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Après un vol en provenance de Moscou, le chef présumé de la mafia caucasienne arrêté à Ben Gourion

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L’arrestation de Yaniss Yoshebeev, considéré par la police comme l’un des chefs de la mafia caucasienne en Israël, illustre une nouvelle fois la stratégie de prévention musclée adoptée par les forces de l’ordre face à la criminalité organisée. Âgé de 40 ans et résident d’Or Akiva, Yoshebeev a été interpellé mardi soir à l’aéroport Ben Gurion Airport, immédiatement après son atterrissage en provenance de Moscou.

Personnage bien connu des services de renseignement de la police israélienne, et en particulier de l’unité centrale du district côtier, Yoshebeev figure depuis plusieurs années parmi les cibles prioritaires des forces de sécurité. Selon des sources policières, son arrestation repose sur des informations récentes faisant état d’un projet concret de règlement de comptes contre des organisations criminelles rivales. Ces renseignements ont conduit la police à agir dès son retour sur le sol israélien, afin de neutraliser toute menace immédiate.

D’après les enquêteurs, Yoshebeev aurait profité de séjours prolongés à l’étranger – notamment à Dubaï et en Russie – pour coordonner des activités criminelles, renforcer ses alliances et préparer des actions violentes. « Il s’agit d’un individu extrêmement dangereux, disposant d’un réseau structuré et de nombreux exécutants sur le terrain », confie une source policière. « Par le passé, il a échappé à plusieurs dossiers graves faute de preuves suffisantes, mais son influence n’a jamais diminué ».

Cette fois-ci, la police ne se contente pas d’un simple interrogatoire. Après une nuit de détention, Yoshebeev a été présenté au tribunal de première instance de Hadera, où la police a demandé la prolongation de sa garde à vue ainsi qu’une mesure administrative d’éloignement forcé de sa ville de résidence pour plusieurs semaines. L’objectif affiché : empêcher toute escalade violente dans la région et désorganiser les réseaux criminels avant qu’ils ne passent à l’acte.

Cette demande s’inscrit dans une tendance de plus en plus marquée des autorités israéliennes, qui privilégient des mesures préventives – restrictions de déplacement, assignations à résidence, interdictions de contact – face à des figures du crime organisé dont l’implication directe dans un acte précis reste difficile à prouver juridiquement, mais dont la dangerosité est jugée élevée.

De son côté, Yoshebeev rejette fermement les accusations. Par l’intermédiaire de son avocat, Rotem Cohen, il affirme être victime d’un harcèlement systématique de la part de la police. Selon la défense, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « persécution » fondée sur des soupçons non étayés. « Mon client a été arrêté à plusieurs reprises ces dernières années, placé en détention, puis relâché sans qu’aucun acte d’accusation ne soit déposé », a déclaré Me Cohen, dénonçant une atteinte répétée aux droits fondamentaux.

Effectivement, au cours des deux dernières années, Yoshebeev a été impliqué dans plusieurs enquêtes pour des affaires graves, sans qu’aucune n’aboutisse à un procès. Pour ses avocats, cette situation démontre l’absence de preuves solides. Pour la police, elle illustre au contraire la difficulté chronique à faire tomber des chefs de réseaux criminels expérimentés, qui savent déléguer les actes violents et maintenir une distance juridique avec les crimes commis en leur nom.

L’affaire met en lumière un dilemme récurrent dans la lutte contre la criminalité organisée en Israël : comment protéger la sécurité publique face à des individus jugés extrêmement dangereux, sans franchir les limites de l’État de droit ? Les forces de l’ordre défendent une approche pragmatique, estimant que l’inaction pourrait coûter des vies. Les avocats, eux, mettent en garde contre une dérive où le soupçon se substituerait à la preuve.

Le phénomène de la mafia caucasienne, implantée depuis plusieurs années en Israël, constitue un défi majeur pour la police. Ces groupes, souvent structurés sur des bases familiales et ethniques solides, disposent de connexions internationales, notamment en Europe de l’Est et en Russie, ce qui complique le travail des enquêteurs. Les voyages fréquents à l’étranger, comme ceux attribués à Yoshebeev, renforcent ces soupçons de coordination transnationale.

La décision du tribunal de Hadera sera déterminante. Il devra trancher entre les arguments sécuritaires de la police et les accusations d’abus formulées par la défense. En attendant, l’arrestation de Yoshebeev envoie un message clair : les autorités israéliennes entendent frapper en amont, avant que les conflits entre organisations criminelles ne dégénèrent en violences ouvertes dans les rues.

Reste à savoir si cette stratégie de prévention renforcée résistera à l’épreuve judiciaire – et si, cette fois, les soupçons accumulés depuis des années se transformeront enfin en un dossier pénal solide.

« Quittez immédiatement l’hôtel de rééducation » : quand un soldat blessé de Tsahal découvre que le système l’abandonne

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L’histoire d’Aviv Ifergan, combattant de la brigade Nahal Brigade, révèle une faille grave et profondément dérangeante dans le traitement des soldats blessés en Israël. Non pas sur le champ de bataille, mais dans les méandres d’une bureaucratie militaire froide, rigide et déshumanisée.

Aviv, originaire de Tibériade, a servi comme combattant régulier au sein du bataillon 931. Depuis le début de la guerre, il a passé l’essentiel de son service en activité opérationnelle, notamment à Gaza et sur d’autres fronts sensibles. Sa mère, Tadele Itzhak, le décrit comme un soldat exemplaire, animé d’une motivation totale, porteur d’un profil médical 97 – le plus élevé – et prêt à tout donner pour l’État d’Israël. « Je lui ai envoyé à l’armée un enfant entier, volontaire, fort. Aujourd’hui, quand il a besoin du système, on le jette », dit-elle.

