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🔴Séisme au sein de Tsahal : le chef d’état-major Eyal Zamir prépare des sanctions personnelles pour les défaillances du 7 octobre

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La décision du chef d’état-major israélien, le rav-alouf Eyal Zamir, d’imposer des responsabilités individuelles à plusieurs commandants impliqués dans les évènements du 7 octobre, provoque une onde de choc au sein de l’armée. Issue des conclusions de la commission Sami Turgeman, cette mesure déclenche déjà de vives contestations, révélant un fossé profond entre l’establishment militaire, le pouvoir politique et les familles endeuillées par l’attaque du Hamas.


La journée a commencé par des convocations urgentes. Selon les informations dévoilées par Ynet, Zamir a fait parvenir, dans un délai très court, des ordres de comparution à une longue liste d’officiers ayant occupé des postes clés avant et pendant l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023. Le rythme a été tel qu’une source militaire a reconnu que « tout devait être terminé avant 20h, probablement pour que les conclusions soient évoquées dans les journaux du soir ».
→ Source : https://www.ynet.co.il/news

Les personnalités convoquées comptent parmi les plus hauts gradés de Tsahal :

  • l’ancien chef du renseignement militaire (Aman), Aharon Haliva ;
  • son successeur actuel, Shlomi Binder ;
  • le commandant de l’armée de l’air, général Tomer Bar ;
  • le commandant de la marine, général David Salama ;
  • le général Oded Basiuk, responsable des opérations le jour de l’attaque ;
  • le général Avi Rosenfeld, alors commandant de la division de Gaza ;
  • l’ancien chef de l’unité 8200, Yossi Sarel ;
  • plusieurs colonels d’Aman et officiers d’état-major supplémentaires.

Pour certains, les entretiens se feront avec le chef d’état-major lui-même ; pour d’autres, avec son adjoint, le général Tamir Yadai. Les officiers convoqués comprennent aussi des retraités, rappelés pour entendre les conclusions les concernant. Même Haliva, actuellement hors du pays, devra se présenter prochainement.


La décision de Zamir se fonde sur le rapport de la Commission Turgeman, désignée pour examiner la fiabilité des enquêtes internes menées par Tsahal depuis la guerre. Officiellement, cette commission n’avait pas le mandat de recommander des renvois ou sanctions individuelles. Mais son président, le général (rés.) Sami Turgeman, a estimé que « le rapport doit mener à des conclusions personnelles ».

C’est précisément ce glissement qui met le feu aux poudres. Plusieurs hauts responsables militaires dénoncent une démarche « sélective », « politiquement alignée » et « incompatible avec le rapport tel qu’il a été transmis ».

Un officier cité par Ynet ne mâche pas ses mots :
« Il n’est pas concevable que celui qui a été au cœur de l’échec opérationnel ce jour-là sermonne aujourd’hui d’autres officiers. »

Cette pique vise directement le général Shlomi Binder, alors chef de la division des opérations, dont le propre rapport interne a été invalidé par la commission Turgeman. Tsahal a ensuite affirmé qu’il s’agissait d’une erreur administrative, et a transféré les entretiens vers le général Tamir Yadai. Un cafouillage qui n’a fait qu’ajouter à la confusion.


La question politique n’est jamais loin. Certains craignent que Zamir, nommé récemment, soit sous pression du gouvernement et se conforme à une ligne qui exonère le niveau politique — et en premier lieu le Premier ministre Benjamin Netanyahu — en faisant peser la responsabilité sur l’armée et le renseignement.

L’un des points qui divise le plus : l’affaire dite de « Homat Yericho » (« Mur de Jéricho »), nom du plan opérationnel du Hamas retrouvé par le renseignement israélien entre 2018 et 2022.
Selon les révélations de Keshet 12, Zamir, lorsqu’il était commandant du front Sud, avait été l’un des premiers à recevoir une version du document. Or, la commission Turgeman n’a pas examiné ce dossier en profondeur, malgré son importance stratégique. Pourquoi ? Mystère.
→ Source : https://www.mako.co.il

Cet angle mort interroge : si le document était pris au sérieux, pourquoi aucune adaptation du dispositif n’a été engagée ? Et si Zamir connaissait les grandes lignes du plan, pourquoi n’a-t-il pas transmis ce renseignement de façon exhaustive à son successeur, Herzi Halevi ?

Un expert juridique militaire cité dans l’article juge durement la démarche :
« Le chef d’état-major fait aujourd’hui l’inverse de ce que l’armée a plaidé devant la Cour suprême pour contester les conclusions du contrôleur de l’État. Il expose Tsahal à un précédent juridique dangereux. »


L’examen interne des défaillances du 7 octobre a connu trois grandes phases depuis la catastrophe :

  1. La commission extérieure initiée par Herzi Halevi, incluant Shaul Mofaz et Aharon Ze’evi-Farkash — rapidement torpillée par des ministres du gouvernement qui refusaient qu’un ex-ministre de la Défense impliqué dans le désengagement de 2005 examine l’armée.
  2. Les enquêtes internes menées par les unités, jugées incomplètes, parfois partiales.
  3. La commission Turgeman, censée uniquement évaluer la qualité des enquêtes, mais qui a finalement élargi son champ d’analyse.

Cette dernière a mis en lumière des manques graves :

  • une absence de modèle d’alerte fiable au sein du commandement sud ;
  • le dysfonctionnement du système d’analyse d’Aman ;
  • la non-prise en compte de signaux clairs indiquant la préparation d’une attaque du Hamas ;
  • un brouillard total le 7 octobre au niveau de l’état-major, incapable d’obtenir une image de situation pendant des heures.

Les critiques fusent de toutes parts. Plusieurs officiers dénoncent une démarche incohérente :

  • Pourquoi sanctionner certains colonels et généraux, alors que d’autres, impliqués dans les mêmes défaillances, sont promus ?
  • Pourquoi appliquer des conclusions personnelles alors que le rapport officiel n’en contient aucune ?
  • Pourquoi la commission n’a-t-elle pas examiné la chaîne de transmission du dossier « Homat Yericho » jusqu’au sommet de la hiérarchie ?

