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🔴 Scandale Polymarket : un réserviste israélien accusé d’avoir utilisé des informations classifiées pour parier sur une attaque contre l’Iran

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La plateforme Polymarket informations classifiées se retrouve au cœur d’une affaire sécuritaire explosive en Israël.
Un réserviste de Tsahal et un civil sont accusés d’avoir exploité des données internes confidentielles pour parier en ligne sur des événements militaires sensibles, notamment une frappe israélienne en Iran.

Le tribunal a autorisé ce jeudi la publication partielle de cette enquête menée conjointement par le Shin Bet, le ministère israélien de la Défense et la police.

Selon les autorités, plusieurs suspects ont été arrêtés.
Un réserviste et un civil ont été inculpés pour infractions sécuritaires graves, corruption et entrave à la justice.

Dans un communiqué officiel, les services de sécurité soulignent que les paris basés sur des informations classifiées représentent un risque sécuritaire majeur pour les opérations de Tsahal et pour la sécurité nationale.


Comment fonctionnait le système sur Polymarket ?

Polymarket est une plateforme internationale de paris prédictifs fonctionnant via cryptomonnaies.

N’importe quel utilisateur peut :

  • S’inscrire sous pseudonyme
  • Miser en actifs numériques
  • Parier sur la survenue d’événements politiques ou géopolitiques

Pendant la guerre entre Israël et l’Iran en juin dernier, des analystes avaient repéré un utilisateur anonyme, surnommé “Rico Suave”, dont les prédictions sur une attaque israélienne en Iran se sont révélées d’une précision troublante.

Il aurait investi environ 13 000 dollars sur plusieurs scénarios :

  • Israël attaquera l’Iran avant fin juin
  • Israël attaquera avant juillet
  • Israël frappera le 13 juin
  • L’opération se terminera avant juillet

Toutes ces prévisions se sont réalisées.

Résultat estimé : plus de 153 000 dollars de bénéfices nets.


Un risque stratégique réel pour la sécurité israélienne

Les autorités insistent : l’affaire dépasse largement le cadre d’un simple délit financier.

L’exploitation d’informations sensibles peut :

  • Révéler indirectement des intentions opérationnelles
  • Attirer l’attention d’acteurs étrangers
  • Permettre à des services hostiles d’analyser des flux financiers suspects

Dans un contexte de tensions régionales accrues avec l’Iran, ce type de comportement peut fragiliser la dissuasion israélienne.

Pour rappel, Infos-Israel.News suit de près les développements liés à :


Enquête toujours sous secret partiel

Le tribunal a maintenu une interdiction de publication concernant l’identité des suspects et certains éléments de l’enquête.

L’affaire pourrait encore s’élargir si des complicités supplémentaires étaient établies.

Selon les services de sécurité :

« Nous considérons avec la plus grande gravité toute utilisation illégale d’informations classifiées et agirons avec fermeté contre toute personne impliquée. »


Pourquoi Polymarket inquiète les services de renseignement ?

Les plateformes de prédiction géopolitique sont devenues un indicateur informel des tendances internationales.

Mais lorsque des paris semblent anticiper avec exactitude des opérations militaires réelles, la question devient sécuritaire.

Des médias internationaux comme Bloomberg ont déjà analysé l’impact des marchés prédictifs sur la politique mondiale.

La frontière entre spéculation légitime et exploitation de renseignement sensible devient alors extrêmement mince.


FAQ

### Qu’est-ce que Polymarket ?

Polymarket est une plateforme de marchés prédictifs permettant de parier en cryptomonnaie sur des événements politiques, économiques ou géopolitiques.

### Pourquoi cette affaire est-elle considérée comme grave ?

Parce que les suspects auraient utilisé des informations classifiées liées à des opérations militaires israéliennes.

### Le Shin Bet est-il impliqué dans l’enquête ?

Oui, l’enquête est menée notamment par le Shin Bet, le ministère de la Défense et la police israélienne.

### Y a-t-il un lien direct avec une attaque contre l’Iran ?

Les paris portaient précisément sur une frappe israélienne en Iran en juin dernier.

🔴 Iran – Miriam Adelson : le chef de la diplomatie iranienne attaque la proche de Donald Trump

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La tension monte entre l’Iran et Miriam Adelson.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a publié un message virulent visant la milliardaire américano-israélienne Miriam Adelson, réputée proche du président américain Donald Trump.

Dans un tweet offensif, Araghchi a remis en cause les déclarations récentes d’Adelson sur l’Iran, affirmant que le « narratif » qu’elle promeut servirait des intérêts particuliers.

Cette sortie intervient alors que les tensions entre Washington, Jérusalem et Téhéran connaissent une nouvelle phase de crispation stratégique.


Une accusation directe contre l’influence pro-Trump

Dans son message, Araghchi écrit :

« Chaque fois qu’un porte-voix diffuse une affirmation dramatique concernant l’Iran, il convient de se demander qui elle sert réellement. »

Il répondait à un article publié par Miriam Adelson, dans lequel elle affirmait que l’Iran aurait « trompé » Donald Trump sur certaines questions sensibles liées aux engagements iraniens.

Le ministre iranien a contesté ces accusations, déclarant notamment :

  • Aucune exécution n’aurait eu lieu dans le contexte évoqué
  • Aucun processus judiciaire n’aurait été finalisé
  • Plus de 2 000 détenus auraient bénéficié d’une grâce

Il conclut en suggérant que ceux qui diffusent une version différente devraient répondre à la question : qui profite de ce récit ?


Pourquoi l’Iran cible-t-il Miriam Adelson ?

Miriam Adelson est considérée comme une figure influente dans les cercles conservateurs américains et un soutien majeur de Donald Trump.