En septembre dernier, alors qu’il se trouvait en permission, Aviv a été grièvement blessé dans un accident de la route. Depuis, il est hospitalisé depuis plus de quatre mois au centre de rééducation neurologique de l’hôpital Sheba Medical Center à Tel Hashomer. Il a subi plusieurs opérations cérébrales et souffre de lésions multiples, de troubles cognitifs sévères et de pertes de mémoire à court terme. Son état est tel qu’il confond parfois les circonstances de sa blessure, croyant avoir été touché au combat.

Pourtant, malgré cette situation médicale lourde, la famille a reçu cette semaine une notification sidérante : Aviv est libéré de l’armée… avec dix mois d’avance sur la date officielle de fin de service, initialement prévue pour juin 2026. La notification n’a pas pris la forme d’un entretien, ni même d’une lettre formelle. Elle est arrivée par téléphone, puis par WhatsApp. Avec une conséquence immédiate et brutale : la famille devait quitter sur-le-champ l’hôtel médicalisé financé par l’armée, situé à proximité de l’hôpital.

Ce détail, en apparence administratif, est en réalité humainement dramatique. La mère d’Aviv est enceinte, dans une grossesse à risque. Elle vit dans un appartement au quatrième étage, non accessible aux fauteuils roulants, et élève plusieurs enfants, dont des jumeaux sur le spectre autistique. Sans ce logement temporaire, elle se retrouvait littéralement à la rue, incapable de rester auprès de son fils blessé.

Ce n’est que grâce à l’intervention de responsables politiques – notamment la députée Pnina Tamano-Shata et de Benny Gantz – ainsi qu’à une décision exceptionnelle de la direction de l’hôpital, que la famille a obtenu un sursis de deux semaines, pris en charge par l’établissement lui-même. Pas par l’armée. Pas par le ministère de la Défense.

Cette affaire met en lumière une réalité inconfortable : le système israélien, pourtant reconnu pour sa solidarité envers les soldats blessés au combat, fonctionne beaucoup moins bien dès que la blessure sort du cadre strictement militaire. Bien qu’Aviv soit un combattant actif, blessé alors qu’il était en service, son accident survenu pendant une permission suffit à créer une zone grise administrative dans laquelle chacun se renvoie la responsabilité.

À ce jour, Aviv n’a toujours pas été officiellement reconnu par l’Israeli Ministry of Defense Rehabilitation Department. Aucun parcours clair ne lui a été expliqué. Aucun référent ne s’est présenté. La famille ignore quels droits médicaux, financiers ou sociaux s’appliquent. L’armée dit : « il est libéré ». Le ministère répond : « le dossier est en cours ». Et pendant ce temps, un jeune homme brisé physiquement et mentalement reste suspendu dans un vide administratif total.

Le plus ironique – ou le plus tragique – se trouve dans le document officiel de libération. Dans la section « évaluation du commandant », Aviv est décrit comme courageux, déterminé, sociable, efficace, respecté par ses pairs. Un soldat modèle. Un héros silencieux. Mais un héros que le système n’a pas su, ou pas voulu, accompagner jusqu’au bout.

Même la visite médiatisée du ministre de la Défense Israel Katz en décembre dernier n’a rien changé concrètement. Promesses, photos, paroles compatissantes… puis le silence.

Cette affaire dépasse le cas individuel d’Aviv Ifergan. Elle pose une question fondamentale à la société israélienne : que devient un soldat quand il n’est plus utile militairement, mais qu’il n’est pas encore reconnu civilement comme blessé de guerre ? Que vaut la promesse morale faite à ceux qui portent l’uniforme, lorsque la bureaucratie prend le pas sur la responsabilité humaine ?

À force de gérer les soldats blessés comme des dossiers et non comme des êtres humains, le système risque de perdre ce qui fait sa légitimité morale : le pacte implicite entre l’État et ceux qui acceptent de risquer leur vie pour lui.

Publication autorisée : le suspect de l’une des affaires sécuritaires les plus sensibles- Betzalel Zini, le frère du chef du Shin Bet

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La justice israélienne a autorisé ce mardi la publication d’une information particulièrement sensible : Bezalel Zini, frère de David Zini, actuel chef du Shin Bet, est soupçonné d’avoir participé à un réseau de contrebande de cigarettes vers la bande de Gaza. La police a annoncé avoir achevé son enquête et une déclaration de procureur a déjà été déposée, prélude au dépôt imminent d’un acte d’accusation.

Dès la semaine dernière, le tribunal avait pris soin de préciser que le chef du Shin Bet lui-même n’est pas suspecté dans cette affaire. En raison de ce lien familial direct, l’enquête est menée exclusivement par la police israélienne, et non par les services de sécurité intérieure.

Lors de l’audience, Shmuel Zini, un autre frère du suspect, a laissé entendre devant les caméras de la chaîne N12 que l’enquête viserait indirectement le chef du Shin Bet : « Vous savez très bien qui ils cherchent réellement. Le peuple d’Israël est assez intelligent pour comprendre la situation », a-t-il lancé.

Selon la décision judiciaire déjà publiée, l’enquête porte sur une affaire sécuritaire impliquant de nombreux suspects, soupçonnés d’avoir transféré des marchandises interdites de l’intérieur d’Israël vers Gaza en échange d’argent. Le tribunal insiste cependant : « Le chef du Shin Bet n’a aucune implication dans les faits reprochés. »

L’affaire a débuté il y a environ un mois et demi, lorsqu’une unité de Tsahal déployée sur la « ligne jaune » à Gaza a intercepté un camion suspect. À l’intérieur : des drones lourds, des dizaines de téléphones portables, des batteries, des pesticides et des câbles électriques — autant de produits classés comme bi-usages, c’est-à-dire civils en apparence mais potentiellement exploitables par le Hamas à des fins militaires. Certains drones saisis seraient capables de transporter jusqu’à 70 kilos de charge.

