de la détection d’opérations frauduleuses.

Le directeur actuel, Shai Aharonovitz, ainsi que son prédécesseur, Eran Yaakov, affirment que l’utilisation de l’IA et d’outils d’analyse avancés permet aujourd’hui d’identifier en une fraction de seconde les transactions à risque.

Les criminels tremblent de peur

Le renforcement de la lutte contre le capital noir a provoqué des réactions violentes. Aharonovitz a reçu récemment une lettre anonyme contenant des menaces de mort à son encontre et à l’encontre de sa famille, sur fond de saisies de centaines de millions de shekels dans diverses enquêtes. Le Shin Bet et la police enquêtent, les premiers éléments laissant penser à des organisations criminelles arabes.

Eran Yaakov, ancien directeur, a déclaré :
« Les menaces prouvent que nos actions dérangent — et donc qu’elles sont justes pour l’économie et le public. Je suis certain que Shai, professionnel et courageux, ne se laissera pas intimider. »

300 000 en liquide ? « Pas normal »

Parallèlement, une loi visant à réduire l’usage du liquide, entrée en vigueur en 2019, limite les paiements en espèces afin d’encourager les moyens de paiement numériques. Les recherches montrent que le liquide sert de carburant au crime et à l’économie noire.

Une nouvelle proposition vise à limiter la détention de liquide à 200 000 shekels — proposition régulièrement bloquée politiquement. Yaakov explique :
« Les critiques disent que c’est anticonstitutionnel, que cela limite la liberté économique, mais quelle personne normale garde 300 000 shekels en liquide chez elle ? La limite de 200 000 est suffisamment élevée pour les personnes âgées ou ceux qui veulent l’anonymat. Il n’y a aucune logique dans l’opposition à cette loi. C’est une mesure drastique mais nécessaire dans la lutte contre le capital noir. »


Un israélien inculpé pour menaces contre la procureure générale : « Oui légal, non légal — tu finiras dans une tombe »

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L’atmosphère politique israélienne s’alourdit encore d’un cran après l’inculpation de Yaakov Yata’h, 44 ans, militant associé à l’idéologie de la mouvance Kach, poursuivi pour incitation raciste et menaces explicites contre la procureure générale, Gali Baharav-Miarra. Ses vidéos, diffusées sur les réseaux sociaux, révèlent une violence verbale d’une rare brutalité, mêlant insultes, appels au suicide et comparaisons directes avec l’assassinat d’Yitzhak Rabin.

Selon l’acte d’accusation déposé au tribunal de district de Haïfa, Yata’h a enregistré plusieurs séquences où il s’adresse directement à la procureure générale, utilisant un vocabulaire ordurier et des menaces transparentes. On l’entend affirmer : « Gali Miarra, tu vois ce qui est arrivé à la procureure militaire ? Qui sera la prochaine ? », avant d’ajouter : « Va sauter d’un immeuble, c’est mieux pour toi. »
Dans une autre vidéo, il qualifie Baharav-Miarra de « Rabin numéro deux », reprenant les codes rhétoriques des années 1990 et agitant l’ombre d’un nouvel attentat politique.

Yata’h ne s’arrête pas là. Il parle d’un « nouvel âge », celui du « kahanisme », et affirme que la procureure devra « trembler en sortant de chez elle ». Dans un enregistrement supplémentaire, une photo de la procureure apparaît à l’écran tandis qu’il déclare : « On fera en sorte que tu te suicides… Oui légal, non légal — tu finiras dans une tombe. »

Ce n’est pas la première fois que Yata’h se retrouve devant la justice. Déjà condamné par le passé pour incitation à la violence contre des manifestants, des personnalités publiques et des juges, il avait été arrêté par l’unité Lahav 433 après avoir échappé plusieurs semaines aux forces de l’ordre. Il avait écopé de dix mois de prison ferme, notamment pour des appels à la violence diffusés sur TikTok contre des militants politiques, dont Shikma Bressler.

Son retour dans l’actualité judiciaire intervient dans un climat national sous tension, alors que les autorités tentent de contenir la recrudescence de discours violents visant responsables publics et institutions d’État. La comparaison avec l’assassinat du Premier ministre Rabin, régulièrement mobilisée par Yata’h, prend une dimension d’autant plus glaçante qu’elle touche à l’un des traumatismes fondateurs de la société israélienne moderne.

Les procureurs espèrent que ce nouveau dossier, plus lourd et plus explicite que les précédents, permettra de fixer une limite claire. Car derrière les outrances verbales, l’enjeu dépasse le cas individuel de Yata’h : il s’agit d’une bataille pour préserver la stabilité des institutions dans un pays où la pression politique, la polarisation et les menaces décomplexées se banalisent dangereusement.

En attendant le procès, la procureure générale, déjà très exposée dans l’arène politique, devient malgré elle le symbole d’un affrontement plus large : celui entre l’État de droit et la violence politique. Un combat où Israël sait, par son expérience tragique, que la complaisance n’est jamais une option.