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Un espace spécial créé en mémoire du Capitaine Eden Nimri ז »ל, qui a sauvé 17 soldates lors du « samedi noir »

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En ce jour où l’observatrice Agam Berger est attendue chez elle, après le retour de ses amies Liri Elbag, Naama Levi, Karina Arayev et Daniella Gilboa, il est essentiel de ne pas oublier le Capitaine Eden Nimri ז »ל. Cette courageuse combattante a sauvé des vies à Nahal Oz, jusqu’à tomber héroïquement. Désormais, un lieu spécial a été inauguré en sa mémoire à Reout, sa ville natale.

משעול עדן נימרי

Un acte de bravoure inoubliable

Les cinq observatrices – Agam Berger, Liri Elbag, Naama Levi, Karina Arayev et Daniella Gilboa – ont été retenues en captivité par le Hamas pendant 15 mois. Aujourd’hui (jeudi 30 janvier), Agam Berger est la dernière d’entre elles à rentrer chez elle. Mais alors que nous célébrons son retour, nous devons également nous souvenir du Capitaine Eden Nimri ז »ל, qui, par son courage, a sauvé la vie de 17 soldates lors de cette journée tragique du 7 octobre 2023, à la base militaire de Nahal Oz.

משעול עדן נימרי

Un combat héroïque jusqu’au dernier souffle

Le Capitaine Eden Nimri ז »ל a affronté seule des terroristes dans l’abri des soldates, leur permettant ainsi de fuir et d’échapper à la mort. Elle a donné sa vie pour sauver les autres.

Un mémorial en son honneur à Reout

Dans le « Sentier Eden Nimri », récemment inauguré à Reout, son lieu de résidence, une aire de repos a été aménagée en hommage à Eden Nimri ז »ל. Eden était une nageuse dans l’équipe de P.M. Reout, une fille aimée, une amie précieuse et une combattante exceptionnelle. Elle est tombée lors du combat héroïque du 7 octobre 2023, à Nahal Oz.

Un projet initié par des élèves en sa mémoire

L’espace commémoratif a été créé grâce à un projet spécial initié par Efrat, une élève de l’école « Yachad », qui, avec ses amies, a voulu honorer la mémoire d’Eden. Elles ont conçu cette aire de repos dans l’atelier de menuiserie d’Adi Aloush ז »ל, un artisan décédé l’an dernier. Sa famille perpétue désormais son héritage en permettant aux gens de fabriquer des monuments commémoratifs.

משעול עדן נימרי

📷 Images du « Sentier Eden Nimri » (Crédit : Famille Nimri)

Le message poignant de sa mère

Sharon Nimri, la mère d’Eden ז »ל, a déclaré avec émotion :
« Nous devons tous nous rappeler qu’en ce jour tragique, il y avait une combattante qui a agi avec compassion, valeurs et amour pour l’humanité. Eden a sacrifié sa vie et s’est battue jusqu’à son dernier souffle pour sauver le plus grand nombre de personnes possible. »

Cinq citoyens thaïlandais sont également attendus en Israël

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Cinq otages thaïlandais seront également libérés aujourd’hui, ainsi que trois Israéliens. Ils n’auront pas à libérer les terroristes de prison, c’est le résultat des accords.

On les attend avec moins de fanfare, mais en Israël on se prépare à les recevoir. Que se passera-t-il après leur libération en fin de compte, rapporte Israel Hayom.

Les otages seront emmenés à l’hôpital Asaf A-Rofe, où les attendront des psychologues et du personnel parlant thaï.

De plus, les restaurants thaïlandais ont déjà commandé des plats nationaux.

« Nous voulions faciliter leur retour et leur donner un avant-goût de leur chez-soi », a déclaré l’Autorité de la population. Une lettre de bienvenue personnelle a même été préparée pour chacun des rapatriés.

L’hôpital a déjà de l’expérience dans l’accueil d’otages étrangers et a fourni une assistance à 23 citoyens thaïlandais et à un citoyen philippin.

Les noms des otages ne seront connus qu’au moment de la libération, mais ils se préparent à saluer tout le monde avec amour, comme l’a rapporté l’hôpital.