Un officier interrogé résume ainsi le malaise :
« Les conclusions sont appliquées à moitié. Et quand on applique à moitié, on ne fait pas justice — on fait de la politique. »


L’arrière-plan politique aggrave les tensions. Alors que deux ans ont passé depuis l’attaque, Israël n’a toujours pas de commission d’enquête d’État, dotée de pouvoirs judiciaires, comme le réclament les familles endeuillées et plusieurs anciens responsables du renseignement.
Le chef d’état-major Herzi Halevi, avant son départ, y était favorable.
Zamir également, avant de nuancer récemment sa position.
Mais le gouvernement, à commencer par Netanyahu, rejette fermement cette option, préférant une « commission nationale » à mandat limité, pilotée par le ministre de la Justice Yariv Levin.

Pour les familles du sud et les soldats revenus du front, cette démarche ressemble à une tentative de contrôle politique d’un processus qui devrait, selon eux, être « indépendant, transparent et impartial ».


Israël vit un moment sensible :

  • la pression publique pour connaître la vérité du 7 octobre ne faiblit pas ;
  • les familles des victimes réclament des responsables, du bas jusqu’au niveau politique ;
  • Tsahal veut avancer, réformer et restaurer sa crédibilité ;
  • et le gouvernement cherche à éviter toute procédure pouvant confronter ses propres décisions aux conclusions d’experts indépendants.

Dans ce contexte, les sanctions annoncées par Zamir ne sont pas perçues comme un acte de justice militaire, mais comme un épisode supplémentaire dans la bataille politique qui entoure le 7 octobre.

Un ancien commandant du renseignement résume ce sentiment :
« Sans commission d’État, aucune conclusion ne sera acceptée par le public. L’armée enquête sur l’armée. Ce n’est pas ainsi qu’on reconstruit la confiance. »


L’onde de choc provoquée par la décision de Zamir n’est probablement que le début. Les sanctions individuelles, si elles sont confirmées, vont transformer le paysage de la haute hiérarchie militaire. Mais sans une véritable enquête nationale indépendante, la société israélienne restera confrontée à la même question lancinante :
comment une armée aussi sophistiquée a-t-elle pu être surprise par une attaque qui avait été écrite noir sur blanc ?

Car au-delà des responsabilités individuelles, c’est la sécurité d’Israël, sa doctrine défensive et son rapport entre armée, politique et citoyen qui se jouent dans cette bataille. Et tant que le pays n’aura pas fait toute la lumière, les cicatrices du 7 octobre resteront ouvertes.

Aucun vaccin ni traitement approuvé : une épidémie dangereuse du virus Marburg en Éthiopie

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L’Éthiopie a confirmé cette semaine sa première épidémie de virus Marburg, après que le laboratoire national a identifié le pathogène dans des échantillons prélevés sur des patients de la ville de Jinka, dans le sud du pays. Quelques jours plus tôt, des médecins de la région de South Omo — proche de la frontière avec le Soudan du Sud — avaient déjà alerté les autorités au sujet d’un regroupement inquiétant de cas suspects de fièvre hémorragique virale.
(Source fiable : Organisation mondiale de la santé – OMS, https://www.who.int/)

Le virus Marburg provoque une fièvre hémorragique hautement contagieuse, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 90 %. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) le décrivent comme une maladie « rare mais grave », sans vaccin ni traitement approuvé à ce jour. La transmission se fait par contact direct avec des fluides corporels, des surfaces contaminées, ou par exposition à des chauves-souris frugivores ou des primates infectés.

Les symptômes apparaissent généralement entre 2 et 21 jours après l’infection : forte fièvre, maux de tête intenses, douleurs musculaires, frissons, fatigue extrême. Beaucoup de patients développent ensuite des éruptions cutanées, puis des hémorragies sévères en moins d’une semaine. Le traitement repose uniquement sur la réhydratation orale ou intraveineuse, l’oxygénation, et la gestion de la douleur.

Des épidémies antérieures ont touché l’Angola, la Guinée, le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie. Le virus a été identifié pour la première fois en 1967 après des accidents dans des laboratoires de Marburg et Francfort, en Allemagne, ainsi qu’à Belgrade (ex-Yougoslavie), où il avait infecté 31 personnes et causé 7 décès.

Selon l’OMS, neuf personnes ont été contaminées dans l’épidémie actuelle, y compris des professionnels de santé. « Le système de santé du Soudan du Sud est très fragile, ce qui augmente le risque de propagation au-delà de la frontière », a averti Jean Kaseya, directeur du Centre africain de contrôle des maladies.

Des analyses génétiques préliminaires montrent que la souche détectée à Jinka est similaire à celles déjà observées lors d’épidémies passées en Afrique de l’Est. Le ministère éthiopien de la Santé, l’Institut éthiopien de santé publique et les autorités régionales ont lancé des mesures d’urgence : dépistages massifs, isolement des patients, traçage des contacts, surveillance communautaire, campagnes d’information.

Des équipes de l’OMS, munies de tentes d’isolement, de matériel de laboratoire et d’équipements de protection individuelle, ont été déployées pour soutenir la riposte locale. Les hôpitaux de Jinka ont mis en place des unités d’isolement strictes et diffusent des consignes appelant la population à éviter tout contact avec les corps lors des funérailles, une source de contamination importante.

Alors que les vaccins et traitements expérimentaux n’en sont qu’au stade des essais cliniques, les autorités sanitaires africaines redoutent une propagation régionale rapide, notamment en raison des mouvements de population et de la faible capacité hospitalière dans plusieurs zones frontalières.

 

Ofri Bibas : « J’ai raconté à Strouk ce qui est arrivé à Kfir et Ariel, et elle s’est endormie devant moi »

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Le cri de colère d’Ofri Bibas, la sœur de Yarden Bibas — rescapé de la captivité à Gaza — a secoué les réseaux sociaux et relancé les critiques contre la composition du groupe ministériel chargé de définir le mandat de la future commission d’enquête sur les événements du 7 octobre. Dans un long message publié sur Facebook, Ofri raconte une scène glaçante : alors qu’elle évoquait devant des membres de la coalition l’histoire de ses deux neveux, Kfir et Ariel, enlevés et assassinés dans la bande de Gaza, la ministre Orit Strouk se serait « endormie devant elle ». Un symbole dévastateur pour une famille qui, depuis deux ans, se bat pour que la vérité soit dite et que les responsabilités soient reconnues.