L’enquête conjointe de la police et du Shin Bet a mis au jour un véritable système organisé, impliquant des citoyens israéliens, juifs et arabes, ayant profité du passage de convois vers Gaza pour faire entrer des marchandises prohibées. Au total, 25 suspects ont été identifiés et arrêtés progressivement, dans le cadre d’une enquête menée sous un strict embargo médiatique.

Concernant Bezalel Zini, arrêté il y a une dizaine de jours, sa version reste ferme : « Je n’ai aucun lien avec ces trafics. Mon rôle se limitait à vérifier les camions entrant à Gaza, et c’est exactement ce que j’ai fait », a-t-il déclaré aux enquêteurs. Cette version est toutefois contestée par plusieurs autres suspects, qui l’accusent d’avoir fermé les yeux sur certaines cargaisons illégales en échange d’avantages financiers. Un responsable proche du dossier précise néanmoins que son implication serait marginale par rapport à d’autres membres du réseau.

Cette affaire, mêlant sécurité nationale, trafic vers Gaza et proximité avec les plus hauts niveaux de l’appareil sécuritaire israélien, promet de provoquer un retentissement politique et médiatique majeur dans les jours à venir, à mesure que les chefs d’accusation seront formellement rendus publics.

 

L’antisémitisme frappe encore la France : une école primaire juive vandalisée à Paris

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Un nouveau seuil a été franchi dans la banalisation de la haine antijuive en France. Dans la nuit de samedi à dimanche, l’école primaire juive Beit Hanna, établissement du réseau Loubavitch situé dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, a été la cible d’actes de vandalisme graves. Des inconnus ont brisé plusieurs fenêtres, arraché le panneau d’identification du bâtiment et endommagé une caméra de surveillance. L’attaque n’a pas fait de blessés, mais le symbole est lourd : une école juive, fréquentée par de jeunes enfants, a été visée.

Selon le parquet de Paris, les auteurs ne sont pas entrés dans l’établissement, mais les dégâts sont importants. Le panneau arraché a été retrouvé dans un parc voisin, comme un trophée abandonné. Une enquête pour « dégradations aggravées » a été confiée au commissariat du 20ᵉ arrondissement.

Une école, un symbole, une cible

L’école Beit Hanna School n’est pas un bâtiment anodin. Elle incarne à la fois l’éducation juive, la transmission identitaire et la présence visible du judaïsme dans l’espace public français. C’est précisément ce qui en fait une cible privilégiée. Attaquer une école, ce n’est pas seulement dégrader des murs : c’est envoyer un message d’intimidation aux familles, aux enfants, aux enseignants, et plus largement à toute la communauté juive.

Cet acte n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une dynamique inquiétante, confirmée par les chiffres officiels. Selon le French Ministry of the Interior, 1 570 actes antisémites ont été recensés en France en 2024. Sur les huit premiers mois de 2025, 889 incidents ont déjà été enregistrés. Ces chiffres, déjà alarmants, ne disent pas tout : de nombreux faits ne sont pas déclarés, par lassitude ou par peur.

Des promesses politiques… et une réalité brutale

En novembre dernier, le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez avait pourtant promis une « tolérance zéro » et un engagement « absolu » en faveur de la sécurité des institutions juives. Les mots sont forts, répétés après chaque attaque. Mais sur le terrain, les actes se multiplient, et les communautés ont le sentiment d’être livrées à elles-mêmes, protégées de manière ponctuelle mais jamais durable.

L’attaque contre Beit Hanna survient dans un climat où l’antisémitisme n’est plus marginal, mais souvent relativisé, dilué dans des discours politiques confus ou dissimulé derrière un antisionisme radical qui déborde régulièrement sur la haine des Juifs en tant que tels.

Une indignation… mais jusqu’à quand ?

En Israël, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le député Yossi Taieb a condamné fermement l’attaque, dénonçant « une antisémitisme brutale visant un établissement éducatif juif » et appelant les autorités françaises à user de « tous les moyens » pour protéger les communautés et sanctionner les auteurs.

Ces condamnations sont nécessaires. Mais elles soulèvent une question de fond : pourquoi faut-il attendre que des écoles soient vandalisées pour réagir ? Pourquoi l’antisémitisme n’est-il pas traité comme une urgence nationale permanente, au même titre que le terrorisme ou les violences extrémistes ?

Une violence qui s’installe dans le quotidien

Ce qui rend cette affaire particulièrement inquiétante, c’est sa banalité. Il ne s’agit pas d’un attentat spectaculaire, mais d’un acte de vandalisme nocturne. Justement : c’est ainsi que la haine s’installe durablement. Par petites touches. Par des fenêtres brisées. Par des symboles arrachés. Par la peur diffuse qui pousse des parents à se demander, chaque matin, si l’école de leurs enfants est vraiment un lieu sûr.

De plus en plus de familles juives en France vivent avec cette angoisse permanente. Certaines renforcent elles-mêmes la sécurité. D’autres envisagent le départ. L’émigration juive depuis la France, notamment vers Israël, n’est pas qu’un phénomène idéologique : elle est aussi une réponse concrète à un sentiment d’abandon.

Le test de la République

L’affaire de Beit Hanna pose une question centrale à la République française : est-elle encore capable de garantir à ses citoyens juifs une vie normale, visible et protégée ? Protéger une synagogue lors des grandes fêtes ne suffit pas. Il faut une politique cohérente, constante, assumée, qui traite l’antisémitisme non comme une conséquence collatérale des tensions internationales, mais comme un poison intérieur.

Tant que les écoles juives devront vivre derrière des grilles, des caméras et des patrouilles temporaires, la promesse d’égalité républicaine restera incomplète.

L’attaque contre Beit Hanna n’est pas un simple fait divers. C’est un signal d’alarme supplémentaire. Et comme souvent en France, la vraie question n’est pas de savoir si l’on condamne, mais si l’on agit réellement — et durablement.