Attaque de Tsahal à Tammun : 10 terroristes tués

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L’opération Mur de Fer se poursuit en Judée-Samarie. Dans le cadre de l’opération des forces de sécurité dans le nord de la Samarie, un drone de Tsahal a attaqué mercredi soir un groupe de terroristes armés dans la zone du village de Tammun, au sud-est de Tubas. Parmi les personnes tuées dans l’attaque figurait le commandant de la cellule locale du Jihad islamique palestinien.

Selon le ministère de la Santé de l’AP, 10 corps des personnes tuées dans l’attaque du drone ont été transportés à l’hôpital gouvernemental turc de Tubase. Toutes les personnes tuées étaient des jeunes hommes âgés de 18 à 36 ans. 

Le Jihad islamique palestinien a publié une réprimande colérique. Qualifiant la liquidation d’hier de « faisant partie d’une série de crimes de guerre ». Dans sa déclaration, le mouvement terroriste a ajouté que la politique d’occupation agressive est soutenue par l’administration Trump.

Le Hamas a également condamné l’incident, affirmant que « les crimes de l’occupation en Cisjordanie ne briseront pas notre résistance et ne terroriseront pas notre peuple ». Le Hamas a appelé les Palestiniens de Cisjordanie, de Jérusalem-Est et d’Israël à « participer à la résistance par tous les moyens ».

Hier, le ministre de la Défense Israel Katz a visité le camp de réfugiés de Jénine et a promis que le camp de réfugiés de Jénine ne serait plus jamais le même. « Une fois l’opération terminée, les forces de Tsahal resteront dans le camp pour garantir que le terrorisme ne revienne pas », a déclaré le ministre.

VIDÉO : La famille et les amis d’Agam Berger célèbrent sa libération

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Agam Berger, soldate israélienne de 20 ans, est enfin de retour après avoir enduré des souffrances inimaginables dans les entrailles de l’enfer.

La famille d’Agam a été à l’avant-garde de la campagne pour sa libération :

    • Sensibilisation : Shlomi et Merav Berger, les parents d’Agam, ont partagé des vidéos poignantes de son enlèvement pour attirer l’attention du public sur sa situation. Cette exposition a contribué à maintenir la pression sur toutes les parties concernées pour obtenir la libération des otages.
    • Plaidoyer pour un accord sur la libération des otages : Les Berger ont fait entendre leur voix en faveur d’un accord sur la libération des otages, critiquant le rythme des négociations et réclamant un cessez-le-feu immédiat et un accord de libération. Leur plaidoyer s’est étendu aux discours publics, aux interviews et aux communications directes avec les dirigeants politiques.
    • Pratique culturelle et religieuse : Même en captivité, Agam a maintenu ses pratiques religieuses, refusant de cuisiner le jour du Shabbat, un détail que sa famille partage fièrement pour souligner sa force et son adhésion à sa foi.
    • Soutien de la communauté : La réponse de la communauté a été écrasante, avec des événements comme une célébration d’anniversaire virtuelle pour le 20e anniversaire d’Agam, axée sur la musique, une de ses passions, pour garder son esprit vivant parmi les supporters.
    • Efforts de négociation : le nom d’Agam figurait sur la liste des otages devant être libérés dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu négocié par le Qatar et l’Égypte. Sa libération était attendue ce jour-là, le 30 janvier 2025, ce qui marque l’aboutissement de mois de négociations laborieuses.

La famille d’Agam a été profondément affectée par son absence, en particulier ses parents, sa sœur jumelle, Li-Yam, et ses deux frères, Bar et Ilay.

Après des mois de chagrin sans fin, tout en espérant et en priant pour sa libération, la famille d’Agam Berger peut enfin vivre en paix aujourd’hui.

Un hommage exceptionnel au peuple juif : Kate Middleton et le roi Charles marquent l’histoire

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Pour la première fois, un monarque britannique en exercice, le roi Charles III, a visité le camp de concentration d’Auschwitz à l’occasion de la Journée internationale de la mémoire de l’Holocauste. Pendant ce temps, la princesse Kate Middleton a participé à une cérémonie émouvante à Londres, où elle a rencontré des survivantes de la Shoah et les a embrassées avec chaleur.