Le gouvernement a annoncé récemment la création d’un groupe de neuf ministres, dirigé par le ministre de la Justice Yariv Levin, pour définir le périmètre de la commission d’enquête étatique. Parmi eux, plusieurs figures proches de l’aile la plus idéologique de la coalition, dont Bezalel Smotrich, Itamar Ben-Gvir, Amichai Chikli et Amichai Eliyahu. Une composition qui, pour de nombreuses familles endeuillées, paraît non seulement déplacée, mais profondément insultante : ce sont précisément ces ministres-là qui, selon elles, portent une part de responsabilité politique dans la catastrophe du 7 octobre.

Dans son message, Ofri Bibas ne mâche pas ses mots. Elle reproche à ces ministres d’avoir ignoré, minimisé, voire méprisé la détresse des familles d’otages. Elle se souvient de cette réunion au sein de la coalition où elle a raconté, en détail, le sort de ses deux neveux : le petit Kfir, kidnappé alors qu’il n’avait que neuf mois, et son frère Ariel, âgé de quatre ans, tous deux assassinés par leurs ravisseurs. « Strouk s’est endormie en face de moi pendant que je parlais », écrit-elle. « Ces gens n’ont pas de cœur. Ils représentent qui, exactement ? »

Elle dénonce également des ministres plus préoccupés, selon elle, par la survie politique du gouvernement que par la vie des citoyens : « Smotrich ? Le soir du 7 octobre, tout ce qui l’intéressait c’était de savoir comment éviter que le gouvernement tombe. » Elle accuse aussi Ben-Gvir, Chikli et Eliyahu de l’avoir traitée, ainsi que d’autres familles, avec froideur et distance, au moment où leur vie a été détruite par l’attaque la plus meurtrière de l’histoire du pays.

Dans son post, Ofri pose une série de questions brutales, qui plongent la lecture dans un silence lourd :
« Pourquoi ma famille a été kidnappée ? Pourquoi Shiri et les enfants n’ont-ils pas été ramenés vivants ? Pourquoi a-t-il fallu 484 jours pour ramener Yarden ? Pourquoi plus de 900 soldats ont-ils été tués ? Pourquoi y a-t-il encore trois otages là-bas ? »
Autant de questions qui, pour elle, doivent être au centre d’une commission d’enquête indépendante — une commission qui ne peut, selon elle, être définie par ceux qu’elle considère comme responsables.

Elle affirme que durant les trois semaines où Shiri, Kfir et Ariel étaient encore vivants dans la bande de Gaza, l’État avait une fenêtre d’action — et n’a rien fait. « Ils ont été abandonnés jour après jour », écrit-elle avec une colère sourde. Une accusation extrêmement grave, mais qui reflète le sentiment de nombreuses familles qui, depuis deux ans, affirment que les autorités ont manqué de détermination au moment critique.

La ministre Orit Strouk, mise au centre de la polémique, a choisi de ne pas répondre, tout comme plusieurs ministres mentionnés dans le post. Du côté du gouvernement, silence complet : la question est explosive, et intervenir risquerait d’enflammer encore davantage un débat déjà chargé émotionnellement.

Les réactions publiques, elles, ne se sont pas fait attendre. Pour beaucoup, ce témoignage d’Ofri Bibas illustre l’écart abyssal entre les familles d’otages et un gouvernement perçu comme déconnecté, absorbé par les batailles internes, les intérêts politiques et les stratégies de survie parlementaire. Pour d’autres, il s’agit d’un appel à une enquête réellement indépendante, loin de toute influence politique, et capable de produire un rapport crédible aux yeux du public.

Au-delà de la polémique immédiate, le message d’Ofri Bibas traduit un traumatisme national : celui d’un pays encore incapable d’affronter pleinement les défaillances qui ont permis le massacre du 7 octobre et la disparition de centaines de citoyens. Dans ce contexte, l’exigence d’une commission d’enquête puissante et impartiale n’est pas un caprice politique : c’est un devoir moral envers les victimes, leurs familles, et l’avenir de l’État d’Israël.

 

Le siège des familles des otages cessera les rassemblements malgré les disparus restants

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Après plus de deux années de mobilisation ininterrompue, les rassemblements hebdomadaires organisés par le siège des familles des otages vont probablement prendre fin à la fin du mois. Une décision douloureuse, surtout au regard de l’engagement répété du siège qui avait assuré ne pas interrompre ces rassemblements tant que le dernier otage n’aurait pas été ramené chez lui. Mais les ressources financières et humaines se sont épuisées, et les budgets restants seront désormais redirigés vers les actions choisies par les familles des trois otages encore détenus à Gaza.

Selon les informations de N12, trois personnes sont toujours prisonnières du Hamas : Dror Or, résident du kibboutz Béeri ; le combattant de la Yasam, le sergent-major Ran Gouili ; et le ressortissant thaïlandais Sottisak Rintlak. Leur sort reste une blessure profonde pour l’ensemble du pays, plus de deux ans après les massacres du 7 octobre et les enlèvements massifs orchestrés depuis la bande de Gaza.

Le siège des otages avait été créé le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque, avec pour mission de coordonner les familles, centraliser leurs demandes et maintenir une pression constante sur les autorités israéliennes et la communauté internationale. Une structure née de l’urgence, composée de proches déterminés à ne laisser aucun otage devenir une statistique oubliée. Pendant plus de vingt-quatre mois, ce siège a organisé des marches, des vigiles, des rencontres diplomatiques, des rassemblements massifs place des Otages à Tel-Aviv, devenus un symbole national.

Mais le temps a usé les forces. Certaines familles ont quitté le siège, d’autres ont rejoint des initiatives parallèles, et les financements de départ — publics comme privés — ont progressivement diminué. Face à cette réalité, les responsables ont décidé de concentrer l’énergie restante sur des actions ciblées, décidées directement par les familles des otages encore vivants, afin de maximiser les chances de leur retour. Les rassemblements sur la place emblématique devraient donc s’arrêter, au moins temporairement.