Un accord avec l’Iran serait mauvais – mais voici les lignes rouges sur lesquelles Israël ne peut en aucun cas céder

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Par Tamir Hayman, ancien chef du renseignement militaire israélien et président de l’INSS

Selon Tamir Hayman, les circonstances actuelles rendent tout accord international destiné à sauver le régime iranien fondamentalement contraire aux intérêts sécuritaires d’Israël. Contrairement aux années précédentes, l’Iran ne disposerait plus, à ce stade, d’un projet nucléaire opérationnel, notamment à la suite des actions menées durant la récente « guerre des 12 jours ». Parallèlement, le régime des mollahs traverse une crise interne profonde, alimentée par une situation économique catastrophique et des mouvements de contestation qui fragilisent durablement sa stabilité. Dans ce contexte, offrir aujourd’hui un accord à Téhéran reviendrait, selon Hayman, à lui tendre une véritable bouée de sauvetage.

Israël met d’ailleurs en garde Washington contre le risque d’un « mauvais accord ». Si l’option privilégiée reste de laisser le régime iranien s’enliser dans la crise qu’il a lui-même provoquée, la réalité stratégique impose toutefois d’anticiper un scénario dans lequel les États-Unis décideraient malgré tout d’ouvrir la voie à un compromis avec Téhéran. Dans ce cas, plusieurs principes non négociables doivent impérativement être imposés.

Le premier concerne les sanctions. Leur levée ne doit en aucun cas être immédiate ni totale, et les avoirs iraniens gelés ne doivent pas être libérés d’un seul coup. Un afflux massif de liquidités sauverait artificiellement un régime à bout de souffle – exactement ce qu’il recherche.

Deuxième ligne rouge : le nucléaire. Au-delà de l’exigence d’une enrichissement zéro, de l’extraction de tout uranium enrichi et du démantèlement des centrifugeuses, l’accord doit impérativement traiter de la dimension militaire du programme, notamment le développement d’une ogive nucléaire. Là aussi, des restrictions strictes et un contrôle rigoureux sont indispensables.

Troisième point fondamental : le contrôle international. Il doit être total, permanent et sans date d’expiration, couvrant aussi bien l’enrichissement que l’ensemble du programme nucléaire, avec un droit d’accès à tous les sites, sans exception.

Quatrième exigence : les missiles balistiques. Un accord qui ne limiterait ni la portée des missiles iraniens ni les types d’ogives constituerait une faille stratégique majeure. Israël doit exiger des restrictions claires dans ce domaine.

Enfin, aucun compromis n’est acceptable sans une prise en compte sérieuse du terrorisme régional. Cela implique l’interdiction de tout financement des milices pro-iraniennes et des limitations sévères sur l’exportation d’armes vers les proxies de Téhéran au Moyen-Orient.

Tamir Hayman reste néanmoins sceptique quant à la possibilité qu’un tel accord voie le jour. Selon lui, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, est trop rigide et trop affaibli par l’âge pour accepter une liste aussi contraignante. Mais l’absence d’accord ne signifie pas pour autant un recours automatique à la force. Si l’option militaire doit rester crédible et clairement affichée, notamment par la présence massive des forces américaines dans la région, une troisième voie existe : l’intensification réelle des pressions économiques, un durcissement significatif – voire un encerclement partiel – et le maintien d’une menace constante, jusqu’à ce que le régime iranien s’effondre sous le poids de ses propres échecs.

Dans cette optique, Hayman estime que le président américain Donald Trump agit avec pragmatisme en conservant l’ensemble des options ouvertes et une marge de manœuvre stratégique maximale grâce au déploiement militaire américain au Moyen-Orient.

Le fruit inestimable de la révolte du peuple d’Iran : le reflux de l’islam ! – Par Philippe ARNON

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Oui d’accord ! la révolte du peuple d’Iran ne s’est pas transformée en révolution et c’est bien sûr regrettable. Elle n’a pas été, malheureusement ! une vague populaire structurée, organisée, théorisée avec un état-major politique pour la diriger. Il y a eu de la naïveté et même -cela fait mal de le dire- une irresponsabilité qui explique l’échec et la terreur inouïe qui a suivi. Mais ce n’est peut-être pas si désespérant que cela, au contraire ! Car il y a eu une humeur grandiose, l’émergence d’un esprit généralisé qui ne disparaîtra plus jamais. Il y a désormais deux Iran : les 4 millions qui sont les serviteurs de la satanocratie des mollahs, les tyranneaux, ceux que La Boétie a décrit dans son Discours de la servitude volontaire, c’est à dire les tueurs au service du tyran. Et puis et surtout, il y a les 86 millions d’Iraniens. Certes, ils ne sont pas tous sortis dans la rue pour crier qu’ils en avaient vraiment marre mais ils sont sortis un peu partout dans le pays. Enfin et surtout, ils ont signifié au monde entier, la faillite de l’islam, que s’en était fini désormais de l’enracinement de cette religion infernale sur les esprits ! On en est arrivé en Iran à une désacralisation du religieux bref, à une réelle sécularisation du même type que celle qui a commencé à se produire en Europe à partir de la fin XIXème et début XXème.
Les Iraniens ont franchi quelque chose d’impalpable : le voile, les ayatollahs, les mollahs, les symboles chiites, les mosquées (certaines ont été brûlées!) tous ces symboles sont désormais rejetés. Pour les femmes, l’islam est vécue comme une prison corporelle : elles veulent s’habiller comme elles l’entendent, se maquiller, jeter à tout jamais ce voile idiot qu’elles vivent comme une humiliation, aimer comme elles l’entendent, chanter dans la rue sans entendre cette saloperie de coup de sifflet effrayant parce qu’il précède une arrestation. La loi islamique pour elles, est associée à la violence sexuelle, judiciaire et familiale. Les Iraniens veulent de l’air, de la poésie comme ils l’ont toujours aimée depuis des millénaires. Ils veulent vivre, respirer, s’exprimer, se déplacer normalement, conscients évidemment de ne pas commettre pour autant des kaba’ir et d’ailleurs, tout cela, ils s’en foutent désormais !
 