Un moment historique à Auschwitz

Hier (lundi), pour commémorer les 80 ans de la libération d’Auschwitz, le roi Charles s’est rendu sur le site historique en Pologne, accompagné de survivants et de dignitaires. Dans un discours poignant, il a mis en garde contre « une dangereuse résurgence de l’antisémitisme » et a déclaré :
« La Journée de l’Holocauste nous rappelle à quel point l’humanité peut sombrer lorsqu’on laisse le mal prospérer. Dans un monde encore marqué par les conflits, ce message est plus pertinent que jamais. »

Charles a souligné la responsabilité croissante des nouvelles générations :
« Alors que le nombre de survivants diminue avec le temps, c’est à nous et aux générations futures de préserver leur mémoire. »

Une cérémonie émouvante à Londres

À Londres, la princesse Kate et le prince William ont assisté à une cérémonie officielle sous haute sécurité. Kate a pris le temps de tenir les mains de plusieurs survivantes de la Shoah, partageant des instants de compassion. Elle a échangé avec Olivia Marks-Woldman, directrice de la Fondation de la Journée de l’Holocauste, en déclarant que « ces cérémonies sont d’une importance cruciale ».

Le prince William a également pris la parole :
« Nous nous souvenons aujourd’hui des millions de vies perdues pendant la Shoah et d’autres génocides. Nous honorons également les survivants, qui, malgré des cicatrices physiques et émotionnelles, ont eu le courage de partager leurs histoires. Leur force garantit que nous n’oublierons jamais. »

Un message de lumière pour l’avenir

La cérémonie à Londres a inclus une performance du chœur des jeunes de Londres, interprétant « Even When He Is Silent », en hommage aux six millions de victimes juives. Kate et William ont terminé la cérémonie en allumant des bougies symboliques pour « éclairer les ténèbres et construire un avenir meilleur ».

Une mise en garde contre l’antisémitisme

Ces événements interviennent dans un contexte d’inquiétude face à la montée de l’antisémitisme à travers le monde. Le roi Charles et les membres de la famille royale britannique ont souligné l’urgence de tirer les leçons de l’Histoire, particulièrement alors que les survivants de la Shoah deviennent de plus en plus rares.

Un moment de mémoire collective

La visite du roi Charles à Auschwitz et l’engagement de la famille royale britannique à Londres témoignent d’une reconnaissance et d’un hommage puissants au peuple juif, envoyant un message universel : préserver la mémoire pour ne jamais répéter les horreurs du passé.

Voici les noms : 55 otages vivants et 35 corps toujours détenus par le Hamas

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Plus d’un an après l’attaque du Hamas du 7 octobre, 90 otages, vivants ou décédés, sont encore détenus dans la bande de Gaza. Parmi eux, 35 ont été confirmés comme décédés avant ou pendant leur captivité, leurs corps étant toujours retenus par le Hamas. Les 55 autres otages sont considérés comme vivants, bien que leur état de santé soit inconnu.

Les otages considérés comme vivants

La liste des 55 otages inclut 3 femmes, 54 hommes, dont 4 âgés de plus de 68 ans, et 2 enfants en bas âge : Ariel (5 ans) et Kfir (2 ans) Bibas. Parmi les otages vivants figurent également 7 soldats (dont 6 hommes) et 7 travailleurs étrangers.

Otages libérés dans l’accord actuel

Les prochains à être libérés incluent la soldate Agam Berger (20 ans), dernière otage capturée sur la base de Nahal Oz, qui devrait être libérée ce jeudi, ainsi qu’Arbel Yehud (29 ans) et un autre otage.

Les membres de la famille Bibas – Kfir (2 ans), Ariel (5 ans), leur mère Shiri (33 ans) et leur père Yarden (34 ans) – sont également inscrits dans la liste des otages de l’accord actuel, bien que le Hamas ait prétendu que Shiri et ses deux enfants ont été tués. Cependant, aucune preuve n’a été fournie pour confirmer ces affirmations.