Son influence sur la politique américaine au Moyen-Orient a souvent été évoquée dans les médias internationaux.

Selon des analyses publiées par Reuters et Bloomberg, les relations entre l’administration Trump et l’Iran restent extrêmement sensibles, notamment sur :

  • Le programme nucléaire iranien
  • Les sanctions économiques
  • Les réseaux régionaux soutenus par Téhéran

Dans ce contexte, toute déclaration publique d’une personnalité proche du président américain peut être perçue par Téhéran comme une tentative d’influence stratégique.


Un message qui s’inscrit dans une bataille de communication

Au-delà de la polémique personnelle, cette attaque s’inscrit dans une guerre de narratifs.

L’Iran cherche à :

  • Délégitimer les critiques occidentales
  • Présenter ses décisions comme modérées
  • Minimiser les accusations liées aux droits humains

De son côté, le camp pro-Trump maintient une ligne dure contre Téhéran.

Cette confrontation verbale intervient alors que le dossier iranien reste central dans les débats sécuritaires régionaux.


Quel impact pour Israël et la sécurité régionale ?

Israël suit de près chaque signal provenant de Téhéran.

Les tensions diplomatiques entre l’Iran et l’entourage de Donald Trump peuvent avoir des répercussions directes sur :

  • La dissuasion israélienne
  • Les négociations internationales
  • Les équilibres militaires au Moyen-Orient

Infos-Israel.News analyse régulièrement :

  • Les développements sur l’Iran
  • Les positions américaines au Moyen-Orient
  • Les enjeux de sécurité israélienne
  • Les tensions régionales

La bataille des mots précède souvent celle des décisions stratégiques.


FAQ

### Pourquoi Abbas Araghchi critique-t-il Miriam Adelson ?

Parce qu’elle a affirmé que l’Iran aurait trompé Donald Trump, ce que Téhéran dément catégoriquement.

### Miriam Adelson influence-t-elle la politique américaine ?

Elle est considérée comme proche du président Trump et active dans les milieux conservateurs influents.

### Cette polémique peut-elle aggraver les tensions ?

Oui, car elle alimente un climat déjà tendu autour du dossier nucléaire iranien.

### Israël est-il directement impliqué ?

Non dans cette déclaration précise, mais la sécurité israélienne reste liée aux évolutions du dossier iranien.

Ehud Barak s’enlise : « Ils étaient choqués, c’est scandaleux ! »

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Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, est sorti de son silence ce mardi matin et a réagi pour la première fois publiquement à la tempête politique provoquée par les révélations entourant l’ancien Premier ministre Ehud Barak. Invité sur les ondes de la radio 103FM, Lapid a livré une attaque frontale à la fois contre le Premier ministre en exercice Benjamin Netanyahou et contre Barak, dans un contexte de fortes tensions autour d’enregistrements et de déclarations attribuées à ce dernier.

Dans son intervention, Lapid a d’abord concentré ses critiques sur l’entourage du chef du gouvernement, évoquant ce qu’il a qualifié de pratiques dangereuses et profondément inquiétantes. Selon lui, certains documents et comptes rendus sécuritaires auraient été rédigés, manipulés ou présentés de manière trompeuse. Il a accusé des acteurs non identifiés d’avoir pris des matériaux de renseignement sensibles pour les transformer en une version déformée des faits. Lapid a insisté sur le caractère grave de telles agissements, estimant qu’il ne s’agissait pas d’erreurs isolées mais d’un procédé susceptible de nuire à la confiance dans les institutions de sécurité.

Poursuivant sur ce registre, le chef de l’opposition a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation des débats sécuritaires. Il a expliqué que sélectionner uniquement les éléments qui servent un agenda politique, tout en effaçant les positions exprimées par les responsables sécuritaires professionnels, constitue une ligne rouge. À ses yeux, se présenter comme simple « observateur » sur des sujets de sécurité nationale, tout en réécrivant les faits, est inacceptable et met en danger le fonctionnement démocratique de l’État.

Mais c’est surtout lorsqu’il a abordé les propos attribués à Ehud Barak que le ton de Lapid s’est durci. Réagissant aux enregistrements et aux échanges qui auraient refait surface, notamment dans le contexte des révélations liées à Jeffrey Epstein, Lapid a parlé sans détour d’un scandale. Il a déclaré que le simple fait de raviver ce type de discours était problématique, indépendamment du cadre dans lequel ces propos auraient été tenus, qu’il s’agisse d’une tribune publique ou d’une discussion interne. Pour Lapid, la résurgence de ces déclarations va à l’encontre de l’essence même du projet sioniste, qu’il décrit comme une entreprise visant à créer l’unité au sein de la société israélienne.

Dans un passage particulièrement marquant de son intervention, Lapid a élargi son propos à la question des clivages sociaux et identitaires en Israël. Il a affirmé que le cœur de la société israélienne est constitué de citoyens attachés à la tradition, capables de sanctifier le vendredi soir tout en refusant de se définir ou de se diviser selon des catégories ethniques ou communautaires. À ses yeux, toute tentative de réintroduire ce type de discours identitaire est scandaleuse et profondément nuisible.

Pour illustrer son propos, Lapid a rappelé un épisode survenu à la Knesset, lorsque le député Meir Cohen avait défié David Amsalem en lui proposant de comparer la composition ethnique de la direction de Yesh Atid à celle du Likoud. Selon Lapid, cette remarque avait laissé ses interlocuteurs « choqués ». Il a souligné que, peu importe l’identité de celui qui tient ce type de propos – qu’il s’agisse de responsables actuels comme Miki Zohar ou David Amsalem, ou d’une figure historique comme Ehud Barak – le fond du discours reste, selon lui, vide de sens et dangereux.