La décision intervient dans un climat émotionnel complexe. D’un côté, la lassitude naturelle après des mois de mobilisation intense ; de l’autre, la peur d’envoyer un mauvais signal, celui d’un relâchement de la pression publique alors que trois otages demeurent en captivité. Beaucoup de familles craignent que l’arrêt des rassemblements n’offre au Hamas l’illusion que l’opinion publique israélienne passe à autre chose. À l’inverse, certains estiment qu’un investissement plus concentré, avec des actions diplomatiques et juridiques, pourrait être plus efficace qu’un rassemblement hebdomadaire devenu routinier.

Le siège a, durant toute cette période, servi de lien crucial entre les familles et les décideurs. Il a accompagné les proches dans leurs démarches avec des gouvernements étrangers, coordonné des voyages aux États-Unis, en Europe et même auprès d’instances onusiennes pour maintenir la question des otages au centre de l’agenda international. Si les rassemblements s’arrêtent, ces efforts ne disparaîtront pas : ils seront simplement réorganisés, plus directs, plus focalisés.

Cet arrêt temporaire s’explique aussi par un traumatisme persistant : plus de deux ans après l’attaque du 7 octobre, les familles restent confrontées à l’angoisse quotidienne, à l’absence d’informations fiables et à une douleur que le temps n’a que peu apaisée. La décision de cesser les rassemblements n’est en rien un renoncement ; elle reflète l’épuisement d’un mouvement citoyen qui, malgré sa force symbolique, ne peut lutter indéfiniment contre le silence et l’indifférence d’une partie de la communauté internationale.

Dans ce contexte, une question plane : comment préserver la visibilité des trois otages restants dans un espace médiatique saturé par d’autres crises, sécuritaires et politiques ? Les familles espèrent que la réorganisation du travail du siège permettra de concentrer les derniers moyens disponibles sur des actions plus ciblées, susceptibles d’atteindre les points de pression réels : diplomatie américaine, médiation égyptienne, et réseaux internationaux capables d’influer sur le Hamas.

L’émotion provoquée par la perspective de la fin des rassemblements révèle une vérité profonde : en Israël, la question des otages n’est pas une affaire politique, mais un traumatisme national. Les trois noms toujours détenus à Gaza — Or, Gouili, Rintlak — ne doivent pas quitter la conscience collective. Le siège, même sans rassemblements, continuera de porter cette responsabilité. Et le pays, lui, reste déterminé à ne laisser aucun de ses citoyens abandonné à son sort.

 

« Le sang des traîtres appelle plus de publicité » : le graffiti menaçant devant la rédaction

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Dans la nuit, un nouvel épisode alarmant s’est ajouté à la série d’intimidations visant les journalistes en Israël. À l’entrée du bâtiment de Reshet 13, dans le quartier de Ramat HaHayal à Tel-Aviv, un graffiti inscrit à la bombe a été découvert : « Le sang des traîtres appelle plus de publicité. » Ce message violent, ouvertement menaçant, a immédiatement été interprété comme une attaque directe contre la liberté de la presse. Il survient dans un climat déjà lourd, où plusieurs journalistes travaillent sous protection rapprochée et rapportent des agressions verbales et physiques en pleine rue.

Sur les réseaux sociaux, le journaliste Yossi Eli, figure de la chaîne 13, a dénoncé un « véritable crime de haine contre la presse libre ». Dans un message publié sur X, il écrit : « C’est stupéfiant qu’un tel graffiti apparaisse dans un pays démocratique. Il y a ici une guerre totale contre les médias libres. Peu importe les opinions, droite, gauche ou centre : les dirigeants, les ministres, le Premier ministre doivent condamner. Quant à la police ? Inutile de préciser qu’elle doit intervenir immédiatement. » Le ton est grave, reflétant l’inquiétude croissante des professionnels des médias face à des attaques de plus en plus fréquentes.

La députée Efrat Rayten a également réagi, qualifiant l’inscription de « page du message gouvernemental apposée sur le mur ». Elle accuse certains membres du gouvernement de créer un climat où les soutiens du pouvoir se sentent autorisés à viser les journalistes. « À la place d’un gouvernement qui devrait craindre la presse, comme dans toute démocratie, c’est la presse qui a peur du gouvernement. C’est le signe d’un régime sombre », écrit-elle. Selon elle, ce graffiti n’est rien d’autre que « le coup d’envoi d’une année électorale extrêmement violente ».

Dans les rangs de l’opposition, la députée Sheli Tal-Miron (Yesh Atid) a ajouté un avertissement encore plus percutant : si l’incitation actuelle ne s’arrête pas immédiatement, « la question ne sera plus de savoir si un journaliste sera assassiné, mais quand ». Elle estime que la responsabilité d’un éventuel passage à l’acte incomberait directement aux « instigateurs » siégeant au gouvernement. Son message, largement relayé, illustre la peur d’une escalade où la violence verbale déboucherait sur un drame.

Du côté des organisations de presse, la condamnation est unanime. Journalistes, commentateurs politiques et responsables de rédaction dénoncent une vague d’hostilité sans précédent, décrite comme la pire depuis plus de vingt ans. Les reporters, envoyés couvrir les manifestations ou certains événements sensibles, se font régulièrement insulter, menacer ou empêcher de filmer. Plusieurs chaînes ont renforcé leurs protocoles de sécurité. Le graffiti de Ramat HaHayal est considéré comme un signal supplémentaire d’une dégradation rapide de l’espace démocratique.

La police israélienne a ouvert une enquête immédiatement après la découverte de l’inscription. Les équipes techniques passent en revue les images de vidéosurveillance couvrant l’entrée du bâtiment, dans l’espoir d’identifier les auteurs. Selon les premières évaluations, les suspects pourraient être retrouvés dans la journée, le bâtiment étant équipé d’un système dense de caméras. La direction de Reshet 13 a demandé une protection accrue des locaux et a appelé les autorités à prendre des mesures rapides pour stopper cette dynamique d’intimidation.

Cet incident intervient dans un contexte particulièrement instable. Le pays entre dans une nouvelle année politique marquée par de possibles élections anticipées, la crise sécuritaire persistante et les débats enflammés sur les responsabilités gouvernementales après les événements du 7 octobre. Dans ce climat, les journalistes restent une cible facile pour certains groupes extrémistes cherchant à délégitimer le rôle critique de la presse.