D’autres otages âgés ou dans un état critique figurent dans l’accord, notamment :

  • Keith Segal (64 ans), dont l’épouse Aviva a été libérée.
  • Itzik Elgert (69 ans), blessé lors de son enlèvement.
  • Oded Lipschitz (83 ans), dont l’épouse Yocheved a été libérée en octobre.
  • Et plusieurs autres, notamment des personnes souffrant de maladies chroniques ou ayant été gravement blessées.

Deux otages retenus bien avant la guerre figurent également dans cet accord :

  • Avera Mengistu (37 ans), détenu depuis une décennie.
  • Hisham al-Sayed (35 ans), détenu depuis 9 ans.

Otages et soldats non inclus dans l’accord

Certains otages ne font pas partie de l’accord actuel, comme les jumeaux Ziv et Gali Berman (26 ans) ou encore plusieurs soldats capturés lors des combats, notamment :

  • Tamir Nimrodi (19 ans), volontaire sur sa base pendant Sim’hat Torah.
  • Matan Angrist (21 ans), capturé blessé et inconscient.
  • Rom Breslavski (20 ans), qui a combattu les assaillants avant d’être enlevé.

Les corps détenus par le Hamas

Le Hamas détient également les corps de 35 otages tués, parmi lesquels 9 soldats israéliens. Ces noms incluent :

  • Le lieutenant-colonel Assaf Hamami, tombé lors de l’opération.
  • Oren Shaul, tué lors de l’opération Tsouk Eitan (2014), et dont le corps a été retrouvé récemment.

Bilan des libérations jusqu’à présent

Depuis le 7 octobre, 251 personnes ont été enlevées par le Hamas, dont 144 hommes, 70 femmes et 37 enfants. Parmi eux, 80 otages ont été libérés entre le 24 novembre et le 1er décembre dans le cadre des accords, incluant la libération de tous les enfants, à l’exception des frères Bibas.

Conclusion

La situation des otages met en lumière des enjeux humains, politiques et sécuritaires complexes. Alors que certains otages retrouvent leur liberté, d’autres restent captifs, rappelant l’urgence et la douleur persistante pour leurs familles et la société israélienne.

La saison de grippe la plus sévère en 13 ans : 68 décès depuis novembre en Israel

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Depuis novembre 2024, 68 personnes sont décédées de la grippe en Israël, selon les données présentées aujourd’hui (mardi) par le Centre de contrôle des maladies du ministère de la Santé à la commission de la santé de la Knesset. Parmi les décès, une victime avait moins de 18 ans, deux étaient âgées de 19 à 34 ans, et les autres avaient 65 ans ou plus.

Ces données, recueillies auprès de 13 hôpitaux (soit environ la moitié des hôpitaux du pays), révèlent que cette saison est la plus intense depuis 13 ans en termes de gravité de la grippe.

Une couverture vaccinale insuffisante malgré une légère hausse

Au début de cette semaine, le taux de vaccination contre la grippe a atteint 17 %, bien qu’une grande majorité des patients admis en soins intensifs (environ 180 personnes) n’aient pas été vaccinés.

Le nombre total d’hospitalisations liées à la grippe cette saison est de 2 058, contre 1 765 à la même période l’an dernier. La professeure Aharona Friedman, du Centre de contrôle des maladies, a expliqué : « La montée en flèche des cas graves a poussé davantage de gens à se faire vacciner. Nous avons constaté une augmentation significative des vaccinations chez les enfants et les femmes enceintes. »

La professeure a également précisé que la souche B de la grippe affecte davantage les enfants que les adultes cette saison, tout en confirmant que le vaccin est bien adapté aux souches actives en Israël.

Pression sur les hôpitaux

Les départements de médecine interne et les unités de soins intensifs connaissent une forte affluence. La docteure Sigal Liberant Taub, directrice adjointe du département médical du ministère de la Santé, a déclaré : « Nous constatons des pics de fréquentation, mais les niveaux de surcharge ne sont pas plus élevés que ceux de l’année dernière. Quand un hôpital est saturé, nous détournons temporairement les ambulances vers d’autres établissements. »