Lapid a ainsi mis sur le même plan ce qu’il considère comme des dérives verbales venant de différents bords politiques, estimant qu’elles participent toutes à une fragmentation inutile de la société israélienne. En qualifiant ces déclarations de « pur non-sens », il a cherché à se positionner comme le défenseur d’une ligne de cohésion nationale, au-delà des rivalités partisanes immédiates.

Cette prise de parole intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par une polarisation croissante et par une sensibilité extrême autour des questions de sécurité, d’identité et de leadership. Les propos de Lapid traduisent une volonté claire de capitaliser politiquement sur la controverse entourant Ehud Barak, tout en élargissant le débat à des enjeux plus profonds concernant l’unité nationale et la responsabilité des dirigeants, passés comme présents.

L’armée prouve encore qu’elle n’est pas adaptée aux haredim

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La polémique déclenchée ces dernières heures autour d’un détenu haredi auquel il n’aurait pas été permis de mettre les téfilines a ravivé, d’un coup, un vieux débat israélien : l’institution militaire peut-elle réellement s’adapter au mode de vie des ultra-orthodoxes, ou s’agit-il d’un ajustement de façade qui se fissure dès qu’un incident concret survient ? Dans une tribune publiée ce mardi matin, l’avocat Natan Rosenblat affirme que l’affaire constitue une preuve supplémentaire de ce que, selon lui, les dirigeants rabbiniques répètent depuis des décennies : l’armée, par nature, reste un cadre essentiellement laïque et donc incompatible avec la vie religieuse haredie.

L’auteur explique qu’il n’avait pas souhaité réagir immédiatement, tant l’information lui semblait difficile à croire au regard des efforts déployés par l’armée pour convaincre l’opinion qu’un jeune haredi peut y entrer et en ressortir en restant haredi. Mais, écrit-il, le scandale a pris une dimension nouvelle lorsque le porte-parole de l’armée a confirmé l’incident. Sur le plan factuel, plusieurs médias ont rapporté que l’armée avait reconnu qu’un détenu n’avait pas pu mettre les téfilines en détention, l’explication officielle évoquant un dysfonctionnement procédural et précisant que cela allait à l’encontre des règles internes, avec un rappel des procédures afin d’éviter une répétition.

C’est dans ce contexte que Rosenblat replace l’épisode dans une séquence plus large. Il rappelle qu’il y a environ deux semaines a été publiée une nouvelle directive d’état-major (référencée 31.0902) destinée à encadrer le service des haredim et à fixer des principes d’intégration tout en préservant leur dignité, leur mode de vie et leur foi. La logique affichée : donner des outils aux commandants pour permettre un service « correct » sans heurter les exigences religieuses. Cette publication a, selon lui, suscité un enthousiasme chez certains acteurs en marge du public haredi, convaincus que l’armée avait enfin trouvé la « méthode » pour faire basculer des étudiants de yeshiva vers des unités combattantes.

Mais la tribune soutient que l’emballement n’a pas résisté à la réalité. Rosenblat affirme que, très vite, des témoignages ont commencé à circuler, laissant entendre qu’il n’existerait pas, au niveau de l’état-major, de plan sérieux et cohérent pour rendre l’armée véritablement compatible avec les haredim. Il décrit ces efforts comme une opération d’image visant à attirer des jeunes et des avrekhim vers un cadre qui, au final, mettrait en danger leur identité religieuse. Il évoque même, dans un ton polémique, l’idée d’une « illusion » conçue pour arracher des hommes à leur yiddishkeit.

L’auteur insiste ensuite sur ce qu’il présente comme une contradiction structurante : d’un côté, une directive qui promet des ajustements, de l’autre, des règles et priorités internes qui rendraient ces ajustements impossibles à maintenir. Dans son texte, il mentionne un écho médiatique selon lequel une instruction opposée aurait été mise en avant, faisant primer le principe d’intégration des femmes dans tous les espaces de l’armée sur la volonté d’aménager des cadres compatibles avec les exigences haredies. Pour Rosenblat, ce point est décisif : si le cadre ne peut pas garantir l’absence de mixité dans les espaces où des haredim sont censés servir, alors tout le reste devient théorique, car « celui qui craint Dieu » évitera ces lieux.

C’est là que l’affaire des téfilines devient, dans sa démonstration, un symbole. Rosenblat écrit qu’il ne croit pas que les policiers de la police militaire soient, par essence, animés d’une cruauté volontaire au point d’empêcher un détenu de mettre les téfilines. Il dit connaître l’institution depuis longtemps et affirme n’y avoir généralement pas observé un tel degré de dureté. À ses yeux, le problème serait plutôt un manque de compréhension profond : une incapacité culturelle à saisir ce que représente, concrètement, la hiérarchie des valeurs d’un haredi et l’importance de certains gestes religieux. Autrement dit, l’incident ne prouverait pas une méchanceté individuelle, mais une inadéquation institutionnelle.

La tribune se conclut sur une idée centrale : si, au sommet, on publie des textes promettant une adaptation, mais que sur le terrain un incident aussi élémentaire survient — puis est confirmé officiellement — alors, selon l’auteur, la thèse des rabbins opposés à l’intégration s’en trouve renforcée. Il y voit une validation rétrospective des avertissements anciens selon lesquels on ne peut pas « confier » l’âme religieuse de jeunes hommes à des commandants qui, même de bonne foi, ne comprennent pas suffisamment leur univers et leurs impératifs. Pour Rosenblat, l’épisode referme définitivement, au moins dans l’opinion haredie, l’argument selon lequel une directive suffirait à transformer l’institution.