Dans une démocratie, attaquer la presse, c’est attaquer les fondations mêmes de l’État. La phrase taguée sur le mur de Reshet 13 n’est pas seulement une menace : elle est le symptôme d’un climat corrosif, où l’incitation se banalise et où les contre-pouvoirs institutionnels se retrouvent vulnérables. Alors que les tensions montent, l’affaire rappelle l’urgence absolue de protéger les journalistes — non pas en raison de leurs opinions, mais parce qu’ils garantissent à la société israélienne l’accès à la vérité, même lorsque celle-ci dérange.

 

Avancée spectaculaire sur la peine de mort pour les terroristes : ainsi le Service pénitentiaire devra les exécuter sous 90 jours

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Un document interne transmis aux membres de la commission de la Sécurité nationale détaille désormais les contours précis du projet de loi visant à instaurer la peine de mort pour les terroristes. Une semaine après son adoption en première lecture à la Knesset, les principes directeurs ont été rendus publics : les terroristes condamnés pour meurtre de Juifs en raison de leur identité, ou pour avoir planifié ou commandité de tels attentats, devront être exécutés dans un délai maximal de 90 jours une fois la sentence devenue définitive. Le mode d’exécution retenu serait l’injection létale, administrée directement par le Service pénitentiaire israélien (Shabas).

Le document stipule que la peine de mort s’appliquerait à « toute personne qui tue un Juif en raison de sa judaïté, ainsi qu’à ceux qui planifient ou envoient d’autres personnes commettre un tel meurtre ». Un principe qui vise à couvrir l’ensemble de la chaîne de responsabilité d’un attentat, du terroriste exécutant au commanditaire. Le texte précise également que la procédure d’exécution devra être conforme aux adaptations nécessaires du droit existant, afin de garantir une application juridiquement stable et opérationnelle.

L’un des points les plus marquants est l’obligation, inscrite noir sur blanc, d’exécuter la sentence dans un délai de 90 jours après sa validation juridique définitive. Cette disposition vise explicitement à éviter les reports, appels successifs ou procédures interminables qui ont, dans d’autres pays, neutralisé l’impact déterrent de telles lois. En l’état, si la loi est adoptée en seconde et troisième lecture, Shabas deviendra non seulement responsable de l’incarcération des terroristes, mais aussi de la mise en œuvre de la sentence ultime.

Le président de la commission, le député Tsvika Fogel, a décrit le projet comme un texte à la fois « profondément moral pour le peuple juif vivant sur sa terre » et « strictement pragmatique ». Son objectif, affirme-t-il, n’est pas de formuler une déclaration symbolique, mais de proposer une loi « applicable et réalisable ». Dans la société israélienne, traumatisée par les massacres du 7 octobre et les vagues continues d’attentats en Judée-Samarie, l’idée d’une peine de mort pour les terroristes revient régulièrement dans le débat public. Pour beaucoup, elle apparaît comme un outil supplémentaire pour restaurer une dissuasion affaiblie face à des ennemis qui glorifient le « martyre ».

La proposition intervient dans un contexte où les attaques terroristes, qu’elles soient menées par le Hamas, le Jihad islamique ou des cellules locales, continuent de cibler indistinctement civils et soldats. Dans ce cadre, les familles israéliennes endeuillées demandent de plus en plus d’actions fermes. L’idée qu’un terroriste ayant assassiné des innocents puisse bénéficier de conditions de détention ou d’avantages légaux est devenue intolérable pour une grande partie de la population. Le projet de loi cherche à répondre à cette attente en imposant une sanction irréversible contre ceux qui tuent pour des motifs nationalistes ou religieux.

Mais au-delà de la logique punitive, ce texte soulève des questions opérationnelles majeures. L’injection létale, méthode retenue par les auteurs du projet, nécessite une infrastructure spécifique, un encadrement médical strict et un protocole rigoureux. Le Service pénitentiaire devra donc se préparer, s’équiper et former des équipes dédiées. La société israélienne devra également gérer les implications internationales : plusieurs organisations mondiales et ONG hostiles à Israël ne manqueront pas de dénoncer cette mesure, tout comme certains États européens traditionnellement opposés à la peine de mort. Toutefois, ses promoteurs estiment que, face à un terrorisme d’une brutalité extrême, Israël n’a pas à justifier sa volonté de défendre ses citoyens.

Le texte ne s’attarde pas sur les scénarios complexes, comme les actes terroristes ayant plusieurs auteurs ou les situations où les commanditaires opèrent depuis l’étranger. Mais l’intention est claire : responsabiliser chaque niveau de la chaîne terroriste et ne laisser aucune échappatoire juridique. La loi, si elle passe, marquera un changement historique pour Israël, pays qui n’a appliqué la peine de mort qu’une seule fois dans son histoire — contre Adolf Eichmann en 1962.

Dans un moment où la société israélienne cherche encore un équilibre entre justice, sécurité et résilience, ce projet de loi cristallise des aspirations profondes : celle d’un État déterminé à protéger ses citoyens, sans ambivalence et sans failles.

 

Trump à une journaliste palestinienne à la Maison-Blanche : « Ils m’adorent là-bas »

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La conférence de presse à la Maison-Blanche, organisée à l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, a offert au président américain Donald Trump un moment qui a immédiatement embrasé les réseaux sociaux. Alors qu’il venait de signer avec le dirigeant saoudien une série d’accords économiques et sécuritaires majeurs, Trump a été interpellé par une journaliste au fort accent arabe. Sa question, d’apparence anodine — « Allez-vous bientôt vous rendre à Damas ? » — a donné lieu à un échange aussi inhabituel que révélateur.

Entendant son accent, Trump s’est interrompu : « Vous êtes de Syrie ? D’où venez-vous ? » La journaliste a répondu : « Non, je viens de Palestine. » Un mot que beaucoup de dirigeants occidentaux contournent d’ordinaire par précaution diplomatique, mais auquel Trump a réagi avec son mélange habituel de provocation et de confiance. Souriant, il a répliqué : « Nous faisons beaucoup de progrès. Ils m’aiment. Les Palestiniens m’aiment. Ils réussissent très bien, vraiment. Je pense que nous travaillons très étroitement avec beaucoup de gens pour rendre tout le monde heureux, y compris les Israéliens et les Palestiniens. »

Ces phrases, très caractéristiques de son style, ont immédiatement suscité un ouragan de commentaires. Certains y ont vu une volonté d’apaiser les tensions à un moment où Washington cherche à réorganiser l’axe régional autour d’un rapprochement saoudo-américain. D’autres ont interprété ces propos comme une forme d’optimisme excessif, voire déconnecté de la réalité sur le terrain, où l’Autorité palestinienne maintient une ligne hostile à toute normalisation, y compris indirecte, entre Israël et Arabie saoudite.