En Iran, l’islam, depuis ses débuts en 1979, n’aura été qu’un système social et politique, une administration, punitive qui plus est, et dont la réalisation pratique quotidienne par sa nocivité, a abouti à user en chacun sa spiritualité bref, sa foi. Comment peut-on conserver son regard vers Dieu quand ceux qui L’ont institutionnalisé, ne sont que des oppresseurs et quels oppresseurs ! La rupture est entamée à tout jamais entre le pouvoir et le peuple … d’autant que c’est surtout la jeunesse qui galvanise le mouvement et la jeunesse, c’est l’énergie, c’est la vie qui va se perpétuer. L’Iran est désormais une malencontreuse artificialité, une machine bancale qui demain peut à tout jamais reprendre feu et qui, inmanquablement, reprendra feu !
 
Près de 90 millions d’Iraniens viennent de montrer au monde entier qu’ils rejetaient l’islam, qu’ils voyaient celui-ci d’une autre façon, c’est à dire en personnes sensées et libres. Certains vont même jusqu’à cracher sur cette religion car ils ont compris qu’elle n’était que la manifestation de Satan. Qu’est-ce que Satan en effet, si ce n’est pas la cruauté et la volonté d’exterminer les kouffar ?
Mais cette révolution qui vient d’échouer dans l’impossibilité de jeter les voyoux qui accaparent le pouvoir, vient de réussir le plus beau triomphe qu’il soit donné à l’humanité aujourd’hui : CELLE PAR SON EFFET DE MIMETISME, D’AMORCER LE REFLUX DE L’ISLAM DANS LE MONDE ! Car il n’est pas possible que tout un peuple, -et de surcroît un peuple plusieurs fois millénaire- qui a montré aux yeux du monde son rejet profond de l’islam, n’influence pas les autres peuples qui vivent chaque jour sous le joug de cette religion inhumaine !!! Le régime des mollahs a manifestement perdu, en ce tout début d’année 2026, son prestige mondial et il est certain que beaucoup de musulmans le considèrent désormais comme un repoussoir et s’interroge avec angoisse sur la légitimité de la nature de leurs propres gouvernements qui tous, ont constitutionnalisé l’islam. Le reflux est désormais inéluctable, PARTOUT !
 
Evidemment, l’islam ne va pas, malheureusement ! disparaître d’un coup de baguette magique, par enchantement. Je ne suis pas naïf. Dans les zones rurales principalement, il reste encore bien enraciné.  Et puis, il va y avoir bien évidemment des forces de freinage. A ce titre, l’Iran, eu égard aux autres pays musulmans, est privilégié. Il possède une civilisation pré-islamique millénaire avec une mémoire historique ininterrompue et une idendité nationale antérieure, écrite et codifiée. Chez les jeunes Iraniens, la conquête islamique est vécue comme une défaite civilisationnelle et partant, comme une interruption historique. Et donc, et sans doute inconsciemment, s’opposer à l’islam, c’est se reconnecter à une identité propre qui apparaît comme une alternative naturelle. Le problème, c’est que peu de pays musulmans ont cette chance de l’Iran, l’Egypte et la Turquie sans doute mais pas de façon aussi marquée. Dans les pays d’Asie centrale puis en Bosnie-Herzégovine et en Albanie, le communisme aura eu moins l’avantage de faire de l’islam un reliquat culturel et identitaire mais pas prescriptif. Il n’en reste pas moins que dans les centres urbains, le reflux de l’islam est déjà bien amorcé et il y a tout lieu de croire que l’exemple iranien va accélérer l’émancipation. Il ne peut pas en être autrement car les peuples vont se sentir encouragés, plus hardis : « Puisque les Iraniens l’on fait, pourquoi pas nous ? D’autant plus qu’il n’y a pas de pouvoir plus horrible que le leur ! » Peut-être, peut-on dire que la révolte iranienne va t-elle se cumuler avec l’esprit des Printemps arabes et tout emporter. Quel bienfait alors pour l’humanité toute entière !!! Peut-être enfin, Donald Trump va t-il enfin déclencher l’apocalypse sur la satanocratie des mollahs boostant le mouvement de libération ! En tous cas, il prend son temps.
Je suis goy. Vive Israël !
Philippe ARNON

« Nous sommes prêts » : un ministre israélien affirme qu’Israël est prêt à une frappe contre l’Iran

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Alors que la tension régionale continue de monter autour de l’Iran, Israël affiche un message clair de préparation militaire totale. Le ministre et membre du cabinet de sécurité Yoav Kisch a déclaré ce dimanche qu’Israël est prêt « aussi bien en défense qu’en attaque », dans le cadre d’un scénario de frappe américaine contre l’Iran ou d’une riposte iranienne visant l’État hébreu.

S’exprimant sur les ondes de la radio Galei Israel, Yoav Kisch a averti que toute attaque iranienne contre Israël entraînerait une réponse d’une ampleur inédite.
« Si l’Iran décide à un moment donné d’attaquer Israël, le coup qu’il recevra sera bien plus dur que tout ce qu’il a connu jusqu’à présent, y compris lors de l’opération Am Kelavi », a-t-il affirmé.
Selon lui, Tsahal dispose de nombreuses capacités et de cibles opérationnelles que l’Iran “ne connaît pas encore”, soulignant ainsi un niveau élevé de préparation offensive.

Une préparation militaire confirmée au plus haut niveau

Ces déclarations interviennent quelques heures après qu’il a été officiellement autorisé à la publication que le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, s’est rendu à Washington au cours du week-end. Lors de cette visite, Zamir a rencontré des responsables américains afin de discuter de la montée des tensions avec l’Iran et du renforcement de la coordination sécuritaire entre Israël et les États-Unis.