Le fait que des rabbins aient donné leur aval ne signifie pas qu’il ne s’agit pas d’une escroquerie : attention, voici comment investir intelligemment

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Lors d’un entretien approfondi diffusé dans l’émission Davar Rishon, animée par Moshé Mans, le planificateur financier agréé Daniel Shvaks a lancé un avertissement clair au public israélien, et plus particulièrement au public haredi, face à la multiplication d’investissements séduisants mais potentiellement dangereux. Auteur du livre à succès Pas seulement pour les millionnaires et titulaire d’une licence officielle de l’Autorité des marchés financiers, Shvaks a mis en garde contre des promesses qui mêlent habilement vérités partielles et illusions, au risque de piéger des investisseurs peu avertis.

Au fil de la discussion, il a évoqué des exemples concrets devenus familiers ces dernières années : des projets de mines d’or en Éthiopie, des campagnes de financement participatif pour des produits présentés comme révolutionnaires – tels que des tire-laits innovants – ou encore des terrains soi-disant « dégelés » et prêts à la construction. Selon lui, ces offres reposent souvent sur des récits convaincants, mais dissimulent dans leurs petites lignes des risques majeurs. « Quand quelqu’un vous promet des gains élevés en très peu de temps, sans aucun risque, c’est presque toujours une escroquerie », a-t-il affirmé sans détour.

L’entretien a débuté par la description d’un scénario typique : un avrekh disposant de 100 000 shekels, désireux d’améliorer sa situation financière, tombe sur une annonce vantant des mines d’or à l’étranger ou une start-up prometteuse. Tout semble crédible : des photos, des témoignages, parfois même des articles de presse. Pourtant, comme l’explique Shvaks, la question essentielle est rarement posée : qui exploite réellement ces ressources, quels sont les coûts de production, et surtout, existe-t-il une viabilité économique à long terme ?

Il a également insisté sur une confusion fréquente autour des prospectus d’investissement. Beaucoup de particuliers croient qu’un prospectus constitue une validation officielle de la solidité du projet. En réalité, il s’agit surtout d’un document informatif, listant les données financières et juridiques, mais sans évaluer la pertinence ou la rentabilité de l’investissement. « Le prospectus vous dit en substance : à vous de décider », a-t-il résumé, en soulignant que nombre d’entreprises échouent non pas faute d’idées, mais parce qu’elles ne parviennent pas à commercialiser efficacement leurs produits.

Shvaks a ensuite détaillé plusieurs « signaux d’alerte » qui devraient immédiatement éveiller la méfiance. Parmi eux figurent les promesses de rendements spectaculaires en peu de temps, les offres limitées dans le temps destinées à créer une pression artificielle, et le fait de solliciter directement le grand public plutôt que des investisseurs institutionnels expérimentés. « Si le projet est réellement exceptionnel, pourquoi les professionnels n’y investissent-ils pas ? », interroge-t-il. Un autre danger majeur réside dans la dilution des actions, souvent mentionnée discrètement dans les contrats : l’investisseur se retrouve avec une part qui perd de la valeur à mesure que de nouveaux capitaux sont levés.

Un point particulièrement sensible concerne la confiance accordée à des labels ou à des « certifications rabbiniques ». Shvaks a été catégorique : l’aval rabbinique porte sur la conformité halakhique, par exemple à travers un heter iska, mais ne constitue en aucun cas une garantie économique. « Les rabbins ne vérifient pas la rentabilité financière, et ils ne rembourseront pas les pertes », a-t-il rappelé. Selon lui, cette confusion est particulièrement répandue dans le secteur haredi, où la confiance communautaire et la visibilité dans certains médias donnent un sentiment de sécurité trompeur.

Alors, comment investir de manière responsable ? Shvaks recommande d’allouer 80 à 90 % de son capital à des investissements structurés et relativement sûrs, comme les marchés financiers à long terme, avec une diversification géographique entre Israël et l’étranger. Il met toutefois en garde contre une dépendance exclusive à des indices comme le S&P 500, rappelant que les fluctuations monétaires peuvent réduire significativement les rendements à court terme. Les investissements spéculatifs, s’ils existent, devraient se limiter à une fraction minime du patrimoine et passer par des cadres réglementés.

Enfin, il conseille à toute personne hésitant face à une opportunité précise – qu’il s’agisse d’un terrain ou d’un projet entrepreneurial – de consulter un conseiller agréé, dont la licence peut être vérifiée publiquement. « Dépenser quelques milliers de shekels en conseil peut éviter des pertes de plusieurs centaines de milliers », a-t-il conclu, soulignant que patience et prudence restent les piliers d’une réussite financière durable.

Alors qu’il attendait son vol : un Israélien agressé dans un aéroport européen

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Ce qui devait être une simple escale sur le chemin des vacances s’est transformé en une expérience violente et profondément déstabilisante pour un passager israélien. Michel, 35 ans, originaire de Tel-Aviv, raconte avoir été agressé verbalement et physiquement dans un aéroport européen, alors qu’il attendait une correspondance pour le Brésil. Selon son témoignage, l’attaque aurait été motivée par son identité israélienne, reconnue à son accent.

Michel voyageait lundi avec deux amis vers le Brésil, avec une escale d’environ quatre heures à Madrid. À leur arrivée dans l’aéroport espagnol, ils se sont rendus dans un lounge privé afin de se reposer, se doucher et se rafraîchir avant la poursuite du voyage. C’est dans cet espace pourtant perçu comme calme, sécurisé et haut de gamme que l’incident s’est produit.

Alors qu’il s’adressait à une employée du lounge pour accéder à l’espace des douches, Michel dit avoir remarqué deux hommes qui l’observaient de manière insistante. « Ils me regardaient bizarrement, de façon suspecte. J’ai tout de suite eu l’impression qu’ils avaient identifié mon accent israélien », explique-t-il. Peu après, les deux individus se sont approchés de lui et l’ont interpellé directement.