Mais ce moment inattendu ne doit pas occulter l’essentiel : la visite elle-même. Mohammed ben Salman, longtemps tenu à distance par l’administration précédente, a été accueilli avec les honneurs au cœur du pouvoir américain. Des accords économiques et sécuritaires ont été signés, illustrant une volonté renouvelée de coordination stratégique entre Washington et Riyad. Les médias internationaux ont souligné la portée symbolique de cette rencontre, qui réinscrit l’Arabie saoudite dans le cercle des partenaires centraux des États-Unis au Moyen-Orient.

Le choix du président Trump de mettre en avant des messages conciliants à la fois pour Israël et pour les Palestiniens semble s’inscrire dans la dynamique plus large qu’il tente de mettre en place : une structure régionale stabilisée, articulée autour d’accords économiques, de partenariats militaires, et d’une coopération susceptible — selon son entourage — de calmer certaines frictions persistantes. Sa formule « Ils m’aiment, les Palestiniens m’aiment » reflète une volonté d’afficher un leadership confiant, même si la réalité diplomatique reste plus complexe.

Dans le monde arabe, la séquence a été très commentée : certains y ont vu un geste de légèreté vis-à-vis de la question palestinienne, d’autres un signe que Trump, fidèle à son style direct, ne craint pas de répondre spontanément sans filtres. À Tel-Aviv comme à Jérusalem, les analystes ont davantage scruté les implications des accords signés avec l’Arabie saoudite que la phrase elle-même. Israël observe avec prudence les ambitions régionales de Ben Salman, notamment son désir d’obtenir certains équipements ou garanties américaines — dont les F-35 et une coopération nucléaire civile.

L’épisode du jour illustre une fois de plus le ton très particulier de l’administration Trump, où chaque interaction publique devient un signal, parfois brouillé, aux différents acteurs du Moyen-Orient. En affirmant que « les Palestiniens m’aiment », Trump cherche visiblement à projeter l’image d’un médiateur puissant, capable de dénouer les tensions. Les faits, cependant, montrent une situation bien plus contrastée : l’Autorité palestinienne n’a cessé de s’opposer à Washington, tandis que les dynamiques internes palestiniennes restent profondément hostiles à toute concession vis-à-vis d’Israël.

La visite du prince héritier constitue en revanche un point d’étape majeur dans le repositionnement régional en cours. L’Arabie saoudite cherche à consolider sa stature de puissance pivot, tout en obtenant de Washington les outils nécessaires pour contrer l’influence iranienne. Les États-Unis, de leur côté, visent à sécuriser des partenariats renforcés au Moyen-Orient à un moment où les tensions géopolitiques s’accroissent. Et Israël, bien qu’officiellement en marge de cette visite, observe chaque signe, conscient que les équilibres en jeu pourraient peser sur ses propres intérêts stratégiques.

Au final, ce bref échange entre Trump et une journaliste palestinienne a surtout révélé le style sans filtre du président, sa volonté affichée de projeter un optimisme décomplexé, et la complexité des rapports triangulaires entre Washington, Riyad et la question palestinienne. Un moment de télévision qui dit beaucoup — non pas sur la réalité palestinienne — mais sur la manière dont Trump souhaite être perçu : un dirigeant sûr de lui, capable d’assurer que « tout le monde est heureux », même lorsque les tensions restent vives.

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Ainsi réagit l’Autorité palestinienne à l’attentat meurtrier

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Au lendemain de l’attentat de rampe et de poignardage qui a coûté la vie à un Israélien d’une trentaine d’années au carrefour du Gush Etzion, la réaction officielle de l’Autorité palestinienne a une nouvelle fois illustré l’abîme idéologique qui sépare les récits des deux sociétés. Alors que l’attaque a été clairement documentée par les forces de sécurité — deux terroristes palestiniens arrivant en voiture, tentant d’écraser des civils puis les poignardant — l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne, « Wafa », a présenté les assaillants comme deux « jeunes tombés en martyrs sur la voie d’Allah », abattus par « les forces de l’occupation ». Une inversion totale des faits, conforme à la ligne de glorification systématique des auteurs d’attentats.

Selon la dépêche de Wafa, les deux jeunes hommes — Amran Ibrahim al-Atrash, 18 ans, de Hébron, et Walid Mohammed Khalil Sabarna, 18 ans, de Beit Ommar — auraient été « tués » par les forces israéliennes près de Bethléem, sans mention d’une attaque ou de victimes israéliennes. Le communiqué évoque « des tirs de l’occupation » sans un mot sur le meurtre d’un Israélien, ni sur la femme grièvement blessée, ni sur le jeune homme et l’adolescent blessés à l’arme blanche. L’agence cite également des « sources locales » affirmant qu’Israël aurait ouvert le feu sur « deux jeunes » au carrefour de Gush Etzion — formulation systématiquement employée pour effacer la dimension terroriste et la responsabilité criminelle des assaillants.

Les faits réels, eux, sont parfaitement clairs. Peu après 14h, les deux terroristes sont arrivés en voiture près de la station de bus. Ils ont d’abord tenté de percuter les civils en attente, puis sont sortis du véhicule armés de couteaux. Dans l’attaque qui a suivi, un Israélien d’environ 30 ans a été assassiné, et trois autres personnes blessées, dont une femme dans un état critique. Les terroristes ont été abattus en quelques secondes par des civils armés et des réservistes présents sur place, évitant ainsi un massacre plus large. Dans leur véhicule, plusieurs engins artisanaux ont été retrouvés, mais les équipes de sécurité ont confirmé qu’ils ne contenaient pas de charge explosive fonctionnelle.

La réaction palestinienne, loin d’être isolée, s’inscrit dans une logique bien rodée. À chaque attentat, l’Autorité palestinienne adopte le même schéma narratif : les terroristes deviennent des « martyrs innocents », et les forces israéliennes sont décrites comme des agresseurs exécutant des « jeunes ». Cette mécanique de communication a un objectif précis : légitimer la violence contre les civils israéliens, présenter les meurtriers comme des victimes et maintenir la population dans une idéologie du conflit permanent. Cette rhétorique, diffusée par l’agence officielle elle-même, alimente un climat où l’assassinat de civils juifs est considéré comme un acte héroïque.