Cette visite s’inscrit dans une série de contacts intensifs entre Jérusalem et Washington, alors que les États-Unis poursuivent le déploiement de forces militaires dans la région et multiplient les exercices de dissuasion. En Israël, l’hypothèse d’une frappe américaine contre des cibles iraniennes – notamment nucléaires ou balistiques – est prise très au sérieux.

Défense et attaque : deux volets d’une même stratégie

Yoav Kisch a insisté sur le fait que la préparation israélienne repose sur deux axes complémentaires :
la défense, avec des systèmes comme le Dôme de fer et les autres couches de défense aérienne,
l’attaque, avec des capacités offensives prêtes à être activées immédiatement.

Le message adressé à Téhéran est sans ambiguïté : Israël ne se contentera pas d’absorber un coup, mais répondra de manière massive si ses intérêts vitaux ou sa population sont menacés. Cette posture vise également à renforcer la dissuasion et à réduire la tentation iranienne d’une escalade directe ou indirecte via ses proxys régionaux.

Un climat de tension durable

À Jérusalem, les responsables politiques et militaires estiment que les prochaines semaines seront décisives. Même si aucune décision américaine officielle n’a encore été annoncée, la préparation israélienne se poursuit sans relâche, dans un contexte où chaque déclaration, chaque mouvement de troupes et chaque exercice militaire est interprété comme un signal stratégique.

Les propos de Yoav Kisch traduisent ainsi la ligne officielle israélienne actuelle : calme en surface, mais préparation maximale en profondeur, face à un Iran perçu comme la menace stratégique centrale pour la sécurité nationale d’Israël.

Le « djihad vert » : quand les arbres deviennent une arme stratégique contre Israël

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À l’approche de Tou Bichvat, la fête juive des arbres et du renouveau de la terre, un contraste saisissant se dessine sur le terrain. Tandis qu’en Israël cette journée symbolise l’enracinement, la vie et la souveraineté, dans les territoires de Judée-Samarie se développe une stratégie parallèle qualifiée par ses détracteurs de « djihad vert » : une utilisation systématique de la plantation d’arbres comme outil politique, territorial et idéologique contre l’État d’Israël.

Selon plusieurs organisations israéliennes, au premier rang desquelles le mouvement Im Tirtzu, cette stratégie est menée par des ONG arabes et palestiniennes, avec un rôle central attribué à l’organisation APN (Arab Protection Network), basée en Jordanie. Officiellement engagée dans la défense de l’environnement, APN serait en réalité au cœur d’un projet méthodique visant à prendre le contrôle de terres d’État par des moyens agricoles et juridiques, tout en enveloppant l’opération d’un discours écologique.


🌱 Une guerre silencieuse par la terre

Le principe est aussi discret qu’efficace. En Judée-Samarie, le droit foncier en vigueur prévoit qu’une terre cultivée de manière continue pendant dix ans peut devenir difficilement récupérable par l’État, et ne peut plus être déclarée « terre domaniale ». Les organisations impliquées exploitent cette faille juridique en plantant massivement des arbres – oliviers, pins, caroubiers – sur des terrains stratégiques.

Les chiffres avancés sont considérables :

  • 3,5 millions d’arbres déjà plantés,
  • un objectif de 5 millions d’ici la fin de l’année,
  • plus de 120 000 dounams concernés en Judée-Samarie et à Gaza,
  • plus de 322 000 arbres dans la région d’Hébron et 307 000 autour de Jérusalem, dans le but explicite de bloquer l’expansion des implantations juives.

Selon Im Tirtzu, il s’agit d’une « ceinture d’étranglement territoriale », conçue pour fragmenter la continuité israélienne et créer des faits accomplis irréversibles.


🌳 Quand l’écologie glorifie le terrorisme

L’un des aspects les plus choquants révélés concerne l’usage symbolique des plantations. Des milliers d’arbres auraient été plantés à la mémoire de terroristes palestiniens, y compris 550 arbres dédiés à un terroriste ayant assassiné trois Israéliens lors de l’attentat du pont Allenby. Pour les organisations israéliennes, il ne s’agit plus seulement d’un combat foncier, mais d’une instrumentalisation idéologique de la nature, mêlant écologie, nationalisme radical et glorification de la violence.

Les dirigeants d’APN ne s’en cachent guère. Sa présidente a publiquement soutenu l’objectif de « libérer la Palestine du fleuve à la mer », un slogan largement reconnu comme appel à la disparition d’Israël. Le financement de l’organisation proviendrait, selon les mêmes sources, de fonds qataris, koweïtiens, ainsi que de fondations occidentales liées à George Soros – un cocktail qui alimente une controverse internationale.


🇮🇱 La riposte israélienne : planter pour rester

Face à cette offensive silencieuse, Im Tirtzu a lancé depuis plusieurs années une contre-stratégie assumée, reposant elle aussi sur la terre, mais avec un objectif inverse : préserver les terres d’État et renforcer la souveraineté israélienne.

Le projet phare, intitulé « Nous plantons la souveraineté », consiste à organiser des plantations massives dans des zones clés, afin d’empêcher toute prise de possession adverse, tant sur le plan juridique que physique. À ce jour :

  • 150 événements de plantation ont déjà eu lieu,
  • des dizaines de milliers d’arbres ont été plantés,
  • dans des zones hautement sensibles :
    • sud du mont Hébron,
    • Binyamin,
    • Samarie,
    • Goush Etzion,
    • vallée du Jourdain,
    • Néguev,
    • Galilée.

Pour les organisateurs, chaque arbre planté n’est pas seulement un symbole écologique, mais un marqueur territorial et juridique, destiné à garantir que la terre reste entre les mains de l’État d’Israël.