Selon son récit, les hommes, décrits comme physiquement imposants, lui ont demandé d’où il venait, sur un ton méprisant et provocateur. « Je suis quelqu’un de très attaché à Israël. Je n’ai jamais eu honte ni peur de dire d’où je viens. J’ai donc répondu clairement et avec fierté : ‘Israël’ », raconte Michel. C’est à ce moment précis, affirme-t-il, que la situation a dégénéré.

Après avoir échangé un regard, les deux hommes auraient commencé à se comporter de manière agressive. Michel décrit une intimidation physique directe : coups d’épaule, encerclement, cris hostiles. L’un d’eux l’aurait attrapé en criant « Free Palestine », tandis que l’autre lançait des insultes telles que « Fuck Israel ». Selon lui, l’objectif était clair : l’effrayer et l’humilier en raison de son identité.

Michel précise qu’il se trouvait seul à ce moment-là, ses deux amis étant dans une autre partie du lounge et ignorant totalement ce qui se déroulait. Malgré l’infériorité numérique et la carrure des agresseurs, il affirme ne pas s’être laissé intimider. « Ils étaient beaucoup plus grands que moi, mais je n’ai pas reculé. Je n’avais pas peur, même si j’étais seul face à eux », dit-il.

L’un des aspects les plus choquants de l’incident, selon Michel, est la passivité de l’entourage. Plusieurs personnes auraient été témoins de la scène sans intervenir ni tenter de calmer la situation. « Tout le monde voyait ce qui se passait, mais personne n’a bougé. Personne n’a essayé de s’interposer ou d’appeler à l’aide », déplore-t-il. Ce n’est que vers la fin de l’altercation qu’un homme parlant anglais serait intervenu pour tenter d’apaiser les tensions.

Michel se dit profondément surpris que cela ait pu se produire précisément dans un aéroport international, et plus encore dans un lounge privé. « C’est vraiment le dernier endroit où je pensais qu’une chose pareille pouvait arriver. On parle d’un grand aéroport européen, d’un espace censé être sécurisé. Ce n’est pas normal que quelqu’un soit agressé pour son identité dans un tel cadre », souligne-t-il.

Malgré le choc, Michel insiste sur le fait qu’il n’a pas regretté d’avoir affirmé son identité. « J’ai dit avec fierté que je suis Israélien. C’est quelque chose dont je suis très fier. J’ai du mal à comprendre ceux qui choisissent de cacher qui ils sont. Je suis resté fidèle à moi-même », affirme-t-il. Pour lui, céder à la peur ou au silence reviendrait à donner raison à ceux qui cherchent à intimider.

L’incident soulève une fois de plus la question de la sécurité des voyageurs israéliens et juifs en Europe, y compris dans des lieux considérés comme protégés. Il met également en lumière le climat de tension et de polarisation qui s’exprime parfois de manière brutale dans l’espace public, loin des zones de conflit direct.

Michel espère désormais que son témoignage servira d’avertissement. « On ne peut pas accepter que de telles choses se produisent sans réaction. Nous sommes dans un aéroport, au cœur de l’Europe. Ce genre de comportement ne doit pas devenir la norme », conclut-il.

Un mois après la reprise, Arkia suspend la ligne et accuse le gouvernement

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La compagnie aérienne israélienne Arkia a annoncé la suspension de ses vols vers Minsk, à peine quelques semaines après la relance de cette liaison directe. La décision fait suite à l’arrêt du couvert d’assurance par plusieurs compagnies européennes, un développement qui, selon Arkia, rend impossible la poursuite des opérations sans intervention directe de l’État israélien. La compagnie exige désormais la mise en place d’un mécanisme de compensation assurantielle identique à celui appliqué aujourd’hui aux vols vers Moscou.

Ces derniers jours, Arkia a adressé une demande urgente aux autorités israéliennes afin de régulariser la situation assurantielle des vols vers la Biélorussie. En l’absence de solution concrète, la compagnie affirme ne pas avoir eu d’autre choix que de suspendre les vols, malgré une préparation opérationnelle complète et un investissement récent dans la remise en service de la ligne. Selon Arkia, il ne s’agit ni d’un problème de rentabilité ni d’un manque de demande, mais bien d’un obstacle réglementaire et assurantiel majeur.

La situation découle d’un changement de politique de la part d’assureurs européens, sur fond d’évolutions géopolitiques dans la région. Ces compagnies ont informé Arkia de la fin de la couverture d’assurance pour les vols à destination de la Biélorussie. Pour la direction de la compagnie, cette décision crée un vide critique qui ne peut être comblé sans une garantie ou un filet de sécurité fourni par l’État. Arkia insiste sur le fait que la poursuite des opérations aériennes vers Minsk dépend entièrement de la mise en place d’une telle couverture étatique.

Le directeur général d’Arkia, Oz Berlovitz, a publiquement appelé le gouvernement à appliquer à la Biélorussie la même politique d’indemnisation assurantielle que celle en vigueur pour certaines destinations sensibles. Selon lui, lorsque l’État israélien accorde une compensation pour l’assurance aérienne sur des lignes spécifiques, il est attendu qu’une politique uniforme, claire et transparente soit également appliquée à d’autres destinations présentant un intérêt national et public. « Il ne s’agit pas d’une demande exceptionnelle, mais de l’application cohérente d’une politique existante. La continuité aérienne et l’intérêt public exigent une décision rapide », a-t-il déclaré.