Un appel à renforcer les campagnes de vaccination

Le président de la commission de la santé à la Knesset, le député Yoni Mashriki, a également exprimé son inquiétude :
« Nous traversons un hiver difficile, et il est impératif de répondre immédiatement à l’augmentation des cas, surtout parmi les personnes âgées. Cela fait trois mois que j’appelle les caisses de santé et le ministère de la Santé à intensifier les efforts de vaccination. Je renouvelle ma demande de rendre le vaccin renforcé plus accessible aux seniors, que ce soit par un financement approprié ou une aide ciblée, afin de protéger la santé publique. »

La situation met en lumière les défis auxquels le système de santé israélien est confronté en matière de prévention et de gestion des épidémies saisonnières, notamment dans un contexte de faible couverture vaccinale et de pression sur les ressources hospitalières.

« La lutte contre l’antisémitisme s’intensifie depuis le 7 octobre »

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Danny Dayan, président de l’institution Yad Vashem, partage ses réflexions à l’occasion de la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. Dans une interview accordée à Makor Rishon, il aborde le renouveau de l’antisémitisme après les attaques du 7 octobre, critique les rapprochements entre des responsables israéliens et des leaders d’extrême droite à l’étranger, et parle des défis à venir alors que le nombre de survivants de l’Holocauste diminue rapidement.

Une critique des comparaisons entre le 7 octobre et la Shoah

Dayan rappelle que, bien que les événements du 7 octobre aient ravivé des souvenirs historiques douloureux, ils ne doivent pas être assimilés à la Shoah. « Quand j’ai entendu parler de mères qui faisaient taire leurs enfants pour ne pas être repérées, cela m’a instinctivement rappelé des récits de Pologne ou d’Ukraine d’il y a 80 ans. Mais comparer ces deux événements est problématique », affirme-t-il.

Il explique que la différence fondamentale réside dans la capacité d’action. « Pendant la Shoah, nous étions totalement démunis, implorant Roosevelt ou Churchill de bombarder les rails menant à Auschwitz. En octobre 2023, nous avons pris les choses en main, sans demander la permission à personne. Ce sont deux réalités complètement différentes. »

L’importance d’une réponse appropriée

Dayan critique notamment l’usage symbolique d’un étoile jaune par l’ambassadeur Gilad Erdan lors d’une réunion de l’ONU après le 7 octobre. « L’étoile jaune représente l’impuissance ultime des Juifs. À l’ONU, nous devrions montrer l’exact opposé : la force et l’indépendance israéliennes. » Selon lui, il aurait préféré arborer un symbole plus puissant, comme une « gants de boxe », pour exprimer la résilience d’Israël.

Lutte contre l’antisémitisme : un défi global

Dayan souligne que l’antisémitisme a pris de nouvelles formes, particulièrement en Occident après les événements d’octobre. « L’éducation à la mémoire de la Shoah est cruciale dans cette lutte, mais ce n’est pas suffisant à elle seule », insiste-t-il. Il critique également l’académisation de l’antisémitisme, en particulier dans les universités occidentales, où des appels à la destruction de l’État d’Israël sont parfois tolérés sous le couvert de la liberté d’expression.

Il raconte une rencontre avec des responsables universitaires aux États-Unis : « Je leur ai demandé : si un professeur écrivait un livre prônant l’exclusion des communautés LGBTQ+, vous le licencieriez immédiatement. Mais s’il prône la fin de l’État juif, il est promu. Cela montre un double standard inquiétant. »

L’après des survivants : préserver la mémoire

Avec un nombre de survivants de l’Holocauste qui diminue chaque année, Dayan insiste sur l’urgence de trouver des moyens pour perpétuer leur mémoire. Yad Vashem développe actuellement des projets comme des spectacles immersifs et des récits interactifs sur des objets historiques, pour transmettre l’histoire de manière vivante aux générations futures.

« Nous sommes face à une réalité inévitable : un monde sans survivants. Il n’existe pas de substitut à l’expérience d’entendre directement un témoignage. Mais nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver leurs récits et leur impact. »

Critiques des relations avec des partis d’extrême droite

Dayan exprime des réserves sur les rapprochements entre certains responsables israéliens et des partis d’extrême droite européens. « L’idée qu’un parti hostile aux musulmans est forcément un allié des Juifs est une illusion dangereuse. Nous devons être prudents avec ces alliances », prévient-il.