✡️ Tou Bichvat, idéologie et souveraineté

Cette année, Tou Bichvat prend une dimension éminemment politique et émotionnelle. De nombreuses plantations sont dédiées à la mémoire des soldats tombés lors de la guerre « Épées de fer », ainsi qu’aux victimes civiles du terrorisme. Là où l’ennemi cherche à « planter la mort », les organisateurs israéliens affirment vouloir planter la vie, l’enracinement et la continuité juive.

Le rabbin Shmuel Eliyahu a publiquement appelé à soutenir ces initiatives, rappelant que la mitsva du yishouv haaretz (l’établissement sur la terre d’Israël) est un commandement fondamental du judaïsme. Pour de nombreuses familles endeuillées, ces plantations constituent également une forme de mémoire vivante, un prolongement de l’engagement de leurs proches.


🌍 Une bataille qui dépasse les arbres

Derrière les feuilles et les racines, c’est une lutte stratégique à long terme qui se joue. Le « djihad vert » et la riposte israélienne montrent que le conflit israélo-palestinien ne se limite plus aux armes, aux diplomates ou aux tribunaux internationaux, mais se déplace aussi vers des champs, des collines et des plantations.

À l’ère où l’écologie est devenue un langage universel, la terre elle-même est devenue un champ de bataille narratif, juridique et politique. Et en ce Tou Bichvat 2026, planter un arbre n’est plus seulement un geste symbolique : c’est, pour les deux camps, un acte de souveraineté.

Le volcan iranien : fête nationale et pression américaine menacent d’embraser la région

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Les prochains jours s’annoncent parmi les plus sensibles que l’Iran et le Moyen-Orient aient connus depuis des mois. La combinaison explosive d’un calendrier symbolique chargé, d’une contestation intérieure persistante et d’une pression américaine sans précédent place Téhéran dans une situation de quasi-ébullition. À Jérusalem, les signaux sont interprétés avec une extrême prudence : tous les scénarios, du bras de fer prolongé à l’escalade militaire régionale, sont désormais envisagés.

Depuis ce matin et jusqu’au 10 février, l’Iran célèbre les jours du Fajr, période marquant l’anniversaire de la révolution islamique de 1979 et le retour de l’ayatollah Khomeini à Téhéran. Officiellement, il s’agit de jours de fête nationale, rythmés par des rassemblements, des discours et des démonstrations de loyauté au régime. Mais cette année, l’atmosphère est radicalement différente. Ces célébrations se déroulent dans un contexte de tension sociale profonde, alimentée par des mois de protestations, de répression violente et d’un malaise économique persistant.

À cette séquence déjà sensible s’ajoute une autre date critique : le 15 février, qui marquera les quarante jours depuis la mort de nombreux manifestants tués lors des dernières vagues de répression. Dans la tradition chiite, ce quarantième jour est un moment de deuil collectif et de mobilisation. Les services de renseignement israéliens et américains estiment que des dizaines de milliers de personnes, y compris des familles de victimes, pourraient à nouveau descendre dans les rues, ravivant des émeutes que le régime peine à contenir durablement.

Parallèlement à cette pression intérieure, l’Iran fait face à un ultimatum américain d’une sévérité inhabituelle. Le président des États-Unis, Donald Trump, a adopté une approche décrite à Jérusalem comme un « bâton sans carotte ». Selon des sources israéliennes, Washington a transmis à Téhéran une liste d’exigences drastiques en échange de l’absence d’action militaire : la remise de quelque 400 kilogrammes d’uranium enrichi aux États-Unis, le démantèlement complet du programme nucléaire, la destruction et l’exportation de l’arsenal de missiles balistiques, ainsi que le démantèlement de l’ensemble du réseau de proxys régionaux de l’Iran.

Cette dernière exigence vise directement des organisations telles que le Hezbollah au Liban, les milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie, les Houthis au Yémen et le Hamas à Gaza. Pour Téhéran, accepter de telles conditions reviendrait à renoncer aux piliers mêmes de sa stratégie régionale et de sa capacité de dissuasion.

La réponse iranienne, pour l’instant, est celle de la démonstration de force. Ces derniers jours, l’Iran a multiplié les exercices militaires, incluant des tirs de missiles balistiques et des manœuvres navales. Ce dimanche doit débuter un exercice majeur dans la région stratégique du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce mondial du pétrole. À Washington, ce geste est perçu comme une provocation directe, « un doigt dans l’œil », selon l’expression employée par des responsables américains.

En Israël, l’évaluation dominante est que l’Iran ne cédera pas aux exigences américaines. Les analystes estiment que le régime préfère le risque d’une confrontation contrôlée à une capitulation qui pourrait être interprétée comme un aveu de faiblesse, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Dans cette logique, la trajectoire actuelle semble mener vers un chemin de collision, même si la forme et le calendrier de cette confrontation restent incertains.

Les explosions signalées ces derniers jours dans plusieurs régions d’Iran ont, quant à elles, suscité de nombreuses spéculations. À Jérusalem, les autorités tiennent à préciser qu’il ne s’agit ni d’actions israéliennes ni américaines. Selon les évaluations, ces incidents seraient plutôt le fait d’acteurs locaux cherchant à raviver la contestation intérieure, profitant du climat déjà inflammable.

Face à cette situation, Tsahal se prépare activement. En Israël, les responsables sécuritaires soulignent que l’armée est prête à une large gamme de scénarios, tant défensifs qu’offensifs. Une attention particulière est portée aux proxys iraniens, en premier lieu le Hezbollah au Liban et les Houthis. Ces derniers jours, Tsahal a intensifié ses efforts pour entraver le renforcement militaire du Hezbollah, notamment en ciblant ses infrastructures d’entraînement et de stockage d’armes.

Le message israélien est clair : si l’Iran se sent menacé ou attaqué, il tentera très probablement d’activer ses relais régionaux. Et si le Hezbollah ou d’autres milices décident de frapper Israël, la riposte sera sévère et disproportionnée. Cette équation rend la période actuelle extrêmement volatile, où un incident localisé pourrait rapidement dégénérer en confrontation régionale élargie.