En décembre dernier, Arkia avait annoncé la reprise du vol direct vers Minsk pour la première fois depuis près de deux ans. Durant cette période, les liaisons commerciales entre Israël et la Biélorussie avaient été extrêmement limitées. La Biélorussie, l’un des plus grands pays issus de l’ex-Union soviétique, est considérée par Arkia comme une destination d’importance particulière pour la communauté juive israélienne, notamment en raison de l’existence d’une communauté juive importante et organisée sur son territoire.

La compagnie affirme que la suspension actuelle n’est en aucun cas liée à des contraintes opérationnelles ou à une baisse de la demande. Selon Arkia, l’ensemble des préparatifs nécessaires à l’exploitation régulière de la ligne avait été achevé, et les avions étaient prêts à opérer. Le seul facteur bloquant reste l’absence d’une couverture d’assurance adéquate. Dans ce contexte, Arkia a saisi les ministères israéliens des Finances et des Affaires étrangères afin qu’ils mettent en place un mécanisme de compensation assurantielle pour les vols vers la Biélorussie, en s’appuyant sur le modèle déjà existant pour les vols vers Moscou. À ce stade, la compagnie affirme ne pas avoir reçu de réponse officielle.

Arkia met également en avant ce qu’elle qualifie de manque de symétrie réglementaire. Alors que l’État a récemment autorisé la reprise des vols de la compagnie biélorusse Belavia vers Israël, les vols opérés par une compagnie israélienne vers la Biélorussie ne bénéficieraient pas, selon Arkia, d’une protection assurantielle étatique équivalente. Cette situation créerait un déséquilibre concurrentiel et empêcherait une exploitation stable et régulière de la ligne par un transporteur israélien.

Au-delà des considérations commerciales, Arkia insiste sur la dimension nationale et publique de la liaison vers Minsk. La compagnie souligne que ces vols visent à garantir une continuité aérienne et à répondre aux besoins d’une des plus grandes communautés juives d’Europe, précisément dans une période marquée par une forte incertitude géopolitique et sécuritaire. Dans ce contexte, Arkia estime que l’intervention de l’État est indispensable pour préserver l’accessibilité aérienne et éviter une rupture durable des liaisons entre Israël et la Biélorussie.

La direction d’Arkia appelle donc le gouvernement israélien à prendre une décision rapide et claire, afin de permettre la reprise des vols vers Minsk dans des conditions identiques à celles actuellement appliquées aux liaisons vers Moscou. Tant qu’aucune solution assurantielle étatique ne sera mise en place, avertit la compagnie, la ligne restera suspendue, malgré son importance stratégique et l’investissement déjà consenti pour sa relance.

Encore une maison close découverte à Ashkelon : voici ce qu’a fait la police

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Une nouvelle opération de la police israélienne a conduit à la fermeture d’un appartement soupçonné de servir de maison close dans la ville d’Ashkelon. L’intervention s’inscrit dans le cadre d’une action ciblée des forces de l’ordre contre des foyers de criminalité jugés centraux dans la région. À l’issue de l’opération, un ordre administratif de fermeture a été signé et les propriétaires du lieu ont été entendus par la police avant d’être relâchés sous conditions restrictives.

Selon les informations communiquées, l’affaire a débuté lors d’une opération de contrôle menée par la police locale, au cours de laquelle les agents ont repéré une activité inhabituelle dans un appartement résidentiel de la ville. Les comportements observés sur place ont rapidement éveillé les soupçons des forces de l’ordre, conduisant à une intervention immédiate et à l’ouverture d’une enquête.

Les éléments recueillis au cours de cette enquête ont renforcé la suspicion selon laquelle l’appartement était utilisé comme maison close. Les constats effectués sur place ont alors été transmis aux services compétents en matière de licences et de réglementation de la station de police d’Ashkelon, relevant du district de Lakish. Sur la base de ces conclusions, une procédure de fermeture administrative a été engagée.

 

À l’issue de cette procédure, le commandant du district Sud de la police israélienne, Chaim Bublil, a signé un ordre de fermeture administrative valable pour une durée de 30 jours. Cet ordre impose la cessation immédiate de toute activité dans l’appartement concerné. Les propriétaires du lieu ont été interpellés à des fins d’enquête, conduits au poste de police, puis interrogés. Une fois les auditions terminées, ils ont été libérés, mais soumis à des conditions restrictives dans le cadre de la procédure en cours.

Les autorités précisent que l’enquête n’est pas close. Une fois les investigations finalisées, le dossier sera transmis à l’unité des poursuites en matière de licences du district Sud. Cette unité devra examiner la possibilité de déposer un acte d’accusation formel et d’ordonner la fermeture du lieu jusqu’à la conclusion définitive des procédures judiciaires. Cette étape déterminera si des charges pénales seront retenues et si la fermeture administrative temporaire sera prolongée ou transformée en mesure plus durable.

La police a indiqué que cette opération s’inscrit dans une politique plus large de tolérance zéro à l’égard des infractions pénales, en particulier celles qui portent atteinte à la sécurité publique et à la qualité de vie des habitants. Les maisons closes illégales sont considérées par les autorités comme des facteurs aggravants de criminalité, susceptibles d’entraîner d’autres infractions connexes, notamment des troubles à l’ordre public et des atteintes au voisinage.

Un représentant de la Police israélienne a souligné que les forces de l’ordre poursuivront leurs efforts de manière déterminée afin d’identifier et de fermer ce type d’établissements illégaux. « Nous continuerons à agir avec fermeté et sans compromis contre toute activité criminelle, dans le but d’assurer la sécurité des citoyens et de préserver le cadre de vie des résidents », a-t-il déclaré.