Ce décalage flagrant entre les faits et la narration palestinienne constitue l’un des obstacles majeurs à toute perspective d’apaisement. Au moment même où Israël enterre ses morts et soigne ses blessés, l’Autorité palestinienne glorifie publiquement ceux qui les ont poignardés à mort. Cette glorification institutionnelle n’est pas seulement un mensonge : elle est un mécanisme d’encouragement. De nombreux jeunes Palestiniens, confrontés à ce lavage idéologique continu, voient dans chaque attaque une source de prestige familial et communautaire.

Dans ce contexte, les propos du chef du conseil régional du Gush Etzion, Yaron Rosenthal, prennent une résonance particulière. Lors de sa déclaration après l’attentat, il a rappelé que cette attaque survenait moins de 24 heures après une résolution votée à l’ONU destinée à promouvoir la création d’un État palestinien. « Une résolution qui bénéficiera à ceux qui veulent nous détruire », a-t-il accusé. Il a insisté sur le rôle stratégique des communautés juives de Judée-Samarie : « Comme les habitants de l’enveloppe de Gaza protègent le Sud, comme les résidents de Samarie protègent le centre, les habitants du Gush Etzion protègent Jérusalem. Aucun terroriste ne brisera notre détermination. »

La réaction de Wafa souligne également la contradiction fondamentale entre le discours diplomatique tenu par l’Autorité palestinienne devant les pays occidentaux et le message diffusé à sa propre population. Dans les instances internationales, elle se présente comme un acteur modéré, défenseur des droits civiques et adversaire du terrorisme. Mais sur le terrain, dans ses médias officiels, elle encourage par un vocabulaire codifié — « martyrs », « voie d’Allah », « jeunes abattus » — une culture de la confrontation permanente. Cette dualité contribue directement à l’enracinement du terrorisme en Judée-Samarie et ruine toute possibilité d’entamer un dialogue sincère.

L’attentat de Gush Etzion n’est donc pas seulement un acte de violence : il révèle encore une fois un système idéologique structuré, entretenu par les institutions palestiniennes elles-mêmes, où la mort est glorifiée et où l’assassinat d’innocents devient un outil politique. Tant que l’Autorité palestinienne continuera de transformer des assassins en héros nationaux, aucune initiative diplomatique ne pourra modifier la réalité du terrain. Israël fait face non seulement à des terroristes armés, mais à une machine de propagande qui justifie, encourage et recycle sans relâche la violence.

L’école pour surdoués indemnisera une famille juive à hauteur de 100 000 dollars

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Un accord juridique inédit a été conclu en Virginie après une affaire d’antisémitisme ayant conduit au renvoi de trois élèves juifs d’une école privée pour enfants surdoués. L’établissement, Naismith School, a accepté de verser 100 000 dollars de compensation à la famille, ainsi que 50 000 dollars supplémentaires couvrant les frais et honoraires du Brandeis Center, l’organisme qui les a représentés. Au-delà de l’indemnisation financière, l’école s’engage à revoir entièrement sa politique interne, à intégrer la définition IHRA de l’antisémitisme, à mettre en place un mécanisme de plaintes structuré, et à financer un contrôle externe pendant cinq ans.

L’affaire remonte à la période qui a suivi les massacres du 7 octobre, lorsque la fille de la famille — âgée de 11 ans — a subi des brimades répétées de la part d’autres élèves. Selon la plainte déposée, elle a été insultée, qualifiée de « meurtrière de bébés », et menacée, tandis que des élèves lui affirmaient que « tout le monde ici déteste les Juifs et Israël ». Certains sont même allés jusqu’à se réjouir de la mort d’un proche de la fillette en Israël. Des dessins représentant Hitler, moustache et arme au poing, ont circulé dans le cadre d’un projet scolaire. L’école, au lieu de condamner ces agissements, aurait affirmé que l’élève devait « devenir plus résistante ».

Quelques jours après que les parents eurent demandé des explications à la direction, un message leur est parvenu : leurs trois enfants étaient expulsés immédiatement, malgré leurs bons résultats académiques. La famille a alors saisi le Brandeis Center, une organisation spécialisée dans la défense juridique des Juifs victimes de discrimination, qui a porté l’affaire devant les autorités de Virginie. L’été dernier, le bureau des droits civiques de l’État a ouvert une enquête contre l’école et son directeur, pour discrimination et représailles.

L’accord dévoilé cette semaine ne constitue pas une reconnaissance de responsabilité juridique de la part de Naismith School, mais il marque une transformation profonde et obligatoire de ses pratiques internes. L’institution devra publier une nouvelle politique anti-discrimination dans ses brochures et sur son site officiel, où l’antisémitisme sera explicitement défini selon les critères de l’IHRA — une mention essentielle, car cette définition englobe l’antisionisme lorsqu’il cible l’identité juive. Le directeur sera tenu d’admettre publiquement que l’expulsion de la famille était une erreur, et qu’aucun élève ne doit jamais être ostracisé ou placé en insécurité au sein de l’établissement.

Le dispositif imposé inclut la création d’un comité d’examen chargé de traiter chaque plainte liée à des discriminations ou harcèlements. Ce comité devra entendre toutes les parties, analyser les faits, déterminer si une plainte est fondée et recommander des sanctions appropriées. En parallèle, un inspecteur indépendant recevra tous les dossiers et identifiera les manquements éventuels du comité, afin d’assurer que chaque incident soit traité selon les normes de l’État de Virginie.

Le volet éducatif est également crucial : enseignants et personnel devront suivre des formations obligatoires sur l’antisémitisme, les droits des élèves juifs et la détection des stéréotypes. Pour les élèves, des programmes pédagogiques seront intégrés, notamment le rétablissement d’un événement annuel consacré à la Shoah, qui avait été annulé l’année où la plainte avait été déposée. Cet hommage, destiné aux élèves étudiant la Seconde Guerre mondiale, sera de nouveau proposé pour garantir une compréhension historique précise et lutter contre la banalisation du nazisme chez les jeunes.