Ainsi, entre célébrations officielles, deuil populaire, ultimatum américain et démonstrations militaires, l’Iran ressemble aujourd’hui à un volcan sous pression, dont l’éruption pourrait être déclenchée par une étincelle imprévisible. En Israël, on observe, on anticipe et on se prépare, conscient que les décisions prises – ou évitées – dans les prochains jours pourraient redessiner durablement l’équilibre stratégique du Moyen-Orient.

L’Iran a-t-il trouvé une parade aux bombardements des B-2 ? Le site spécial que le régime est en train de construire

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De nouvelles images satellites analysées ces derniers jours relancent une inquiétude majeure au sein des milieux sécuritaires occidentaux et israéliens : l’Iran semble accélérer la construction d’installations nucléaires beaucoup plus profondes et mieux protégées, potentiellement capables de résister même aux frappes des bombardiers stratégiques américains B-2. L’objectif présumé : réduire l’efficacité des options militaires occidentales et gagner du temps dans la course stratégique autour du nucléaire.

Selon des informations révélées par des analyses de la société Planet Labs et relayées par l’agence Associated Press, l’Iran multiplie depuis plusieurs semaines des travaux de camouflage et de réorganisation sur ses principaux sites nucléaires endommagés lors de frappes attribuées à Israël et aux États-Unis. Des structures temporaires ont notamment été installées au-dessus de bâtiments touchés dans les complexes de Natanz et d’Isfahan, limitant fortement la capacité d’observation satellitaire.

Cette évolution intervient dans un contexte particulier : les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique n’ont actuellement aucun accès direct à plusieurs sites sensibles en Iran. De fait, la surveillance internationale repose presque exclusivement sur l’imagerie satellitaire. En érigeant des hangars, en modifiant les entrées et en obstruant certains tunnels, Téhéran complique considérablement l’évaluation des dégâts réels et des activités en cours.

D’après plusieurs experts occidentaux, ces travaux ne correspondent pas à une simple phase de reconstruction rapide. Ils viseraient avant tout à extraire discrètement du matériel critique, des équipements sensibles et potentiellement des stocks d’uranium enrichi ayant survécu aux frappes. Autrement dit, il s’agirait moins de rebâtir que de sauver ce qui peut l’être, tout en dissimulant l’ampleur réelle des dommages infligés aux infrastructures nucléaires.

Mais l’élément le plus préoccupant se situe ailleurs. Des images satellites prises à proximité de Natanz montrent une activité de creusement soutenue sur un nouveau site souterrain situé dans la zone montagneuse de Kuh-e Kolang Gaz La. Les monticules de terre visibles sur les clichés s’agrandissent de jour en jour, signe de travaux intensifs et prolongés. Les analystes estiment que l’Iran serait en train d’y construire une installation nucléaire extrêmement profonde, bien au-delà des standards connus jusqu’à présent.

Si cette hypothèse se confirme, il s’agirait d’un changement stratégique majeur. Jusqu’ici, les installations nucléaires iraniennes, même enterrées, restaient théoriquement vulnérables aux munitions pénétrantes américaines transportées par le bombardier furtif B‑2 Spirit. Ces appareils sont capables de frapper des cibles fortement protégées grâce à des bombes spécialement conçues pour pénétrer des couches épaisses de béton et de roche. En creusant encore plus profondément, l’Iran chercherait à repousser cette limite.

À Isfahan, des indices similaires ont été observés. Des tunnels ont été volontairement bloqués, certaines entrées ont été modifiées ou redessinées, et de nouveaux systèmes de protection semblent avoir été installés. Ces mesures visent clairement à segmenter les sites, limiter la propagation des ondes de choc et réduire la probabilité qu’une frappe unique puisse neutraliser l’ensemble des capacités souterraines.

Sur le plan stratégique, ce choix traduit une profonde inquiétude à Téhéran. Les experts estiment que ces efforts de dissimulation reflètent davantage une peur de l’exposition internationale qu’une réelle confiance dans la capacité de reconstruction. En clair, le régime chercherait avant tout à empêcher que l’ampleur des pertes subies par son programme nucléaire ne soit révélée, tant à sa population qu’à ses adversaires.

Dans le même temps, la tension politique continue de monter. Les États-Unis multiplient les signaux laissant entendre qu’une nouvelle escalade reste possible si l’Iran poursuit ses activités nucléaires sans transparence. De son côté, Téhéran martèle que toute attaque supplémentaire entraînerait une riposte régionale élargie, impliquant ses alliés et proxys au Moyen-Orient.

Pour Israël, ces développements sont suivis avec une attention extrême. La perspective d’installations nucléaires iraniennes devenant quasiment inatteignables par voie aérienne modifierait profondément l’équation sécuritaire. Elle réduirait l’efficacité de l’option militaire classique et renforcerait la capacité de dissuasion iranienne, même sans franchissement officiel du seuil nucléaire.

Plusieurs spécialistes soulignent toutefois que creuser plus profondément ne garantit pas une invulnérabilité totale. D’autres options existent : frappes répétées, sabotage, cyberattaques, ou pressions diplomatiques et économiques accrues. Mais une chose est claire : en investissant massivement dans des sites ultra-profonds, l’Iran cherche à gagner du temps, à compliquer toute décision militaire occidentale et à renforcer sa position dans d’éventuelles négociations futures.

À ce stade, les travaux observés constituent moins le signe d’un redémarrage serein du programme nucléaire que l’illustration d’un régime sur la défensive, conscient d’avoir subi des coups sérieux et déterminé à empêcher que ses vulnérabilités ne soient pleinement exposées. Pour la communauté internationale, et en particulier pour Israël et les États-Unis, la question n’est plus seulement de savoir si l’Iran poursuit son programme nucléaire, mais jusqu’où il est prêt à aller pour le rendre hors d’atteinte.