Antisémitisme : une continuité historique

Pour conclure, Dayan rappelle que l’antisémitisme, bien qu’il change de forme, est une constante historique. « Il peut se manifester sous des aspects religieux, raciaux ou politiques, mais il suit toujours une même trajectoire. Cela dépasse souvent le cadre de la rationalité. »

En tant que président de Yad Vashem, Danny Dayan s’engage à faire de la mémoire de l’Holocauste un levier pour combattre l’antisémitisme, tout en préservant l’histoire pour qu’elle continue à résonner dans un monde qui évolue.

Tsvi Yehezkeli révèle : Ce que pensent les Gazaouis du plan de migration de Trump

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Lors d’une interview sur 103FM avec Erel Segal et Eyal Berkovich, le journaliste spécialiste du monde arabe, Tsvi Yehezkeli, a évoqué la proposition du président américain Donald Trump de trouver une solution de migration pour les habitants de Gaza. Parmi les idées avancées, Trump propose de les réinstaller dans des pays comme l’Égypte et la Jordanie.

Yehezkeli a déclaré : « C’est une vision pragmatique, une initiative stratégique qui chamboule toutes les formules classiques du conflit israélo-palestinien depuis 1948, voire avant. C’est peut-être la première fois qu’un président dit ce qu’il faut dire au Moyen-Orient : « Mes amis, il est impossible de rester à Gaza. C’est un endroit invivable. Si vous voulez une vie paisible, nous vous en sortirons. » Il faut se rappeler que 75 % des habitants de Gaza sont des réfugiés de 1948. »

Un projet réaliste pour les Gazaouis
Selon Yehezkeli, cette démarche est réaliste et correspond à une aspiration de certains Gazaouis eux-mêmes : « Un habitant de Gaza avec qui je suis en contact m’a dit : ‘Gaza est pour ceux qui veulent combattre.’ Si vous menez une enquête approfondie, vous verrez qu’un nombre significatif voudrait partir. Si 100 000 personnes partent, d’autres suivront. C’est ainsi que fonctionne la culture tribale : une fois qu’il y a une légitimité, les gens feront ce qui leur est bénéfique. »

Un précédent historique et des responsabilités régionales
Yehezkeli a souligné que la responsabilité incombe également aux pays voisins. Il a rappelé que la Jordanie, par exemple, avait accueilli de nombreux Palestiniens après 1948 et leur avait accordé la citoyenneté. Il a comparé cette situation à celle des Juifs, dont beaucoup ont dû quitter leurs pays d’origine sans compensation : « Mon grand-père a quitté l’Irak en laissant derrière lui ses biens, et il n’a jamais demandé de réparations. »

Les intentions sérieuses de Trump
Selon lui, Trump semble déterminé : « Il affirme avoir parlé avec le président égyptien et aborde cette question à plusieurs reprises. Dans son premier mandat, il a tenu ses promesses concernant le Golan et le transfert de l’ambassade à Jérusalem. C’est une stratégie de la carotte et du bâton. »

Lorsqu’on lui a demandé si cela était cohérent avec le « Plan du siècle » de Trump, qui incluait la création d’un État palestinien, Yehezkeli a répondu : « Trump a évolué. Après le 7 octobre, il est un homme différent. S’il parle de migration, cela signifie que de grands changements sont à venir. »

Inquiétudes sur la libération des prisonniers palestiniens
Yehezkeli a exprimé ses réserves concernant la libération massive de prisonniers dans le cadre des échanges d’otages : « Certains prisonniers recherchent des peines plus sévères pour être prioritaires lors des négociations et bénéficier d’une pension plus élevée de l’Autorité palestinienne. » Il a également critiqué la possible libération de Zakaria Zubeidi, un terroriste notoire, affirmant : « Cet homme, qui a dirigé tant d’attaques, que pense-t-il de nous ? »

Regard sur l’Égypte
Il a conclu en mettant en garde contre la montée en puissance militaire de l’Égypte, rappelant les paroles du président al-Sissi selon lesquelles l’armée égyptienne pourrait répéter ce qu’elle a accompli pendant la guerre de Kippour.