L’affaire, largement relayée par la presse américaine, intervient dans un climat de montée spectaculaire des actes antisémites dans les écoles et universités aux États-Unis depuis le 7 octobre. Selon l’ADL, les incidents ont augmenté de manière exponentielle, nourris par la désinformation et une rhétorique de haine omniprésente sur les réseaux sociaux. Cette décision en Virginie est perçue comme un signal important : les établissements scolaires ne pourront plus ignorer ni minimiser les agressions antijuives. Ils devront désormais faire preuve de transparence, protéger les élèves juifs et répondre à toute dérive idéologique dans leurs classes.

Pour la famille concernée, l’accord permet enfin une forme de reconnaissance. Il confirme que leurs enfants ont été victimes non seulement de harcèlement, mais aussi de discrimination institutionnelle, lorsque l’école a choisi d’écarter la victime plutôt que d’éduquer les coupables. L’affaire souligne aussi l’isolement ressenti par de nombreux élèves juifs dans les systèmes éducatifs américains, où l’importation du conflit israélo-palestinien crée un climat de tension permanente, parfois encouragé par l’ignorance ou l’indifférence de certains responsables.

Cet accord marque également une victoire importante pour le Brandeis Center, qui multiplie les actions en justice face à la poussée d’antisémitisme. Dans un contexte où les Juifs sont pris pour cible dans les rues, sur les campus et désormais dans les écoles privées, ce type de décision crée un précédent et trace une ligne claire : les institutions éducatives ont l’obligation légale de protéger leurs élèves juifs — et de sanctionner ceux qui encouragent la haine.

 

Pas agréable : un touriste arabe attaque un touriste britannique en Thaïlande – et se fait corriger

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La scène filmée dans un minibus touristique de Phuket a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, non seulement en raison de la violence de l’échange, mais surtout pour ce qu’elle révèle des tensions croissantes autour du comportement de certains voyageurs. Selon les informations rapportées, un touriste arabe a posé ses pieds nus sur le siège d’un touriste britannique, déclenchant une altercation filmée sous plusieurs angles. Le Britannique, d’abord calme et poli, a demandé à l’homme d’enlever ses pieds. La réponse a été un éclat de rire et un mépris évident, prélude à une confrontation physique qui a nécessité l’intervention de l’équipe du voyage.

Les images montrent le Britannique frappant l’homme au visage tandis que celui-ci, toujours assis, tente maladroitement de se défendre en lui donnant des coups de pied. Le guide thaïlandais présent sur place, Yutachai Sami, a témoigné de la scène : « Le problème a commencé lorsque le touriste arabe a mis ses pieds sur le siège du Britannique. Le Britannique a parlé calmement, il a essayé d’expliquer que ce n’était pas approprié. L’autre s’est moqué, a ri et s’est comporté avec grossièreté. » Sami précise que le touriste britannique a ensuite filmé l’incident pour documenter la situation, mais cela n’a fait qu’irriter davantage l’agresseur, qui a frappé son téléphone lorsque le minibus est arrivé à l’agence touristique. C’est à ce moment que le Britannique a répliqué par un coup de poing.

La séquence diffusée par Daily Mail et par des médias thaïlandais montre une tension grandissante avant l’explosion de violence, et l’on entend clairement les membres du groupe tenter de calmer les deux hommes. Le guide affirme que l’équipe a essayé de séparer les protagonistes « autant que possible », et que le touriste arabe s’est ensuite servi de sa chaussure comme d’un bouclier de fortune en pensant que le groupe de Britanniques était plus jeune et moins nombreux. « Il semblait croire qu’il pouvait se permettre ce comportement », explique Sami, soulignant que le Britannique s’est ensuite excusé auprès du groupe, bien qu’il ne soit pas à l’origine de la provocation.

À la suite de l’incident, le touriste arabe a demandé à être reconduit immédiatement à son hôtel, tandis que le reste du groupe a poursuivi l’excursion sans autre incident. Les autorités locales n’ont pas signalé de blessés graves, mais l’incident a été largement relayé dans le contexte d’une montée des tensions entre touristes à Phuket, où les comportements agressifs, les disputes sur la voie publique et les extorsions liées à la surfréquentation touristique ont récemment été signalés.

Cet épisode met également en lumière une réalité plus large : les destinations touristiques populaires, comme Phuket, subissent une pression intense due à l’afflux massif de visiteurs internationaux. Les autorités thaïlandaises ont récemment exprimé leur inquiétude face aux nombreuses bagarres filmées dans les rues, aux altercations dans les bars, et aux comportements intrusifs et irrespectueux qui se multiplient. L’affaire du minibus symbolise ce climat pesant, où les tensions culturelles, l’irrespect et la promiscuité se mêlent facilement pour dégénérer en violence.

Les internautes, notamment étrangers, ont largement commenté la vidéo, beaucoup saluant la maîtrise initiale du touriste britannique avant sa réaction. D’autres ont pointé du doigt le comportement provocateur du touriste arabe, qui a été décrit comme irrespectueux dès le début. Dans les pays occidentaux, la séquence a été interprétée comme un exemple supplémentaire de la difficulté croissante à maintenir un minimum de respect mutuel dans les zones touristiques saturées.

Dans un contexte mondial où les frictions entre communautés s’exacerbent, les incidents de ce type prennent rapidement une dimension symbolique. Si l’événement reste mineur sur le plan sécuritaire, il témoigne d’un malaise plus profond : les codes de conduite ne sont plus partagés par tous, et certaines attitudes jugées offensantes — en particulier dans les cultures occidentales — peuvent rapidement dégénérer lorsqu’elles sont ignorées ou tournées en dérision. Le simple refus d’un geste respectueux, comme retirer ses pieds d’un siège occupé, peut ainsi devenir le déclencheur d’une spirale inutilement violente.

Pour la Thaïlande, dont l’industrie touristique représente un pilier de l’économie, ces scènes posent un risque réel : celui de ternir l’image d’une destination réputée accueillante. Les autorités encouragent désormais les guides et opérateurs à intervenir plus rapidement face aux comportements problématiques, et à rappeler les règles fondamentales de respect entre voyageurs. Dans un monde où les images circulent instantanément, chaque incident devient une vitrine — positive ou négative — pour la réputation d’un pays.