Ce n’est pas la première fois que de tels faits sont signalés à Ashkelon. Récemment encore, une autre maison close avait été découverte dans la ville, dans la rue Bialik. Là aussi, la police avait émis un ordre de fermeture administrative à l’encontre du lieu concerné. Ces affaires successives témoignent, selon les autorités, d’un phénomène que les forces de l’ordre entendent traiter de manière systématique et proactive.

Les responsables policiers insistent sur le fait que les opérations de ce type reposent sur un travail de renseignement, de surveillance et de coopération entre différentes unités. L’objectif affiché est de détecter rapidement les activités illégales, d’intervenir sans délai et d’envoyer un message clair aux contrevenants potentiels : ce type de pratiques ne sera pas toléré.

Pour les habitants d’Ashkelon, ces interventions sont présentées comme un moyen de renforcer le sentiment de sécurité et de maintenir l’ordre public dans les quartiers résidentiels. La police appelle par ailleurs les citoyens à signaler toute activité suspecte, soulignant que la vigilance du public constitue un élément clé dans la lutte contre les infractions locales.

Les Pays-Bas prêts à renoncer aux armes israéliennes… pour payer plus cher les États-Unis

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La nouvelle coalition gouvernementale aux Pays-Bas a décidé d’opérer un virage stratégique majeur dans sa politique d’achats militaires : réduire, voire à terme abandonner, les acquisitions d’armements issus de l’industrie de défense israélienne. Une décision hautement politique, assumée idéologiquement, mais qui aura des conséquences économiques et militaires lourdes pour le royaume.

Selon une source officielle néerlandaise citée par le quotidien Haaretz, le Parlement à Amsterdam a acté la volonté de diminuer la dépendance du pays à l’égard d’Israël dans le domaine de l’armement. Cette orientation intervient alors même que, ces dernières années, les Pays-Bas ont massivement investi dans des systèmes militaires israéliens, réputés pour leur efficacité opérationnelle, leur maturité technologique et surtout leur excellent rapport coût-performance.

Au total, le volume des achats militaires néerlandais auprès d’Israël a atteint près de deux milliards d’euros. En 2024, Amsterdam a acquis pour 250 millions d’euros de missiles antichars Spike, produits par Rafael. En janvier 2025, un autre contrat majeur a été signé pour 175 millions d’euros, portant sur des systèmes israéliens de guerre électronique et de protection des avions et hélicoptères. Le plus important accord remonte à l’été 2023 : 305 millions d’euros pour la fourniture de systèmes d’artillerie à roquettes PULS, considérés comme parmi les plus performants de leur catégorie.

Pourtant, après le déclenchement de la guerre à Gaza, les autorités néerlandaises ont revu leur politique d’exportation militaire, allant jusqu’à interdire l’exportation de certains composants vers Israël. Une posture pour le moins paradoxale : tout en restreignant les ventes, Amsterdam continuait à acheter des armements israéliens de pointe, jugés sans équivalent en Occident en matière de coût, de fiabilité et de retour d’expérience en conditions réelles de combat.

Le durcissement politique ne s’est pas arrêté là. En juillet dernier, les Pays-Bas ont inscrit Israël sur leur liste des pays représentant une menace pour la sécurité nationale, aux côtés de la Russie, de la Chine et de l’Iran. Une décision symboliquement lourde, qui a profondément choqué les milieux diplomatiques et sécuritaires.

Dans la résolution parlementaire justifiant ce changement de cap, il est affirmé qu’« il est indésirable que les Pays-Bas dépendent d’industries impliquées dans des crimes de guerre ». Une formulation extrêmement sévère, qui vise directement l’industrie de défense israélienne. La source citée par Haaretz reconnaît toutefois que l’impact immédiat de cette décision restera limité : les contrats existants ne seront pas brutalement annulés. En revanche, à moyen et long terme, l’effet sera « très significatif ». « Nous cherchons à atteindre une autonomie stratégique dans ce domaine », a-t-elle souligné.

Cette ambition soulève pourtant de sérieuses interrogations. Dans un contexte mondial marqué par une instabilité croissante, des conflits régionaux et une explosion de la demande en armements de haute technologie, il est difficile d’imaginer comment un pays de la taille des Pays-Bas pourra rapidement remplacer des systèmes éprouvés, développés et testés pendant des décennies. Concevoir, qualifier et intégrer de nouvelles capacités militaires prend des années, parfois des décennies, et suppose des investissements colossaux.

En pratique, ce choix politique conduira les Pays-Bas à se tourner vers des fournisseurs américains — au premier rang desquels les industriels de défense des États-Unis — avec une conséquence immédiate : des coûts nettement plus élevés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les missiles et systèmes de défense israéliens sont en moyenne plus de seize fois moins chers que leurs équivalents américains. Là où des missiles israéliens comme Spike, Tamir ou Barak coûtent quelques centaines de milliers de dollars, leurs homologues américains tels que SM-6 ou AMRAAM se chiffrent en millions. Les lance-roquettes PULS sont estimés entre 2 et 3 millions de dollars, contre 5 à 6 millions pour les systèmes américains HIMARS.

Dans des domaines clés comme la guerre électronique, l’optronique ou les drones — secteurs où Israël est un leader mondial reconnu — l’écart en faveur des systèmes israéliens en termes de rapport qualité-prix est encore plus marqué. À cela s’ajoute un élément souvent négligé : la flexibilité du système israélien d’exportation de défense, bien plus réactif et moins bureaucratique que celui des États-Unis.

Une seule exception est généralement reconnue : l’aviation militaire et certains systèmes de défense aérienne à très longue portée, où Israël ne peut rivaliser avec la puissance industrielle et financière américaine.