Yehezkeli insiste sur la nécessité de surveiller les développements dans la région et sur l’importance de chercher des solutions réalistes au conflit.

Le chef d’état-major Herzi Halevi révèle : Voici pourquoi je n’ai pas démissionné le 8 octobre

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Le chef d’état-major de Tsahal, le général Herzi Halevi, a pris la parole aujourd’hui devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, où il a présenté une vue d’ensemble de la situation de l’armée israélienne à la fin de l’opération *« Épées de Fer »*. Lors de cette réunion, Halevi a abordé des sujets variés, notamment la loi sur la conscription, la crise des effectifs de l’armée permanente, et les défis à venir.

Pourquoi ne pas avoir démissionné ?
Évoquant sa décision de ne pas démissionner au lendemain des attaques du 7 octobre, Halevi a expliqué :
« Je ne me suis pas retiré à ce moment-là parce que cela aurait nui à l’effort militaire. Lorsque l’armée perd son commandement, il lui faut du temps pour retrouver son efficacité opérationnelle. »

Il a ajouté :
« Les développements survenus après ce début difficile sont positifs. Ils ne peuvent pas effacer les horreurs qui se sont produites, mais ils ont restauré une partie de la dissuasion que nous avions auparavant, et dans certains domaines, ils l’ont même renforcée. »

Principaux points abordés par le chef d’état-major

La guerre à Gaza
Halevi a décrit l’impact sévère infligé aux capacités militaires et administratives du Hamas.
« Le Hamas ne peut plus fonctionner comme une armée organisée. Il est revenu à des tactiques de guérilla et de terrorisme. Nous devons veiller à ce qu’il ne regagne pas de force et à ce qu’il ne contrôle plus la bande de Gaza. »

Il a également souligné que l’accord pour la libération des otages n’aurait pas été possible sans la pression militaire exercée par Tsahal.

תערוכת השלל של חיזבאללה (צילום: דובר צה''ל)

Le front au Liban
Le chef d’état-major a révélé que l’armée israélienne avait considérablement affaibli le Hezbollah, notamment en éliminant sa direction militaire et en frappant des dizaines de milliers de cibles au Liban.
Il a aussi mentionné l’opération visant Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, et la destruction des capacités stratégiques de l’organisation.

La situation en Judée Samarie et en Syrie
Halevi a noté une baisse des actes terroristes en Judée Samarie, bien que chaque incident reste préoccupant.
Concernant la Syrie, il a affirmé que les opérations israéliennes contre le Hezbollah avaient contribué à l’effondrement du régime d’Assad, créant une rupture dans l’axe chiite soutenu par l’Iran.

הרמטכ''ל הרצי הלוי במהלך הלחימה  (צילום: דובר צה''ל)

L’Iran et les menaces régionales
Le chef d’état-major a souligné l’importance de la coopération stratégique avec les États-Unis face à la menace iranienne, en précisant que Tsahal surveille de près les activités en Iran et dans ses proxy régionaux.

Renforcement de Tsahal et défis internes
Halevi a mis en avant le besoin d’augmenter les effectifs de Tsahal de 10 000 soldats, avec un accent sur les unités de combat, la construction de nouvelles brigades d’infanterie et d’ingénierie, et le renforcement des réserves.

Il a également évoqué la nécessité de recruter davantage de soldats issus de la communauté ultra-orthodoxe, tout en soulignant que cela nécessite un soutien de leurs dirigeants et des sanctions efficaces contre ceux qui ne se présentent pas.

Leçons du 7 octobre
Halevi a insisté sur la transparence et l’intégrité des enquêtes internes de Tsahal, affirmant que :
« Nous apprenons des échecs pour éviter qu’ils ne se reproduisent. Nous devons agir rapidement, mais aussi avec précision, par respect pour les familles endeuillées. »

Enfin, il a souligné l’importance d’investir dans la construction d’une armée mieux préparée pour affronter les défis futurs, en renforçant les soldats, les unités de réserve et les cadres permanents.

Les propos de Halevi montrent une volonté d’introspection et de préparation, tout en mettant en lumière les changements nécessaires pour affronter les menaces complexes qui pèsent sur Israël.