Malgré ces réalités, trois partis appelés à former le nouveau gouvernement néerlandais ont inscrit dans leur accord de coalition un engagement clair : réduire la dépendance de l’armée aux fournisseurs d’armement issus de pays non membres de l’OTAN. Les partis D66 (centre gauche libéral) et le Parti chrétien-démocrate ont soutenu cette clause, tandis que le parti libéral de droite VVD a voté contre, mettant en garde contre un affaiblissement capacitaire et un surcoût massif pour le contribuable.

Derrière le discours sur la « moralité » et « l’autonomie stratégique », cette décision apparaît donc comme un choix éminemment idéologique, dont le prix sera payé en euros sonnants et trébuchants — et potentiellement en perte d’efficacité militaire. Les Pays-Bas s’apprêtent ainsi à renoncer à des systèmes performants, éprouvés et relativement abordables, pour acheter des équipements américains plus chers, souvent plus longs à livrer, mais politiquement plus acceptables.

Polémique autour d’une conférence du rabbin Avi Zerbib : la yeshiva Orot Shaul dément toute implication

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Une vive controverse a éclaté en Israël après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une affiche annonçant une conférence du rabbin Avi Zerbib destinée à des jeunes du mouvement Bnei Akiva à Tel-Aviv. L’événement, présenté sous un titre volontairement provocateur — jouant sur le nom du rabbin et évoquant la bande de Gaza — a suscité de fortes réactions politiques et idéologiques, notamment dans les milieux de gauche. Face à l’ampleur de la polémique, la direction de la yeshiva Orot Shaul a publié un démenti catégorique, affirmant que la conférence n’avait jamais été autorisée ni même prévue dans ses locaux.

Selon l’affiche diffusée en ligne, la conférence devait se tenir dans la section féminine de la yeshiva Orot Shaul, à Tel-Aviv, et porter sur « la combinaison entre la Torah et l’armée ». Le titre, perçu comme violent et incitatif par certains militants, a rapidement provoqué une vague d’indignation. Des activistes ont dénoncé ce qu’ils considéraient comme une banalisation d’un discours extrémiste au cœur même de Tel-Aviv, dans un cadre associé historiquement aux valeurs de « Torah et travail ».

Parmi les voix les plus critiques, l’activiste de gauche Avigail Sheferber a réagi avec virulence, qualifiant l’intitulé de la conférence de « choquant » et accusant les organisateurs de promouvoir un langage de destruction, de supériorité et de radicalisation. Elle a appelé les parents et les anciens membres du mouvement de jeunesse à ne pas rester silencieux, estimant que « le silence équivaut à une approbation » lorsque, selon elle, des idées marginales deviennent dominantes dans des cadres éducatifs centraux.

Face à la tempête médiatique, le rabbin Yuval Cherlow, rosh yeshiva d’Orot Shaul, a tenu à clarifier publiquement la situation. Dans un communiqué officiel, il a affirmé sans ambiguïté : « Il n’y a pas d’événement de ce type à la yeshiva. Il n’y en a jamais eu et il n’y en aura pas. » Il a expliqué que l’annonce avait été publiée à l’initiative d’un petit groupe de jeunes, sans l’accord ni même la connaissance de la direction de l’établissement.

Le rabbin Cherlow a insisté sur le fait qu’aucune salle de la yeshiva ne peut être utilisée sans autorisation explicite, et qu’aucun événement ne peut être annoncé publiquement sans validation préalable. Dès que la direction a pris connaissance de l’existence de cette affiche, l’initiative a été immédiatement stoppée. « Il ne s’agit pas d’une invitation annulée, mais d’un événement qui n’a jamais été planifié », a-t-il martelé.

Ses déclarations ont toutefois provoqué une réaction inverse dans certains milieux de droite, où des militants ont exprimé leur colère face à ce qu’ils perçoivent comme une capitulation devant les pressions de la gauche. À ces critiques, le rabbin Cherlow a répondu en réaffirmant l’indépendance intellectuelle de la yeshiva et son engagement envers un débat ouvert, mais encadré. Il a précisé que si un jour un colloque officiel devait être organisé sur la question de Gaza ou sur des enjeux sécuritaires et éthiques complexes, le rabbin Avi Zerbib ferait naturellement partie des intervenants invités, aux côtés d’autres voix, dans un cadre sérieux et responsable.

Le chef de la yeshiva a également tenu à défendre la réputation de son institution. « Jamais, dans l’histoire de la yeshiva Orot Shaul, une invitation officielle n’a été annulée après avoir été émise », a-t-il souligné. « Nous avons subi par le passé des pressions importantes sur divers sujets, et nous n’avons jamais cédé. Nous exigeons d’abord de nous-mêmes une conduite éthique irréprochable. Les accusations portées contre nous sont donc dénuées de tout fondement. »

Dans une clarification supplémentaire, le rabbin Cherlow a expliqué que le titre controversé était un jeu de mots maladroit sur le nom du rabbin Avi Zerbib, mais qu’il donnait l’impression erronée qu’un rassemblement visant à « raser Gaza » se tiendrait officiellement dans la yeshiva. « Cela n’avait aucun lien avec nous dès le départ », a-t-il affirmé. « Dès que nous l’avons découvert, nous avons agi immédiatement, de notre propre initiative. »

Cette affaire met en lumière les tensions profondes qui traversent aujourd’hui la société israélienne, notamment autour du discours religieux, de l’armée et de la guerre à Gaza. Elle illustre aussi la sensibilité extrême des mots et des symboles, en particulier lorsqu’ils circulent sur les réseaux sociaux sans cadre institutionnel clair. Pour la yeshiva Orot Shaul, l’enjeu était avant tout de rappeler une règle fondamentale : aucun événement ne peut être attribué à une institution religieuse sans son consentement explicite.